• L’impossible


    Se lever le matin de bonne heure,
    Impossible, ça me donne mal au cœur.
    Travailler mieux et rapidement,
    Impossible, trop de chambardement.
    Tout me devient impossible
    Moi qui suis trop sensible
    Bannir ce mot de mon existence
    Le laisser glisser par advertance
    L’écraser avec mes gros sabots
    Et le laisser choir dans son tombeau.
    Impossible n’est pas Français, aurait écrit Napoléon,
    Qui ne connaissait pas l’accordéon.
    Moi qui suis Français
    Je vois dans l’impossible, un véritable abcès.
    Que de fois ce mot utilisé,
    Jamais épuisé.

    Faut-il combattre ce mot
    A l’origine de nombreux maux
    Qui frappent la société, la fait reculer,
    Et dans le néant basculer,
    Faisant lever des révolutionnaires
    Qui jusqu’ici étaient des gens ordinaires.
    Rejeter ce terme de notre langage,
    L’éloigner de nos bagages,
    Se mettre debout de bonne heure
    Et ne pas devancer le malheur.
    Ouvre les yeux sur l’avenir
    Auquel il nous faut appartenir,
    C’est à ce prix que nous avancerons
    Et nos années à avenir forgeront.

    Toute vie rencontre des souffrances
    Contrent-elles, aucune assurance,
    En construisant son avenir
    Contre les affres de la vie se prémunir,
    Refusant le mot impossible
    Qui ne devrait jamais être accessible.
    Toute souffrance doit être combattue,
    Sur ce point il faut être têtu,
    Agir seul ou dans le cadre médical
    Qui n’est pas toujours amical,
    En changeant notre mode de vie
    Recherchant ce que l’on a envie,
    Pour que malgré tout le plaisir émerge
    Et en soi s’héberge.

    Si toute souffrance ne peut se transfigurer en plaisir,
    Cherchons au moins à accueillir
    Ce que le temps présent peut nous apporter,
    Et avec nos proches se concerter.
    Il y a souffrance et souffrance,
    Ne nous fions pas aux apparences.
    Elles peuvent être internes et invisibles
    Souvent chez les âmes sensibles.
    Peut-on les transfigurer en plaisir ?
    Ne suffit pas un profond désir.
    Il faut se faire aider
    Sans se laisser déposséder.
    Respectons la liberté de chacun
    Et n’en vexer aucun.
    (26/01/2019)

     

     


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  • L’injustice, les moqueries

    Je suis blanc, tu es noir
    Pour toi, peu d’espoir
    De réussir dans ton village ;
    Il y a un tel décalage
    Entre ta façon de vivre et la mienne,
    Du bébé à la doyenne.
    Injustice flagrante
    Pour les uns trop courante
    Pour les autres incompréhensibles,
    Et même inadmissible.
    Qui fera le premier pas,
    Même en donnant un simple repas,
    Pour celui qui n’a rien,
    Et qui cherche un peu de bien.

    Quand ils viennent chez nous, que de moqueries
    Les rafiaux ou radeaux de la dernière chance,
    De nos pays riches sont proscrits ;
    Pour eux aucune bienveillance.
    Récupérés par des bateaux d’association,
    Ils ne se font aucune illusion
    Enfermés dans des centres bien isolés
    Ils sont de plus en plus affolés.
    Ils espéraient l’eldorado européen,
    Pour devenir des lycéens,
    Apprendre un métier,
    Et travailler sur des chantiers,
    Ils ne rencontrent que moqueries
    Et victimes d’escroqueries.

    Injustice et moqueries, deux termes trop proches,
    Qui sans le dire, ni le penser, sont deux anicroches
    Qui se croisent trop souvent,
    Et résistent à tout vent.
    Ce texte n’est qu’un exemple classique
    Du rapprochement de deux mots toxiques
    Qui ravagent nos sociétés modernes
    Et les rongent doucement en interne,
    Créant des conditions d’où naissent les révolutions,
    Si la recherche de solutions
    Tant dans les pays pauvres que chez nous
    Sans pour autant jouer aux nounous,
    Mais en reliant les mots justice et accueil,
    Pour supprimer tous les écueils.
    (27/01/2019)


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  • La plainte de l’arbre

    Me voici dénudé au milieu du jardin ;
    Les oiseaux ne chantent plus dès le matin ;
    La colombe a abandonné son nid,
    Seul, je suis banni.
    Depuis juillet mes feuilles jaunissent
    On dirait qu’elles ont la jaunisse
    En virevoltant, elles se posent sur la pelouse,
    L’habillant d’une nouvelle blouse.
    En été le ciel a fermé ses robinets
    Mes racines en sont gênées.
    Elles ne peuvent plus faire remonter la sève,
    Les feuilles se sont mises en grève,
    Abandonnant les pauvres branches
    Se laissant tomber sur le sol comme une avalanche.

    Sous mes pieds un grand tapis jaune
    A tapissé la belle pelouse qui me servait de trône.
    Les feuilles sont devenues marron
    Puis ramassées comme dans les environs,
    Pour rejoindre un grand bac vert
    A l’allure trop sévère.
    Mes dernières feuilles m’ont abandonnées
    Mon cœur est bâillonné.
    Mes confrères qui ornaient d’autres jardins
    Ont connu le même chemin.
    Dieu de la nature,
    Regarde cette déconfiture ;
    Nos troncs ne sont plus que des squelettes,
    Avance de quelques mois ta pendulette.

    Ma prière a été exaucée,
    Toute blanche est la chaussée,
    La pelouse a changé de couleur
    Réchauffé mon petit cœur.
    Tu m’as revêtu d’un manteau blanc,
    Identique sont les bancs.
    Pas un pas n’a encore maculé cette blancheur
    Ne se sont pas encore levés les marcheurs.
    Un grand silence règne sur la nature
    Qui a perdu toutes ses verdures.
    Merci Dieu de la nature
    Tu as recouvert notre ossature
    D’une épaisseur de neige
    Que bientôt perceront les perce-neiges.

    Guy de Maupassant nous avait bien compris
    Lorsqu’il écrivait dans un magnifique poème,
    Sans aucune duperie,
    Dans un paysage de Bohème :
    « Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes ».
    Il aurait voulu nous couvrir de son blouson,
    Et dissimiler tous nos hématomes.
    Je préfère être un squelette tout blanc
    Même si mes bras sont tremblants,
    Qu’un fantôme tout gris presque noir
    Que tout le monde laisse choir,
    Oubliant ma splendeur de l’été
    Quand sous mon ombre, ils étaient attablés.
    (24/01/2019)


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  • Sur la margelle d’un puits

     

    Assis sur la margelle d’un puits
    Autour de lui, aucun bruit.
    Les jambes pendantes vers les profondeurs
    De ce boyau aux mauvaises odeurs,
    Il ne sent pas le soleil qui brille et chauffe l’air.
    Sur ses yeux des œillères.
    Son âme est noire, glacée par le froid
    Que lui seul ressent et croit.
    Le silence est pesant,
    Comme un être agonisant.
    Le temps n’existe plus.
    De la vie, il se sent exclu ;
    Seul, abandonné des hommes
    Qu’il compare à des fantômes.
    Il regarde le fond du puits,
    Les deux mains sur le bord en appui.
    Comme son âme, le fond est noir,
    Il peut à peine le voir,
    Mélange d’eau et de boue,
    Dans lesquelles il veut s’enfoncer jusqu’au cou.
    Va-t-il se lancer et le boire,
    Se fracasser sur les parois de pierre,
    Qui forment une crémaillère ?

    Une main se pose sur son corps éperdu
    Serait-il défendu ?
    Main de l’amour
    Qui près de lui accourt.
    L’angoisse qui l’avait envahi,
    Créant en lui un véritable fouillis,
    S’apaise doucement
    Sans aucun affolement.
    Le noir de son être disparait.
    Le soleil du jour dans ses yeux transparait,
    Et pénètre son âme qui s’éclaire
    Chassant la galère
    Qui l’habitait et l’avait amené au bord de ce conduit
    Ecartant de lui tout bruit.
    Miracle de l’amour
    Qui existe partout.
    En lui la lumière filtre
    Et son âme soupire.
    Le feu du soleil de son cœur
    enflammé non par une lumière extérieure,
    Qui agirait comme un broyeur
    Mais juste une flamme
    Que la vie réclame,
    À l’intérieur de lui
    Chassant toute pluie,
    Flamme de l’amour,
    Qui ouvre un carrefour,
    Effaçant ce noir qui l’envahissait,
    Et le couvrait d’abcès.

    Amour, toi qui me prend la main,
    Tu réchauffes ce froid,
    Encré profondément en moi.
    Tu as comblé ce silence,
    Qui me brulait comme un fer de lance.
    Tu es une lumière éclatante,
    Laisse-là brillée, elle est compétente.
    Des profondeurs de ce puits
    Avec toi je me suis enfui.
    Tu m’apportes les couleurs
    Des espoirs de mon cœur.
    Les prés fleuris du printemps,
    Qui viendra en son temps,
    Les montagnes et les vallées,
    Les rivières et les forêts,
    Tu les photographieras au fond de mon cœur,
    À l’encre de ton âme
    Que jamais je ne blâme,
    Car tu es venu à l’heure,
    Pour effacer mes peurs.
    (20/01/2019)

     


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  • L’amitié

    L’amitié n’est pas un art de vivre
    Qui des dangers nous délivrent,
    Quand la maladie ou un drame nous assaillent
    Et nous enfoncent dans une broussaille.
    Ce n’est plus de l’amitié, mais une utilité
    Emplie d’ambigüité.

    L’amitié ne survient pas brusquement
    Elle se construit paisiblement,
    Au fur-et-à-mesure que dure la relation
    Sans aucune aliénation.
    Sa date de naissance est rarement connue,
    Elle émane de l’extrémité d’une longue avenue.

    Peu à peu elle prend place dans nos vies
    Et devient un pont levis
    Que l’un et l’autre franchit
    Et qui peu à peu s’enrichit,
    Des paroles et des actes communs
    Qui font grandir l’humain.

    La soudure, un jour, prend corps
    Et d’un commun accord
    Devient réalité réciproque
    Enveloppée dans une forte caque
    Que les évènements imprévus
    Laissent assidue.

    L’amitié n’est pas jalouse
    Elle nous enveloppe comme une blouse,
    Qui retient inexorablement toute blessure,
    Sans aucune censure
    Toute la vie elle éclaire
    Et d’un commun accord rejette toute idée de salaire.

    Seule la mort de l’un ou de l’autre,
    Va casser ces liens profonds et les abattre,
    Comme cet arbre que l’on croyait éternel
    Et qui un jour, dans une tempête criminelle,
    Se couche de toute sa hauteur dans le jardin
    En automne, un beau matin.

     

     

     


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  • Janvier

    Les jouets de Noël emplissent encore les rayons
    Que d’autres gondoles se vident avant même le réveillon,
    Pour installer ce que les publicistes appellent : le blanc.
    Et que la radio annonce en chantant.
    Ils emplissent nos boîtes aux lettres de nouveaux prospectus
    Qui rejoindrons d’autres détritus
    Pour combler nos poubelles jaunes,
    Sans oublier les emballages d’Amazone.

    Les catalogues annoncent : janvier le mois du blanc.
    Je les regardais assis dans ma cuisine sur un banc.
    Peu de place pour lui entre Noël et les soldes.
    Il faut faire vite car vont changer tous les codes.
    Le blanc est aujourd’hui bien coloré
    La lingerie s’est améliorée,
    On est loin des trousseaux de nos grands-mères
    Dont était bien régi le sommaire.

    La tradition oblige, on ne peut les rater
    Il ne suffit pas de les convoiter
    Car nous sommes très appâtés,
    Il faut encore acheter
    Pour accroître des commerçants les bénéfices
    En faisant de gros sacrifices.
    Noël est passé par là, suivi des étrennes,
    Et par endroit des fêtes foraines.

    Janvier à peine commencé
    Il faut penser à la galette sans se laisser influencer,
    Par les gouts de uns et des autres invités
    Frangipanes, couronne avec dessus des couleurs bien fruitées.
    Les boulangers inventent chaque année de nouvelles fèves
    Pour que leurs clients assurent la relève,
    Par des collectionneurs de choses rares,
    Qu’ils rangeront dans la salle de billard.

    La neige couvrira-t-elle nos rues d’un manteau blanc,
    Chez nous, ça ne dure pas, elle fait semblant,
    De cacher la verdure qui restera la plus forte
    Et lors de nos promenades restera notre escorte.
    Les brouillards du matin domineront en maître
    Et le nez, fatigué, sera obligé de l’admettre,
    En prenant des précautions contre les rhumes
    En se méfiant des brumes.
    (14/01/2019)


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  • L’œuf

    Qu’ils soient en plâtre,
    Qu’ils vivent dans un cloître,
    Qu’ils soient rangés dans un frigidaire,
    Ou déposés sous un lampadaire,
    Les œufs attirent toujours les mêmes questions,
    Issues de nombreuses citations :
    De la poule ou de l’œuf, qui est le premier
    Dans le droit coutumier ?

    L’œuf pondu par la poule
    Peut être café au lait ou blanc
    Bien que tous sortis du même moule
    Le style de pondeuse serait-il prépondérant ?
    Dans mon poulailler installé au fond du jardin
    Je ramasse des œufs de différentes couleurs chaque matin.
    Je me suis jamais posé la question en mangeant mon omelette,
    De toute façon ne me l’expliquera pas ma calculette.

    Un œuf gris foncé était utilisé par ma grand’mère
    Pour repriser les chaussettes du grand-père.
    Je n’ai jamais compris pourquoi l’œuf restait entier
    Avec une aiguille qui, de part et d’autre, traversait le chantier.
    Pour moi, encore enfant, c’était un vrai œuf qu’elle utilisait,
    Celui que le soir elle me servirait,
    Et qu’il me faudrait déguster
    Le cœur bien attristé.

    Nombreux, exposés dans des musés,
    Des œufs sont en porcelaine, parfois perfusée,
    Avec des décorations plus ou moins vilaines
    Qui ne s’adaptent pas au mobilier
    Ou transformés en simple chandelier.
    Ces œufs anciens venus parfois d’île lointaine
    Peuvent avoir une grande valeur
    Et pour certains, devenir des bestsellers.

    Les gérants de stations ont inventé d’autres œufs
    Qui emmènent sous un soleil de feu,
    Des skieurs de tout âge
    Encombrés de leurs bagages
    Vers des sommets neigeux,
    Car ils sont courageux
    Pour descendre les pentes enneigées,
    Et bien aménagées.

    N’oublions pas l’œuf bien caché
    Dans le ventre de la maman, attaché ;
    Personne ne le voit
    Il est seul sous son toit,
    Quelque fois deux, voire trois,
    Bien au chaud, jamais aux abois.
    Quand il sortira autour de lui la joie,
    Dès qu’apparaîtront les petits doigts
    (06/01/2016)


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  •    Les fougères

    Dans les deux bois qui nous sont proches
    Entre les arbres touffus qui donnent de l’ombre
    Montrent leurs nez, sortant de leur cache,
    Ce qui bientôt sera des fougères en grand nombre,
    Dans lesquelles se faufileront biches et cerfs
    A la recherche d’une nappe d’eau bien nécessaire,
    Pour leur survie dans la nature,
    Pleine de verdure.

    Les fougères grandissent bien droites et toute vertes
    Lorsque l’humidité les nourrit de son eau,
    Fanent légèrement lorsque tarissent les ruisseaux,
    Mais pour les promeneurs, elles sont toujours alertes.
    Vertes, jaunes ou marrons les fougèrent restent belles
    Elles ont gardé tout leur label.
    Elles sont toujours agréables à regarder
    Sous les arbres, bien gardées.

    L’hiver ne leur fait pas peur
    A l’abri d’une couche de feuilles
    Dont elles hument les agréables odeurs
    Que lentement elles accueillent ;
    Tranquillement elles hibernent
    Dans cette nouvelle taverne,
    Préparant doucement leur retour
    Elargissant leur contour.

    Dès le printemps se forment sur les arbres, les bourgeons,
    Les fougères percent le tapis de feuilles de leurs aiguillons,
    La vie renait dans la forêt,
    Ecartant les feuilles qui leur servaient de béret,
    Les plantes endormies se réveillent
    Pour nous offrir de magnifiques corbeilles.
    La forêt redevient lieu de promenade
    Loin de toute tornade.

    De nouveau les enfants retrouvent les grandes fougères
    Qui ne leur sont pas étrangères.
    Ils peuvent s’y cacher en se mettant à croupi
    Evitant de tourner en toupie
    Pour ne pas se faire voir,
    Et ne veulent pas savoir,
    Qu’ils font peur à leurs parents
    En se cachant comme des harengs.
    (4/01/2019)


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  • Le Bonhomme de neige

    Travail d’hercule
    Avec ou sans bascule,
    Châtiment de Sisyphe
    Acte dissuasif,
    Punition exemplaire
    Après une grosse colère.

    Construire un bonhomme de neige
    Même avec un chasse-neige,
    Quand dans la plaine blafarde
    Encore grise est la rambarde,
    Bien verte encore dame nature,
    Même si à cette époque elle n’est plus mature.

    Un bonhomme tout blanc au milieu de la pelouse
    Habillé d’une belle blouse,
    Revêtu d’un chapeau feutré
    Un cache-nez autour du cou bien calfeutré
    Une pipe dans la bouche
    Pour chasser les mouches.

    Une chimère dans la plaine
    Où dans la fraîcheur du matin fume l’haleine,
    Même pour relever un défi,
    Sans abuser de la photographie,
    Ni employer le copier/collé
    Ma muse ce matin est affolée.

    En Touraine, en hiver, le ciel est gris
    La nature, un peu rabougrie,
    La pluie gène les sorties
    Servent alors les parapluies.
    La neige se fait rare et vite disparait
    Rare sont les routes barrées.

    Evy, ton bonhomme de neige
    Cherche-le dans un manège
    Qui tourne toute l’année
    Sans jamais chicaner,
    Au soleil, il ne fond pas,
    En hiver il regarde les barbes-à-papa.
    (01/01/2019)

     


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  •  

    " La fée des neiges "

     

    Nuit glacée, au sol que de la blancheur

    Pas un pas, pas un signe, aucune lueur,

    Devant la fenêtre entrouverte,

    Une grande plage déserte,

    Qu’a abandonné toute verdure

    Pour nous offrir la splendeur de la nature.

     

     Je ne peux rester sans réagir

    Devant tant de beauté, il me faut agir.

    Bonnet chaud sur la tête, bottes vite enfilées

    Pardessus bien fermé, je me lance dehors avec agilité

    Laissant derrière-moi de larges traces

    A tous les yeux le pourquoi de mon absence.

     

     Gagnant un petit bois, lui aussi bien blanc

    La neige a recouverte tous les bancs ;

    Pas question de m’asseoir, je file droit vers le chemin

    Que j’emprunte chaque matin,

    Promenant mes chiens,

    Dans cette atmosphère, je me sens bien.

     

     Levant les yeux

    Vers le ciel tout bleu,

    Sur un nuage légèrement grisâtre,

    Entouré de rayons jaunâtres

    Une fée toute blanche entourée de rayons

    Lançait sur la terre des sortes de crayons.

     

     Son nuage moelleux

    Pour moi trop soyeux,

    Son nuage, un véritable char de feu

    J'en avais plein les yeux.

    J'avais du mal à les tenir ouvert

    Ces rayons, de véritables laser.

     

     J'avais oublié que c'était Noël,

    Elle m'apportait un Bonne Nouvelle,

    Dès son départ le traineau du Père Noël

    Apparaitrait dans le ciel.

    Il fallait préparer mon cœur

    A contempler tant de douceur.

    (24/12/2018)

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Une femme enceinte

    J’ai formé un homme, avec l’aide du Seigneur.
    Il est là dans mon ventre tel un petit baigneur,
    Bien au chaud, pas loin de mon cœur,
    L’être dont Dieu est l’acteur.
    Fille de David, femme juive
    Comme celles qui t’entourent, toujours active,
    Et pourtant tu es autre, tu es la première,
    Et en même temps la dernière
    A vivre une expérience unique
    Qu’aucune autre femme, même ascétique,
    A vécu avant toi
    Femme pleine de foi.

    Femme dont le ventre a gonflé,
    Sans pouvoir le camoufler.
    Sous ta peau tendue tu sens les petits coups,
    De poing et de pied résonnant jusqu’à ton cou.
    Joseph, le visage posé sur ton ventre.
    Ne peut que l’admettre :
    Il est en toi, Marie, ton créateur
    Peut-on en être admirateur.
    Dans ton ventre, un autre que toi
    Qui t’as mise tout en émoi,
    Tu portes la Vie
    Que toute femme envie.


    Que deviendra cet enfant ?
    Saurai-je m’en occuper à tout instant ?
    Serai-je capable de le protéger ?
    Et de lui, écarter tout danger ?
    Toutes ces questions que chaque femme se pose
    Quand en elle, bouge quelque chose.
    La présence d’une vie est une évidence,
    Ce n’est plus une apparence.
    Je vais bientôt être mère,
    Près de moi son père.
    Un cri surgit dans la nuit,
    Peu avant minuit,
    Le bébé est arrivé
    Il va falloir l’élever.

    Cette histoire banale
    Dont la fin peut paraître brutale,
    D’un bébé né en dehors de chez lui
    En pleine nuit,
    Se fête chaque année
    Proche de la nouvelle année.
    C’est la nuit de Noël,
    L’annonce d’une grande nouvelle :
    Dieu est amour
    Il le montre chaque jour.
    Qui se rappelle cette histoire
    Qui n’a rien d’aléatoire?
    On l’appelle aujourd’hui : père Noël
    Refusant la Bonne Nouvelle.


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  • Virevolte la neige

     

    Tombe, tombe la neige,

    Glisse comme sur un tapis de liège.

    Cette nuit elle a déposé un tapis blanc sur le jardin

    Et au réveil ce matin,

    La neige encore virevolte

    Recouvrant désormais toute ma récolte.

    Je ne suis pas frileux,

    Et de la voir, je suis heureux.

     

    Comme chaque matin avant le déjeuner,

    Je me suis rendu chez le boulanger.

    Mes pas dans la neige me trahissaient,

    Mais personne n’agissait.

    Il faut dire que j’étais seul sur le chemin

    De si bonne heure, le matin.

    Avec ma chienne bien affectueuse,

    Qui se roulait dans la poudreuse.

     

    Rentrée dans mon petit chalet

    La neige toujours virevoltait

    Couvrant peu à peu mes pas sur ce petit chemin ;

    Avaient disparues les allées du jardin.

    Noël, cette année, sera sous la neige

    Me reviens dans la tête cet adage :

    Noël au balcon, Pâques aux tisons.

    Il faudra sortir nos blousons.

     

    Pensons au temps présent et aux fêtes qui approchent

    Sur le sapin les boules s’accrochent,

    Les guirlandes couvrent les bibelots

    Et les plantes qui ne recevront pas leur ration d’eau.

    Le menu de fête

    Bien accroché dans la tête,

    Restent à faire quelques courses

    Qui finiront par vider nos bourses.

     

    Les routes glisseront,

    Les chasse-neiges apparaitront,

    Pour dégager les grands axes,

    Attention à nos taxes.

    Dans l’immédiat, oublions-les,

    N’en soyons pas accablés.

    Noël est dans toutes les têtes,

    La nouvelle année, la grande fête.

     (13/12/2018)


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  • Rendre grâce

    Seigneur du ciel et de la terre
    Dont nous ne sommes que locataires,
    Aujourd’hui je te rends grâce
    Avec beaucoup d’audace,
    Pour ces soixante-dix huit ans
    Durant lesquels tu m’as accompagné tout le temps.
    Tu ne m’as jamais laissé seul
    Enveloppé dans un linceul ;
    Mais si grand est ton amour,
    Que tu étais près de moi chaque jour.

    Pourquoi toujours m’arrêter sur les actes négatifs,
    Laissant dans l’ombre ce qui fut positif ?
    La liste des réalisations positives
    Est si longue et toujours si active,
    Qu’un simple poème ne pourrait les contenir
    Et encore moins les définir.
    Je me suis laisser abuser jusqu’à sombrer en dépression
    Sans pouvoir en préciser la première occasion.
    Aujourd’hui tu m’as ouvert les yeux
    Pour arracher de mon cœur ce qui le rendait malheureux.

    La vie vaut le coup d’être pleinement vécue,
    A moi d’en être convaincu.
    Efface de mes yeux ce tableau noir,
    Qui m’entourait jusqu’au soir.
    Remplace-le par un beau ciel bleu
    Du matin jusqu’au couvre feu.
    Seul, je ne pourrais y arriver,
    Mais ton Esprit peut tout activer,
    Pour que Noël soit pour moi, fête de la joie
    Là où le calendrier m’envoie.

    Relever la tête n’est pas évident,
    Après un mal qui m’a habité si longtemps.
    J’avais touché le fond de l’excavation,
    Est déjà en route mon élévation.
    Je suis décidé avec toi de reprendre le dessus
    Et d’en trouver l’issue.
    L’obscurité, je la rejette évidemment
    Pour vivre dans ta lumière encore longtemps
    Que la joie de Noël
    M’apporte une vie nouvelle.
    (5/12/2018)

     


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  • Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Comme plusieurs milliers d'autres personnes,
    Je serai habillé de jaune.
    Non pas vêtu d'un gilet de sécurité,
    D'un T-shirt, d'un blouson, d'une casquette,
    D'une écharpe ou autre vêtement,
    Mais en jaune.
    Non pas pour aller manifester dans les rues,
    Non pas pour participer à des dégradations,
    Mais pour la bonne cause,
    Pour aider la recherche à avancer.
    Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Je serai habillé de jaune,
    Dans un esprit festif et solidaire,
    Je serai un membre actif du Téléthon.


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  • Les génériques

    Arthrose et rhumatisme,
    A l’origine de beaucoup d’absentéisme
    Causent de nombreux maux
    Qui sur l’ordonnance ajoutent des mots,
    Des médicaments génériques
    Qui ne sont pas uniques
    Mais causent au malade
    De nombreuses barricades
    Pour remplir son semainier,
    Qu’il faudrait codifier.

    Mylan, Biogaran ou autre laboratoire
    Ils sont à l’origine de nombreux butoir,
    Pour le pauvre quidam
    Qui veut éviter tout ramdam
    Et obéir la sécu,
    Qui ne l’a pas convaincu,
    De faire des économies,
    Sans devenir son ennemi.
    Face aux dénominations de l’ordonnance
    Ajustons les concordances !

    Les couleurs, les tailles ou les emballages
    Sans oublier les affichages,
    N’ont aucun point commun avec l’ancien médicament,
    Dont nous avions l’habitude antérieurement.
    Pour les rapprocher des cachets antérieurs,
    Un vrai casse-tête d’ingénieur,
    Qui peut être à l’origine de graves erreurs,
    Pour le petit assembleur,
    Perdu par la taille et la couleur
    De ceux qui se veulent les meilleurs.

    La personne âgée
    Qu’elle vive assiseA ou allongée,
    Avec toute sa tête
    A la sécu fait une requête
    Pour l’aider à composer son semainier,
    Essayant de ne rien oublier :
    Quelque soit le laboratoire,
    Donnez-lui comme devoir,
    De garder les couleurs et la taille,
    Des médicaments d’origine, sans faille.
    (1er décembre 2018)


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  • L’escalier de la vie

    La vie est un grand escalier,
    Pour s’arrêter, aucun palier ;
    Entre le bas et le haut
    On ne peut souffler même s’il fait chaud.
    On nous parle du passé, du présent et de l’avenir,
    Seul le présent, nous permet de nous accomplir.

    Le passé, je ne peux le modifier
    Il faut apprendre à l’oublier.
    Le futur, on n’en est pas maitre
    Même si des éléments peuvent transparaitre.
    Le présent, vivons-le pleinement,
    Profitons-en joyeusement.

    Notre vie se déroule entre deux extrémités,
    La naissance et la mort, bien délimitées.
    On ne nait pas sur commande ;
    On ne choisit pas sa famille, on s’y accommode.
    La fin peut être précipitée
    Mais aucun retour escompté.

    Monte ton escalier,
    Comme un vaste chantier
    Que tu dois édifier
    Sans pouvoir toujours le codifier.
    Une autre Vie t’attend là haut
    Tu navigues sur un grand radeau.

    Si ton escalier
    N’a pas de palier,
    Fait du sur-place sur une marche
    Petite pause qui te permet de souffler un peu
    Et reprend vite ta marche
    En regardant devant toi le beau ciel bleu.

    De ton passé, ne soit pas esclave
    Ne t’arrête pas aux enclaves.
    La vie présente est trop belle,
    Ce n’est pas une bagatelle.
    Prend-la à pleine main,
    Pour atteindre l’unique but lointain.
    (29/11/2018)


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  • Parcourir le temps

    Pour retrouver dans ton cœur
    Des frères et sœurs
    A l’extrémité passée de ton temps
    Insérés dans la mémoire depuis longtemps,
    Temps vécu auprès de nos parents,
    Qui vous ont tout donné à chaque instant.

    Mémoire éternelle du temps vécu
    Tableau inoubliable de ce qu’on a perçu,
    Construction pierres sur pierres
    Pour édifier bien à l’équerre,
    L’être qui aujourd’hui peut regarder en arrière
    Sans pour autant faire marche-arrière.

    Convention ineffable de toute une vie,
    Que l’on gardera en mémoire tant que l’on en aura envie.
    Eveillé la nuit, ou en promenade au bord d’un lac,
    Où se déroulera dans la journée, le bivouac,
    Couchés dans l’herbe, le regard tourné vers un ciel tout bleu,
    La mémoire revit ces temps anciens qui échappent à nos yeux.

    Écrire ces temps mémorables de notre histoire,
    Vécus parfois sans gloire,
    Qui nous renvoient à des temps anciens,
    Qui entre eux n’ont aucun lien,
    Ne nécessite pas d’être un grand auteur
    Mais de savoir relire l’intérieur de son cœur.

    Force et courage pour remonter le temps,
    Qui peut fuir lamentablement,
    Sans oublier ce qui nous a fait souffrir
    Nous entourant souvent de beaucoup de rires,
    Avec femme et progéniture,
    Pour une grande aventure.

    Prends ta plume, un cahier, de quoi écrire
    Pour parcourir ton temps et décrire,
    Ce que tu as vécu depuis si longtemps
    Inséré au fond de ta mémoire éternellement,
    Tu laisseras à tes enfants le livre de ta vie,
    Avec eux, tout ce que tu as poursuivi.

    Dans ton cœur, écoute ce silence
    Qui doucement te balance
    Pour vider ton esprit du temps présent
    Qui te poursuit allègrement,
    Et retrouver un temps plus ou moins ancien,
    Où tu te prenais pour un académicien.

    Allongé dans un relax ou sur un lit
    Quelques minutes de silence au milieu de ce que tu vis,
    Les yeux et oreilles fermés,
    A coté de toi rien qui peut t’alarmer,
    Parcours de ta vie l’histoire ancienne
    Dans un ciel bleu, elle devient aérienne.
    (25/11/2018)

     

     


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  • Mon miroir

    Mon bon miroir
    Qui a toujours su me voir
    Suis-je toujours la plus belle
    De toutes ces femmes nouvelles
    Qui remplissent la cour
    Se promenant tout autour.

    Ma belle Dame, ma maitresse,
    Je ne te ferai pas de caresses,
    Je t’ai toujours dit la vérité
    Non à cause de ton autorité.
    Aucune femme de ton entourage
    Ne peut surpasser mon arbitrage.

    Par contre, si vous me le permettez,
    Et votre altesse ma dérobade acceptée,
    Ma vision est allée eu delà de votre environnement
    Dans une région connaissant l’isolement.
    Là bas, au milieu d’épaisses forêts
    Une masure entourée de nombreux bosquets.

    Vous n’y êtes jamais allée,
    Mais au milieu d’une petite clairière, une petite allée
    Mène à une simple maison entourée de belles fleurs
    Qui sentent le bonheur,
    Vit une pauvre fillette,
    Qui n’est pas douillette.

    Cette pauvre fillette,
    Ne possède qu’une balayette
    Pour nettoyer sa cabane,
    Et la litière de son âne
    Elle est pourtant la plus belle de toute la région,
    Contre elle va se réveiller toute votre affliction.

    La reine ne put accepter cette rébellion ;
    Son miroir qui avait toute son affection,
    Elle le brisa en mille morceaux
    Lui qui portait du roi, le sceau.
    Plus jamais elle ne serait la plus belle
    Face à une pauvre fille exceptionnelle.

    Sans son miroir, elle ne saurait s’aventurer
    Dans une forêt sombre, elle serait trop apeurée.
    La pauvre gamine, sans le savoir, restait la plus belle
    Dans sa petite maison qui n’était pas nouvelle.
    Le drame de la reine belliqueuse
    C’est qu’elle se croyait ensorceleuse.

    Comme la veut la tradition
    Une telle histoire finit par une belle adoption.
    Un prince qui traversait la forêt découvrit la gentillette,
    Qui l’invita à partager son omelette.
    Il l’amena dans son château et rapidement se marnière,
    Et eurent beaucoup d’enfants sans aucune manière.
    (23/11/2018)

     

     


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  • A ceux qui ne savent pas rire

    Fée capucine m’a bien fait rire
    En écrivant un poème intitulé : le rire.
    J’ai bien du mal à rire, et j’en aurais besoin
    Comme le disent les émissions de radio, en le glissant dans un coin
    Le rire peut rejeter au cachot les angoisses,
    Qui enduisent nos journées de poisse.

    Phénomène souvent vécu en hiver
    Quand le temps n’est pas clair
    Et que la nuit tombe de bonne heure
    Et qu’a disparu de l’été, la chaleur.
    L’absence de rire serait une maladie
    Que la médecine brandit.

    Même en se dandinant, le corps reste raide
    Et refuse toute entraide.
    Notre visage suit le mouvement
    Et se plisse profondément.
    Tout le corps rejette la luminosité
    Pour l’un de ses membres sans activité.

    Ce n’est pas une tare
    Qui nous surprend sur le tard ;
    Beaucoup de jeunes ne savent plus rire
    Il ne faut pas avoir peur de le dire.
    L’abus d’alcool et la drogue,
    Font souffrir au travail leurs collègues.

    Peut-on guérir de l’absence de savoir rire ?
    Celui qui a une recette, je l’admire,
    Car inconnu du monde médical.
    Des médicaments peuvent réduire ce mal,
    Par le biais de subterfuge,
    Qui ne sont pas des placébos, ni des refuges.

    L’absence de rire peur cacher une maladie,
    Qui couve durant des années et qui vous alourdit
    Car elle se dissimule dans une partie de votre corps
    Et vous surprend un jour à bâbord,
    Sans que l’ayez vu venir
    Vous ne pouvez que lui obéir.

    Vous qui savez rire, quelle chance avez-vous,
    Vous détenez un vrai bijou
    Qu’il faut sauvegarder dans un bon abri
    Pour le transmettre sans demander de prix
    A ceux qui vous entourent
    Et que vous côtoyer chaque jour.

    Apprenons à rire de tout et de rien
    Cela ne peut que faire du bien.
    Ensemble mes amis
    Sachons rire même avec nos mamies
    Qui ont connu beaucoup de malheur
    Et espèrent un peu de bonheur.
    (20/11/2018)


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  • La peur

    Peur de l’enfant qui a fait une bêtise
    Qui a dans la tête la hantise
    De recevoir de son père une fessée,
    Pantalon baissé.
    Il se blotti dans les bras de sa mère
    Lui expliquant ses misères,
    Doucement il sanglote,
    Craignant une première calotte,
    Que la mère ne donnera pas
    Du fait de son mea-culpa.
    A son mari, elle ne dira rien
    Expliquant à son enfant la valeur du bien.

    Peur de l’adolescente assise sur le canapé
    Colée à sa mère comme une rescapée,
    N’osant lui avouer qu’elle a un petit copain,
    Qui l’invite à son anniversaire le lendemain.
    Peur de l’adolescent qui doit faire la même démarche
    Devant son père il a osé passer la marche,
    Et attend tout tremblant les quelques mots,
    Qui lui causeront de nombreux maux :
    Non, tu es trop jeune pour te lier à une copine
    Tu as encore besoin de prendre des vitamines.
    Penses d’abord à tes études et à on bac,
    Tu dois encore étudier Balzac.

    Peur de la jeune mariée au bras de son père
    Qui va dire « oui » sans faire marche-arrière,
    Devant toute sa famille, dans l’église, réunie,
    Devant quelques amies déjà désunies.
    Sera-t-elle à la hauteur de ce que lui demandera son mari,
    Sera-t-il trop vite assombri ?
    Le jeune homme installé avant elle dans le chœur de l’église,
    N’est pas plus à l’aise, il se culpabilise.
    Est-ce que je serai l’homme qu’elle attend de moi,
    Saurais-je lui caché tout mon émoi ?
    Face à face, ils se diront oui d’une petite voix
    Dans leur cœur règne un grand effroi.

    Peur d’un chauffeur victime d’un accident
    Survenu brutalement ;
    Un véhicule, la priorité à droite n’ayant pas respecté,
    Lui a coupé la route à un endroit très accidenté.
    Sa femme, ses enfants, ses parents traversent son esprit,
    La lumière a disparu, tout est gris.
    Tout tremblant, titubant, il descend de voiture
    Devant lui, tout est obscur.
    L’autre conducteur le rejoint aussi mal foutu ;
    Il s’excuse, il ne comprend pas, il est abattu
    Pour faire le constat, il est dans un mauvais état.
    La peur s’efface peu à peu, seuls les véhicules sont en mauvais état.

    Peur du malade allongé sur son lit vêtu de la tenue bleu
    Il attend son départ pour le bloc opératoire.
    A sa femme, il n’a fait aucun aveu
    Mais dans son cœur, il a perdu tout espoir,
    De reprendre son travail à l’usine.
    Il sera handicapé et ne pourra plus travailler la résine.
    Un cancer ne peut être que le diagnostique de la coloscopie
    Internet, dans sa tête, l’article il en a fait une copie.
    Le chirurgien le rassure rapidement
    Rien de particulier, revenez dans cinq ans,
    J’ai pu enlever quelques polypes très petits
    Dans quelques jours vous retrouverez vos amis.

    Peur de la personne âgée
    Sa vie, elle voudrait l’abroger.
    Seule, abandonnée par les siens
    Ses quatre murs sont ses seuls biens.
    Elle attend le verdict du médecin
    Qui doit venir ce matin,
    Pour un nouveau séjour à l’hôpital
    Qu’elle abordera toute pale
    Sachant qu’elle y restera
    Et jamais dans ces quatre murs, ne reviendra.
    Elle ne sera pas centenaire
    Ce n’est plus son affaire.
    (20/11/2018)

     

     


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