• Cactusfolk 73

    Sauras-tu

    Cactusfolk 73

    Que de fois j’ai entendu ces mots : sauras-tu.
    Je n’étais pas têtu,
    Mais ces deux mots touchaient mon ego,
    Je n’étais pas nigaud !
    J’avais hâte de devenir grand,
    Pour être avec moi cohérent.
    J’avais peur de traverser la crise d’ado,
    Qui venait rapidos.
    La vie serait un long fleuve tranquille,
    Pour ceux qui ressemblaient à Achille.

    Devant ma voisine qui avait mon âge,
    Mon émoi prenait le large.
    On se tenait les paumes de mains
    Tout le long de chemin,
    Pour rejoindre l’école,
    Devant le lycée agricole.
    Je l’aimais cette fille
    Ma petite Camille.
    De ma fenêtre de chambre, je la voyais
    Mon cœur vacillait.

    Chaque jour, on se faisait signe,
    De nos fenêtres ouvertes,
    Elle m’était offerte.
    Nous avions mis en place des consignes,
    Pour ne pas être vus de nos parents,
    Nous n’étions qu’adolescents.
    Un soir je l’ai aperçue en petite tenue,
    Devant moi aucune retenue.
    Mon cœur jouait de la chamade,
    Je ne craignais aucune brimade.
     
    Le lendemain je lui offrais la riposte,
    En petite tenue à mon poste.
    Jamais on n’en a reparlé
    Mais son image était bien emballée
    Dans mon cœur.
    Quel instant de bonheur.
    Sa famille a déménagé
    Tout mon être s’est senti piéger.
    Je n’ai jamais su pourquoi ;
    Ils étaient devenus québécois.

    Un jour j’irai au Canada.
    J’arrangerais mon agenda.
    Mais voilà, elle ne m’a pas laissé son adresse
    Quelle maladresse.
    Lors de leur déménagement,
    J’étais en hébergement
    Avec toute ma famille.
    En rentrant, plus de Camille.
    Mes parents ont été surpris,
    Je n’ai rien compris.
    (30/06/2021





  • Commentaires

    4
    Mercredi 30 Juin à 18:03

    Mon cher Daniel je crois que ces mots c'est ledéfi de la plume pour EVY

    Bisous

      • Mercredi 30 Juin à 18:07

        Je vais essayer de rectifier. Bonne soirée. Daniel

    3
    Mercredi 30 Juin à 17:22
    Florence

    oh triste histoire, rêvons il faut le croire que ce poème volera vers elle en la touchant dans son coeur, elle ressentira ce bonheur ! belle soirée 

      • Mercredi 30 Juin à 17:55

        Les amours de jeunesse s'envolent trop vite et laissent souvent des traces. Bonne soirée. Daniel

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