• Le confinement

    Le premier nous avait surpris,
    Nous n’avions rien compris,
    Sauf : boulot, dodo,
    Bien connus ces deux mots.
    Vivre en solo
    Avec un masque pâlot
    Nous paraissaient rigolos,
    Content les écolos !

    Du temps pour ranger les photos
    De nos dernières randos,
    En plein été, il faisait très chaud.
    Quelques visioconférences,
    Pour éviter les flots de population,
    En circulation,
    Dans les trains et les métros
    Et même dans les bistrots

    Second confinement,
    À cause de nombreux débordements,
    Des jeunes et des plus âgés,
    Qu’il fallait aménager
    En permettant de vivre en liberté,
    Face au virus écarté.
    Permettre les départs en vacances,
    En oubliant les conséquences.

    Aujourd’hui, retour de bâton,
    Que diront les patrons ?
    Les hôpitaux de nouveau débordés,
    Pour les malades, sauvegarder.
    Médecins et infirmières,
    De bonnes ouvrières,
    Répondants présents,
    Auprès des agonisants.

    Le télétravail à la maison ;
    Il peut se faire en chanson.
    Heureusement, les enfants seront à l’école,
    Pour étudier quelques bricoles.
    Pour tout arranger des assassinats aveugles,
    Au nom d’Allah, respect de la règle.
    La vengeance guide leur geste,
    Pour rejoindre l’habitat céleste.
    (31/10/2020)


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  • Halloween - Toussaint

    Deux fêtes qui peuvent coexister
    Elles se jouxtent dans le calendrier
    Rencontres dans la joie.

    Deux fêtes de la lumière,
    Les lampions ne se mettent pas au même endroit,
    Mais ils sont présents.

    La Toussaint, fête de tous les saints vivants ou décédés,
    Le jour des morts, c’est le lendemain,
    Regardez vos calendriers.

    Halloween, fête d’origine américaine,
    Les enfants ramassent des bonbons,
    Les adultes déguisés dansent.

    Pourquoi les opposer ?
    Lumière et joie pour tous,
    La tristesse, il faut attendre.

    Réjouissez-vous dans le respect,
    Des barrières de sécurité,
    Mettez deux masques.

    Nous sommes tous des saints en puissance,
    Des saints joyeux,
    Aujourd’hui et demain.
    (27/10/2020)



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  • La moto
     



    Dans un grenier, en pièces détachées,
    Je l’ai vue, cette moto, sous une bâche cachée.
    C’était son dernier garage ;
    Elle avait eu, en son temps, beaucoup de courage.
    Un vieux blouson et quelques clés,
    Gisaient sur le sol bâché.

    Face à ces pièces en acier,
    J’étais en furie devant un tel engin déprécié.
    Quelques instants après, j’en ai parlé à mon beau-frère,
    Il ne pouvait plus se distraire,
    Pour s’occuper de sa moto et la dégager,
    Ni à la remonter, s’engager.

    Pour lui, il ne manquait aucune pièce,
    Un héritage pour sa nièce.
    Il me raconta les instants de liberté,
    Qu’il avait, à peine sorti de la puberté,
    Quand il roulait dans la campagne,
    Ou sur les chemins de montagne.

    Il ne se sentait jamais stressé
    Et ne s’est jamais blessé,
    Malgré la vitesse,
    Opposée à la sagesse.
    Le bruit du moteur chantait dans ses oreilles
    Un vrai chant d’abeille.

    Dans sa jeunesse, il avait des cheveux longs,
    C’était la mode dans tout le vallon.
    Sa chevelure dansait dans le vent,
    C’était pour lui captivant.
    Il était prêt à donner ce trésor,
    Avec une condition d’abord.

    S’engager à remonter sa moto,
    Un véritable ex-voto,
    Rouler avec devant sa maison,
    Durant la belle saison.
    Son vœu serait réalisé,
    Sans être dépaysé.

    Sa nièce avait refusé
    De récupérer de vieilles pièces bien usées.
    Il aurait voulu qu’elle reste dans la famille,
    Sa vieille béquille.
    Son vœu sera-t-il exaucé,
    À mon âge, j’étais dépassé.
    (25/10/2020)


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  • Hiver

    Signes de l’hiver,
    S’il n’a pas la tête à l’envers,
    De la neige sur les trottoirs et les routes,
    Plus ou moins épaisse, la croute.
    Glissades assurées,
    Sur les trottoirs défigurés,
    Recouverts de verglas,
    Quel gala !
    Voitures bloquées dans les côtes,
    Les chauffeurs, des astronautes.

    La nature est perdue,
    Par le réchauffement climatique inattendu.
    Les ours polaires sont abasourdis,
    Leur orientation étourdie.
    La nourriture se fait rare,
    A même disparu le brouillard.
    La montée des eaux est catastrophique,
    A changer tous les graphiques.
    Les humains détruisent leur propre planète,
    Pour quelques clopinettes.

    Réchauffement climatique oblige,
    Les saisons ont le vertige.
    Printemps et hivers
    Sont souvent de travers,
    Ils ont tendance,
    Devant l’été et l’automne à tirer la révérence.
    Le printemps aussi chaud que l’été,
    Plus d’eau dans les propriétés.
    La sécheresse s’installe très tôt,
    Les végétaux manquent d’eau.

    En Touraine, depuis 2 ans
    L’hiver est aux abonnés absents.
    La neige a disparu de notre horizon
    Quelle trahison !
    Pour tout arranger, le virus a tout chamboulé
    Les enfants se sont défoulés,
    Avec les écoles fermées,
    Ça ne les a pas alarmés.
    L’hiver est passé inaperçu,
    Les jours se sont écoulés à notre insu.
    (27/10/2020)




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  • Le couvre-feu

    Hiakus hez Leaning

    Pas de sirènes
    Pas de bruits d’avion
    Pas d’abri à rejoindre.

    Une apparition du Président à la télé
    Quelques mots d’un air sérieux,
    De grandes métropoles sont visées.

    Le coronavirus fait des ravages,
    Fruits de dévergondages,
    D’une jeunesse désinvolte.

    Le gong est tombé,
    Couvre-feu dans les grandes villes,
    Restaurants, bars, fermés à19 heures.


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  • Pensées

    Penser à qui, penser à quoi ?
    Je me demande pourquoi ?
    Aux pensées que je n’ai pas encore plantées
    Le parterre s’impatientait.
    À un ami qui fait une escapade dans le midi,
    Avec sa copine Lydie !

    Mon esprit ne pense à rien,
    Ce n’est pas très chrétien
    Et je n’en suis pas fier.
    Comme hier.
    En me promenant, j’ai déposé une lettre à la poste,
    En route un ami faisait son compost.

    Nous avons parlé jardinage,
    De la terre, du binage.
    Je n’ai pas osé parler des fleurs,
    Qui fleuriront au printemps.
    Ni de nos douleurs,
    Ce n’était pas le moment.

    Que je suis sot de mélanger ma pensé,
    Ce qui aurait dû m’agacer
    Avec les fleurs qui portent la même dénomination,
    Mais pas la même définition.
    Elles charmeront ceux qui passent sur le trottoir,
    Comme les plantations du champ de foire.

    Mon parterre aurait été joli avec les tulipes,
    Nous y tenions par principe.
    Ces plantations ne craignent pas le froid hivernal,
    C’est original.
    Tulipes et pensées font bon ménage,
    Avec de temps à autre, un petit binage.
    (19/10/2020)


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  • L’œil du cyclope

    Sur le fil terre et mer

    Face à la mer
    Celle où allez déjà ma grand-mère
    L’œil surveille la force des flots
    Qu’il examine de haut.

    L’odyssée raconte,
    Ce qu’on appellerait aujourd’hui un comte,
    Qu’Ulysse recherchant Pénélope
    Avait rencontré un cyclope.

    Géant qui n’avait qu’un œil au milieu du front
    Bien avant que vivait Cicéron.
    Les livres d’histoire racontent cette légende,
    Et en ont fait la propagande.

    C’était un Dieu du ciel
    Qui ne connaissait pas le courriel,
    Le dieu de la foudre,
    Qui ne voulait pas en coudre.

    C’étaient des ogres féroces,
    De terribles colosses.
    Un jour l’un d’entre eux
    A ses collègues dit adieu.

    Il voulait explorer notre monde,
    Qui de loin, le trouvait immonde,
    Pour y répandre sa foudre,
    Sur ses habitants fourbes.

    Ameutés par des bruits de pas,
    Les hommes se cachèrent bien au-delà,
    Près de la mer, dans les rochers.
    Les sentant, il voulut s’approcher.

    Comment, de tels êtres peuvent vivre aux alentours,
    Marchant vite, il en fit le détour.
    Pas de fumée
    Dans l’air, consumée !

    Furieux de sa mésaventure, il longea le littoral,
    A l’affut comme un animal.
    La foudre les fera sortir de leur cachette,
    La peur les fera partir comme de pauvres lavettes.

    La foule, délogée mais vengeresse,
    Avant de retourner à leurs adresses,
    Le long de la mer, tendit un piège
    A côté d’un siège.

    Le cyclone, dans sa fureur,
    Des humains, aucune peur.
    Ne vit pas le gros rocher sur le chemin,
    Il se fracassa comme un parchemin.

    Son œil s’incrusta au milieu du piège
    Le rocher lui offrit un siège.
    Il l’incrusta dans la pierre.
    Il fut garni par la joaillère.
    (20/10/2020)

    (Texte écrit à partir d'une photo émise par Jama)








     


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  • Refuge

    Au fond de mon jardin,
    Au bout d’un petit chemin,
    Une exquise de refuge,
    Un abri face à tout déluge.
    En plein été un petit coin d’ombre,
    Certes, un peu sombre,
    Par l’épaisseur du feuillage qui l’entoure,
    Tout autour.
    Isolement complet d’un monde triste,
    Qui m’écarte de tous risques.

    Là-haut, c’est mon domaine,
    La plateforme entourée de cyclamens.
    Je respire l’air pur de la montagne,
    Au loin dans ma campagne.
    Intérieur agréable, fenêtre habillée d’un voile
    Qui ne cache pas, la nuit, les étoiles,
    Ni la lune, ce petit astre,
    Oublié par le cadastre.
    Ce soir elle s’est cachée derrière un gros nuage,
    Elle a besoin d’un bon nettoyage.

    Debout sur le petit balcon de bois,
    Sur les épaules, une couverture en soie,
    Je danse devant les étoiles,
    Etalées sous une grande toile,
    Au-dessus de ma tête,
    Quelle  belle fête !
    Je respire l’air pur de la soirée ;
    À Dame nature, mon amour déclarée.
    Du haut de ma résidence secondaire,
    M’éclaire un petit lampadaire

    Pendant les vacances, les enfants occupent ce cabanon,
    Ils l’appellent : Château-Chinon.
    Ils y jouent de bonne humeur ;
    On se partage cette petite demeure.
    Le soir, m’est réservé
    Ce lieu préservé.
    Chacun respecte ce petit chalet
    Et y passe un coup de balai.
    Là-haut sur les branches d’un arbre,
    L’ombre du soir, éteint toute palabre.

    Le silence de la nuit étend son voile
    Laissant apparaître les étoiles.
    Dans ce refuge, on peut y dormir,
    Et sous la vouté étoilée s’endormir.
    Me revient en tête cette chanson,
    Sous couvert des buissons,
    Que l’on chantait dans notre jeunesse,
    Pas toujours synonyme de sagesse :
    Là-haut sur la montagne était un vieux chalet,
    Transformé, avec les filles, en ballet.
    (18/10/2020)






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  • Vallée de la Tinée

    inondations

    Vallée paisible où il faisait bon vivre ;
    Loin de la ville, ils se sentaient libres ;
    Les maisons se passaient de génération en génération,
    Pas besoin de donations.
    Les rivières coulaient tranquillement sous les ponts.
    Nous dansions sous l’air des accordéons.
    Les hommes allaient à la pêche,
    Ils achetaient leur carte auprès du garde-pêche.
    Nous avions notre hôpital
    C’était capital.
    Les anciens étaient pris en charge,
    Ils n’étaient pas une surcharge.

    Dans la nuit du 2 octobre 2020, tout a basculé,
    Tous les éléments se sont coagulés,
    Tempête, vent, et pluie se sont ligués
    En un torrent balayant les gués
    Envahissant l’étroite vallée,
    Pour tout avaler.
    Des morts, des disparus,
    Tous les habitants à la rue.
    Voitures emportées par la force des eaux,
    Ponts effondrés, routes éventrées, quel cahot !
    Maisons suspendues au-dessus du vide,
    Qui s’écroulent dans le torrent avide.

    Plus de routes,
    C’est la déroute.
    Plus de lignes électriques,
    Arrachés les câbles téléphoniques.
    Villages coupées des autres vallées
    Tout a été avalé.
    Pompiers, gendarmes, bénévoles, militaires
    Réunis autour des cratères,
    Recherchent les personnes absentes,
    Pour les familles situation angoissante.
    Les hélicoptères civils et militaires,
    Tournent dans les airs.

    Ils apportent eau et nourriture,
    À toutes les créatures,
    Totalement isolées,
    Face à leur maison chamboulée.
    Des logements à détruire
    Tout est à reconstruire.
    L’État et les collectivités locales,
    Réunis pour la même opération chirurgicale,
    S’engagent à côté des sinistrés,
    Actuellement cloitrés,
    Pour rétablir les liaisons,
    Avant la mauvaise saison.
    (09/10/2020)




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  • Soleil d’automne

    Il ne peut plus triompher,
    Ce soleil, de grandeur, assoiffé.
    La nature a changé de couleurs
    Modifié ses senteurs.
    Les champs se sont vidés de leur fruit,
    La récolte s’est faite avec beaucoup de bruit,
    L’onde douce des premiers jours
    A éteint les rayons du soleil

    La fontaine déborde,
    Le ciel est en discorde,
    Avec la sécheresse de la saison précédente.
    Pluies torrentielles, abondantes.
    Dame nature s’est fâchée,
    Elle a tout arraché,
    Ponts, routes, maisons,
    Se moquant de la saison.

    Le soleil a dû éteindre ses rayons,
    Devant tant de vigueur de ses aiguillons.
    C’est le mystère de la nature,
    Qui a changé sa devanture.
    L’onde paisible s’est habillé de fureur
    Son cœur empli d’aigreur,
    A dévalé les pentes recouvrant les vallées
    De multiples galets.

    La symphonie d’un automne paisible
    Pour les gens disponibles,
    Avec le champ des oiseaux,
    Dont le ton est très haut
    Et le vol des papillons de multiples couleurs
    Un temps de bonheur
    S’est éclipsée devant la fureur des flots,
    Qui ont envahi les vallées, là-haut.

    L’automne s’est habillé d’hiver,
    Un véritable calvaire.
    Les belles couleurs de nos forêts se sont effacées,
    De la sécheresse elles en ont eu assez.
    Le réchauffement climatique est une réalité,
    Pour les hommes politiques, une vérité.
    Changez votre façon de faire,
    Tout est à refaire.
    (13/10/2020)


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  • Visage

    Giula Bernardelli

    Tout est possible,
    Tout semble possible
    A écrit cette femme,
    Sur une grande feuille,
    Fierté de sa création.
    L’artiste a caché son visage.
    L’important, ce n’est pas elle,
    Mais le message qu’elle porte.

    Tout est possible,
    Tout semble possible
    À celui qui reçoit la vie,
    Vie paisible,
    Vie tourmentée,
    Vie détruite par un torrent de boue,
    Ponts, routes maisons,
    Tout sera reconstruit.

    Tout est possible,
    Tout semble possible,
    À la jeune génération,
    Qui se croit forte devant le virus.
    Pas de masques,
    Pas de gestes barrière,
    Serrés les uns sur les autres
    Dans un petit appartement.

    Tout est possible,
    Tout semble possible,
    À cet artiste qui cache son visage
    Mettant en valeur ce qu’elle a écrit sur une grande feuille,
    Ce qui lui tient à cœur
    Et qu’elle voudrait partager,
    Avec ceux qui verront son œuvre
    Avec leur cœur.

    Tout est possible,
    Tout semble possible,
    Quand on aime avec le cœur,
    Quand on travaille avec le cœur,
    Quand on parle avec le cœur,
    Quand on rencontre avec le cœur,
    Un visage différent
    Un visage à aimer.
     (12/10/2020)




     
     


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  • Je suis…
     

    Atelier 1 chez Rimarien

    Faut-il se servir la psychologie,
    Ou tout simplement de l’analogie,
    Comme une loupe,
    Qui nous extrait du groupe
    Pour mieux se connaître,
    Centimètre par centimètre
    Et se découvrir, tel que l’on est ?
    Un homme ou un être céleste !

    Déduction trop facile,
    Qu’utilise tout imbécile,
    Avec un côté démagogique,
    Qui n’a rien de logique.
    S’asseoir dans son salon,
    Et regardant Apollon,
    Crier à autrui :
    Je suis !

    C’est mon intuition qui me susurre,
    En dehors de toute censure :
    Je suis un être vivant,
    Comme vous, un estivant.
    Pour me connaitre, il faut réfléchir sur ma vie.
    Je suis indivis,
    Corps et âme.
    Inutile de faire des amalgames.

    Seul, debout dans l’océan,
    Tête baissée, face au néant.
    Soleil levant,
    Je n’ose regarder devant
    Qui suis-je face à la grandeur de cet astre,
    Un simple désastre,
    Ou un être humain
    Qui sera encore debout demain ?

    Une simple réflexion sur mon passé,
    Sur les évènements qui m’ont angoissé,
    Sur les joies d’une vie en famille,
    Au printemps les jonquilles,
    Dans un jardin toujours fleuri
    Comme celui de Jean-Marie,
    Toute l’année sans tenir compte des saisons,
    De quoi faire une belle chanson.

    Une bonne marche arrière
    Et regarder derrière,
    Mon passé me dira tout simplement,
    Quelquefois lourdement,
    Qui je suis réellement,
    Bien amicalement.
    Pas besoin de psychologue,
    Ou de spécialistes analogues.
    (12/10/2020)







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  • Romaric

    Deux mots fusionnés : Rome Éric
    Internet a une autre version :
    Hrum et ric,
    Gloire et puissance.
    De quel côté mon cœur balance ?

    Pauvre gamin qui a un tel prénom.
    Comment vont réagir ces copains ?
    Pour la première fois, il prend le chemin de l’école.
    Lieu inconnu pour lui.
    Dans le village, il se sent déjà isolé.
    Seul à la maison,
    Pas de copains.
    Pas de frères et sœurs.
    La solitude la plus complète.

    C’est maman qui lui donne la main,
    Cartable neuf au dos,
    Il en est fier.
    Un petit goûter pour la récréation.
    Il serre la main de sa mère.
    Il n’est pas à l’aise !
    Il a peur !
    Que vont dire les garçons de son prénom ?
    Et les filles, n’en parlons pas !
    La maitresse l’accueille avec tellement de gentillesse,
    Qu’il rejoint garçons et filles sans complexe.
    (07/10/2020)


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  • Projet de voyage

    Australie ou Jordanie,
    Antarctique ou Laponie,
    Nuages et pluie
    Temps ensoleillé en circuit,
    Pleine lune
    Sans aucune lacune.

    Dans tous les cas, il vous faudra un passeport,
    Pour passer l’aéroport.
    Vous voulez vous enfuir,
    Sans devoir conduire.
    Choisir le froid ou la chaleur,
    Le blanc ou la couleur !

    De la maison, faites tous les recoins ;
    Pour voyager au loin,
    Il faut beaucoup d’argent ;
    Faire les fonds de tiroirs, c’est exigeant.
    C’est le trouble dans votre esprit,
    Face aux nombreuses duperies.

    Dans une agence, vous trouverez la lumière,
    Sur Internet, de nombreuses œillères.
    Le choix se fait en couple dans le silence,
    En utilisant la meilleure balance,
    Et évitant toute violence.

    La nuit porte conseil,
    Avec un profond sommeil.
    Prenez votre temps,
    Ce n’est qu’un passe-temps.
    Beaucoup d’opportunités vous sont offertes,
    Partez à leur découverte.

    Restez les pieds sur terre,
    De ce voyage, vous êtes le destinataire.
    Vous pouvez voyager en rêve,
    Vous ne serez pas gêné par des grèves.
    Mais quelles photos rapporterez-vous,
    De cette rêverie en plein mois d’août ?
    (04/10/2020)






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  • Liberté

    Chaque peuple a besoin de liberté,
    Ce n’est pas un acte de charité,
    Pour survivre dans de bonnes conditions
    C’est le niveau de civilisation,
    Qui entraîne l’amour de la patrie,
    Refusant toute idolâtrie.

    Survivre dans une tanière,
    A l’abri des bombes et des obus ;
    Abandonnez sa chaumière,
    Comme toute leur tribut,
    Pour survivre dans un espace restreint,
    Tout leur peuple en est contraint.

    Concerts de chants et de musique,
    Pour leur manifester un peu d’amour,
    N’est-ce pas une aide basique,
    Pour leur adresser quelques secours ?
    De nombreux jeunes se joignent à leur détresse,
    Accompagnés de doctoresses.

    Utiliser l’espace aérien,
    Pour tendre un lien de liberté,
    Aux populations concertées,
    Donnez-leur un peu de bien.
    L’amour va jusque-là,
    Et avance à petits pas.

    La liberté n’est pas donnée à tout le monde ;
    Est souvent oubliée dans le quart-monde.
    Des dictateurs sèment la terreur,
    Créant des scènes d’horreur.
    Ils s’appuient sur une armée,
    Pour écraser les mal-aimés.

    Hommes et femmes affamés,
    A l’exil sont condamnés,
    Pour garder un brin de liberté.
    Ils seront déconcertés,
    Par l’accueil qu’on leur réserve,
    Partout, c’est ce qu’ils observent.
    (05/10/2020)



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  • Ce sont des enfants du monde

    Pourquoi tant d’enfants dans ces camps,
    Qui n’ont connu que la guerre et le sang ?
    Dites-moi : quel est leur crime,
    Pour connaître un tel abime ?
    Camp de toile et de chiffon,
    Comme après un typhon.
    Qui veut leur mort et leur assassinat ?
    Pour eux, c’est la Bérézina !
    Leur faute : être nés en exil,
    Leur seul asile.

    Les armes, ils les ont frôlées,
    Sans jamais les contrôler.
    Les bombes, ils les ont côtoyées ;
    Leurs parents ont été broyés,
    Pour défendre des chefs inconnus
    Qui leur ont dit : Bienvenu !
    Enfants sans père,
    Uniquement une mère,
    Avec eux rassemblées
    Dans des conditions insensées.

    Enfants de la guerre,
    Ils n’ont pas connu l’avant-guerre,
    Ces temps d’oisiveté,
    Où régnait la gaîté.
    Leur enfance a été volée
    Comment pouvait-il raffoler,
    D’un peu de sérénité,
    Et de gratuité ?
    Les arracher à leur mère,
    Pour la faute de leur père !


    On ne choisit pas ses origines,
    Dans ce monde misogyne,
    Qui fait fortune sur les ventes d’armes,
    Sans verser une seule larme.
    Cœur de pierre,
    Avec des œillères,
    Écoute le cri de ces mioches,
    Qui à vos jambes s’accrochent,
    Dans l’espoir de survivre,
    Et avec vous, leur vie poursuivre.

    Un enfant est-il coupable,
    À vos yeux, condamnable,
    D’avoir survécu aux massacres,
    Ou à ses simulacres.
    Donnez-lui une nouvelle chance,
    Lui qui n’a connu que la malchance !
    Pouvez-vous rester serein,
    Devant ces bambins,
    Qui n’ont connu que le sang,
    Dans un monde glaçant ?
    (28/09/2020)


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  • Plaisirs d’automne

    L’été nous a quittés,
    De l’année, la continuité
    Il avait besoin de repos,
    Il s’est retiré dans un entrepôt
    Le virus l’a fatigué
    Contre lui il s’était ligué.

    Les forêts ont changé de tenue ;
    Vous restez les bienvenus.
    Feuilles multicolores,
    Quel folklore
    L’automne s’est installé,
    Le soleil s’en est allé.

    Les feuilles d’automne emportées par le vent,
    Se déposent sous l’auvent.
    Il faudra les ramasser à la pelle,
    Les ranger dans une coupelle,
    Avant de les coller dans un cahier,
    Par les enfants, déployé.

    Les chemins se sont couverts d’un épais tapis,
    Attention, Mamie et Papi,
    De ne pas glisser
    Sur ces passages trop lissés.
    Ce sont les couleurs d’automne,
    Ne jouez pas au badminton.

    Nos jardins se transforment,
    D’hiver, ils prennent déjà la forme ;
    La pelouse a quitté son manteau de verdure,
    Pour les couleurs de la nature,
    Les feuilles d’automne l’ont recouverte,
    D’un manteau d’experte.
    (02/10/2020)


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  • L’alliance de la brebis

     Livre à la fois captivant et cauchemardesque ;
    Un pasteur gargantuesque,
    Attire ses victimes,
    Sous un angle légitime
    Basé sur une écoute de passages de la Bible
    Qui n’a rien de crédible.

    Gabrielle, une jeune femme,
    Cherchant la survie de son âme,
    Et une voie qui donnerait sens à sa vie,
    Se retrouve vite asservie,
    Par une secte qui annonce la fin du monde
    Dans des conditions immondes.

    Toutes les personnes embrigadées,
    Hommes et femmes bien gardés
    Doivent impérativement se convertir,
    Et tout consentir,
    Pour entrer dans le nouveau monde qui arrive,
    Rejetant toute dérive.

    Sauf pour le gourou, il faut maitriser son corps,
    Dans un bien triste décor,
    En acceptant les sévices
    Allant jusqu’au supplice,
    Pour échapper à l’enfer,
    Qui partout prolifère.

    Vie communautaire,
    À la limite du prolétaire.
    Devant le Maître, la nudité est courante
    Pour une purification apparente.
    Les sévices sexuels sont indispensables
    Pour ces êtres corvéables.

    Régulièrement des adhérents s’enfuient
    Sans aucun appui.
    Quelques jours après, ils sont de retour ;
    Leur maître est leur seul secours,
    Pour éviter les griffes de Satan,
    Un vrai charlatan.

    La mort y trouve sa place,
    C’est la fin de vie hélas.
    Les dépouilles dépecées par le Maître,
    Sont incinérées pour leur bien-être.
    En spectateurs les adhérents nus,
    De véritables codétenus.

    Gabrielle écœurée se retrouve à l’hôpital,
    Dans un état presque létal.
    La police avisée par le corps médical,
    Découvre cette secte inamicale.
    Le gourou incarcéré,
    En psychiatrie déféré.
    (16/09/2020)






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  • L'alphabet

    Un jour la troupe campa, a, a, a ;
    La pluie se mit à tomber, b, b, b ;
    L’orage a tout cassé, c, c, c ;
    Faillit nous inonder, d, d, d ;
    Me remonte en mémoire,
    Cette mélodie chantée le long des berges de la Loire,
    Au pas de course,
    Quand nous courrions vers la source,
    De nombreux rêves,
    Comme de nombreux élèves.

    C’est dans le secret de mon cœur,
    Qu’émergent ces temps de bonheur,
    Où chaque jour, le cartable au dos,
    Nous, les ados,
    A cheval sur notre bicyclette,
    Dans la poche, quelques galettes,
    Nous ne songions qu’à la vitesse,
    En défit à toute sagesse.
    Avions-nous le sens de la réalité,
    Qui cache tant de vérités ?

    L’alphabet en anglais ou en latin,
    Pour les ados plus malin.
    Loin de nos veillés autour d’un beau feu de bois,
    Proche d’un sous-bois.
    Les principes du scoutisme,
    Avec le sens de l’amateurisme,
    De la gratuité,
    De la vérité.
    Ces principes restent toute la vie,
    Pour ceux qui en ont envie.

    Toi qui es sourd,
    En un temps très court,
    Tu vas chanter avec nous
    Et fuir la gadoue.
    Regarde ma bouche et mes mains,
    Tu chanteras avec les autres gamins :
    « Maintenant qu'il ne pleut plus u, u, u ;
    La troupe va se sauver v, v, v ;
    Le temps est au beau fixe x, x, x ;
    Plus besoin qu'on nous aide u, v, x, z ».
    (30/09/2020)




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  • Georgina

    On retrouve ce prénom du coté de Clermont Ferrand.
    Il pourrait être le féminin de Georges.
    Quoiqu’il en soit cette jeune fille,
    D’origine italienne
    Vient d’arriver dans un petit village,
    Où elle fréquente la classe unique,
    Avec ses deux sœurs.

    Le maire de la commune s’en réjouit,
    3 nouveaux élèves dans son école,
    Pas de fermeture pour quelques années,
    Et ce d’autant plus que la maman attend un bébé.
    Le père, agriculteur, vient de reprendre une petite exploitation
    Pour se lancer dans le bio,
    Avec deux autres fermiers.

    Georgia a un petit accent italien,
    Qui fait rire les anciens.
    Mais elle parle deux langues,
    Comme ses sœurs.
    La maitresse, directrice les accueille,
    L’avenir de sa classe est assuré,
    Pour quelques années.
    (30/09/2020)



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