• Atelier 155 chez Ghislaine

    Ces dames patronnesses 

    Cette dame du grand monde,
    Surveillait à la ronde,
    L’arrivée des bourgeoises parisiennes
    Dont sa fidèle amie Adrienne,
    Pour rejoindre la Côte d’Azur.
    À sa robe de magnifique pliure.
    Elle l’avait achetée sur les champs Élysées.
    Plis des jambes croisés.
    Elle était fière de son chapeau,
    Qui la protègera du soleil mais pas de l’eau.

    Une chose la gênait terriblement :
    La décision du gouvernement
    D’accorder à tous les travailleurs des congés payés !
    Elle en était effrayée.
    L’ouverture des plages à tout le monde
    Et pourquoi pas au tiers-monde !
    C’est une aberration,
    Le fruit de négociations.
    Elle avait lu, la décision dans son journal.
    Le train est bien plus rapide que le cheval.

    Elles les voient arriver, ses amis.
    Leurs toilettes sont magnifiques ;
    Avec un petit côté magique.
    Complète leur petite académie.
    Chacune papote avec ses secrets,
    Rien d’indiscret !
    Elles se dirigent vers le quai,
    Chacune porte ses paquets.
    Une seule étape pour le trajet
    La gare du Rouget.

    Dans un mois, le train sera bondé,
    Avec ces congés infondés.
    Les plages seront noires de monde,
    Les promenades immondes.
    Où sera notre tranquillité
    Avec cette promiscuité ?
    Les restaurants, n’en parlons pas,
    Ils auront des chèques-repas.
    La Côte d’Azur, sera une belle pagaille,
    Avec toute cette racaille !
    (11/06/2021)


  • Commentaires

    9
    Dimanche 13 Juin à 09:02

    Oui je confirme ! C'est ainsi sur nos plages, dans notre ville !

    Mais c'est aussi ce qui fait vivre notre belle côte d'azur.

    Merci Daniel pour de 155 réussi 

      • Dimanche 13 Juin à 10:20

        Bon dimanche ensoleillée sur ta côte. Bisou. Daniel

    8
    Samedi 12 Juin à 23:19
    colettedc

    Mille bravos Daniel, superbement bien relevé, le défi !!! 

      • Dimanche 13 Juin à 08:57

        Bonjour Colette. C'est Jacques Brel qui m'a ouvert la route. Bonne journée. Daniel

    7
    Samedi 12 Juin à 16:24
    Renée

    C'est peut-être bien ce qu'on ressentis ces gens de la haute il fut un temps. BRAVO superbe texte.  bon weekend bisous bisous

      • Samedi 12 Juin à 16:40

        Merci Renée. Bon week-end Daniel

    6
    Vendredi 11 Juin à 20:31
    Séverine

    Encore aujourd'hui, les place sont chers sur les plages de la Côte d'Azur, même si on ne parle plus vraiment de bourgeoisie.

    5
    Vendredi 11 Juin à 17:52
    Les pauvres bourgeoises. C'est terrible pour elles de partager les plages ! Elles ont eu ensuite des plages privées ce qui fait que les travailleurs seront encore plus serrés sur le peu de plage qu'il leur reste. Bon weekend et bises.
      • Vendredi 11 Juin à 18:40

        Triste réalité des années 1936. Bon week-end. Daniel

         

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