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    Au détour d’un chemin

     

     Chemin déroutant, atmosphère lugubre,

    Air irrespirable, parcours insalubre ;

    Une chape de plomb tombée sur les arbres,

    Ne pouvant nous éclairer, aucun candélabre

    Espace assombri, soleil bien caché.

    Nos pas craquaient écrasant les feuilles séchées.

     

     Partis tôt le matin à la recherche de champignons

    Du quartier nous voulions épater nos compagnons.

    La forêt dense, lieu privilégié pour une bonne cueillette,

    Les champignons cachés sous un tas d’aiguillettes, 

    Nous attendait pour faire tomber notre vanité ;

    Dans ces sous-bois très denses et accidentés.

     

     Nos chemins s’évaporaient au milieu du silence, 

    Ce n’était pas notre fort, la patience.

    Tous les champignons avaient été ramassés,

    A moins que l’obscurité les eut éclipsés.

    Lassitude devant nos sacs vides

    Refus de rentrer le cœur livide.

     

     Notre marche s’alourdissait, 

    La peur nous envahissait…

    Au loin, au détour du chemin obscurci,

    La lumière du soleil effaçait nos soucis ;

    Elle commençait à perler entre les arbres d’une clairière,

    Enfin devant nous se montrait la lumière.

     

     Il nous fallait encore marcher pour retrouver la route

    Dans cette forêt un peu éclairée, amaigrissant nos doutes

    Par un soleil levant qui annonçait une belle journée,

    Dans un automne déjà enraciné,

    Acceptant de rentrer bredouille,

    Penaud comme des andouilles.

    (23 juillet 2018)

     

     

     

     

     


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    Balade en vélo

     

    Balade en vélo, le long de la Loire,

    Ou sur les bords du Loir,

    Du coté de Bonneval

    En pleine période estivale

    Réconforte le corps

    Même pour les séniors.

     

     Pourquoi mettre au repos forcé,

    Et le laisser cadencé,

    Le vélo de nos rêves

    Demandée sans trêve

    Durant des années,

    Au Père Noël blanc ou basané.

     

     Chaque région s’évertue

    Sans arbres abattus,

    Pour respecter la nature,

    Dans des havres de verdure,

    De construire des pistes

    Réservées aux cyclistes.

     

     De la Touraine, visitez ses châteaux,

    En vous promenant le long de l’eau

    Enfourchant votre vélo,

    Vous serez un héros,

    Tranquille sur un circuit réservé,

    Jusque votre arrivée. 

     

    On peut enfourcher sa bicyclette

    Pour accompagner sa cadette,

    Faire les courses au marché

    Sans pour autant l’accrocher

    Et respecter les liens familiaux

    Se promenant le long des canaux.

    (16 juillet 2018)

     

    Défi n° 170 Thème " Sortie balade à vélo " du 15/07/18 au 22/07/18 

     


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    Boulanger

    Ouvrier boulanger

    Laissez la pâte lever

    Avec de la levure.

    N’oubliez pas les œufs

    Gardez le four à bonne température

    Enlevez votre tablier tout blanc de farine,

    Réajustez votre tenue

    Et vos clients seront ravis

     

     Berger dans les alpages

    Ooréka, son fidèle chien de garde

    Loin de la bergerie

    Avec son panier pour le repas du midi

    Nécessaire pour tenir la journée

    Garde son troupeau

    Et le laisse brouter l’herbe fraiche

    Regarde les alentours

    Et surveille surtout les jeunes brebis

     

     Bertrand et son meilleur ami

    Olivier, son voisin le plus proche

    Loin de leur quartier

    Avancent sur le chemin

    Nouvellement tracé le long de la Loire

    Gamelle dans le sac pour le pique-nique,

    Emerveillés de parcourir la nature

    Regardant les oies sauvages volant dans un ciel radieux,

    Ecoutant le chant des petits oiseaux le long du fleuve.

     


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    Le soleil

     

     Le soleil a rendez-vous avec la lune ;

    Des télés, ils voudraient occuper la Une,

    Non pour des émissions artistiques,

    Mais pour nous parler de l’Arctique,

    Des ours sur leur banquise,

    De la fonte des glaces, aujourd’hui admise,

    De la disparition de nombreuses îles,

    De populations le seul asile.

     

     Soleil et lune se sont retrouvés,

    Les chaines ne les ont pas approuvés,

    Faute d’audimat assuré,

    Elles ne pouvaient adhérer.

    Un jour de coupe du monde,

    La recette n’aurait pas été féconde ;

    France/Belgique occupait la Une,

    Aucun auditeur pour le soleil et la lune.

     

     Le sort du monde classé aux oubliettes,

    Pour lui, même pas quelques miettes.

    Le réchauffement climatique,

    Là bas au milieu de l’Arctique,

    Pouvait attendre quelque temps

    Sans se soucier des avances de Satan,

    Qui devait suivre le match à la télé,

    Avec lui nous sommes désolés.

     

     Ecologie, mot que tout le monde veut prendre

    Sans chercher à comprendre,

    Que notre terre est en danger,

    Et qu’il faut la ménager,

    Pour laisser à nos petits enfants,

    L’espoir de pouvoir subsister en chantant.

    Écologie, mot à la mode, sans aucune peur,

    Puisqu’il nous fait gagner des électeurs.

     

     Le soleil réchauffe tout le monde,

    La lune éclaire tout le monde.

    De leur hauteur ils voient notre terre

    Et les problèmes liés à l’air.

    Saurons-nous les écouter

    Et sans faille accepter

    Que la terre nous a été seulement confiée,

    Et qu’il ne faut pas la béatifier.

    (10 juillet 2018)

     


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    Maison bien implantée

    En campagne

    Dans un bled paumé

    Imaginez-vous, là, en vacances

    Calme sans bruit de voitures

    Avec uniquement le chant des oiseaux.

    Même votre ordinateur est à l’arrêt

    En l’absence de branchements

    Nul ne peut vous déranger

    Tous vos amis ignorent votre destination

    Soyez dans la joie d’un repos bien mérité. 

     

    Malgré la chaleur régnante

    Etendez-vous sur la pelouse

    De votre jardin.

    Imitez les touristes allongés sur la plage

    Calme est votre quartier

    Avec des voisins partis se délasser.

    Mesurez votre chance d’être loin des embouteillages

    Emmagasinez le maximum de soleil

    Ne lésinez pas sur le repos

    Tout le monde y a droit,

    Sachez en profiter.

     

    Mesurer votre chance d’être en vacances

    Evadez-vous dans la campagne ou à la mer,

    Dans une région ignorée des touristes.

    Ici vous vous reposerez

    Car vous ne serez pas dérangé

    Avec votre chien comme seul compagnon.

    Même les enfants sont loin de vous, chez papi et mamie

    Et votre marie encore au travail

    Ne regretter pas votre isolement

    Toute la journée ou presque

    Sans être perturbée.

     


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    Trouver une petite pièce de monnaie en or

    Enlevez la saleté qui la recouvre

    Nettoyer les deux faces

    Dans une petite bassine.

    Reviendra sa splendeur originelle.

    Essuyez bien les deux faces

    Sans la rayer

    Sans aucun abrasif

    Et démarrera une nouvelle richesse 

     

     Télécharger un nouveau film

    Est interdit

    Ne le faites pas

    Demandez l’autorisation en payant une

    Redevance pour les droits d’auteur.

    Evitez de vous mettre en dehors des règlements

    Suivez les règles en la matière

    Sans vouloir faire le malin

    Et vous serez un bon citoyen. 

     

     Tendresse d’une mère

    Entourant ses enfants

    Ne la bousculer pas

    Devancer ses souhaits

    Recherchez les allègements

    Et vous serez aimé

    Sans en faire de trop

    Sachez vous faire petit

    Elle saura vous le rendre 

     


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    Pour plaire à une femme, qu’elle soit de passage ou une amie de la famille, il ne faut pas la saouler de paroles, ni trop la flatter. L’amitié se contente souvent de silence. 

    Ne lui demandez pas si elle prend la pilule et si son foyer est bien tenu. Ce serait aussitôt la rupture.

    Vous cherchez à lui plaire ? Commencez par réfléchir. Quel est votre dilemme ? Respecter votre épouse et maîtriser vos envies. Contentez-vous de lui être agréable. C’est la seule chose qui compte. Un simple dialogue sans arrière pensée consolidera votre amitié.

     


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    Un adepte de notre association utilise souvent l’expression : « S’en tamponner le coquillard » quand il parle de mes décisions et de ma façon de travailler. Ce manque de respect est étrange de la part de quelqu’un qui pense détenir le pouvoir, espérant le garder encore longtemps. Qui lui aurait attribué de telles responsabilités ? En tant que présidente, je serais au courant. Y-aurait-il « anguille sous roche » de sa part ? Envisage-t-il de me remplacer ? Je ne vais pas le brusquer en l’attaquant de front. Il me faut « ménager la chèvre et le chou » dans l’attente de la prochaine assemblée car je n’envisage pas de céder ma place à un incapable qui ne sait que parler et se placer sans jamais agir. Il a un fameux bagout, mais tout s’arrête là. Il ne faut pas qu’il pense que je vais m’attendrir et m’agenouiller devant lui. 

     


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    Pour publiez des poèmes

    Relisez bien votre texte,

    Enlevez toutes les fautes d’orthographes

    Soyez très stricte.

    Encore des fautes !

    Ne négliger pas la préparation

    Comme un orfèvre travaillez votre œuvre

    Et vous serez récompensé par le nombre de lecteurs 

     

    Préparez-vous pour faire une bonne marche

    Respirez profondément 

    Evitez un départ trop rapide

    Sans aucune préparation

    Et vous irez plus loin

    Ne cherchez pas la performance

    Comme les grands sportifs

    Economisez vos énergies. 

     

     Pour réussir votre dessert

    Regroupez tous les éléments sur la table

    Evitez toute précipitation

    Sans aucune préparation ; prenez votre temps

    Ensuite mélangez doucement vos ingrédients

    Ne vous énervez pas avant d’avoir fini

    Comme ceux qui n’ont pas de patience

    Et vos invités seront ravis 

     

     

     

     

     


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    Par 13 à la douzaine 13 à la douzaine

    ici

    https://atelierecrituretreizealadouzaine.blogspot.com/

    Mon fils entre au lycée agricole,

    Branche vinicole.

    Il aimerait reprendre l’exploitation familiale

    Un désir patriarcal.
    Il sera pensionnaire.

    Pour lui, quelle affaire.

    Qui le guidera dans sa nouvelle vie,

    Pour parvenir à ses envies ?
    Il faut préparer son trousseau,

    C’est un autre berceau.
    Que de contraintes,

    A faire sans aucune crainte !
    Dans la liste, que de choses farfelues

    C’est une liste absolue.

    On le prend pour une marionnette.

    Pour tout emmener, il faudra une camionnette.

    Assise sur un siège près de la margelle du puits,

    Juste après un orage de forte pluie,

    Je regarde le mur couleur brique, un peu terne,

    En ce qui me concerne.

    Je prends une légère collation,

    Pour la circulation.

    J’ai les jambes fatiguées

    Je ne peux plus bourlinguer.

    La pluie s’est arrêtée

    Pourquoi rester abritée ?

    Mais la gouttière fuit encore,

    L’eau s’écoule sur le mur de dehors ;

    Je vais prévenir le plombier,

    Installé aux Herbier.

    Dans les champs, mon mari travaille

    Le bord des vignes, il débroussaille.


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    Eternelle beauté

    Tout est beauté.

    Ecarquillez les yeux

    Regardez la nature

    Ne la défigurez pas

    Elle vous le rendra.

    Laissez la vivre

    Libérez-là de vos étreintes

    Elle a besoin de liberté

    Sans être contrainte 

     

    Enfant de tout pays

    Tenez-vous la main

    Etendez les bras vers l’autre

    Regardez-le joyeusement

    Ne le méprisez pas

    Et vous ne serez pas rejeté.

    Laissez-les vivre

    Libérez vos étreintes

    Enfant de tout pays

    Soyez les ambassadeurs de la paix. 

     

    Elevez les bras bien haut

    Tout le corps doit réagir

    Etirez vos mains

    Restez sans bouger

    Ne respirez plus

    Elle progresse la détente.

    Laissez-vous aller

    Libérez tout votre corps

    Elevez votre esprit

    Sans vous contracter.

     


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    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


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    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


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    Je n’avais que 4 ans 

     

    Dans mon enfance,

    J’ai eu beaucoup de chance.

    De débarquer au milieu d’une fratrie,

    Sans en être meurtri.

    Toujours quelqu’un avec moi,

    Pour m’expliquer les modes d’emploi.

    Je jubilais de joie,

    En me balançant sur mon cheval de bois,

    Mon nounours dans les bras.

    Qui me le reprochera ?

    Vouloir me faire changer de jeux,

    Pensant me rendre heureux,

    N’était pas chose facile

    Même pour un ainé agile.

    Sans doute mon caractère déjà imprimé,

    Sans qu’il soit exprimé,

    Au fin fond de mon être,

    Don gratuit de mes ancêtres.

    Qui pouvait alors me juger

    Sans vouloir m’affliger,

    Et me dicter mon avenir,

    Pour construire ce que j’allais devenir.

    Je n’avais que quatre ans ;

    J’aimais beaucoup le boucan.

    A cet âge, on ne jure de rien,

    Même pour son bien,

    Mais on refuse tout,

    Sauf les bisous.

    Na !

     

     

    Je voudrais gagner ce jeu.

    Ce n’est pas par jalousie ;

    Je ne suis pas jaloux.

    Le premier prix est une jument

    Le second, un jambon

    Accompagné de deux jambonneaux.

    Le troisième prix, une paire de jumelles.

    Le tirage se fera au milieu de jardin,

    Lors de la célébration du jumelage,

    Avec un village de la Jamaïque.

    Cette tombola doit permettre à nos jeunes d’aller au Jamborée.

    Je n’y suis jamais allé

    Lorsque j’étais jeune


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    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Acrostiches n° 10 

     

    Gagnez beaucoup d’argent

    Avec un peu de chance

    Soit au loto, soit au PMU

    Tout le monde a sa chance.

    Restez calme

    On joue simplement

    N’accablez pas vos adversaires

    Ils ne sont que des joueurs comme vous,

    Et vous passerez une bonne soirée. 

     

    Gérez bien votre argent

    Avec ou sans logiciel

    Sans dépensez inutilement.

    Trop de gens ne savent pas le faire.

    Restez longtemps en activité,

    Ou profitez de votre retraite.

    Ne restez pas inactif.

    Investissez vous dans des associations

    Et vous serez heureux de ne pas rester seul. 

     

    Gercés sont vos lèvres,

    Avec de la crème, soignez-les

    Sans en mettre de trop.

    Testez votre produit sur un coin de peau

    Renseignez-vous auprès de votre dermatologue.

    On ne doit pas faire n’importe quoi.

    N’oubliez pas de lire la notice en entier

    Insistez bien sur les effets indésirables

    Et vous retrouverez de belles lèvres.

     


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    L'écrivain 

    Je ne fais pas de brouillon !

    De l’écriture, je ne suis pas un apollon. 

    Qui ose dire une telle ânerie,

    Ou écrire cette badinerie.

    Et le crier sur tous les toits,

    Sans aucun émoi,

    Qu’il soit écolier

    Ou œuvrant dans un atelier

    Ou simple poète à ses temps perdus,

    Sans en être assidu.

     

     

    Le brouillon est apaisant pour l’écrivain,

    Qui écrit tout sur des cahiers de la main,

    Refusant l’ordinateur,

    Qui lui fait peur.

    Pour faire une œuvre solide,

    Il ne faut pas être candide,

    Ni se laissé guider uniquement par son aspiration ;

    Ce n’est surement pas la bonne solution.

    La pureté d’une œuvre sous entend beaucoup de travail

    Sans oublier l’importance du détail. 

     

    Un écrivain qui veut être vénérer par ses lecteurs,

    Qui seront ses futurs acheteurs,

    Est d’abord un bourreau de travail,

    Assis devant un bon vitrail ;

    Il ne compte pas les heures

    Passés dans sa demeure.

    Son bureau est toujours ouvert à ceux qui veulent l’aider,

    Et du temps lui accorder

    Pour corriger, rectifier et relire son brouillon,

    Car il fait toujours un brouillon.

    (29 mai 2018

     

     

     


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    Les mots imposés

     

     

     

    La fête des mères

    Que l’on soit en ville ou à la mer,

    Que le temps soit agréable

    Ou abominable,

    Ne peut être qu’moment de joie.

    Que l’on soit seul à la souhaiter

    De mille baisers toujours acceptés, 

    Avec un bouquet de fleurs ramassé dans le jardin

    Aux premières heures de matin ;

    Il apportera dans la maison qu’il va orner, une nouvelle senteur,

    Hors de tout aérateur.

    C’est un geste délicat,

    Accompagné d’un petit verre de muscat.

    Il doit être gratuit,

    Et réalisé dans la douceur, sans aucun bruit.

    Il faut profiter de l’occasion,

    En évitant les gestes de compassion,

    Qui pourraient choquer les personnes âgées

    Dont certaines sont allongées

    Et qui ne peuvent s’évader.

    Il faut les aider.

    Surveiller votre calendrier,

    Noter-le sur votre poudrier,

    Si vous êtes bon, vous ne pouvez l’oublier,

    Dans les journaux ce jour là est publié.

     

     

     

     

     


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    Avec de belles chansons

    Dans une soirée entre amis

    Vous découvrirez ce que veut dire amitié

    Evitez les sujets politiques

    N’oubliez pas : les avis sont divergents

    Toutes les étiquettes sont sans doute présentes

    Imitez la sagesse des anciens

    Ce sont vos maîtres

    Et votre soirée sera une réussite.

     

     

    Avec le vent du nord 

    Dans le froid glacial de l’hiver

    Vous vous êtes emmitouflés

    Epargnant seulement vos deux mains.

    Nous a-t-il abandonné le ciel

    Tout gris toute la journée

    Imposant de gros nuages qui annoncent la neige

    Comme chaque année à la même époque

    Ecoutez la cheminée qui, elle, vous réchauffera. 

     

    Accusé, levez-vous !

    Dans le prétoire on reste digne

    Vos victimes vous regardent.

    Enlevez votre casquette

    Nous sommes dans une salle de respect.

    Tout geste malveillant sera retenu contre vous.

    Inconscient, vous me paraissez

    Calmez-vous, dans votre intérêt

    Et tout se déroulera normalement.

     

     


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