• Le chemin d’un poète

     

    Les grands écrivains sont très connus
    Les palmes, ils les ont reçues sur des avenues
    Une languette rouge sur la couverture, ils sont assurés du succès.
    Sans aucun excès,
    L’argent coule à flots,
    Pour honorer leur boulot.

    Beaucoup de petits écrivains n’ont pas cette chance
    Leurs livres, les éditeurs les balancent.
    Ils voulaient en faire un complément de vie
    Leurs livres n’a pas fait envie.
    Même en auto éditeur,
    Ils ne trouvent pas le bonheur

    Les amateurs écrivent avant tout pour leur plaisir
    Pour eux, un véritable loisir.
    Ils aiment chercher des mots et construire
    Des vers que leurs amis blogueurs vont accueillir ou éconduire ;
    Un échange d’avis réciproque
    Les blogs, c’est notre époque.

    L’écriture a toujours été pour moi une passion
    Surtout dans les moments de graves décisions.
    J’ai rempli de nombreux cahiers
    Comme le font les écoliers ;
    Des pages personnelles
    Rien de sensationnel.

    Des cahiers bleus, j’en ai emplis
    Des conférences enregistrées je le reprenais
    Ce n’était pas pour moi un refuge ou en arrière plan, un repli.
    J’avais besoin d’aligner des mots, ce qui m’apaisait.
    Cet œuvre été détruite et a rejoint la poubelle jaune,
    A l’écologie, c’était mon aumône.

    Mes premiers poèmes étaient des prières
    Les rescapés remontent à l’an 2000, c’était hier.
    Ma vie prenait un nouveau virage
    Il me fallait changer de braquage,
    Le passé devenait effroyable
    Les souvenirs indésirables.

    De l’écriture d’un livre entier
    Qui m’enfermait dans un sombre boîtier
    Je passais doucement aux poèmes
    Avec le site de Sevy, pour moi un peu bohème.
    J’y participais en rimes
    Ce n’était pas un crime.

    Un jour Lenaïg m’a ouvert son site
    Une aubaine pour un néophyte.
    Il me fallait apprendre le fonctionnement
    Et accepter les règles évidemment ;
    Ce fut le point le plus difficile
    Et pour moi difficilement admissible.

    Participer à un blog pour la première fois,
    Face à des habitués de bonne foi,
    En découvrir le fonctionnement,
    Sans aucun écrit évidemment,
    Fut pour moi un travail fastidieux,
    J’ai même dit une fois : adieu.

    J’ai pensé être un grand garçon
    Qui avait bien appris ses leçons.
    Je me suis lancé seul, sans succès.
    Ghislaine a pris mon blog en main sans excès,
    La suite vous la connaissez
    J’arrive à mettre des photos bien placées.

    Des poèmes écrits depuis 2000
    J’ai dépassé les 500 ; en ligne de mire, le mille.
    Pourquoi s’arrêter en si bon chemin,
    Quand la muse m’appelle dès le matin.
    Ne parlant pas facilement, j’écris
    Grâce à l’ordinateur, plus de manuscrits.
    (19/06/2019)

     

     


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  • Tout pour la musique


    Fête de la musique,
    Un jour par an proposé par des laïcs,
    24 heures seulement pour ces artistes
    Qui ont animés vos pistes,
    Vous ont fait danser
    Quand vous étiez fiancés.

    Musique à tous les coins de rue,
    N’est-ce pas un peu malotru,
    Pour ceux qui veulent dormir
    Dans les bras de Casimir.
    Bonne nuit les petits
    Pas besoin de confettis.

    La musique met les gens à l’air libre
    Parfois jusqu’au déséquilibre,
    Des pauvres oreilles,
    Qui n’ont pas sommeil,
    Mais qui n’ont pas envie ce jour de fête
    De rester insatisfaites.

    L’alcool aiderait les cordes vocales !
    Remède radical,
    Pour passer la nuit à la belle étoile
    Ecartant tout voile,
    Celui des nuages qui annoncent la pluie
    Au détriment du bruit.


    La musique ne peut se limiter à une nuit
    Où l’on sort les appareils de leur étui.
    Elle nous envole au-delà des nuages
    Elle n’est pas réservé à un âge ;
    Dans le ventre de leur mère, les embryions réagissent
    Bien qu’encore simple appendice.

    Musique douce écoutée dans la sérénité,
    Peut s’écouter sans discontinuité.
    Aidez vos enfants à écouter la vraie musique,
    Qui ne rend pas amnésique,
    A apprendre à jouer de l’instrument,
    Suivant les cours assidument.
    (18/06/2019)

     


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  • Les fées

    Peut-on vivre dans un monde de fées
    Quand notre univers est assoiffé
    D’amour et de relations
    Sans trouver de solutions ?

    Les fées, si elles existent, peuvent se voir la nuit
    Dans un monde de rêve
    Après une journée assez brève
    Devant les malheurs que l’on fuit.

    Du fond de mes cachettes
    Aucune fée ne pouvait me voir,
    Assis sur des buchettes,
    Dans ce creux, sous terre où il fait bien noir.

    Seul sur un sentier sans prendre aucun détour
    Que celui de l’amour,
    Dans atmosphère bien sombre, la lune étant cachée
    Par des nuages, je me faufile entre les arbres et je marchais.

    Parmi les fleurs sauvages, je chante
    Dans cette campagne bien attachante.
    La journée je m’y promène
    En cherchant dans le bois des cyclamens.

    Un soir, une brise légère qui gonflait le feuillage des bosquets,
    Se retira devant un silence qui rendait muet.
    Là haut, dans un ciel bien lumineux
    Un groupe de fées semblait heureux.

    Etais-je sur la terre au milieu du sentier
    Ou enfermé dans un boîtier,
    Le boîtier des rêveries,
    Toujours appauvrie ?

    L’une d’elle s’approcha de mon être
    Et de sa main douce à quelques centimètres,
    Me fit signe de la suivre,
    Comme dans un beau livre.

    Tremblant de peur, je lui pris la main
    Et avec elle, je quittais le chemin,
    Pour monter dans les airs rejoindre les autres fées
    Magnifiquement coiffées.

    Comme elles, je me mis à chanter et à danser
    Tout le monde, de droite à gauche, se balançait,
    L’atmosphère était sereine,
    Dans ce spectacle de fête foraine.

    Qui me dira que les fées n’existent pas
    Que du bonheur, elles ne sont que des appâts.
    Auprès d’elles j’étais en paix,
    Ne vous fiez pas à mon aspect.
    (16/06/2019)

     


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  • Mon lapin

    Défi le lapin chez Gaïté

    J’ai un beau petit lapin
    En peluche et en satin
    Je l’aime vraiment beaucoup
    Mon lapin mon lapinou.

    Je l’ai eu à ma naissance,
    Je l’ai toujours à mon adolescence.
    Dans mon lit, je la cache,
    Il est sage et ne fait aucune tâche.

    Pour mes huit ans m’a offert, ma marraine,
    Un petit lapin en trois couleurs,
    Ce fut pour moi un grand bonheur
    Elle l’avait acheté à la fête foraine.

    Je ne pouvais l’appeler Lapinou
    Même si son dos était bien doux,
    Il ne remplacera jamais ma peluche
    Qui restera ma première fanfreluche.

    Le lapin court dans la maison
    Ce n’est pas une raison,
    Ma chambre lui est interdite
    Pour lui, une pièce maudite.

    C’est le domaine de mon lapinou
    Interdite également à notre minou,
    Chacun sa place et son espace
    N’est admise aucune audace.

    Le lapin et le chat peuvent jouer sur la pelouse,
    Lapinou n’est jamais jalouse,
    Elle attend le soir que je me couche
    Et, parfois, dans la nuit je la touche.

    Dans la journée quand monte le cafard
    Et que mon visage devient blafard,
    Je retrouve mon lapinou sur le lit
    Même à mon âge, ce n’est pas une anomalie.

    Mon lapin mon lapinou
    Tu restes longtemps sur mes genoux.
    Lorsque je quitterai la maison
    Tu viendras avec moi quelqu’en soit la raison.
    (15/06/2019)

     

     

     


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  • Les Pères

    Défi chez Fée capucine : fête des pères

    Pas facile d’être père
    Et de ses enfants être le compère.
    Le temps brouille les cartes,
    Et rejette toute chartre.

    Familles séparées
    Avec un mariage qui a foiré,
    Famille recomposée
    Et des parents imposés.

    Les pères ont leur fête
    Journée insatisfaite
    Pour combler un vide croissant
    Des enfants mariés et éloignés, ça devient agaçant.

    Les mères ont leur fête,
    C’est une journée parfaite,
    Qui rassemble les familles même recomposées,
    Ce jour là, rien d’imposé.

    Bientôt on dira : bonne fête maman, un
    Bonne fête papa, un
    Bonne fête maman, deux
    Bonne fête papa, deux.

    Solitude des uns et des autres
    Leurs enfants ne sont pas des apôtres
    Engagés dans leur propre famille
    Ils deviennent sans-famille.

    Construire un couple sans accident
    Est impossible comme résident
    Si l’on ne surmonte pas à deux les difficultés,
    Sans jamais s’insulter.

    Un jour on se retrouve seuls,
    Avec peut-être un aïeul.
    Les enfants sont de plus en plus dispersés.
    Mais ce jour là, ils seront bouleversés.

    Enfants qui aimaient vos parents
    Ne le dites pas seulement qu’une fois l’an.
    Ils ont besoin de votre présence
    Contacter-les avec aisance.
    (14/06/2019)

     


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  • Le tableau d’Arlette

    les tableaux d'Arlette 12 juin 2019

    Jeune fille sans âge
    Je ne peux tourner la page ;
    Tu m’as pris en otage,
    Dans ce découpage.

    Arlette, sans aucun scrupule,
    Avec son ordinateur, manipule,
    Des photos prises je ne sais où,
    Pour épater ses blogueurs de partout.

    Jeune fille au premier plan,
    Je parlerai ensuite de l’arrière-plan,
    Tes cheveux couvrent ton sein
    Sans descendre jusqu’au bassin.

    Tes yeux magnifiques
    Protégés par un chapeau archaïque,
    Tranchent avec ton corsage blanc ;
    Je ne sais si tu es debout ou assise sur un banc.

    Un champ de coquelicots
    Se dresse derrière ton dos
    S’étalant jusqu’en bordure d’un champ
    D’un ciel lunatique aux reflets changeants.

    Quelques bleuets perdus dans les coquelicots
    Donnent à la nature un aspect de tricots
    Qu’une main habile,
    Les a laissés immobiles.

    Au fond de ce tableau reconstitué
    Une montagne bien située
    Donne à l’ensemble une profondeur
    Voulue par l’auteur.

    Manipuler des images informatiques,
    Avec des gestes acrobatiques
    Sous les projecteurs d’Arlette,
    Et vous avez la qualité de sa palette.
    (14/06/2019)

     

     

     

     

     


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  • Les astuces

    Les astuces de nos grand’mères,
    Depuis longtemps rejetées à la mer.
    Les produits chimiques les ont remplacées
    Sans jamais nous angoisser.

    Que de marques sur nos étals
    En bois ou en métal
    Attirent notre attention
    La meilleure solution.

    La dangerosité des produits est écrite en tout petit
    Aucun mot d’antipathie,
    Nos yeux ne peuvent les lire
    Pour ne pas les contredire.

    Depuis quelque temps,
    Grâce à quelques battants,
    Ces astuces renaissent de leur cendre
    Il est urgent de ne pas attendre.

    La planète se meurt des pesticides
    Et de tous les produits acides,
    Que l’on verse dans les réseaux d’eau usée,
    Sans se sentir accusé.

    Redécouvrons les trucs de nos grand’mère,
    Qui ne se déversaient pas dans les mers.
    Leur utilité n’est plus à faire
    Pourquoi toujours les contrefaire.

    Limitez les utilisations de produits chimiques
    Et les fabrications pétrochimiques,
    La nature vous dira merci
    Et vos petits-enfants seront endurcis.


    Une publicité met en avant la limitation des bouteilles plastiques,
    En utilisant des produits chimiques,
    Pour vous donner de l’eau gazeuse,
    Pour la planète, niaiseuse.
    (13/06/2019)

     


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  • Le vélo...

    A vélo, de bon matin
    Roulant sur un petit chemin,
    J’avançais en pleine liberté,
    Mon cœur empli de fierté,
    Pour atteindre une petite route,
    En ce début du mois d’août,
    Premier jour de congés
    Après quelques temps de travail rallongés.

    Pas un bruit, pas un son,
    Dans les environs d’Alençon,
    Les premières lueurs du jour
    Etaient encore sous l’abat-jour.
    A l’horizon les premiers rayons de soleil,
    Encore enfermés dans une grosse bouteille,
    Annonçaient une journée lumineuse
    Sans l’ombre de grisailles ricaneuses.

    Quelques hirondelles voletaient dans le ciel,
    Conduite par leur instinct sensoriel,
    Quittant leur nid caché dans des talus,
    Rasant la terre à la recherche de petits vers de salut.
    Je n’entends aucun bruit dans cette nature,
    Qu’un vent léger berce, en cette aurore, toute la verdure;
    C’est le charme du matin,
    Qui berce le chemin.

    Pédalant de plus en plus vite dans cette fraîcheur,
    J’oubliais des jours précédant tout le labeur,
    Qui m’avait fatigué corps et âme,
    Sans l’accuser d’aucun blâme ;
    La sueur envahissait tout mon corps
    Dans ce magnifique décor ;
    J’avalais les kilomètres de route
    Refusant de mon être toute déroute.
    Je ne cherchais pas à battre mon record,
    En pédalant encore et encore,
    Mais de profiter de l’air pur que m’offre cette nature,
    Non viciée, comme en ville, par les gaz des voitures.
    Pour ré oxygéner mon corps fatigué
    Par un surcroit de travail brigué.
    Belle nature qui me surprend
    Avec laquelle je veux être coopérant.
    (11/06/2019)

     

     

     


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  • Le plaisir au naturel

    Ce titre pourrait être une pub pour le bio
    Qui se traduirait par « pas de rabiot » ;
    Manger moins sur sauver la planète
    En limitant la consommation de Bannettes.

    Loin de toute publicité, j’ai songé aux camps de nudistes,
    Où tout est en commun, pas d’égoïstes.
    Le soleil brille pour toute la peau
    Surtout quand on est dans l’eau.

    Le thon au naturel,
    Même si sa qualité est réelle,
    Peut être un plaisir pour le gourmet,
    Qui chez lui, n’en mange jamais.

    Le plaisir au naturel
    Contient le mot nature
    Et toute sa verdure
    Loin des bruits de la ville et des méfaits corporels.

    Ne suffit-il pas de s’évader à la campagne ;
    Tout le corps y gagne ;
    Les dépenses sont très limitées
    Et les publicités court-circuitées.

    Je pense à ce jeune garçon
    Qui sans prendre de leçon
    A trouvé du plaisir à pêcher la truite,
    Avec un adulte pour éviter l’inconduite

    Une petite rivière proche de la maison
    Une petite cane à pèche et quelques hameçons ;
    Plaisir d’être dans la nature,
    Et peut-être, le soir, quelques courbatures.

    Le plaisir au naturel,
    Sans forcer sur le culturel
    Peut se trouver rapidement
    Sans débordement.

    Ce n’est pas une question d’argent,
    Encore moins de contingent,
    La nature est à notre porte
    On peut même y aller en boxer-short.

    Allez respirer le grand air,
    En évitant les stations balnéaires,
    Laissez-vous prendre par la montagne,
    Où près de chez vous à la campagne.
    (31/05/2019)

     

     

     


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  • L’écologie

    L’écologie n’est pas seulement du ressort d’un parti
    Même s’il n’est pas perverti,
    Par la cherche du pouvoir.
    Pour tous, c’est un devoir.

    Tous les partis s’engagent à être écologistes
    Comme d’autres européistes.
    Qui peut s’approprier la nature
    Et être le maître de la créature ?

    Celle-ci nous a été confiée,
    Pour la faire fructifier,
    Chaque être humain en est responsable
    Pour tous, elle doit rester agréable.

    Les hommes politiques de tout pays, sans exception,
    Devraient être les chefs de cordée,
    En refusant toute aliénation
    Pour que la terre soit sauvegardée.

    Tout être humain doit être le défenseur de la nature
    En songeant aux générations futures
    Dont le principal cadeau sera des dettes à rembourser
    Et une planète entièrement bouleversée.

    Toi qui aimes te promener et faire des randonnées,
    Ramasse tes papiers après le déjeuné,
    Ne fume pas pour ne pas y jeter tes mégots
    Au loin dans le marigot.

    La poubelle jaune, tu rempliras de tes déchets recyclables,
    Sans oublier les épluchures sur la table,
    A déposer dans la poubelle verte plus grande.
    A la nature, ce sera ton offrande.

    Il ne faut pas être égoïste et ne penser qu’à soi
    Même si en Dieu, tu n’as pas foi ;
    Pense simplement à tes petits enfants
    Qui seront les premiers dans le combat.

    L’homme dans sa toute puissance
    A créé un continent, imbu de ses connaissances :
    Le sixième continent est un amas de plastique
    Pas de volcans, de cataclysmes acrobatiques.

    Aucun drapeau, aucun pays sur cet eldorado,
    Aucun homme ne le voudrait même en cadeau.
    Les poissons que l’on déguste à tout-venant
    Sont remplis des résidus de ce nouveau continent.

    Il est urgent de se réveiller
    Et ses gestes surveiller.
    On peut encore la sauver
    Si on accepte de ne pas l’aggraver.
    (29/05/2019)

     


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  • Rouge

    Rouge la barre de fer posée sur l’enclume
    Pour être martelée et lui donner du volume,
    Que le forgeron retravaillera maintes fois
    A la main comme autrefois.

    Rouge le feu tricolore qui stoppe les voitures,
    Bien fixé sur son armature,
    Visible d’assez loin,
    Pour maitriser les sagouins.

    Rouge la pomme dans la cuisine,
    Cuite, elle rejoindra mon assiette
    Accompagnée d’une belle andouillette.
    Mais avant il faut la laver dans une bassine.

    Rouge, écarlate, la figure du gamin
    Pris au piège par son père,
    Trainant sur un chemin
    Faisant l’école buissonnière.

    Rouge la voiture de sport
    Qui fera le tour de l’aéroport
    Avant de rejoindre le circuit de la course
    Pour le pilote, son unique ressource.

    Rouge la muleta du torero
    Qui se prend pour Zorro,
    Voulant abattre le taureau en furie
    En protégeant sa vie.

    Rouge la jupe de cette chanteuse
    Qui défend son micro d’argent
    Face à un nouveau concurrent,
    Dans une compétition assez flatteuse.

    Rouge le corsage de cette fille,
    Maigre comme une aiguille,
    Serveuse dans le restaurant
    Où nous nous retrouvons assez souvent.

    Rouge le nez du clown Auguste
    Dont les vêtements sont plutôt vétustes.
    Il est aimé de tous les enfants
    Qui rêve de lui en dormant.

    Rouge des fleurs du jardin,
    Comme le long de nombreux chemins ;
    Leur vie est souvent éphémère,
    Mais elles sont aimées des commères.

    Rouge à l’horizon le soleil couchant
    Pour les promeneurs tableau touchant.
    Les Smartphones et les appareils photos,
    Sont installés en haut du coteau.
    (28/05/2019)

     

     


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  • Tendresse au bord de la rivière

     

    Ils sont là les deux amants
    Tête posée sur son épaule,
    Pas un bruit, pas un geste gênant
    Ils s’appellent William et Marie-Paule.

    Couchée sur l’herbe encore fraîche,
    Ils écoutent couler l’eau de la rivière
    Un genre de cascade au fond d’une brèche,
    Entouré d’épaisses fougères.

    Seule dans cette nature,
    Ils admirent autour d’eux la verdure,
    Quelques fleurs printanières
    Les entourent d’une véritable frontière.

    Ils n’échangent aucun mot
    Sans doute pour effacer de leur vie les maux.
    L’amour les a amenés dans ce cadre naturel
    Où poussent quelques airelles.

    Ils n’ont rien prévu pour la journée,
    Même pas un petit déjeuner,
    Ils veulent profiter de l’isolement
    Pour se retrouver à deux, posément.

    Doucement leurs mains se sont enlacées,
    Leurs yeux abaissés
    Ils vivent cet instant de bonheur
    A aucun moment fouineur.

    Leurs bouches se sont approchées doucement,
    Qui fera le premier pas vers cet aboutissement ?
    Ils en ont tous les deux envie
    Et ne faire qu’un, pour la vie.

    Ils ont osé, leur bouche se sont collées,
    Aucun d’eux ne s’est affolé ;
    Ils apprécient cet instant
    Qu’il dure longtemps !

    Ils n’ont plus envie de bouger
    Le temps s’évaporera sans manger
    L’amour a fait le premier pas
    Ils se passeront de repas.

    L’un et l’autre se respectent,
    Leur geste restera correct
    Ils n’iront pas plus loin aujourd’hui,
    L’amour doit rester gratuit.
    (28/05/2019)


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  • La roseraie

    Plusieurs châteaux de Touraine,
    Sous l’impulsion des reines,
    Ont implanté dans leur demeure,
    De magnifiques roseraies
    Avec en leur milieu une belle noiseraie.

    Ces magnifiques jardins
    Entourés de vastes chemins
    Sont aujourd’hui ouverts à tous les promeneurs
    De véritables chineurs
    Qui parcourent toutes les allées,
    Des chemins non dallés.

    Internet vous en donne la liste
    En vous mettant sur la bonne piste.
    Ne traversez pas notre région
    Comme si vous aviez sur les yeux un bâillon,
    Sans vous arrêter sur l’une des roseraies
    Et son frère la noiseraie.

    Vous ne serez pas déçus de votre promenade
    En buvant quelques citronnades,
    Fabriqués par les châtelains du lieu
    Qui possèdent le château depuis leurs aïeux.
    Ils vous ouvrent leur porte en grand
    Comme si de leur château vous étiez adhérents.

    L’odeur des roses
    Effacera toute sinistrose
    Et vous aurez du mal à quitter les lieux
    Lorsque la nuit couvrira les cieux.
    Hommes et femmes qui aimaient la nature
    Vous pourrez piqueniquer dans la verdure.

    Ces roseraies sont un voyage dans le temps,
    Qui dure depuis longtemps.
    Arrêtez-vous sur les noms des rosiers,
    Vous serez extasiés,
    De la diversité des créateurs,
    De la beauté, de véritables acteurs.
    (26/05/2019

     


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  • Famille aujourd’hui

    On ne choisit pas ses parents,
    On ne choisit pas sa famille
    On ne choisit pas les trottoirs de Manille,
    De sa naissance, on ne choisit pas le temps.

    Chaque enfant a un père et une mère,
    Qu’on le veuille ou pas, même si c’est amer.
    Le modernise n’y peut rien changer,
    Dès l’origine du monde ce fut ainsi, on ne peut rien déranger.

    On n’a qu’une mère
    Et peut-être quelques sœurs et frères,
    Chacun a le droit de la connaitre
    Sans pour autant avoir tous les paramètres

    On n’a qu’un père biologique
    C’est une certitude logique
    Mère et père même séparés,
    Pour les enfants, ils ne sont pas des enfoirés.

    Enfants de parent séparés
    Respectez ceux qui vous ont donné la vie
    Vous devez les connaitre si vous en avez envie.
    Vous avez des droits et des devoirs, à la mairie, déclarés.

    Pourquoi vouloir indiquer dans les écoles : parents un, deux…
    Une décision qui ne saute pas aux yeux,
    Qui ne peut servir le bien de l’enfant,
    Lui rappelant de mauvais moments.

    Décision de bureaucrates
    Qui n’est pas très délicate.
    Est-il nécessaire de surligner une famille recomposée
    Sur les papiers scolaires, à tous exposés.


    On n’a qu’un Père,
    On n’a qu’une mère,
    Vous ne pouvez rien changer
    On ne peut les échanger.

    La loi de la nature
    N’est pas une caricature.
    Le droit humain peut la ménager,
    Mais ne jamais l’endommager.

    Fête des mères,
    Fête des pères
    Restez vigilant envers vos enfants,
    De les empêcher pas de fêter leurs parents biologiques.
    (22/05/2019)

     

     

     


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  • Sous la pluie

    Tombe, tombe la pluie
    Tout le monde est à l’abri.
    De grosses gouttes d’eau frappent
    Aux carreaux qui les attrapent
    Les laissant dégouliner le long de la paroi
    Traçant des dessins assez adroits.

    Personne dans la rue n’affronte la mini tempête,
    Sauf une dame et son chien qui lui tiennent tête :
    Vêtue comme un petit chaperon rouge,
    Elle avance comme sous des infrarouges
    Pour rejoindre ses copines
    Avec leurs chiennes coquines.

    Seize heure trente, l’heure a sonné
    Même avec un temps déchainé,
    Le rendez-vous du soir est sacré,
    Dans leur tête, bien ancré.
    Tous les chiens sont énervés,
    Malgré la pluie, les habitudes sont préservées.

    Au rendez-vous, tout le groupe est présent
    Encapuchonnés, bien couverts avec ce temps.
    Les chiens en liberté ne craignent pas l’eau,
    Qui ne pénètre pas leur peau.
    De véritables amis dans la campagne
    Ils respectent leurs compagnes.

    Les jardins attendaient cette pluie
    Sans se mettre à l’abri d’un parapluie.
    Les plantations jaunissaient
    Les fleurs s’amenuisaient.
    Les réserves d’eau restent à un niveau très bas
    Les agriculteurs en sont las.

    Dieu de la pluie, toi
    Qui fait pleuvoir sur les bons et les méchants
    Écoute des gens les prières et les chants
    Accueille leur demande en les aimants.
    Que le printemps oublie le dérèglement climatique
    Pour tous les humains, problématique.
    (21/05/2019)

     

     


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  • Le beau parchemin

    Écrire sa vie sur un beau parchemin,
    Qui restera demain
    Quand nous aurons quitté cette terre
    Où nous ne sommes que locataire,
    C’est un désir nait au fond de notre âme,
    Évitant ainsi tout amalgame.

    Un beau parchemin bien décoré
    Par de nombreuses couleurs, amélioré,
    Comme ceux écrits au moyen-âge
    Sans aucun babillage
    Souvent par des équipes de moines,
    Qui n’étaient pas chanoines.

    Ce beau parchemin sera l’héritage des enfants
    Qui le liront en pleurant,
    Découvrant peu à peu la vie de l’auteur
    Bien éloignée de la leur.
    Ils comprendront ce qu’ils n’ont jamais compris
    Des situations qu’ils avaient vécues parfois avec mépris.

    Enfants ou adultes qui lirons ce testament
    Ecrit bien souvent modestement,
    Lisez-le, relisez-le, comme unique,
    Prenant du temps sans panique
    C’est le livre d’une vie
    D’un être qui vous a servis.


    Qu’il soit écrit sous forme de parchemin
    Ou qu’il ait pris un autre chemin,
    Celui de l’ordinateur ou d’une tablette
    Sans aucune calculette,
    Il doit vous aider à comprendre le vécu de son auteur
    Qui de sa vie fut le fondateur.

    La forme de l’écrit n’en tire pas la valeur
    Le texte a été composé avec le cœur.
    Qu’il soit en prose ou en vers poétique
    Sans idée acrobatique
    Pour vous permettre de dire en vous-même,
    Il nous aime.

    Beau parchemin
    Qui a pris corps un matin,
    Comme tant de poèmes écrits dans le temps
    Par un être combattant
    Qui ne veut pas laisser à ses enfants que de l’argent
    Mais un récit convergeant.

    Les photos remplissant tant d’album
    Au cours des ans par cet homme,
    Qu’elles soient jaunies ou en noir,
    Ne donne qu’un reflet momentané sans déboire
    Cachant ce que pense le photographe amateur,
    Voulant seulement donner du bonheur.

    Regarder les photos en lisant le parchemin,
    Permet un véritable examen,
    De la vie d’un homme qui vous a aimé
    Qui pour vous s’est tout donné,
    Laissant en quelques lignes,
    Ce qui dans sa vie a été le plus digne.
    (20/05/2019)

     

     

     

     

     


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  • Fleurs de printemps

    Quelle est la première fleur du printemps,
    Celle que l’on attend depuis longtemps,
    Celle qui éloigne le froid de l’hiver,
    Celle qui relègue aux archives les temps couverts.
    Soleil levant sur les terres gelées,
    Qui dès le matin peut nous interpeller.

    Dans les sous bois, les perce-neige apparaissent,
    Qui couvrent le tapis forestier de nouvelles couleurs,
    Qui nous invitent à respirer de nouvelles odeurs,
    Habillant tout notre être de multiples caresses
    Pour nous ouvrir au printemps
    Et l’attendre en chantant.

    Dans les jardins publics comme autour de nos maisons
    Se dressent peu à peu les tiges vertes de saison
    Qui donneront de magnifiques tulipes
    Aux couleurs multiples.
    Avec elles, s’ouvrent les jonquilles
    Donnant aux parterres un air tranquille.

    Les coquelicots sont de retour
    Après avoir accompli de nombreux détours,
    Les produits chimiques,
    Pour eux dramatiques,
    Les ont chassés de nos terres fertiles
    Devenus infertiles.

    Depuis l’année dernière
    Ils sont revenus dans le jardin de la chaumière,
    S’arrêtant derrière un grand mur
    Labouré et travaillé avec de la fumure.
    Un seul pied s’était installé
    Et cette année ils sont quatre le long de l’allée.

    Pour préparer le premier mai
    Et offrir à chacun le calumet de la paix
    De petites clochettes blanches
    Ignorant l’existence de branches
    Apparaitront au raz du sol
    Avant d’être déposées sur une console.

    Les pelouses ne sont pas de reste,
    Des fleurs blanches et jaunes se dressent
    Criant à tue-tête : c’est le printemps
    Qui ne connait aucun contretemps
    Pour égayer nos demeures
    Et nous donner de nouveaux embaumeurs.

    Les arbres fruitiers étalent leurs fleurs
    Pour annoncer la chaleur
    Qui ouvrira les bourgeons, espoir
    De futures confitures et jus de fruits à boire,
    De pommes, de poires, de cerises ou d’abricots
    Autant de fruits non tropicaux.
    (19/05/2019)

     


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  • Rêves d’enfants, petits et grands

    Ferme les yeux, tu verras de belles étoiles
    Qui te couvriront d’une belle toile
    Lumineuse
    Majestueuse.
    Tu seras à l’abri des mauvaises fées
    De grands chapeaux, coiffées,
    Pour faire peur aux enfants
    Avec leur air ébouriffant.
    Au milieu de ton sommeil
    A ton oreille elles susciteront de mauvais conseils
    Qui te réveilleront au milieu de la nuit
    Et te causeront des ennuis.

    Ferme les yeux, vite tu t’endormiras.
    Vêtue d’une belle robe comme à l’opéra,
    Blanche neige et ses sept nains
    Te prendra par la main,
    Pour t’emmener là haut
    Dans son château,
    Pour une nuit de beau rêve
    Toi, la bonne élève.
    Avec elle tu verras le Père Noël.
    Dans son traineau bien réel,
    Tu pourras choisir les jouets
    Qui combleront tous tes souhaits.

    Dors ma petite fille, mon joli bébé chéri,
    De toute maladie, tu seras guéri.
    Laisse-toi emporter dans les nuages
    Où se cachent de nombreux pages.
    Ils t’ouvriront la porte de château
    De la Belle au bois dormant.
    Tu y entreras en chantant,
    Assise au milieu d’un bateau
    Qui se déplacera sur l’eau,
    Au son de nombreux grelots.
    Son château t’accueillera
    Avec ses grands vases en baccarat.

    Que d’histoires à raconter
    Avec des paroles de bonté,
    Pour endormir les enfants
    Réveillés trop longtemps,
    Assis devant des écrans,
    Offerts par leurs grands parents,
    Qui aiment leur faire plaisir,
    Et honorer leurs désirs.
    Les rêves ont disparus,
    Comme un fleuve sa décrue.
    Ils deviennent vite cauchemar
    Les laissant le matin, flémard.
    (13/05/2019)

     

     

     


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  • Caverne de mes rêves

    Pas de petites maisons dans les arbres,
    Construite en banchage ou en marbre,
    Pour s’évader du rythme quotidien
    Ou simplement jouer au comédien,
    Comme les enfants dans un bois
    Construisant une cabane en gros bois.
    Je n’ai plus l’âge de jouer à ces jeux là,
    Avec toute une smala.

    Comme une âme qui descend dans les profondeurs de son être,
    Il me faut emprunter un étroit escalier construit en hêtre.
    Ne pouvant prendre mes bâtons de marche
    Deux rampes me donnent l’allure d’un patriarche,
    Fatigué par une respiration haletante,
    Il me faut du temps pour atteindre la dernière marche bien déroutante.
    Plus qu’une caverne c’est un vrai caveau,
    Qui avait demande de gros travaux.

    Mon petit domaine
    Inaccessible à toute autre personne humaine,
    Me connait à travers mes rêves
    Qui sont toujours des heures brèves
    Au milieu d’une nuit calme et sereine
    Bien loin de toute fête foraine.
    Cette caverne, que j’appelle troglodyte
    Est pour moi une pièce érudite.

    Y sont descendus tous mes poèmes
    Issus d’un esprit de bohème,
    Bien rangés dans des classeurs
    Dans l’ordre de mon cœur.
    Personne ne peut y toucher ni les consulter,
    Elle en serait vite catapultée,
    Tant que n’aura pas sonné mon dernier jour
    Qui écrira le mot fin pour toujours.

    Les nouveaux textes sortis de mes rêves
    Sont souvent des notes brèves,
    Que je transcrits dès le matin
    Sur l’ordinateur très malin.
    Il remplace mes mains hésitantes
    Trop faibles et souvent impatientes.
    Domaine de rêve sous la terre du jardin,
    Qui n’ouvre sur aucun chemin.

    Aujourd’hui j’ai fait le grand ménage
    Ce n’est peut-être pas encore l’apanage.
    Les classeurs ont retrouvé leur place dans un bureau bien lumineux
    L’ordinateur a également quitté le troglodyte prurigineux.
    La clé de la porte a été jetée dans la rivière,
    Qui s’écoule au-delà des bruyères.
    L’escalier dangereux a été détruit,
    Aucune possibilité d’y redescendre avec autrui.
    (05/05/2019)

     


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  • Le pauvre homme

     

    Chaque matin,
    Il prenait le même chemin,
    Dès le réveil de la lumière,
    Traversant la bruyère,
    Pour retrouver sa pierre
    Debout devant la rivière.

    Assis sur ce socle encore froid
    Refroidi par l’ombre du bois,
    Il attendait que se lève le rideau
    De la boulangerie pour avoir son petit cadeau.
    Il voulait être le premier à franchir le seuil
    C’est son petit orgueil.

    Depuis qu’il est sans travail,
    Et perdu, de son logement le bail,
    L’histoire recommencera jusqu’à sa mort
    Sans aucun remord
    Envers la société qui l’employait
    Il n’était pas inquiet.

    Il connaissait bien sa machine,
    Mais a dû fermer l’usine,
    Faute de repreneur
    Pour son plus grand malheur.
    30 personnes au chômage,
    Malgré plusieurs débrayages.

    Dès l’ouverture du magasin
    De bonne heure le matin,
    La boulangère lui donnait gratuitement
    Avec son mari consentant,
    Une baguette de pain,
    Encore chaude à la main.
    Le petit bistro qui était proche
    Entre les deux un simple porche,
    Lui offrait un café
    Un cadeau de fée.
    Il prenait son temps pour la boire
    Comme un enfant pour ses devoirs.

    Une petite chambre lui avait été proposée,
    Dans une petite ferme, du village opposé,
    Contre quelques travaux dans les champs
    Ce n’était guère alléchant
    Car il n’était pas payé
    Mais son travail surveillé.

    C’était tout ce qu’il avait pour manger,
    De vie, il ne pouvait changer.
    Trop vieux pour être embauché
    Depuis qu’il avait été débauché.
    Le village n’avait plus d’usine
    Et lui, plus de machine.

    Comment s’inscrire au chômage
    L’antenne était trop loin du village,
    Pas d’autobus, ni de train pour s’y rendre ;
    Comment aurait-il payé, il ne pouvait qu’attendre,
    La fin de sa triste vie,
    Ce qu’il avait envie.
    (10/05/2019)

     

     

     


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