• L'handicapé

    L’handicapé

     

    Fallait-il te garder, toi futur handicapé,
    Encore bien au chaud dans mon ventre ?
    Quand tu sortiras pour pousser ton premier cri,
    Quel bébé seras-tu ?
    Attente heureuse d’une nouvelle maternité,
    Drame de l’inconnu pour le couple.

    Nous t’avons fait à deux,
    Nous t’avons attendu à deux.
    Dans mon corps, tu t’es développé,
    Je te sentais bouger,
    Tu voulais vivre,
    Sortir comme les autres bébés.

    Nous avons consulté, médecin, gynécologue, mains spécialistes…
    Tous, la même réponse : c’est à vous de choisir !
    Nous ne savons si c’est à cause de l’Esprit Saint,
    De l’ange gardien de notre bébé,
    Mais notre décision a été de lui donner sa chance ;
    Notre foi en la vie avait pris le dessus.

    Tous les handicaps ne sont pas décelés au niveau du fœtus.
    Compte tenu d’antécédents médicaux,
    Cette femme a été suivie de près par le corps médical.
    Son fils, Louis Bryan, est né sans problème ;
    C’était même un joli bébé.
    Ce n’est que vers trois mois que les anomalies apparurent.

    L’enfant était polyhandicapé.
    Un drame qu’il fallait surmonter,
     Et lui donner un environnement d’amour.
    Toutes les journées ne sont pas faciles,
    Bien qu’il soit très gentil.
    Chaque année qui s’écoule, est une année de gagnée.

    Une association de bénévoles a été créée
    Pour aider les parents tant financièrement
    Que moralement.
    Louis Bryan a aujourd’hui 24 ans
    Jour de joie et bonne humeur
    Pour un jeune homme qui aime la vie.

    Si vous le croisez dans la rue sur son fauteuil,
    N’ayez pas peur de le regarder,
    C’est un homme comme les autres.
    Un petit sourire égaillera son cœur,
    Et le vôtre aussi. Il pensera, sans pouvoir vous le dire :
    « Acceptez-moi tel que je suis ».

    Je ne vous demande pas de m’aimer,
    Mais de m’accepter avec votre cœur.
    Donnez-moi un peu de votre amour.
    Changez votre regard sur les handicapés.
    Ils ont leur place dans votre quotidien,
    Ce sont des humains comme vous.

    Le plus handicapé n’est-il pas celui qui rejette le handicap.
    Il y a de la place pour tout le monde sur terre.
    Un peu d’amour et une simple amitié,
    Transformera notre environnement.
    Pensez à ceux qui ont du mal à circuler,
    Garez votre véhicule sans mordre sur le trottoir.
    (12/02/2020)
     


  • Commentaires

    8
    Jeudi 20 Février à 08:31
    Séverine

    Je me souviens de rencontres avec des handicapés à Lourdes, ils ne voulaient pas être regardés avec pitié, ils aimaient la vie.

      • Jeudi 20 Février à 11:49

        Des handicapés il y en a au coin de notre rue : les personnes âgées qui ont du mal à se déplacer ! Bon après-midi. Papa

         

    7
    Jeudi 20 Février à 00:42
    colettedc

    Un bon texte très touchant, Daniel ! Bon jeudi !

    6
    Mercredi 19 Février à 19:52

    Bonsoir Daniel,

    Ton texte est très émouvant. Tout simplement, merci.

    Bonne soirée à toi.

    Martine

    5
    Mercredi 19 Février à 18:54

    Très émouvant ton texte 

    Pas facile à gérer dans le monde actuel 

    Mais je pene qu'autrefois c'était encore pire 

    Bonne soirée Daniel 

     

     

      • Jeudi 20 Février à 11:47

        L'handicapé rencontre toujours des obstacles sur sa route : voiture stationner sur le trottoir, poubelles non rentrées… Le monde moderne a multiplié les obstacles. Bon après-midi. Daniel

    4
    Mercredi 19 Février à 18:42

    Ayant côtoyé des handicapés tout au long de ma vie, je ne crois pas qu'il soit possible de les comparer. Ils sont différents dans leur essence et différents dans leur gradation. Quand il s'impose car il n'a pas pu être prévu, c'est souvent un long et difficile parcours pour les parents et la fratrie s'il y en a une, sans oublier l'angoisse de leur fin de vie après celle des aidants. Quant à l'accueil du handicap par les autres, il reste bien frileux c'est souvent vrai. Mais je ne crois pas que les handicapés du coeur soient plus à plaindre que ceux qu'ils ne veulent pas prendre en compte. Mais peut-on en vouloir à l'instit qui a 25 à 30 petits diables à encadrer et qui n'est souvent pas formée à la compréhension et à la prise en charge d'un handicap de redouter d'en accueillir un dans sa classe ? Les personnes à mobilité réduite, celles qui circulent avec une canne blanche, sont les plus visibles. Mais les autres ? Dans la danse de leur intégration, nous faisons depuis 70 ans des pas de tango. Et maintenant, à l'instar d'autres avancées sociales, le peu existant est de plus en plus souvent détricoté.

      • Jeudi 20 Février à 09:34

        Le handicap est souvent caché par ceux qui l'entourent comme si c'était de leur faute d'avoir un enfant handicapé. Merci pour ton commentaire. Bonne journée. Daniel

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