• Chaton

     Besoin d’écrire pour exister,
    Sans se faire assister.
    Briser le carcan de ses fêlures,
    De toutes ses blessures,
    Surmonter les ombres du passé,
    Qui sont trop froissées.
    Dessin complet d’une existence
    Dans toutes les circonstances.
    Les laisser à titre posthume,
    Dépassant les amertumes.
    Vaste projet,
    Maintes fois rejeté.

    Revivre ces moments pourris
    Effacés par un invisible bistouri.
    Ils ont vécu,
    Ils ont été vaincus
    Ils ne sont plus,
    Ils ont été exclus.
    La mémoire les a enfermés,
    Sans les déformer.
    Coincés dans un fond interne
    Enfermés au fond d’une citerne.
    Ne pas les laisser remonter à la surface,
    Pour revivre des angoisses.

    Projet non abandonné.
    Les premières pages crayonnées,
    Sur le clavier de l’ordinateur
    Se cachait l’évaluateur.
    Passages supprimés
    Ils étaient déprimés.
    Il fallait changer la forme,
    Elle était difforme.
    Revivre ces cauchemars,
     Enfoui dans le plumard.
    Mon cœur a dit non,
    Sinon…

    Mon projet se transforme,
    Il a une autre forme.
    Celle qui me passionne,
    Que la muse me donne.
    Un ensemble de poèmes,
    Un genre de bohème,
    Comprendra qui voudra.
    Pour certains à classer dans un débarras.
    D’autres sauront lire entre les lignes,
    Et découvrir les signes.
    Lecture de ma vie, ils sont dignes
    Ils comprendront les signes.

    Les prémices de mon enfance
    Cette période pleine d’innocence.
    L’adolescence
    Étape de la croissance.
    Port de la soutane,
    Service militaire ce grand platane,
    À l’époque de l’Algérie
    Où beaucoup ont péri.
    Mariage joyeux,
    Résultat malheureux.
    Ces périodes dans les oubliettes
    Emportées dans une charrette.
    (25/06/2022)


  • Commentaires

    13
    Samedi 2 Juillet à 10:19

    Bonjour Daniel. Ton texte a suscité des commentaires émouvants eux aussi. Bonne journée

    12
    Vendredi 1er Juillet à 14:47

    bonjour Daniel c'est très beau ce texte j'aime beaucoup, il fait doux mais gris j'espère que le soleil sera au rendez vous pour ce weekend ,je te souhaite un très bon Vendredi

    11
    Mercredi 29 Juin à 04:09
    colettedc

    Très bon titre choisi, Daniel et quel parcours vécu !!! 

    10
    Mardi 28 Juin à 15:10

    Chacun fait comme il peut  avec son passé 

    Ressasser ne sert à rien 

    L'écrire peut apaiser 

    S'en servir pour rebondir 

    Bone journée Daniel

      • Mardi 28 Juin à 16:13

        Le passé ne peut être effacé sur l'ardoise de notre vie. Il est là. Il me fallait trouver un autre moyen que le livre pour apaiser mon âme. Merci pour ton message. Daniel

    9
    Mardi 28 Juin à 14:16

    Bonjour Daniel. Je voulais raconter la vie difficile de ma mère avec 7 frères et soeurs, mais je n'ai fait que commencer

      • Mardi 28 Juin à 16:11

        On était dans la même situation, sauf que j'étais le héros ! Bonne fin de journée. Daniel

    8
    Mardi 28 Juin à 14:13

    J'ai retrouvé dans ton poème qques phrases de mon livre et je te remercie d'en citer qque unes..

    La passé est source de souci si on s'attarde trop dessus

    l'écrire et passer à autre chose

    c'est ce que j'ai fait.

     

      • Mardi 28 Juin à 16:07

        Merci Ghislaine pour ton commentaire. Oui j'ai repris quelques phrases de ton livre car elles correspondaient bien à ce que j'ai vécu. Ce n'est pas du copier/collé mais le simple transfert de lignes qui m'ont fait u bien. Bonne fin de journée. Bisous Daniel

    7
    Mardi 28 Juin à 13:36
    J'ai renoncé aussi à écrire une autobiographie trop douloureux retours sur le passé. J'écris des romans ou j'imagine des vies aux autres en s'inspirant néanmoins un peu de la mienne. Bisous
      • Mardi 28 Juin à 16:10

        J'étais bien avancé dans mon texte, mais je revivais la nuit ce que j'avais vécu. STOP Il me fallait vider mon cœur autrement. Merci pour ton commentaire. Daniel

    6
    Mardi 28 Juin à 13:24

    Bonjour Daniel !

    Je suis très touchée par ce que tu écris

    Ayant beaucoup souffert après le décès de mon père, la dérive de ma mère et notre placement par la DDASS à tous les 7 frères et soeurs en familles d'accueil, il m'est arrivé d'avoir envie d'écrire ce douloureux parcours ! J'y ai renoncé, trop compliqué, trop chargé d'émotions enfouies. Trop de personnes encore vivantes impliquées... Comme toi, j'ai choisi la poésie pour exprimer mes émotions et dire, à mots couverts, tous mes chagrins passés !

    A lire entre les lignes comme tu dis si bien !

    A ceux qui lisent de décrypter les signes...

    Rien n'est à mettre au débarras je pense. ce que nous écrivons, c'est d'abord à nous que ça appartient. puis à celles et ceux qui ont le coeur assez grand pour prendre et comprendre sans juger. Je sens que je vais me promener chez toi pour lire et découvrir autre chose que tes participations aux différents défis d'écriture. Tu mérites cet approfondissement je trouve.

    Pardonne-moi ce long commentaire sincère. Tu écris cher Daniel et tu existes très fort, crois-moi

    Bises amicales

    An'Maï

     

      • Mardi 28 Juin à 16:04

        Bonjour An'Maï

        Merci pour ton message qui me conforte dans le choix que j'ai fait. Étant chrétien et pratiquant, je ne pouvais mettre par écrit le déroulement de mes souffrances et des bons moments traversés. Je voulais que mes enfants le comprennent et en soient conscient. Mais j'avais pardonné dans mon cœur. J'ai détruit ces semaines de travail pour ne pas retrouver les cauchemars qui m'ont tant secoué. Ta révélation me va droit au cœur. Tu as su lire entre les lignes. Bonne fin de journée Daniel

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