•  

    Ce lien de soie qui nous relie

    Ce lien invisible

     

    Qui nous relie à une autre personne très sensible,

     

    Une femme ou un homme, un bébé, un enfant

     

    Rien à voir avec l’amant,

     

    Ayant en commun une racine

     

    Qui en est à l’origine.

     

    A-t-il un début et une fin pour aboutir ?

     

    Ce lien, seul l’être peut le sentir

     

    Et affirmer sa présence,

    Sans aucune ambivalence

     

    Souvent invisible à l’œil nu

     

    Il est toujours bienvenu.

     

    C'est un fidèle compagnon ;

     

    Bien connu son nom.

     

    On en parle souvent avec humour ;

     

    Il s'appelle amour.

     

     

     

     

     

     

    Conjugué à tous les temps,

    Il peut durer longtemps,

     

    Mais parfois se rétrécir,

     

    Refusant de l'adoucir,

     

    Allant jusqu'à la rupture

     

    Cherchant une nouvelle aventure.

     

    Lien de soie bien fragile

     

    Mais souvent très utile,

     

    Sans être indispensable

     

    Mais jamais perméable.

     

    Lien du cordon alimentaire

     

    Organe bipolaire,

    Entre la maman et son bébé,

     

    Après, il sera coupé mais jamais exhibé ;

     

    C’est le cordon ombilical,

     

    Qui peut ouvrir sur un échange musical.

     

     

     

     

     

     

    Liens invisibles

    Mais toujours accessibles

     

    Femme, homme, amie ou ami,

     

    Tous ceux qui ne sont pas nos ennemis

     

    Ensemble nous avançons dans la vie,

     

    Sans être assouvi,

     

    Mais reliés par ce lien invisible,

     

    Mais à chacun accessible

     

    Ils permettent de grandir et de faire grandir,

     

    Si on ne les laisse pas s'affadir.

     

    Parfois on passe à coté,

     

    Faute de pouvoir s'y adapter,

     

    Sans que l'on sache pourquoi,

     

    Trop loin du convoi.

     

    L'amitié ne se commande ni se fabrique,

     

    Ce n'est pas un lien magique.

     

     

     

     

     Fils de la vierge,

    Qui conduisent à l'auberge. 

     Dans les jardins ils émergent ;

     

    Chemins de vie pour les araignées,

     

    Qui savent nous égratigner,

     

    Quand on casse leur fil

     

    Surtout en octobre ou en avril,

     

    Quand ils sont couverts d'un peu de givre,

     

    Et de la mouche enivrent ;

     

    Chemin nourricier pour ces petites bêtes

     

    Qui sont bien trop discrètes,

     

    Pour gêner nos itinéraires

     

    A n'importe quel l'horaire,

     

    Mais surtout le matin

     

    Quand ils coupent nos chemins.

     

    (18 août 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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    L'encrier

     

    L’encrier de mon enfance

    A marqué mon adolescence

    Non par sa forme et sa couleur ;

    Ne m’est pas restée son odeur,

    Mais par les conséquences dramatiques,

    Je dirai même diaboliques,

    Sur la feuille blanche de mon cahier

    Et des autres fichiers,

    Sans oublier la couleur de mes doigts,

    Qui me couvrait de désarroi.

     

     Encrier blanc en porcelaine,

    Rempli par la maîtresse chaque semaine,

    D’une encre violette,

    Avec une petite burette,

    Pour ne pas tâcher le bureau,

    Mais surtout son boléro. 

    Inséré dans un cercle bien rond,

    Sans avoir de capuchon

    A droite de notre place

    Pour limiter les traces.

     

     Mes doigts étaient toujours violets,

    Je tenais mon porte-plume, à mes doigts, accolé ;

    Trop d’encre sur la plume,

    Comme à la mer l’écume ;

    La table en absorbait quelques gouttes,

    La blouse, chaque jour en ajoute,

    Le reste sur les doigts ou sur la feuille blanche,

    Une véritable avalanche,

    Qui en laissait peu pour l’écriture,

    A cause des nombreuses bavures.

     

     Heureusement pour mes successeurs,

    Allégé sera leur labeur ;

    Les plumes sergent-major vont prendre leur retraite,

    Et rapidement rangées aux oubliettes,

    Avec l’arrivée des pointes Bic,

    Qui, pour les élèves, tomberont à-pic.

    Les encriers, des tables, vont disparaitre

    Et les tâches semées, ne plus connaitre.

    Ne resteront que les trous des bureaux,

    En attendant les nouveaux.

    (13 août 2018)

     

     

     


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  • Terreur dans la nuit noire
    En plein milieu de la forêt
    Même les bêtes sauvages s’enfuient
    Pour rejoindre une ère plus calme.
    Ombre de la nuit
    Reculez-vous
    Entendez nos cris de frayeur
    Le loup a fait demi-tour
    Les lièvres se cachent dans leur tanière
    Et les arbres tremblent de toutes leurs feuilles  

    Tous les habitants du village sont partis
    Emportant l’indispensable à leurs yeux,
    Mobilier pour les uns
    Parapluie pour les autres
    Oubliant le danger qu’ils fuient
    Regardant droit devant eux
    Entrainant les enfants
    Les bébés fixés dans le dos de leurs mamans
    Levant les pieds pour ne pas chuter
    Effrayés devant les soldats qui les suivent  

     

    Trouver le coffre qu’ils ont caché

    Et la clé qu’il contient

    Même les plus grands jouent le jeu

    Pour quelques bombons promis par les moniteurs 

    Oubliant la fatigue

    Regardant partout même dans les fourrés

    Emportés par l’histoire racontée ;

    Les moniteurs sont heureux de l’entrain des jeunes

    La journée sera une réussite

    Et tout le monde fera une bonne nuit. 

     

     

     


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    N’entendez-vous pas le vent

     

     Vent du Sahara

    Le sable te colle au bras ;

    Il nous vient d’Afrique

    Souffle atypique.

    Vent du nord

    Qui secoue les cotes d’Armor.

    Vent du midi

    Laissant les vacanciers abasourdis.

    Vent venu d’ailleurs,

    De nombreux pays, les ambassadeurs.

    Vent qui soulève les vagues

    Et atterrit au beau milieu d’un terrain vague.

    Vent qui rafraîchie et apaise

    Durant la canicule il adoucit la fournaise.

     

     Le vent, tu ne sais jamais où il va ;

    Peut-être réveiller les habitants de Bratislava,

    Ou rafraichir ceux qui souffrent de la canicule,

    Encerclés par des forêts qui brulent,

    Et qui attisent les flammes en furie

    Dévorant tous les abris.

    Vent d’ouragan qui ravage les îles

    Rasant toutes les villes,

    Semant la mort sur son passage

    Refusant aux avions de secours l’atterrissage,

    Sur des pistes ravagées

    Et des aéroports endommagés.

    Ne cherche pas à l’affronter,

    Tu n’en seras que balloté.

     

     Tu ne sais d’où vient

    Cet être aérien

    Qui va où il veut

    Bousculant même un ciel bleu.

    Écoute son chant qui berce la nature,

    Traversant toute architecture.

    De l’est ou de l’ouest, du sud au nord,

    Il peut chanter comme un ténor.

    L’hiver il transporte des vents glacials,

    Qui n’apportent rien de convivial.

    Fenêtres et portes fermées, il se faufile dans la demeure

    Le jour, la nuit, quelle que soit l’heure

    Ne respectant pas les économies d’énergie recherchée,

    Et les actions ébauchées.

     

     Brise du soir

    Qui se glisse doucement dans ta chambre

    Pour bercer tes oreilles endormies

    Loin des frayeurs de tsunami.

    A ton oreille doucement

    En respectant ton environnement

    Elle te lance un appel imperceptible

    Tout juste audible

    Que seul ton cœur peut entendre,

    Et du profond de ton être, comprendre.

    Ouvre les oreilles de ton cœur,

    De ta vie, soit acteur.

    Laisse-toi bercer par ce chant mélodieux,

    Que seul peut t’apporter ton Dieu.

    (30/07/2018)

     

    Défi 172 : n'entendez-vous pas le vent ? 

     


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    Au détour d’un chemin

     

     Chemin déroutant, atmosphère lugubre,

    Air irrespirable, parcours insalubre ;

    Une chape de plomb tombée sur les arbres,

    Ne pouvant nous éclairer, aucun candélabre

    Espace assombri, soleil bien caché.

    Nos pas craquaient écrasant les feuilles séchées.

     

     Partis tôt le matin à la recherche de champignons

    Du quartier nous voulions épater nos compagnons.

    La forêt dense, lieu privilégié pour une bonne cueillette,

    Les champignons cachés sous un tas d’aiguillettes, 

    Nous attendait pour faire tomber notre vanité ;

    Dans ces sous-bois très denses et accidentés.

     

     Nos chemins s’évaporaient au milieu du silence, 

    Ce n’était pas notre fort, la patience.

    Tous les champignons avaient été ramassés,

    A moins que l’obscurité les eut éclipsés.

    Lassitude devant nos sacs vides

    Refus de rentrer le cœur livide.

     

     Notre marche s’alourdissait, 

    La peur nous envahissait…

    Au loin, au détour du chemin obscurci,

    La lumière du soleil effaçait nos soucis ;

    Elle commençait à perler entre les arbres d’une clairière,

    Enfin devant nous se montrait la lumière.

     

     Il nous fallait encore marcher pour retrouver la route

    Dans cette forêt un peu éclairée, amaigrissant nos doutes

    Par un soleil levant qui annonçait une belle journée,

    Dans un automne déjà enraciné,

    Acceptant de rentrer bredouille,

    Penaud comme des andouilles.

    (23 juillet 2018)

     

     

     

     

     


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    Balade en vélo

     

    Balade en vélo, le long de la Loire,

    Ou sur les bords du Loir,

    Du coté de Bonneval

    En pleine période estivale

    Réconforte le corps

    Même pour les séniors.

     

     Pourquoi mettre au repos forcé,

    Et le laisser cadencé,

    Le vélo de nos rêves

    Demandée sans trêve

    Durant des années,

    Au Père Noël blanc ou basané.

     

     Chaque région s’évertue

    Sans arbres abattus,

    Pour respecter la nature,

    Dans des havres de verdure,

    De construire des pistes

    Réservées aux cyclistes.

     

     De la Touraine, visitez ses châteaux,

    En vous promenant le long de l’eau

    Enfourchant votre vélo,

    Vous serez un héros,

    Tranquille sur un circuit réservé,

    Jusque votre arrivée. 

     

    On peut enfourcher sa bicyclette

    Pour accompagner sa cadette,

    Faire les courses au marché

    Sans pour autant l’accrocher

    Et respecter les liens familiaux

    Se promenant le long des canaux.

    (16 juillet 2018)

     

    Défi n° 170 Thème " Sortie balade à vélo " du 15/07/18 au 22/07/18 

     


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    Boulanger

    Ouvrier boulanger

    Laissez la pâte lever

    Avec de la levure.

    N’oubliez pas les œufs

    Gardez le four à bonne température

    Enlevez votre tablier tout blanc de farine,

    Réajustez votre tenue

    Et vos clients seront ravis

     

     Berger dans les alpages

    Ooréka, son fidèle chien de garde

    Loin de la bergerie

    Avec son panier pour le repas du midi

    Nécessaire pour tenir la journée

    Garde son troupeau

    Et le laisse brouter l’herbe fraiche

    Regarde les alentours

    Et surveille surtout les jeunes brebis

     

     Bertrand et son meilleur ami

    Olivier, son voisin le plus proche

    Loin de leur quartier

    Avancent sur le chemin

    Nouvellement tracé le long de la Loire

    Gamelle dans le sac pour le pique-nique,

    Emerveillés de parcourir la nature

    Regardant les oies sauvages volant dans un ciel radieux,

    Ecoutant le chant des petits oiseaux le long du fleuve.

     


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    Le soleil

     

     Le soleil a rendez-vous avec la lune ;

    Des télés, ils voudraient occuper la Une,

    Non pour des émissions artistiques,

    Mais pour nous parler de l’Arctique,

    Des ours sur leur banquise,

    De la fonte des glaces, aujourd’hui admise,

    De la disparition de nombreuses îles,

    De populations le seul asile.

     

     Soleil et lune se sont retrouvés,

    Les chaines ne les ont pas approuvés,

    Faute d’audimat assuré,

    Elles ne pouvaient adhérer.

    Un jour de coupe du monde,

    La recette n’aurait pas été féconde ;

    France/Belgique occupait la Une,

    Aucun auditeur pour le soleil et la lune.

     

     Le sort du monde classé aux oubliettes,

    Pour lui, même pas quelques miettes.

    Le réchauffement climatique,

    Là bas au milieu de l’Arctique,

    Pouvait attendre quelque temps

    Sans se soucier des avances de Satan,

    Qui devait suivre le match à la télé,

    Avec lui nous sommes désolés.

     

     Ecologie, mot que tout le monde veut prendre

    Sans chercher à comprendre,

    Que notre terre est en danger,

    Et qu’il faut la ménager,

    Pour laisser à nos petits enfants,

    L’espoir de pouvoir subsister en chantant.

    Écologie, mot à la mode, sans aucune peur,

    Puisqu’il nous fait gagner des électeurs.

     

     Le soleil réchauffe tout le monde,

    La lune éclaire tout le monde.

    De leur hauteur ils voient notre terre

    Et les problèmes liés à l’air.

    Saurons-nous les écouter

    Et sans faille accepter

    Que la terre nous a été seulement confiée,

    Et qu’il ne faut pas la béatifier.

    (10 juillet 2018)

     


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    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


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    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


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    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Regarde dans le ciel tout bleu

    Imagine que tu voles sur un nuage

    Bascule et plane de droite à gauche

    Avec le soleil au dessus de toi

    Marche, marche dans les airs…

    Bien au dessus des nuages

    Elance-toi dans l’inconnu

    L’aigle vole à coté de toi,

    L’alouette chante de joie,

    Emerveille-toi dans les hauteurs des cieux.

     

     

     

    Range tes affaires d’école

    Imite ton frère plus jeune que toi.

    Boudinée, tu es dans ta veste

    Avec cette ceinture qui te grossit.

    Ménage ton allure

    Bientôt tu passeras ton Cap.

    Epargne les remarques ;

    Louis, ton père, ne sera pas énervé

    Lucienne ta mère, te dit merci

    Ecoute-moi, pour une fois.

     


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    Lever et coucher de soleil 

     

    Mer, soleil, qu’y a-t-il de plus beau,

    Quand le soir, de votre radeau,

    Vous rêvassez en regardant le ciel,

    Eloigné de toute construction matérielle

    Devant un coucher de soleil,

    Refusant l’appel du sommeil.

    Que vous soyez sur l’île de Malte

    Au cours d’une halte,

    Ou sur l’île de Madère,

    Gardez une âme aventurière ;

    Devant une mer calme et paisible,

    Soyez disponible,

    Pour attendre du soleil son coucher,

    Là où personne ne pourra vous dénicher.

     

    Lever ou coucher de soleil

    Face à la mer, une merveille.

    Debout devant tant de splendeur,

    L’océan est pour toi un vrai bonheur.

    As-tu les pieds dans l’eau,

    Quand fut prise la photo,

    Ou debout sur la berge,

    Qui, pour quelques temps, t’héberge ?

    La mer a perdu sa couleur habituelle,

    Qui lui est bien naturelle,

    Pour un fond jaune/oranger

    Très bien aménagé.

    Pour toi, le peintre s’est dépassé,

    Et sa toile bien brossée.

    Devant tant de splendeur, je reste coi,

    Mon cœur est en émoi.

    Que j’aimerai être à ta place !

    J’écrirai une belle dédicace,

    A cette île qui t’offre, avant d’accueillir le sommeil,

    Un si beau coucher de soleil.

     

    Mes yeux sont embués,

    A qui faut-il l’attribuer ?

    Le soleil s’est enfermé,

    A lui, je m’étais accoutumé.

    Mon cœur est triste,

    Et tout mon être rejette cet archiviste,

    Qui a déjà classé le soleil

    Au fond du rayon des merveilles.

    Devant la noirceur des nuages,

    Qui habillent le paysage,

    Je ferme mes volets,

    Et sur mon lit je ne peux que m’affaler. 

     

    Soleil, quand tu te réveilles,

    La vie s’émerveille.

    Les fleurs, vers toi se tournent,

    De l’ombre, elles se détournent,

    Pour boire ta lumière,

    En écartant leur brassière.

    Les animaux s’évadent de leur tanière,

    Et font l’école buissonnière.

    Bienvenue à ta chaleur,

    Un véritable antidouleur.

    Jusqu’au soir ce sera pareil,

    Et j’admirerais le coucher du soleil.

     

    Soleil de Touraine,

    Tu brilles comme tant de reines,

    Qui ont parcouru tes sentiers,

    Avec leurs cavaliers.

    Tu illumines nos châteaux,

    Amboise, Chambord, Villandry ou Chenonceau.

    Soleil du matin, 

    Tu nous entraines sur tes chemins,

    Pour découvrir Azay-le-Rideau,

    Et passant au pied du château du Rivaux. 

     

    Soleil de Normandie,

    Tu es souvent engourdi,

    Avec les nombreuses pluies

    Qui trop souvent nous ennuient.

    Le pont de Tancarville, tu éclaires

    Quand il surplombe l’estuaire.

    Tu illumines le port d’Honfleur

    Orné de multiples fleurs.

    La pluie n’effraie pas les touristes,

    Qui découvrent en ton sein les palettes des artistes. 

     

    Soleil du Nord, dès le matin, dans le brouillard,

    Tes rayons sont trop blafards,

    Pour percer les nuages du ciel,

    Et nous offrir un coucher de soleil.

    Le vent de tes longues plages,

    M’oblige à un ancrage,

    Pour ne pas m’envoler

    Dans les dunes accumulées,

    Oubliant le soleil

    Qui chez toi ne fait pas merveille.

    (28 juillet 2017)

     


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    Aux représentants des salariés 

     

    Présentez-moi vos revendications,

    Dans un court exposé,

    Pour permettre un climat meilleur

    Dans notre théâtre

    Et surtout sur les pistes de danse.

    Il faut savoir s’adapter.

    Un large sourire ne suffit pas,

    A tout changer d’un coup de baguette magique.

    Je tiens toutefois à renouveler le contenu du règlement intérieur

    Que tout les monde doit connaitre et respecter

    Jusqu’au top final de toute représentation

     

     

     


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  •  

    Affaiblissement

     

    Œuvrer comme un manchot,

    Éviter de porter des plats chauds,

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ?

    Je ne saurais le dire,

    Et encore moins l’écrire ;

    Je ne peux que le vivre ;

    Rien ne m’en délivre. 

     

    Une main qui tremble

    Refusant à l’autre de travailler ensemble

    Empêche toute écriture,

    Même enfermée dans une armature.

    L’arthrose entrave l’articulation,

    Paralysant une bonne circulation.

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ? 

     

    Le corps est affaibli, un peu usé,

    En a-t-on abusé ?

    Pas de pièces de rechange,

    C’est étrange.

    Il faut l’accepter,

    Et, à la vie, rester connecté.

    L’usure de l’âge,

    N’est pas un simple passage. 

     

    Rester debout

    Et de la vie, garder le gout.

    Savoir résister,

    Sans être attristé ;

    Garder l’envie de vivre

    Et chaque jour suivre, 

    La lumière du jour

    Avec beaucoup d’humour.

    (8 avril 2018)

     


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