• Un ordre, c’est un ordre

    Opération névralgique,
    Dans une vraie logique.
    Respect du règlement ;
    Refusez tout bombardement.

    C’est un message à transmettre, à votre capitaine
    Sans aucune allure hautaine,
    Et non à mettre à la poubelle,
    Vous seriez désigné comme rebelle.

    Ne soyez pas déloyal,
    C’est une question primordiale
    Pour faire évoluer la situation,
    Sans donner votre appréciation.

    Le lendemain n’existe pas,
    Vous  seriez dans de beaux draps ;
    Ne raconte pas d’histoire,
    Pour un moment de gloire.

    Même si tu sens une piqûre de moustique,
    Qui t’a surpris d’un geste oblique ;
    Aucune défaillance ne sera admise
    Dans cette entremise.

    Dans les manœuvres,
    Faites-nous un chef-d’œuvre
    En évitant les secousses
    En contournant de l’île Rousse.
    (26/05/2021)




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  • L'étincelle

    Il attendait l’étincelle de sa muse ;
    De me faire attendre, elle abuse ;
    J’ai envie de pleurer,
    Des larmes de poète apeuré.
    Elle le nourrit de mots successifs,
    Parfois agressifs.
    Seule sa muse lui permet d’écrire.
    De temps en temps, il faut atterrir !

    Avec elle, son poème va grandir,
    Sans jamais s’affadir.
    Le poète reste serein,
    Comme la cuisinière devant son navarin.
    Personne ne peut le déranger,
    Il a tout engrangé.
    Laissez courir les mots,
    Vous soulagerez ses maux.

    Son stylo est déchaîné,
    Son esprit enchaîné,
    Devant la feuille qu’il noircit,
    Pas droit au sursit.
    L’acteur attend le manuscrit
    Que le poète lui écrit.
    Quand il écrit, il ne faut pas le déranger,
    Il serait en danger.

    L’artiste est pressé de monter sur scène,
    Proclamer ce poème qui n’a rien d’obscène.
    Il n’a pas droit à une seconde d’inattention,
    Qui ferait blanchir son visage
    Il attend des touristes leur appréciation,
    Tout est question de dosage.
    Tout sera prêt à l’heure,
    Ne mettez pas le poète de mauvaise humeur.

    Un poète, il ne faut pas le bousculer,
    Et dans ses retranchements l’acculaient.
    Les mots arrivent en prenant leur temps,
    Ce n’est pas inquiétant.
    Vitesse et précipitation sont exclues de son langage,
    Et de tous ses bagages.
    Ces termes ne sont pas dans son dictionnaire,
    Comme le dirait avec ses mots Apollinaire.
    (24/05/2021)







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  • Joie ou peine

     
    Regardez là, les yeux clos,
    L’insoumise s’est enfermée dans son enclos,
    Vous faut-il d’autres preuves !
    Elle ne regarde pas le fleuve.
    Elle n’est pas heureuse dans son silence.
    État de vigilance,
    Pour elle, insoumise,
    Déjà promise.

    Ce message l’a bouleversée,
    Elle devra tout recommencer ;
    Elle avait gardé dans son cœur cet amour lointain,
    Qu’elle a vu partir en train, un matin.
    Il avait amassé ses affaires,
    Elle l’avait laissé faire.
    Il devait rejoindre son unité,
    Sans rien ébruité.

    Il était marin sur un porte-avions,
    Et partait en secrète mission.
    La loi l’interdisait d’en dire davantage.
    Pour lui, ce n’était pas du chantage.
    Il partageait les valeurs militaires,
    Il n’était que mandataire.
    Il respectait les ordres,
    Sans en démordre.

    Depuis des mois, elle espérait son passage,
    Après, des mers, un long ratissage.
    Aucune nouvelle de son amant,
    Ce cher combattant.
    Dans quelle région navigue-t-il ?
    Son navire est-il amarré près d’une île,
    La joie devient peine profonde
    En quelques secondes.

    Son cher et tendre, l’aurait-il abandonné ?
    Mariée depuis quelques jours, la voilà bâillonnée,
    Elle était sans mari,
    Quel charivari !
    L’aurait-il laissé choir !
    Elle n’ose y croire.
    Elle, une fille de passage,
    Le droit de cuissage !
    (21/05/2021)








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  • Kléber

     Café de grandes renommées,
    Vous veniez souvent consommer.
    Intérieur et extérieur, tout était plein,
    Certains jeunes y faisaient des câlins.
    C’était avant le confinement
    Vous restiez pénardement.
    Période désagréable pour les tenanciers,
    Personne ne pouvait l’apprécier.
    Les aides ne remplaçaient pas les clients,
    Toujours attrayants.

    Terrasse encore fermée,
    Il ne faut pas s’alarmer.
    À l’intérieur les équipes sont à l’œuvre,
    Mais il manque de la main-d’œuvre.
    Les grossistes sont à l’ouvrage,
    Personne ne manque de courage.
    Jour d’ouverture tant attendu
    On compte les jours défendus.
    Pas de bousculade,
    Vous risquerez d’attendre en enfilade.

    Place du Trocadéro
    Venez à pied ou en métro.
    On vous attend impatiemment
    Ne courez pas imprudemment.
    Seule la terrasse sera ouverte,
    L’intérieur restera inerte.
    Respect des règles sanitaires.
    On recherche encore des vacataires.
    Pour que la fête soit réussie,
    Tout le monde devra rester assis.


    Jusqu’à la date d’ouverture,
    Pour éviter les déconfitures
    Faites-vous vacciner,
    Sans chouiner.
    Tout le personnel l’a fait
    Sans aucun effet.
    Kléber compte sur vous,
    Allez jusqu’au bout.
    Votre demi est gardé au frais,
    Pour tous, c’est l’intérêt.
    (19/05/2021)


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  •                                          Dernier livre lu



     

    Un thriller initiatique aussi original qu’haletant qui vous conduira à découvrir le pouvoir le plus fascinant qui soit : le vôtre.
    Timothy Fischer, jeune auteur de policier, mène une vie tranquille dans un petit appartement avec son chat Al Capone. Quand deux agents du FBI se présentent chez lui et lui demande son aide pour retrouver l’homme le plus recherché du pays qui fait sauter des grandes tours.
    Refusant dans un premier temps, il se laisse prendre au  dans une course folle pour rejoindre un département secret du FBI. Le voici embarqué dans une course folle.

    La mise en route est un peu longuette, mais on est vite pris dans l’intrigue qui nous pousse à lire ces 400 pages pour en connaître le dénouement.



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  • Élégance

    Plume de poètes atelier d'écriture n° 317

    Quelle élégance avec autant de plumes,
    Une roue multicolore, son costume.
    Il fait la roue sans vous demander d’argent,
    Ce magnifique paon peu exigeant.
    Il ne cherche aucune histoire,
    Aucune plume ne va choir

    Face aux canards qui survolent l’eau du lac.
    Aucun geste démoniaque.
    Sa roue est au repos
    Comme les nombreux crapauds.
    Dès l’aurore, les yeux encore endormis,
    Il réveille doucement ses amis.

    Il fait quelques pas légers dans son enclos,
    De nombreux yeux encore clos.
    Le paon est en quête de sa belle,
    Sa petite colombelle.
    Il lui offre une volute multicolore,
    Un véritable milord.

    Il porte le poids de sa beauté ;
    Tout son corps en est doté.
    La grande roue attire les premiers promeneurs,
    Un arrêt pour les flâneurs.
    Sa belle ne réagit pas encore,
    Il lui en faut plus au premier abord.

    Toute la journée il offrira sa belle roue
    Surtout au soleil du mois d’août.
    Les enfants sont émerveillés
    Ils ne savent que bégayer.
    Devant ce cadeau de la nature,
    Tout couvert de dorure.

    Élégance dans un cadre de verdure,
    Sans aucune soudure.
    Force de la nature,
    Cette magnifique créature
    Que de photos prises,
    Devant une si belle frise.
    (18/05/2021)

     

     


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  • Vélo

    Vélo traditionnel
    Avant tout fonctionnel.
    Filant dans la campagne,
    Ce n’est pas le bagne.
    Aucune aide électrique
    Une bécane plutôt lyrique.
    Pour avancer il faut pédaler,
    En évitant de s’affaler
    Sur le bord du chemin.
    Attention les gamins !

    Le bouquet de fleurs fleurira la maison,
    C’est la bonne saison.
    De temps à autre la chaîne déraille,
    Pour la remettre, tout un attirail.
    Mamie, chez elle, me prête son vieux vélo,
    Comme ceux qu’on nous donne en colo !
    En le graissant bien, je peux encore rouler
    Et dans sa campagne filer.
    Son vélo, sera mon héritage,
    Si j’en ai encore l’âge.

    Avec son vieux vélo je sillonne la campagne,
    Qui me permet de voir les montagnes,
    Car elle habite près des monts d’Auvergne,
    Et le midi un petit coup de Vergne.
    Je n’y aie pas droit,
    Mon cœur est en émoi.
    Je suis trop jeune pour boire l’apéritif,
    C’est pour moi négatif.

    Le dimanche, avec papa, j’abandonne le vélo
    Pour faire du pédalo
    Sur un petit lac tout proche,
    Je me prends pour gavroche.
    Papa aime pécher,
    Je reste dans le secteur bien fléché.
    Il ne faut pas troubler le poisson,
    Ni prendre les palettes dans les hameçons.
    Le soleil colore mon visage
    J’aurai un bon bronzage.

    Je préfère mon vélo
    Au pédalo.
    Je roule toute la journée,
    J’en suis acharnée.
    Couchée dans l’herbe,
    Je ne pense pas à réviser mes verbes.
    Ils se sont envolés dans les nuages,
    Assez loin dans les parages.
    Je les répèterai avec maman demain,
    Avant de repartir sur les chemins.
    (03/05/2021)



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  • Visage

    Devant ce tableau quelques balbutiements.
    Certains le regardent sobrement,
    Refusant le modernisme ;
    Les premiers sont attirés par le cubisme.
    Les yeux fermés, ils imaginent la réalité de ce visage,
    Des couleurs, le dosage,
    Entre la droite et la gauche,
    On dirait une simple ébauche.

    L’artiste fait l’offrande de ce visage,
    Avec un certain dosage,
    Dans tous les angles pudique,
    Légèrement fatidique.
    Yeux d’une diablesse,
    Qui jamais ne blesse.
    Langue cachée, lèvres fermées,
    Sans nous alarmer.

    Ses proches, il cherche à les rassurer
    Par un visage bien configuré.
    L’art moderne a ses talents
    Quelquefois ambivalents.
    Les enchères s’emballent,
    Les coûts s’envolent.
    L’artiste en reste baba,
    Il se maintient en dehors du branlebas
    (12/05/2021)


     


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  • Yvelle

    On aime ou on n’aime pas
    Ce tabouret à plat,
    Que maman m’a offert
    Pour mon anniversaire.
    Bientôt j’aurai la table assortie
    Elle m’en a avertie.

    Je m’appelle Yvelle
    Dans la classe, je suis nouvelle.
    Maman s’appelle aussi Yvelle,
    Elle est très belle.
    C’est une artiste,
    Elle aime les cubistes.

    Elle est attirée par le design.
    Elle est née à Châlons-en-Champagne.
    C’est dans cette ville que je suis née
    Mon père est né en Afrique à Safané.
    Il travaille dans la police,
    Dans le secteur de Senlis.

    C’est ma première année de maternelle :
    Ma maîtresse s’appelle Gisèle.
    J’aime beaucoup dessiner,
    Et dans les peintures, fouiner.
    J’en remplis des feuilles ;
    J’aime les petits écureuils.

    Je voudrais savoir dessiner le petit écureuil,
    Assis sur le seuil.
    Quand je serai un peu plus grande
    Je dessinerai de grandes bandes,
    Avec des pochoirs,
    Pour les coller sur les murs du couloir.
    (12/05/2021)


    30 commentaires
  • Blanc ou noir

     Connaître la différence entre les couleurs,
    Savoir reconnaître les odeurs,
    Tenir un pinceau dans la main,
    N’utilisez pas d’appui-main.
    Participer à des concours,
    Ça vaut le détour
    Pour devenir artiste reconnu,
    Et être bienvenu.

    Au début, prenez de petits flacons,
    Et peignez des cartons.
    Travaillez avec quelques complices,
    Sans beaucoup d’artifices.
    Ne peignait qu’une partie de votre support,
    En évitant les transports.
    Ne recherchez pas à recopier un tableau,
    Signé ou pas signé, que vous trouvez beau.

    Arrêtez-vous sur l’œuvre ci-dessus.
    La vieille dame qui parait cossue,
    Ne semble pas vous voir.
    Vous êtes cachés dans un coin noir.
    Cette œuvre est pleine de couleur,
    Cette mamie sème le bonheur,
    Fenêtre ouverte sur la nature,
    Qui traverse sa devanture.

    Un pan de fenêtre a disparu
    Laissant entrer l’odeur de la rue.
    Soleil éclatant de joie,
    Perçant ce monde bourgeois.
    Fleurs et verdures se croisent,
    Dans cette campagne de l’Oise.
    Un air de paix emporte le lecteur
    Dans les profondeurs de son cœur.
    (11/05/2021)


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  • Le monde de l'au-delà

    Chez Plume de pôètes atelier 316
     
    Qui se rappelle l’histoire de l’échelle de Jacob ?
    Il se sentait comme un microbe
    Face aux anges qui, sans bruit, montaient,
    Et descendaient,
    Reliant ciel et terre,
    Face à lui, le solitaire.
    Dans la lumière et le silence, Dieu lui parlait,
    À terre, il était affalé.

    L’être humain a toujours été attiré,
    Par un au-delà qui l’attirait.
    Demander à l’archange Michel
    Le recoin, où il a caché le bas de l’échelle ?
    S’enfuir vers cet infini,
    Nous, qui sommes mini !
    Face à ce mystère l’esprit humain est troublé,
    En y pensant, il se met à trembler.

    Les astronautes se sont envolés de la terre,
    Ils ont été emportés au-delà de notre monde planétaire.
    Gagarine en rentrant a dit : je n’ai pas vu Dieu,
    Se promenant dans les cieux.
    D’autres sont allés sur la lune,
    Et pourquoi pas Saturne !
    Fantaisie ou espoir,
    Ce serait le grand soir.

    Personne n’a percé le mystère de l’au-delà.
    Qui a dit un jour : me revoilà.
    Que deviendrons-nous après la mort,
    Quand de la terre, on sera mis dehors ?
    Homme, tu es poussière,
    Tu finiras sous les bruyères.
    C’est notre destinée,
    Nous ne pouvons, nous débiner.
    (11/05/2021)
     
    Qui se rappelle l’histoire de l’échelle de Jacob ?
    Il se sentait comme un microbe
    Face aux anges qui, sans bruit, montaient,
    Et descendaient,
    Reliant ciel et terre,
    Face à lui, le solitaire.
    Dans la lumière et le silence, Dieu lui parlait,
    À terre, il était affalé.

    L’être humain a toujours été attiré,
    Par un au-delà qui l’attirait.
    Demander à l’archange Michel
    Le recoin, où il a caché le bas de l’échelle ?
    S’enfuir vers cet infini,
    Nous, qui sommes mini !
    Face à ce mystère l’esprit humain est troublé,
    En y pensant, il se met à trembler.

    Les astronautes se sont envolés de la terre,
    Ils ont été emportés au-delà de notre monde planétaire.
    Gagarine en rentrant a dit : je n’ai pas vu Dieu,
    Se promenant dans les cieux.
    D’autres sont allés sur la lune,
    Et pourquoi pas Saturne !
    Fantaisie ou espoir,
    Ce serait le grand soir.

    Personne n’a percé le mystère de l’au-delà.
    Qui a dit un jour : me revoilà.
    Que deviendrons-nous après la mort,
    Quand de la terre, on sera mis dehors ?
    Homme, tu es poussière,
    Tu finiras sous les bruyères.
    C’est notre destinée,
    Nous ne pouvons, nous débiner.
    (11/05/2021)

     


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  • L’alphabet des maux


     
    Avec le vent du nord pour dernier terrain vague,
    Baignez-vous dans une eau glacée.
    C’est un remède de cheval,
    Dans les deux jambes
    Et ça remue le sang.
    Faites-en l’expérience
    Généralisez la méthode
    Hâtez-vous de rentrer.
    Imitez les chtimis,
    Je vous propose d’en faire autant
    Kata, diront vos amis !
    Laissez-les dire,
    Mais essayez la méthode,
    Ne vous laissez pas faire,
    Oubliez vite leur charabia,
    Pour soulager vos douleurs,
    Qui disparaitront
    Rapidement,
    Sans laisser de traces.
    Tout médicament est inutile.
    Utilisez bien le procédé,
    Vous serez vite soulagés.
    Week-end dans le Nord ;
    Xénophobe, restez chez vous !
    Yaourt au retour après la baignade
    Zen vous serez en rentrant.
    (08/05/2021)

     

     


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  • Ombre et lumière

    Promenade le long des rives de la Loire,
    De la lumière au noir,
    Du jour à la nuit,
    Rive sans bruit.
    Les arbres, pieds au ras de l’eau,
    Chêne ou bouleux.
    Silence de la nature
    Qui vous offre une belle devanture.
    Pas un bruit, pas un son,
    Se cachent les poissons.

    Soleil à l’horizon,
    Dans la belle saison ;
    La solitude vous accueille,
    Sous un parapluie de feuilles.
    Écoute le silence,
    Ailleurs, aucune équivalence.
    La nature te parle à l’oreille,
    Sans aucun appareil.
    Elle t’accueille les bras ouverts,
    Pour elle, rien n’est pervers.

    Dans le lointain,
    Des canards jouent du patin,
    Sur le fleuve endormi.
    Pourquoi cette tête ébahie ?
    Promenade solitaire,
    Un jour ordinaire.
    Des hérons traversent le fleuve ;
    Pour eux, ce n’est pas une épreuve.
    Sur l’île centrale, leur domaine
    Entre eux, aucune concurrence ni haine.

    C’est un des joyaux de la Touraine ;
    Ici, ce n’est pas la fête foraine.
    Le silence règne partout,
    Surtout en août.
    La Loire comme le Cher,
    Entourés de jachères,
    Offrent aux oiseaux,
    Un repos près de l’eau.
    Ombre et lumières vous accueillent,
    En bon ménage avec les écureuils.
    (30/04/2021)





    18 commentaires
  • Tirso


    Tirso, dessinateur de bandes dessinées,
    En Espagne tu es né.
    Ton nom m’était inconnu,
    Si Google ne m’avait pas ouvert une avenue.
    Les BD, trop de caricatures
    Ce ne sont pas mes lectures.
    Elles ne m’ont jamais attiré,
    Je ne peux les admirer.
    Elles attirent les jeunes, garçons ou filles,
    Qui les regardent comme des anguilles.

    Combien as-tu écrit d’albums !
    Pour les jeunes, que de baume.
    Ils se vendent comme des petits pains
    Mais dessinés à la main.
    Je connais quelques Tintin,
    J’en n’ai lu aucun.
    13 reposent sur l’étagère,
    Pour eux un frigidaire.
    23 Boule et Bill,
    Je le trouve débiles.

    Une dizaine de Gaston la gaffe,
    Qui ont perdu quelques agrafes.
    Les petits enfants les adoraient,
    Les smartphones les ont égarés.
    Il faut se mettre à la page,
    Les romans déménagent ;
    Dans les dépôts de livres,
    Ils essaient de survivre.
    Quelques-uns sur les rayons des centres sociaux,
    De moins en moins dans les centres commerciaux.
    (05/05/2021)


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  • Voler

    Tourne la feuille,
    Change ton coup d’œil.
    En haut, un oiseau qui vole,
    Bec en avant, aspect frivole.
    Une feuille de châtaignier,
    Que le vent a castagnée.
    Sur la plage, une étoile de mer,
    Ramassée par quelques commères.
    Un point noir,
    Signal du soir.

    Chacun sa vision.
    Une illusion !
    Les trois dessins sont identiques,
    Sur un carton blanc initiatique.
    Vues sous un angle différent
    En arrière-plan.
    Est-ce une œuvre d’art,
    Dessinée dans les Baléares,
    La question est posée,
    Mais rien d’imposé.

    Tourner en rond,
    Autour de simples feuilles,
    Loin d’être un millefeuille,
    C’est un travail de larron.
    Et le point noir,
    Signe du soir,
    Vers lequel pointe chaque image,
    Un simple enfumage,
    Pour tromper l’ennemi,
    Qui n’a rien d’un ami !

    Montage d’un artiste
    Qui se dit cubiste,
    Imitant l’art contemporain
    À la recherche d’un parrain !
    Ne cherchez pas le sens de cet ensemble,
    Qui sur la planche blanche tremble.
    Trois feuilles emportées par le vent,
    Qui vont rejoindre le toit d’un auvent,
    Avant de tomber sur le sol mouillé
    Et se faire écrabouillées.
    (04/05/2021)




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  • Angoisse

    Souvenirs éternelles,
    Acte relationnel,
    Ce jour où tu m’as pris la main,
    Comme à un gamin,
    Où, allongé sur le lit peu après le repas,
    Une crise peu sympa,
    A transformé mes yeux en torrent,
    Visage effarant.
    Blessure
    Peur, mauvais rêves, censures !

    Son geste m’a calmé,
    Autour de moi, tout était obscur,
    Partout des piqures,
    J’étais diffamé.
    Arriver à me tirer de ce mauvais pas
    Moi qui étais perdu depuis la fin du repas.
    Aucun ennemi mis en cause,
    Une histoire ancienne remontée de mon subconscient,
    J’étais peut-être insouciant,
    Du retour de cette chose.

    On a beau grandir,
    Se connaître et s’approfondir,
    La crise d’angoisse,
    Ne nous lâche pas, elle est tenace.
    Elle n’a pas d’âge,
    Et nous attend dans un virage,
    Sans nous avertir ;
    Elle peut nous anéantir.
    Main qui m’a calmé,
    Main qui m’a aimé.
    (03/05/2021)



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  • La poétesse

    Chez Ghislaine atelier 151

    Sous un épais brouillard
    Il faisait déjà tard.
    J’avançais avec délicatesse,
    Rêvant à la poétesse
    Qui m’avait invité dans un coin sauvage,
    Le long de son rivage.
    Je n’avais nullement besoin de l’écouter,
    De sa poésie, j’étais un peu dégouté.
    Elle voyait déjà ses poèmes publier,
    Et me demandait de l’appuyer.

    Les transports en commun, je les avais écartés,
    À pied, la nature, je l’écoutais.
    Je rejoignais sa maison en suivant la levée,
    Chemin idéal pour rêver.
    Je ne voulais pas tromper cette amie,
    Qui serait bientôt mamie.
    Son chemin lui semblait tout tracé
    Elle n’était pas angoissée.
    Je lui ai déconseillé de publier son premier livre,
    Il y a d’autres chemins à suivre.

    Etre poète ou poétesse, ne s’invente pas.
    Même si le dire n’est pas sympa.
    C’est d’abord une tournure d’esprit,
    Sans aucune tromperie.
    C’est un travail de longue haleine,
    Qui demande beaucoup de peine.
    Ses phrases sortent de son cœur,
    Et répandent une bonne odeur,
    Qui est sa signature,
    Rejetant toute caricature.
    (30/04/2021)




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  • Oh ! Hé ! Les enfants
    Dansons la capucine
    Plus de pain chez nous.

    Mon frère Jacques,
    Votre travail au repos,
    Sonnez matines.

    Jacques Brel, jeune,
    Ses chansons je les chantais,
    La joie d’écouter.

    Chante Amsterdam,
    Son grand port et ses marins,
    Qui pissent dans l’eau.

    Flamandes du nord
    Dansent sans rien vous dire,
    Elles dansent devant vous.

    Ami, viens à moi
    Emplis encore verre,
    Chante, je suis gai.

    N’oublie rien de moi,
    On s’habitue bien, C’est tout.
    Tu sais oublier.







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  • Provence

    Magnifique prénom,
    D’une fille bien bronzée,
    Légèrement vêtue
    Ou en maillot de bain,
    Allongée sur le sable,
    Devant une mer bleue.

    Tu viens d’une région,
    Riche de soleil,
    De fleurs
    De fruits.
    Accent du midi ;
    Pastis sous les arbres.

    Des champs de lavande
    Odeur agréable.
    De belles olives bien vertes,
    Huile pour la salade.
    Des fruits de toutes les couleurs.

    Provence,
    Tu as un joli prénom.
    Les filles vont t’envier,
    Et te feront rougir.
    Bienvenue dans notre école.

    Tu nous apportes un peu de soleil ;
    Ta façon de parler,
    L’accent de ton midi,
    La joie sur ta figure
    Qui a de belles couleurs.
    (28/04/2021)


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  • Dernier livre que vous avez lu

    Changez l’eau des fleurs

     

     

     


    Violette Toussaint a eu une vie bouleversée.  Issue de l’assistance publique elle trouve une place de barman ; un homme l’accroche et elle pense trouver avec lui le bonheur. La voici garde-barrière à la SNCF. Son mari, assez volage, la laisse faire quasiment tout le travail. Les barrières étant automatisées, elle trouve un autre travail : gardienne d’un cimetière dans une petite ville de Bourgogne.
    Livre un peu difficile à suivre car il y a toujours des retours en arrière dans la vie de l’héroïne. Bien à son aise dans ce nouveau travail, elle finit par se retrouver seule entre les tombes et les chats.
    J’ai nagé un peu dans ma lecture, mais finalement j’ai apprécié ce livre.

    Miss Islande Audur Ava Olafsdottir

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme tous les livres traduits de l’Islandais, on a du mal à tout lire à cause des noms islandais. Livre intéressant qui ouvre sur la culture de ce pays.
    Hekla quitte la ferme de ses parents, cherchant à accomplir son destin : elle sera écrivain. Mais dans la capitale on le verrait plutôt briguer le titre de Miss Islande.

    Il fallait me laisser mourir de Séverine Vialon

     

     

     

     

     

     

     


    Un troisième corps de femme est retrouvé dans le bois des Gâts de Châteaudun. Ces femmes n’ont aucun lien entre elles et les corps dissimulés dans la verdure.
    La capitaine Thébault, récemment affectée à la brigade de gendarmerie de la ville, se retrouve seule face à une équipe d’hommes. Il lui faut se faire accepter et ces découvertes ne vont pas lui faciliter la tâche.
    L’auteur se lance dans un nouveau type d’écriture : le roman policier. Elle semble avoir été à bonne école auprès d’un spécialiste des policiers.
    Livre passionnant dont on ne découvre l’assassin qu’en fin de lecture.
    À lire impérativement dans l’attente de celui qui devrait sortir prochainement.


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