•  

    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


    5 commentaires
  •  

    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


    5 commentaires
  •  

    Je n’avais que 4 ans 

     

    Dans mon enfance,

    J’ai eu beaucoup de chance.

    De débarquer au milieu d’une fratrie,

    Sans en être meurtri.

    Toujours quelqu’un avec moi,

    Pour m’expliquer les modes d’emploi.

    Je jubilais de joie,

    En me balançant sur mon cheval de bois,

    Mon nounours dans les bras.

    Qui me le reprochera ?

    Vouloir me faire changer de jeux,

    Pensant me rendre heureux,

    N’était pas chose facile

    Même pour un ainé agile.

    Sans doute mon caractère déjà imprimé,

    Sans qu’il soit exprimé,

    Au fin fond de mon être,

    Don gratuit de mes ancêtres.

    Qui pouvait alors me juger

    Sans vouloir m’affliger,

    Et me dicter mon avenir,

    Pour construire ce que j’allais devenir.

    Je n’avais que quatre ans ;

    J’aimais beaucoup le boucan.

    A cet âge, on ne jure de rien,

    Même pour son bien,

    Mais on refuse tout,

    Sauf les bisous.

    Na !

     

     

    Je voudrais gagner ce jeu.

    Ce n’est pas par jalousie ;

    Je ne suis pas jaloux.

    Le premier prix est une jument

    Le second, un jambon

    Accompagné de deux jambonneaux.

    Le troisième prix, une paire de jumelles.

    Le tirage se fera au milieu de jardin,

    Lors de la célébration du jumelage,

    Avec un village de la Jamaïque.

    Cette tombola doit permettre à nos jeunes d’aller au Jamborée.

    Je n’y suis jamais allé

    Lorsque j’étais jeune


    5 commentaires
  •  

    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


    4 commentaires
  •  

    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


    4 commentaires
  •  

    Acrostiches n° 10 

     

    Gagnez beaucoup d’argent

    Avec un peu de chance

    Soit au loto, soit au PMU

    Tout le monde a sa chance.

    Restez calme

    On joue simplement

    N’accablez pas vos adversaires

    Ils ne sont que des joueurs comme vous,

    Et vous passerez une bonne soirée. 

     

    Gérez bien votre argent

    Avec ou sans logiciel

    Sans dépensez inutilement.

    Trop de gens ne savent pas le faire.

    Restez longtemps en activité,

    Ou profitez de votre retraite.

    Ne restez pas inactif.

    Investissez vous dans des associations

    Et vous serez heureux de ne pas rester seul. 

     

    Gercés sont vos lèvres,

    Avec de la crème, soignez-les

    Sans en mettre de trop.

    Testez votre produit sur un coin de peau

    Renseignez-vous auprès de votre dermatologue.

    On ne doit pas faire n’importe quoi.

    N’oubliez pas de lire la notice en entier

    Insistez bien sur les effets indésirables

    Et vous retrouverez de belles lèvres.

     


    6 commentaires
  •  

    L'écrivain 

    Je ne fais pas de brouillon !

    De l’écriture, je ne suis pas un apollon. 

    Qui ose dire une telle ânerie,

    Ou écrire cette badinerie.

    Et le crier sur tous les toits,

    Sans aucun émoi,

    Qu’il soit écolier

    Ou œuvrant dans un atelier

    Ou simple poète à ses temps perdus,

    Sans en être assidu.

     

     

    Le brouillon est apaisant pour l’écrivain,

    Qui écrit tout sur des cahiers de la main,

    Refusant l’ordinateur,

    Qui lui fait peur.

    Pour faire une œuvre solide,

    Il ne faut pas être candide,

    Ni se laissé guider uniquement par son aspiration ;

    Ce n’est surement pas la bonne solution.

    La pureté d’une œuvre sous entend beaucoup de travail

    Sans oublier l’importance du détail. 

     

    Un écrivain qui veut être vénérer par ses lecteurs,

    Qui seront ses futurs acheteurs,

    Est d’abord un bourreau de travail,

    Assis devant un bon vitrail ;

    Il ne compte pas les heures

    Passés dans sa demeure.

    Son bureau est toujours ouvert à ceux qui veulent l’aider,

    Et du temps lui accorder

    Pour corriger, rectifier et relire son brouillon,

    Car il fait toujours un brouillon.

    (29 mai 2018

     

     

     


    6 commentaires
  •  

    Les mots imposés

     

     

     

    La fête des mères

    Que l’on soit en ville ou à la mer,

    Que le temps soit agréable

    Ou abominable,

    Ne peut être qu’moment de joie.

    Que l’on soit seul à la souhaiter

    De mille baisers toujours acceptés, 

    Avec un bouquet de fleurs ramassé dans le jardin

    Aux premières heures de matin ;

    Il apportera dans la maison qu’il va orner, une nouvelle senteur,

    Hors de tout aérateur.

    C’est un geste délicat,

    Accompagné d’un petit verre de muscat.

    Il doit être gratuit,

    Et réalisé dans la douceur, sans aucun bruit.

    Il faut profiter de l’occasion,

    En évitant les gestes de compassion,

    Qui pourraient choquer les personnes âgées

    Dont certaines sont allongées

    Et qui ne peuvent s’évader.

    Il faut les aider.

    Surveiller votre calendrier,

    Noter-le sur votre poudrier,

    Si vous êtes bon, vous ne pouvez l’oublier,

    Dans les journaux ce jour là est publié.

     

     

     

     

     


    6 commentaires
  •  

    Avec de belles chansons

    Dans une soirée entre amis

    Vous découvrirez ce que veut dire amitié

    Evitez les sujets politiques

    N’oubliez pas : les avis sont divergents

    Toutes les étiquettes sont sans doute présentes

    Imitez la sagesse des anciens

    Ce sont vos maîtres

    Et votre soirée sera une réussite.

     

     

    Avec le vent du nord 

    Dans le froid glacial de l’hiver

    Vous vous êtes emmitouflés

    Epargnant seulement vos deux mains.

    Nous a-t-il abandonné le ciel

    Tout gris toute la journée

    Imposant de gros nuages qui annoncent la neige

    Comme chaque année à la même époque

    Ecoutez la cheminée qui, elle, vous réchauffera. 

     

    Accusé, levez-vous !

    Dans le prétoire on reste digne

    Vos victimes vous regardent.

    Enlevez votre casquette

    Nous sommes dans une salle de respect.

    Tout geste malveillant sera retenu contre vous.

    Inconscient, vous me paraissez

    Calmez-vous, dans votre intérêt

    Et tout se déroulera normalement.

     

     


    6 commentaires
  •  

    Atelier 10 les mots de Montpellier : 

     

    Dix termes imposés dans une ronde des mots

    Pour accroître de mon esprit les maux,

    Pour quelques moments de joie

    Pour des lecteurs qui ont perdu la foi.

    Misérables ceux qui les ont lancés

    Pour plaire à leurs fiancées.

    Ils se croyaient prophètes

    Ils ne sont que titans rejetant toute fête.

    Quel épouvantable travail,

    Me prend-t-on pour du bétail ?

    Faut-il dresser de nouvelles barricades,

    Pour faire tomber les ambassades,

    Quand sonnera minuit

    Pour supprimer tout ennui ?

    Je n’ai pas d’autres ficelles

    Pour accroître les étincelles,

    Que de monter les escaliers.

    Que personnes ne soit humilié,

    J’ai balayé tous les usages

    Et je pars à l’abordage. 

     

    Ecrire un petit texte en vers rhopaliques 

     

    Mes

    Regrets

    Pour les mots

    Causant des maux

    Presque disparus

    Et quasiment perdus

    Car rarement reconnus

    Pour manque de commentaires

    Absents des dictionnaires.

    Il faut les repêcher

    De l’abime noir

    Un vrai foutoir

    Cherchez-les

    Partout

    Vous 

     

    Un lipogramme sans t

     

    Qui saura regarder

    Un film au cinéma

    Sans manger du maïs

    Ou sucer un bonbon

    Sans se faire remarquer ?

    Pour beaucoup,

    C’est un vrai pensum

    Que je n’imposerais pas,

    A mes meilleurs amis.

    Je suis d’ailleurs incapable de le faire

    Car j’aime les sucreries,

    En particulier les bombons.

    Pour cela je ne vais pas au cinéma.

    J’ai peur de m’ennuyer

    A ne rien faire assis sur une chaise.

    Je préfère l’ordinateur

    Pour écrire des poèmes

    En vers et en rimes

    Avec des façons de faire inconnues,

    Comme les lipogrammes

    Les rhopaliques,

    Ou les haikus.

     

     

     

     

     

     

     


    5 commentaires
  •  

    Haïkus du vendredi 18 mai : fourmis

     

    Les fourmis ailées,

    Piquent les bras, les jambes

    Vilaines bêtes. 

     

    Dans tout le jardin

    Les fourmis sont bien partout

    Elles sont chez elles. 

     

    Petite bête

    De grandes travailleuses

    Elles sont pas aimées.

     

     

     

    Fourmis dans maison,

     

    Horreur, il faut les chasser,

     

    Qu’elle reviennent plus.

     


    8 commentaires
  •  http://maridan.eklablog.com/

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 2)

     

    Bleu le ciel de Provence ;

    Au travail une bonne cadence.

    Dans cette région on peut respirer,

    Et le bonheur aspirer.

    Sortez le dimanche, dès le matin,

    Il suffit de marcher en évitant les trous du chemin ;

    Avancer en file indienne sur les routes,

    Mais jamais sur les autoroutes.

    Prenez votre temps et regarder au loin les oiseaux voler,

    Et ceux, perchés sur les fils électriques, près à décoller.

    Bientôt ils vont partir vers des régions plus chaudes,

    Les gris comme les noiraudes.

    Pour eux, avec le froid, la mort est acquise,

    Sauf dans les îles marquises.

    Se cacher dans un trou, n’est pas suffisant,

    Même, à plusieurs, en s’adossant.

    D’ailleurs les peuples africains les attendent,

    Ce qu’elles appréhendent.

    Pour eux leur retour annonce la fin de la saison des pluies,

    Tout au moins en dehors de la nuit,

    Et les sursauts du mauvais temps

    Qu’ils espèrent depuis longtemps. 

     

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 3) 

     

    Si je pouvais réaliser mes rêves,

    Sans aucune trêve,

    J’aurai dans ma chambre

    De janvier à décembre,

    Ce que refuse maman

    Qui lit trop de romans,

    Un chien et un chat,

    Qui pour moi serait un achat

    Guidé par l’espérance,

    De vivre dans l’abondance.

    Pourquoi ne pas y ajouter un oiseau,

    C’est doux comme un agneau,

    Enfermé dans une cage à cause do mon chaton,

    Une vraie boule de coton.

    Pour réaliser ce rêve il faut envisager, dans la maison, une migration

    Et mener avec mon frère de grandes discutions

    Car sa chambre est plus grande que la mienne,

    Lui qui n’a qu’une chienne.

    Je crains de ne pouvoir jamais réaliser mes rêves,

    Moi qui suis une très bonne élève.

     

     

     

     

     


    6 commentaires
  •  

    La petite boîte de conserve 

     

    Une petite boîte de conserve

    En forme de minerve,

    Voulait devant ses congénères

    Faire plein d’effets avec son étiquette, une vraie bannière,

    Et son contenu alimentaire

    Une bonne affaire.

    Transformer sa présentation,

    Serait une aberration.

    De la voir enfiler dans un sac plastique,

    Serait aussi dangereux que les antibiotiques.

    Ses acheteurs devraient le retirer

    Pour pouvoir l’admirer

    En découvrant sa belle étiquette,

    Comme sur certaines barquettes.

    Au cours de concerts, organisés par son entreprise,

    Toutes ses amies seront conquises.

    Le jury va lui octroyer le premier prix.

    Elle sera en vitrine dans tous les monoprix.

    (16 mai 2018)

     

     

     


    3 commentaires
  •  

    Acrostiches n° 7 

     

    Malgré la pluie,

    Allez jouer dehors

    Le soleil va revenir.

    Il fait trop chaud pour rester à l’intérieur.

    Cherchez la joie de courir sous la pluie

    Ici, à l’intérieur, c’est monotone. 

    Ecoutez le vent qui siffle dans les arbres

    Unissez vos voix à la sienne, 

    Sur la pelouse encore trempée

    Et vous serez heureux. 

     

    Marchez dans la nature

    Avec des chaussures de marche.

    Levez bien les pieds

    Imitez les grands randonneurs.

    Coucher dans la nature, sous un ciel étoilé ;

    Incitez vos amis à vous suivre. 

    Enlevez seulement vos chaussures

    Utiliser la nature, c’est facile ;

    Sous une simple bâche, il ne fait pas froid

    Et vous vous réveillerez en pleine forme. 

     

    Mobilisez-vous !

    Appeler vos amis à la rescousse

    Levez bras et boucliers

    Imitez les anciens sur les champs de bataille

    Comme eux, soyez courageux

    Invitez vos voisins les plus proches. 

    Emerveillez-vous de cette file qui avance.

    Utilisez toutes les bonnes volontés.

    Seul vous ne ferez rien.

    Et vous entonnerez avec eux le chant de la victoire. 

     

     

     


    6 commentaires
  •  

    Acrostiches n° 6 

     

    César, viens ici,

    Amène ton joujou,

    Suis-moi

    Sur le chemin qui mène au bois.

    Enlève tes pattes de ma jambe.

    Reste à coté de moi

    O marche devant moi

    La route est dangereuse.

    Ecoute le bruit des voitures

    Sous ce soleil de plomb.

     

     

     Casseroles

    Alignées sur l’étagère

    Sur un plastique posée ;

    Sans rayures, car il est neuf.

    Essuyées et bien brillante.

    Rayonnante, presque neuves. 

    Oublie tes vieilles casseroles boisselées,

    Lézardées sur les bords

    Enfoncées dans leur milieu et très cabossées

    Serviez des années, elles peuvent se reposer.

     

     Camping en pleine nature

    Assis sur mon transat,

    Sous les arbres, bien à l’abri du soleil,

    Sans aucun vent ou brise légère.

    Entends-tu les oiseaux chantés

    Roucoule les pigeons posés sur les branches près de leur nid.

    Oubliant tous les soucis du travail

    Le chef qui crie partout

    Essaye de te détendre

    Sans les bruits de la ville.

     

     

     

     

     

     


    8 commentaires
  •  

    Rêve d’enfant

     

    Que de projets dans ma tête !

    Pour moi, c’est toujours jour de fête.

    J’en rêve la nuit et je réveille mon frère,

    Qui en est très amère ;

    Il me prend pour un fou,

    Et me secoue.

    C’est ma seule façon de les réaliser,

    Et de les actualiser,

    Ils dépassent mes possibilités financières,

    Car je n’ai pas d’arrière.

    Dans la main, une grande manette,

    Une véritable baïonnette ;

    Je ne suis nullement intimidé par sa taille,

    Car je suis au milieu d’une grande bataille.

    Elle est plus grande que moi,

    Mais j’en connais le mode d’emploi.

    Je la tiens bien dans la main,

    Sans aucun appui-main.

    Il me faut jouer calmement,

    Car je veux gagner absolument,

    Sans m’énerver car je n’aime pas perdre.

    L’ennemi, il ma faut l’atteindre.

    C’est un véritable bandit qui s’est caché ;

    Sans bruit, il me faut l’approcher.

    Je me glisse sous le bureau,

    Faisant appel au réseau.

    Je le vois dans ma lunette,

    Je vais le mettre en miettes…

    Maman me secoue, c’est l’heure du lever ;

    Je suis très éprouvé,

    Car j’ai raté mon objectif,

    Moi qui me voulais expéditif.

    Et j’en suis penaud,

    Je mérite l’échafaud

    Je suis déçu.

     

     

     


    5 commentaires
  •  

    Sérendipité

     

    Souviens-toi, Bruno,

    Élève de quatrième
    Retiens bien ce mot barbare
    Effaré à sa lecture car tu ne le connais pas.
    N
    ’oublie pas qu’il nous vient d’Angleterre.
    Dissipe dans ton esprit ce brouillard Anglais
    Inconnu en France
    Pour le retenir sans aucune faute,
    Imitant les anglophones
    Tonitruant de temps à autre ;
    Élève ton esprit si tu veux devenir un homme digne de ce nom.

     

    Sors de cette classe
    Élève indiscipliné
    Reviens avec un mot de tes parents.
    Enlève ta casquette
    Ne soit pas arrogeant.
    Dans notre école, on respecte tout le monde.
    Implique-toi davantage dans ton travail
    Pour avoir une chance d’obtenir ton examen de fin d’année.
    Imite les premiers de la classe
    Tu peux les dépasser.
    Épargne-nous des sarcasmes.

     


    7 commentaires
  •  

    Les retrouvailles

     

    Nous étions deux amis dont les familles étaient très liées.

    Nous étions en tête de classe depuis le primaire, de véritables alliés.

    Nous avons été très proches durant toute notre scolarité !

    Toutes les révisions se faisaient à deux avec beaucoup d’affectivité.

    Nous avons eu le BEPC la même année,

    Et le bac C avec mention ; nous étions vanné.

    Mais un jour nous avons du partir chacun de notre coté pour nos études.

    Ce n’était pas dans  nos habitudes.

    Les premiers mois quelques communications téléphoniques régulières ;

    De nous les deux familles étaient fières.

    Nous gardions le contact sans rien définir

    Préférant revivre de nombreux souvenirs.

    Mais peu à peu nos liens se sont effilochés,

    Sans nous être accrochés

    Nous n’étions plus intéressés par nos histoires du passé.

    Nous ne pensions qu’à l’avenir, pas le moment de pavasser.

    Et nous avions une petite amie sans avoir été initié.

    Je ne comprends pas comment nous avons se laisser se dissoudre notre amitié.

    Et se fut le trou noir

    Sans pour nous retrouver, le moindre accoudoir.

    Jusqu’au jour où…

    Loin des terres d’Anjou,

    Sans le savoir, nos amies étaient copines d’enfance, 

    Soudées par une profonde alliance.

    Elles se sont retrouvées au cours d’une sortie

    Dans le Puy de Dôme, loin de toute bureaucratie.

    C’est au pied d’un piler d’une église, au milieu d’un ancien champ de bataille

    que se sont faites nos retrouvailles.

     


    4 commentaires
  •  

    Malgré la faiblesse des rayons de soleil

    Avec des pluies abondantes qui remplissent les nappes phréatiques

    Regardez devant vous ce ciel lumineux,

    Généreux de luminosité et de chaleur.

    Enlevez vos habits trop tristes mais chauds.

    Lavez vos yeux des faiblesses de l’hiver

    Libérez votre vue des nuages trop gris

    Emerveillez-vous, le printemps, avec retard, pointe le bout de son nez. 

     

    Manger une pomme

    Avec une tartine beurrée

    Régalez-vous avec une boisson chocolatée

    Grand sera votre plaisir.

    Etalez-bien le beurre sans en forcer la dose,

    Lait entier conseillé par les nutritionnistes

    Laissez-vous aller en vous détendant au maximum.

    Et déguster votre petit déjeuner.

     

     

    Margelle de mon puits

    Avec ta bordure en pierre

    Rugueuse mais combien agréable.

    Granite est ta substance.

    Elevé ton chapeau en bois brut

    Lavé à chaque averse,

    Luisant en plein soleil,

    Ecaillé sur les bords ; je t’aime telle que tu es.

     

     

     


    11 commentaires
  •  

    Les retrouvailles 

     

    Nous étions deux amis dont les familles étaient très liées.

    Nous étions en tête de classe depuis le primaire.

    Nous avons été très proches durant toute notre scolarité !

    Toutes les révisions se faisaient à deux.

    Nous avons eu le BEPC la même année,

    Et le bac C avec mention.

    Mais un jour nous avons du partir chacun de notre coté pour nos études.

    Les premiers mois quelques communications téléphoniques régulières,

    Ont permis de garder le contact 

    Et de mettre en avant de nombreux souvenirs.

    Mais peu à peu nos liens se sont effilochés.

    Nous n’étions plus intéressés par nos histoires de jeunesse.

    Nous ne pensions qu’à nos études.

    Et nous avions une petite amie.

    Je ne comprends pas comment nous avons se laisser se dissoudre notre amitié.

    Et se fut le trou noir.

    Jusqu’au jour où…

    Sans le savoir, nos amies étaient copines d’enfance.

    Elles se sont retrouvées au cours d’une virée

    Dans le Puy de Dôme.

    C’est au pied d’un piler d’une église,

    que se sont faites nos retrouvailles.

    Ni l’un ni l’autre ne fréquentaient les curés,

    Mais nous étions férus d’art roman.

     


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique