• Ancien de tous les pays
    Usagés des maisons de retraite
    Ancre de la vie
    User de votre ancienneté
    Analyser votre entourage
    Usine, site dangereux… et dites :
    Années bien longue derrière vous, vous dites : dehors, pas d'
    Usurpation chez moi. Relisez vos livres
    Anciens, même s’ils sont très vieux et
    Usés, ils peuvent encore vous instruire.
    Anges cachés dans ces ouvrages,
    Usufruit des années passées,
    Anguilles de votre enfance,
    Usurpateur d’un certain bonheur.
    Annales de votre jeunesse,
    Usure de votre longue vie.


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  • Vision du monde


    Vision pessimiste du monde
    Et de notre terre qui n’est pas ronde ;
    Chaque jour, les informations
    Nous parlent de déglaciation, de déforestation…

    L’homme se prend pour un grand sorcier
    Le meilleur des artificiers,
    Plus grand que le créateur
    De notre monde l’unique fondateur.

    On peut regarder la terre avec un œil de mirage,
    Comme un simple contrat d’affacturage,
    Dont les coordonnées sont connues au départ,
    Et n’accepte aucun retard.

    Le monde aujourd’hui vit un drame,
    C’est l’heure de s’arrêter sur son cardiogramme,
    Et ne pas s’endormir sur sa petite parcelle,
    En attendant que s’allume l’étincelle.

    Il a besoin d’urgence, d’une certaine créativité,
    Et de beaucoup de sérénité
    Pour le rendre meilleur
    Et ne pas en être les fossoyeurs.

    Les glaciers se creusent de façon dramatique
    A cause du réchauffement climatique.
    En Italie, un glacier risque de s’effondrer
    Et toute la vallée serait inondée.

    La lumière du soleil, comme une véritable matrone,
    Face à la disparition de la couche d’ozone,
    Réchauffe toute la terre,
    Et fait monter le niveau des mers.

    Nous ne manquons pas de synthèses,
    Et d’énormes thèses,
    Sur le réchauffement climatique
    La seule problématique.

    Les réunions des grands de nombreux pays
    Qui apparaissent comme des amis,
    Prennent de grandes décisions,
    Avec un semblant d’adhésion.

    Que chacun prenne le problème en main
    Et dans son petit coin
    Arête de fumer, trie mégots et ordures
    Et fait régler sa voiture.

    Tous ces petits gestes,
    Qui paraissent bien modestes,
    Peuvent changer notre vision du monde
    Et sauver notre mappemonde.
    (26/09/2019)

     

     

     

     


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  • La prudence

     

    Peut-on croire en quelque chose
    Et en même temps fustiger la cause
    Quand on passe devant une basilique,
    Ou un temple évangélique ?

    Croire ou ne pas croire
    Ce n’est pas un devoir,
    Il faut savoir respecter le droit de chacun
    Qu’il soit européen ou africain.

    On n’est jamais assez prudent
    Face à un accident
    Il ne faut pas battre en retraite,
    Comme s’envolerait une aigrette.

    Pourquoi avoir peur de verser une indemnité ?
    D’avance on abdique,
    Même si c’est une somme basique,
    On vise la prudence pour éviter les annuités.

    L’avenir, il faut le préserver,
    Sans pour autant s’énerver,
    Si un blessé doit être dirigé vers une clinique,
    On n’a pas le droit d’être cynique.

    La base de toute honnêteté,
    Qu’on soit catholique ou athée,
    C’est de sauver un individu blessé
    Ou au moins appeler les secours sans les agresser.

    La prudence est la règle de toutes les vertus,
    Elle nécessite de ne pas être abattu,
    Devant l’imprévisible
    Quand on n’est pas disponible.
    La prudence commence chez soi,
    Sans toujours être aux abois.
    Il faut savoir prendre des précautions,
    Et modifier son organisation.

    Ce n’est pas uniquement une question d’âge,
    Ou une simple histoire de babillage.
    Les accidents n’arrivent qu’aux autres,
    Pas besoin d’en être l’apôtre.
    (24/09/2019)



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  • A bicyclette

     

    Quand on partait de bon matin
    Quand on allait sur les chemins
    A bicyclette.
    Chacun portait dans sa musette,
    Un casse-croute
    Que l’on prenait au bord de la route.

    A travers la campagne
    Au fond de la Limagne,
    A bicyclette ;
    Ce n’était pas le bal-musette,
    Il fallait pédaler dans les montées
    Sans jamais nous démonter.

    Nous étions une bande de copains
    Des petits galopins
    A bicyclette.
    Nous refusions les pétrolettes,
    Qui faisaient trop de bruit
    En circulant dans nos circuits.

    Soleil ou pluie, nous partions le matin,
    Changeant souvent de chemins,
    A bicyclette.
    Nous faisions régulièrement des bouclettes,
    Sur les chemins environnant,
    Tout rayonnant.

    Quand il faisait trop froid, tous les copains,
    Se dirigeaient vers le bistro sans les gamins,
    A bicyclette.
    Quelques parties de cartes nous amusaient
    Sans pour autant en abuser.


    Dès que le soleil pointait son nez,
    Nous ne pouvions flâner,
    A bicyclette.
    Mais il fallait les réviser
    Sans nous épuiser,

    Un copain, ancien garagiste,
    Dans son atelier, de clients, plus de listes.
    Il vérifiait nos bicyclettes,
    Qui devaient être prêtes
    Pour repartir de bon matin
    Courir sur les petits chemins.
    (25/09/2019)

     

     


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  • Joyeuse

    Joyeuse lumière,
    Splendeur éternelle du Père,
    Saint est bienheureux Jésus-Christ.
    Chant que l’on reprenait durant la veillée pascale,
    Et pendant tout le temps pascale.
    Je n’imaginais pas en le chantant,
    Que Joyeuse était un prénom,
    Ni qu’en Ardèche un village porte ce nom ;
    Y a-t-il un lien entre les deux ?
    Sans aucun doute.
    Joyeuse était également le nom de l’épée de Charlemagne.

    Je suis toujours surpris,
    Du nombre d’utilisation d’un prénom,
    Dans l’histoire et dans le temps.
    Jill avec son jeu,
    Nous ouvre des perspectives,
    Qu’il ne devait pas imaginer au départ.
    Joyeuse, nom de beaucoup de nobles,
    Mais également celui de rivière
    Joyeuse en pays basque,
    Joyeuse dans le cher,
    Joyeuse en Auvergne.
    (25/09/2019)

     


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  • La page blanche

    Qu'elle soit de papier
    Lignée ou quadrillée,
    Qu'elle soit feuille de classeur,
    Ou écran d'ordinateur,
    La page reste blanche.
    Je ne peux écrire le moindre mot,
    Les phrases ne veulent rien dire ;
    La muse a pris ses congés,
    Comme moi, elle s'en est allée,
    Pour se vider l'esprit.

    Coller des mots les uns derrière les autres,
    Sans aucune idée à développer,
    Uniquement pour noircir du papier,
    Ma tête ne l'accepte pas
    Et refuse tout tralala.
    Elle se repose dans le vide,
    Ne trouve rien à écrire,
    Et même rien à dire.
    Pourquoi la mépriser,
    Et contre elle, médire ?

    Même les mots tombés du ciel
    Comme des oiseaux aux ailes brisées
    Glissent sur le papier,
    Semblant narguer l'écrivain,
    Refusant de se regrouper
    Pour former une petite phrase
    Appelée à devenir poème.
    La page reste indéfiniment blanche,
    Le vide le plus complet,
    L'esprit s'est envolé.

    Vider son esprit,
    Liberté de vivre,
    Dans un air purifié,
    Loin des grandes cités.
    Ne rien avoir à dire,
    Pour ne pas l'écrire.
    Parcourir la campagne,
    Des montées plus ou moins pénibles,
    Des descentes aussi fatigantes,
    Il faut aller jusqu'au bout.

    Visiter des sites historiques,
    Rentrer le soir épuisé,
    Et dormir dans la paix.
    Refouler les jambes fatiguées,
    La sciatique à gauche,
    Le genou à droite,
    Oublier les "tamalou"
    Dont je fais parti.
    Ne pas s'écouter,
    Dire merci à la nature.

    Oublier son passé
    Et ne vivre qu'au présent,
    Un présent immédiat,
    Sans passé, ni futur.
    Ne connaitre que le jour qui se vit,
    Entre le lever du soleil,
    Et son coucher de plus en plus tôt.
    Rompre avec les habitudes,
    Oublier les certitudes,
    Vivre avec et dans la nature.

    Nature que tu es belle,
    Séduisante à regarder,
    Agréable à vivre ;
    L'art de se promener,
    Havre de paix dans une belle région.
    Lac dont on peut faire de tour,
    Châteaux à admirer comme celui de Fénelon,
    Site archéologique en voie de restauration,
    Tout pour faire oublier la page blanche,
    Enfouie au fond de l'ordinateur.
    (19/09/2019)


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  • Rivières sans eaux
    C’est un drame pour pêcheurs
    La sécheresse.

    Rivières à sec
    C’est bien la canicule
    Pour tout le monde.

    Source d’eau vive
    Dans la rivière, tu vas
    Pour notre bonheur.

    Eau de montagne
    Dans les vallées s’écoulent
    Vers les rivières


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  • Bosco

    Bosco,
    Tu n’es pas très costaud,
    Tu es même un peu maigrichon,
    Sans pour autant être berrichon.
    Ton père était-il marin,
    Pour t’appeler, un beau matin,
    Bosco, comme tout maître d’équipage
    Sur un voilier qui n’a plus d’âge.

    Bosco
    Tu es attiré par la déco,
    Tu aimes dessiner
    Et les peintures combinés.
    Tu es un artiste en herbe
    Comme le dirait le proverbe.
    Tes cahiers sont couverts de dessin,
    Comme un jeune peintre sur son chemin.

    Pour le dessin, tu es le premier,
    Dans les autres matières, proche du dernier.
    Si tu faisais un tout petit effort,
    Dans toutes les matières, tu serais plus fort,
    Inscrit en tête de classe ;
    Tu n’y es pas encore, hélas !
    Tes parents sont désespérés,
    De résultats trop modérés.

    Connais-tu Don Bosco
    Son travail ne fut pas un fiasco ;
    Il consacra sa vie à l’enseignement
    Pour les pauvres, énergiquement.
    Il créa des écoles
    Pour les enfants cabrioles,
    Qui ne pouvaient apprendre,
    Et dans la rue devait attendre.

    Tu sais ce que tu veux faire,
    Rapidement entrer dans les affaires,
    Pour vendre tes œuvres,
    Que tu prends pour des chefs-d’œuvre.
    Ne vas pas trop vite, tu n’es pas encore artiste
    Tout juste fantaisiste.
    A l’école, il faut travailler
    Et contre toi, batailler.
    (24/08/2019)


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  • Il suffit de si peu de choses

     

    Deux sacoches, un vélo,
    Oublier le bouleau ;
    Esprit fatigué et désorienté,
    De sa solitude, désenchanté.
    Une simple envie de fuir
    Sans chercher à séduire.

    Rouler, rouler sur les petites routes,
    A midi, un simple casse-croute ;
    Choisir les départementales,
    Aux bordures végétales
    Sans avoir prévu de lieu pour dormir
    Pourquoi faudrait-il gémir ?

    Pas de bagages inutiles,
    Dehors les choses futiles
    Pour voguer vers d’autres cieux,
    Au gré de mes envies
    C’est le retour de la vie,
    Des instants si précieux !

    Seul sur la bécane,
    Absence totale de chicane.
    Laisser son esprit vagabonder,
    Personne pour le gronder,
    Personne pour le guider
    Seul pour tout valider.

    Poussant sur les pédales,
    Sans autorisations syndicales ;
    Réveil matinal,
    Rien d’original,
    Pour éviter la chaleur du jour,
    Et profiter du séjour.

    Coucher dans la verdure
    Que me fournit la nature
    Je repose l’organisme
    Pour éviter tout séisme
    D’une décision irréaliste,
    A la limite, égoïste.

    L’objectif est atteint
    L’effort s’éteint
    Moment de folie oublié
    Il faut se rhabiller,
    Relever la tête
    Et chanter : c’est la fête.

    Dans ma tête, tout s’éveille,
    Autour de moi, bourdonnent les abeilles.
    Moments de rêverie ;
    Bien loin les beuveries ;
    J’ai réussi mon pari,
    De voguer sur les voieries.

    Il suffit de si peu de choses,
    Juste en connaitre la dose,
    Pour apaiser un esprit fatigué
    Qui a besoin d’être irrigué.
    Un vieux vélo, des sacoches,
    Et devenir gavroche.
    (31/08/2019)

     


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  • Peindre la beauté

    Défi n° 229 chez Evy Plume de pôètes


    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour un peintre la primauté,
    Celle qu’il ressent du fond de l’âme
    Comme si son modèle était une belle femme,
    A la beauté sublime
    Sortant de son propre abime
    Que personne ne peut atteindre
    Et que lui seul peut peindre.

    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour lui une nouveauté,
    L’espérance de l’artiste,
    Dont le style plutôt cubiste
    Emplit des cartons blancs en abondance,
    Très calme la cadence ;
    Jusque sur son visage,
    Transparait les effets d’un léger arrosage,
    Quelques gouttes perlées,
    Sur une peau légèrement brulée,
    Sueur inattendue,
    Jamais défendue,
    Souffrance de l’artiste,
    Qui n’est pas égoïste.

    Peindre de la nature la beauté,
    Assis sur l’herbe, du bon coté,
    Le chevalet bien stabilisé
    Jamais épuisé,
    L’artiste à l’abri d’un havre de verdure,
    De la rivière, il commence à peindre les bordures ;
    Sa joie est au beau-fixe,
    Le soleil à son phénix.
    Son pinceau le ressent,
    Sur la toile caressant,
    Il est parti dans ses rêves,
    Il n’a pas besoin de trêve.
    Peindre de la nature la beauté,
    Dont le créateur l’a dotée.
    La valeur de son tableau n’est pas sa priorité
    Là-dessus, aucune ambiguïté
    Ni l’espérance de trouver quelque acheteur,
    Puisqu’il n’est pas vendeur.
    Pour lui seul, ses toiles seront sublimées,
    Il ne veut pas frimer ;
    Il ne veut pas de témoins,
    Il n’est pas dans le besoin.

    Peindre de la nature la beauté,
    Sans pour autant l’exploiter
    Etre seul dans la nature,
    Caché dans son petit coin de verdure,
    Il laisse libre court à son impulsion,
    Il n’a pas d’autres ambitions.
    La ronde des couleurs,
    Chacune son odeur,
    Lui laisse quelques frissons,
    Isolé dans son buisson.
    Son âme est vibrante
    Toute souriante,
    Elle fait de lui un véritable artiste,
    Digne des cubistes
    Qui œuvre dans la tendresse,
    Avec beaucoup d’allégresse.
    (02/09/2019)

     

     


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  • Le réchauffement climatique

     

    De vastes forêts brulent,
    Les glaciers reculent,
    Réchauffement planétaire,
    Tremblent face à leur villa, les propriétaires ;
    Dérèglement global ou passager,
    Qui bientôt va se désengager.

    Rêve de quelques savants climatologues,
    Ou réalité confirmée par les géologues ?
    Les signes extérieurs, nous les vivons,
    Trop souvent nous les entravons ;
    Nous fermons les yeux,
    Et nous en appelons aux cieux.

    Les catastrophes naturelles,
    Souvent appelées conjoncturelles,
    S’accroissent chaque année,
    Quelque soit le pays où elles sont nées.
    Affaire de spécialistes,
    Disent les égoistes.

    Ne cherchons pas les responsables,
    Qui, à merci, seraient corvéables
    Pour rejeter sur eux
    Une réalité qui transperce nos yeux,
    Chacun de nous a sa part de responsabilité,
    Pourquoi en être révolté.

    Les causes, nous les connaissons.
    C’est un véritable colimaçon,
    Qui traverse toute l’humanité,
    Sans aucune ambiguïté ;
    Regardons ce que nous faisons
    Dans nos propres maisons.

    Les pollueurs, ce sont les autres,
    Jamais les nôtres.
    Notre voiture est bien entretenue,
    Notre garagiste nous a prévenus,
    Il faut suivre le livre de bord
    Et bien surveiller les abords.

    Nous fumons un peu,
    Ce n’est pas quelques petits mégots,
    Jetés dans n’importe quel lieu,
    Qui seraient illégaux.
    Pourquoi les ramasser,
    Et dans une poubelle les entassés.

    Commençons par trier nos déchets,
    Jouons le jeu, sans rien caché ;
    Pensons à ceux qui vont les trier,
    Pour ensuite les aiguiller,
    Vers les machines qui vont les recycler,
    Travail jamais bâclé.

    La nature souffre,
    Et s’oriente vers un gouffre,
    Dans lequel elle va s’enfoncer
    Sans pouvoir y renoncer.
    Sauvegardons le don qui nous a été fait,
    Soyons toujours insatisfait.

    Le réchauffement climatique est une réalité,
    A nos enfants, il faut dire la vérité,
    Parler de la planète que nous leur lèguerons,
    Bien triste fleuron,
    Que sera leur héritage,
    Dans un monde sans partage.
    (28/08/2019)

     


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  • Le temps de l’attente

     

    Le temps de l'attente

    Graine semée
    Dans le corps de la femme aimée,
    Pour la conception d’un enfant,
    Fleur de ses parents ;
    Patience dans l’attente des analyses,
    Avant de penser à sa valise.
    L’échographie en dira davantage ;
    Dans la famille pas de chantage ;
    Nous choisirons nous-mêmes le prénom,
    Rayer de votre liste : Mélanie, Rosalie, Gaston ou Léon.
    Nous ne voulons pas savoir le sexe de l’enfant,
    Comme nous, vous le saurez en son temps.
    Sachez attendre l’accouchement
    Qui devrait se dérouler prochainement.

    Petite graine posée dans le creux de ma main,
    Que deviendras-tu demain ?
    Une fleur, une plante ou un arbre très grand,
    Dans mon verger, un géant,
    Où les oiseaux pourront faire leur nid,
    Sans être bannis,
    Ou une simple plante sur mon balcon,
    Qui, de fleurs, sera fécond,
    Je les arroserai le soir,
    Avant qu’il ne fasse noir.
    Petite graine déposée dans un pot
    Pour un temps de repos.
    Tu deviendras un magnifique tournesol
    Servant aux autres fleurs de parasol.

    Mon esprit déménage
    Il étend trop vite ses ramages,
    Voyant dans cette petite graine
    Des fleurs de reine
    Que je ne connais pas encore
    Dans un nouveau décor.
    J’ignore son avenir,
    Je ne saurai le définir
    Mes yeux presbytes,
    Savent pourtant qu’en elle habite,
    Une vie qui attend,
    Mon plaisir d’un moment.
    Mais il me faut savoir attendre
    Car la nature, je ne peux la surprendre.

    Saurai-je trouver
    Une bonne terre pour la couver.
    Il me faudra attendre la fin de l’hiver
    Et la sortie des primevères,
    Pour dégager le pot,
    De son lieu de repos.
    La fraicheur des premières heures
    N’est pas un leurre.
    L’attente sera longue
    Comme la sortie de mes tongs,
    Qui béniront l’arrivée du soleil,
    Qui sonnera le réveil.
    Doucement la petite graine, de la terre, s’élèvera,
    La fleur donnera son apparat.

    Cœur, sauras-tu attendre le temps que demande,
    La nature pour répondre à ta commande,
    D’un bébé espéré,
    D’une fleur libérée.
    La nature a tout son temps,
    Il faut parfois attendre longtemps,
    Pour que sorte une œuvre magnifique,
    Qui pour toi sera magique.
    Pourras-tu la respecter,
    Et ne pas en être affecté,
    Homme qui n’a plus le temps
    Et se dit compétent,
    A regarder les beautés de la nature,
    Dans un cadre de verdure.
    (29/08/2019)

     


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  • Devant le juge

    Comment pourrais-je prononcer un verdict,
    Puisque votre attitude est celle d’un volcan,
    Dont le débit volubile des mots est incompréhensible ;
    Et vous refusez de nous donner la véracité des faits.
    Calmez-vous un peu,
    Et parlez-nous lentement,
    Que l’on puisse comprendre,
    Vos réponses à nos questions.
    Votre avocat ne peut vous remplacer,
    A ce stade du procès ;
    Nous avons besoin de votre parole,
    Car vos réponses sont peu vérifiables,
    Actuellement.

    Résumons-nous
    Sur les éléments actuellement connus.
    Au pied d’un volcan d’Auvergne,
    Caché au milieu des broussailles,
    La police a retrouvé un cadavre,
    Sur lequel se sont glissés, par hasard, vos empruntes.
    Vous nous avez dit ignorer le mort,
    Ni les lieux du crime,
    Car vous n’êtes jamais allés en Auvergne,
    Vous avez peur que les volcans se réveillent.
    C’est tout ce que nous savons.
    Comment vos empruntes se seraient transportées en Auvergne,
    Puisque vous n’y êtes jamais allé ?

     


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  • La bonne humeur

     

    Etre de mauvaise humeur,

    Et présenter une mauvaise bobine,

    A sa concubine

    N’est pas gage de bonheur.

    Pour ses amis, c’est un râleur,

    Car il n’est à l’origine d’aucune faveur,

    Surtout pas pour les buveurs.

    Dans ces moments, il faut se dérouter,

    Sans toujours le souhaiter.

    Ne vous moquez pas de cet ami

    Vous pourrez avoir besoin de son appui,

    C’est Monsieur le maire,

    Qua a été élu, ce n’est pas une chimère,

    Même du bout des lèvres,

    Dans notre département de la Nièvre.

    Avec son conseil, il chemine,

    Et écrit avec un porte-mine.

    Ce n’est pas un enjôleur,

    Il travaille pour votre bonheur,

    Celui de ces concitoyens,

    Des jeunes comme des doyens.

    Il faut reconnaitre qu’il n’est pas resté les mains dans les poches,

    Et qu’à son travail, il s’accroche

     


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  • La plainte de la lune 

    Au clair de la lune,
    Mon ami pierrot,
    Prête-moi ta plume,
    Pour écrier un mot,
    A touts ces humains qui peuplent la terre,
    Leur parler de mon mal-être.
    Je me sens seul dans ce grand univers,
    Je vis un véritable calvaire.
    Ils m’ont tous abandonné,
    Et par eux, je me sens bâillonnée.

    Nuit d’été sans lune,
    Le soleil brille encore pour longtemps,
    Me laissant sur le coté,
    Et personne ne me regardera ;
    Je suis trop pâle pour attirer leur regard ;
    Je me sens seule là haut ;
    Je n’intéresse plus personne,
    Même les astronautes,
    Qui préfèrent les autres planètes
    De plus en plus lointaines.

    Pauvre lune abandonnée des hommes,
    Et pourtant tu es le seul satellite naturel de la terre.
    A quoi sers-tu, le jour et la nuit ?
    Aucune transmission n’émane de toi.
    Tu n’émets aucun rayon pour nos Smartphones,
    Les GPS t’évitent, les ordis ont inventé le câble.
    Seuls nos propres satellites servent à notre quotidien.
    On a marché sur ton sol,
    On a planté un drapeau,
    Tu devrais en être fière !

    Abandonnée seule dans le ciel,
    Les savants me trouvent trop minus,
    Ils veulent aller plus loin,
    Dans leurs découvertes de l’univers ;
    Savoir s’il y a d’autres êtres vivants ailleurs,
    Des petits hommes verts avec leur soucoupe
    Qui pourraient nous envahir
    Et détruire notre terre
    Les humains qu’elle contient
    Rasant leurs inventions.

    Mais sur notre terre des hommes et des femmes ont faim,
    Des jeunes sont désespérés,
    Qui pensera à eux ?
    Des réfugiés frappent aux portes,
    Qui resteront clauses.
    Les sans–abris se cachent sous les ponts,
    Pour ne pas être vus.
    Face à cette situation, on invente de nouvelles fusées,
    De plus en plus armées,
    Espérant les faire taire.

    Responsables des deniers publics,
    Réunis tous les ans dans un G7,
    Parfois un G20,
    Resterez-vous sourds,
    Aux cris des malheureux
    Qui n’ont pour tout spectacle,
    Qu’une lune fidèle,
    Qu’ils peuvent regarder sans payer,
    Qui change de forme,
    Et leur offre sa lumière.
    (26/08/2019)

     

     

     


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  • La fin des congés 

    Toute chose a une fin ;
    C’est le bout d’un chemin,
    Qui nous plaisait tant
    Et pourtant,
    La rentrée des adultes a résonné
    Les enfants vont de nouveau crayonner ;
    Une page se tourne,
    Sans aucune ristourne.

    Pour beaucoup les vacances sont finies,
    Il faut ranger le bikini,
    S’habiller convenablement,
    Sans débordement.
    Etre quelqu’un de bien
    Et ne pas demander combien,
    On sera payé cette année
    Pour éviter une avoinée.

    Adieu la plage
    Il faut reprendre le bricolage,
    Conduire les enfants à l’école,
    A l’heure, pour leur éviter des colles.
    Retrouver les transports en commun,
    De plus en plus inhumain,
    Le bus, le tramway, le métro,
    Sans jouer aux héros.

    Travailler toute une journée,
    Pour gagner le Smig, augmentation toujours ajournée,
    Manger sur le pouce à midi,
    Avec un air de bandit,
    Qui volerait son patron,
    Qui le presse comme un citron,
    Ne regardant que son bénéfice,
    A nous les sacrifices.

    Vacanciers qui reprenaient le travail,
    N’oubliez pas les retrouvailles,
    Avec vos collègues partis en juillet
    Vous permettant de prendre vos billets.
    En votre absence, le monde n’a pas changé,
    Il ne s’est même pas arrangé,
    Mettez un peu au vestiaire vos récriminations
    Calmez vos appréciations.

    Les vacances ont une fin,
    Du travail ayez faim,
    Pour les retrouver dans un an
    Et revoir d’autres habitants.
    Même si les congés sont un droit,
    Et non le désir d’un roi,
    Il faut les gagner en travaillant
    Même si le cadre n’est pas toujours charmant.

    Toute chose a une fin,
    Pense-y chaque matin,
    En commençant votre journée,
    Qui vous conduira en fin d’année.
    La vie est ainsi faite,
    Comme tourne la terre,
    Dont vous n’êtes pas propriétaire,
    Votre vie se déroule, soyez-en satisfaite.
    (27/08/2019)

     

     

     


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  • Cancre

     

    Lettres rondes,
    Lettres minuscules
    Lettres majuscules
    Lettres demi-rondes,
    Lettres de toutes sortes pour un bel accueil
    Qui courent sur la feuille
    Dans un ordre indiscipliné,
    Toujours en dehors des lignes combinées
    Tracées par l’imprimeur
    Qui n’a jamais écrit au creux de son labeur.

    Les lettres s’envolent,
    Toujours aussi frivoles
    Pour suivre l’oiseau-lyre qui passe ;
    Volent, volent, lettres inutiles dans l’espace,
    Que suit mon esprit,
    Là haut dans le ciel, épris,
    Bien au delà des nuages.
    Qui m’emplissent de courage
    Rêve d’un autre monde,
    Ou n’existe aucune lettre ronde.

    Je suis loin des mots qu’il faut écrire,
    J’ai hâte d’en finir,
    En lettres rondes,
    Qui fuient comme une onde,
    En lettres minuscules,
    En lettres majuscules.
    L’oiseau-lyre m’a dévergondé
    Dans un ciel tout bleu fécondé
    Où règne le soleil
    Qui me couvre de merveilles.

    La maitresse me rappelle à l’ordre.
    Vous cherchez le désordre ;
    Si vous ne savez pas écrire à l’encre,
    Vous resterez un cancre.
    Je me perds dans ces mots,
    Qui s’écrivent dans mon dos
    Ces lettres de petits et grands caractères,
    Qui ne sont que locataires,
    Ces lettre déliées, celles qui forment un mot,
    Ces salles mots qui me donnent tant de maux.


    Sur un radeau de fortune,
    Qui navigue sur les flots d’infortune,
    Me voilà reparti dans des rêves lointains
    Qui ne connaissent pas les mots humains,
    Et les lettres attachées,
    Qui finiront en discours rabâchés.
    Je vole,
    Je m’envole,
    Oubliant la manivelle
    De ma cervelle,

    Je suis un équilibriste,
    Entre la classe
    Et l’oiseau-lyre qui repasse.
    Cancre à l’école,
    Récoltant les heures de colle,
    Je serai artiste.
    Dessinant sur feuilles blanches
    Sans lignes sur la tranche
    Mes rêves d’enfance,
    Ceux qui dans mon cœur dansent.
    (25/11/2019)

     

     


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  • On est si peu de choses

    Ne serait-on qu’un petit epsilon
    Bien rangé en colonne,
    Face au soleil qui nous envoie ses rayons
    A travers les cieux que l’on peint au crayon,
    D’une main habile,
    Qui ne reste jamais immobile ?

    Des astronautes vont partir là-haut,
    En route ils seront un peu cahot.
    Notre terre est si peu de choses,
    Une simple petite dose,
    Bien ensommeillée,
    Dans un univers très surveillé.

    Rêverie qui se réalise
    D’aller sur d’autres planètes,
    En manœuvrant quelques manettes,
    Et en multipliant les analyses,
    Pour devenir maitre du monde,
    Bien au-delà de notre mappemonde.

    Lorsque la nuit, c’est la pleine lune,
    De l’ombre, il n’y en a aucune,
    Certains animaux éveillent leur progéniture ;
    Jusqu’à une heure matinale, veille leur créature
    Non pour une veille fatale
    Mais, pour leur proie, surveiller.

    Pour l’homme, l’univers est précieux,
    Il lui ouvre la porte des cieux.
    Mais qu’est-ce l’homme dans un univers si grand,
    Dans lequel il n’est qu’un adhérent ;
    Il ne peut se dresser face à son créateur
    Qui, de l’univers, reste le principal acteur.
    (25/08/2019)

     


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  • Qui a fait le premier pas,
    Un jour sur un petit chemin,
    L’un vers l’autre,
    L’autre vers l’un ;
    Le pas d’un sourire,
    Le pas d’un premier baiser,
    Le pas qui engage pour la vie,
    Le pas de l’amour,
    L’amour qui unit deux êtres
    L’amour qui les envole,
    Bien au-delà du réel,
    Vers des sphères inconnues,
    Qu’il faudra apprivoiser ;
    L’amour a fait le premier pas.

    L’amour apprend à se connaître ;
    L’amour part à la découverte
    D’un inconnu,
    D’une inconnue,
    Qui fera un être unique,
    Un être qui aime,
    Un être qui veut avancer,
    Main dans la main,
    Sur un chemin inconnu,
    Sur un chemin tortueux
    Sur un chemin exigeant.
    Pas de recettes toutes faites,
    Pas de livre pour apprendre ce qu’est l’amour ;
    L’amour a fait le premier pas.

    Ouvrir les mains vers l’autre,
    L’accueillir à bras ouverts,
    Lui en moi,
    Elle en lui.
    L’amour est une aventure,
    Qui mène très loin,
    Bien au-delà du réel,
    Dans des sphères inconnues.
    Un envol dans un ciel bleu,
    Où tout est oui,
    Où tout est non.
    L’amour s’invente,
    Il ne se copie pas.
    L’amour a fait le premier pas.

    Aucune recette dans les livres ou les médias.
    Ils sont deux à se construire,
    Ils sont deux à découvrir la réalité,
    D’une vie à deux,
    Avec ses nuages,
    Avec ces orages
    Mais surtout avec le soleil,
    La lumière issue de leur cœur,
    Celle que personne ne peut éteindre ;
    Elle brillera toute la vie,
    Entre deux être qui s’aiment,
    Qui veulent se bâtir,
    Pour accueillir des enfants,
    L’amour a fait le premier pas.

    L’amour a pris leur liberté,
    L’amour les a façonnés ;
    Sur un petit chemin, ils se sont aimés,
    Dans la vie ils ont voulu s’engager,
    Pour devenir un seul être,
    Etre de chair,
    Qui apprend ce qu’est l’amour ;
    Etre de cœur qui vit ce qu’est l’amour.
    Deux être faibles,
    Qui connaissent leur faiblesse,
    Et ensemble les affronter.
    L’amour n’est pas un calcul,
    L’amour n’est pas une loterie
    L’amour a fait le premier pas.
    (23/08/2019)

     


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  • La symphonie

     

    On entend, derrière le rideau
    Les musiciens qui s’installent,
    Chacun recherchant les bons accords
    Avant l’arrivée le chef d’orchestre.
    Un étrange silence règne dans la salle ;
    Les spectateurs sont tous à leurs places,
    Et lisent le programme où sont dévoilés les morceaux choisis,
    Des symphonies et des oratorios.
    Des œuvres assez connues,
    D’autres plus lointaines, un peu oubliées.

    Soirée romantique
    Ouverte à tout publique, et aux initiés
    Qui fréquentent régulièrement les lieux
    En première partie des morceaux classiques
    Ecrits par de grands auteurs,
    Des œuvres symphoniques,
    Et d’autres lyriques,
    Du Mozart, du Wagner, du Beethoven et du Tchaïkovski.
    En seconde partie, après la pause,
    Quelques danses jouées par les Rats de l’opéra.

    Nous ne sommes pas dans la série télévisée « arabesques »,
    Ni au beau milieu d’un spectacle carnavalesque
    Mais dans un grand théâtre parisien
    Qui va vous présenter un mélange de musique classique,
    Sous la direction d’un grand chef d’orchestre,
    Qui va animer la soirée,
    Jusqu’au couchant du soleil.
    Laissez-vous emporter par la musique,
    Qu’elle soit symphonique ou lyrique,
    Oubliez vos voisins et amis,
    Vous passerez une bonne soirée.
    (20/08/2019)


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