• La cuisinière


    De bonne heure ce matin
    Le long de ce petit chemin
    Le ciel était tout bleu.
    On m’appelait le cordon-bleu.
    Pour moi, que de soucis
    A mon âge, le grand oubli.
    Et pourtant je côtoie des cuisinières
    Dans des rencontres saisonnières,
    Où chaque femme cherche à exister
    En dehors de toute éternité.
    Je cesse de faire des repas très fins
    Car ma tête comme celle des dauphins
    Ne répond plus au quart de tour,
    Il faut que ça finisse un jour.
    La nuit je ne pense plus à faire de la cuisine
    Comme lorsque mon mari travaillait en usine.
    Seule aujourd’hui,
    Cette activité je la fuis
    Et bientôt en maison de retraite,
    Je ne serais plus le grand maitre.
    (30/01/2019)


    10 commentaires
  • Crystal

    Apparu en France vers l’an deux milles
    Ce prénom est encore rare dans nos villes
    Existait Crystal comme nom de famille
    Peut-être davantage en Castille.
    On les fête le trente et un mai,
    Ce jour là, il faut les acclamer.

    En dehors du prénom peu répandu
    Et encore rarement entendu,
    Google donne des pages de Crystal
    Depuis des noms d’hôtel avec des salles de bal
    En passant par un langage de programmation
    Réservé à certaines opérations.

    Mais revenons à notre petite Crystal
    Qui est née dans le Cantal,
    Son frère s’appelle Hannibal,
    Et joue de la musique instrumentale.
    Il vient de passer quelques jours à l’hôpital,
    Mais rien de grave ni d’anormal.

    Elle rejoint sa nouvelle école
    Dans une région arboricole
    Car ses parents ont déménagé
    Leur logement ayant été endommagé
    Par la montée des eaux d’une rivière
    Dans la région d’Hyères.

    Ils ont tout perdu, vêtements et meubles
    Au rez-de-chaussée d’un immeuble,
    Et dans l’attente des indemnités d’assurance
    En pleine désespérance,
    Ils ont eu recours à des associations,
    Pour retrouver un toit sans humiliation.
    (30/01/2019)

     

     

     


    7 commentaires
  • L’injustice, les moqueries

    Je suis blanc, tu es noir
    Pour toi, peu d’espoir
    De réussir dans ton village ;
    Il y a un tel décalage
    Entre ta façon de vivre et la mienne,
    Du bébé à la doyenne.
    Injustice flagrante
    Pour les uns trop courante
    Pour les autres incompréhensibles,
    Et même inadmissible.
    Qui fera le premier pas,
    Même en donnant un simple repas,
    Pour celui qui n’a rien,
    Et qui cherche un peu de bien.

    Quand ils viennent chez nous, que de moqueries
    Les rafiaux ou radeaux de la dernière chance,
    De nos pays riches sont proscrits ;
    Pour eux aucune bienveillance.
    Récupérés par des bateaux d’association,
    Ils ne se font aucune illusion
    Enfermés dans des centres bien isolés
    Ils sont de plus en plus affolés.
    Ils espéraient l’eldorado européen,
    Pour devenir des lycéens,
    Apprendre un métier,
    Et travailler sur des chantiers,
    Ils ne rencontrent que moqueries
    Et victimes d’escroqueries.

    Injustice et moqueries, deux termes trop proches,
    Qui sans le dire, ni le penser, sont deux anicroches
    Qui se croisent trop souvent,
    Et résistent à tout vent.
    Ce texte n’est qu’un exemple classique
    Du rapprochement de deux mots toxiques
    Qui ravagent nos sociétés modernes
    Et les rongent doucement en interne,
    Créant des conditions d’où naissent les révolutions,
    Si la recherche de solutions
    Tant dans les pays pauvres que chez nous
    Sans pour autant jouer aux nounous,
    Mais en reliant les mots justice et accueil,
    Pour supprimer tous les écueils.
    (27/01/2019)


    12 commentaires
  • La plainte de l’arbre

    Me voici dénudé au milieu du jardin ;
    Les oiseaux ne chantent plus dès le matin ;
    La colombe a abandonné son nid,
    Seul, je suis banni.
    Depuis juillet mes feuilles jaunissent
    On dirait qu’elles ont la jaunisse
    En virevoltant, elles se posent sur la pelouse,
    L’habillant d’une nouvelle blouse.
    En été le ciel a fermé ses robinets
    Mes racines en sont gênées.
    Elles ne peuvent plus faire remonter la sève,
    Les feuilles se sont mises en grève,
    Abandonnant les pauvres branches
    Se laissant tomber sur le sol comme une avalanche.

    Sous mes pieds un grand tapis jaune
    A tapissé la belle pelouse qui me servait de trône.
    Les feuilles sont devenues marron
    Puis ramassées comme dans les environs,
    Pour rejoindre un grand bac vert
    A l’allure trop sévère.
    Mes dernières feuilles m’ont abandonnées
    Mon cœur est bâillonné.
    Mes confrères qui ornaient d’autres jardins
    Ont connu le même chemin.
    Dieu de la nature,
    Regarde cette déconfiture ;
    Nos troncs ne sont plus que des squelettes,
    Avance de quelques mois ta pendulette.

    Ma prière a été exaucée,
    Toute blanche est la chaussée,
    La pelouse a changé de couleur
    Réchauffé mon petit cœur.
    Tu m’as revêtu d’un manteau blanc,
    Identique sont les bancs.
    Pas un pas n’a encore maculé cette blancheur
    Ne se sont pas encore levés les marcheurs.
    Un grand silence règne sur la nature
    Qui a perdu toutes ses verdures.
    Merci Dieu de la nature
    Tu as recouvert notre ossature
    D’une épaisseur de neige
    Que bientôt perceront les perce-neiges.

    Guy de Maupassant nous avait bien compris
    Lorsqu’il écrivait dans un magnifique poème,
    Sans aucune duperie,
    Dans un paysage de Bohème :
    « Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes ».
    Il aurait voulu nous couvrir de son blouson,
    Et dissimiler tous nos hématomes.
    Je préfère être un squelette tout blanc
    Même si mes bras sont tremblants,
    Qu’un fantôme tout gris presque noir
    Que tout le monde laisse choir,
    Oubliant ma splendeur de l’été
    Quand sous mon ombre, ils étaient attablés.
    (24/01/2019)


    4 commentaires
  • Arbres dénudés
    En hiver tu es tout seul
    Tu es rejeté.

    Forêts bien tristes
    Sans feuilles dans les arbres
    Tu es presque nu.

    Plus personne pour toi,
    Tous t’ont bien abandonné
    Même les pigeons.

    Tes branches mortes
    Sont coupées en février
    Tu seras tout nu.


    4 commentaires
  •  

    En pleine lumière devant le miroir, j’admire ma nouvelle tenue enfin prête. Je ne suis pas jaloux, mais je ne peux que penser à mon collègue qui doit avoir une grande penderie que j’aimerai voir. Il a presque le même salaire que moi, où va-t-il prendre son argent ? Pour moi il doit jouer car je le vois souvent entrer dans le débit de tabac, lui qui ne fume pas. Joue-t-il aux cartes, je ne puis le dire. Mais penser à tous ça, me donne le bourdon. J’aurai mieux fait de ne pas me regarder dans le miroir !

    Assis à coté de la cheminée, je regarde le tableau de mon cheval, mort il y Ca deux ans. Sur sa droite le château de Chenonceau que j’ai visité en chemin lors d’une randonnée en Touraine.


    7 commentaires
  • Siméon
    Je connais le vieillard Siméon
    Qui dans ses bras avait accueilli l'enfant Jésus ;
    Il avait eu une vision inattendue
    Au sujet d'un sauveur attendu.
    C'est un récit évangélique
    Relu chaque année dans les basiliques.

    Siméon venait au Temple
    Les parents de l’enfant selon la coutume de leur peuple,
    S’y trouver pour respecter la loi
    Qu’ils vivaient dans la foi,
    Touchant le premier né,
    Qu’à une famille était donné.

    Mais il y a aussi Siméon
    Le petit papillon
    Qui aime beaucoup les fleurs
    Sans en être un acheteur.
    Il admirait la beauté de la nature,
    Aux multiples aux multiples architectures

    Le papillon Siméon
    Profitant de la belle saison
    Voyageait dans le jardin
    Aux aurores dès le matin,
    Pour admirer les couleurs des fleurs
    Qui réveillaient son cœur.

    Siméon aux multiples couleurs,
    Un matin eut très peur,
    Aucune fleur n’était ouverte
    Et il n’y avait pas eu de tempêtes.
    Un papillon de nuit avait donné un bal,
    Et les fleurs dormaient encore, c’était normal.
    (23/01/2019)

     

     


    9 commentaires
  • Ma messagerie a repris de la vigueur. Un message avec 3 photos en annexe a été donné plus de 400 fois, ce qui a tout bloqué. Il m'a fallu de la patience pour les annuler un à un. Il ne s'agirait pas de virus car j'ai un bon anti virus mais d'une anomalie du réseau Orange. Je vais essayer d'aller plus loin.

    Bonne journée à tous

    Daniel

     


    1 commentaire
  • Sur la margelle d’un puits

     

    Assis sur la margelle d’un puits
    Autour de lui, aucun bruit.
    Les jambes pendantes vers les profondeurs
    De ce boyau aux mauvaises odeurs,
    Il ne sent pas le soleil qui brille et chauffe l’air.
    Sur ses yeux des œillères.
    Son âme est noire, glacée par le froid
    Que lui seul ressent et croit.
    Le silence est pesant,
    Comme un être agonisant.
    Le temps n’existe plus.
    De la vie, il se sent exclu ;
    Seul, abandonné des hommes
    Qu’il compare à des fantômes.
    Il regarde le fond du puits,
    Les deux mains sur le bord en appui.
    Comme son âme, le fond est noir,
    Il peut à peine le voir,
    Mélange d’eau et de boue,
    Dans lesquelles il veut s’enfoncer jusqu’au cou.
    Va-t-il se lancer et le boire,
    Se fracasser sur les parois de pierre,
    Qui forment une crémaillère ?

    Une main se pose sur son corps éperdu
    Serait-il défendu ?
    Main de l’amour
    Qui près de lui accourt.
    L’angoisse qui l’avait envahi,
    Créant en lui un véritable fouillis,
    S’apaise doucement
    Sans aucun affolement.
    Le noir de son être disparait.
    Le soleil du jour dans ses yeux transparait,
    Et pénètre son âme qui s’éclaire
    Chassant la galère
    Qui l’habitait et l’avait amené au bord de ce conduit
    Ecartant de lui tout bruit.
    Miracle de l’amour
    Qui existe partout.
    En lui la lumière filtre
    Et son âme soupire.
    Le feu du soleil de son cœur
    enflammé non par une lumière extérieure,
    Qui agirait comme un broyeur
    Mais juste une flamme
    Que la vie réclame,
    À l’intérieur de lui
    Chassant toute pluie,
    Flamme de l’amour,
    Qui ouvre un carrefour,
    Effaçant ce noir qui l’envahissait,
    Et le couvrait d’abcès.

    Amour, toi qui me prend la main,
    Tu réchauffes ce froid,
    Encré profondément en moi.
    Tu as comblé ce silence,
    Qui me brulait comme un fer de lance.
    Tu es une lumière éclatante,
    Laisse-là brillée, elle est compétente.
    Des profondeurs de ce puits
    Avec toi je me suis enfui.
    Tu m’apportes les couleurs
    Des espoirs de mon cœur.
    Les prés fleuris du printemps,
    Qui viendra en son temps,
    Les montagnes et les vallées,
    Les rivières et les forêts,
    Tu les photographieras au fond de mon cœur,
    À l’encre de ton âme
    Que jamais je ne blâme,
    Car tu es venu à l’heure,
    Pour effacer mes peurs.
    (20/01/2019)

     


    4 commentaires
  • L’amitié

    L’amitié n’est pas un art de vivre
    Qui des dangers nous délivrent,
    Quand la maladie ou un drame nous assaillent
    Et nous enfoncent dans une broussaille.
    Ce n’est plus de l’amitié, mais une utilité
    Emplie d’ambigüité.

    L’amitié ne survient pas brusquement
    Elle se construit paisiblement,
    Au fur-et-à-mesure que dure la relation
    Sans aucune aliénation.
    Sa date de naissance est rarement connue,
    Elle émane de l’extrémité d’une longue avenue.

    Peu à peu elle prend place dans nos vies
    Et devient un pont levis
    Que l’un et l’autre franchit
    Et qui peu à peu s’enrichit,
    Des paroles et des actes communs
    Qui font grandir l’humain.

    La soudure, un jour, prend corps
    Et d’un commun accord
    Devient réalité réciproque
    Enveloppée dans une forte caque
    Que les évènements imprévus
    Laissent assidue.

    L’amitié n’est pas jalouse
    Elle nous enveloppe comme une blouse,
    Qui retient inexorablement toute blessure,
    Sans aucune censure
    Toute la vie elle éclaire
    Et d’un commun accord rejette toute idée de salaire.

    Seule la mort de l’un ou de l’autre,
    Va casser ces liens profonds et les abattre,
    Comme cet arbre que l’on croyait éternel
    Et qui un jour, dans une tempête criminelle,
    Se couche de toute sa hauteur dans le jardin
    En automne, un beau matin.

     

     

     


    10 commentaires
  • Janvier

    Les jouets de Noël emplissent encore les rayons
    Que d’autres gondoles se vident avant même le réveillon,
    Pour installer ce que les publicistes appellent : le blanc.
    Et que la radio annonce en chantant.
    Ils emplissent nos boîtes aux lettres de nouveaux prospectus
    Qui rejoindrons d’autres détritus
    Pour combler nos poubelles jaunes,
    Sans oublier les emballages d’Amazone.

    Les catalogues annoncent : janvier le mois du blanc.
    Je les regardais assis dans ma cuisine sur un banc.
    Peu de place pour lui entre Noël et les soldes.
    Il faut faire vite car vont changer tous les codes.
    Le blanc est aujourd’hui bien coloré
    La lingerie s’est améliorée,
    On est loin des trousseaux de nos grands-mères
    Dont était bien régi le sommaire.

    La tradition oblige, on ne peut les rater
    Il ne suffit pas de les convoiter
    Car nous sommes très appâtés,
    Il faut encore acheter
    Pour accroître des commerçants les bénéfices
    En faisant de gros sacrifices.
    Noël est passé par là, suivi des étrennes,
    Et par endroit des fêtes foraines.

    Janvier à peine commencé
    Il faut penser à la galette sans se laisser influencer,
    Par les gouts de uns et des autres invités
    Frangipanes, couronne avec dessus des couleurs bien fruitées.
    Les boulangers inventent chaque année de nouvelles fèves
    Pour que leurs clients assurent la relève,
    Par des collectionneurs de choses rares,
    Qu’ils rangeront dans la salle de billard.

    La neige couvrira-t-elle nos rues d’un manteau blanc,
    Chez nous, ça ne dure pas, elle fait semblant,
    De cacher la verdure qui restera la plus forte
    Et lors de nos promenades restera notre escorte.
    Les brouillards du matin domineront en maître
    Et le nez, fatigué, sera obligé de l’admettre,
    En prenant des précautions contre les rhumes
    En se méfiant des brumes.
    (14/01/2019)


    7 commentaires
  • Que de collections,
    Il faudra tout agrandir
    Pour mieux les ranger.

    Trop de chouettes,
    Bien serrées sur les planches
    Nous crient au secours.

    Collectionner
    Tous les timbres du monde,
    Ça vaut fortune.

    Je me limite
    La France et l’outre mer
    De nombreux albums.

    De vieilles cartes
    Postales et écrites,
    Avec le timbre.

    Des véhicules
    Anciens, de bien des couleurs
    Emplissent la cour.

    <


    6 commentaires
  • Fiacre

    Faut-il parler de saint Fiacre
    Ou du véhicule hippomobile : le fiacre ?
    Saint Fiacre était le patron des véhicules de louage
    Avant de devenir celui des chauffeurs de taxi
    Qui dans nos villes nous asphyxient,
    Comme aujourd'hui les tatouages.

    Toi qui portes ce joli prénom
    Ne te prends pas pour le Trianon ;
    Même si tu es chauffeur de taxi
    Ne fait pas une apoplexie
    Devant deux chevaux qui tirent un fiacre
    Emmenant un jeune diacre.

    Reste zen toute la journée
    Quelque soit le jour de l'année,
    Les fiacres sont faits pour les touristes
    Souvent des unijambistes,
    Que les taxis refusent d'emmener
    Même pour un simple déjeuner.
    (9 janvier 2019)

     

     

     


    7 commentaires
  • L’œuf

    Qu’ils soient en plâtre,
    Qu’ils vivent dans un cloître,
    Qu’ils soient rangés dans un frigidaire,
    Ou déposés sous un lampadaire,
    Les œufs attirent toujours les mêmes questions,
    Issues de nombreuses citations :
    De la poule ou de l’œuf, qui est le premier
    Dans le droit coutumier ?

    L’œuf pondu par la poule
    Peut être café au lait ou blanc
    Bien que tous sortis du même moule
    Le style de pondeuse serait-il prépondérant ?
    Dans mon poulailler installé au fond du jardin
    Je ramasse des œufs de différentes couleurs chaque matin.
    Je me suis jamais posé la question en mangeant mon omelette,
    De toute façon ne me l’expliquera pas ma calculette.

    Un œuf gris foncé était utilisé par ma grand’mère
    Pour repriser les chaussettes du grand-père.
    Je n’ai jamais compris pourquoi l’œuf restait entier
    Avec une aiguille qui, de part et d’autre, traversait le chantier.
    Pour moi, encore enfant, c’était un vrai œuf qu’elle utilisait,
    Celui que le soir elle me servirait,
    Et qu’il me faudrait déguster
    Le cœur bien attristé.

    Nombreux, exposés dans des musés,
    Des œufs sont en porcelaine, parfois perfusée,
    Avec des décorations plus ou moins vilaines
    Qui ne s’adaptent pas au mobilier
    Ou transformés en simple chandelier.
    Ces œufs anciens venus parfois d’île lointaine
    Peuvent avoir une grande valeur
    Et pour certains, devenir des bestsellers.

    Les gérants de stations ont inventé d’autres œufs
    Qui emmènent sous un soleil de feu,
    Des skieurs de tout âge
    Encombrés de leurs bagages
    Vers des sommets neigeux,
    Car ils sont courageux
    Pour descendre les pentes enneigées,
    Et bien aménagées.

    N’oublions pas l’œuf bien caché
    Dans le ventre de la maman, attaché ;
    Personne ne le voit
    Il est seul sous son toit,
    Quelque fois deux, voire trois,
    Bien au chaud, jamais aux abois.
    Quand il sortira autour de lui la joie,
    Dès qu’apparaîtront les petits doigts
    (06/01/2016)


    6 commentaires
  •    Les fougères

    Dans les deux bois qui nous sont proches
    Entre les arbres touffus qui donnent de l’ombre
    Montrent leurs nez, sortant de leur cache,
    Ce qui bientôt sera des fougères en grand nombre,
    Dans lesquelles se faufileront biches et cerfs
    A la recherche d’une nappe d’eau bien nécessaire,
    Pour leur survie dans la nature,
    Pleine de verdure.

    Les fougères grandissent bien droites et toute vertes
    Lorsque l’humidité les nourrit de son eau,
    Fanent légèrement lorsque tarissent les ruisseaux,
    Mais pour les promeneurs, elles sont toujours alertes.
    Vertes, jaunes ou marrons les fougèrent restent belles
    Elles ont gardé tout leur label.
    Elles sont toujours agréables à regarder
    Sous les arbres, bien gardées.

    L’hiver ne leur fait pas peur
    A l’abri d’une couche de feuilles
    Dont elles hument les agréables odeurs
    Que lentement elles accueillent ;
    Tranquillement elles hibernent
    Dans cette nouvelle taverne,
    Préparant doucement leur retour
    Elargissant leur contour.

    Dès le printemps se forment sur les arbres, les bourgeons,
    Les fougères percent le tapis de feuilles de leurs aiguillons,
    La vie renait dans la forêt,
    Ecartant les feuilles qui leur servaient de béret,
    Les plantes endormies se réveillent
    Pour nous offrir de magnifiques corbeilles.
    La forêt redevient lieu de promenade
    Loin de toute tornade.

    De nouveau les enfants retrouvent les grandes fougères
    Qui ne leur sont pas étrangères.
    Ils peuvent s’y cacher en se mettant à croupi
    Evitant de tourner en toupie
    Pour ne pas se faire voir,
    Et ne veulent pas savoir,
    Qu’ils font peur à leurs parents
    En se cachant comme des harengs.
    (4/01/2019)


    2 commentaires
  • Le Bonhomme de neige

    Travail d’hercule
    Avec ou sans bascule,
    Châtiment de Sisyphe
    Acte dissuasif,
    Punition exemplaire
    Après une grosse colère.

    Construire un bonhomme de neige
    Même avec un chasse-neige,
    Quand dans la plaine blafarde
    Encore grise est la rambarde,
    Bien verte encore dame nature,
    Même si à cette époque elle n’est plus mature.

    Un bonhomme tout blanc au milieu de la pelouse
    Habillé d’une belle blouse,
    Revêtu d’un chapeau feutré
    Un cache-nez autour du cou bien calfeutré
    Une pipe dans la bouche
    Pour chasser les mouches.

    Une chimère dans la plaine
    Où dans la fraîcheur du matin fume l’haleine,
    Même pour relever un défi,
    Sans abuser de la photographie,
    Ni employer le copier/collé
    Ma muse ce matin est affolée.

    En Touraine, en hiver, le ciel est gris
    La nature, un peu rabougrie,
    La pluie gène les sorties
    Servent alors les parapluies.
    La neige se fait rare et vite disparait
    Rare sont les routes barrées.

    Evy, ton bonhomme de neige
    Cherche-le dans un manège
    Qui tourne toute l’année
    Sans jamais chicaner,
    Au soleil, il ne fond pas,
    En hiver il regarde les barbes-à-papa.
    (01/01/2019)

     


    6 commentaires
  • Sofonisba 

    Peintre italienne 

    Installée à la cour d'Espagne 

    Près de la Caisse d'épargne 

    Sofonisba aimait beaucoup les chiennes. 

    C'était une portraitiste 

    Une véritable artiste. 

    Elle peignait des célébrités 

    Avec beaucoup d'assiduité.

    Avec un tel prénom Sofonisba
    Je te voyais vivre dans une isba,
    En Russie dans le grand nord
    Avec ton amie Léonore
    Voyageant l'hiver sur un traineau
    Véhicule artisanaux.
    Mais tu es d'origine italienne
    Venue au monde près de la mer Adrienne.

    Tu es arrivée en France,
    Du coté de la Rance,
    Pour un mois de vacances avec tes parents
    Mais tu y es restée bien plus longtemps ;
    Et aujourd'hui tu entres dans notre école
    Ave
    c comme maitresse Madame Nicole.
    Avec elle tu deviendras une bonne élève,
    Ta scolarité se déroulera sans trêve.

    Tes deux frères plus jeunes de quelques années,
    Ont reçu également des prénoms italiens,
    Ce sont de véritables comédiens,
    Q
    ui ne font que se chicaner.
    L'école, ils ne veulent pas en entendre parler
    Ils disent qu'ils vont hurler
    Le jour où maman les y conduira
    C'est elle qui en pâtira.
    (2 janvier 2019)

     

     

     

     

     


    10 commentaires



    Suivre le flux RSS des articles
    Suivre le flux RSS des commentaires