• Fermer les Vannes


    Fermer les vannes

    Peut-on fermer, des souvenirs, les vannes
    Pour empêcher le moteur de tomber en panne ?
    Peut-on les endiguer,
    Et hors de nous les irriguer ;
    Se battre contre eux au corps à corps,
    Et chaque jour encore,
    Ne pas leur céder un pouce de terrain,
    Et les laisser dans leur souterrain.
    Pour profiter chaque matin
    Sur un autre chemin,
    De la lumière du soleil
    En regardant butiner les abeilles
    Autour des roses printanières,
    Qui vous offrent de magnifiques bannières.

    Facile à dire, pas à faire
    Même perdu au milieu d’un désert.
    Mettez-les dehors avec force,
    Et engager un profond divorce ;
    Empêchez-les de revenir au galop
    Vous laissant tout palot.
    Ils se sont enferrés au fond de votre être
    Cassant votre altimètre
    Pour chercher d’autres repaires
    Même dans une vie prospère.
    Dans le moindre recoin, ils se cachent ;
    Ce sont de véritables apaches,
    Qui veulent bloquer votre avenir,
    Pour ne jamais vous assainir.

    Marcher, toujours marcher
    Sans se laisser empêcher
    Sur une nouvelle route
    Qui ne vous laissera pas en déroute.
    Trouver d’autres chemins,
    Avec celui qui vous tendra la main.
    La solitude n’est jamais une solution
    Pour combattre toute sorte d’aliénation.
    Recherche la chaleur du soleil
    Enferme-toi, s’il le faut, dans une bouteille
    Jetée à la mer, emmenée par les vagues,
    Vers une contrée où éclatera ton goulag,
    Pour une vie plus agréable
    Dans un avenir incroyable.
    Plus que marcher, avancer,
    Se laisser balancer
    Par la douceur de la vie ;
    Traverser le pont levis,
    Sous la lumière du soleil,
    Au milieu d‘arc-en-ciel ;
    De l’autre coté du rivage,
    T’attend de nouveaux pavages
    Où glisseront tes pas,
    Refusant d’attendre le trépas
    Pour vivre peinardement,
    Et profiter de chaque jour qui passe
    Ouvrant devant toi de nouveaux espaces.
    La vie est belle, laisse toi bercer
    Sans toujours tergiverser.
    (11/02/2019),

     


  • Commentaires

    3
    Mercredi 13 Février à 07:57
    Séverine

    Difficile en effet de les mettre à la porte, il y a toujours un petit quelque chose qui les fait revenir au galop !

    2
    Mardi 12 Février à 18:26
    Difficile de se séparer de son passé mais on peut y arriver. J'y suis parvenue et je fais aussi attention à ne pas penser à l'avenir et à vivre intensément l'instant présent. Bisous
    1
    Mardi 12 Février à 17:47

    Bonsoir Daniel,

    Un très beau poème qui dit la difficulté d'oublier. Les pensées sont là, toujours, qui reviennent inlassablement, tournant autour de nous comme des mouches énervées par l'orage. Je sais de quoi tu veux parler. Mais leur résister est encore pire. Je crois qu'il faut essayer de lâcher prise et de laisser passer les pensées, comme passent les nuages, tout en vivant l'instant présent dans ce qu'il a de mieux à nous offrir.

    Belle soirée à toi !

    Amitiés,

    Martine

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