• Héritage

     

    Gros dilemme pour beaucoup de parents
    Qui souhaiteraient que tout se passe gentiment,
    Que les enfants et petits enfants se retrouvent facilement,
    Après leur enterrement.
    Que faire quand l’âge avance inéluctablement ?
    Ce n’est jamais le moment,
    De préparer sa succession
    Sans risquer une expropriation.

    Qui peut déplacer l’heure de son grand départ
    En s’entourant de nombreux remparts ?
    On ne connait ni l’heure, ni le jour,
    Même si l’on vit le grand amour.
    Préparer sa succession ne devance pas la mort,
    N’ayez aucun remord.
    Ne craignez pas vos enfants,
    Qu’ils soient près de vous ou absents.

    On peut donner de main en main,
    Quelques bibelots ou souvenir d‘un long chemin,
    Des œuvres de valeur ou des pacotilles,
    Qui resteront dans la famille.
    Des souvenirs liés à leur enfance,
    Qui retracent une véritable alliance,
    Entre un enfant et son père,
    La fille à sa mère.

    Au-delà de ces petits souvenirs
    Qui chez les enfants devraient parvenir ;
    S’agit-il d’héritage en tant que tel,
    Ou un cadeau, une petite bagatelle.
    Il faut alors faire un certain équilibre,
    Tout en restant libre,
    D’en choisir les bénéficiaires
    A vous d’en trouver la manière.

    Il faut d’abord faire l’inventaire,
    Et choisir le bon mandataire,
    Qui sera souvent le Notaire
    Pour la loi, le prestataire,
    S’il y a des biens immobiliers ;
    Il sera votre meilleur allié.
    Si vous devez faire ou pas un testament,
    Il saura vous conseiller assurément.

    N’oubliez pas de vous protéger,
    Avant de vous alléger.
    Un jour, peut-être, vous attend la maison de retraite,
    Avec une simple chambrette,
    Pour assurer vos vieux jours ;
    A titre privé, pas de séjour.
    Le coût de la journée n’est pas donné,
    Surtout si ça dure plusieurs années.
    (10/10/2019)

     


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  • Le gouffre


    Lentement je glisse dans le gouffre ;
    Mon esprit souffre ;
    Le neurologue essaie de découvrir la cavité,
    Qui a court-circuité,
    Certaines de mes neurones
    Qui bouillonnent,
    Au sommet de me tête,
    Pour que je retrouve un peu de bien-être.

    A chaque rencontre, il emplit un verre d’eau
    Dans lequel il verse une poudre,
    Qu,il fait bien dissoudre,
    Et que je dois ingurgiter illico.
    Elle est censée faire des merveilles,
    Pour me tenir en éveil.
    Il n’est pas un excentrique,
    Mais j’ai une figure tellement cadavérique.

    Ce médicament embaume mon esprit,
    Pour moi, aucun mépris.
    Ce spécialiste, à coté de moi, un géant,
    Me raconte une histoire d’océan,
    Qui a de magnifiques reflets,
    Qui pénètre mon cervelet,
    Et m’envoie sur les flots,
    Sur le pont d’un grand bateau.

    Au dessus de moi, un ciel grandiose,
    Empli de plein de choses
    Qui volent et me tendent la main.
    Je m’envole sur un autre terrain ;
    Comme les oiseaux, je divague
    Et plane au dessus des vagues.
    Je suis libre,
    Avec eux je veux vivre.

    Etendue sur les ailes d’un aigle,
    Je ne bouge pas, je ne suis pas espiègle ;
    Traversant les cieux, il me ramène sur le bateau,
    Immobile au milieu de l’eau.
    Il s’est arrêté sur le sommet d’un gouffre énorme,
    Aux bords uniformes
    Qui veut m’engloutir
    Je ne peux que consentir.

    Le bateau fait un grand virage
    Et m’emporte dans son sillage.
    Je suis triste d’avoir raté l’entrée du gouffre ;
    Je hais ce bateau et je souffre ;
    Il n’a pas respecté ma liberté
    J’en suis déconcerté.
    Le neurologue me ramène doucement à la réalité ;
    De mon voyage, il n’a rien ébruité.

    J’étais si bien au fond du gouffre noir
    Avec comme seuls voisins quelques loirs ;
    Pourquoi m’arracher à cette demeure ?
    D’en sortir, ce n’est pas l’heure.
    Le spécialiste prend son temps,
    Même si ça doit durer longtemps.
    A cette caverne, il m’arrachera,
    Comme son trésor de dix huit carats.

    Chaque être humain a son gouffre personnel
    Plus ou moins profond, mais réel.
    C’est sa boîte à souvenir
    Et à lui seul appartenir,
    Pour le prémunir
    Des curieux qu’il veut bannir.
    Lui seul en connait le code d’entrée,
    C’est la sauvegarde de sa liberté.
    (07/10/2019)

     

     

     

     

     


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  • La voix 

     

    La première en chemin, Marie tu nous entraînes,

    A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu…

    La parole d’un ange envoyé des cieux

    Un simple murmure, en ton corps est semée la graine,

    D’un être de puissance et d’amour,

    Descendu en toi pour toujours.

    Il s’est emparé de ton être, par le son de sa voix.

     

    Le flot de ses paroles,

    De fleurs, de magnifiques coroles

    Fait sentir dans ton cœur

    La joie d’un grand bonheur.

    La cause de l’humanité a été jugée

    Sans aucun préjugé.

    Sans attendre tu as dit « oui »

     

    C’est le début d’un monde nouveau,

    Qui sera bien plus beau,

    Envahi par des flammes d’amour,

    Qui sont notre seul recours,

    Pour nous engager dans cette annonce,

    Car elle attend notre réponse.

     

    La première en chemin, Marie, tu as gardé,

    Cette parole en toi, bien barricadée.

    C’est avec courage que tu as affronté Joseph, ton promis,

    Sans aucun compromis.

    Tu as suivi ce fils de la naissance à la croix,

    Il portait sur ces épaules une poutre en bois.

     

    La première en chemin, tu étais au sommet du Golgotha

    Tu acceptais pleinement ton quota,

    Regardant ton Fils dans les souffrances

    En pleine indifférence,

    D’une foule de curieux,

    Face à ton teint cireux.

     

    La première en chemin,

    Tu as écouté la Voix,

    Qui un beau matin,

    S’est emparée de toi.

    Exemple qu’il nous faut suivre

    Si, à la mort, nous voulons survivre.

    (03/10/2019)


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  • Le chauffage 


    C’est le moment de faire vérifier son chauffage,
    Et le système de préchauffage ;
    L’automne est arrivé,
    Pour un an, l’été est archivé,
    Le froid vous guette,
    Fini le temps des gariguettes,
    Bien rangées dans une barquette
    Arrive celui des andouillettes.
    Même si vous êtes la cadette de la famille,
    Et que vous n’aimez pas les anguilles,
    Avec une tête blondinette,
    Circulant sur une bicyclette,
    Il faut être prévenant,
    Même si pour vous, c’est chagrinant.

    Une simple boîte d’allumettes
    Bien rangée avec du papier dans une cagette,
    Ne suffira pas à faire démarrer un appareil en panne,
    Qu’il marche au gaz ou au propane.
    Sur l’étiquette de la chaudière,
    Bien colée sur le coté ou derrière
    Figure sur une affichette,
    Qui n’est pas une simple amusette,
    Une chose très importante : les coordonnées du spécialiste,
    Qu’il soit ou non chauffagiste.
    Vérifier votre contrat à la baguette,
    Qui ne doit pas être abandonné dans la clayette.
    Il ne s’agit pas d’un simple dépanneur,
    Ni, de la chaudière, le monteur.

    Cet artisan,
    Doit venir tous les ans,
    Pour vérifier son bon fonctionnement
    Et du gaz, le bon acheminement.
    Il doit contrôler le corps de chauffe,
    Pour éviter, en hiver, toute surchauffe.
    Imaginez que votre chaudière tombe en panne.
    Quel sort vous réservera le froid extérieur,
    Si vous ne pouvez chauffer votre logement ?
    La panne peut venir à tout moment.
    A qui oseriez-vous raconter votre négligence,
    Et l’absence de prudence
    D’avoir oublié la révision de votre chaudière.
    Trop tard le temps de la prière.

    Il ne vous restera comme seule solution,
    Sans aucune appréciation :
    Vous abriter sous la couette,
    Pour n’avoir pas lu une petite étiquette.
    Il faut penser aussi à la salle et à sa cheminée,
    Vérifications qu’il faut combiner,
    Pour dormir bien au chaud sur votre couchette,
    Sans avoir froid jusqu’à vos fossettes.
    Heureuses seront vos fillettes,
    De véritables majorettes
    De ne pas craindre le froid,
    Et de passer plusieurs nuits aux abois.
    Pour votre chien, chaude sera la moquette,
    Il dormira paisiblement, comme sur la paille, les chevrettes.
    (01/10/2019


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  • Vision du monde


    Vision pessimiste du monde
    Et de notre terre qui n’est pas ronde ;
    Chaque jour, les informations
    Nous parlent de déglaciation, de déforestation…

    L’homme se prend pour un grand sorcier
    Le meilleur des artificiers,
    Plus grand que le créateur
    De notre monde l’unique fondateur.

    On peut regarder la terre avec un œil de mirage,
    Comme un simple contrat d’affacturage,
    Dont les coordonnées sont connues au départ,
    Et n’accepte aucun retard.

    Le monde aujourd’hui vit un drame,
    C’est l’heure de s’arrêter sur son cardiogramme,
    Et ne pas s’endormir sur sa petite parcelle,
    En attendant que s’allume l’étincelle.

    Il a besoin d’urgence, d’une certaine créativité,
    Et de beaucoup de sérénité
    Pour le rendre meilleur
    Et ne pas en être les fossoyeurs.

    Les glaciers se creusent de façon dramatique
    A cause du réchauffement climatique.
    En Italie, un glacier risque de s’effondrer
    Et toute la vallée serait inondée.

    La lumière du soleil, comme une véritable matrone,
    Face à la disparition de la couche d’ozone,
    Réchauffe toute la terre,
    Et fait monter le niveau des mers.

    Nous ne manquons pas de synthèses,
    Et d’énormes thèses,
    Sur le réchauffement climatique
    La seule problématique.

    Les réunions des grands de nombreux pays
    Qui apparaissent comme des amis,
    Prennent de grandes décisions,
    Avec un semblant d’adhésion.

    Que chacun prenne le problème en main
    Et dans son petit coin
    Arête de fumer, trie mégots et ordures
    Et fait régler sa voiture.

    Tous ces petits gestes,
    Qui paraissent bien modestes,
    Peuvent changer notre vision du monde
    Et sauver notre mappemonde.
    (26/09/2019)

     

     

     

     


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  • A bicyclette

     

    Quand on partait de bon matin
    Quand on allait sur les chemins
    A bicyclette.
    Chacun portait dans sa musette,
    Un casse-croute
    Que l’on prenait au bord de la route.

    A travers la campagne
    Au fond de la Limagne,
    A bicyclette ;
    Ce n’était pas le bal-musette,
    Il fallait pédaler dans les montées
    Sans jamais nous démonter.

    Nous étions une bande de copains
    Des petits galopins
    A bicyclette.
    Nous refusions les pétrolettes,
    Qui faisaient trop de bruit
    En circulant dans nos circuits.

    Soleil ou pluie, nous partions le matin,
    Changeant souvent de chemins,
    A bicyclette.
    Nous faisions régulièrement des bouclettes,
    Sur les chemins environnant,
    Tout rayonnant.

    Quand il faisait trop froid, tous les copains,
    Se dirigeaient vers le bistro sans les gamins,
    A bicyclette.
    Quelques parties de cartes nous amusaient
    Sans pour autant en abuser.


    Dès que le soleil pointait son nez,
    Nous ne pouvions flâner,
    A bicyclette.
    Mais il fallait les réviser
    Sans nous épuiser,

    Un copain, ancien garagiste,
    Dans son atelier, de clients, plus de listes.
    Il vérifiait nos bicyclettes,
    Qui devaient être prêtes
    Pour repartir de bon matin
    Courir sur les petits chemins.
    (25/09/2019)

     

     


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  • La page blanche

    Qu'elle soit de papier
    Lignée ou quadrillée,
    Qu'elle soit feuille de classeur,
    Ou écran d'ordinateur,
    La page reste blanche.
    Je ne peux écrire le moindre mot,
    Les phrases ne veulent rien dire ;
    La muse a pris ses congés,
    Comme moi, elle s'en est allée,
    Pour se vider l'esprit.

    Coller des mots les uns derrière les autres,
    Sans aucune idée à développer,
    Uniquement pour noircir du papier,
    Ma tête ne l'accepte pas
    Et refuse tout tralala.
    Elle se repose dans le vide,
    Ne trouve rien à écrire,
    Et même rien à dire.
    Pourquoi la mépriser,
    Et contre elle, médire ?

    Même les mots tombés du ciel
    Comme des oiseaux aux ailes brisées
    Glissent sur le papier,
    Semblant narguer l'écrivain,
    Refusant de se regrouper
    Pour former une petite phrase
    Appelée à devenir poème.
    La page reste indéfiniment blanche,
    Le vide le plus complet,
    L'esprit s'est envolé.

    Vider son esprit,
    Liberté de vivre,
    Dans un air purifié,
    Loin des grandes cités.
    Ne rien avoir à dire,
    Pour ne pas l'écrire.
    Parcourir la campagne,
    Des montées plus ou moins pénibles,
    Des descentes aussi fatigantes,
    Il faut aller jusqu'au bout.

    Visiter des sites historiques,
    Rentrer le soir épuisé,
    Et dormir dans la paix.
    Refouler les jambes fatiguées,
    La sciatique à gauche,
    Le genou à droite,
    Oublier les "tamalou"
    Dont je fais parti.
    Ne pas s'écouter,
    Dire merci à la nature.

    Oublier son passé
    Et ne vivre qu'au présent,
    Un présent immédiat,
    Sans passé, ni futur.
    Ne connaitre que le jour qui se vit,
    Entre le lever du soleil,
    Et son coucher de plus en plus tôt.
    Rompre avec les habitudes,
    Oublier les certitudes,
    Vivre avec et dans la nature.

    Nature que tu es belle,
    Séduisante à regarder,
    Agréable à vivre ;
    L'art de se promener,
    Havre de paix dans une belle région.
    Lac dont on peut faire de tour,
    Châteaux à admirer comme celui de Fénelon,
    Site archéologique en voie de restauration,
    Tout pour faire oublier la page blanche,
    Enfouie au fond de l'ordinateur.
    (19/09/2019)


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  • Bosco

    Bosco,
    Tu n’es pas très costaud,
    Tu es même un peu maigrichon,
    Sans pour autant être berrichon.
    Ton père était-il marin,
    Pour t’appeler, un beau matin,
    Bosco, comme tout maître d’équipage
    Sur un voilier qui n’a plus d’âge.

    Bosco
    Tu es attiré par la déco,
    Tu aimes dessiner
    Et les peintures combinés.
    Tu es un artiste en herbe
    Comme le dirait le proverbe.
    Tes cahiers sont couverts de dessin,
    Comme un jeune peintre sur son chemin.

    Pour le dessin, tu es le premier,
    Dans les autres matières, proche du dernier.
    Si tu faisais un tout petit effort,
    Dans toutes les matières, tu serais plus fort,
    Inscrit en tête de classe ;
    Tu n’y es pas encore, hélas !
    Tes parents sont désespérés,
    De résultats trop modérés.

    Connais-tu Don Bosco
    Son travail ne fut pas un fiasco ;
    Il consacra sa vie à l’enseignement
    Pour les pauvres, énergiquement.
    Il créa des écoles
    Pour les enfants cabrioles,
    Qui ne pouvaient apprendre,
    Et dans la rue devait attendre.

    Tu sais ce que tu veux faire,
    Rapidement entrer dans les affaires,
    Pour vendre tes œuvres,
    Que tu prends pour des chefs-d’œuvre.
    Ne vas pas trop vite, tu n’es pas encore artiste
    Tout juste fantaisiste.
    A l’école, il faut travailler
    Et contre toi, batailler.
    (24/08/2019)


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  • Peindre la beauté

    Défi n° 229 chez Evy Plume de pôètes


    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour un peintre la primauté,
    Celle qu’il ressent du fond de l’âme
    Comme si son modèle était une belle femme,
    A la beauté sublime
    Sortant de son propre abime
    Que personne ne peut atteindre
    Et que lui seul peut peindre.

    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour lui une nouveauté,
    L’espérance de l’artiste,
    Dont le style plutôt cubiste
    Emplit des cartons blancs en abondance,
    Très calme la cadence ;
    Jusque sur son visage,
    Transparait les effets d’un léger arrosage,
    Quelques gouttes perlées,
    Sur une peau légèrement brulée,
    Sueur inattendue,
    Jamais défendue,
    Souffrance de l’artiste,
    Qui n’est pas égoïste.

    Peindre de la nature la beauté,
    Assis sur l’herbe, du bon coté,
    Le chevalet bien stabilisé
    Jamais épuisé,
    L’artiste à l’abri d’un havre de verdure,
    De la rivière, il commence à peindre les bordures ;
    Sa joie est au beau-fixe,
    Le soleil à son phénix.
    Son pinceau le ressent,
    Sur la toile caressant,
    Il est parti dans ses rêves,
    Il n’a pas besoin de trêve.
    Peindre de la nature la beauté,
    Dont le créateur l’a dotée.
    La valeur de son tableau n’est pas sa priorité
    Là-dessus, aucune ambiguïté
    Ni l’espérance de trouver quelque acheteur,
    Puisqu’il n’est pas vendeur.
    Pour lui seul, ses toiles seront sublimées,
    Il ne veut pas frimer ;
    Il ne veut pas de témoins,
    Il n’est pas dans le besoin.

    Peindre de la nature la beauté,
    Sans pour autant l’exploiter
    Etre seul dans la nature,
    Caché dans son petit coin de verdure,
    Il laisse libre court à son impulsion,
    Il n’a pas d’autres ambitions.
    La ronde des couleurs,
    Chacune son odeur,
    Lui laisse quelques frissons,
    Isolé dans son buisson.
    Son âme est vibrante
    Toute souriante,
    Elle fait de lui un véritable artiste,
    Digne des cubistes
    Qui œuvre dans la tendresse,
    Avec beaucoup d’allégresse.
    (02/09/2019)

     

     


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  • Le réchauffement climatique

     

    De vastes forêts brulent,
    Les glaciers reculent,
    Réchauffement planétaire,
    Tremblent face à leur villa, les propriétaires ;
    Dérèglement global ou passager,
    Qui bientôt va se désengager.

    Rêve de quelques savants climatologues,
    Ou réalité confirmée par les géologues ?
    Les signes extérieurs, nous les vivons,
    Trop souvent nous les entravons ;
    Nous fermons les yeux,
    Et nous en appelons aux cieux.

    Les catastrophes naturelles,
    Souvent appelées conjoncturelles,
    S’accroissent chaque année,
    Quelque soit le pays où elles sont nées.
    Affaire de spécialistes,
    Disent les égoistes.

    Ne cherchons pas les responsables,
    Qui, à merci, seraient corvéables
    Pour rejeter sur eux
    Une réalité qui transperce nos yeux,
    Chacun de nous a sa part de responsabilité,
    Pourquoi en être révolté.

    Les causes, nous les connaissons.
    C’est un véritable colimaçon,
    Qui traverse toute l’humanité,
    Sans aucune ambiguïté ;
    Regardons ce que nous faisons
    Dans nos propres maisons.

    Les pollueurs, ce sont les autres,
    Jamais les nôtres.
    Notre voiture est bien entretenue,
    Notre garagiste nous a prévenus,
    Il faut suivre le livre de bord
    Et bien surveiller les abords.

    Nous fumons un peu,
    Ce n’est pas quelques petits mégots,
    Jetés dans n’importe quel lieu,
    Qui seraient illégaux.
    Pourquoi les ramasser,
    Et dans une poubelle les entassés.

    Commençons par trier nos déchets,
    Jouons le jeu, sans rien caché ;
    Pensons à ceux qui vont les trier,
    Pour ensuite les aiguiller,
    Vers les machines qui vont les recycler,
    Travail jamais bâclé.

    La nature souffre,
    Et s’oriente vers un gouffre,
    Dans lequel elle va s’enfoncer
    Sans pouvoir y renoncer.
    Sauvegardons le don qui nous a été fait,
    Soyons toujours insatisfait.

    Le réchauffement climatique est une réalité,
    A nos enfants, il faut dire la vérité,
    Parler de la planète que nous leur lèguerons,
    Bien triste fleuron,
    Que sera leur héritage,
    Dans un monde sans partage.
    (28/08/2019)

     


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  • Le temps de l’attente

     

    Le temps de l'attente

    Graine semée
    Dans le corps de la femme aimée,
    Pour la conception d’un enfant,
    Fleur de ses parents ;
    Patience dans l’attente des analyses,
    Avant de penser à sa valise.
    L’échographie en dira davantage ;
    Dans la famille pas de chantage ;
    Nous choisirons nous-mêmes le prénom,
    Rayer de votre liste : Mélanie, Rosalie, Gaston ou Léon.
    Nous ne voulons pas savoir le sexe de l’enfant,
    Comme nous, vous le saurez en son temps.
    Sachez attendre l’accouchement
    Qui devrait se dérouler prochainement.

    Petite graine posée dans le creux de ma main,
    Que deviendras-tu demain ?
    Une fleur, une plante ou un arbre très grand,
    Dans mon verger, un géant,
    Où les oiseaux pourront faire leur nid,
    Sans être bannis,
    Ou une simple plante sur mon balcon,
    Qui, de fleurs, sera fécond,
    Je les arroserai le soir,
    Avant qu’il ne fasse noir.
    Petite graine déposée dans un pot
    Pour un temps de repos.
    Tu deviendras un magnifique tournesol
    Servant aux autres fleurs de parasol.

    Mon esprit déménage
    Il étend trop vite ses ramages,
    Voyant dans cette petite graine
    Des fleurs de reine
    Que je ne connais pas encore
    Dans un nouveau décor.
    J’ignore son avenir,
    Je ne saurai le définir
    Mes yeux presbytes,
    Savent pourtant qu’en elle habite,
    Une vie qui attend,
    Mon plaisir d’un moment.
    Mais il me faut savoir attendre
    Car la nature, je ne peux la surprendre.

    Saurai-je trouver
    Une bonne terre pour la couver.
    Il me faudra attendre la fin de l’hiver
    Et la sortie des primevères,
    Pour dégager le pot,
    De son lieu de repos.
    La fraicheur des premières heures
    N’est pas un leurre.
    L’attente sera longue
    Comme la sortie de mes tongs,
    Qui béniront l’arrivée du soleil,
    Qui sonnera le réveil.
    Doucement la petite graine, de la terre, s’élèvera,
    La fleur donnera son apparat.

    Cœur, sauras-tu attendre le temps que demande,
    La nature pour répondre à ta commande,
    D’un bébé espéré,
    D’une fleur libérée.
    La nature a tout son temps,
    Il faut parfois attendre longtemps,
    Pour que sorte une œuvre magnifique,
    Qui pour toi sera magique.
    Pourras-tu la respecter,
    Et ne pas en être affecté,
    Homme qui n’a plus le temps
    Et se dit compétent,
    A regarder les beautés de la nature,
    Dans un cadre de verdure.
    (29/08/2019)

     


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  • La plainte de la lune 

    Au clair de la lune,
    Mon ami pierrot,
    Prête-moi ta plume,
    Pour écrier un mot,
    A touts ces humains qui peuplent la terre,
    Leur parler de mon mal-être.
    Je me sens seul dans ce grand univers,
    Je vis un véritable calvaire.
    Ils m’ont tous abandonné,
    Et par eux, je me sens bâillonnée.

    Nuit d’été sans lune,
    Le soleil brille encore pour longtemps,
    Me laissant sur le coté,
    Et personne ne me regardera ;
    Je suis trop pâle pour attirer leur regard ;
    Je me sens seule là haut ;
    Je n’intéresse plus personne,
    Même les astronautes,
    Qui préfèrent les autres planètes
    De plus en plus lointaines.

    Pauvre lune abandonnée des hommes,
    Et pourtant tu es le seul satellite naturel de la terre.
    A quoi sers-tu, le jour et la nuit ?
    Aucune transmission n’émane de toi.
    Tu n’émets aucun rayon pour nos Smartphones,
    Les GPS t’évitent, les ordis ont inventé le câble.
    Seuls nos propres satellites servent à notre quotidien.
    On a marché sur ton sol,
    On a planté un drapeau,
    Tu devrais en être fière !

    Abandonnée seule dans le ciel,
    Les savants me trouvent trop minus,
    Ils veulent aller plus loin,
    Dans leurs découvertes de l’univers ;
    Savoir s’il y a d’autres êtres vivants ailleurs,
    Des petits hommes verts avec leur soucoupe
    Qui pourraient nous envahir
    Et détruire notre terre
    Les humains qu’elle contient
    Rasant leurs inventions.

    Mais sur notre terre des hommes et des femmes ont faim,
    Des jeunes sont désespérés,
    Qui pensera à eux ?
    Des réfugiés frappent aux portes,
    Qui resteront clauses.
    Les sans–abris se cachent sous les ponts,
    Pour ne pas être vus.
    Face à cette situation, on invente de nouvelles fusées,
    De plus en plus armées,
    Espérant les faire taire.

    Responsables des deniers publics,
    Réunis tous les ans dans un G7,
    Parfois un G20,
    Resterez-vous sourds,
    Aux cris des malheureux
    Qui n’ont pour tout spectacle,
    Qu’une lune fidèle,
    Qu’ils peuvent regarder sans payer,
    Qui change de forme,
    Et leur offre sa lumière.
    (26/08/2019)

     

     

     


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  • La fin des congés 

    Toute chose a une fin ;
    C’est le bout d’un chemin,
    Qui nous plaisait tant
    Et pourtant,
    La rentrée des adultes a résonné
    Les enfants vont de nouveau crayonner ;
    Une page se tourne,
    Sans aucune ristourne.

    Pour beaucoup les vacances sont finies,
    Il faut ranger le bikini,
    S’habiller convenablement,
    Sans débordement.
    Etre quelqu’un de bien
    Et ne pas demander combien,
    On sera payé cette année
    Pour éviter une avoinée.

    Adieu la plage
    Il faut reprendre le bricolage,
    Conduire les enfants à l’école,
    A l’heure, pour leur éviter des colles.
    Retrouver les transports en commun,
    De plus en plus inhumain,
    Le bus, le tramway, le métro,
    Sans jouer aux héros.

    Travailler toute une journée,
    Pour gagner le Smig, augmentation toujours ajournée,
    Manger sur le pouce à midi,
    Avec un air de bandit,
    Qui volerait son patron,
    Qui le presse comme un citron,
    Ne regardant que son bénéfice,
    A nous les sacrifices.

    Vacanciers qui reprenaient le travail,
    N’oubliez pas les retrouvailles,
    Avec vos collègues partis en juillet
    Vous permettant de prendre vos billets.
    En votre absence, le monde n’a pas changé,
    Il ne s’est même pas arrangé,
    Mettez un peu au vestiaire vos récriminations
    Calmez vos appréciations.

    Les vacances ont une fin,
    Du travail ayez faim,
    Pour les retrouver dans un an
    Et revoir d’autres habitants.
    Même si les congés sont un droit,
    Et non le désir d’un roi,
    Il faut les gagner en travaillant
    Même si le cadre n’est pas toujours charmant.

    Toute chose a une fin,
    Pense-y chaque matin,
    En commençant votre journée,
    Qui vous conduira en fin d’année.
    La vie est ainsi faite,
    Comme tourne la terre,
    Dont vous n’êtes pas propriétaire,
    Votre vie se déroule, soyez-en satisfaite.
    (27/08/2019)

     

     

     


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  • Cancre

     

    Lettres rondes,
    Lettres minuscules
    Lettres majuscules
    Lettres demi-rondes,
    Lettres de toutes sortes pour un bel accueil
    Qui courent sur la feuille
    Dans un ordre indiscipliné,
    Toujours en dehors des lignes combinées
    Tracées par l’imprimeur
    Qui n’a jamais écrit au creux de son labeur.

    Les lettres s’envolent,
    Toujours aussi frivoles
    Pour suivre l’oiseau-lyre qui passe ;
    Volent, volent, lettres inutiles dans l’espace,
    Que suit mon esprit,
    Là haut dans le ciel, épris,
    Bien au delà des nuages.
    Qui m’emplissent de courage
    Rêve d’un autre monde,
    Ou n’existe aucune lettre ronde.

    Je suis loin des mots qu’il faut écrire,
    J’ai hâte d’en finir,
    En lettres rondes,
    Qui fuient comme une onde,
    En lettres minuscules,
    En lettres majuscules.
    L’oiseau-lyre m’a dévergondé
    Dans un ciel tout bleu fécondé
    Où règne le soleil
    Qui me couvre de merveilles.

    La maitresse me rappelle à l’ordre.
    Vous cherchez le désordre ;
    Si vous ne savez pas écrire à l’encre,
    Vous resterez un cancre.
    Je me perds dans ces mots,
    Qui s’écrivent dans mon dos
    Ces lettres de petits et grands caractères,
    Qui ne sont que locataires,
    Ces lettre déliées, celles qui forment un mot,
    Ces salles mots qui me donnent tant de maux.


    Sur un radeau de fortune,
    Qui navigue sur les flots d’infortune,
    Me voilà reparti dans des rêves lointains
    Qui ne connaissent pas les mots humains,
    Et les lettres attachées,
    Qui finiront en discours rabâchés.
    Je vole,
    Je m’envole,
    Oubliant la manivelle
    De ma cervelle,

    Je suis un équilibriste,
    Entre la classe
    Et l’oiseau-lyre qui repasse.
    Cancre à l’école,
    Récoltant les heures de colle,
    Je serai artiste.
    Dessinant sur feuilles blanches
    Sans lignes sur la tranche
    Mes rêves d’enfance,
    Ceux qui dans mon cœur dansent.
    (25/11/2019)

     

     


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  • On est si peu de choses

    Ne serait-on qu’un petit epsilon
    Bien rangé en colonne,
    Face au soleil qui nous envoie ses rayons
    A travers les cieux que l’on peint au crayon,
    D’une main habile,
    Qui ne reste jamais immobile ?

    Des astronautes vont partir là-haut,
    En route ils seront un peu cahot.
    Notre terre est si peu de choses,
    Une simple petite dose,
    Bien ensommeillée,
    Dans un univers très surveillé.

    Rêverie qui se réalise
    D’aller sur d’autres planètes,
    En manœuvrant quelques manettes,
    Et en multipliant les analyses,
    Pour devenir maitre du monde,
    Bien au-delà de notre mappemonde.

    Lorsque la nuit, c’est la pleine lune,
    De l’ombre, il n’y en a aucune,
    Certains animaux éveillent leur progéniture ;
    Jusqu’à une heure matinale, veille leur créature
    Non pour une veille fatale
    Mais, pour leur proie, surveiller.

    Pour l’homme, l’univers est précieux,
    Il lui ouvre la porte des cieux.
    Mais qu’est-ce l’homme dans un univers si grand,
    Dans lequel il n’est qu’un adhérent ;
    Il ne peut se dresser face à son créateur
    Qui, de l’univers, reste le principal acteur.
    (25/08/2019)

     


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  • Qui a fait le premier pas,
    Un jour sur un petit chemin,
    L’un vers l’autre,
    L’autre vers l’un ;
    Le pas d’un sourire,
    Le pas d’un premier baiser,
    Le pas qui engage pour la vie,
    Le pas de l’amour,
    L’amour qui unit deux êtres
    L’amour qui les envole,
    Bien au-delà du réel,
    Vers des sphères inconnues,
    Qu’il faudra apprivoiser ;
    L’amour a fait le premier pas.

    L’amour apprend à se connaître ;
    L’amour part à la découverte
    D’un inconnu,
    D’une inconnue,
    Qui fera un être unique,
    Un être qui aime,
    Un être qui veut avancer,
    Main dans la main,
    Sur un chemin inconnu,
    Sur un chemin tortueux
    Sur un chemin exigeant.
    Pas de recettes toutes faites,
    Pas de livre pour apprendre ce qu’est l’amour ;
    L’amour a fait le premier pas.

    Ouvrir les mains vers l’autre,
    L’accueillir à bras ouverts,
    Lui en moi,
    Elle en lui.
    L’amour est une aventure,
    Qui mène très loin,
    Bien au-delà du réel,
    Dans des sphères inconnues.
    Un envol dans un ciel bleu,
    Où tout est oui,
    Où tout est non.
    L’amour s’invente,
    Il ne se copie pas.
    L’amour a fait le premier pas.

    Aucune recette dans les livres ou les médias.
    Ils sont deux à se construire,
    Ils sont deux à découvrir la réalité,
    D’une vie à deux,
    Avec ses nuages,
    Avec ces orages
    Mais surtout avec le soleil,
    La lumière issue de leur cœur,
    Celle que personne ne peut éteindre ;
    Elle brillera toute la vie,
    Entre deux être qui s’aiment,
    Qui veulent se bâtir,
    Pour accueillir des enfants,
    L’amour a fait le premier pas.

    L’amour a pris leur liberté,
    L’amour les a façonnés ;
    Sur un petit chemin, ils se sont aimés,
    Dans la vie ils ont voulu s’engager,
    Pour devenir un seul être,
    Etre de chair,
    Qui apprend ce qu’est l’amour ;
    Etre de cœur qui vit ce qu’est l’amour.
    Deux être faibles,
    Qui connaissent leur faiblesse,
    Et ensemble les affronter.
    L’amour n’est pas un calcul,
    L’amour n’est pas une loterie
    L’amour a fait le premier pas.
    (23/08/2019)

     


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  • La symphonie

     

    On entend, derrière le rideau
    Les musiciens qui s’installent,
    Chacun recherchant les bons accords
    Avant l’arrivée le chef d’orchestre.
    Un étrange silence règne dans la salle ;
    Les spectateurs sont tous à leurs places,
    Et lisent le programme où sont dévoilés les morceaux choisis,
    Des symphonies et des oratorios.
    Des œuvres assez connues,
    D’autres plus lointaines, un peu oubliées.

    Soirée romantique
    Ouverte à tout publique, et aux initiés
    Qui fréquentent régulièrement les lieux
    En première partie des morceaux classiques
    Ecrits par de grands auteurs,
    Des œuvres symphoniques,
    Et d’autres lyriques,
    Du Mozart, du Wagner, du Beethoven et du Tchaïkovski.
    En seconde partie, après la pause,
    Quelques danses jouées par les Rats de l’opéra.

    Nous ne sommes pas dans la série télévisée « arabesques »,
    Ni au beau milieu d’un spectacle carnavalesque
    Mais dans un grand théâtre parisien
    Qui va vous présenter un mélange de musique classique,
    Sous la direction d’un grand chef d’orchestre,
    Qui va animer la soirée,
    Jusqu’au couchant du soleil.
    Laissez-vous emporter par la musique,
    Qu’elle soit symphonique ou lyrique,
    Oubliez vos voisins et amis,
    Vous passerez une bonne soirée.
    (20/08/2019)


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  • Le zoo de Beauval

     

    Que de chemins pour faire le tour du zoo !
    Heureusement tout est bien balisé ;
    C’est rassurant.
    Prenez votre temps,
    Sans le perdre évidemment ;
    Pourquoi se presser ?,
    Vous avez la journée,
    Passez-là en flânant.
    Et non en vous reposant sur les bancs.
    Ne vous contentez pas d’un tour rapide ;
    Que la fatigue ne vous arrête pas.
    N’oubliez pas l’heure du travail des aigles
    Qui vont planer juste au dessus de votre tête.
    Pourquoi allumer vos téléphones ?
    Utiliser votre appareil photos.
    Il faudra également passer au parc des élans,
    Sans oublier le vivarium aves ses reptiles,
    Les éléphants, les différents singes…
    Important également la nurserie,
    Et les nombreux petits avec leur maman,
    Tétant encore pour se nourrir.
    Un dernier rappel : les Panda,
    La grande attraction du zoo.
    (18/08/2019)

     

     


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  • Le pêcheur

    De Pêche, L'Homme, Les Engins De Pêche

    Arpenter la campagne
    Pour photographier un homme qui pêche
    Et lui plaire pour ne pas l’effrayer ;
    Ne soyez pas vindicatif ;
    Ne l’effrayer ce pêcheur assis sur un tapis,
    Marcher sans courir.

    Devant lui, trois canes robustes,
    Posées sur un trépied.
    A la main une bouteille de lait
    Pour abreuver sa soif.
    Sa vasque n’est qu’à moitié pleine,
    Que des petits poissons.

    Triste friture pour le soir,
    Qu’il pensait déguster avec un coulis de poireaux.
    La pêche n’a de sens que si l’on attrape des poissons,
    De très gros qu’on aimerait photographier
    Pour les montrer aux copains,
    Qui auraient du mal à le croire.

    Pour cet homme, la pêche
    Est un amour ancillaire
    Ce que déteste sa femme,
    Qui ne l’accompagne jamais.
    Attendre bêtement qu’un poisson morde à l’hameçon,
    La dépasse. Elle préfère regarder la télévision.
    (14/08/2019)

     

     


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  • Voyage 

    Défi n° 226 chez Plume de Poètes

    Je décidais d’aller à Saint Jacques de Compostelle ;
    Ce n’était pas une décision accidentelle ;
    La démarche spirituelle et sacrée de ce voyage,
    Etait enfouie dans ma volonté ;
    Partir seul ou en convoyage,
    Cette question je n’osais l’affronter.

    J’y cherchais le trésor de ma vie,
    Personne ne m’en avait donné envie.
    Je voyais ce voyage agréable,
    Et un moyen d’être plus fort contre le diable.
    La fatigue ne me faisait pas peur,
    Je nageais dans le bonheur.

    En toute transparence avec ma paroisse,
    Pour effacer toutes mes angoisses,
    Élucider ma démarche,
    Et organiser les marches,
    Je me suis joint à un petit groupe,
    Et ensemble, nous mettre en route.

    Un ancien marcheur nous a initiés,
    En nous forgeant un moral d’acier
    Pour réussir notre projet
    En restant dans notre budget.
    J’avais reçu les insignes de ce pèlerinage,
    La coquille, le bâton, un petit livre avec quelques pages

    Personne ne m’a poussé à me mettre en route,
    En moi, pas l’ombre d’un doute.
    Ma volonté, et elle seule, me transportait.
    Comme tous ceux qui, avec moi, partaient.
    Je mettais lancé un défit
    A mes copains, je n’avais rien dit.


    Après quelques jours de trajet
    Je regrettais un peu mon projet ;
    Sac à dos trop lourd,
    Trop de Kilomètres chaque jour,
    Nuits un peu courtes,
    Envie de faire demi-tour sur la route

    Tout se combiner
    Pour me faire abandonner.
    Soutenu par le groupe de marcheurs,
    J’ai tenu le coup avec ardeur,
    Les épaules lacérées par les lanières du sac,
    Les pieds, dans les chaussures, en vrac.

    La fatigue, je l’ai surmontée,
    Les kilomètres, je les ai affrontés,
    Le sac plus léger j’avançais sur la route,
    S’était envolée la déroute.
    Et un matin, peu avant l’heure du casse-croute,
    Mes hésitations ont été absoutes.

    Qu’elle émotion de voir la basilique ;
    Disparaissaient toutes les critiques ;
    Notre projet s’avérait une réussite
    Tout devenait licite.
    Nous nous sommes presque mis à courir,
    Et, au pied du grand escalier, enfin atterrir.
    (12/08/2019)


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