• La symphonie

     

    On entend, derrière le rideau
    Les musiciens qui s’installent,
    Chacun recherchant les bons accords
    Avant l’arrivée le chef d’orchestre.
    Un étrange silence règne dans la salle ;
    Les spectateurs sont tous à leurs places,
    Et lisent le programme où sont dévoilés les morceaux choisis,
    Des symphonies et des oratorios.
    Des œuvres assez connues,
    D’autres plus lointaines, un peu oubliées.

    Soirée romantique
    Ouverte à tout publique, et aux initiés
    Qui fréquentent régulièrement les lieux
    En première partie des morceaux classiques
    Ecrits par de grands auteurs,
    Des œuvres symphoniques,
    Et d’autres lyriques,
    Du Mozart, du Wagner, du Beethoven et du Tchaïkovski.
    En seconde partie, après la pause,
    Quelques danses jouées par les Rats de l’opéra.

    Nous ne sommes pas dans la série télévisée « arabesques »,
    Ni au beau milieu d’un spectacle carnavalesque
    Mais dans un grand théâtre parisien
    Qui va vous présenter un mélange de musique classique,
    Sous la direction d’un grand chef d’orchestre,
    Qui va animer la soirée,
    Jusqu’au couchant du soleil.
    Laissez-vous emporter par la musique,
    Qu’elle soit symphonique ou lyrique,
    Oubliez vos voisins et amis,
    Vous passerez une bonne soirée.
    (20/08/2019)


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  • Le zoo de Beauval

     

    Que de chemins pour faire le tour du zoo !
    Heureusement tout est bien balisé ;
    C’est rassurant.
    Prenez votre temps,
    Sans le perdre évidemment ;
    Pourquoi se presser ?,
    Vous avez la journée,
    Passez-là en flânant.
    Et non en vous reposant sur les bancs.
    Ne vous contentez pas d’un tour rapide ;
    Que la fatigue ne vous arrête pas.
    N’oubliez pas l’heure du travail des aigles
    Qui vont planer juste au dessus de votre tête.
    Pourquoi allumer vos téléphones ?
    Utiliser votre appareil photos.
    Il faudra également passer au parc des élans,
    Sans oublier le vivarium aves ses reptiles,
    Les éléphants, les différents singes…
    Important également la nurserie,
    Et les nombreux petits avec leur maman,
    Tétant encore pour se nourrir.
    Un dernier rappel : les Panda,
    La grande attraction du zoo.
    (18/08/2019)

     

     


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  • les bruits de l’été

    Orages dans l’air
    Des éclairs dans la vallée
    Vite à l’abri.

    La canicule
    Tourne à l’orage parfois,
    Méfiez vous des vents.

    Vents dans les arbres
    Sifflent fort dans la forêt
    Agréable son

     


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  • Le pêcheur

    De Pêche, L'Homme, Les Engins De Pêche

    Arpenter la campagne
    Pour photographier un homme qui pêche
    Et lui plaire pour ne pas l’effrayer ;
    Ne soyez pas vindicatif ;
    Ne l’effrayer ce pêcheur assis sur un tapis,
    Marcher sans courir.

    Devant lui, trois canes robustes,
    Posées sur un trépied.
    A la main une bouteille de lait
    Pour abreuver sa soif.
    Sa vasque n’est qu’à moitié pleine,
    Que des petits poissons.

    Triste friture pour le soir,
    Qu’il pensait déguster avec un coulis de poireaux.
    La pêche n’a de sens que si l’on attrape des poissons,
    De très gros qu’on aimerait photographier
    Pour les montrer aux copains,
    Qui auraient du mal à le croire.

    Pour cet homme, la pêche
    Est un amour ancillaire
    Ce que déteste sa femme,
    Qui ne l’accompagne jamais.
    Attendre bêtement qu’un poisson morde à l’hameçon,
    La dépasse. Elle préfère regarder la télévision.
    (14/08/2019)

     

     


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  • Etourderie
    T
    out peut être étourderie
    O
    rdinaire ou passagère
    U
    ne faute d’inattention serait-elle étourderie ?
    R
    estons sérieux
    D
    ans nos écrits
    E
    t nous éviterons les étourderies.
    R
    estez calme dans vos propos,
    I
    maginez que vous n’êtes plus étourdi
    Et l’acrostiche sera fini. 

     

    Elève Pierre Machin
    T
    out votre devoir est faux ; vous avez
    O
    ublié de lire ce que je vous demandais :
    U
    ne leçon apprise et vous aurez réussi.
    R
    etenu après la classe pour apprendre la leçon
    Demandez à votre voisin de vous prêter son livre
    E
    t vous n’aurez pas d’excuses à me donner.
    Regretter vos erreurs n’est pas suffisant,
    I
    l vous faut travailler un peu plus
    E
    t vous réussirez comme vos copains 

     


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  • Voyage 

    Défi n° 226 chez Plume de Poètes

    Je décidais d’aller à Saint Jacques de Compostelle ;
    Ce n’était pas une décision accidentelle ;
    La démarche spirituelle et sacrée de ce voyage,
    Etait enfouie dans ma volonté ;
    Partir seul ou en convoyage,
    Cette question je n’osais l’affronter.

    J’y cherchais le trésor de ma vie,
    Personne ne m’en avait donné envie.
    Je voyais ce voyage agréable,
    Et un moyen d’être plus fort contre le diable.
    La fatigue ne me faisait pas peur,
    Je nageais dans le bonheur.

    En toute transparence avec ma paroisse,
    Pour effacer toutes mes angoisses,
    Élucider ma démarche,
    Et organiser les marches,
    Je me suis joint à un petit groupe,
    Et ensemble, nous mettre en route.

    Un ancien marcheur nous a initiés,
    En nous forgeant un moral d’acier
    Pour réussir notre projet
    En restant dans notre budget.
    J’avais reçu les insignes de ce pèlerinage,
    La coquille, le bâton, un petit livre avec quelques pages

    Personne ne m’a poussé à me mettre en route,
    En moi, pas l’ombre d’un doute.
    Ma volonté, et elle seule, me transportait.
    Comme tous ceux qui, avec moi, partaient.
    Je mettais lancé un défit
    A mes copains, je n’avais rien dit.


    Après quelques jours de trajet
    Je regrettais un peu mon projet ;
    Sac à dos trop lourd,
    Trop de Kilomètres chaque jour,
    Nuits un peu courtes,
    Envie de faire demi-tour sur la route

    Tout se combiner
    Pour me faire abandonner.
    Soutenu par le groupe de marcheurs,
    J’ai tenu le coup avec ardeur,
    Les épaules lacérées par les lanières du sac,
    Les pieds, dans les chaussures, en vrac.

    La fatigue, je l’ai surmontée,
    Les kilomètres, je les ai affrontés,
    Le sac plus léger j’avançais sur la route,
    S’était envolée la déroute.
    Et un matin, peu avant l’heure du casse-croute,
    Mes hésitations ont été absoutes.

    Qu’elle émotion de voir la basilique ;
    Disparaissaient toutes les critiques ;
    Notre projet s’avérait une réussite
    Tout devenait licite.
    Nous nous sommes presque mis à courir,
    Et, au pied du grand escalier, enfin atterrir.
    (12/08/2019)


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  • Marche

     

    Nous sommes tous des étrangers et voyageurs sur la terre ;
    Pas plus que la terre, nous appartient la mer.
    Nous marchons où la vie nous conduit,
    C’est elle qui nous produit.

    Le départ de cette marche n’est pas de notre ressort,
    Nous avançons dans un corridor,
    L’arrivée n’est pas dans nos mains,
    Elle nous échappe jusque la fin du chemin.

    Le bébé ne sait pas marcher, il apprend,
    L’adolescent ne marche pas, il court,
    Vers un avenir que le surprend,
    Ce n’est pas un concours.

    Il arrive à l’adulte de marcher dans la nuit,
    Face à un avenir qui fuit,
    A un exil qui signe le désespoir,
    A une culpabilité trop noire.

    D’autres comme les randonneurs,
    Ou certains promeneurs,
    Vont marcher en plein jour,
    Toujours et toujours.

    Loin des routines
    Avec le dynamisme de nouveaux départs,
    Chacun cherche sa part
    De nouvelles découvertes et émotions qui ne sont pas enfantines.

    Personnes âgées, main dans la main,
    Vous espérez le lendemain,
    Pour reprendre vos bâtons
    Et défier la raison.

    Marcher nous est quotidien,
    Comme son texte pour le comédien.
    C’est la vocation de l’homme,
    Quelque soit le royaume.

    Marcher c’est franchir l’obstacle
    Plutôt que de s’asseoir et attendre la débâcle,
    Que vous soyez malade dans un lit d’hôpital
    En prison, entouré de barreaux de métal.

    Que vous soyez vacancier ou pèlerins,
    En route tôt le matin,
    Vous marchez vers votre destinée,
    Personnelle et innée.

    Découvrez le but de cette marche.
    Sachez où conduit chaque marche ;
    Chassez l’impatience et l’efficacité,
    Pour une route marquée par l’assiduité.

    Chaque homme est en route vers la patrie céleste,
    Que ses actes et sa foi le manifestent.
    Cherchez l’étoile du matin,
    Qui éclairera votre chemin.
    (11/08/2019)


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  • Le jardinier

     

    Camionnette blanche ayant un certaine âge,
    Se glissant le long du trottoir
    Avec pour tout bagage
    Des outils, pas de brouette ni de semoir.

    C’est un jeune jardinier
    Qui n’a pas peur de ramener du fumier
    Pour alimenter le terrain
    Qu’il travaillait avec soin.

    Homme de la nature,
    Dans son métier tout à fait mature ;
    Son père lui avait tout appris
    Son art n’avait aucun prix.

    Il taille, bêche, tond la pelouse, nettoie,
    Se servant de ses dix doigts,
    Sans perdre son temps
    C’est précieux en ce moment.

    Dans la semaine, il travaille chez un patron
    Œuvrant dans les environs.
    Les week-ends et le soir,
    A son compte, refusant le travail au noir.

    Son principal objectif : s’installer à son compte ;
    Quitter l’entreprise, aucune honte.
    Il prendrait le même chemin que son père,
    Pour lui, ce serait super.

    Peu à peu, il se fait une petite clientèle
    Choix qui n’était pas accidentel.
    Progressivement, il prépare son avenir
    Et au club des artisans, appartenir.

    Il aime le travail qu’il fait,
    Chez lui n’existe pas le mot imparfait ;
    Il veut embellir notre maison
    A chaque saison.

    Difficile de se faire remplacer,
    Sans intérieurement se froisser
    Quand les forces s’affaiblissent,
    Par des années complices.

    Il est un temps où il fait passer la main,
    Pour poursuivre notre chemin,
    Avant qu’il ne soit trop tard
    Se méfiant des avatars.

    Les forces ne sont pas éternelles,
    Elles s’amenuisent en laissant quelques séquelles.
    Il faut accepter de les devancer,
    Pour dans la vie avancer.
    (09/08/2019)

     


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  • Plaisirs d’été

     

    J’ai joué de la flute sur la place du marché

    Et personne avec moi n’a voulu danser.

    Certes, ce n’était pas un grand concert,

    Avec Sonate et concerto,

    Mais en ce jour de fête de la musique,

    Je voulais jouer de la musique gaie,

    Des airs traditionnels pour que mes voisins puissent danser.

    Avec le requiem de Mozart auraient-ils pleuré ?

    D’ailleurs j’étais presque seul sur la place.

     

    Abandonnant mon plaisir d’artiste en herbe,

    Je me suis déplacé vers le centre ville,

    Pour tout vous dire devant le théâtre.

    Il y avait foule sur cette place,

    Pour écouter un allégro,

    Une ouverture en fugue.

    Ecœuré, je n’ai pas écouté la suite.

     

    Rentrant chez moi,

    J’ai repris ma flute

    Et joué dans mon appartement

    Ayant comme seuls spectateurs

    Quelques voisins qui tapaient au plafond avec un balai.

    Je me prenais pour un artiste

    J’étais minable, il me fallait encore travailler.

    J’ai un an devant moi,

    Pour la prochaine fête de la musique.

    (10/08/2019)

     


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  • Un pique-nique
    Si le temps est au beau fixe,
    Oui, mais avec qui ?

    Salade de fruits
    Salade de légumes,
    tout au naturel

    Les boissons fortes,
    sont exclus de nos soirées,
    Café et de l’eau.

    Manger près du Cher,
    Les arbres donnent l’ombre
    Les tables en place.


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  • Les pages

     

    Égalité femmes/hommes,
    Un vrai capharnaüm,
    M’entraîne à mettre le titre au pluriel,
    C’est une mode actuarielle,
    Qu’il faut respecter même dans les poésies
    Délires d’époque que l’ordinateur saisi.
    Dans le respect de la loi,
    Comme il se doit,
    Face aux associations féministes,
    Sans aucun casuiste.
    Je parlerai d’abord du mot au masculin
    Et ensuite du sens demandé au féminin.

    Le page, était un jeune garçon ou un jeune homme,
    Souvent très simple, mais d’origine noble,
    Qui envers lui, son maître est parfois ignoble.
    Il servait d’escorte même en dehors de leur home.
    Il pouvait être attaché à la chambre du roi,
    Sans un cri, en appui le long d’une paroi.
    Le page peut aussi être une simple petite pince,
    Avec ou sans drapage, toujours mince,
    Non visible, suspendue à la ceinture,
    Sans aucune armature,
    Pour relever le bas de la jupe
    Pas trop haut, il ne faut pas être dupe.

    Passons à la page au féminin,
    En un tour de main.
    Page blanche la matin
    Qu’il faudra couvrir de baratin,
    Pour un chapitre d’un prochain livre
    Seul moyen, pour l’écrivain, de vivre.
    Pages noircies le soir s’il en a le courage,
    Ne s’arrêtant pas aux commérages,
    De son entourage ;
    Il en faut du courage.
    Les imprimeurs sont impatients,
    Comme tout négociant.

    La page est devenue écran,
    Le phénix des inventions ;
    En pose quant on est fatigué
    Et qui longtemps a intrigué.
    Il n’invente rien
    Mais, obéit bien,
    A l’auteur qui l’utilise
    Avant, de son écrit, en faire l’analyse,
    L’imprimante déploie des pages
    Sans risque de ratage,
    Mais ne retire pas de l’auteur les rides
    Trop chargé son éphéméride.
    (06/08/2019)

     


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  • Paraphraser un mot ou une idée
    Hésitant à me lancer dans ce travail
    Avec un titre imposé
    Comme celui d’Evy cette semaine
    Obligeant l’esprit à se convulser
    Car il faut faire son travail
    Histoire de passer le temps
    Est un devoir compliqué
    Révélant un esprit assez vif
    Et plutôt reposé.


    Partir en vacances
    Héroïsme de notre part
    Avec cinq enfants
    Comme seuls accompagner,
    Osez le faire avec une voiture ancienne
    C’est de la grandeur familiale
    Hélas de moins en moins répandu de nos jours.
    Est-on des couples irresponsables
    Recherchant leur propre plaisir
    Et oubliant les difficulté de les permettre de faire des études

     


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  • Le mystère


    Tout est mystère pour l’enfant
    L’explication, sa maman.
    Il doit tout apprendre
    Et quelque fois attendre,
    Qu’il grandisse un peu
    Il comprendra mieux.
    Se tenir debout,
    Ne pas jouer dans la boue,
    Apprendre à lire,
    Sans faiblir.

    Les mystères antiques,
    Souvent dramatiques,
    Etaient réservés aux initiés
    Qui seuls pouvaient en bénéficier.
    Le peuple était incrédule,
    Et acceptait, tout le bidule
    Dans l’espoir d’être entendu
    Et des ennemis défendus.
    Chaque pays avait ses dieux défenseurs
    Qui détruisaient ses agresseurs.

    Tout repose sur le spirituel
    Qui, pour l’homme, est individuel.
    Certains mystères religieux,
    Qui ont un coté prestigieux,
    Se confondent avec des histoires d’argent
    Qui les rendent contraignants.
    Que de mystères entourent la vie humaine,
    Et parfois la rendre inhumaine.
    Est mystère, tout ce qui ne peut être compris
    Dès années après, le découvre notre esprit.


    La volonté humaine est bien mystérieuse,
    Ses émotions parfois orgueilleuses.
    L’individu lui-même ne peut les élucider,
    Et encore moins les évaluer.
    Qui le pousse à échafauder de tels montages ?
    Pour créer autour de lui un grand battage !
    Le mystère s’oppose à la transparence,
    Pour se garder un coté assurance.
    Seuls les initiés peuvent les comprendre,
    Et à d’autres les apprendre.

    Les mystères chrétiens dépassent l’entendement humain,
    Car ils s’appuient sur du surhumain ;
    Entre en jeu l’âme sacrée et spirituelle,
    Qui peut obtenir une vie éternelle,
    En se préparant sur terre un Trésor,
    Qu’il retrouvera au bout de son propre corridor
    Sur un chemin sacré,
    Que le Diable voudrait détériorer
    Pour le garder dans son domaine
    En s’en prenant aux catéchumènes.
    (04/08/2019)

     

     

     


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  • Un téléphone,
    Dans les mains en conduisant,
    Interdit pour vous.

    Ceinture libre,
    Enfants bien mal attachés
    Dangereux pour eux.

    Alcool dans le sang
    S’évapore pas vite,
    Grands dangers pour tous.

    Grande vitesse,
    Sur autoroutes aussi,
    Gare aux PV


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  • Les petits bobos

     

    De belles vacances en perspective,
    Pour les enfants, éducatives.
    Vont-elles tomber à l’eau,
    Pour quelques petits bobos,
    Qui doivent être traité rapidement.
    Les jambes souffrent d’un échauffement,
    Qu’il me faut dominer, ces jours-ci,
    Le bras droit noircit.
    Je crains que ce soit le retour de mes allergies
    Qui m’ont conduite en chirurgie,
    Il y a deux ans
    Il me faut être clairvoyant.
    Avec beaucoup de discrétions.
    Je vais prendre rendez-vous avec mon médecin,
    Qui a son cabinet à Messin.
    J’ai besoin de conseils
    Avec un traitement conséquent
    Qui ne soit pas trop claquant.
    Et dans l’attente, m’isoler du soleil ;
    Mon médecin est très doux,
    Il est de descendance Hindou ;
    Un peu dodu, le ventre prédominant,
    Il se nomme Ferdinand.
    (01/08/2019)

     


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  • ACROSTICHES

    Elèves de troisième
    Qui allaient passer le brevet cette année
    Une chose doit être inscrite dans votre tête
    Avec la savoir que vous aller engranger
    Tout dépend de votre travail
    Oubliez les jeux de votre ordinateur
    Recherchez d’autres moyens de vous détendre,
    Imitez ceux qui vous ont précédés
    Avec de nombreuses mentions
    Laissez-vous prendre au jeu du savoir
    Et derrière le brevet, vous aurez le BAC

    Elèves de terminale
    Quand vous verrez les résultats
    Une bonne réussite de toute la classe
    Avec de nombreuses mentions,
    Tout le monde sera heureux.
    Oubliez les années précédentes
    Regarder l’avenir qui s’offre à vous
    Imaginez que vous êtes ingénieur
    Avec de nombreuses personnes sous vos ordres,
    Législateur, avocat ou médecin
    Entrepreneur, patron de votre société.


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  • Juillet

     

    Juillet est exténué,
    Trente et un jours, c’est trop long,
    Surtout lorsque tombent des grêlons
    Avec des jours diminués.
    La chaleur était au rendez-vous,
    On pouvait rester debout.

    Tout avait bien commencé ;
    Dans le jardin on pouvait se balancer,
    Sous un soleil de saison,
    Facilitant la fenaison.
    Les premiers vacanciers étaient heureux
    Sous un ciel tout bleu.

    En Belgique, le tour de France était lancé
    A une allure cadencée ;
    Nombreux les amateurs au bord des routes,
    Recherchant les différents groupes,
    Dont celui du maillot jaune
    Leur icône.

    Aux informations, on parlait de canicule,
    Les spécialistes avaient fait leur calcul.
    Pour une fois, ils ne se sont pas trompés
    On ne pouvait y échapper,
    Il fallait se réfugier,
    Dans les salles fraîches des foyers.

    Les coureurs restaient en piste
    Peu à peu se réduisait leur liste.
    Au bord des routes moins d’amateurs,
    Ils restaient à l’intérieur,
    Regardant à la télévision
    Et de l’étape, les prévisions.

    Canicule au long terme
    Nos sorties sont en berne.
    Les incendies se sont multipliés,
    Les arbres recroquevillés ;
    En feu, les broussailles des récifs montagneux,
    Villages de vacances, terrain de camping, adieu.

    Les orages ont terminé l’ouvrage de destruction,
    Sans entamer de négociations :
    Tornades, inondations, grêlons,
    Travail d’un nouvel apollon,
    Qui se vengeait d’une région entière
    Par des actions meurtrières.

    Le tour de France a atteint les Champs-Elysées,
    Les coureurs un peu dépaysés,
    Loin derrière eux, les étapes de montagne
    Et les paysages de campagne.
    La grande boucle s’est refermée
    Avec un jeune Colombien confirmé.

    Déboussolée le mois de juillet ;
    Pour les vacanciers, il aurait voulu être douillet ;
    Le ciel en a voulu autrement,
    Avec une série de débordements.
    Juillet abandonne et laisse sa place,
    A un nouveau mois, qui se dit, avoir la classe.
    (30/07/2019)

     

     

     

     


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  • Le voile

    Poème religieux

     

    Nous sépare un grand voile
    Fait d’une épaisse toile.
    Je ne vois qu’une statue de bois d’ébène
    Taillée au Cameroun, qu’elle aubaine.
    Toi, tu me vois à travers ce voile
    Qui brille comme une étoile,
    Toi la femme de l’Apocalypse
    Qui, à mes yeux, disparait comme une éclipse.

    Qui es-tu, toi qui m’accompagnes
    Depuis des années comme une compagne ?
    Je te parle et tu me comprends
    Comme un véritable coopérant,
    Qui saisis ce que je souhaite,
    Même si je parle comme une girouette.
    Tu devances mes besoins
    Avec beaucoup de soins.

    As-tu une couronne sur la tête,
    Et des étoiles sous les pieds,
    Près de toi, un magnifique tulipier
    Ou un rosier comme cale-pied ?
    Derrière le voile qui te caches,
    Je ne vois aucun panache.
    Tu n’as plus forme humaine,
    Tu n’es plus dans notre domaine.

    Dans la chambre tu es représentée
    Sur mon bureau, tu as enfanté,
    Un bébé que tu as appelé Jésus,
    Le Messie du monde attendu.
    Ce ne sont que des images,
    J’en emplirai des pages.
    Tu es partout où les hommes ont besoin de ta présence,
    Tu leur réponds avec aisance.

    Tu es là présente et je ne te vois pas ;
    Je t’imagine toujours sympa,
    Attentive au moindre appel,
    Comme tu le fus avec l’ange Gabrielle.
    Pas besoin de te voir,
    Et ne rien te valoir.
    Tu œuvres pour ton Fils
    Et l’église son édifice.

    Comme tu l’as bercé dans les bras
    Tu nous accompagnes sans apparat.
    Derrière ce voile qui te cache à nos yeux,
    Tu veux nous voir heureux,
    Dans les pas de ton Seigneur,
    Qui veut notre bonheur.
    Suivre sa Parole
    Comme une auréole.
    (28/07/2019)

     

     

     

     


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  • Vision du monde


    Inventer, toujours inventer
    Sans se laisser désorienter.
    Courir après la créativité
    A la recherche de la pureté
    Sous l’œil attentif de la lumière,
    Sans aucune œillère.
    La recherche avance,
    Mais manque de connivence.

    Que de guerres dans le monde,
    Pour quelques parcelles, perdues sur la mappemonde ;
    Les grands discutent et en font la synthèse,
    Leur action s’arrête là, chacun gardant sa thèse,
    Loin de leurs préoccupations, la quart-monde.
    Qui sera séduit par de telles conférences,
    Qui ne suscitent aucune espérance,
    Les décisions s’écoulent comme une onde.

    Faut-il pour autant être pessimiste ?
    N’y aurait-il qu’une seule piste,
    Sous l’égide des organisations mondiales,
    Dans un esprit anticolonial ?
    Le monde n’est pas perdu,
    Bien que le travail soit ardu.
    Pas à pas, la paix avance
    Ne vous fiez pas aux apparences.

    L’avenir de notre planète est en jeu.
    On marche sur la lune, on explore mars,
    Tout cela ne serait-il qu’une farce,
    Ou manque-t-on de responsables courageux,
    Pour faire face à la destruction de la planète ?
    N’y aurait-il plus dans notre monde, de grands athlètes,
    Capables de tout donner
    Pour qu’elle ne soit pas condamnée ?

    La vision du monde s’est dégradée,
    Chaque être humain devrait en être persuadé.
    L’homme fait de grandes choses,
    Saura-t-il découvrir la bonne dose,
    Pour donner à ses enfants
    Pendant qu’il est encore temps,
    Une terre revitalisée
    Et non une planète épuisée.

    Soyons un peu réaliste,
    Abandonnons nos actions fantaisistes ;
    Ne soyons pas enchantés par leur décision,
    Qui ne serait que la seule solution.
    Prenons en main notre avenir
    La planète doit nous appartenir.
    Refusons qu’un duo de généralistes
    En décide par des actes égoïstes.
    (29/07/2019)

     

     

     


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  • Moi, le sans abri

     

    Je suis assis devant votre immeuble
    Moi qui n'ais plus de logement, ni de meubles
    Je vous demande un rien
    Qui me ferai beaucoup de bien,
    Ouvrez la porte que je puisse simplement m'asseoir
    Au fond de votre couloir,
    A l'abri de la canicule,
    Qui aujourd'hui ne recule.

    Dès la tombée de la nuit
    Je m'effacerai sans bruit
    Pour dormir dans la fraîcheur
    Et conserver en moi, toute ma rancœur,
    Contre cette société qui nous exclus,
    Et nous prend pour des reclus.
    Pour nous, pas de logement,
    Aucun centre n'est ouvert en ce moment.

    Durant les vacances, nous sommes les oubliés,
    Il vont nous évacuer des lieux touristiques,
    Et nous installer avec les moustiques,
    Sur qui nous appuyer!
    Les touristes sont les maîtres avec leurs dollars,
    Ce n'est pas un canular.
    Les associations sont en congés
    Il faut nous déloger.

    Je ne demande pas à manger
    Et je ne veux pas vous déranger ;
    La rue, c'est mon domaine
    Elle me nourrit sans peine.
    Un simple petit coin de votre paradis,
    Un petit coin refroidi,
    Face à la chaleur de la rue,
    Et de l'ombre disparue.

    Eté comme hiver, la misère est là près de vous
    Pas de logement ni de repas pour nous.
    Je ne suis pas alcoolisé,
    Mon corps est épuisé.
    Toi, bien au frais dans ton appartement,
    Moi, au chaud, isolément,
    Ouvre moi la porte,
    Derrière-moi, aucune cohorte.

    La misère est près de toi,
    Presque sous ton toit
    Un verre d'eau et un endroit frais,
    Le soir, je vais me tirer.
    La porte reste close.
    Pour m'ouvrir vous avez trop d'arthrose !
    De nouveau en pleine canicule,
    Je vais errer dans la rue comme un funambule.

    Les sans-abris sont le mal du monde moderne,
    Il faut les canaliser et les maintenir dans les anciennes casernes
    Dans l'attente d'un logement décent,
    Qui n'existe pas aujourd'hui,
    Les crédits sont trop réduits
    La loi des finances s'en ressent.
    La canicule passera,
    L'homme de la rue attendra.
    (25/07/2019)

     

     


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