• Grigol

    Grigol, ce prénom vient de Géorgie,
    En France, il a resurgi
    Bien timidement
    Et ponctuellement.
    Peu de filles portent ce prénom
    Rarement les garçons.
    Peu de gens le connaissent
    Ce n’est pas une faiblesse.
    Il faut le respecter
    Et le prénom donné par les parents, accepter.

    Petite gamine, tu t’appelles Grigol,
    Et tu n’as pas de bol
    Mais tu as un joli col.
    Tu as vite pris ton envol,
    En classe on te surnomme Gogol,
    Parfois guignol,
    D’autres Mongol
    Ou comme les jeux électroniques Cogol
    Tout ça pour amuser la galerie
    Ce qui te laisse ahuri.

    Ton père est d’origine géorgienne,
    Ta mère alsacienne.
    Ils se sont rencontrés durant un voyage
    En route, ils faisaient de covoiturage.
    Comme eux, tu comprends déjà plusieurs langues
    Et tu aimes porter de jolies bagues.
    A l’école, tu t’es imposé
    Et personne accusée,
    De s’être moquée de toi
    Tu respectais ta foi.
    (31/10/2018)

     

     


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  • Clitorine

     Ce prénom existe bien
    Internet en donne le lien,
    Il serait même assez répandu,
    Pour son coté sexuel, assidu.
    Je ne me lancerai pas sur cette glissade
    Digne du marquis de Sade.
    Je vais jouer avec ses dernières lettres
    Et un peu prude paraitre.

     

    Clitorine
    Comme son amie Bécassine,
    Aime les sardines
    Qu’elle mange avec quelques racines
    Qu’elle jardine,
    Au fond d’une grande bassine
    Car elle est citadine.
    Elle s’imagine,
    Qu’elles ont beaucoup de vitamines,
    Très peu alcalines.
    Elle les prépare avec de la farine
    Et un peu d’aspirine,
    Obtenue par la médecine,
    Sans oublier la caféine,
    Comme écrit dans son magasine
    Spécialiste de la cuisine ;
    Elle recouvre le mélange de paraffine,
    Et le met dans une turbine
    Pour obtenir une pate bien fine
    Qu’elle étend sur une table en mélanine.
    Elle y étalera de l’échine,
    Avec un peu de gélatine.
    Elle est un peu enfantine ;
    En travaillant elle baratine,
    Avec son amie Bécassine,
    Qui n’est pas sa cousine.
    Elles se prennent pour deux héroïnes,
    Quatre étoiles en cuisine.
    (24/10/2018)

     

     


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  • Mercedes 

    Mère Cédesse,
    D
    e son prénom Agnès 

    Vient d’être nommé abbesse, 

    Du couvent de Sainte-Adresse ; 

    L’avis est paru dans la presse. 

    Les sœurs l’appellent Mercedes, 

    Car pour réciter les psaumes elle se presse, 

    Elles iront à confesse.

    Le couvent n’est pas doté d’une Mercédès,
    Car ils font vœu de pauvreté ;
    Même dans les lieux non habités ;
    Mais il a sa Mère Cédesse,
    Leur nouvelle abbesse
    Qui leur vient de Bourg-en-Bresse,
    Le pays des ânesses.
    N’est pas encore connue sa nouvelle adresse,
    Elle s’en désintéresse.

    Elle est plein de tendresse
    Mais, des sœurs, n’accepte aucune faiblesse.
    Avec elles, le dimanche, elle décompresse,
    Car c’est un jour d’allégresse.
    Elle ne se prend pas pour une déesse,
    Et s’occupe des détresses.
    Si une sœur est trop diablesse,
    Elle lui botte les fesses.

    Chaque sœur, à tour de rôle, est hôtesse,
    Ce n’est pas un droit d’ainesse.
    Chaque année est organisée une kermesse,
    C’est un jour de grande ivresse,
    Q
    ui débute par une grand’messe
    Où se précipitent les dames patronnesses,
    Qui soutiennent le couvent de Sainte Adresse
    Avant tout par politesse.

    Elles ne voudraient pas qu’il régresse ;
    Pour elles, c’est une question de sagesse.
    Elles le font avec tendresse,
    Et un peu de souplesse,
    Loin de toute ivresse.
    Les sœurs la préparent en vitesse,
    Pour faire plaisir à Mère Cédesse.
    (9 octobre 2018)

     

     

     


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  • Eusébio

    Eusébio
    Tu n’as pas connu Ronaldo
    Avec lui tu aurais pu monter sur la première marche du podium,
    Et entrer dans un présidium.
    Je ne connais ni l’un ni l’autre,
    Du foot, se sont des apôtres ;
    S’ils avaient été face à face sur le même terrain,
    Du résultat je n’en suis pas certain.

     Eusébio vit dans un nouveau quartier,
    Son père est chauffeur routier.
    Il est arrivé en France il y a deux ans seulement,
    Et s’est vite intégré à son nouvel environnement.
    Il parle presque couramment notre langue
    Il est avec ses parents, bilingue.
    Sa mère fait des ménages,
    Et considère que son fils est trop sage.

    Il aime jouer au foot
    Comme gardien de but surtout.
    Ses copains le compare au Portugais.
    En classe il est toujours gai ;
    Il se situe dans la moyenne
    Juste avant son amie somalienne.
    Ses parents sont fiers de ses résultats,
    Dans la famille, ils en font tout un plat.

     Pour le faire râler, et monter au créneau
    Certains écrivent son nom sur le tableau,
    Heu, c’est bio,
    Pauvre Eusébio.
    D’autres l’appelle Eusèbe,
    Face ces racontars il se dérobe
    Il en rit mais ne comprend pas toujours les plaisanteries,
    Car son vocabulaire est encore un peu amaigri.

     Pas facile d’être un étranger
    Dans un pays qui vous a hébergé.
    Les enfants dans leur insouciance,
    En dehors de toute conscience,
    Se moquent d’eux
    Ce qui les rend malheureux.
    Regardons la vie en face,
    Un jour nous avons été étrangers à leur place.
    (2 octobre 2018)

     

     

     


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