• Mille et une

    La note

    Mille et une


    Rêve doux et agréable,
    Pour mon cœur, à peine croyable
    Au milieu d’un monde éternel,
    Dansaient des milliers de coccinelles,
    Sur une musique inconnue de notre terre,
    Au-dessus d’un vaste cratère.
    Du ciel grand ouvert,
    Tous à découvert,
    Une légion d’anges chantait en chœur, doucement,
    Sur une toile d’araignée,
    Sans se laisser imprégner,
    Pour accompagner les coccinelles,
    Dans leur ritournelle.

    Brutalement un grand silence emplit l’univers,
    Le rêve tournait à l’envers.
    Je ne pouvais intervenir dans ce monde céleste ;
    L’air devenait funeste.
    Personne ne comprenait
    Qui avait pu interrompre ce concert ?
    Quel adversaire,
    Avait lancé cet avoinais ?
    Une petite note s’était enfuie de la gamme,
    Évitant les amalgames,
    Pour prendre un peu d’air frais
    Bien loin de son coffret.

    Elle voulait quitter le monde,
    Des noirs des blanches et des rondes,
    Pour vivre indépendante,
    Elle était imprudente.
    Même avec une ristourne sur ces futurs émoluments,
    Il lui faudrait d’autres arguments,
    Pour avoir un emploi rapidement,
    Et devenir une vedette
    Comme la petite fadette.
    La solitude devenait pesante
    Elle se voyait déjà agonisante.

    Une note seule, qui l’accueillerait ?
    Elle ne rencontrait que désintérêt.
    Elle avait choisi son couperet
    Sans chercher ses intérêts.
    Elle était jeune et pouvait attendre,
    Et sur la vie tout apprendre.
    Désespérée, abandonnant toute résistance,
    elle prit le chemin du retour,
    Sans prendre aucun détour.
    Sur la portée sa place était inoccupée,
    Une chance, quel agape !
    À la seconde prête, la musique reprit son cours,
    Après tant d’appel au secours.

    Mon rêve avait retrouvé son rythme
    Finie la déprime.
    À la fin du concert,
    Donné pour mon anniversaire,
    Un ange me ramena dans mon lit,
    Mon cœur embelli.
    Les coccinelles reprirent le chemin du retour,
    Sans aucun débours.
    Les anges et archanges,
    Ayant gagné leur challenge
    Retrouvèrent leur astre céleste,
    En disant : « au revoir » d’un simple petit geste.
    (1/08/2020)



     


  • Commentaires

    10
    Mardi 4 Août à 18:32

    Très très beau ! Merci du partage, Daniel.

      • Mardi 4 Août à 20:49

        Bonne soirée Martine. Daniel

    9
    Dimanche 2 Août à 22:41
    colettedc

    Magnifique texte, Daniel ! Bravo ! Bonne semaine ! 

      • Lundi 3 Août à 09:30

        Bonne semaine Colette dans l'attente de te retrouver sur ton blog. Bonne journée. Daniel

         

    8
    Dimanche 2 Août à 11:52

    Très beau !

     

      • Dimanche 2 Août à 13:43

        Merci vagabonde-bis pour ton commentaire. J'espère te revoir chez-moi. Bon dimanche. Daniel

    7
    Dimanche 2 Août à 10:36

    Bonjour Daniel. Une wseule note vous manque, à moins que ce soit un être, et tout est dépeuplé. Bon dimanche

      • Dimanche 2 Août à 13:45

        Beau jeu de mot qui résume bien mon poème. Bon dimanche. Daniel

    6
    Dimanche 2 Août à 10:23

    Remplace la note par un humain, ta liste risque d'être longue ! Bon week-end. Papa

    5
    Dimanche 2 Août à 06:34
    Séverine

    Un note de musique bien coquine qui a failli gâcher le concert.

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