• L’amour se vit

    « L’amour est un bouquet de violettes »
    Avec quelques paillettes,
    Ou une simple rose,
    Celle de la saint-Valentin,
    À ne pas oublier le matin,
    Même si on a de l’arthrose.
    Si l’amour est une fleur,
    Celle qui sort du cœur.
    Pas de jour de fête particulière,
    Éternelle écuyère.

    L’amour dure toute une vie,
    Il est indivis.
    On ne parle pas d’amour,
    On le vit chaque jour.
    Pas de mots particuliers
    On est de simples cavaliers.
    L’amour ne se dit pas avec un mot,
    Il guérit tous les maux,
    Qui risquent la rupture
    Et même la déconfiture.

    Saint Valentin
    Le restaurant main dans la main,
    Peut s’ouvrir à l’amour,
    Qui durera toujours.
    Une vie à deux,
    Qui rend heureux
    N’attend pas le 14 février
    Et un petit courrier.
    Cette fête, on peut l’oublier
    Sans pour autant se brouiller.

    J’ai cherché les mots de l’amour,
    Ceux qui, avec nous, traversent les carrefours.
    Ils sont nombreux ;
    Aucun n’est scabreux.
    Ils n’attendent pas de fleurs
    Mais recherchent le bonheur.
    Partage,
    Quel que soit l’âge,
    Générosité,
    Assiduité.

    L’amour n’exige pas d’être officialisé,
    Pour ne jamais s’épuiser.
    Il est l’union de deux êtres,
    Qui n’ont pas besoin de maître,
    Pour s’aimer pour la vie,
    S’ils en ont envie.
    L’échange de bagues,
    N’est pas signe de drague.
    Ils prennent le même chemin
    En se donnant la main.

    Des heurts, ils en auront
    Pour maintes raisons.
    Des discussions un peu houleuses
    Et même chialeuses.
    Un petit câlin les surmonte,
    Sans aucun décompte.
    L’amour, c’est aussi la transmission,
    De l’affiliation.
    L’arrivée d’un bébé se joue à deux
    Ils en seront radieux.
    (01/02/2022)





     
     



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  • Le robot

    Pourquoi faut-il se battre,
    Et chercher à l’abattre,
    Ce robot qui se croit malin
    Se faisant passer pour agnelin,
    Attendant mon avis
    Sur un poème qui me fait envie ?
    Il a pris l’allure du bonhomme Michelin
    Et se croit cristallin,
    En bloquant nos messages
    Perdus au milieu d’un grand brassage.

    Repérer les voitures sur les images,
    Je ne suis pas un sage,
    Je sais lire
    Et écrire,
    Je peux encore voir les panneaux
    Que je ne prends pas pour des tableaux.
    S’agit-il de nous tester ?
    Ça me fait pester.
    Suis-je bête ou borné,
    Pour me laisser berner.

    Manière d’éviter les virus,
    Ce robot se prend pour un antivirus.
    Un nouveau jeu de société
    Gratuit pour l’été.
    D’autres ont choisi Gravatar,
    Un autre robot star,
    Que j’ai failli abandonner
    Aucune explication ne nous ayant été données.
    J’ai pu m’en rendre maître,
    Ce n’est plus un traitre.

    Les robots nous envahissent
    Soi-disant pour notre bénéfice.
    Pourquoi vouloir échanger nos écrits,
    Ou de simples manuscrits,
    Si des robots s’intercalent,
    Même de façon amicale,
    Pour flouer nos commentaires,
    En mettant des barrières.
    Simplifions nos échanges,
    Ce ne sera que louange.
    (31/01/2022)


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  • Le plaisir de la vie

    Défi 175 chez Ghislaine

     
    La joie de regarder la vie qui sort de terre,
    Issue d’une petite graine semée dans un parterre.
    Elle a été déposée avant l’hiver
    Dans une serre de verre.
    Oubliée  dans son coin
    Et un jour sans témoin,
    La flamme de la vie,
    De la terre jaillit.

    La passion de la nature
    Me force à découvrir cette petite créature
    C’est un moment d’humilité,
    Face à l’assiduité,
    Du travail invisible, caché dans la terre,
    Simple prestataire,
    Qui donnera quand elle sera prête,
    Cette petite fleurette.

    Plaisir du semeur
    Qui vit un instant de bonheur.
    Le monde de la vie sous ses yeux,
    Quoi de plus mélodieux.
    Il a gagné la course
    Avec l’eau de la petite source.
    Ils vont recevoir la médaille,
    De leur travail.

    Comme la maman qui offre la vie
    À un être mis en route avec son mari ;
    Au chaud dans son ventre,
    Où personne n’entre.
    Elle seule le sentira bouger.
    Un jour il sera engagé
    Vers la sortie à l’air libre,
    Seul il apprendra à vivre.
    (28/01/2022)







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  • Rufus

     



    Du choix pour parler de ce nom !
    Il s’appelait Jacques Narcy
    Un comédien qui me fait penser à Bourvil.
    On ne compte plus les films où il apparait,
    Ni les pièces de théatre.
    En un mot, c’était un clown.

    Google, plus terre à terre,
    Parle d’une clé USB,
    La Rufus
    Mais Rufus c’est aussi un chien pas comme les autres,
    Un fantôme
    Une  sauce tomate,
    Un chat chez Disney !
    N’en jetez plus,
    J’en perd mon latin…
    (26/01/2022)


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  • Le scientifique

    Connaître la cinétique énergique !
    Regardez cet homme dont l’activité se termine en « ique »
    C’est un grand scientifique,
    Qui emploie devant vous un langage graphique,
    Sous un angle égoïste,
    Langages des spécialistes,
    Tous des essayistes
    Pas forcément des cambistes.

    Et vous ne comprenez rien à leur discours
    Ni aux gestes et calculs qu’ils font devant vous.
    Ils emplissent des petits carafons,
    Pour vous sans raison,
    De produits inutiles mélangés dans un moulin,
    Pour se montrer malin.
    Ils soigneront une simple pustule,
    Avec une spatule.

    Glorieuse découverte, avec des gestes ostentatoires,
    Utilisant de petits chauffoirs.
    Qui auront une place sur le calendrier.
    À côté du cendrier.
    Pour vous asticoter un peu, vous les mômes.
    Ils affirment avoir bourlingué dans le monde,
    Spécialement dans les bidonvilles
    À côté de Brazzaville


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  • Harpagon
     

    Mon or enfermé dans une tapisserie !
    Sans aucune agacerie.
    Tout le monde me verra avec ma cassette,
    Sans voir mes piécettes.
    J’adore cet artiste,
    Réaliste et non cubiste.
    Il ne m’a pas réclamé d’argent
    Quelques heures dans son atelier,
    Véritable chantier,
    C’est un être très arrangeant.

    Quelle magnifique idée.
    Il a toute ma fidélité.
    Je devenue immortelle,
    Sur une toile bien réelle.
    Ma cassette et moi solidaire
    Nous devenons légendaires.
    Nous ne nous quitteront plus.
    Rien de superflu.
    Que d’imagination chez ce cinéaste.
    Qui n’a pas eu peur d’ajouter quelques contrastes.

    Il a même changé mon nom
    En me donnant un beau surnom.
    Louis de Funès au lieu d’Harpagon !
    De Molière, je ne suis plus le compagnon.
    Qui me reconnaîtra ?
    Je ne suis plus qu’un substrat.
    Ma cassette est sauvée ;
    Mon or est enclavé,
    Dans une toile d’artiste
    Me voici avec ma cassette altruiste.
    (22/01/2022)


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  • Rire ou pleurer

     Les émotions font généralement pleurer,
    L’enfant est apeuré.
    La crise peut durer
    Et sa belle frimousse la défigurer.
    Il ne faut pas en avoir peur,
    Et crier au malheur.
    Il faut savoir en rire,
    Et le chérir.

    Que craignez-vous d’un trop d’émotion,
    Qui entraîne des larmes d’appréciation ;
    C’est une voie normale,
    Comme pour tout animal,
    Qui ne sait pas parler
    Et ne veut pas hurler.
    Le trop plein de larmes,
    Est peut-être sa seule arme.

    Dans sa petite tête, il ressent quelque chose,
    La faim, la soif… Quel en est la cause.
    Quelque chose qui le dérange,
    Et qui lui semble étrange.
    Il a simplement besoin d’être changé,
    Et d’être rechangé.
    Les larmes sont son langage,
    C’est son seul bagage.

    À vous de le comprendre.
    Les mamans connaissent ce langage
    Qui n’est pas que babillage
    Elles savent entendre,
    Et vite réagir,
    Pour l’assagir.
    Laissez-vous prendre par de si beaux yeux bleus
    Qui sont fabuleux.
    (20/01/2022)


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  • Le plaisir

     Le plaisir est une force
    Qui peut devenir passion,
    En vue de la transmission
    Ou une simple écorce,
    Qu’il faut savoir briser
    Sans s’épuiser.
    Ce n’est pas le but de la vie,
    Même s’il donne envie.

    La flamme de l’amour,
    Ne peut durer qu’un moment,
    Comme dans un roman ;
    Elle n’accepte pas les détours.
    Seule la ligne droite,
    Même si elle est étroite,
    Permet d’avancer,
    Sans se faire balancer.

    Le moindre souffle peut l’éteindre,
    Inutile alors de se plaindre.
    La course aux plaisirs
    Envahit le monde moderne,
    Comme une simple lanterne
    Inutile de vouloir choisir.
    Restez vous-même dans votre entourage,
    Le cœur envahi de courage.

    Recevoir d’un voisin,
    Un simple geste lointain
    Remplit de joie le cœur,
    Créant un instant de bonheur.
    Le simple sourire d’un enfant,
    Est toujours accueillant.
    Il est source de joie,
    Éloignant les rabats joies.
    (20/01/2022)


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  •  

    Serena

    Jeu des prénoms chez Madame Jill

    Je pourrais vous parler de ce film
    Je ne l’ai pas vu.
    Je pourrais vous parler de la tennisman
    Je ne l’ai jamais vu jouer.
    Je pourrais vous parler d’assurance,
    Je me méfie des noms inconnus.
    Je vais vous parler de cette petite fille,
    Qui entre en primaire chez Mme Jill.

    Petite fille, tu as un nom célèbre,
    Qui t’ouvre la voie au sport.
    Tu n’as pas ce teint bronzé
    Mais ce n’est pas indispensable.
    A l’école, tu vas faire de la gymnastique,
    C’est le point de départ des grands sportifs.
    Soit la bienvenue dans cette école,
    Où tu apprendras le b à ba de la vie.
    Ta maitresse est gentille
    C’est ça deuxième année d’enseignement
    Elle s’appelle Madame Jill.
    Une année avec elle,
    Et tu la pleureras,
    En prenant la marche suivante.
    Le bac est encore loin,
    Mais pas à pas tu réussiras.
    (19/01/2022)




     


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  • Les émotions

    Chez Évy atelier 34

    Et j’ai crié, crié,
    Réclamant un peu de pitié
    Pour échapper à ces douleurs
    Qui écrasaient des années de bonheur.
    J’étais incapable de lire,
    Je ne pouvais faiblir.
    Bizarre nos réactions
    Brisant nos émotions.
    La vie est ainsi faîte,
    Qu’il y a toujours des trouble-fête.

    Le ciel était gris,
    J’étais aigri.
    J’avais été dupé,
    Par cette fille trop huppée.
    Comment effacer tant de souvenirs
    Que je ne pouvais contenir.
    J’en perdais le fil des années de vie commune,
    Je voulais n’en retenir aucune.
    Tirer un grand trait,
    Et arracher tous ces portraits.

    Elle avait gâché mon univers,
    Je suis monté jusqu’au calvaire.
    Professeur des écoles,
    Elle me mettait des heures de colle,
    Sapant mon avenir
    Jusqu’à me bannir.
    Je ne l’ai pas vu faire ses valises,
    Se gardant des vocalises.
    Doucement elle est partie
    J’en reste décati.


    Que d’angoisse depuis son départ
    Je me suis entouré de remparts.
    Je ne voulais plus la voir,
    Pas facile de la laisser choir.
    Nous avions partagé tant de bons moments
    De quoi écrire un gros roman.
    Sans s’expliquer, elle s’est enfuie
    Dans un autre lit, elle s’est glissée sans bruit.
    J’en reste ébahi.
    Les émotions m’ont envahi.
    (16/01/2022)







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  • Un chemin de vie

     J’ai rencontré un jour un ami,
    Qui s’appelait Jérémie,
    Installé sur un fauteuil roulant,
    Il était un peu branlant.
    Il regrettait le temps où il courait dans la montagne,
    Ce n’était pas le bagne.
    Là-haut, il s’épanouissait,
    Ne faisant jamais d’excès.

    Étrange rencontre de deux anciens,
    Moi, le nordiste, lui l’alsacien.
    Nous habitons le même quartier,
    Nous n’avions pas le même métier.
    Lui avançait dans son fauteuil,
    Moi marchant difficilement avec deux bâtons.
    Chacun son écueil,
    D’avancer à tâtons.

    Je ne pouvais oublier ces cures à Cauterets,
    Où j’avais acheté mes bâtons ;
    L’après-midi pour nous aérer,
    Sans vouloir faire de marathon,
    Nous grimpions dans la montagne,
    Oubliant nos campagnes.
    J’espérais revenir dans cette région,
    Oubliant mes durions.

    J’ai dû m’arrêter de penser à ces montagnes.
    Je craignais pour mes jambes libres
    Et la faiblesse de mon équilibre.
    J’ai gardé ces bâtons pour la campagne,
    Pour un autre usage,
    Je refuse les présages,
    Avant que m’accueille
    Comme mon ami Jérémie, un autre fauteuil.
     (15/11/2022)


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  • Viggo

    Prénom scandinave,
    Une simple petite enclave.
    Peu utilisé chez nous
    Sa fête était en août.
    Début deux mille
    Grâce aux cinéphiles,
    Viggo a trouvé quelques sympathisants,
    Des jeunes parents,
    Qui ont aimé le film « le Seigneur des anneaux »
    Et sont tombés dans le panneau,
    Avec le succès de l’acteur Viggo
    Le principal héros.
    Aujourd’hui ce prénom a perdu ses lettres de noblesse
    Perdues les prouesses.
    Le film n’est plus d’actualité,
    Il n’est quasiment plus exploité.
    J’ai retrouvé sa couronne,
    En haut d’un dôme.
    Je ne sais plus dans quel pays,
    Fixée au clocher d’une abbaye.
    (12/01/2022)


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  • Face à la cheminée

    Il y a du feu dans la cheminée
    C’est l’heure de flâner,
    Assis sur le canapé,
    Pas besoin d’être drapé.
    On n’est pas encore en hiver,
    Restons un peu découvert.

    Le chat ronronne sur le tapis,
    Il est flapi.
    La chasse aux souris a été bonne,
    Il rayonne.
    Face à chaleur de la cheminée,
    Il ne va pas se débiner.

    Le chien dort dans son panier,
    Il est plutôt casanier.
    Chien et chat comme deux chiens de faïence
    Profitent de l’ambiance.
    Couchés devant la chaleur,
    Un temps de bonheur.

    Dans la cuisine se prépare le diner,
    J’entends tourner le combiné.
    Il y aura de la soupe sur la table
    Le repas sera agréable.
    Le bois crépite devant mes yeux,
    Tout le monde sera joyeux.

    Pas besoin d’allumer la télévision,
    Personne n’en fait allusion.
    Face au foyer tout feu, tout flamme,
    Se tait mon âme.
    Je flemmarde à moitié couché sur le canapé
    Le sommeil va me rattraper.
    (10/01/2021)


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  • Une visite dans l’Aisne


    Aucune visibilité,
    La lumière du soleil a fuité.
    Le brouillard couvre toute la région,
    Du soleil, aucun aiguillon.
    Nous traversons des champs de betteraves,
    Pour les agriculteurs, ce temps gris, une belle entrave.
    Nous sommes en automne,
    Saison bien monotone.

    Là-haut de l’Aisne, près de Saint Quentin
    Un faire-part de naissance, est arrivé hier matin
    Un nouveau petit-fils,
    Est sorti de son calice.
    Les rhododendrons sont en sommeil.
    Ils attendent le retour du soleil.
    Aucune étoile visible dans le cosmos.
    La nature est féroce.

    Un air de névrose traverse la région,
    Une véritable contagion,
    On se croirait en pleine guerre,
    Au cœur d’une province sucrière,
    Avec des tonnes d’explosif qui ont labouré les champs,
    C’était il y a longtemps.
    Les instruments solaires sont déréglés.
    La terre manifeste sa furie elle se sent étranglée.
    (11/01/2021)


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  • Tête de linotte !

    Atelier 174 chez Ghislaine

    Pourquoi l’oubli se conjugue facilement,
    Avec l’expression : « tête de linotte » :
    Va chercher ton bloc-notes !
    Tu répondras aisément ».
    Cette expression moqueuse entraîne le silence,
    Et dans votre tête une réaction de turbulence.

    Surprise face à une telle expression,
    Rejetant toute appréciation,
    Vous ne savez que faire ;
    Vous ne souffrez pas d’Alzheimer !
    Un simple passage à vide,
    Vous en restez livide.

    Le soir, vous pouvez être fatigué,
    Votre tête est mal irriguée.
    La clarté du jour vous fait défaut
    En rentrant, vous étés encore cahot.
    Dans votre élan, les mots se bousculent,
    C’est la canicule.
    (10/01/2022)







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  • Optimisme

    atelier n° 26 chez An'Maî et Cie

    L’optimiste rayonne de joie
    C’est souvent un bourgeois.
    Comme une poule qui picore sur le chemin
    Et gratte les graviers dès le matin,
    Il n’est jamais déçu de son travail,
    Et jamais ne baille.
    Il jouit de la vie ;
    La roue tourne avec ou sans envie ;
    C’est le principe vital de toute vie humaine,
    À tout, il dit amen.

    Qu’il soit pauvre ou riche,
    Avec une activité chimique,
    Le pessimiste évite les polémiques,
    Il ne dit jamais : chiche.
    Ses ressources sont assez limitées,
    Et ne comprend pas la liberté.
    Ne reste pas seul, ce n’est pas drôle,
    De toi, tu perdrais le contrôle.
    N’imite pas animaux,
    Qui seuls, soignent leurs maux.

    L’optimiste n’est pas toujours facile à vivre,
    Il manque parfois de savoir-vivre ;
    Il ne sait pas toujours s’adapter
    À la réalité miroitée.
    Le pessimiste, au contraire, voit tout en noir,
    Il laisserait tout choir.
    Il s’adapte mal à la société,
    Et connait rarement des instants de gaîté.
    Sa vie est un fardeau
    Il se prend pour un nigaud.
    (06/01/2022)


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  • Sur le chemin de vie

    La vie commence dans le ventre de la mère
    Le jour de la rencontre avec la semence du père.
    La fusion des deux,
    Les rendra heureux.
    Ils espèrent un enfant, fille ou garçon,
    L’un ou l’autre de toute façon.
    Ils ne regrettent pas leur union ;
    Et attendront ce petit papillon
    Qui va s’épanouir au chaud
    Et bien s’installer pour sortir très beau.

    Je trouve toujours étrange,
    Que des parents oublient ce petit ange,
    En recourant à l’avortement pour arrêter cette vie,
    Dont ils n’ont pas envie.
    Ils craignent de ne pas être à la hauteur,
    D’une vie, ils ne sont pas prêts à être l’initiateur.
    Avoir un enfant engage sur un sentier escarpé,
    Ils ne pourront y échapper.
    Il faut de la patience et du courage
    Pour étouffer les orages.

    Lorsque des jeunes se rencontrent,
    L’espoir de procréer, ne doit pas rester cloitré,
    Dans un lointain inconnu
    Au fond d’une grande avenue.
    Ils s’engagent à deux sur le même chemin,
    Avec un jour un gamin.
    Il leur faudra de la patience et du courage,
    Pour éviter les nombreux barrages,
    Dans l’éducation de leurs enfants,
    À eux de finir triomphants.

    Chaque individu marche sur un chemin,
    Qui s’ouvre à lui chaque matin.
    Le cœur et l’esprit serein,
    Il prendra le train,
    Pour rejoindre son travail ;
    Il en a signé le bail.
    Il aura à accepter des détours,
    Sans espoir de retour.
    La vie n’a qu’un seul sens,
    Il en est conscient.
    (05/01/2022)








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  • Diamantine

    Google ne dit presque rien sur ce prénom
    Sinon,
    Que beaucoup de magasins portent ce nom
    Avec des médaillons.
    Surtout des vêtements pour les dames,
    En leur disant : bonjour mesdames.
    J’ai donc modifié mon texte,
    Sous ce seul prétexte.

    Diamantine
    Mange une clémentine.
    Son père travaille dans la marine.
    Il a uns dauphine,
    Et boit de la bibine.
    Sa mère vend des bijoux dans une boutique Diamantine.
    Même âge qu’elle sa petite copine,
    Qui se nomme Caroline
    Comme sa cousine,
    Qui s’appelle Catherine
    Et qui est toujours chagrine
    Ensemble elles jouent avec des bobines,
    Dans une petite cabine.
    Ce sont elles qui dominent.
    Quand des garçons s’approchent, elles se débinent.
    À l’école, la maîtresse s’appelle Amandine ;
     Elles respectent la discipline,
    Et ne cherchent pas de combines,
    Même quand elles ont une angine
    Comme l’aurait fait Bécassine.
    (05/01/2022)




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  • Le premier miracle

    Du haut de leur bastion,
    Magnifique coup d’œil sur toute la région.
    Que de dépôts d’armes,
    Au milieu de ce vacarme.
    La tension est régulière.
    Je ne suis pas à l’aise dans cette poudrière,
    À la recherche d’armes atomiques,
    Et de bombes chimiques.

    On n’entend pas miauler dans cet enclos,
    Ne jouez pas au gigolo.
    Aucun virage n’est autorisé,
    Pas le droit d’être épuisé.
    Ne pas dépasser les limites fixées ;
    Ne soyez pas complexé.
    Vous êtes dans un patrimoine privé,
    Restez motivé.

    Toute indication sur nos recherches
    Des vôtres assez proches,
    Ne doivent pas dépasser ces clôtures ;
    Sanction : suppression de nourriture.
    Grâce à votre travail de géologue
    Pour nos recherches, analogues,
    Vous avez découvert le premier miracle,
    Vous nous sauverez de la débâcle.

    Vous faîtes désormais parti de notre clan,
    Par vos études, vous êtes excellent.
    Liez vos connaissances à nos découvertes
    De nouvelles voies vous seront offertes.
    Vous êtes libres dans vos allées et venues,
    Restez détendu.
    Vous serez témoin de toutes nos expériences,
    Avec nous, faites alliance.
    (30/12/2021)


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  • Le déjeuner

    Dans cette cuisine bien agréable,
    Le journal ouvert sur la table ;
    C’est l’heure du petit déjeuner
    Le chien couché à mes pieds comme une fleur fanée,
    Espère que tombent quelques miettes,
    De  mon assiette.

    Devant moi la boîte à sucre,
    Remplie de morceaux de nacre ;
    Un plateau de pommes du jardin,
    Une, chaque matin.
    La pendule fait tic-tac, sur le mur devant moi,
    Accompagnée de deux chats siamois.

    Sur l’étagère, un panier avec quelques gousses d’ail,
    Et tout un attirail.
    J’habite en pleine campagne,
    En basse-Bretagne.
    Au poignet une vieille montre.
    Dans mon patelin, peu de rencontres.

    Pas de grandes routes,
    Les ouvriers se regroupent pour le casse-croute.
    Les jeunes prennent le car scolaire
    Une véritable galère.
    Nous ne sommes pas victimes
    De l’afflux de voitures comme sur côte maritime.

    Je déjeune en silence ;
    Dans le coin, pas de violence.
    Tout le monde se connaît,
    Seule, je ne suis pas abandonnée.
    La porte reste entr’ouverte,
    Car elle attend sa copine Berthe.
    (29/12/2021)


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