• Le labyrinthe 

    Traversez le sous-bois
    A l’ombre des arbres dans les monts d’Arbois ;
    Profitez de l’ombre qui vous est offerte
    Pour retrouver un peu de fraicheur,
    Et refaire vos forces,
    Pour une meilleure forme,
    Et poursuivre votre route,
    Vers ce magnifique labyrinthe,
    Où vous risquez de vous perdre,
    Dans les jardins d’un grand château.

    Vous découvrez au loin les deux tours du domaine,
    Vous êtes bientôt arrivés.
    Au détour du chemin, un paysage magnifique,
    Vous coupe le souffle quelques instants.
    Arrivé devant une large grille,
    Vous pouvez admirer les toits du château,
    Que recouvrent de grandes tuiles rouges.
    Quelques pas dans une large allée,
    Et sur la droite une petite pancarte
    Vous indique l’entrée du labyrinthe.

    Une nouvelle expérience pour le week-end.
    Vous réglez les droits d’entrée
    Et vous voilà parti
    A la recherche du centre de ce labyrinthe
    Où a été planté un vaste chêne.
    Que de chemins, à droite comme à gauche.
    La ligne droite est-elle le plus court chemin ?
    Vous tournez en rond
    Le chêne toujours à sa place,
    Semble jouer avec vous.

    Vous n’êtes pas seul à zigzaguer,
    Entre les multiples sentiers,
    Qui vous rapprochent
    Et rapidement vous éloignent.
    Enfin vous êtes devant ce fameux chêne
    Qui vous a tant fait languir.
    Il semble vous snober,
    Car il faut repartir
    Et retrouver l’entrée,
    C’est une autre histoire.

    Les sentiers vous semblent bien différents.
    Les aurait-on modifiés juste derrière-vous ?
    De nouveau, vous tournez en rond.
    Le chêne semble se déplacer et jouer avec vos nerfs.
    A l’horizon le soleil bien fatigué,
    Descend déjà vers son lieu de repos,
    Pour laisser place à la lune.
    Vous êtes un peu perdu,
    Mais finalement l’entrée est là devant-vous.
    Fatigué mais joyeux, il faut reprendre la route du retour.
    (15/07/2019)


    4 commentaires
  • Marcher dans le vent 

    Bannière du globo : marcher dans le vent

    Ecoute, écoute, surtout, ne fais pas de bruit,
    Tu marches sur la route, tu marches dans la nuit.
    Ecoute, écoute
    Le bruit de tes pas sur la route,
    Tu marches dans le vent,
    L’air frais est captivant.

    Marcher dans le vent
    Sentir les parfums de la nature
    Des roses qui se mêlent à la verdure,
    Le chemin est motivant,
    Au clair de lune, aucune brune,
    Tes pieds glissent sur le bitume.

    Là haut, dans le ciel,
    Moineaux, Étourneaux
    Perdrix, hirondelles
    Tout un patrimoine de moineaux,
    Volent tranquillement,
    Et te disent bonjour, amicalement.

    Ils chantent la joie,
    Pour tous les villageois,
    Qui savent reconnaitre les sons,
    D’un univers à l’unisson.
    Ils éveillent la nature,
    Et toutes les créatures.

    Tout mon être est en émoi
    Mon âme chante avec les sous-bois
    Devant cette aube qui se lève,
    Eclairant tous mes rêves,
    Je ne suis pas seul
    Marche avec mon épagneul.

    S’ouvrent à moi, d’autres cieux
    Qui n’ont rien de disgracieux
    Où brillent mille étoiles
    Colorant fleurs et pétales.
    Le soleil se lève à l’horizon
    Pour la belle saison.

    Couleurs infinies de cet univers,
    Qui éclairent mes yeux de son revers,
    Ouvrant des chemins de bonheur,
    Chaque matin, aux flâneurs.
    Poursuis ta route dans la fraîcheur
    Dans la nature avec vigueur.

    Marche dans le vent
    Ecoutant dame nature
    Qui éblouit toute créature,
    Qui marche en l’écoutant.
    Éloigne d’elle toute souillure,
    Et les dépôts d’ordure.

    Marche dans le vent
    Oubliant le temps qui passe,
    Tes deux oreilles s’ouvrant,
    A cette musique qui jamais ne lasse.
    Elle joue pour ton bonheur,
    Même à cette heure

    Apprends les refrains qui réveillent le ciel,
    Le bourdonnement des abeilles,
    Tous ces animaux qui t’appellent,
    Et qui sont parfois rebelles.
    Essaie d’en connaître les cris
    Qui accompagneront ton récit.
    (13/07/2019)

     


    3 commentaires
  • Un monde imaginaire

     

    Peut-on construire un monde imaginaire,
    Sans risque de sanctions disciplinaires
    Où chacun serait heureux,
    Et les échanges chaleureux ?

    Je pense et j’imagine, donc je suis,
    A dit avec d’autres mots fortuits,
    Une grosse tête qui ne m’a pas ébloui
    Mais que je n’ai jamais trahi !

    Un monde imaginaire est un rêve
    Qui se déroule sans aucune trêve,
    Sans aucune limite terrestre,
    Mais à la tête d’un bel orchestre.

    Regardons cette photo,
    Le monde est tiré au cordeau,
    Un ciel bien réel,
    Un flanc de montagne non virtuel.

    Au centre une magnifique chaussure
    Posée sur un tapis de verdure
    Une description classique,
    Qui pourrait être accompagnée d’une musique.

    Où est l’imaginaire me diriez-vous ?
    Dans la chaussure, non pas un pied bien mou,
    Mais une maison rafistolée,
    Qui devrait vous affoler.

    Cet ensemble sort peut-être d’une bande dessinée,
    Mais surtout de l’imaginaire d’un auteur
    D’un monde sorti du rêve d’un créateur
    Qui vous a embobiné !

    Tout poète crée de l’imaginaire,
    Qu’il fait sortir de l’ordinaire,
    Et son œuvre est unique,
    Jamais mélancolique.

    Tout rêve est mystère,
    Sans l’aide d’un partenaire,
    Tiré de la vie courante de l’individu,
    Avec une réalité assidue.

    L’opposé de l’imaginaire, le cauchemar
    Qui dès le départ
    Reprend une réalité existentielle,
    Abandonnant toute existence réelle.

    Restez dans le rêve et ses mystères,
    Abandonnez tout destinataire,
    Votre vie sera plus légère
    Emportée dans une autre atmosphère.
    (08/07/2019)

     


    6 commentaires
  • La fée a choisi sa demeure

     


    Fée enserrée dans un verre
    Au loin, aucune trace de vert
    Le soleil couchant à l’horizon
    Nous donne une idée de la saison.

    Tout semble grillé ;
    Dans ce verre à vin, elle n’est pas déshabillée,
    Sa longue traine blanche
    Défie l’apparence du ciel
    Qui n’a pas les couleurs de l’arc-en-ciel
    Couvrant même ses hanches.

    Le verre transparent s’est emparé de l’horizon
    Enfermé dans cette prison.
    La roche un peu ébréchée
    N’a pu empêcher
    La mer de l’endommager
    Refusant de l’aménager
    Pour faire fuir les touristes
    Trop souvent altruistes.

    Au fond de ce site inconnu
    Vous avez peut-être reconnu,
    L’hôtel où vous êtes descendu
    Et pour le repas attendu.

    Ne pensez pas que la fée va se retirer
    Comme vous le désirez,
    Pour récupérer votre verre
    Et le remplir d’un apéro amer.
    La fée est bien installée,
    Pourquoi va-t-elle s’en allée ?
    Près de moi, elle passera la nuit,
    Sans craindre l’ennui.
    (07/07/2019)

     

     

     

     

     

     

     


    6 commentaires
  • Un rêve de cailloux

     

    Petit cailloux s'ennuyait sur le bord de la route,
    Aucun véhicule ne s'intéressait à lui, aucun doute.
    Quelques fois des voitures s'arrêtaient
    Mais lui, le petit caillou, sur place restait,
    Abandonné par ces voyageurs,
    Toujours à la recherche de l'heure.

    Petit cailloux rêva un beau jour,
    Au monde entier de dire bonjour,
    En découvrant le plus de pays possible;
    Regardant tout ce qui était visible,
    Ne se contentant pas des articles des journaux
    Il voulait sa propre collection de photos.

    Abandonnant tous ces copains
    Qu'il laissait sur le terrain,
    Prenant la direction de l'est d'où venait le vent,
    Se cachant dans une boîte, serré comme un hareng,
    Il se laissa emporter par la tempête,
    Qui faisait autant de bruit qu'une trompette.

    Première escale, le vent l'abandonna au bord d'une plage,
    Juste à coté d'une vieille cage.
    Il sortit de sa boîte sous un soleil de plomb
    Et se mit à tourner en rond.
    Derrière lui se profilait une grande ville,
    Où il ne rencontra que de belles filles.

    Ca n'est pas ce qu'il recherchait.
    De nouveau dans la boîte, il se cachait,
    Espérant qu'une grande tempête
    L'emmène dans un endroit champêtre
    Où il verrait des êtres de son espèce
    Comme lui, plein de hardiesse.

    Emmener par tous les vents
    Toujours caché dans son auvent,
    Il traversa toute le planète
    Au gré des tempêtes,
    Sans trouver ce que son rêve avait décrit
    Et qu'il aurait aimé que ce soit écrit.

    Ils retrouva ceux qu'il avait abandonné,
    Aucune nouvelle, il n'avait donné.
    On n'est jamais si bien que chez soi,
    Même en suivant un roi.
    Bien accueilli par son carré de cailloux
    Tout lui parut si doux.

    Les grands voyages ne sont pas faits pour eux,
    Même en partant à deux.
    Chaque espèce au monde a son programme
    Tout changer peut devenir un drame,
    Pour toute famille dans l'univers
    Restez vous-même, même si vous n'êtes qu'un ver.
    (06/07/2019)


    3 commentaires
  • Le chevalet

     

    Instrument de torture ou de supplice,
    Utilisé par des tortionnaires complices
    Dans les cachots sourds
    Chez les romains, loin des carrefours.

    Des hommes y étaient massacrés,
    Et leurs membres broyés
    Par des bourreaux de métier
    Qui œuvraient sur leur chantier.

    Plus civilisé, le tréteau des scieurs
    Utilisé au milieu des bois ou ailleurs,
    Pour scieur des arbres abattus,
    Pour en faire des planches, vois-tu.

    Faut-il parler de ces supports en bois,
    Utilisés en certains endroits,
    Pour y déposer les armes,
    Pour être prêt à la moindre alarme.

    Plus sympathique le chevalet des artistes,
    Dont certains ont été appelés cubistes ;
    C’est le support de tous ces peintres,
    Dans rue ou dans une nature champêtre.

    De grands noms de peintres anciens
    De véritables stoïciens
    Ont peint des salles entières
    Sans participer à la crémaillère.

    De véritables artistes ont peint sur leur chevalet,
    Dans les jardins de nombreux palais
    Châteaux, fleurs et massifs,
    Sans être agressif.

    La place du Tertre à Montmartre,
    Est un lieu privilégié de ces peintres,
    Amateurs ou chevronnés
    Qui, devant vous, vont crayonner.

    Chevalet d’hier ou d’aujourd’hui,
    Recouvert d’une feuille blanche sans enduit,
    Vous éveillez notre imaginaire,
    Pour beaucoup très ordinaire.

    Je préfère les petits peintres amateurs
    De paysages, créateurs,
    Leur chevalet en pleine nature
    Dans un beau cadre de verdure.

    Sans être de grands artistes
    Ils ne sont jamais passifs,
    Pinceau à la main
    Décor de demain.
    (02/07/2019)

     


    3 commentaires
  • Voyage au Japon

     

    Vacances au Japon
    Enfermé dans un grand wagon,
    Similaire à l’orient express,
    Ne rêvez pas, pas d’annonces dans la presse,
    Le japon est un ensemble d’îles,
    On n’y va pas en automobile,
    Même si vous roulez en Toyota
    Avec un bel habitat.

    Aucun tunnel pour se rendre au Japon,
    Du rivage, aucun pont ;
    Si vous partez de Paris,
    N’empruntez pas l’hydravion.
    Soyez en règle avec vos papiers
    Vous serez peut-être épié,
    Et embarqué par la police.
    Alors vous boirez, jusqu’à la lie, le fond du calice.

    Les prisons ne sont pas comme en France,
    Vous y serez vite en transe ;
    Repas très simple : du riz,
    Sans carbonari,
    Comme pour Carlos Ghosn qui est interné
    Et sur lequel on s’est acharné.
    Même si vous avez redressé une entreprise japonaise
    Chez eux, vous ne serez jamais à l’aise.

    A voir les photos le Japon est un beau pays,
    Les religieux sont très recueillis ;
    Les traditions sont respectées
    Et les chemins sont bien tracés
    Vers un travail, à chacun affecté.
    Les vacances, ne sont pas effacées,
    Mais rarement prises,
    Et offertes à l’entreprise.

    Ce qu’il faut voir au Japon
    Dans les jardins fleuris, les petits ponts ;
    Les temples au toit d’or
    Soulignent le goût et la couleur
    Des habitants qui vivent dehors
    Et savent respecter les valeurs.
    Vous y boirez du thé,
    Boisson très exploité.
    03/07/2019)

     

     

     


    8 commentaires
  • Une présence

     

    Cherchez dans la vie ta présence,
    Je suis dans l’ombre de ton absence.
    Tu es là, jour et nuit
    Souvent je te fuis.

    Dans la pénombre de ma vie,
    Tu es toujours là, inassouvi,
    Tu me cherches et m’attends,
    Je n’ai pas le temps.

    Sous la chaleur de la canicule
    Je marche comme un funambule,
    Sans prendre le temps,
    Etre impénitent.

    Tu me suis partout
    Comme un grand manitou,
    De toi, je n’ai pas peur,
    Je cherche seul le bonheur.

    Bonheur imprévisible
    Je suis indisponible,
    Je cherche le grand bonheur,
    Comme un simple butineur.

    Qui me donnera ce bonheur que j’espère,
    Avec ou sans compère ?
    Toute ma vie je l’ai cherché,
    J’en suis toujours ébréché.

    Le bonheur avec un grand B,
    Sans pour autant faire le bébé,
    Puis-je le trouver seul,
    Sans l’aide d’un filleul ?

    Je cherche dans ma nuit ta présence,
    Tu me tends la main avec aisance.
    Toi seul peux m’apporter le vrai bonheur,
    Tu es mon unique dépanneur.

    Ta main, comme un bâton, me soutient
    Moi qui me dis chrétien ;
    Sur ce chemin fastidieux,
    Tu es avec moi, mon Dieu.
    (26/12/2019)

     


    5 commentaires
  • Un bel été

     Un bel été !

    C’est d’actualité
    Depuis la fête de la musique
    Dans la rue et dans certaines basiliques.

    Un bel été !
    Devant la mer dans sa propriété,
    Pour aller se baigner,
    Ou à l’ombre sous les châtaigniers.

    Un bel été !
    Sur un terrain de camping avec de l’ombre à satiété ;
    La piscine plait aux enfants
    Des familles y vont tous les ans.

    Je ne suis pas amoureux de la mer,
    Ni des piscines pour les vacances d’été,
    Trop de rencontres de commères
    Qui ne savent pas s’arrêter.

    Un bel été !
    De la montagne, je suis imprégné ;
    Grandiose nature
    Entourée de verdure.

    L’air est toujours respirable,
    Assis autour de la table
    Admirant les sommets
    De toutes couleurs en été.

    Au loin le puy de Sancy
    Bien éloigné de Montmorency,
    En funiculaire bien accessible
    A pied, descente pénible.

    Un bel été !
    L’appartement de l’année dernière, aucune variété,
    Au pied de nombreux chemins,
    Pour faire des randonnées dès le matin.

    Le téléphérique à notre portée,
    Nous ne l’avons pas déserté,
    Pour éviter un sentier trop raide,
    Au milieu des pinèdes.

    Un bel été !
    En Auvergne, que de variété,
    De paysages, de fleurs, de lacs, de cascades,
    Sur les sentiers, autant de barricades.

    Un bel été !
    Il ne faut jamais s’embêter.
    Tous les styles peuvent y contribuer,
    Avec ou sans coéquipier.

    L’ennui est le premier ennemi
    a l'origine de véritable tsunami.
    La lecture, le dessin, l’écriture
    Des loisirs qui se font dans la verdure
    (25/06/2019)

     


    3 commentaires
  • Les fleurs 

    Prince des rosiers
    Plantés par le jardinier,
    Qui a su déployer tout son savoir faire
    Dans une humide atmosphère,
    Pour agrémenter le château
    En profitant du court d’eau,
    Qui traverse le domaine,
    Arrosant les cyclamens.

    Les roses embaument ce jardin,
    Multiples couleurs qui ornent les massifs,
    Roses ordinaires le long des chemins,
    Au promeneur aucun pied n’est agressif ;
    Roses veloutées plus doux que la soie,
    Bien choisies par le père François
    Jardinier du château,
    Qui les travaille à fleur de peau.

    Le vent doux comme une simple bise
    Emporte les odeurs, une véritable gourmandise,
    Qui traversent le milieu de la cour du château,
    Construit devant un grand plan d’eau.
    Aucune mauvaise herbe ne squatte les allées,
    Bien entretenues et jamais en jachères.
    Les papillons profitent de ce havre de paix,
    Qui pour les roses ont du respect.

    Promeneuse attendrie par la beauté des roses
    Et par toutes les autres fleurs écloses,
    Admirent celles qui forment une couronne,
    Fierté de la baronne,
    Qui accueille personnellement les visiteurs,
    Surveillant les profiteurs,
    Qui veulent se faire un beau bouquet de roses
    Avec quelques branches de laurier-rose.


    Des petites fleurs variées ornent certains chemins,
    Relevant la tête chaque matin,
    Le vent les fait plier
    Le père François n’est pas effrayé.
    Variétés de couleurs font sa fierté
    Il le dit en aparté ;
    Du matin au soir il surveille ses fleurs,
    Qu’il reconnait par leur odeur.
    (24/06/2019)

     

     


    5 commentaires
  • Flux et le reflux de la vague

    Le flux et le reflux des vagues
    Donne le rythme de la mer
    Au gré des vents qui l’animent.
    Il peut être dur ou magnanime.
    Les enfants, sur la plage, s’amusent à sauter dessus
    Par eux le danger n’est pas perçu.

    Sur les plages de sable,
    Jouer dans l’eau est agréable
    Si le drapeau n’est pas rouge ;
    Les petits s’amusent et bougent
    Pour remplir d’eau leur trou,
    Toute la mer y entrera, et ils fermeront le verrou.

    Les ados sur leur planche toute neuve
    Profiteront des vagues, pour réussir l’épreuve
    En surfant sur la mer,
    Au grand-dame de leur mère,
    Qui craignent la noyade
    Comme Ulysse dans l’Iliade.

    Surfer sur les vagues
    Ce jeu n’est pas une blague
    Il y a des championnats mondiaux
    Qui ne sont pas cordiaux,
    Pour les non initiés, ce sport est dangereux,
    Il peut les rendre malheureux.

    Les marins chevronnés
    Ne vont jamais papillonner,
    Sur le flux et le reflux des vagues,
    Là-dessus, jamais de blagues
    Leur vie est en jeu
    Il faut être courageux.

    Le flux et le reflux de la vague
    Qui sur la mer divague,
    Qui se donne à chacun, mais ne veut pas mourir
    C’est la loi de la mer qui doit atterrir,
    Sur une plage de sable,
    Ou sur un amas de rochers plus eu moins fiable.
    (21/06/2019)

     

     


    2 commentaires
  • Le chemin d’un poète

     

    Les grands écrivains sont très connus
    Les palmes, ils les ont reçues sur des avenues
    Une languette rouge sur la couverture, ils sont assurés du succès.
    Sans aucun excès,
    L’argent coule à flots,
    Pour honorer leur boulot.

    Beaucoup de petits écrivains n’ont pas cette chance
    Leurs livres, les éditeurs les balancent.
    Ils voulaient en faire un complément de vie
    Leurs livres n’a pas fait envie.
    Même en auto éditeur,
    Ils ne trouvent pas le bonheur

    Les amateurs écrivent avant tout pour leur plaisir
    Pour eux, un véritable loisir.
    Ils aiment chercher des mots et construire
    Des vers que leurs amis blogueurs vont accueillir ou éconduire ;
    Un échange d’avis réciproque
    Les blogs, c’est notre époque.

    L’écriture a toujours été pour moi une passion
    Surtout dans les moments de graves décisions.
    J’ai rempli de nombreux cahiers
    Comme le font les écoliers ;
    Des pages personnelles
    Rien de sensationnel.

    Des cahiers bleus, j’en ai emplis
    Des conférences enregistrées je le reprenais
    Ce n’était pas pour moi un refuge ou en arrière plan, un repli.
    J’avais besoin d’aligner des mots, ce qui m’apaisait.
    Cet œuvre été détruite et a rejoint la poubelle jaune,
    A l’écologie, c’était mon aumône.

    Mes premiers poèmes étaient des prières
    Les rescapés remontent à l’an 2000, c’était hier.
    Ma vie prenait un nouveau virage
    Il me fallait changer de braquage,
    Le passé devenait effroyable
    Les souvenirs indésirables.

    De l’écriture d’un livre entier
    Qui m’enfermait dans un sombre boîtier
    Je passais doucement aux poèmes
    Avec le site de Sevy, pour moi un peu bohème.
    J’y participais en rimes
    Ce n’était pas un crime.

    Un jour Lenaïg m’a ouvert son site
    Une aubaine pour un néophyte.
    Il me fallait apprendre le fonctionnement
    Et accepter les règles évidemment ;
    Ce fut le point le plus difficile
    Et pour moi difficilement admissible.

    Participer à un blog pour la première fois,
    Face à des habitués de bonne foi,
    En découvrir le fonctionnement,
    Sans aucun écrit évidemment,
    Fut pour moi un travail fastidieux,
    J’ai même dit une fois : adieu.

    J’ai pensé être un grand garçon
    Qui avait bien appris ses leçons.
    Je me suis lancé seul, sans succès.
    Ghislaine a pris mon blog en main sans excès,
    La suite vous la connaissez
    J’arrive à mettre des photos bien placées.

    Des poèmes écrits depuis 2000
    J’ai dépassé les 500 ; en ligne de mire, le mille.
    Pourquoi s’arrêter en si bon chemin,
    Quand la muse m’appelle dès le matin.
    Ne parlant pas facilement, j’écris
    Grâce à l’ordinateur, plus de manuscrits.
    (19/06/2019)

     

     


    6 commentaires
  • Tout pour la musique


    Fête de la musique,
    Un jour par an proposé par des laïcs,
    24 heures seulement pour ces artistes
    Qui ont animés vos pistes,
    Vous ont fait danser
    Quand vous étiez fiancés.

    Musique à tous les coins de rue,
    N’est-ce pas un peu malotru,
    Pour ceux qui veulent dormir
    Dans les bras de Casimir.
    Bonne nuit les petits
    Pas besoin de confettis.

    La musique met les gens à l’air libre
    Parfois jusqu’au déséquilibre,
    Des pauvres oreilles,
    Qui n’ont pas sommeil,
    Mais qui n’ont pas envie ce jour de fête
    De rester insatisfaites.

    L’alcool aiderait les cordes vocales !
    Remède radical,
    Pour passer la nuit à la belle étoile
    Ecartant tout voile,
    Celui des nuages qui annoncent la pluie
    Au détriment du bruit.


    La musique ne peut se limiter à une nuit
    Où l’on sort les appareils de leur étui.
    Elle nous envole au-delà des nuages
    Elle n’est pas réservé à un âge ;
    Dans le ventre de leur mère, les embryions réagissent
    Bien qu’encore simple appendice.

    Musique douce écoutée dans la sérénité,
    Peut s’écouter sans discontinuité.
    Aidez vos enfants à écouter la vraie musique,
    Qui ne rend pas amnésique,
    A apprendre à jouer de l’instrument,
    Suivant les cours assidument.
    (18/06/2019)

     


    2 commentaires
  • Les fées

    Peut-on vivre dans un monde de fées
    Quand notre univers est assoiffé
    D’amour et de relations
    Sans trouver de solutions ?

    Les fées, si elles existent, peuvent se voir la nuit
    Dans un monde de rêve
    Après une journée assez brève
    Devant les malheurs que l’on fuit.

    Du fond de mes cachettes
    Aucune fée ne pouvait me voir,
    Assis sur des buchettes,
    Dans ce creux, sous terre où il fait bien noir.

    Seul sur un sentier sans prendre aucun détour
    Que celui de l’amour,
    Dans atmosphère bien sombre, la lune étant cachée
    Par des nuages, je me faufile entre les arbres et je marchais.

    Parmi les fleurs sauvages, je chante
    Dans cette campagne bien attachante.
    La journée je m’y promène
    En cherchant dans le bois des cyclamens.

    Un soir, une brise légère qui gonflait le feuillage des bosquets,
    Se retira devant un silence qui rendait muet.
    Là haut, dans un ciel bien lumineux
    Un groupe de fées semblait heureux.

    Etais-je sur la terre au milieu du sentier
    Ou enfermé dans un boîtier,
    Le boîtier des rêveries,
    Toujours appauvrie ?

    L’une d’elle s’approcha de mon être
    Et de sa main douce à quelques centimètres,
    Me fit signe de la suivre,
    Comme dans un beau livre.

    Tremblant de peur, je lui pris la main
    Et avec elle, je quittais le chemin,
    Pour monter dans les airs rejoindre les autres fées
    Magnifiquement coiffées.

    Comme elles, je me mis à chanter et à danser
    Tout le monde, de droite à gauche, se balançait,
    L’atmosphère était sereine,
    Dans ce spectacle de fête foraine.

    Qui me dira que les fées n’existent pas
    Que du bonheur, elles ne sont que des appâts.
    Auprès d’elles j’étais en paix,
    Ne vous fiez pas à mon aspect.
    (16/06/2019)

     


    7 commentaires
  • Mon lapin

    Défi le lapin chez Gaïté

    J’ai un beau petit lapin
    En peluche et en satin
    Je l’aime vraiment beaucoup
    Mon lapin mon lapinou.

    Je l’ai eu à ma naissance,
    Je l’ai toujours à mon adolescence.
    Dans mon lit, je la cache,
    Il est sage et ne fait aucune tâche.

    Pour mes huit ans m’a offert, ma marraine,
    Un petit lapin en trois couleurs,
    Ce fut pour moi un grand bonheur
    Elle l’avait acheté à la fête foraine.

    Je ne pouvais l’appeler Lapinou
    Même si son dos était bien doux,
    Il ne remplacera jamais ma peluche
    Qui restera ma première fanfreluche.

    Le lapin court dans la maison
    Ce n’est pas une raison,
    Ma chambre lui est interdite
    Pour lui, une pièce maudite.

    C’est le domaine de mon lapinou
    Interdite également à notre minou,
    Chacun sa place et son espace
    N’est admise aucune audace.

    Le lapin et le chat peuvent jouer sur la pelouse,
    Lapinou n’est jamais jalouse,
    Elle attend le soir que je me couche
    Et, parfois, dans la nuit je la touche.

    Dans la journée quand monte le cafard
    Et que mon visage devient blafard,
    Je retrouve mon lapinou sur le lit
    Même à mon âge, ce n’est pas une anomalie.

    Mon lapin mon lapinou
    Tu restes longtemps sur mes genoux.
    Lorsque je quitterai la maison
    Tu viendras avec moi quelqu’en soit la raison.
    (15/06/2019)

     

     

     


    2 commentaires
  • Les Pères

    Défi chez Fée capucine : fête des pères

    Pas facile d’être père
    Et de ses enfants être le compère.
    Le temps brouille les cartes,
    Et rejette toute chartre.

    Familles séparées
    Avec un mariage qui a foiré,
    Famille recomposée
    Et des parents imposés.

    Les pères ont leur fête
    Journée insatisfaite
    Pour combler un vide croissant
    Des enfants mariés et éloignés, ça devient agaçant.

    Les mères ont leur fête,
    C’est une journée parfaite,
    Qui rassemble les familles même recomposées,
    Ce jour là, rien d’imposé.

    Bientôt on dira : bonne fête maman, un
    Bonne fête papa, un
    Bonne fête maman, deux
    Bonne fête papa, deux.

    Solitude des uns et des autres
    Leurs enfants ne sont pas des apôtres
    Engagés dans leur propre famille
    Ils deviennent sans-famille.

    Construire un couple sans accident
    Est impossible comme résident
    Si l’on ne surmonte pas à deux les difficultés,
    Sans jamais s’insulter.

    Un jour on se retrouve seuls,
    Avec peut-être un aïeul.
    Les enfants sont de plus en plus dispersés.
    Mais ce jour là, ils seront bouleversés.

    Enfants qui aimaient vos parents
    Ne le dites pas seulement qu’une fois l’an.
    Ils ont besoin de votre présence
    Contacter-les avec aisance.
    (14/06/2019)

     


    2 commentaires
  • Le tableau d’Arlette

    les tableaux d'Arlette 12 juin 2019

    Jeune fille sans âge
    Je ne peux tourner la page ;
    Tu m’as pris en otage,
    Dans ce découpage.

    Arlette, sans aucun scrupule,
    Avec son ordinateur, manipule,
    Des photos prises je ne sais où,
    Pour épater ses blogueurs de partout.

    Jeune fille au premier plan,
    Je parlerai ensuite de l’arrière-plan,
    Tes cheveux couvrent ton sein
    Sans descendre jusqu’au bassin.

    Tes yeux magnifiques
    Protégés par un chapeau archaïque,
    Tranchent avec ton corsage blanc ;
    Je ne sais si tu es debout ou assise sur un banc.

    Un champ de coquelicots
    Se dresse derrière ton dos
    S’étalant jusqu’en bordure d’un champ
    D’un ciel lunatique aux reflets changeants.

    Quelques bleuets perdus dans les coquelicots
    Donnent à la nature un aspect de tricots
    Qu’une main habile,
    Les a laissés immobiles.

    Au fond de ce tableau reconstitué
    Une montagne bien située
    Donne à l’ensemble une profondeur
    Voulue par l’auteur.

    Manipuler des images informatiques,
    Avec des gestes acrobatiques
    Sous les projecteurs d’Arlette,
    Et vous avez la qualité de sa palette.
    (14/06/2019)

     

     

     

     

     


    3 commentaires
  • Les astuces

    Les astuces de nos grand’mères,
    Depuis longtemps rejetées à la mer.
    Les produits chimiques les ont remplacées
    Sans jamais nous angoisser.

    Que de marques sur nos étals
    En bois ou en métal
    Attirent notre attention
    La meilleure solution.

    La dangerosité des produits est écrite en tout petit
    Aucun mot d’antipathie,
    Nos yeux ne peuvent les lire
    Pour ne pas les contredire.

    Depuis quelque temps,
    Grâce à quelques battants,
    Ces astuces renaissent de leur cendre
    Il est urgent de ne pas attendre.

    La planète se meurt des pesticides
    Et de tous les produits acides,
    Que l’on verse dans les réseaux d’eau usée,
    Sans se sentir accusé.

    Redécouvrons les trucs de nos grand’mère,
    Qui ne se déversaient pas dans les mers.
    Leur utilité n’est plus à faire
    Pourquoi toujours les contrefaire.

    Limitez les utilisations de produits chimiques
    Et les fabrications pétrochimiques,
    La nature vous dira merci
    Et vos petits-enfants seront endurcis.


    Une publicité met en avant la limitation des bouteilles plastiques,
    En utilisant des produits chimiques,
    Pour vous donner de l’eau gazeuse,
    Pour la planète, niaiseuse.
    (13/06/2019)

     


    8 commentaires
  • Le vélo...

    A vélo, de bon matin
    Roulant sur un petit chemin,
    J’avançais en pleine liberté,
    Mon cœur empli de fierté,
    Pour atteindre une petite route,
    En ce début du mois d’août,
    Premier jour de congés
    Après quelques temps de travail rallongés.

    Pas un bruit, pas un son,
    Dans les environs d’Alençon,
    Les premières lueurs du jour
    Etaient encore sous l’abat-jour.
    A l’horizon les premiers rayons de soleil,
    Encore enfermés dans une grosse bouteille,
    Annonçaient une journée lumineuse
    Sans l’ombre de grisailles ricaneuses.

    Quelques hirondelles voletaient dans le ciel,
    Conduite par leur instinct sensoriel,
    Quittant leur nid caché dans des talus,
    Rasant la terre à la recherche de petits vers de salut.
    Je n’entends aucun bruit dans cette nature,
    Qu’un vent léger berce, en cette aurore, toute la verdure;
    C’est le charme du matin,
    Qui berce le chemin.

    Pédalant de plus en plus vite dans cette fraîcheur,
    J’oubliais des jours précédant tout le labeur,
    Qui m’avait fatigué corps et âme,
    Sans l’accuser d’aucun blâme ;
    La sueur envahissait tout mon corps
    Dans ce magnifique décor ;
    J’avalais les kilomètres de route
    Refusant de mon être toute déroute.
    Je ne cherchais pas à battre mon record,
    En pédalant encore et encore,
    Mais de profiter de l’air pur que m’offre cette nature,
    Non viciée, comme en ville, par les gaz des voitures.
    Pour ré oxygéner mon corps fatigué
    Par un surcroit de travail brigué.
    Belle nature qui me surprend
    Avec laquelle je veux être coopérant.
    (11/06/2019)

     

     

     


    5 commentaires
  • Le plaisir au naturel

    Ce titre pourrait être une pub pour le bio
    Qui se traduirait par « pas de rabiot » ;
    Manger moins sur sauver la planète
    En limitant la consommation de Bannettes.

    Loin de toute publicité, j’ai songé aux camps de nudistes,
    Où tout est en commun, pas d’égoïstes.
    Le soleil brille pour toute la peau
    Surtout quand on est dans l’eau.

    Le thon au naturel,
    Même si sa qualité est réelle,
    Peut être un plaisir pour le gourmet,
    Qui chez lui, n’en mange jamais.

    Le plaisir au naturel
    Contient le mot nature
    Et toute sa verdure
    Loin des bruits de la ville et des méfaits corporels.

    Ne suffit-il pas de s’évader à la campagne ;
    Tout le corps y gagne ;
    Les dépenses sont très limitées
    Et les publicités court-circuitées.

    Je pense à ce jeune garçon
    Qui sans prendre de leçon
    A trouvé du plaisir à pêcher la truite,
    Avec un adulte pour éviter l’inconduite

    Une petite rivière proche de la maison
    Une petite cane à pèche et quelques hameçons ;
    Plaisir d’être dans la nature,
    Et peut-être, le soir, quelques courbatures.

    Le plaisir au naturel,
    Sans forcer sur le culturel
    Peut se trouver rapidement
    Sans débordement.

    Ce n’est pas une question d’argent,
    Encore moins de contingent,
    La nature est à notre porte
    On peut même y aller en boxer-short.

    Allez respirer le grand air,
    En évitant les stations balnéaires,
    Laissez-vous prendre par la montagne,
    Où près de chez vous à la campagne.
    (31/05/2019)

     

     

     


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique