• ma vision de l'arbre de vie

    L’arbre de vie


    Au milieu d’un arbre j'ai vu un trou,
    Demeure d’un loup-garou !
    Souvenir de colonies,
    Pour moi, un jeu banni.
    La curiosité a poussé ma main
    À en faire l’examen.
    La douceur du sol m’a saisi,
    Pourquoi cette fantaisie !
    Mes doigts sentirent quelque chose bouger,
    Que je ne voulais pas endommager.

    Quel était cet être sans résistance,
    Qui réclamait assistance ?
    La douceur d’un jeune duvet
    Sur le sol rivé.
    Une forme que mes doigts caressaient,
    Sans l’agresser.
    Étrange sensation ;
    Je pensais à un grillon,
    Calfeutré au fond d’un nid,
    Pour ses premiers jours de vie.

    J’ai entendu derrière moi
    Comme un ululement venant du bois.
    Un hibou tournait en rond
    Comme un frelon.
    Je retirais ma main de l’ouverture,
    Pour dégager cette villégiature.
    Le hibou se précipita dans l’antre
    Je le voyais de dos au centre.
    C’était sa couvée que j’avais touchée,
    Sans l’effaroucher.

    Le silence couvrit l’arbre percé ;
    Les bébés n’étaient plus angoissés.
    J’étais figé sur place,
    Devant cette populace.
    La mère avait sauvé ses petits
    Au fond du trou, aplatis.
    J’imaginais ce que mes doigts avaient frôlés,
    Dans des gestes incontrôlés.
    Vision incohérente de la vie et de la mort,
    Dont l’auteur était mon doigt.

    Rudesse et fragilité de la vie dans la nature
    Pour ces jeunes créatures,
    Déposées au fond d’un nid.
    J’en restais ébahi.
    Ce trou dans l’arbre cachait la vie,
    Dans un pauvre taillis.
    Le seul chauffage, la lumière du soleil,
    Comme tant de petits en éveil.
    La nature comblait ma découverte
    Sans aucune alerte.

    Les bébés bien nourris, se sont endormis.
    La mère veille comme une mamie.
    Retourné dans sa demeure,
    Le hibou n’est pas charmeur.
    Il me regarde avec des yeux révolvers
    Prêt à zigouiller cet être pervers,
    Qui voulait prendre sa nichée,
    Et à la mère, les arracher.
    Sur la pointe des pieds, je reculais,
    Sans trébucher.
    (05/06/2022)



  • Commentaires

    7
    Jeudi 9 Juin à 11:32

    bonjour Daniel superbe ton poème , il a plu les températures sont plus fraiche cela fait du bien , il y a eu un peu d'eau je te souhaite un très bon Jeudi, bonne journée 

    6
    Lundi 6 Juin à 14:47
    Martine

    Un joli poème très touchant. Quelle aventure inattendue pour cette nichée ! Heureusement, tout est bien qui finit bien :).

    Bon après-midi de Pentecôte, Daniel !

    Martine

      • Lundi 6 Juin à 16:25

        La nature nous ouvre tant de possibilité de poèmes. Bonne soirée. Daniel

    5
    Lundi 6 Juin à 13:26
    Renée

    curiosité qui a déboucher sur une douce découverte qu'il ne faut surtout pas éfaroucher....me suis désabonnée puisque je serais absente jusqu'en mi-juillet. Me réabonne à mon retour. Bisous a mi juillet

    4
    ABC
    Lundi 6 Juin à 11:45

    Quelle expérience,

    qui heureusement finie bien pour la nichée !

    3
    Lundi 6 Juin à 11:18

    C'est sans doute ma fille !

    2
    Lundi 6 Juin à 11:14

    Qu'il est beau ce poème 

    Tu me parles de Boiséjour dans ton commentaire chez moi ce matin 

    Il y a qq années je suis allée faire des photos pour Séverine  ( blogueuse) qui écrivait un livre 

    Elle m'avait dit qu'elle avait séjourné en ce lieu que je connais bien évidemment 

    Bon lundi Daniel 

     

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