• Je rejette le "petit nègre" de Jill

    Couleur de peau

    Que tu sois blanc, que tu sois noir
    L’un comme l’autre connait le désespoir
    Ils sont tous les deux des humains
    Qui doivent manger à leur faim.

    Que tu sois jaune ou café au lait,
    Tu as le droit de vivre
    Et ne pas simplement survivre,
    Pour apaiser ton palais.

    L’humain, dans son ensemble, n’aime pas partager
    Et encore moins dédommager ;
    Ceux qui ont été lésés
    Il faut les aider à se réaliser.

    Toi le grand blanc « européen », dit civilisé
    Accepterais-tu d’être traité de colon dépaysé,
    Par ceux que tu appelles « petit nègre »,
    Et qui sont bien souvent intègres.

    Rejetons ces images d’Epinal,
    Du petit noir qui ne serait qu’un marginal,
    Comme nos livres scolaires les montraient
    Il y a des années, illettrés.

    Regardez les grandes équipes de foot,
    Pour qu’elles ne soient pas en déroute
    Elles attirent des joueurs qui ne sont pas blancs
    Et ne les laissent pas, en attente, sur le banc.

    Tout être humain doit être respecté
    Qu’il soit blanc, jaune ou noir,
    C’est pour chacun un devoir,
    Il ne faut jamais les étiqueter.

    Tous ces gens qui sont dans la rue,
    Sans toit, ne sont pas des malotrus ;
    N’oublions pas notre passé récent
    Nous avons été des émigrés souvent encore adolescents.

    Les africains sont venus à notre secours,
    Non par devoir, mais par amour ;
    Sachons leur renvoyer la balle
    Refusant qu’ils restent en cabbale.
    (17/02/2019)


  • Commentaires

    5
    Mercredi 20 Février à 11:28

    sourires, un cri du coeur qui devrait être universel. J'espère cependant que tu avais entendu le second degré de Jill qui ridiculisait surtout le patron. C'est super si cela t'a fait réagir ainsi. Et n'oublions pas de ne pas faire d'angélisme. Il y a de bonnes et de mauvaises personnes partout et de toutes les couleurs. J'ai beaucoup aimé le film Green book qui déconstruit justement les clichés à front renversé en s'inspirant de l'histoire vraie d'un pianiste virtuose noir américain qui embauche un chauffeur blanc d'origine italienne du Bronx pour aller faire une tournée de concerts dans le Sud des Etats-Unis.

    Belle semaine

      • Mercredi 20 Février à 17:51

        Je réagis toujours quand on parle de" petit nègre" car la réalité en Afrique n'est plus celle là. J'y ai, vécu 5 ans, je suis allé dans des villages de la brousse, et on ne parle plus de petit nègre. Pour moi ce sont d'abord des humains. On n'est plus à l'époque des colonies. Merci pour ton commentaire. Bonne soirée. Je vais essayer d'aller sur ton site. Daniel

    4
    Mardi 19 Février à 20:10

    Coucou Daniel

    Un texte vrai et très émouvant dommage de voir

    ça encore en 2019 c'est une honte..

    On est pourtant tous faits pareils.

    bisous l'ami

    3
    Lundi 18 Février à 18:46

    Suivant les défis proposés, ici chez Marianne et ses mots inusités en ancien français, j'use d'humour le plus souvent... Dans ce texte, à prendre au second degré tout de même, le domestique de couleur à bien de l'humour ici et j'use du parlé petit nègre, je ne traite personne de et ne suis pas fière de ce que les belges ont fait autrefois au Congo, en conquérants... sarcastic Pas aisé d'en faire un monde juste et fraternel de cette planète... sarcastic comme le dit Martine !

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    2
    Lundi 18 Février à 17:25
    Le racisme est à condamner et tu le fais très bien dans ton poème mais il n'est pas à sens unique , il y a des noirs qui font du racisme anti blanc aussi. La peur de l'autre différent (couleur de peau, religion, moeurs..) qui entraîne la haine est universelle hélas.
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