• Carrefour de la peur
    Ombragé pour cacher le soleil
    N’arrêtez-vous pas en plein milieu
    Trouvez un autre endroit pour vous garer,
    Reculez doucement si nécessaire
    Avec vos warning allumés
    Vous serez vus de ceux qui vous suivent
    Et qui ne savent pas ce que vous voulez faire
    Ne les sous estimez pas
    Trop d’accidents avec ceux qui roulent
    Inconsciemment, peut-être trop près de vous
    Oubliez vos peurs
    Ne fermez surtout pas les yeux,
    Sans eux, c’est l’accident assuré 

     

     

    Contrôlez bien votre respiration
    O
    mettez d’absorber des parfums odorants
    N
    e bouchez pas vos deux narines
    T
    out obstacle est dangereux
    R
    espirez bien en profondeur
    A
    vec votre ventre si nécessaire
    V
    ous obtiendrez de meilleurs résultats

    Expirez en soufflant par la bouche

    N’accélérez pas vos mouvements

    Tout le temps est à votre disposition
    Initiez-vous doucement à cette façon de respirer
    O
    ubliez tout ce qui peut vous gêner
    N
    ’omettez pas d’ouvrir en grand la fenêtre
    S
    ’il le faut, mettez-vous à l’aise au niveau vêtement
     

     

     Croyez-vous en Dieu

    Omniprésent dans votre vie ?
    N
    e sous estimez pas cette question
    T
    out le monde cherche un sens à sa vie
    R
    entrez en vous-même
    A
    vec l’aide d’un ami si nécessaire
    V
    ous trouverez avec lui, réponses à vos questionnements

    Et la paix envahira tout votre être

    Ne sous-estimez pas ce genre de recherche

    Tout le monde, un jour ou l’autre, se pose la question
    Insistez dans votre recherche
    O
    rganisez vous pour vous isoler des bruits extérieurs
    N
    ul ne peut y échapper
    S
    ’il veut être un homme ou une femme digne de ce nom.
     

     

     

     


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  •  

    Ce lien de soie qui nous relie

    Ce lien invisible

     

    Qui nous relie à une autre personne très sensible,

     

    Une femme ou un homme, un bébé, un enfant

     

    Rien à voir avec l’amant,

     

    Ayant en commun une racine

     

    Qui en est à l’origine.

     

    A-t-il un début et une fin pour aboutir ?

     

    Ce lien, seul l’être peut le sentir

     

    Et affirmer sa présence,

    Sans aucune ambivalence

     

    Souvent invisible à l’œil nu

     

    Il est toujours bienvenu.

     

    C'est un fidèle compagnon ;

     

    Bien connu son nom.

     

    On en parle souvent avec humour ;

     

    Il s'appelle amour.

     

     

     

     

     

     

    Conjugué à tous les temps,

    Il peut durer longtemps,

     

    Mais parfois se rétrécir,

     

    Refusant de l'adoucir,

     

    Allant jusqu'à la rupture

     

    Cherchant une nouvelle aventure.

     

    Lien de soie bien fragile

     

    Mais souvent très utile,

     

    Sans être indispensable

     

    Mais jamais perméable.

     

    Lien du cordon alimentaire

     

    Organe bipolaire,

    Entre la maman et son bébé,

     

    Après, il sera coupé mais jamais exhibé ;

     

    C’est le cordon ombilical,

     

    Qui peut ouvrir sur un échange musical.

     

     

     

     

     

     

    Liens invisibles

    Mais toujours accessibles

     

    Femme, homme, amie ou ami,

     

    Tous ceux qui ne sont pas nos ennemis

     

    Ensemble nous avançons dans la vie,

     

    Sans être assouvi,

     

    Mais reliés par ce lien invisible,

     

    Mais à chacun accessible

     

    Ils permettent de grandir et de faire grandir,

     

    Si on ne les laisse pas s'affadir.

     

    Parfois on passe à coté,

     

    Faute de pouvoir s'y adapter,

     

    Sans que l'on sache pourquoi,

     

    Trop loin du convoi.

     

    L'amitié ne se commande ni se fabrique,

     

    Ce n'est pas un lien magique.

     

     

     

     

     Fils de la vierge,

    Qui conduisent à l'auberge. 

     Dans les jardins ils émergent ;

     

    Chemins de vie pour les araignées,

     

    Qui savent nous égratigner,

     

    Quand on casse leur fil

     

    Surtout en octobre ou en avril,

     

    Quand ils sont couverts d'un peu de givre,

     

    Et de la mouche enivrent ;

     

    Chemin nourricier pour ces petites bêtes

     

    Qui sont bien trop discrètes,

     

    Pour gêner nos itinéraires

     

    A n'importe quel l'horaire,

     

    Mais surtout le matin

     

    Quand ils coupent nos chemins.

     

    (18 août 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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  • A la lueur d’une lampe

     

    Lampe posée sur une commode,

    Rien en elle ne démode,

    Juste derrière toi

    Elle accomplit son emploi.

    En file : le mur, la lampe, toi debout,

    Vêtue d’un simple boubou.

    Cette lampe éclaire toute la pièce,

    Illuminant le portrait de ta nièce.

     

    Tout est silencieux dans ce salon,

    Empli pour le nouvel an de cotillons.

    Tu es seule, dressée sur tes deux jambes,

    Autour de toi, rien ne flambe ;

    Figée dans cette position surprenante

    Comme une plante flamboyante

    Au milieu d’un havre de paix,

    Dans une grande plaine, campée.

     

    Derrière toi, tu ne m’as pas senti me glisser,

    Dans cette pièce bien agencée.

    En silence pour ne pas te surprendre,

    Je voulais doucement t’atteindre.

    Tu te crois seule,

    A coté de ton épagneul.

    La lueur de la lampe projette devant moi ton dos,

    Dessin construit avec beaucoup de brio.

     

    Ombre projetée sur le mur d’en face,

    Tu occupes tout l’espace.

    Le dessin de ton corps devant moi, épanoui,

    Mes yeux en sont tout éblouis.

    En noir et blanc sur un mur immaculé,

    En aucun point alvéolé.

    La fraicheur de l’ombre me surprend,

    Ta vision me détend.

     

     Tu es affinée et grandie,

    Ta candeur resplendie.

    Règles d’optique respectées,

    Le dessinateur s’est acclimaté.

    Tu es bien frêle sur cette projection

    Monte en moi une profonde admiration,

    Devant l’être que tu es,

    Dans ma tête imagée.

     

    Tu es telle que je t’ai aimé,

    A toi, vite je me suis accoutumé.

    Ma présence te fait vibrer

    Sur le mur, plus de dessin ombré.

    Je te serre dans les bras,

    Ce qui te déséquilibra.

    Nos lèvres se sont rapprochées,

    Pour un baiser non recherché.

    (1/08/2018)

     

     


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  •  

    L'encrier

     

    L’encrier de mon enfance

    A marqué mon adolescence

    Non par sa forme et sa couleur ;

    Ne m’est pas restée son odeur,

    Mais par les conséquences dramatiques,

    Je dirai même diaboliques,

    Sur la feuille blanche de mon cahier

    Et des autres fichiers,

    Sans oublier la couleur de mes doigts,

    Qui me couvrait de désarroi.

     

     Encrier blanc en porcelaine,

    Rempli par la maîtresse chaque semaine,

    D’une encre violette,

    Avec une petite burette,

    Pour ne pas tâcher le bureau,

    Mais surtout son boléro. 

    Inséré dans un cercle bien rond,

    Sans avoir de capuchon

    A droite de notre place

    Pour limiter les traces.

     

     Mes doigts étaient toujours violets,

    Je tenais mon porte-plume, à mes doigts, accolé ;

    Trop d’encre sur la plume,

    Comme à la mer l’écume ;

    La table en absorbait quelques gouttes,

    La blouse, chaque jour en ajoute,

    Le reste sur les doigts ou sur la feuille blanche,

    Une véritable avalanche,

    Qui en laissait peu pour l’écriture,

    A cause des nombreuses bavures.

     

     Heureusement pour mes successeurs,

    Allégé sera leur labeur ;

    Les plumes sergent-major vont prendre leur retraite,

    Et rapidement rangées aux oubliettes,

    Avec l’arrivée des pointes Bic,

    Qui, pour les élèves, tomberont à-pic.

    Les encriers, des tables, vont disparaitre

    Et les tâches semées, ne plus connaitre.

    Ne resteront que les trous des bureaux,

    En attendant les nouveaux.

    (13 août 2018)

     

     

     


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  •  

    Foire à l'ail dans le village,
    Ramassée dans les jardins
    Impossible de se tromper
    P
    our avoir de bonnes gousses et
    O
    btenir une bonne sauce
    U
    nanimement gouteuse
    I
    l faut les acheter à la foire
    L
    ocale pour limiter les transports,
    L
    es conserver au frais
    E
    t les surveiller de temps à autre en les
    Retournant dans le cageot.
    I
    mitez vos grand'mères
    E
    t vous serez agréablement surprise

    Si vous respectez ces consignes.

     

     

    Fabriquer des meubles en bois
    Récupéré auprès de vos amis, il faut
    Imitez les menuisiers
    P
    our bien scier les planches et pour
    O
    btenir des surfaces bien lisses avec
    U
    n bon rabot qu'
    I
    l faut tenir bien droit ; vous pouvez 
    L
    e louer si vous n'en posséder pas ou faire aiguiser
    L
    e votre qui est un peu rouillé avec une lame
    E
    moussée et bien dentelée,
    Respecter ces consignes.
    I
    mitez les pro qui savant travailler
    E
    t vous serez reconnu comme un pro

    Sait travailler correctement.

     

     

     

    Faciliter le travail de vos enfants qui
    Rentrent de l'école en évitant de leur
    Imposer des travaux à faire à la maison
    P
    our vous aider à préparer le repas du soir.
    O
    bligez-les de fermer la télé et les écrans.
    U
    tilisez la table de la salle de séjour,
    I
    l faudra les surveiller
    L
    ire avec eux le travail à faire,
    L
    es aider sans le faire à leur place
    E
    n leur donnant quelques conseils.
    Regardez le travail réalisé sans devenir une
    I
    nspectrice ni remplacer la maitresse
    E
    t vous serez récompensé par les résultats de vos enfants
    Si vous savez les aider sans vous énerver.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Le roi des animaux

     

     Couché au fond de sa cage,

    Bien loin de son boccage,

    Le lion me regarde d’un air agar

    Se prenant encore pour un césar,

    Dirigeant son empire en solitaire

    Étant le seul bénéficiaire.

     

     Je te sens accablé par la canicule

    Comme un prisonnier au fond de sa cellule.

    Toi le roi de tous les animaux,

    Te voici doux comme un agneau.

    Je voulais voir un vrai lion,

    Je n’en vois que la négation.

     

     Serais-tu devenu un simple roitelet ?

    Devant l’ennemi, aurais-tu capitulé ?

    Les courses dans la steppe, sont du passé,

    Les antilopes peuvent se prélasser.

    Le lion s’est enfermé pour une longue retraite,

    Loin de chez lui, sur une autre planète.

     

     Sa lionne a été déplacée dans une autre cage

    Avec lui elle était trop sage.

    Bientôt elle aura des petits,

    Le pauvre animal en est anéanti.

    La solitude lui pèse, il sent sa fin arriver

    Et sa royauté presque achevée.

     

     Est-il né au Kenya ou dans un autre pays africain ?

    Vu son âge, personne ne peut le dire, c’est certain.

    Depuis longtemps il est enfermé dans ce zoo,

    Entouré de grillage, son triste enclos.

    Ses repas lui sont servis à travers une grille,

    Plus de chasse comme ses voisins les gorilles.

     

     Pauvre lion, tu me fais pitié,

    Si je pouvais je t’aurai amnistié

    Et emporté loin de là dans la savane,

    Peut-être là bas en Guyane.

    Je ne peux que me morfondre avec toi,

    Sans pouvoir même ouvrir ton toit.

    (11 août 2018)

     


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  •  

    Pour mon anniversaire Mamie m’a offert une boule de laine

    Quelle avait ramenée dans son panier de la grande plaine.

    Elle bougeait à peine dans sa boite en carton,

    Un beau cadeau qui peu à peu allait envahir la maison.

     

     Je l’ai appelé minou car il était tout doux ;

    Le cachant à maman, je l’emmenai dans mon lit

    Et à coté de moi, il restait blotti,

    Peu à peu il a grandi ce petit filou.

     

     Assis sur son arbre, il regarde à travers la vitre

    Ce grand rapace qui voulait régner en maitre

    Sur la pelouse brulée par la canicule

    En picotant son corps sur ces deux pattes bascule.

     

     Ce rapace n’était qu’un noir corbeau

    Qui dans son apparat se croyait beau

    Mais pour un petit chaton, boule de coton

    Il paraissait énorme, et pour le chasser un gros bâton.

     

     L’enfant regarde son jouet sur son arbre perché,

    Pas question d’ouvrir la fenêtre

    Pour qu’il prenne la poudre d’escampette,

    Et affronter le monstre pour se faire amocher.

     

     Tu es trop petit pour quitter la maison,

    Tu ne sauras pas y revenir avant la nuit

    Et sans toi je m’ennuis

    Seul dans mon lit et toi dans un buisson.

     

     Chaton ne pouvait traverser la fenêtre ;

    Les autres issues étaient fermées.

    Comment chasser ce monstre et l’assommer,

    Qui, dans le jardin, se promenait en maître.

     

     Grimpé sur une chaise, l’enfant prit son chat

    Et le coinça dans ses bras trop petits pour l’y maintenir.

    L’animal se débattit refusant d’obéir,

    D’un bond, il reprit sa place et à son arbre s’accrochât.

     

     Le rapace s’était envolé, plus de trace sur la pelouse,

    Dans son antre il avait retrouvé son épouse.

    Chaton déçu sauta de son arbre et retrouva son ami,

    S’excusant pas de tendres miaulements et contre lui s’endormit.

    (9 août 2018)

     


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  • Terreur dans la nuit noire
    En plein milieu de la forêt
    Même les bêtes sauvages s’enfuient
    Pour rejoindre une ère plus calme.
    Ombre de la nuit
    Reculez-vous
    Entendez nos cris de frayeur
    Le loup a fait demi-tour
    Les lièvres se cachent dans leur tanière
    Et les arbres tremblent de toutes leurs feuilles  

    Tous les habitants du village sont partis
    Emportant l’indispensable à leurs yeux,
    Mobilier pour les uns
    Parapluie pour les autres
    Oubliant le danger qu’ils fuient
    Regardant droit devant eux
    Entrainant les enfants
    Les bébés fixés dans le dos de leurs mamans
    Levant les pieds pour ne pas chuter
    Effrayés devant les soldats qui les suivent  

     

    Trouver le coffre qu’ils ont caché

    Et la clé qu’il contient

    Même les plus grands jouent le jeu

    Pour quelques bombons promis par les moniteurs 

    Oubliant la fatigue

    Regardant partout même dans les fourrés

    Emportés par l’histoire racontée ;

    Les moniteurs sont heureux de l’entrain des jeunes

    La journée sera une réussite

    Et tout le monde fera une bonne nuit. 

     

     

     


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