• La fôret magique

     

    Forêt magique 

     

    Je me baladais sur des chemins ouverts à l’inconnu,

    Mais aujourd’hui c’était moi l’inconnu.

    Seul dans un univers macabre

    Pour m’éclairer, aucun candélabre.

    Devant et derrière mo, dansaient des Trolls

    De véritables guignols.

    Dans les arbres le vent hurlait.

    Et autour de moi se faufilait,

    Pour mieux m’accabler,

    Et sans aucun doute me troubler,

    Des êtres étranges

    Vêtus de simples langes,

    Des pieds à la tête.

    Ce n’était pas la fête.

    La forêt magique de mes rêves,

    Si chère quand j’étais jeune élève,

    Se transformait en domaine d’être bizarres ;

    Ce n’était pas le fruit du hasard.

    Je ne pouvais reculer,

    J’étais affolé.

    Tous les chemins s’étaient envolés.

    Je me mettais à bafouiller

    Tremblant de peur

    Devant mes invisibles agresseurs.

    Qui me tenaient dans leur carquois.

    Je n’avais plus le choix.

    Il me fallait avancer

    Et toujours recommencer.

    Brusquement devant moi se dressait une grande tour,

    Je ne pouvais faire demi-tour.

    J’y pénétrais par une porte étroite ;

    Je me sentis comme enfermé dans une boîte.

    Je me laissais tomber sur le sol

    Mais des Trolls m’ont tiré par le col,

    M’entrainant à travers des dédales de marches,

    Qui montaient vers un sommet ;

    Du noir je m’étais accoutumé.

    En haut de cette tour infernale

    Qui n’avait rien d’amicale,

    Je découvrais les lacets de la route dite des Trolls.

    Je ne pouvais prendre mon envol,

    Car ils me tenaient,

    En haut de cette tour, enraciné.

    Des cars montaient et descendaient,

    Tous de touristes bondés.

    Je fus secoué par le son strident d’un cor.

    C’était mon réveil qui changeait tout le décor.

    J’étais reparti en Norvège,

    Bien loin de mon collège.

    Les Trolls de la foret magique m’ont abandonné,

    Dans la nuit, ils m’avaient déraciné.

    Il me fallait retrouver la réalité

    En rejetant ces absurdités.

    Rêve ou cauchemar, je ne pourrais le dire,

    Des Trolls, je ne saurais médire.

    Ils peuvent devenir dangereux,

    Même s’ils paraissent chaleureux.

    Le mieux, c’est de les éviter 

    Et ne pas vouloir les accaparer.

    (29 mai 2018)

     


  • Commentaires

    6
    Dimanche 3 Juin à 11:00

    Un rêve bizarre et angoissant  très bien raconté ! On s'y croirait !!

     

    5
    maposie
    Mercredi 30 Mai à 08:58

    Drôle de rêve !

    4
    Mercredi 30 Mai à 07:33
    Séverine

    forêt magique ou plutôt ensorcelée ? Heureusement que ce n'était qu'un affreux rêve.

    3
    Mercredi 30 Mai à 00:09

    Bonjour Chaton

    Quel joli pseudo, tout doux !!!

    J'aime bien ton texte

    sans doute était-ce un défi d'écriture à relevé ?

    Je te souhaite une belle fin du mardi

     

    2
    Evy
    Mardi 29 Mai à 21:16

    Des Trolls qui t'on  abandonné je comprend que tu étais affolé belle participation passe une bonne soirée bisous je met en ligne

    1
    Mardi 29 Mai à 18:07

    Angoissant cauchemar. Bravo

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