• Si peu de choses

    Un sourire,
    Sans un mot à dire
    Un simple regard
    Pour éviter la bagarre
    Un bonjour en passant
    Ce n’est pas angoissant
    Ce qu’on pourrait appeler la bienveillance
    Ou le début d’une nouvelle alliance.

    Faut-il refaire le monde
    En seulement quelques secondes,
    Là on peut le sauver avec un peu d’amour
    Et quelques mots d’humour ?
    Il a fait une bêtise à un certain moment,
    A jamais, c’est un délinquant.
    Lui a-t-on dit simplement bonjour
    En la croisant durant un simple séjour.

    Est-ce un instant de rêverie
    De regarder avec amour un être appauvri,
    Un homme de la rue
    Qui demande une piécette à votre vue ?
    Pas facile à faire, plus facile à dire,
    Avec le cœur, les angles arrondir
    Pour aller au-delà de qu’en dire-t-on
    Sans être caméléon.

    Un petit rien, qui ne vous coute rien
    Même si l’on vous dit : ce n’est pas bien !
    Vous les encouragez dans leur fainéantise
    C’est de votre part une sottise.
    Un petit rien, un simple bonjour
    Quelques mots au seuil du jour,
    Un petit café pour les réchauffer
    Sans pour autant philosopher.

    L’amour du cœur
    Un petit mot qui n’a pas d’odeur,
    Une rêverie pour les uns,
    Qui n’ont rien d’humain.
    Beaucoup de choses pour agrémenter le monde
    Chez nous comme dans le tiers-monde,
    Donnera un sens à votre vie actuelle
    Qui ouvre une porte sur l’éternel.
    (5/05/2019)

     


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  • La plume


    La plume tourbillonne
    Dans un ciel monotone
    Qu’une bise légère
    Dans ce mois, mensongère,
    Donne un ciel grisâtre
    Qui amène à allumer l’âtre.

    Plume blanche et sans tache,
    A l’aile, plus aucune attache
    Du ciel tu es descendue
    Pauvre plume toute nue.
    Tu se laisses emportée
    Sans être déconcertée.

    Tu te méfies du vent
    Qui au loin l’entraînera longtemps.
    Tu ne peux que te laisser emporter,
    Là haut, personne à heurter.
    Trouveras-tu le royaume des fées
    Dont tu es assoiffée.

    Sauras-tu écouter la musique des fées,
    Qui sont magnifiquement coiffées,
    Et emplissent nos rêves
    Sans faire de trêves,
    Dans la douceur de nos nuits
    En dépassant largement minuit.

    Là-haut, la petite plume est heureuse
    Et des fées, amoureuse.
    Elle monte et descend au gré du vent
    Dans un véritable ballet charmant.
    Vent qui anime ce bal
    Ne redescend pas trop vite dans le val.

    Eblouissante de clarté
    Sous une lumière de pureté
    Elle emprunte le parfum féérique,
    Des fées lyriques.
    Elle se laisse voler au gré des aspirations du vent.
    Ce qui pour elle est émouvant.

    Mais son rêve n’est pas d’éternité,
    Là-dessus, aucune ambigüité.
    La bise légère qui l’avait emportée
    Dans une magnifique clarté,
    Manque de souffle
    Er rapidement s’essouffle.

    Tournoyant dans le ciel,
    Comme dans une valse irréelle,
    Elle descend doucement vers le sol,
    Et se pose sur la fleur d’un tournesol,
    La protégeant des mésanges et autres oiseaux
    Qui font leurs nids au dessus des roseaux.


    Petite plume, légère et solitaire,
    Te voici revenu sur terre.
    Heureuse et silencieuse,
    Mais dans ton cœur, bien curieuse.
    Tout a changé autour de toi
    Te voici sur une autre voie.

    Mon propre rêve m’a abandonné
    Me laissant sous la couette, bâillonné.
    Réveillé, tu n’es plus là,
    Sans doute repartie là-bas
    Dans ton monde de fées
    Qui à toi, restera agrafé.
    (30/04/2019)

     

     


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  • Regarde


    Alors regarde, regarde un peu
    La beauté de la nature sous un soleil bleu
    Alors regarde, regarde un peu
    Comme cette vue te rend heureux.

    Entre dans une forêt ou dans un bois,
    Laisse s’évader ton émoi,
    Couche-toi sous un arbre
    Comme si tu étais allongé sur un sol de marbre.

    Ecoute le chant mélodieux des oiseaux
    Qui ne sont pas des damoiseaux,
    Laisse-toi envahir par la fraicheur du sol
    Sans t’offenser des alvéoles.

    L’odeur délicate de la nature
    Et de toute sa verdure
    Emplie tes narines,
    De millions de figurines.

    La senteur humide du terreau
    Que n’arrête aucun barreau
    Se glisse doucement en toi lors des inspirations,
    Pour envahir tout ton être avant les expirations.

    Que de fleurs entourent ton lit de terre
    De toutes couleurs comme un vrai parterre
    Ouvre les yeux vers le beau ciel bleu,
    Aux mille couleurs de feu.

    Que d’oiseaux voltigent au dessus de toi,
    Ils sont chez eux dans ce bois.
    Leurs chants emplissent l’univers
    Qui pour toi, reste découvert.
    A travers les branchages des chênes
    Reliés par aucune chaine,
    Transparait la lumière du soleil
    Qui a tes yeux fait merveille.

    Ferme les yeux et écoute
    Aucun bruit d’autoroute
    Mais le chant mélodieux
    D’une nature donnée par Dieu.

     

     

     


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  • Le petit bois

    Mon environnement : du bois, des feuilles, de la terre
    Formant entre eux de petits cratères ;
    Des pins, des chênes, des peupliers,
    Savent bien m’habiller ;
    Ils ne demandent qu’à se développer pour s’élever vers le ciel,
    Pour eux une espérance matérielle.

    De temps à autres des petits oiseaux chantent,
    Des mélodies à mon cœur, touchantes,
    Volent d’arbre en arbre frôlant les feuilles
    Regardant sauter les écureuils,
    Avant de se poser sur leur nid
    Leur très cher abri.

    Chez eux, ils dégustent quelques petits vers,
    Dont ne donnent aucun détail ces quelques vers.
    Ecouter mon cœur palpiter
    Sans discontinuité,
    Sous un soleil radieux ;
    Que ce lieu est merveilleux.

    Avec la pluie fine qui a précédé le soleil,
    Les couleurs de la nature font merveilles
    Tout cet environnement chante de joie,
    Comme chez moi, les villageois
    La nature qui nous entoure
    Nous vêt d’une véritable fourrure.

    Ce petit bois est rempli de beauté
    Restant isolé des grandes cités,
    Caché au bout d’un petit chemin
    Que j’emprunte presque chaque matin
    Trop étroit pour les voitures modernes,
    Il cache une véritable caverne.

    En paix, il peut prospérer car il est isolé.
    Peu d’humains se promènent sur ses allées,
    Quelques chasseurs en octobre,
    Traversent son ombre ;
    L’absence de lapins et autres gibiers, toutes les semaines
    Les éloignent de ce domaine.


    Pas de gros arbres pour être sciés
    Sa jeunesse l’éloigne des carnassiers.
    Quelques champignons pointent leur nez avec de belles alvéoles,
    Mais bien cachés dans les feuilles mortes qui habillent le sol
    Ils n’attirent personne,
    Et dans leur cœur, ils rayonnent.

    Ce petit domaine vit en paix,
    Avec ses taillis épais ;
    Abandonné à cause de son pourtour,
    Il est en fête toujours,
    Pour le bien de la nature,
    Fier de sa belle verdure.

    C’est un espace vital,
    Pour l’avenir de la planète, capital,
    De temps à autre, quelques animaux perdus
    Y cherchent un refuge bien défendu.
    Ici, la vie est en fête,
    Tout ce qu’il faut pour reposer la tête.
    (27/04/2019)


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  • Les petits mots

    Ces mots donnés à la maman,
    A tout moment
    Mais surtout quand se cache une bêtise :
    « Je t’aime »
    Beaucoup, pardonne ma sottise.

    Les petits mots qui s’échangent en primaire
    Et qui rapidement s’envolent dans les airs
    Entre une fille et un garçon,
    « Je t’aime »
    Ils sont à peine sortis du cocon.

    Passés le primaire, ils ont grandi et se sont modernisés
    Echange en douceur de SMS dématérialisés,
    Avec ou sans photos
    « Je t’aime »
    De véritable exvoto

    Ces SMS s’envolent souvent rapidement
    Car l’amour a changé de camp.
    Ils peuvent engendrer un drame
    « Je t’aime »
    Avec ou sans anagramme.

    Des petits mots d’amour
    Loin de tout humour
    Précèdent le mariage :
    « Je t’aime »
    Sans aucun babillage.

    Plus personnels des petits mots doux écrits
    Sur un simple bout de papier
    Glissé avant de partir travailler dans la poche du tablier
    « Je t’aime »
    Pas de grandes phrases, un simple mot : chéri.

    Ces petits mots gardés dans le cœur ou rangés dans un coffret
    Reliés avec un ruban, devenu sans intérêt,
    Deviennent arme de guerre
    « Je t’aime »
    Contre l’amour vécu naguère.

    Rapidement l’orthographe se transforme,
    A leur origine de moins en moins conforme,
    Ils prennent peu à peu la forme de maux
    « Je ne t’aime plus »
    Par des avocats remplissant des pages de mots.

    Le tribunal sera chargé de rejeter ces mots
    Et d’effacer tous les maux
    Par une décision sans appel :
    « Vous ne vous aimez plus »
    La situation est devenue réelle.

    Simples mots écrits avec amour
    Et parfois dans l’humour
    Peuvent servir l’adversaire
    « Je t’aime »
    Pour vous inculquer un cancer.

    Mots ou maux se prononcent de la même manière,
    L’un et l’autre peut amener à la prière,
    Vers un Dieu invisible mais réelle
    « Qui nous aime »
    Sans exiger d’actions cérémonielles
    (21/04/2019).

     


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  • Notre-Dame de Paris


    Monument religieux devenu historique
    Retraçant de nombreux textes bibliques.
    Il a connu ses heures de gloire avec la royauté
    Visité par les autorités de la papauté.
    Heures dramatiques lors de la révolution
    Aux révolutionnaires il a donné l’absolution.
    Peu à peu il a connu des moments de grande liesse
    Avec le sacre de Napoléon et son mariage empli de gentillesse,
    Devenu propriété de l’état avec la loi de séparation
    De l’Église et de l’État sans aucune affiliation.

    Signe ancien d’une chrétienté vécu par tous
    Notre-Dame était devenue un monument mondialement connu
    Grâce aux nombreux touristes du monde entier
    Venant visiter un très ancien chantier.
    Le coté religieux s’était peu à peu amenuisé,
    L’édifice de l’histoire devenait mémorisé.
    On parle du nombre de visiteur chaque année
    Les chrétiens étant un peu condamnés,
    A se compter sur les doigts de la main,
    Venant à la messe le matin.

    Notre-Dame en feu a arrêté le pays
    Se disant qu’ils avaient été trahis,
    Occupant toutes la soirée télévisée
    Par des reportages partout puisés,
    Victor Hugo en tête
    La comédie musicale en fête.
    Peu de choses sur le lieu de culte,
    On l’aurait pris comme une insulte,
    Une seule question avancée, très peu amicale :
    Où se déroulera la veillée pascale.


    Victor Hugo aurait-il dit la vérité
    En parlant d’un site dévasté,
    Dans son livre Notre Dame de Paris,
    Sous les coups de la barbarie ?
    Les autorités civiles se sont déplacées
    Les autorités religieuses sur place, un peu effacées.
    Les reporters les ont oubliées,
    Et sur leurs photos maquillées.
    Peut-on encore sauver le monument
    Les autorités disent : oui, absolument.

    Chrétiens, chrétiennes de France
    Ne restez pas sur les apparences
    Un lieu de culte est fait pour la prière
    Aujourd’hui comme hier.
    Il doit être capable d’accueillir les plus malheureux
    Et pour quelque temps les rendre heureux.
    L’habitation de Dieu est d’abord dans nos cœurs,
    T non dans une élise au milieu du chœur.
    Voir bruler Notre-Dame de Paris est bien triste
    N’en soyez pas égoïste.
    (16/01/2019)

     

     


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  • Les tulipes

     

    Sorties d’un bouquet de feuilles bien vertes,
    Prenant leur temps en fonction de la chaleur du soleil
    Petit à petit elles grandissent
    Avant que s’ouvre le cœur de la fleur.

    Ce sont des plantes à bulbes
    De la famille des Liliacées
    Que l’on met en terre en automne
    Pour ceux qui les protègent du froid.

    Les bulbes se reproduisent facilement
    Permettant à ceux qui restent en terre tout l’hiver,
    De se déplacer peu à peu
    Et de ressortir là où on ne les attendait pas.

    Ses bouquets multicolores
    Embaument nos maisons de nouvelles odeurs,
    Un peu oubliées depuis l’automne,
    Et annoncent la future belle saison.

    Elles recouvrent nos parterres
    De magnifiques couleurs
    Qui succèdent aux jonquilles et aux narcisses
    Dont le jaune illuminait la fin d’hiver.

    Elles garderont leur beauté tout au long du mois d’avril
    Laissant alors la place au muguet
    Qui commence seulement à sortir de terre
    Mais qui sera prêt pour fêter le 1er mai.
    (30/03/2019)

     


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  • La chaine de la vie

     

    Petits enfants, garçons ou filles,
    Vous aimez vos Mamies et Papis.
    Vous passez une partie de vos vacances chez eux.
    Vous y retrouvez de vieux jouets,
    Ceux de papa et maman,
    D’anciennes voitures, même sans roues,
    Des cubes, des planchettes de bois, des Kapla, pour faire des routes.
    Chez eux vous construisez des maisons
    Avec de vieilles couvertures
    Et quelques chaises…

    Avec l’adolescence les choses évoluent.
    Les jouets d’antan ne les attirent plus,
    Ils sont plus modernes,
    Les anciennes habitudes s’estompent ;
    Les jeux vidéo les attirent,
    La tablette devient indispensable
    Et le Smartphone obligatoire.
    Papi et mamie sont dépassés,
    Comment peuvent-ils passer des heures
    A parler, à envoyer des SMS ?

    Mariés, les enfants quittent le foyer
    Et souvent la région pour trouver du travail.
    Ils s’éloignent de leurs parents
    Pour faire leur propre vie.
    A nous, parents, de leur rendre visite
    Car ils travaillent tous les deux ;
    La semaine, voiture matin et soir,
    Le week-end, elle a besoin de se reposer.
    Si nous n’allons pas leur rendre visite,
    Rapidement nous ne les verront plus.

    L’âge s’écoulant d’année en année,
    Les déplacements deviennent pénibles.
    Il nous faut apprendre à utiliser l’ordinateur
    Pour envoyer des mails
    Et surtout cette grosse bête qu’ils appellent Smartphone,
    Pour envoyer des SMS et des MMS
    Et recevoir quelques photos de leur progéniture.
    Le mode se déroule de plus en plus vite
    A nous de nous adapter
    Si nous voulons garder des liens de famille.

    Un jour la maison devient trop lourde à gérer.
    Faut-il la quitter pour un appartement
    Conçu pour les personnes handicapées,
    Car nous frôlons le handicap ?
    Des foyers logements peuvent nous accueillir,
    Mais il faut faire le pas.
    Un jour sonnera l’heure de la maison de retraite,
    Les EHPAD, qu’ils appellent.
    Il faut être sourd, aveugle ou muet
    Pour accepter de s’y installer.

    Petits enfants, garçons ou filles
    Vous suivrez le même chemin que Mamie et Papi ;
    Vous aussi vous prendrez de l’âge,
    En passant par toutes les étapes de la vie.
    Il y a longtemps vos grands-parents ont eu votre âge,
    Ils ont été des enfants comme vous.
    Ne les oubliez pas, si vous ne voulez pas être oubliés.
    Même si la mort recule de plus en plus,
    Un jour il faudra l’affronter,
    En espérant avoir votre progéniture près de vous.
    (29/03/2019)

     


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  • Secrets

     

    Les secrets n’ont pas d’âge
    Ils sont toujours un partage
    Donnés et reçus par amour,
    Les plus jeunes les confiront à leur nounours
    Qui lui saura se taire
    Et à son auteur plaire.

    Dès son plus jeune âge, l’enfant a ses secrets,
    Il en parle facilement avec sa maman, mais il est discret,
    Elle doit garder le silence
    Avec beaucoup de vigilance,
    Pour ne pas trahir son enfant
    Et rester son confident.

    Le jeune ado, se tournera plus facilement vers son père
    Sans pour autant s’éloigner de sa mère ;
    Les secrets ne sont plus les mêmes
    Il est entré au collège en sixième ;
    Son père doit pouvoir entendre ses secrets
    Sans les contredire par des décrets.

    Bientôt son cœur s’approchera d’une copine de son âge,
    Avec laquelle il se promènera dans les parages,
    Pour mieux se connaitre sans chercher à se biaiser,
    Et en discrétion échanger de petits baisers.
    A son père qui a été aussi adolescent
    Il essayera d’expliquer ce qu’il ressent.

    La jeune fille sera plus près de sa mère,
    Problème de femmes et non d’un père.
    L’arrivée des règles doit rester secrète,
    A la mère d’être discrète.
    Son premier amour avec elle, partagera,
    Et mettra sa confidente dans un certain embarras.
    Secret partagé, secret bien gardé,
    Sans jamais moucharder.
    Question de confiance réciproque
    Dur comme du roc,
    Condition indispensable pour garder la confiance
    Et maintenir une bonne alliance.

    Les couples s’échangent des secrets dans la confidence,
    Même lorsque le couple vit la décadence,
    Les secrets confiés sur l’oreiller ne doivent pas être divulgués
    En règlement de compte jamais tagués
    Même sous le sigle : secret de famille,
    Et encore moins, sur Internet, mis en ligne.

    Celui qui divulgue un secret reçu dans la confiance,
    Signant ainsi une rupture d’alliance,
    Peut s’attendre à un retour de bâton
    Envoyé au son du diapason,
    Sur des fautes passées qu’il avait avoué,
    Cherchant alors une solide bouée.

    Certains évènements annoncés dans la discrétion
    Doivent être reçus comme une appropriation,
    Sans être promulgués même aux proches
    Quelque en soit l’approche.
    Respectez vos engagements
    Refusant tout aménagement.
    (18/03/2019)

     

     

     


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  • Petit oiseau

     

     

     

     


    Petit oiseau de toutes les couleurs,
    Ta mélodie pénètre mon cœur ;
    Avec toi, le printemps revient
    Chaque jour avec ton va-et-vient.

    Sans attendre la chaleur de l’été
    Tu réveilles les être fatigués qui sont aux abois.
    Tu combles toute anxiété
    Et tu réconfortes tous ceux qui ont froid.

    Tu gazouilles sans t’arrêter tous les matins
    Défiant les neiges verglacées.
    Sous ta robe chatoyante, perché sur une branche de sapin,
    Tu apportes l’amour à ce monde angoissé.

    Douce et tendre caresse est ta voix de velours
    Sur nos cœurs fatigués, nos âmes tourmentées,
    Nos espoirs en détresse, nos fragiles amours,
    Nos rêves abandonnés et souvent désenchantés.

    S’envolent de ton chant tant de notes cérémonielles
    Au parfum d’insouciance, au goût de joie sincère,
    Que nos cœurs en hiver s’élèvent vers le ciel
    En quelques pas de danse épousant la lumière.

    Petit oiseau de toutes les couleurs
    Tu t’envoles avec douceur
    Emportant nos tristesses
    Effaçant nos maladresses.

    Là haut dans un ciel encore grisonnant
    Entouré de nuages moutonnants
    Les couleurs de ton duvet
    Dansent dans un magnifique ballet.
    (20/03/2019)

     


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  • Le printemps en Touraine


    Le printemps montre le bout de son nez,
    Il a respecté le calendrier cette année.
    Saura-t-il chasser l’hiver
    Et le froid de son univers ?
    Il avait tenté le coup début de mois
    Mais le froid lui a montré le bout du doigt,
    C’était lui le maître pour plusieurs semaines
    De chacun, respectons le domaine.


    Le jardin s’est habillé de jaune,
    Bien à l’abri des cyclones,
    Les jacinthes, les jonquilles sont sortis de terre,
    Quelques tulipes envahissent les paritaires.
    Dans la garage, à l’abri du gel
    Les géraniums n’ont pas besoin d’antigel.
    La pelouse reverdie devra bientôt être tondue
    Dès qu’un peu d’engrais aura été répandu.


    Fraicheur du matin, proche de zéro degré
    D’un printemps, ce n’est pas le pédigrée.
    Mais le soleil se levant de plus en plus tôt,
    L’après-midi permettra un tour de vélo,
    Après l’avoir remis en forme
    Après un repos hivernal qui le déforme,
    Histoire de préparer les jambes doucement
    En faisant tranquillement quelques déplacements.


    Méfiez-vous des retours de manivelle,
    Avec l’arrivée d’une saison nouvelle.
    Ne semer pas trop tôt vos légumes
    Car derrière quelques brumes,
    Des gelées matinales dignes d’un retour de l’hiver,
    Deviendront pour vous un vrai calvaire.
    Ne vous fiez pas aux grandes surfaces
    Quoi vous attirent de pleine face.


    Ne vous découvrez pas d’un fil en avril,
    Même si vous n’êtes pas fébriles.
    Restez patient encore quelques semaines
    Pour décorer votre domaine.
    En mai, fait ce qu’il te plait,
    Mais ne soyez pas trop simplet.
    Ne sont pas passés les saints de glaces
    Qui, dans vos jardins, prendront place.


    Printemps, saison charnière
    Entre l’hiver et l’été, peut devenir meurtrière,
    Pour des jeunes plants, trop vite enterrés,
    Et mis dehors de façon inconsidérée.
    Ne devancez pas le calendrier
    Votre jardin sera très vite déshabillé.
    Les ceps de vigne sont très surveillés
    Ceux qui sont trop tôt éveillés
    (19/03/2019)A

     

     

     

     


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  • La perle

     

    La perle perdue, source d’inquiétude
    Pour celle qui la portait avec fierté ;
    Perle de nacre trouvée dans une huitre
    Pour le bonheur de celui qui l’a découverte ;
    Perle d’eau douce proposée par certains magasins,
    Qui, pour vendre, ne savent quoi inventer.
    Perle en verre pour certains bijoux,
    Que la femme portera autour du cou.
    Perles de culture en général.


    Perle de lune chez son fleuriste,
    Un bouquet enchanteur aux couleurs douces.
    Perle de Tahiti,
    La palette la plus diversifiée de couleurs naturelles.
    Perle rose de lambi,
    La plus rare et la plus chère au monde.
    Perle d’eau
    Déposée le matin sur les feuilles de mes rosiers.
    Que de perles pour rehausser les habits de la haute couture.


    J’arrête là ma conjugaison
    Sans mettre en avant toutes les astuces d’Internet,
    Pour vendre directement ces raretés
    Sans vous promettre la qualité du produit.
    Des perles, en voici en voilà,
    Des pages entières que vous ne lirez pas.
    Votre bijoutier est sans aucun doute le mieux placé
    Pour vous aider à faire le bon choix
    Et vous assurer de la qualité du produit proposé.
    (17/03/2019)

     


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  • Dans la brise matinale

     

    Mars et ses giboulées,
    Nos sorties sont chamboulées.
    Mars et sa brise du matin,
    Qui nous secoue sur les chemins
    Mars et ses bises légères
    Qui frôlent le sommet des congères
    Mars et son soleil radieux
    Et les premiers oiseaux mélodieux.


    Mars n’est pas un mois comme ses confrères
    Dont le déroulement n’est pas arbitraire.
    Jours d’été avec ses tenues adéquates,
    Bien mises et délicates,
    Qui attirent les promeneurs vers les terrasses
    Où les uns et les autres s’embrassent.
    Jours d’hiver, neige et verglas
    Qui aux camions et voitures sonnent le glas.


    Le calendrier souligne bien qu’on est toujours en hiver
    Il faut se méfier des prés bien verts.
    Attention aux brises matinales,
    Qui souvent ne sont pas très joviales
    Qui annoncent des orages brutaux
    Qui retournent les petits bateaux
    Et chassent les estivants
    Des bords de mer en furie, pour certains captivant.


    Des jours de printemps où s’annoncent les premiers bourgeons
    Que le gel brulera, au sol comme sur les donjons ;
    Face à leurs ceps de vigne colère des viticulteurs
    Et de nombreux producteurs,
    S’envolent pour eux, l’espoir d’une saison avancée et riche
    En une nuit, tout s’écroule comme une bourriche.
    Méfiez-vous du mois de Mars et de ses brises,
    Soyez patient et attendaient les petites bises
    (13/03/2019)


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  • Le ruisseau



    Assis sur une pierre plate au bord de l’eau.
    J’avais les pieds posés sur les cailloux d’un ruisseau.
    Mon esprit était ailleurs
    Bien loin de l’être travailleur
    Qui aimait son métier,
    Œuvrant sur les chantiers.
    Loin de la réalité environnante,
    Trop souvent enquiquinante,
    Je regardais le beau ciel bleu
    Garni de quelques nuages granuleux.

    Un oiseau que je ne saurais décrire,
    Volant à mon niveau, me fit un beau sourire,
    M’emportant avec lui vers les hauteurs célestes ;
    Je me laissais entraîner sans aucun geste,
    Le suivant comme une trainée
    Vers un espace bien oxygéné.
    Pas un bruit, pas un son ne sortait de ma bouche,
    J’étais enveloppé d’ouate en grosse couche,
    Assis sur un nuage tout blanc, un peu grisonnant
    Bien isolé de ses frères moutonnants.

    Il m’entraina vers l’aval du petit ruisseau,
    Le lieu que les scientifiques appellent : la source de l’eau.
    Sortie d’un suintement de l’herbe verte,
    A peine découverte
    Au pied du Sancy, une eau claire et limpide
    Pas encore intrépide
    S’écoulait lentement à travers les prés
    De mon lieu de repos, un peu égarée
    Donnant aux animaux des pâturages
    Une boisson qui leur redonnera courage.
    Cette eau voyage à travers la nature
    Zigzagant dans l’épaisse verdure
    Elle rencontre de petites cascades
    Souvent bien banales
    Lui permettant de devenir un petit cours d’eau
    Qui nourrira les nombreux bouleaux.
    Peu à peu, il croise quelques uns de ses frères,
    Qui avec lui se dirigent en amont sans se distraire
    Pour devenir une grande rivière.
    Je survole mon point de départ toujours isolé sur mon nuage.


    L’oiseau poursuit son voyage entraînant mon attelage
    Seul dans le ciel, sans aucun appareillage.
    Il s’arrête près d’un pont routier
    Sur lequel passe également les charretiers ;
    Il descend doucement pour me permettre de lire
    Et dans mon esprit traduire
    Le nom écrit en blanc sur un écriteau bleu
    Fixé à l’arche du pont et non dans le sol sableux :
    Dordogne. Mon petit ruisseau est devenu un fleuve,
    Poursuivant sa route malgré les épreuves.

    Mon nuage reprend son itinéraire, surplombant des villes
    Avec au milieu du fleuve de petites îles,
    Réserves de reproduction d’oiseaux migrateurs,
    Arrivés là comme de véritables navigateurs.
    Le chant des oiseaux éveillent tous mes sens
    Entrainant mon être en contresens,
    De la réalité de mon existence
    Sans aucune assistance.
    Magnifique fleuve qui parcourt les vallées
    Véritable gravure bien entoilée.

    Au loin apparait une grande étendue d’eau,
    La rencontre près de Bordeaux
    De la Dordogne et de la Garonne
    Une véritable baronne.
    Mon voyage éphémère s’arrête là
    Il me faut revenir ici bas.
    L’oiseau et son nuage blanc
    Qui aurait pu m’entraîner vers le Mont-Blanc,
    Me ramène à mon petit ruisseau
    Où j’avais les pieds dans l’eau.
    (10/03/2019)

     


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  • Mon stylo

     

    Waterman, mon cher stylo,
    Tu n’as jamais compris la sténo,
    Car je n’avais pas appris cette façon d’écrire
    Et mes connaissances enchérir.
    Encre bleue, verte, violette ou noire
    Il ne fallait surtout pas la boire ;
    Elle reflétait mes humeurs du moment ;
    J’aimais beaucoup le changement.

    La main gauche n’a jamais voulu te tenir
    D’écrire, la droite n’a pu s’abstenir ;
    Que de pages elle a remplies,
    Pour un travail bien accompli.
    Elle connaissait tout de moi,
    Elle l’avait appris par mes doigts.
    Mes rires, mes pleurs, mes détresses
    Etaient pour elle des caresses.

    Les cahiers se sont superposés,
    De façon rectiligne, en vers ou en prose
    A l’époque ma main ne connaissait pas l’arthrose.
    Elle ne s’est jamais retrouvée ankylosée.
    Peu à peu elle a dû renoncer
    J’étais trop angoissé
    Devant une écriture illisible,
    Ce n’était pas admissible.

    Tu as compris ma souffrance.
    Tu as accepté la concurrence
    De l’ordinateur, ce nouvel instrument
    Qui avalait rapidement les documents.
    J’ai négocié avec toi ta retraite
    Qui était une simple chaufferette
    Dan un tiroir de mon armoire
    Avec bien d’autres crayons dans le noir.
    Personne ne d’adoptera
    Tu n’es plus de mode aujourd’hui,
    Du marché, même pas un sous-produit
    Sauf peut-être ceux couverts de carat.
    La tablette t’a remplacé
    Ne soit pas angoissé.
    Même s’effilochent les stylos Bic
    Comme la gomme arabique
    (27/02/2019)


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  • Devenir pompier

     

    Un rêve d’enfant qui n’aurait pu être que passager
    Est devenu pour toi rêve de vie très engagée.
    Le SDIS, tu l’as réalisé,
    Sans te laisser dépayser
    Par cette profession qui demande du courage
    Avec le soutien de ton entourage.

    Etre pompier est une vocation
    Qui ne demande pas de négociation,
    Mais un engagement volontaire
    Qui n’exige pas de rester célibataire.
    Il faut que l’épouse accepte les contraintes
    Et les nombreuses astreintes.

    Petit garçon devenu grand,
    Tu as gardé en toi cette aspiration d’antan.
    Sur Facebook, tu nous envoies ton rêve
    Transcrit par des images brèves.
    Tu ne manques aucune occasion,
    De mettre en avant ton adhésion.

    Les études ne sont pas ta tasse de thé,
    Une filière que tu refuses d’exploiter.
    Dans ton cœur comme dans ta tête,
    Est incrustée une seule épithète,
    T’engager dans ce métier, un véritable pari,
    Espérant devenir pompier de Paris.

    Tu ne lésines pas sur les efforts
    Qui t’obligent à être souvent dehors,
    Jusque apprécier la piscine
    Qui au départ te bassine.
    Ton père t’y a accompagné,
    Sachant que ce n’était pas gagné.

    Je ne peux qu’admirer ton courage et ta ténacité.
    Dans ton esprit, aucune ambiguïté ;
    Tu seras au départ pompier volontaire
    Pour un premier engagement, comme mousquetaire,
    D’une communauté de personnes qui veulent tout donner
    Même au péril de leur vie, sans jamais abandonner.

    Des incendies d’immeubles dramatiques,
    Ayant pour origine des personnes fanatiques,
    Dans lesquels des pompiers ont donné leur vie
    Pour sauver des êtres humains, sans aucun préavis
    N’ont pas entamé ton désir profond
    De devenir pompier en t’engageant à fond.

    Garde dans ton cœur l’amour de ce métier
    Et dans ta tête un véritable chantier
    D’aider tes frères connus ou inconnus
    En t’engageant sur ce chemin que tu as retenu,
    De sauver des êtes en perdition
    Qui n’avaient devant eux aucune solution.
    (06/03/2019)

     

     


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  • Mystère

    Mystère, synonyme pour beaucoup d’inexplicable ;
    Une chose incroyable,
    A l’époque où elle se déroule,
    Comme l’origine de la houle,
    Dans une mer en furie,
    Qui laisse les pécheurs dans la pénurie.
    Mystère du système solaire,
    Une véritable galère,
    Pour des légions de chercheurs,
    Voulant du passé, corriger les erreurs.
    Des mystères, il y en a partout,
    Chez les grands manitous
    Qui disent tout savoir
    Et vous laissent rapidement choir.

    Que dire de ce sentiment mystérieux
    Qui, un jour nait entre deux êtres pas anxieux,
    Se retrouvant sur le même parcours,
    Un dimanche au milieu du jour,
    Discutant de tout et de rien
    Côte-à-côte, se trouvant bien.
    Leurs mains se sont rapprochées,
    Sans se laisser effaroucher ;
    Ils ont ainsi avancé, main dans la main,
    Se promettant de se revoir dès le lendemain
    Sans imaginer que venait de naître entre eux
    Un sentiment mystérieux qui les voulait heureux,
    Une semence d’amour était semée
    Entre deux êtres qui allaient s’aimer.

    Pour ces deux jeunes, une sensation adorable,
    Qui n’était pas encore palpable,
    Que l’on ne peut encore nommer
    Et de ce fait dénommer ;
    Un bien-être d’avoir partagé le même parcours
    En arrivant ne s’étant dit que bonjour,
    Une journée inoubliable
    Et pour eux formidable.
    Se sont-ils revus comme promis ?
    Ont-ils gardé leur autonomie ?
    Mystère d’une simple rencontre,
    Les témoins, leur seule montre,
    Qui a marque le temps
    De la journée, à chaque moment.
    (24/02/2019)


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  • La terre

     

    Dieu confia à l’homme toute la terre et tout son univers
    Acte primordial et non un fait-divers,
    Mais pour une vie de partage
    Et en faire un bon usage.
    Travailler la terre pour vivre
    Et non simplement pour survivre
    Terre d’abondance toujours à découvrir,
    Et chaque être vivant bien se nourrir.

    Le monde actuel refuse cette réflexion
    Pour lui rattachée à la religion.
    La terre appartient aux plus malins,
    Qui, imitant les félins,
    Tirent la couverture à eux,
    Tant pis pour les malheureux.
    A chaque individu de se battre,
    Et sa richesse accroitre.

    Le réchauffement climatique
    Pour des populations dramatiques,
    Ne doit pas empêcher la richesse,
    Et pour certains, d’autres largesses.
    Un continent de plastique
    Dans une région aquatique,
    Ne nuit pas aux grands de ce monde,
    Mais à tout le tiers-monde.

    Chaque être humain doit en être conscient
    Et l’inscrire dans son subconscient,
    Notre planète est en danger.
    Notre façon de vivre, saurons-nous la changer,
    Pour sauvegarder le don que Dieu a fait
    D’une terre pour tous, un bienfait.
    Tout individu devrait être écologique
    Et au fond de lui, pédagogique.

    On peut encore sauver notre planète
    En recyclant toutes les canettes,
    Les plastiques, le caoutchouc, le bois ;
    Sachons modifier, s’il le faut, nos lois.
    L’appât du gain individuel et permanent
    Quelque soit le continent,
    Outrage notre terre
    Dont nous ne sommes que colocataires.
    (18/02/2019)


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  • Couleur de peau

    Que tu sois blanc, que tu sois noir
    L’un comme l’autre connait le désespoir
    Ils sont tous les deux des humains
    Qui doivent manger à leur faim.

    Que tu sois jaune ou café au lait,
    Tu as le droit de vivre
    Et ne pas simplement survivre,
    Pour apaiser ton palais.

    L’humain, dans son ensemble, n’aime pas partager
    Et encore moins dédommager ;
    Ceux qui ont été lésés
    Il faut les aider à se réaliser.

    Toi le grand blanc « européen », dit civilisé
    Accepterais-tu d’être traité de colon dépaysé,
    Par ceux que tu appelles « petit nègre »,
    Et qui sont bien souvent intègres.

    Rejetons ces images d’Epinal,
    Du petit noir qui ne serait qu’un marginal,
    Comme nos livres scolaires les montraient
    Il y a des années, illettrés.

    Regardez les grandes équipes de foot,
    Pour qu’elles ne soient pas en déroute
    Elles attirent des joueurs qui ne sont pas blancs
    Et ne les laissent pas, en attente, sur le banc.

    Tout être humain doit être respecté
    Qu’il soit blanc, jaune ou noir,
    C’est pour chacun un devoir,
    Il ne faut jamais les étiqueter.

    Tous ces gens qui sont dans la rue,
    Sans toit, ne sont pas des malotrus ;
    N’oublions pas notre passé récent
    Nous avons été des émigrés souvent encore adolescents.

    Les africains sont venus à notre secours,
    Non par devoir, mais par amour ;
    Sachons leur renvoyer la balle
    Refusant qu’ils restent en cabbale.
    (17/02/2019)


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  • Premières fleurs

    Dans la pénombre du matin,
    Le lendemain de la saint Valentin,
    Elle a montré son nez,
    En avance sur les autres années ;
    Encore fébrile,
    Mais pas en péril,
    Petite fleur,
    Tu ragaillardis mon cœur
    Affaibli par ce temps hivernal
    Qui mériterait une sanction pénale.

    Le froid glacial de l’aurore
    Qui sévit dans ton corridor,
    N’a pas vaincu ton courage,
    Pour organiser le démarrage,
    D’un parterre bien fleuri
    De petit gabarit
    Que relayera en son temps le muguet
    Qui fera de beaux bouquets.
    Quelle est belle la nature
    Avec toute sa verdure.

    Il semblerait qu’une autre fleur t’ait devancée,
    Avant toi, elle avait commencé,
    Mais dans un autre angle de la maison.
    Se moquant de la saison,
    Une primevère s’est largement ouverte,
    Sans être couverte,
    Aux intempéries qui ont traversé la région
    Avec une certaine contagion.
    Ne soit pas jalouse
    Tu t’es couverte d’une belle blouse.

    Premières fleurs du jardin,
    Rien n’est anodin,
    Vous annoncez le printemps
    Pour tous, c’est épatant.
    Vous nous donner envie de jardiner
    Et dans les parterres fouiner,
    Pour arracher les mauvaises herbes
    Que ne seront jamais superbes.
    Les premières chaleurs sont arrivées
    Il faut être motivé.
    (15/02/2019)

     


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