• La vie à deux


    L’amour n’a pas d’âge,
    Solide, l’attelage !
    La vie à deux ne compte pas le temps,
    Ce sont des battants.
    Les années n’ont pas de prises sur eux,
    Ils sont toujours deux.
    L’arrivée des enfants la coupe,
    On navigue dans une chaloupe.
    Que d’instants inoubliables,
    Toujours agréables.

    L’amour se mérite,
    Et s’épanouit comme une reine-marguerite.
    Il ne se montre pas,
    Mais reste toujours sympa,
    Sans pour autant se cacher,
    Ou se voiler.
    Passer des soirées enlacées,
    Les mains serrées,
    Devant la télé ou au lit,
    Ce n’est pas un délit.

    S’aimer c’est un bien personnel,
    Et toujours éternel.
    On s’est lié pour la vie,
    On reste indivis.
    L’amour se construit
    L’un et l’autre en appui.
    Les enfants le fortifient,
    Comme une belle calligraphie.
    La famille s’épanouit dans la joie,
    Éloignant les rabats-joies.

    La vie à deux n’est pas toujours rose,
    Quelle qu’en soit la cause ;
    Elle se reconstruit rapidement
    Effaçant les débordements.
    Chaque année, elle s’épanouit
    Contournant les cambouis.
    Quelques mots doux,
    Et beaucoup de bisous.
    On repart à deux,
    On est heureux.
    (11/03/2022)




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  • Les vacances de printemps

    Ce n’est plus un rêve,
    Des livres, une longue trêve.
    Ce soir l’école ferme pour deux semaines.
    La maîtresse prend chez elle les cyclamens,
    Pour les arroser
    Pots que nous avons composés.

    Aucun doute, papa a pris des congés,
    La voiture a été aménagée.
    Un grand coffre sur le toit,
    Tout en bois.
    Toute la nuit j’ai pensé aux vacances passées.
    Dans un camping boisé.

    Demain-matin, de bonne heure, tout le monde debout,
    M’accompagnent mes doudous.
    Direction le massif central,
    De Papa, le quartier général,
    Où nous attend le charme d’un petit village,
    Traversé encore par de nombreux attelages.

    Nous allons chez Papi et Mamie.
    Ils élèvent encore quelques brebis
    Pour faire du fromage,
    Malgré leur âge.
    Fermette héritée de leurs parents,
    On ne compte plus les ans.

    En arrivant, nous apercevons au loin le Puy de Sancy,
    Qui domine ici,
    Encore habillé de son manteau de coton,
    Comme un petit mouton.
    Tout est calme dans ce hameau,
    Domaine des animaux.

    Dans la petite fermette,
    Sur la table les assiettes,
    Et des bols dépareillés,
    Que les ans ont balayé
    La nature n’est pas encore réveillée,
    De cet hiver qui l’a effrayée.
    (10/02/2022)
     


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  • Toi, l’Ukrainien

    Terre où coulaient le lait et le miel,
    Pays agro-industriel,
    À l’est de l’Europe,
    Tu n’étais pas myope,
    Devant le Star Russe,
    Qui t’encerclait comme un virus,
    Qui voulait t’engloutir,
    Et avec toi en finir.

    Il était le géant Goliath,
    Qui voulait te mettre dans sa boîte,
    Tu n’étais que le petit David,
    Devant lui, bien livide.
    Il avait des chars, des avions,
    Toi le petit ganglion.
    Il avait des missiles,
    Qui atteindrait ton domicile.

    La plus grande armée du monde,
    Devant toi faire la ronde,
    Et te rayer de la carte,
    En supprimant ta charte.
    Le loup et l’agneau,
    Qui te mettrait KO.
    Mais tu étais un peuple, une nation,
    Refusant l’aliénation.

    Une guerre de tranchés
    Avec des êtres harnachés,
    Au niveau du cœur,
    Ils n’avaient pas peur.
    Guerre de caves,
    Remplis de braves.
    Un peuple qui voulait vivre
    Et non survivre.

    Face aux tanks qui t’encerclaient,
    Tu n’avais pas de paraclets.
    Tu ne faisais pas partie de l’Otan,
    Tu restas seul combattant.
    Femmes et enfants dans les pays voisins,
    Étaient accueillis comme des cousins.
    Les hommes restaient au front,
    Et aux Russes, faire affront.

    Guerre à mains nues,
    Pour ne pas être détenus.
    Face aux tanks comme à Tiananmen en Chine,
    Seul, face aux machines,
    Ils défendent leur coin de terre,
    Leur seul accusataire.
    Ils veulent vivre en liberté
    Ils sont déconcertés.
    (09/03/2022)











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  • Paix dans ce monde
     

    Deux hommes face à face,
    Dans ce grand espace,
    Qui couvre l’est de l’Europe,
    Et traite ses ennemis de salope,
    L’autre cherchant à sauver son pays.
    Face à un abruti.
    L’espoir de paix s’éloigne
    Dans ce grand tourbillon de poigne.
    Reconstituer l’existence de la grande Russie,
    Quelle acrobatie.

    Déchirante situation,
    Pour une seule décision.
    Dans toute l’Ukraine, la détresse,
    Face à une guerre express.
    Il faut arracher la victoire quoiqu’il en coûte,
    Le plus complet Blackout.
    Il faut ôter ses habitants de leur terre,
    Et y laisser un vaste cratère.
    L’arme nucléaire n’est pas exclue,
    Les militaires y sont résolus.

    Les affamer si nécessaire,
    Ce ne sont que des adversaires.
    La grande Russie va renaître,
    Le monde entier va la reconnaître.
    J’en serai le Star Poutine,
    Élevé sur une platine.
    Il nous faut vaincre rapidement,
    En évitant les débordements.
    Nous devons nous confronter,
    Et avec nos missiles les affronter.

    Qui ose nous parler de paix,
    Et des engagements signés, le non-respect.
    Nous sommes maîtres sur notre territoire,
    Et refusons la foire.
    Le mot « injustice » n’est pas dans notre dictionnaire,
    Effacé du vocabulaire.
    Qui contrôle le monde,
    En imposant la fronde ?
    Le nouveau Star de la Russie,
    A inventé une nouvelle démocratie.
    (056/03/2022)







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  • Transfiguration

    Ces deux figures me renvoient aux Évangiles,
    Le récit de la transfiguration de Jésus-Christ.
    Tout se passe sur une montagne.
    Jésus avait emmené avec lui :
    Pierre, Jacques et Jean.
    Et là, il apparut dans sa gloire,
    Avec à côté de lui :
    Moïse et Élie.
    C’est ce que je vois dans ces deux figures.
    (04/03/2022)


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  • La femme seule


    Elle doit éviter de d’ennuyer, seule dans un studio,
    Tapissée de jaune,
    Une simple aumône ;
    Eveillée dès l’aube, écoutant la radio,
    Elle déjeune en robe de chambre,
    En ce mois de septembre.

    Humble femme de ce petit village.
    La mairie lui a proposé, vu son âge,
    Un petit logement,
    Sans idée d’apitoiement,
    Embellie d’un jardinet,
    Pour la promenade de son minet.

    Le silence règne dans la structure,
    Sans passage de voitures.
    Pour elle, c’est une jouvence,
    Un acte de bienveillance,
    Après la mort de son compagnon,
    Les derniers jours, un peu grognon.

    Une belle ouverture dans le séjour,
    Avec vue sur le bourg
    Elle profite du soleil
    Et compte les abeilles,
    Butinant les quelques fleurs
    Qui lui apportent un peu de bonheur.

    C’est son seul passetemps
    Pas d’activités avant le printemps.
    Elle ne connait personne,
    Et compte les heures qui sonnent
    Et arrivée en juillet.
    Elle avance un peu courbée.
    (03/03/2022)


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  • Les mamies

    Chez ghislaine atelier 178

    C’est avec beaucoup de malices,
    Se  disant notre complice,
    Que ce gougeât,
    Qui se dit fier d’avoir été reçu au baccalauréat
    Avec une mention très bien
    Comme son ami Fabien.

    A-t-il seulement dépassé son primaire
    Comme avant lui, son père.
    Il dit aimer la musique,
    Et jouer dans l’orchestre de la laïque.
    Personne ne l’a jamais vu dans les défilés,
    Ni au bord des allées.

    Entre quelques amies,
    Dont la vieille mamie,
    Elles font le tour des maisons,
    Dès la belle saison.
    Elles sont attirées dès les premiers jours de soleil,
    En protégeant leurs oreilles.

    Senteur des fleurs,
    Le nez dans le bonheur.
    Se taire un instant anodin,
    Devant la floraison des jardins ;
    Vivre ces gouts furtifs,
    Qui ne sont que positifs.

    Plus tard, dans la journée,
    Elles se retrouveront autour du lac,
    Les cheveux fixés par un trop-plein de laque
    Avec leurs petits chiens acharnés ;
    Leur vie est ainsi rythmée,
    Autour de paroles enflammées.
    (03/03/2022)


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  • Enguerrand

    Monsieur Enguerrand
    Rentrez dans le rang.
    Ici, c’est moi qui donne les consignes ;
    Je veux une belle ligne.
    De quoi vous écœurez,
    Le jour de la rentrée,
    En seconde année de primaire ;
    Elle va être amère !

    C’est une vieille maitresse,
    Avec un côté bougresse.
    Elle ne me connaît pas encore,
    Je vais la mettre dans le décor.
    Elle ne connaît pas la discipline moderne
    On n’est pas dans une caserne.
    Elle va connaître les chahuts,
    Nous la mettrons au rebut.

    Au bout d’une semaine, j’avais déjà deux punitions
    Et devant les élèves l’humiliation.
    Il me fallait entrer dans le rang
    Pour devenir grand.
    Ces mots me perçaient le cœur,
    Ce ne sera pas une année de bonheur.
    Enguerrand l’a vite compris
    Il l’a regardé avec mépris.
    (23/02/2022)


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  • Après une nuit d’angoisse

    Les mots de Montpelier atelier 1

    Après une nuit d’angoisse,
    Qui vous donne la poisse
    Il faut rechercher la résilience,
    Pour éclaircir votre conscience
    Avec l’aide de spécialistes,
    Et non des idéalistes.

    Dans ces derniers, il y a tous les styles
    Certains sont inutiles.
    Il faut se méfier du nombre de séances préconisées
    Qui vont vous épuiser,
    Et vider votre porte-monnaie
    Vous serez bâillonnés.

    Rien n’est gratuit,
    Surtout aujourd’hui.
    La naissance de ces spécialités est récente.
    Certains suivent la tendance.
    La guérison  ne doit pas se faire qu’en partie,
    Ne vous laissez pas prendre par l’empathie.

    C’est un travail de longue haleine,
    Aussi fragile que la porcelaine.
    Il aboutit dans un futur indéterminable.
    L’issue sera bien agréable.
    Certains conjuguent nombre de visites
    Oubliant l’ensuite…

    Méfiez-vous de prendre une brigade dite de spécialistes
    Ce ne sont que des égoïstes.
    Un seul suffit généralement,
    Je le dis impartialement.
    Il y a toujours des gens de bons conseils,
    Que n’intéresse que la paye.

    Certains vous conseillent telle personne,
    Ancien cuisinier dans l’Essonne,
    Qui a des dons particuliers qu’il déploie avec son pendule
    Soyez crédule.
    Ne confiez pas votre devenir entre leurs mains,
    Ce ne sont pas des surhumains.
    (21/02/2022)





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  • Les artisans peintres

    Une mère et ses deux garçons
    Pour différentes raisons
    Avaient choisi ce métier
    Et se retrouvaient sur les chantiers.
    Le dernier était encore en apprentissage
    Vu son âge.
    Il préférait être chez les clients,
    Les cours les fuyant.

    Nous leurs avions confié le requinquage de la cuisine
    En recouvrant du carrelage de résine.
    Travail impossible à faire pour nous,
    À cause de nos genoux.
    Nous étions en attente de leur passage,
    Pour le polissage.
    Aucun volet à peindre,
    Nous n’avions rien à craindre.

    Rouleaux et couteaux à la main
    Échelles et pinceaux à la porte le lendemain.
    Nous suivions l’avancement des travaux,
    Pour nous un magnifique gâteau.
    Derrière nous attendions le montage de notre cuisine,
    Arrivée peu avant de l’usine.
    La maison était sans dessus-dessous
    Nous approchons des vacances d’août.

    Travail rapide et de bonne qualité,
    En bonne continuité.
    Pas de temps perdu à discuter,
    Tout était bien exécuté.
    Nous leurs avions confié d’autres travaux,
    En leur disant bravo.
    Artisans à conseiller
    On ne doit pas les surveiller.
    (20/02/2022)


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  • La tempête Eunice

    Elle avait été annoncée par la météo,
    Les recommandations renouvelées par les radios.
    Le haut de France était en rouge/orange,
    Devant ces évènements, il fallait gagner le challenge.
    Toute la région était menacée ;
    La population angoissée.

    Le ciel s’obscurcissait ;
    Signe de tous les excès.
    Le vent sifflait de plus en plus,
    Les habitants s’étaient reclus.
    Il avait été conseillé de ne pas bouger,
    Les bords de mer aménagés.

    Tant que la nature ne se serait pas apaisée,
    Il fallait la biaiser.
    Sur la plage les cailloux s’amonceler,
    Une masse bosselée.
    Le vent a redoublé sa puissance.
    Avec beaucoup d’aisance.

    Les cabanes de plage démembrées,
    Le site délabré
    L’eau a envahi cabanes de pêcheurs,
    Rasant tout leur labeur.
    La tempête rugissait dans les rues,
    S’est couchée une grue.

    Les consignes, pas toujours respectées,
    Des promeneurs sur la digue à moitié déchiquetés.
    Les pompiers et ses secours redoublaient d’efforts,
    En circulant dehors,
    Pour sauver les inconscients
    Ou les habitants défaillants.
    (20/20/2022)



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  • La beauté de l’amour

    Se fête la saint-Valentin
    Dans la journée, le soir ou le matin.
    Depuis plusieurs jours notre cœur était enflammé,
    De frissons pour sa bien-aimée.
    Désirs infinis d’amour.
    Retrouver l’extase des premiers jours,
    Que nous disions pour toujours,
    Sans aucun détour.

    Instant éternel,
    Passionnel,
    Solennel,
    Réservé à ma belle.
    Rêver d’une vie à deux,
    Nous rendant heureux.
    Je n’osais en parler,
    Tout mon être hurlait.

    Les mots ne sortaient pas de ma bouche,
    Un simple bourdonnement de mouche.
    Allait-elle me croire
    Et ne pas me décevoir ?
    Le véritable amour ne peut s’effacer ;
    J’étais angoissé.
    Connaissait-elle les pensées,
    Et mon souhait de se fiancer ?

    Le jour de la saint-Valentin,
    Au restaurant je lui pris la main.
    Un air chaud nous traversa tous les deux,
    Un air chatouilleux.
    Nous étions seuls à le sentir
    Il nous fallait l’accueillir.
    Le repas s’est un peu évaporé,
    Montait en nous le besoin de se déclarer.
    Dans la voiture nous nous sommes embrassés,
    L’un et l’autre entrelacés.
    Pas un mot
    Blottis comme deux oiseaux.
    Je l’ai reconduite chez elle,
    Tout était surréel.
    Ce fut notre première nuit d’amour,
    Au cœur de Cherbourg.

    Depuis cette soirée
    Qui aurait pu foirer,
    Nous avons appris la beauté de l’amour,
    Pas besoin de secours.
    Les virages, nous les avons affrontés,
    Nous les avons domptés.
    Que de saint-Valentin fêtée
    Sans nous embêter.
    (14/02/2022)






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  • Atelier 177/4 chez Ghislaine

    Le micro
     
    C’est mon tour,
    Ne jouez pas au vautour,
    Qui plonge sur sa proie
    En sortant du bois.
    Laissez-moi parler ?
    La politesse implique de ne pas hurler.

    Je ne vous ai pas interrompu tout à l’heure.
    Respectez les partiteurs !
    Je vous ai écouté,
    Même si vous m’avez dégouté.
    Respecter les règles du jeu !
    Soyez courageux !

    Animateurs, coupez leurs micro.
    Qu’il se taise ce maquereau.
    Les présidentielles se dérouleront dans deux mois,
    Excusez-moi.
    Vous avez une voix de dictateur,
    Pour surmonter celles des contradicteurs ?

    C’est la même chose à chaque élection.
    Certains sèment des humiliations.
    Ce sont toujours les mêmes qui vous coupent !
    Ils se croient seule dans le groupe !
    Monsieur, ayez le courage d’écouter.
    Vous me dégoutez.
    (13/02/2022)


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  • Au pied de l’océan

    Atelier 177/2chez Ghislaine

    C’est le début des vacances,
    Pour les enfants la joie de l’enfance,
    Quelques jours avec le téléphone et la tablette,
    Une véritable amulette.

    Les parents ont loué un petit logement
    Que nous attendions impatiemment.
    Tout est prêt avant de nous coucher,
    Tout le monde s’est douché.

    En ces premiers jours de printemps,
    Nous prenons la route à 6 heures sonnantes.
    À moitié endormi à l’arrière de la voiture,
    Nous ne regardons pas défiler la nature.

    Le cœur palpitant,
    Nous approchons de l’océan,
    Nous avions envie d’un bon bain,
    Nous les petits chérubins.

    Un ciel bleu sans nuages,
    Le soleil surplombe la plage
    Nous sommes bien vernis après des jours de pluie.
    Plus besoin de parapluies.

    L’eau est agréable,
    C’est à peine croyable.
    Toute la famille est dans l’eau.
    Papa nage sur le dos.

    Sur le bord d’un rocher qu’elles ont escaladé,
    Quelques filles un peu dénudées,
    Se prennent pour des sirènes,
    Comme à la fête foraine.
    (12/02/2022)


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  • Douce nuit

    Douce nuit,
    L’enfant somnole,
    Dans son alvéole
    Silence, ne faites pas de bruit.

    Petits câlins avec son ours,
    De l’amour sa source.
    Dans le jardin le vent s’est tu,
    De silence, la nature s’est revêtue.

    Cheveux en hérisson,
    Pieds nus sans chaussons,
    De lui le sommeil a eu raison
    De ce petit poupon.

    Venez voir comme il est beau,
    En étreignant son ours,
    Ce petit agneau,
    Et son nounours.

    Douceur d’une fleur bien rose,
    Qui veille sur son sommeil,
    S’est éteint le soleil,
    De l’ombre la cause.

    Doucement l’ours peut chanter ;
    Qui pourrait le hanter ?
    Les rêves sont tous joyeux
    Comme ses draps soyeux.
    (10/02/2022)


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  • Lancelot

    Le ne suis pas le Lancelot du lac,
    Je ne suis pas un fabricant de bière,
    Ni un calvados,
    Ni un cidre breton,
    Je ne suis que moi,
    Un même de 6 ans,
    Qui vit à la campagne
    Au milieu des vaches.

    Pour la 1ère fois je vais apprendre,
    À lire, à écrire, à parler le français.
    Obligation de la république,
    Jusqu’à 17 ans.
    Comme on dit ici :
    Je vais à la communale.
    Comme il n’y a plus de curé au village,
    C’est le seul endroit pour apprendre.

    Maman m’a acheté de nouveaux habits,
    De nouvelles chaussures,
    Un sac que je vais mettre sur le dos.
    Le midi je ne rentre pas à la maison.
    La car ne passe que matin et soir.
    Je vais manger à la cantine,
    Avec mes nouveaux copains et copines.
    Je suis un grand et j’en suis fier.

    Je ferai cette rentrée tout seul.
    Maman me conduira au bus devant la mairie.
    C’est l’habitude chez nous,
    D’ailleurs maman n’a pas son permis.
    Et, puis, je suis un grand.
    À mon âge on ne pleure plus.
    Seul mon chien me manquera
    Je l’appelle queue-de-rat.
    (9/02/2022)


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  • Un cri d’horreur

    Chez Ghislaine acte 3 du 176/3

    « C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit »
    Tout le monde avait fui,
    En découvrant ce personnage,
    À qui on ne donne pas d’âge.
    Elle a traversé un pont.
    Derrière elle, deux hommes à l’aspect fripon.
    Que voit-elle de si mystérieux
    Qui ne soit pas, pour elle, sérieux ?

    Devant elle se lève un tsunami !
    Par ses cris, elle le bannit.
    Une catastrophe qui l’effraye,
    Est tombé sur le sol un morceau de soleil…
    Sans explication on ne peut chercher,
    Tout nous est caché
    L’objet de sa vision,
    Et la cause de sa contusion.

    Ce genre de peinture me laisse sans voix
    Je la renvoie !
    Face à l’artiste je me tairais,
    Je ne sens aucun intérêt,
    À réfléchir sur cette œuvre,
    Qui pour moi n’est pas un chef-d’œuvre.
    Je ne sais ni dessiner, ni peindre,
    L’auteur, je ne peux le joindre.

    Je ne suis pas à l’aise avec la vision moderniste,
    Comme certains cubistes.
    Ces peintures me choquent,
    Comme des électrochocs.
    Je cherche toujours l’idée des auteurs,
    Qui en fait son bonheur.
    Je suis assez classique,
    J’aime ce qui est dans mon lexique.
    (06/02/2022)


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  • L’astronomie

    Quel garçon n’a pas rêvé
    En voyant cette photo, de braver
    Le cosmos
    Comme des colosses !
    Les paroles de Thomas Pesquet,
    À travers sa figure casquée,
    Ont fait en France l’essor de l’astronomie,
    Et l’étude des galaxies.

    Leurs professeurs ne misaient rien sur leurs élèves,
    Ce n’était pour eux qu’un vaste rêve.
    Travailler au-delà des frontières,
    N’est plus une poudrière.
    Ceux qui travaillent durant leurs études,
    Avec en plus quelques aptitudes
    Peuvent espérer une belle carrière,
    Au-delà du scolaire

    Thomas Presquet a traversé les brumes,
    En utilisant sa plume,
    Pour nous expliquer les aléas de son voyage,
    À travers l’univers avec son appareillage.
    Il a décrit l’infini de sa vision,
    Avec beaucoup de précision.
    Il a rejoint le club des spationautes ;
    En dirigeant son équipe d’astronautes.
    (02/02/2022)
     





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  • Mes heures de gloire !

    Je m’arrête plusieurs fois dans cette montée,
    À la fatigue je suis confronté.
    Ma jeunesse s’est enfouie,
    Je me sens moins épanoui.
    Cet escalier, je le montais en courant,
    C’était un coin charmant.
    Séduction de la nature,
    Au milieu de la verdure.

    Mon espace, aujourd’hui, s’est rétréci.
    Dans la forêt, plus d’acrobaties
    Un petit appartement au cinquième étage.
    Je soupire à chaque palier,
    Dans la montée, c’est mon seul allié.
    C’est un peu normal, à mon âge.
    Dans les bois, je courtisais les jeunes filles,
    Par des paroles bien gentilles.

    Aujourd’hui, il me reste les mots,
    Qui adoucissent mes maux.
    Je décris mon passé,
    Ses heures de gloire,
    Celles tombées dans la passoire,
    Et qui m’ont blessé.
    On échange nos textes grâce à Internet,
    À travers la planète.
    (02/02/2022)






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  • Azélie

    Azélie, la fille d’Élie
    Et de sa compagne Ophélie
    Va faire son entrée à l’école,
    Où on rigole.
    Maman lui a acheté un petit cartable
    Toujours posé sur la table.
    C’est elle qui en a choisi la couleur,
    Un instant de bonheur.
    Elle compte les jours,
    De la rentrée, le retour.

    L’heure a sonné, ce matin ;
    De l’école, il faut prendre le chemin.
    Le sac sur le dos,
    Elle ne dit pas un mot.
    Elle a promis de ne pas pleurer
    Ni de se bagarrer.
    Elle retient ses larmes,
    Elle doit faire du charme.
    Elle ne connaît personne,
    Dans ce petit village de l’Essonne.

    Maman est un peu triste,
    Mais pas égoïste.
    Devant la grille de l’école,
    Elle serre bien ses alvéoles.
    Sa petite fille lui lâche la main ;
    Elle n’a rien dit tout au long du chemin.
    Elle court  vers la grille légèrement ouverte
    Ses yeux sont en alerte.
    Elle se cache dans un coin
    Et regarde maman au loin.

    Pas de bisou,
    Son cœur bout ;
    Elle a tenu sa promesse ;
    Doucement sa tête se baisse ;
    Le robinet est ouvert,
    C’est son revers.
    Maman est partie,
    Elle a gagné son pari.
    Une dame s’approche d’elle,
    L’école est bien réelle.
    (02/02/2022)


     



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