• Carrefour de la peur
    Ombragé pour cacher le soleil
    N’arrêtez-vous pas en plein milieu
    Trouvez un autre endroit pour vous garer,
    Reculez doucement si nécessaire
    Avec vos warning allumés
    Vous serez vus de ceux qui vous suivent
    Et qui ne savent pas ce que vous voulez faire
    Ne les sous estimez pas
    Trop d’accidents avec ceux qui roulent
    Inconsciemment, peut-être trop près de vous
    Oubliez vos peurs
    Ne fermez surtout pas les yeux,
    Sans eux, c’est l’accident assuré 

     

     

    Contrôlez bien votre respiration
    O
    mettez d’absorber des parfums odorants
    N
    e bouchez pas vos deux narines
    T
    out obstacle est dangereux
    R
    espirez bien en profondeur
    A
    vec votre ventre si nécessaire
    V
    ous obtiendrez de meilleurs résultats

    Expirez en soufflant par la bouche

    N’accélérez pas vos mouvements

    Tout le temps est à votre disposition
    Initiez-vous doucement à cette façon de respirer
    O
    ubliez tout ce qui peut vous gêner
    N
    ’omettez pas d’ouvrir en grand la fenêtre
    S
    ’il le faut, mettez-vous à l’aise au niveau vêtement
     

     

     Croyez-vous en Dieu

    Omniprésent dans votre vie ?
    N
    e sous estimez pas cette question
    T
    out le monde cherche un sens à sa vie
    R
    entrez en vous-même
    A
    vec l’aide d’un ami si nécessaire
    V
    ous trouverez avec lui, réponses à vos questionnements

    Et la paix envahira tout votre être

    Ne sous-estimez pas ce genre de recherche

    Tout le monde, un jour ou l’autre, se pose la question
    Insistez dans votre recherche
    O
    rganisez vous pour vous isoler des bruits extérieurs
    N
    ul ne peut y échapper
    S
    ’il veut être un homme ou une femme digne de ce nom.
     

     

     

     


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  •  

    Ce lien de soie qui nous relie

    Ce lien invisible

     

    Qui nous relie à une autre personne très sensible,

     

    Une femme ou un homme, un bébé, un enfant

     

    Rien à voir avec l’amant,

     

    Ayant en commun une racine

     

    Qui en est à l’origine.

     

    A-t-il un début et une fin pour aboutir ?

     

    Ce lien, seul l’être peut le sentir

     

    Et affirmer sa présence,

    Sans aucune ambivalence

     

    Souvent invisible à l’œil nu

     

    Il est toujours bienvenu.

     

    C'est un fidèle compagnon ;

     

    Bien connu son nom.

     

    On en parle souvent avec humour ;

     

    Il s'appelle amour.

     

     

     

     

     

     

    Conjugué à tous les temps,

    Il peut durer longtemps,

     

    Mais parfois se rétrécir,

     

    Refusant de l'adoucir,

     

    Allant jusqu'à la rupture

     

    Cherchant une nouvelle aventure.

     

    Lien de soie bien fragile

     

    Mais souvent très utile,

     

    Sans être indispensable

     

    Mais jamais perméable.

     

    Lien du cordon alimentaire

     

    Organe bipolaire,

    Entre la maman et son bébé,

     

    Après, il sera coupé mais jamais exhibé ;

     

    C’est le cordon ombilical,

     

    Qui peut ouvrir sur un échange musical.

     

     

     

     

     

     

    Liens invisibles

    Mais toujours accessibles

     

    Femme, homme, amie ou ami,

     

    Tous ceux qui ne sont pas nos ennemis

     

    Ensemble nous avançons dans la vie,

     

    Sans être assouvi,

     

    Mais reliés par ce lien invisible,

     

    Mais à chacun accessible

     

    Ils permettent de grandir et de faire grandir,

     

    Si on ne les laisse pas s'affadir.

     

    Parfois on passe à coté,

     

    Faute de pouvoir s'y adapter,

     

    Sans que l'on sache pourquoi,

     

    Trop loin du convoi.

     

    L'amitié ne se commande ni se fabrique,

     

    Ce n'est pas un lien magique.

     

     

     

     

     Fils de la vierge,

    Qui conduisent à l'auberge. 

     Dans les jardins ils émergent ;

     

    Chemins de vie pour les araignées,

     

    Qui savent nous égratigner,

     

    Quand on casse leur fil

     

    Surtout en octobre ou en avril,

     

    Quand ils sont couverts d'un peu de givre,

     

    Et de la mouche enivrent ;

     

    Chemin nourricier pour ces petites bêtes

     

    Qui sont bien trop discrètes,

     

    Pour gêner nos itinéraires

     

    A n'importe quel l'horaire,

     

    Mais surtout le matin

     

    Quand ils coupent nos chemins.

     

    (18 août 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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  • A la lueur d’une lampe

     

    Lampe posée sur une commode,

    Rien en elle ne démode,

    Juste derrière toi

    Elle accomplit son emploi.

    En file : le mur, la lampe, toi debout,

    Vêtue d’un simple boubou.

    Cette lampe éclaire toute la pièce,

    Illuminant le portrait de ta nièce.

     

    Tout est silencieux dans ce salon,

    Empli pour le nouvel an de cotillons.

    Tu es seule, dressée sur tes deux jambes,

    Autour de toi, rien ne flambe ;

    Figée dans cette position surprenante

    Comme une plante flamboyante

    Au milieu d’un havre de paix,

    Dans une grande plaine, campée.

     

    Derrière toi, tu ne m’as pas senti me glisser,

    Dans cette pièce bien agencée.

    En silence pour ne pas te surprendre,

    Je voulais doucement t’atteindre.

    Tu te crois seule,

    A coté de ton épagneul.

    La lueur de la lampe projette devant moi ton dos,

    Dessin construit avec beaucoup de brio.

     

    Ombre projetée sur le mur d’en face,

    Tu occupes tout l’espace.

    Le dessin de ton corps devant moi, épanoui,

    Mes yeux en sont tout éblouis.

    En noir et blanc sur un mur immaculé,

    En aucun point alvéolé.

    La fraicheur de l’ombre me surprend,

    Ta vision me détend.

     

     Tu es affinée et grandie,

    Ta candeur resplendie.

    Règles d’optique respectées,

    Le dessinateur s’est acclimaté.

    Tu es bien frêle sur cette projection

    Monte en moi une profonde admiration,

    Devant l’être que tu es,

    Dans ma tête imagée.

     

    Tu es telle que je t’ai aimé,

    A toi, vite je me suis accoutumé.

    Ma présence te fait vibrer

    Sur le mur, plus de dessin ombré.

    Je te serre dans les bras,

    Ce qui te déséquilibra.

    Nos lèvres se sont rapprochées,

    Pour un baiser non recherché.

    (1/08/2018)

     

     


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  •  

    L'encrier

     

    L’encrier de mon enfance

    A marqué mon adolescence

    Non par sa forme et sa couleur ;

    Ne m’est pas restée son odeur,

    Mais par les conséquences dramatiques,

    Je dirai même diaboliques,

    Sur la feuille blanche de mon cahier

    Et des autres fichiers,

    Sans oublier la couleur de mes doigts,

    Qui me couvrait de désarroi.

     

     Encrier blanc en porcelaine,

    Rempli par la maîtresse chaque semaine,

    D’une encre violette,

    Avec une petite burette,

    Pour ne pas tâcher le bureau,

    Mais surtout son boléro. 

    Inséré dans un cercle bien rond,

    Sans avoir de capuchon

    A droite de notre place

    Pour limiter les traces.

     

     Mes doigts étaient toujours violets,

    Je tenais mon porte-plume, à mes doigts, accolé ;

    Trop d’encre sur la plume,

    Comme à la mer l’écume ;

    La table en absorbait quelques gouttes,

    La blouse, chaque jour en ajoute,

    Le reste sur les doigts ou sur la feuille blanche,

    Une véritable avalanche,

    Qui en laissait peu pour l’écriture,

    A cause des nombreuses bavures.

     

     Heureusement pour mes successeurs,

    Allégé sera leur labeur ;

    Les plumes sergent-major vont prendre leur retraite,

    Et rapidement rangées aux oubliettes,

    Avec l’arrivée des pointes Bic,

    Qui, pour les élèves, tomberont à-pic.

    Les encriers, des tables, vont disparaitre

    Et les tâches semées, ne plus connaitre.

    Ne resteront que les trous des bureaux,

    En attendant les nouveaux.

    (13 août 2018)

     

     

     


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  •  

    Foire à l'ail dans le village,
    Ramassée dans les jardins
    Impossible de se tromper
    P
    our avoir de bonnes gousses et
    O
    btenir une bonne sauce
    U
    nanimement gouteuse
    I
    l faut les acheter à la foire
    L
    ocale pour limiter les transports,
    L
    es conserver au frais
    E
    t les surveiller de temps à autre en les
    Retournant dans le cageot.
    I
    mitez vos grand'mères
    E
    t vous serez agréablement surprise

    Si vous respectez ces consignes.

     

     

    Fabriquer des meubles en bois
    Récupéré auprès de vos amis, il faut
    Imitez les menuisiers
    P
    our bien scier les planches et pour
    O
    btenir des surfaces bien lisses avec
    U
    n bon rabot qu'
    I
    l faut tenir bien droit ; vous pouvez 
    L
    e louer si vous n'en posséder pas ou faire aiguiser
    L
    e votre qui est un peu rouillé avec une lame
    E
    moussée et bien dentelée,
    Respecter ces consignes.
    I
    mitez les pro qui savant travailler
    E
    t vous serez reconnu comme un pro

    Sait travailler correctement.

     

     

     

    Faciliter le travail de vos enfants qui
    Rentrent de l'école en évitant de leur
    Imposer des travaux à faire à la maison
    P
    our vous aider à préparer le repas du soir.
    O
    bligez-les de fermer la télé et les écrans.
    U
    tilisez la table de la salle de séjour,
    I
    l faudra les surveiller
    L
    ire avec eux le travail à faire,
    L
    es aider sans le faire à leur place
    E
    n leur donnant quelques conseils.
    Regardez le travail réalisé sans devenir une
    I
    nspectrice ni remplacer la maitresse
    E
    t vous serez récompensé par les résultats de vos enfants
    Si vous savez les aider sans vous énerver.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Le roi des animaux

     

     Couché au fond de sa cage,

    Bien loin de son boccage,

    Le lion me regarde d’un air agar

    Se prenant encore pour un césar,

    Dirigeant son empire en solitaire

    Étant le seul bénéficiaire.

     

     Je te sens accablé par la canicule

    Comme un prisonnier au fond de sa cellule.

    Toi le roi de tous les animaux,

    Te voici doux comme un agneau.

    Je voulais voir un vrai lion,

    Je n’en vois que la négation.

     

     Serais-tu devenu un simple roitelet ?

    Devant l’ennemi, aurais-tu capitulé ?

    Les courses dans la steppe, sont du passé,

    Les antilopes peuvent se prélasser.

    Le lion s’est enfermé pour une longue retraite,

    Loin de chez lui, sur une autre planète.

     

     Sa lionne a été déplacée dans une autre cage

    Avec lui elle était trop sage.

    Bientôt elle aura des petits,

    Le pauvre animal en est anéanti.

    La solitude lui pèse, il sent sa fin arriver

    Et sa royauté presque achevée.

     

     Est-il né au Kenya ou dans un autre pays africain ?

    Vu son âge, personne ne peut le dire, c’est certain.

    Depuis longtemps il est enfermé dans ce zoo,

    Entouré de grillage, son triste enclos.

    Ses repas lui sont servis à travers une grille,

    Plus de chasse comme ses voisins les gorilles.

     

     Pauvre lion, tu me fais pitié,

    Si je pouvais je t’aurai amnistié

    Et emporté loin de là dans la savane,

    Peut-être là bas en Guyane.

    Je ne peux que me morfondre avec toi,

    Sans pouvoir même ouvrir ton toit.

    (11 août 2018)

     


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  •  

    Pour mon anniversaire Mamie m’a offert une boule de laine

    Quelle avait ramenée dans son panier de la grande plaine.

    Elle bougeait à peine dans sa boite en carton,

    Un beau cadeau qui peu à peu allait envahir la maison.

     

     Je l’ai appelé minou car il était tout doux ;

    Le cachant à maman, je l’emmenai dans mon lit

    Et à coté de moi, il restait blotti,

    Peu à peu il a grandi ce petit filou.

     

     Assis sur son arbre, il regarde à travers la vitre

    Ce grand rapace qui voulait régner en maitre

    Sur la pelouse brulée par la canicule

    En picotant son corps sur ces deux pattes bascule.

     

     Ce rapace n’était qu’un noir corbeau

    Qui dans son apparat se croyait beau

    Mais pour un petit chaton, boule de coton

    Il paraissait énorme, et pour le chasser un gros bâton.

     

     L’enfant regarde son jouet sur son arbre perché,

    Pas question d’ouvrir la fenêtre

    Pour qu’il prenne la poudre d’escampette,

    Et affronter le monstre pour se faire amocher.

     

     Tu es trop petit pour quitter la maison,

    Tu ne sauras pas y revenir avant la nuit

    Et sans toi je m’ennuis

    Seul dans mon lit et toi dans un buisson.

     

     Chaton ne pouvait traverser la fenêtre ;

    Les autres issues étaient fermées.

    Comment chasser ce monstre et l’assommer,

    Qui, dans le jardin, se promenait en maître.

     

     Grimpé sur une chaise, l’enfant prit son chat

    Et le coinça dans ses bras trop petits pour l’y maintenir.

    L’animal se débattit refusant d’obéir,

    D’un bond, il reprit sa place et à son arbre s’accrochât.

     

     Le rapace s’était envolé, plus de trace sur la pelouse,

    Dans son antre il avait retrouvé son épouse.

    Chaton déçu sauta de son arbre et retrouva son ami,

    S’excusant pas de tendres miaulements et contre lui s’endormit.

    (9 août 2018)

     


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  • Terreur dans la nuit noire
    En plein milieu de la forêt
    Même les bêtes sauvages s’enfuient
    Pour rejoindre une ère plus calme.
    Ombre de la nuit
    Reculez-vous
    Entendez nos cris de frayeur
    Le loup a fait demi-tour
    Les lièvres se cachent dans leur tanière
    Et les arbres tremblent de toutes leurs feuilles  

    Tous les habitants du village sont partis
    Emportant l’indispensable à leurs yeux,
    Mobilier pour les uns
    Parapluie pour les autres
    Oubliant le danger qu’ils fuient
    Regardant droit devant eux
    Entrainant les enfants
    Les bébés fixés dans le dos de leurs mamans
    Levant les pieds pour ne pas chuter
    Effrayés devant les soldats qui les suivent  

     

    Trouver le coffre qu’ils ont caché

    Et la clé qu’il contient

    Même les plus grands jouent le jeu

    Pour quelques bombons promis par les moniteurs 

    Oubliant la fatigue

    Regardant partout même dans les fourrés

    Emportés par l’histoire racontée ;

    Les moniteurs sont heureux de l’entrain des jeunes

    La journée sera une réussite

    Et tout le monde fera une bonne nuit. 

     

     

     


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  •  

    N’entendez-vous pas le vent

     

     Vent du Sahara

    Le sable te colle au bras ;

    Il nous vient d’Afrique

    Souffle atypique.

    Vent du nord

    Qui secoue les cotes d’Armor.

    Vent du midi

    Laissant les vacanciers abasourdis.

    Vent venu d’ailleurs,

    De nombreux pays, les ambassadeurs.

    Vent qui soulève les vagues

    Et atterrit au beau milieu d’un terrain vague.

    Vent qui rafraîchie et apaise

    Durant la canicule il adoucit la fournaise.

     

     Le vent, tu ne sais jamais où il va ;

    Peut-être réveiller les habitants de Bratislava,

    Ou rafraichir ceux qui souffrent de la canicule,

    Encerclés par des forêts qui brulent,

    Et qui attisent les flammes en furie

    Dévorant tous les abris.

    Vent d’ouragan qui ravage les îles

    Rasant toutes les villes,

    Semant la mort sur son passage

    Refusant aux avions de secours l’atterrissage,

    Sur des pistes ravagées

    Et des aéroports endommagés.

    Ne cherche pas à l’affronter,

    Tu n’en seras que balloté.

     

     Tu ne sais d’où vient

    Cet être aérien

    Qui va où il veut

    Bousculant même un ciel bleu.

    Écoute son chant qui berce la nature,

    Traversant toute architecture.

    De l’est ou de l’ouest, du sud au nord,

    Il peut chanter comme un ténor.

    L’hiver il transporte des vents glacials,

    Qui n’apportent rien de convivial.

    Fenêtres et portes fermées, il se faufile dans la demeure

    Le jour, la nuit, quelle que soit l’heure

    Ne respectant pas les économies d’énergie recherchée,

    Et les actions ébauchées.

     

     Brise du soir

    Qui se glisse doucement dans ta chambre

    Pour bercer tes oreilles endormies

    Loin des frayeurs de tsunami.

    A ton oreille doucement

    En respectant ton environnement

    Elle te lance un appel imperceptible

    Tout juste audible

    Que seul ton cœur peut entendre,

    Et du profond de ton être, comprendre.

    Ouvre les oreilles de ton cœur,

    De ta vie, soit acteur.

    Laisse-toi bercer par ce chant mélodieux,

    Que seul peut t’apporter ton Dieu.

    (30/07/2018)

     

    Défi 172 : n'entendez-vous pas le vent ? 

     


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  •  

    Écran

     

    Esclave moderne qui jaillit partout

    Et vous suit comme un gentil toutou ;

    Son nom est bien connu

    Pour vous, il est bienvenu.

    Faut-il le décrire ce véritable Satan

    Et le conjuguer à tous les temps ?

     

     Écran de petite taille

    Fixé sur un simple rail

    Au mur de la cuisine

    Au dessus de nombreux magasines.

    Il vous donne toutes les recettes

    Même la cuisson des andouillettes.

     

     Écran de télévision,

    Qui du monde donne une autre vision,

    Avec les informations en temps réel,

    Les drames accidentels,

    Les conflits militaires

    Couvrant toute la terre.

     

     Écran d’ordinateur fixe ou portable

    Posé sur le coté d’une table,

    Envahissant vos bureaux,

    Remplaçant l’apéro ;

    On ne peut le quitter

    Et surtout ne pas s’absenter.

     

    Il prend le nom de Smartphone,

    Remplaçant nos vieux téléphones

    L’inter et son opératrice,

    Qui œuvrait en coulisse.

    Aujourd’hui il inonde la jeunesse

    Que finalement il agresse.

     

     Écran de veille

    Qui met l’appareil en sommeil,

    Pour économiser l’énergie

    C’est une mode qui surgit,

    De tous les ministères

    Qui en font leur prière.

     

    Écran dans toutes les voitures,

    Même sur les tracteurs dans l’agriculture ;

    Ils obéissent à la caresse du doigt,

    Et sont souvent de bon aloi,

    Pour vous donner le chemin à suivre,

    Et des bouchons vous délivrent.

     

    Écran solaire,

    Qui recouvrent votre chair

    Pour la sauvegarder des rayons dangereux,

    Pour les fabricants un véritable enjeu,

    Qui vide votre porte monnaie

    Sans soulager vos espaces cutanés.

     

    Écran de verdure,

    Aménagé par Dame Nature,

    Pour isoler des bruits de la ville et de sa pollution ;

    Tout, pour votre bien, en dehors de la circulation.

    Havre de paix et de tranquillité 

    Éloignant toute agressivité.

     

    Écran, source de revenus,

    Pour les fabricants bienvenus,

    Qui créent de nouveaux besoins,

    Vous caressant avec beaucoup de soins,

    Pour remplacer tout matériel ancien,

    Des adultes jusqu’aux collégiens.

    (26 juillet 2018)

     


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  •  

    Je suis en pleine rébellion, empli de sentiments d’injustice, contre ce surveillant qui m’a accroché dans la bibliothèque. Pour lui, je m’apprêtais à prendre un livre pour l’emmener à la maison. Vêtu d’une blouse grise, il était de très mauvaise humeur et pour se calmer, il errait ça et là dans le lycée. Moi qui suis le meilleur de la classe aux dires de mes professeurs, je trouvais sa réaction horrible et injustifiée. J’allais être convoqué devant le proviseur pour un vol que je n’avais pas commis.

     


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  •  

    Avec le vent du nord,

    Bourrasque et pluie d’orage

    Renversant les salons de jardin

    Installés sur la terrasse

    Couverte de paillettes

    Ombre bienfaisante

    Toit rangé en hiver

    Imitant les cases africaines

    Edifiées dans la brouisse

    Réminiscence d’un passé jamais oublié.

     

     Au milieu du pré

    Broutant l’herbe fraiche

    Rejetant les chardons

    Isidore notre âne,

    Caché le long de la haie

    Oubliant notre présence

    Trotte tranquillement

    Imitant son ami le cheval

    Echappé de l’enclos

    Recherchant la fraîcheur

     

     Allée bien nettoyée

    Brouette rangée dans la remise

    Regardez la beauté de mon jardin

    Implanté derrière la maison

    Complètement caché de la rue

    Ombragé en son milieu

    Tout a été fait pour la tranquillité et le repos

    Imitant les jardins de nos villes

    Edifiés par des jardiniers

    Recherchant la beauté de l’ensemble.

     


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  •  

    Au détour d’un chemin

     

     Chemin déroutant, atmosphère lugubre,

    Air irrespirable, parcours insalubre ;

    Une chape de plomb tombée sur les arbres,

    Ne pouvant nous éclairer, aucun candélabre

    Espace assombri, soleil bien caché.

    Nos pas craquaient écrasant les feuilles séchées.

     

     Partis tôt le matin à la recherche de champignons

    Du quartier nous voulions épater nos compagnons.

    La forêt dense, lieu privilégié pour une bonne cueillette,

    Les champignons cachés sous un tas d’aiguillettes, 

    Nous attendait pour faire tomber notre vanité ;

    Dans ces sous-bois très denses et accidentés.

     

     Nos chemins s’évaporaient au milieu du silence, 

    Ce n’était pas notre fort, la patience.

    Tous les champignons avaient été ramassés,

    A moins que l’obscurité les eut éclipsés.

    Lassitude devant nos sacs vides

    Refus de rentrer le cœur livide.

     

     Notre marche s’alourdissait, 

    La peur nous envahissait…

    Au loin, au détour du chemin obscurci,

    La lumière du soleil effaçait nos soucis ;

    Elle commençait à perler entre les arbres d’une clairière,

    Enfin devant nous se montrait la lumière.

     

     Il nous fallait encore marcher pour retrouver la route

    Dans cette forêt un peu éclairée, amaigrissant nos doutes

    Par un soleil levant qui annonçait une belle journée,

    Dans un automne déjà enraciné,

    Acceptant de rentrer bredouille,

    Penaud comme des andouilles.

    (23 juillet 2018)

     

     

     

     

     


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    Balade en vélo

     

    Balade en vélo, le long de la Loire,

    Ou sur les bords du Loir,

    Du coté de Bonneval

    En pleine période estivale

    Réconforte le corps

    Même pour les séniors.

     

     Pourquoi mettre au repos forcé,

    Et le laisser cadencé,

    Le vélo de nos rêves

    Demandée sans trêve

    Durant des années,

    Au Père Noël blanc ou basané.

     

     Chaque région s’évertue

    Sans arbres abattus,

    Pour respecter la nature,

    Dans des havres de verdure,

    De construire des pistes

    Réservées aux cyclistes.

     

     De la Touraine, visitez ses châteaux,

    En vous promenant le long de l’eau

    Enfourchant votre vélo,

    Vous serez un héros,

    Tranquille sur un circuit réservé,

    Jusque votre arrivée. 

     

    On peut enfourcher sa bicyclette

    Pour accompagner sa cadette,

    Faire les courses au marché

    Sans pour autant l’accrocher

    Et respecter les liens familiaux

    Se promenant le long des canaux.

    (16 juillet 2018)

     

    Défi n° 170 Thème " Sortie balade à vélo " du 15/07/18 au 22/07/18 

     


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    La pendule

     

    Tic tac faisait la pendule du bureau ;

    Son chant s’évaporait au-delà des coteaux.

    Tic tac chantait son balancier, de droite à gauche,

    De gauche à droite, oscillant comme un gavroche,

    Qui du matin au soir, sur deux pieds trop souples

    Cherchait dans la rue, un petit bol de soupe.

     

     Changeant de domicile, elle garda le silence

    Devant ceux qui avaient peur de sa balance,

    De gauche à droite sans jamais s’arrêter,

    Des locataires, elle n’était plus acceptée.

    Au repos, sous les arbres du jardin, son tic tac,

    Ne me bercera plus dans mon hamac.

     

    Une larme perlant au coin de l’œil, tu m’as dit adieu,

    Levant la tête pour cacher ta peine, dans les cieux.

    Te voici en route verts un autre horizon,

    Qui, je l’espère, redorera ton blason.

    Sèche tes larmes, ton tic tac reste dans mon cœur

    Car tu trouveras un nouvel amateur.

    En pièces détachées, tendrement rangées,
    Elle fera le bonheur, sans être adjugée,
    D’un inconnu en balade dans un espace de vente
    Que régulièrement il arpente,
    Pour découvrir en avant du bâtiment
    L’objet tant recherché depuis si longtemps. 

     

    Bientôt résonnera de nouveau ton tic tac,

    Qui bercera dans un autre jardin, un ami du hamac ;

    La vie est ainsi faite, tout n’est que passager,

    Et dans notre être devient abrégé.

    La roue tourne, il faut l’accepter,

    Quelque soit l’âge, il faut s’acclimater.

    (19 juillet 2018)

     


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    Boulanger

    Ouvrier boulanger

    Laissez la pâte lever

    Avec de la levure.

    N’oubliez pas les œufs

    Gardez le four à bonne température

    Enlevez votre tablier tout blanc de farine,

    Réajustez votre tenue

    Et vos clients seront ravis

     

     Berger dans les alpages

    Ooréka, son fidèle chien de garde

    Loin de la bergerie

    Avec son panier pour le repas du midi

    Nécessaire pour tenir la journée

    Garde son troupeau

    Et le laisse brouter l’herbe fraiche

    Regarde les alentours

    Et surveille surtout les jeunes brebis

     

     Bertrand et son meilleur ami

    Olivier, son voisin le plus proche

    Loin de leur quartier

    Avancent sur le chemin

    Nouvellement tracé le long de la Loire

    Gamelle dans le sac pour le pique-nique,

    Emerveillés de parcourir la nature

    Regardant les oies sauvages volant dans un ciel radieux,

    Ecoutant le chant des petits oiseaux le long du fleuve.

     


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    Le soleil

     

     Le soleil a rendez-vous avec la lune ;

    Des télés, ils voudraient occuper la Une,

    Non pour des émissions artistiques,

    Mais pour nous parler de l’Arctique,

    Des ours sur leur banquise,

    De la fonte des glaces, aujourd’hui admise,

    De la disparition de nombreuses îles,

    De populations le seul asile.

     

     Soleil et lune se sont retrouvés,

    Les chaines ne les ont pas approuvés,

    Faute d’audimat assuré,

    Elles ne pouvaient adhérer.

    Un jour de coupe du monde,

    La recette n’aurait pas été féconde ;

    France/Belgique occupait la Une,

    Aucun auditeur pour le soleil et la lune.

     

     Le sort du monde classé aux oubliettes,

    Pour lui, même pas quelques miettes.

    Le réchauffement climatique,

    Là bas au milieu de l’Arctique,

    Pouvait attendre quelque temps

    Sans se soucier des avances de Satan,

    Qui devait suivre le match à la télé,

    Avec lui nous sommes désolés.

     

     Ecologie, mot que tout le monde veut prendre

    Sans chercher à comprendre,

    Que notre terre est en danger,

    Et qu’il faut la ménager,

    Pour laisser à nos petits enfants,

    L’espoir de pouvoir subsister en chantant.

    Écologie, mot à la mode, sans aucune peur,

    Puisqu’il nous fait gagner des électeurs.

     

     Le soleil réchauffe tout le monde,

    La lune éclaire tout le monde.

    De leur hauteur ils voient notre terre

    Et les problèmes liés à l’air.

    Saurons-nous les écouter

    Et sans faille accepter

    Que la terre nous a été seulement confiée,

    Et qu’il ne faut pas la béatifier.

    (10 juillet 2018)

     


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    La révolte d’une mer en furie

     

     Venu des profondeurs de l’océan

    Un terrible serpent, image d’antan,

    Digne fils d’Asclépios dieu grec

    Qui refusait pour ses fils le moindre échec.

    Sur ses gardes sans cesse, il errait au fond de l’eau.

    De peur qu'en surface, un pécheur voulant sa peau

    Ne le reconnaisse et le transperce avec son harpon

    Comme les chasseurs de baleine au Japon,

    Il se tenait dans les cavernes de la mer

    Se cachant en coulisses, éteignant les lampadaires.

    Aujourd’hui, le serpent des mers a décrété : 

    Jour d’exercices et de feux d’artifice bien affutés

    Qui bousculeront les vagues des mers,

    Leur donnant un goût amer.

     

     Comme celle d’une énorme baleine,

    Cétacés échappant aux baleiniers avec peine,

    Sa queue montait et descendait, transperçant l’eau,

    Secouant les flots, culbutant les bateaux.

    La mer ne pouvait se défendre devant cette bête en furie ;

    Pouvait-elle amadouer ce centaure qui la laissait ahurie.

    Elle se laissait emporter au gré des battements de la queue.

    Son allure avait changé ; elle avait perdu sa couleur bleue.

    Une vase sableuse l’avait transformée ;

    Elle ne pouvait s’accoutumer.

    Des vagues impressionnantes se formaient en abondance,

    Défiant la mer de son arrogance.

    Elles balayaient tout sur leur passage,

    Détruisant le moindre balisage.

     

     Allongé sur le sable douillet sous un soleil de plomb

    La tête couverte d’une casquette, je protégeais mon front.

    Le bord de l’eau était tapissé de galets

    Que des vagues bien douces faisaient rouler,

    J’aurais pu chanter 

    Tout en restant abrité : 

    La mer sans arrêt, 

    Roulait ses galets.

    J’étais heureux de pouvoir me détendre ;

    Que le roulis des vagues à entendre.

    J’étais loin d’imaginer ce que ce monstre me réservait,

    Et la tempête qu’il soulevait.

    Je regardais le ciel, de bleu habillé,

    Aucun signe ne le disait barbouillé.

     

     Brutalement le domaine des dieux s’assombrit

    Le vent préparait un charivari.

    L’air de repos se désertait ;

    Rien n’aurait pu nous abriter.

    Il fallait rapidement plier bagages

    Et quitter cette plage,

    Qui devenait dangereuse

    Face à une tempête belliqueuse.

    Le ciel s’ouvrit brutalement

    Laissant s’échapper des trombes d’eau abondamment.

    Le roulis des galets s’était énervé,

    Et sur le sable à grand bruit, dévalés.

    Le ciel se zébra d’éclairs multicolores,

    Il fallait fuir ce corridor.

     

     Devant cette mini bourrasque,

    Qui ressemblait à une arnaque,

    Je quittais cette plage de mes rêves

    Qui, du travail, m’avait permis une trêve.

    Luttant contre des vents adverses

    Accompagnés de fortes averses,

    J’ai pu atteindre mon logement,

    Transis de tels désagréments.

    Le serpent des mers m’avait chassé

    De mon oasis bien agencé

    Le long d’une rive ensoleillée,

    Qu’un ami m’avait conseillé.

    Dame nature, chez elle est maître,

    Il nous faut l’admettre.

    (8 juillet 2018)

     


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    Un bord de mer un soir d’été 

     

    Je garde en mémoire

    Ce spectacle d‘un soir,

    Qui m’a comblé de merveilles,

    D’un coucher de soleil,

    Que m’a offert la nature,

    Magnifique architecture.

    Doucement, le soleil descendait,

    Et à l’océan accédait.

     

    Jean Ferrat avait chanté

    Ce refrain qu’il avait concocté :

    « La mer sans arrêt

    Roulait les galets »

    Que durant la journée, elle avait accumulés,

    Les voulant assemblés,

    Le long d’une belle plage
    loin de tout babillage.

     

    Jaune/orangé était l’horizon,

    En cette belle saison.

    Je voyais descendre,

    Comme une alouette calendre,

    Le soleil qui avait réchauffé la journée,

    Et qui m’avait accompagné.

    Fatigué, il voulait se coucher

    Et de la mer s’approcher.

     

    Dans l’eau quelques baigneurs,

    Qui se prenaient pour des seigneurs,

    Les vêtements, au loin déposés,

    Les corps presque carbonisés,

    Sautillaient sur le ressac des vagues,

    Recherchant la drague.

    De la berge ils avaient courus

    Pour se baigner entièrement nus.

     

     Ils attendaient du soleil le coucher,

    Et ses rayons débranchés,

    Pour profiter de la nuit étoilée,

    Avec ses lumières émaillées,

    Pour sortir de l’eau

    Comme de pauvres rigolos.

    Ma présence les avait un peu gênés,

    Ils restaient agglutinés.

     

     Les filles, les cheveux défaits,

    Nageaient dans l’eau comme des fées.

    On aurait dit des sirènes

    De vrais indigènes,

    Par la couleur de leur peau,

    Que le soleil avait brulé au chalumeau.

    Elles étaient prêtes à passer la nuit,

    Au moins jusque minuit.

     

     Dans la mer, elles se laissaient bercées,

    Et par l’onde, balancées.

    Sans attendre que le soleil se cache,

    Abandonnant tout panache,

    De l’eau, elles ont couru
    sur les galets les pieds nus,

    Emplies de liberté

    Comme des oiseaux en pleine activité.

     

     

    Là-bas, au fond de l’horizon,

    Le soleil a baissé son blason,

    Puis il a disparu rangeant ses couleurs sacrées,

    Dans ma tête, bien encrées.

    Le ciel a perdu de sa clarté,

    Sans abandonner sa fierté.

    Peu à peu il étend une voilure bien étoilé,

    Avec de pointes brillantes déballées.

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Maison bien implantée

    En campagne

    Dans un bled paumé

    Imaginez-vous, là, en vacances

    Calme sans bruit de voitures

    Avec uniquement le chant des oiseaux.

    Même votre ordinateur est à l’arrêt

    En l’absence de branchements

    Nul ne peut vous déranger

    Tous vos amis ignorent votre destination

    Soyez dans la joie d’un repos bien mérité. 

     

    Malgré la chaleur régnante

    Etendez-vous sur la pelouse

    De votre jardin.

    Imitez les touristes allongés sur la plage

    Calme est votre quartier

    Avec des voisins partis se délasser.

    Mesurez votre chance d’être loin des embouteillages

    Emmagasinez le maximum de soleil

    Ne lésinez pas sur le repos

    Tout le monde y a droit,

    Sachez en profiter.

     

    Mesurer votre chance d’être en vacances

    Evadez-vous dans la campagne ou à la mer,

    Dans une région ignorée des touristes.

    Ici vous vous reposerez

    Car vous ne serez pas dérangé

    Avec votre chien comme seul compagnon.

    Même les enfants sont loin de vous, chez papi et mamie

    Et votre marie encore au travail

    Ne regretter pas votre isolement

    Toute la journée ou presque

    Sans être perturbée.

     


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