• Bonne fête de Noël et du Nouvel An

    Que vous soyez croyants ou non,

    que la joie de Noël envahisse votre cœur,

    que la paix règne autour de vous.

    Bonne année 2020


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  • Noël de clandestins

     

    Elle est arrivée en France,
    Une valise et deux enfants en bas âge,
    Son mari a été incarcéré dans leur pays.
    Elle a pu sauvegarder son passeport,
    Espérant que son mari pourrait un jour le rejoindre.

    Marche forcée à travers les montagnes,
    Évitant les grandes villes et agglomérations,
    Se faufilant de village en village
    Pour éviter la police
    Elle arrive en France, épuisée et amaigrie.

    Ses deux enfants ont joué le jeu,
    Acceptant les restrictions,
    Avançant jusqu’à épuisement,
    Secourus par une association,
    Qui l’a mise à l’abri dans une petite tente.

    Tous les jours, elles avaient rendez-vous au resto du cœur ;
    C’est là qu’une bénévole lui a proposé un autre logement,
    Un local en bois au fond d’un jardin,
    Au moins pour passer l’hiver,
    Et lui obtenir de vrais papiers.

    On était en décembre,
    Noël n’avait plus de sens pour elle,
    Ses enfants n’attendaient rien ;
    Des cadeaux, ils ne savaient pas ce que c’était ;
    A manger était leur principal souci.

    Comme chaque jour en hiver,
    Le 25 décembre, ils étaient au lit dès 20 heures.
    A trois, sur la banquette lit,
    Ils se réchauffaient mutuellement,
    Bien souvent le ventre vide.
    Peu après elle entendit frapper à sa porte,
    Toute tremblante, craignant toujours la police,
    Elle entrouvrit doucement,
    Des voies se firent entendre : joyeux Noël !
    C’étaient les propriétaires du cabanon.

    En mains de nombreux paquets,
    Qu’ils déposèrent sur le lit.
    Les enfants tremblaient encore de peur.
    La femme leur dit : à demain midi,
    Nous vous attendons pour partager notre repas.

    Aucun mot ne sortait de leur bouche,
    Même pour dire merci.
    Les visiteurs se retirèrent doucement,
    Comme l’aurait fait le Père Noël.
    De la fenêtre la maman les vit rentrer chez eux.

    Quelques guirlandes éclairaient leur domaine.
    Les paquets ouverts, ils trouvèrent de quoi manger,
    C’était la fête
    Des jouets pour les enfants,
    Une robe pour la maman.

    Il ne manquait que le papa pour se réjouir pleinement.
    Qu’était-il devenu ?
    Elle ne pouvait lui écrire et encore moins lui téléphoner.
    Elle était toujours une clandestine,
    Dans un pays où elle apprenait la langue.
    (13/12/2019)

     


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  • Pépin 

    Avec un prénom pareil,
    A l’école tu feras merveille.
    Des pépins dans tous les coins,
    Ils croiseront ton chemin.
    Les uns amusants,
    Les autres méchants,
    Ne t’arrête pas sur ces derniers,
    Laisse-les sur leur tas de fumier.

    Que de sarcasme te sont familiers,
    Ils émanent de tes alliés.
    Pépin le bref,
    Qui fut un grand chef.
    Pépins d’agrumes
    Pépins de poire
    Plein ton mouchoir
    Et de nombreux légumes.

    Pépin !
    Tu vas tomber dans le ravin !
    Tu n’as pas pris ton pépin
    Ce matin.
    Il va pleuvoir
    Jusqu’au soir.
    De pépins dans la vie,
    Tu vas en être rempli.

    Petit pépin,
    Plein de chagrin,
    Tes copains se sont enfuis,
    Refusant ton appui.
    Tu ne sais que faire,
    Seul pour te distraire.
    Ils ne savent pas ce qu’ils ont perdu,
    Tous ces individus.

    Pépin,
    Tes copains ne sont pas malins ;
    Dans leur vie, ils auront tous des pépins,
    Ces petits galopins,
    Ils mangeront des raisins verts
    Au goût très amer.
    Ils tomberont dans leur propre ravin,
    Comme de vulgaire lapin
    (11/12/2019)

     


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  • Les godillots

     

    Déposés au bord de l’eau,
    Mes vieux godillots,
    Me servent surtout l’hiver
    Quand la température me rend amer.

    Je les aime ces vieux godillots
    C’est un cadeau de l’ancien proprio,
    Qui déménageait dans un appartement
    Assez rapidement.

    L’hiver ils me tiennent au chaud,
    Avec eux, pas besoin de réchaud,
    La tempête les respecte
    Car elle les trouve corrects.

    Je peux traverser les petits marécages
    Et les nombreux bocages,
    Qui cernent notre habitation,
    Sans prendre les déviations.

    Au printemps, avec eux, je parcours les forêts,
    Sur la tête un béret,
    A la recherche de quelques fleurs,
    Comme le ferait un receleur.

    En automne je retrouve les forêts
    Avec intérêt
    A la recherche de champignons
    Dont je suis un champion.

    Dès le retour maman prépare une omelette,
    Avec un peu de ciboulettes,
    Ce sera le repas du soir
    Avant de se coucher dans le noir.

    J’aime ces godillots,
    Hiver ou été, ils me tiennent au chaud
    C’est un cadeau qui j’ai reçu
    Pour moi, ils ont été conçus.

    Mes pieds ont grandi
    Les godillots, une véritable tragédie
    Ont vieilli et sont largement usés ;
    Je les ai placés sur une étagère sans les accuser.
    (02/11/2019)

     


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  • Regard

     

    La glace de la salle de bains me transmet une figure
    Qui ne me parait pas très mature,
    Figure fatiguée
    Figure intriguée,
    Figuré ridée,
    Figure déjà usée,
    Figure d’une autre,
    Qui est peut-être la vôtre.
    Ce n’est pas mon visage,
    Plus de trace de bronzage ;
    Visage pâle comme l’aurait dit les peaux-rouges,
    Visage blanc comme une courge.

    Halloween, tu tiens ta vengeance ;
    Si c’est toi, un peu d’indulgence,
    Je n’ai pas sortie les enfants
    Comme tous les ans,
    A la quête de bonbons,
    Ils étaient furibonds.
    Il pleuvait abondement,
    Le temps, un grand chambardement.
    Les portes seraient restées fermées,
    Je peux vous l’affirmer.

    Ce visage n’est pas le mien,
    Vous le savez très bien.
    Ce n’est pas celui que les autres vont voir,
    Je veux rester dans le noir.
    Je ne peux leur montrer un tel regard,
    Ils me regarderaient avec des yeux hagards,
    Leur regard m’anéantirait,
    Ils me mentiraient
    Me flagelleraient

    Me révéleraient.
    Le regard de l’autre est une baïonnette,
    Qui me prend pour une minette,
    il me fusille à bout portant
    Comme tout incompétent.
    Rempli de peinture diverses
    Mon visage n’est plus en détresse,
    Mais ce n’est plus le mien,
    Il se confond avec le tien.
    Dans le tien, je suis engloutie
    Et presque emboutie.

    Ce regard que je fuis dans la glace
    Me laisse de glace.
    Il me fait peur,
    Mes rides me renvoient ailleurs,
    A la mort de maman couché dans son cercueil,
    Son visage pur, était ridé malgré des bains de tilleuls.
    Elle ne se maquillait pas
    Pour elle, aucun tracas,
    Elle se voyait telle qu’elle était,
    A personne elle ne mentait.
    (01/11/2019)

     

     


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  • Rêverie magique

     

    Elle aimait ses rendez-vous magiques avec les mots ;
    Ils lui collaient à la peau ;
    Avec eux, elle entrait dans une profonde rêverie,
    Et les paupières de ses yeux fatiguées comme son canarie,
    Pénétraient dans un espace lointain,
    Autour d’elle, tout était éteint.

    Une nuit profonde sans nuage
    L’emmenait pour un lointain voyage,
    Où les mots se liaient entre eux
    D’un air tout joyeux.
    Là bas, ils tombaient de ses mains,
    Elle s’endormait jusqu’au lendemain.

    Mots de vie et d’amour,
    Qui dureraient toujours.
    Rivière de tendresse
    A chacun sa caresse.
    Soleil de minuit,
    Sur lequel ils s’appuient.

    Pour elle, le temps s’était arrêté,
    Les mots s’étaient émiettés,
    Pour donner d’autres mots,
    De vrais frères jumeaux,
    Qui tournaient autour d’elle,
    Comme des hirondelles.

    Elle aurait aimé les appréhender,
    Pour mieux les amender,
    Elle qui aimait écrire,
    Et en se couchant les lire.
    Attendre sur les ailes de l’aurore,
    Sans glisser à bâbord.

    Les mots dansaient au tour d’elle,
    Rien n’était réel ;
    Les étoiles scintillaient dans le firmament,
    Pour l’éclairer abondement.
    Sa tête saurait-elle enregistrer,
    Et ces mots la pénétrer.

    Rêverie d’un jour
    Qui le matin lui dira bonjour,
    Pour lui restituer la douceur de son rêve ;
    Elle écouterait comme un bon élève
    Pour reconstruire ce qu’elle avait vécu
    Et en être convaincu.

    La cahier ouvert, plume à la main,
    Elle n’attendrait pas demain
    Pour faire danser les mots
    Comme elle les avaient vus plus tôt
    Au milieu d’un ciel étoilé,
    Qu’elle ne voulait voiler.

    Les pages couvraient sa rêverie,
    Laissant leurs armoiries,
    En bas de chaque page
    Doucement, sans aucun tapage.
    Tout était inscrit noir sur blanc
    Sans rien d’accablant.

    Poète heureuse en relisant ses lignes,
    Pour son cœur, bien dignes,
    Les mots ne se sons pas envolés,
    En la laissant affolée,
    Au réveil le matin,
    Semblable à une catin.

    La puissance de ces mots,
    Comme de vrais esquimaux
    S’épanouit dans le silence,
    Empli d’excellence.
    Ils vivent dans nos rêveries,
    Et glissent le jour sur notre voirie.
    (30/10/2019)


     


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  • ATTETION ! ! ! 

    LE COMPTE DE FEE CAPUCINE A ETE PIRATE ET J'AI RECU DEUX MESSAGES FRAUDULEUX SOIT DISANT DE SA PART. NE REPONDEZ JAMAIS A CE GENRE DE MESSAGE. JE L'AI PREVENUE POUR QU'ELLE CHANGE SES CODES D'ACCES


    3 commentaires
  • Ma messagerie a repris de la vigueur. Un message avec 3 photos en annexe a été donné plus de 400 fois, ce qui a tout bloqué. Il m'a fallu de la patience pour les annuler un à un. Il ne s'agirait pas de virus car j'ai un bon anti virus mais d'une anomalie du réseau Orange. Je vais essayer d'aller plus loin.

    Bonne journée à tous

    Daniel

     


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