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    Le soleil

     

     Le soleil a rendez-vous avec la lune ;

    Des télés, ils voudraient occuper la Une,

    Non pour des émissions artistiques,

    Mais pour nous parler de l’Arctique,

    Des ours sur leur banquise,

    De la fonte des glaces, aujourd’hui admise,

    De la disparition de nombreuses îles,

    De populations le seul asile.

     

     Soleil et lune se sont retrouvés,

    Les chaines ne les ont pas approuvés,

    Faute d’audimat assuré,

    Elles ne pouvaient adhérer.

    Un jour de coupe du monde,

    La recette n’aurait pas été féconde ;

    France/Belgique occupait la Une,

    Aucun auditeur pour le soleil et la lune.

     

     Le sort du monde classé aux oubliettes,

    Pour lui, même pas quelques miettes.

    Le réchauffement climatique,

    Là bas au milieu de l’Arctique,

    Pouvait attendre quelque temps

    Sans se soucier des avances de Satan,

    Qui devait suivre le match à la télé,

    Avec lui nous sommes désolés.

     

     Ecologie, mot que tout le monde veut prendre

    Sans chercher à comprendre,

    Que notre terre est en danger,

    Et qu’il faut la ménager,

    Pour laisser à nos petits enfants,

    L’espoir de pouvoir subsister en chantant.

    Écologie, mot à la mode, sans aucune peur,

    Puisqu’il nous fait gagner des électeurs.

     

     Le soleil réchauffe tout le monde,

    La lune éclaire tout le monde.

    De leur hauteur ils voient notre terre

    Et les problèmes liés à l’air.

    Saurons-nous les écouter

    Et sans faille accepter

    Que la terre nous a été seulement confiée,

    Et qu’il ne faut pas la béatifier.

    (10 juillet 2018)

     


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    La révolte d’une mer en furie

     

     Venu des profondeurs de l’océan

    Un terrible serpent, image d’antan,

    Digne fils d’Asclépios dieu grec

    Qui refusait pour ses fils le moindre échec.

    Sur ses gardes sans cesse, il errait au fond de l’eau.

    De peur qu'en surface, un pécheur voulant sa peau

    Ne le reconnaisse et le transperce avec son harpon

    Comme les chasseurs de baleine au Japon,

    Il se tenait dans les cavernes de la mer

    Se cachant en coulisses, éteignant les lampadaires.

    Aujourd’hui, le serpent des mers a décrété : 

    Jour d’exercices et de feux d’artifice bien affutés

    Qui bousculeront les vagues des mers,

    Leur donnant un goût amer.

     

     Comme celle d’une énorme baleine,

    Cétacés échappant aux baleiniers avec peine,

    Sa queue montait et descendait, transperçant l’eau,

    Secouant les flots, culbutant les bateaux.

    La mer ne pouvait se défendre devant cette bête en furie ;

    Pouvait-elle amadouer ce centaure qui la laissait ahurie.

    Elle se laissait emporter au gré des battements de la queue.

    Son allure avait changé ; elle avait perdu sa couleur bleue.

    Une vase sableuse l’avait transformée ;

    Elle ne pouvait s’accoutumer.

    Des vagues impressionnantes se formaient en abondance,

    Défiant la mer de son arrogance.

    Elles balayaient tout sur leur passage,

    Détruisant le moindre balisage.

     

     Allongé sur le sable douillet sous un soleil de plomb

    La tête couverte d’une casquette, je protégeais mon front.

    Le bord de l’eau était tapissé de galets

    Que des vagues bien douces faisaient rouler,

    J’aurais pu chanter 

    Tout en restant abrité : 

    La mer sans arrêt, 

    Roulait ses galets.

    J’étais heureux de pouvoir me détendre ;

    Que le roulis des vagues à entendre.

    J’étais loin d’imaginer ce que ce monstre me réservait,

    Et la tempête qu’il soulevait.

    Je regardais le ciel, de bleu habillé,

    Aucun signe ne le disait barbouillé.

     

     Brutalement le domaine des dieux s’assombrit

    Le vent préparait un charivari.

    L’air de repos se désertait ;

    Rien n’aurait pu nous abriter.

    Il fallait rapidement plier bagages

    Et quitter cette plage,

    Qui devenait dangereuse

    Face à une tempête belliqueuse.

    Le ciel s’ouvrit brutalement

    Laissant s’échapper des trombes d’eau abondamment.

    Le roulis des galets s’était énervé,

    Et sur le sable à grand bruit, dévalés.

    Le ciel se zébra d’éclairs multicolores,

    Il fallait fuir ce corridor.

     

     Devant cette mini bourrasque,

    Qui ressemblait à une arnaque,

    Je quittais cette plage de mes rêves

    Qui, du travail, m’avait permis une trêve.

    Luttant contre des vents adverses

    Accompagnés de fortes averses,

    J’ai pu atteindre mon logement,

    Transis de tels désagréments.

    Le serpent des mers m’avait chassé

    De mon oasis bien agencé

    Le long d’une rive ensoleillée,

    Qu’un ami m’avait conseillé.

    Dame nature, chez elle est maître,

    Il nous faut l’admettre.

    (8 juillet 2018)

     


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    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


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    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


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    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Regarde dans le ciel tout bleu

    Imagine que tu voles sur un nuage

    Bascule et plane de droite à gauche

    Avec le soleil au dessus de toi

    Marche, marche dans les airs…

    Bien au dessus des nuages

    Elance-toi dans l’inconnu

    L’aigle vole à coté de toi,

    L’alouette chante de joie,

    Emerveille-toi dans les hauteurs des cieux.

     

     

     

    Range tes affaires d’école

    Imite ton frère plus jeune que toi.

    Boudinée, tu es dans ta veste

    Avec cette ceinture qui te grossit.

    Ménage ton allure

    Bientôt tu passeras ton Cap.

    Epargne les remarques ;

    Louis, ton père, ne sera pas énervé

    Lucienne ta mère, te dit merci

    Ecoute-moi, pour une fois.

     


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    Lever et coucher de soleil 

     

    Mer, soleil, qu’y a-t-il de plus beau,

    Quand le soir, de votre radeau,

    Vous rêvassez en regardant le ciel,

    Eloigné de toute construction matérielle

    Devant un coucher de soleil,

    Refusant l’appel du sommeil.

    Que vous soyez sur l’île de Malte

    Au cours d’une halte,

    Ou sur l’île de Madère,

    Gardez une âme aventurière ;

    Devant une mer calme et paisible,

    Soyez disponible,

    Pour attendre du soleil son coucher,

    Là où personne ne pourra vous dénicher.

     

    Lever ou coucher de soleil

    Face à la mer, une merveille.

    Debout devant tant de splendeur,

    L’océan est pour toi un vrai bonheur.

    As-tu les pieds dans l’eau,

    Quand fut prise la photo,

    Ou debout sur la berge,

    Qui, pour quelques temps, t’héberge ?

    La mer a perdu sa couleur habituelle,

    Qui lui est bien naturelle,

    Pour un fond jaune/oranger

    Très bien aménagé.

    Pour toi, le peintre s’est dépassé,

    Et sa toile bien brossée.

    Devant tant de splendeur, je reste coi,

    Mon cœur est en émoi.

    Que j’aimerai être à ta place !

    J’écrirai une belle dédicace,

    A cette île qui t’offre, avant d’accueillir le sommeil,

    Un si beau coucher de soleil.

     

    Mes yeux sont embués,

    A qui faut-il l’attribuer ?

    Le soleil s’est enfermé,

    A lui, je m’étais accoutumé.

    Mon cœur est triste,

    Et tout mon être rejette cet archiviste,

    Qui a déjà classé le soleil

    Au fond du rayon des merveilles.

    Devant la noirceur des nuages,

    Qui habillent le paysage,

    Je ferme mes volets,

    Et sur mon lit je ne peux que m’affaler. 

     

    Soleil, quand tu te réveilles,

    La vie s’émerveille.

    Les fleurs, vers toi se tournent,

    De l’ombre, elles se détournent,

    Pour boire ta lumière,

    En écartant leur brassière.

    Les animaux s’évadent de leur tanière,

    Et font l’école buissonnière.

    Bienvenue à ta chaleur,

    Un véritable antidouleur.

    Jusqu’au soir ce sera pareil,

    Et j’admirerais le coucher du soleil.

     

    Soleil de Touraine,

    Tu brilles comme tant de reines,

    Qui ont parcouru tes sentiers,

    Avec leurs cavaliers.

    Tu illumines nos châteaux,

    Amboise, Chambord, Villandry ou Chenonceau.

    Soleil du matin, 

    Tu nous entraines sur tes chemins,

    Pour découvrir Azay-le-Rideau,

    Et passant au pied du château du Rivaux. 

     

    Soleil de Normandie,

    Tu es souvent engourdi,

    Avec les nombreuses pluies

    Qui trop souvent nous ennuient.

    Le pont de Tancarville, tu éclaires

    Quand il surplombe l’estuaire.

    Tu illumines le port d’Honfleur

    Orné de multiples fleurs.

    La pluie n’effraie pas les touristes,

    Qui découvrent en ton sein les palettes des artistes. 

     

    Soleil du Nord, dès le matin, dans le brouillard,

    Tes rayons sont trop blafards,

    Pour percer les nuages du ciel,

    Et nous offrir un coucher de soleil.

    Le vent de tes longues plages,

    M’oblige à un ancrage,

    Pour ne pas m’envoler

    Dans les dunes accumulées,

    Oubliant le soleil

    Qui chez toi ne fait pas merveille.

    (28 juillet 2017)

     


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    Aux représentants des salariés 

     

    Présentez-moi vos revendications,

    Dans un court exposé,

    Pour permettre un climat meilleur

    Dans notre théâtre

    Et surtout sur les pistes de danse.

    Il faut savoir s’adapter.

    Un large sourire ne suffit pas,

    A tout changer d’un coup de baguette magique.

    Je tiens toutefois à renouveler le contenu du règlement intérieur

    Que tout les monde doit connaitre et respecter

    Jusqu’au top final de toute représentation

     

     

     


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    Affaiblissement

     

    Œuvrer comme un manchot,

    Éviter de porter des plats chauds,

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ?

    Je ne saurais le dire,

    Et encore moins l’écrire ;

    Je ne peux que le vivre ;

    Rien ne m’en délivre. 

     

    Une main qui tremble

    Refusant à l’autre de travailler ensemble

    Empêche toute écriture,

    Même enfermée dans une armature.

    L’arthrose entrave l’articulation,

    Paralysant une bonne circulation.

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ? 

     

    Le corps est affaibli, un peu usé,

    En a-t-on abusé ?

    Pas de pièces de rechange,

    C’est étrange.

    Il faut l’accepter,

    Et, à la vie, rester connecté.

    L’usure de l’âge,

    N’est pas un simple passage. 

     

    Rester debout

    Et de la vie, garder le gout.

    Savoir résister,

    Sans être attristé ;

    Garder l’envie de vivre

    Et chaque jour suivre, 

    La lumière du jour

    Avec beaucoup d’humour.

    (8 avril 2018)

     


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