• Simple comme bonjour

    Bonjour, un mot dans les oubliettes ;
    Encore endormi devant son assiette,
    On ne voit que le contenu
    Lui seul est bienvenu.
    Même à moitié endormi,
    Au téléphone tout est permis.
    Les SMS ne peuvent attendre,
    Il faut savoir se défendre.
    Et puis, bonjour est arriéré,
    Il faut savoir s’aérer.

    Avaler un café, c’est simple comme bonjour,
    Mais rasant de le faire chaque jour.
    On n’a plus le temps,
    Et on fait semblant.
    Le café se retrouve seul à table,
    Trop froid pour être agréable.
    Les croissants enfilés dans les poches,
    Du déjeuner une ébauche.
    Les copains n’attendent pas,
    Il faut participer aux débats.

    En route on lit les SMS reçus
    Un simple aperçu.
    Les croissants déjà oubliés,
    Dans la poche, écrabouillés.
    Ils finiront dans les sacs-poubelle,
    C’est malheureusement bien réel.
    L’urgence du matin,
    Tout au long du chemin,
    Les copines d’abord
    On ne peut les laisser dehors.

    Pas de bonjour, un simple « salut »,
    Mot depuis longtemps dissolu.
    Il faut suivre le langage
    Qui traîne dans les parages,
    Pour comprendre la jeunesse.
    Adieu le droit d’aînesse.
    Les parents ne sont plus dans le coup,
    Ils sont bien trop doux.
    Un fossé les sépare,
    Il faut raser les remparts.

    En SMS, comment dire « bonjour » ;
    Pourquoi le dire toujours.
    Bye, est plus facile,
    Il part comme un missile.
    Ce mot, depuis longtemps s’est envolé,
    Pourquoi s’affoler ?
    Il est, depuis mai 1968, arriéré ;
    Le langage, il faut y adhérer.
    Mettez vos bases à jour,
    Traversez le carrefour.
    (27/04/2021)






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  • L’immensité

    Atelier 314chez Évy

    L’arabesque de ce poème
    Qui est une œuvre de bohème,
    Fera trembler certains lecteurs
    Qui n’aiment pas les champs de fleurs,
    Ni le silence de la campagne
    Dans cette immensité de cocagne.
    Il faut avoir l’esprit libre,
    Et un certain équilibre,
    Pour admirer un tel décor,
    En passant la journée dehors.

    Dans le ciel, un léger brouillard,
    Qu’aurait souhaité le chevalier Bayart,
    Devant la luminosité d’un soleil levant,
    En tout point captivant.
    Aucun fantôme à l’horizon,
    Mais une immensité de rangs,
    Sans aucune cloison,
    Que le soleil va illuminer par-devant.
    C’est la gloire du propriétaire,
    Qui cultive ses terres.

    Regarder cet alignement de bleue,
    Aucun pied n’est abîmé ;
    Au sol, ils sont bien arrimés.
    Comment sortir de ce site vertueux,
    Splendeur d’un coin de paradis
    En fin d’après-midi.
    L’odeur agréable de ces champs de lavande,
    Semés en large bandes,
    Splendeur du midi,
    Dignes de belles Lady.
    (25/04/2021)


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  • Écrire

    La ronde des mots 8/21 chez Maridan

    La littérature apprend à écrire,
    Le don, il faut l’acquérir.
    Il appert que c’est une bonne méthode,
    À comprendre, ce n’est pas toujours commode.
    Nos pairs ont ouvert un chemin qu’il faut appréhender,
    En acceptant d’être commandé,
    Par ceux qui nous ont précédés,
    Sans vouloir les posséder.

    Écrire en abondance,
    N’a aucune incidence
    Sur la qualité de l’écrit.
    Il faut être aguerri,
    Et être subtile,
    Pour découvrir des mots, les nuances,
    De l’auteur, l’ambiance,
    L’absence des termes inutiles.

    Ne soyez pas funeste,
    Méfiez-vous de vos gestes,
    Devant les premiers échecs,
    Même si vous n’avez plus aucun copeck.
    Le lecteur n’est pas en cause,
    Revoyez de votre côté la chose.
    Recherchez vos fautes, vos erreurs,
    Peut vous aider un éclaireur.

    Les lecteurs sauront vous absoudre,
    Ce n’est pas la foudre,
    Qui a tout ravagé
    Et ne pourra vous dédommager.
    Retravailler vos écrits,
    Corriger vos manuscrits.
    Faites amende honorable,
    Et restez agréable.
    (24/04/2021)
     


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  • C’est le printemps

    Le printemps fait rage dans la maison
    S’ouvre une nouvelle saison.
    Une ivresse secoue la famille,
    Même les belles-filles.
    Tous les génomes sont en ébullition.
    Le grand ménage n’est pas une aberration.
    Les fenêtres grandes ouvertes ;
    Tout en restant couvertes.
    Il faut laisser entrer le soleil
    Vont revenir les abeilles.

    Chacun met en avant son potentiel,
    Devant le bleu du ciel.
    Papa travaille au jardin
    Depuis ce matin.
    Les courgettes sont semées
    Un légume pour les affamés.
    Il pense au faisan
    Préparé avec un peu de parmesan,
    Un plat de saison,
    Qui embaumera la maison.

    Malgré le manque de pluie,
    Pourtant annoncé aujourd’hui,
    Dans tous les coins du jardin,
    Les tulipes se sont ouvertes ce matin.
    Des bordures de couleurs variées,
    Ne vont pas nous contrarier.
    Le bonheur réjouit nos cœurs,
    En regardant ces parterres de fleurs.
    Accueillons cette saison,
    Et ses nombreuses floraisons.
    (24/04/2021)
     


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  • Le Pacte

    Atelier 313 chez pleme de poètes

    Le pacte d’amour
    N’est pas un calembour.
    Engagement d’une vie,
    Limitant les autres envies.
    Alliance de deux êtres,
    Echangé par oral ou par lettre,
    Confirmée par un maire
    En présence des pères et mères,
    De la famille et de nombreux amis,
    Rejetant la polygamie.

    Le pacte peut être un acte sans limite de temps
    Scellé par un geste incitant,
    A respecter l’engagement ;
    Aucune possibilité d’arrangement.
    Ce geste n’est jamais anodin,
    Et plane sur la tête, comme un vrai gourdin.
    Le modifier, est impossible,
    Son contenu est exigible.
    Aucun document papier n’est signé,
    Dans la mémoire consigné.

    Comme un ruisseau sans issue,
    Il s’écoule inaperçu,
    Dans un savoir inaccessible,
    Un engagement terrible.
    Sur un chemin inconnu,
    Quel qu’en soit le contenu.
    Scellé, on ne peut le combattre,
    Espérant l’abattre.
    Il fonctionne comme une bascule,
    Que seule la mort annule.

    Le pacte passé avec le diable,
    N’est pas plus agréable.
    On ne peut jamais l’éterniser,
    Vous êtes athéisés.
    Marqué aux fers rouges,
    Visible par les infrarouges,
    Vous êtes repérables par ses comparses
    Qui avec vous, joue la farce.
    Votre vie est à jamais marqué,
    Vous êtes embarqués.
    (21/04/2021)


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  • Vogue sur les flots
     

    Navigue sur les flots,
    Toi qui n'as pas le pied marin.
    Vogue, vogue, sur la mer d'huile,
    Le phare du port tourne à l'horizon,
    Ne regarde pas le chemin parcouru,
    Vogue, vogue sur les flots.

    La vie ne s’écoule que dans un sens ;
    Ne cherche pas à la remonter.
    Comme le fleuve qui avance vers la mer,
    Avance face à la houle,
    Ne marche pas à reculons,
    Vogue, vogue sur les flots.

    Avance droit devant toi ;
    Le vent t’ouvre le chemin.
    Laisse-toi porter par les vagues.
    Écoute le chant des mouettes ;
    Regarde briller les étoiles,
    Vogue, vogue sur les flots.

    Admire ce ciel tout illuminé,
    Des milliers d’étoiles scintillent.
    Elles te montrent la route du bonheur
    Qui remplira ton cœur
    De milliers de fleurs
    Vogue, vogue sur les flots.

    Une nouvelle année te salue.
    Ne les compte plus.
    Va de l’avant,
    Avec ou sans bâtons.
    La vie est belle,
    Vogue, vogue sur les flots.

    Le soleil brille chassant les nuages.
    Les fleurs s’épanouissent,
    Et t’offrent des bouquets multicolores.
    Les tulipes laissent la place au muguet.
    Vogue, vogue sur les flots.
    (22/04/2021)



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  • Le modèle

    La ronde des mots chez Maridan


     

    Nouveau calendrier,
    La Poste ou les pompiers,
    Chacun son modèle ;
    Quelques hirondelles,
    Des mâles ou des femelles,
    Rouges les paumelles.
    Des paysages enneigés,
    Des bocages aménagés.
    Il faut plaire à tous les clients,
    Et savoir être accueillants.

    Chaque année de nouveaux modèles
    C’est un rituel,
    Pour les salons de l’automobile,
    Les constructeurs sont très habiles.
    Cette année, la voiture électrique,
    Allongée ou sphérique,
    Des modèles pour tous les goûts,
    On a même la « kangourou »,
    Conçue en Australie,
    Montée en Italie.

    Elle se prend pour une altesse,
    Peut-être même une comtesse,
    Son parfum est prenant,
    Et envahit tout l’établissement.
    Pour moi, il a une odeur d’œufs pourris,
    Ou d’agonie de souris.
    Elle travaille dans les testaments,
    De gens qui ont expiré laissant beaucoup d’argent.
     Prétendue chef,
    Elle n’a pas beaucoup de relief.
    (20/04/2021)


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  • La vie et ses aléas

    La vie est un long fleuve tranquille,
    Entre gens habiles,
    Qui créent de nombreuses règles,
    Trop souvent espiègles.
    Fleuve empli de larmes,
    De la femme une arme,
    Qui n’ose avouer sa peur,
    D’une fin brutale, quelle que soit l’heure

    Elle n’ose avouer,
    Qu’elle n’est pas un jouet
    Rongeant ses ongles déjà rasés
    Elle est blasée.
    Quelques lettres à sa meilleure amie,
    Laissant défiler ses nombreux ennuis
    Au lieu d’en parler avec son conjoint,
    De loin son adjoint.

    Elle est cette petite fleur
    Que la sécheresse ne fait pas peur.
    Tout habillée de jaune comme le petit serein,
    De son logement riverain.
    Il lui amène la vie de la nature,
    Fuyant ses mésaventures.
    Ses larmes se sont asséchées,
    Sera-t-elle un jour arrachée ?

    Sa vie, un cours d’eau, asséché.
    Son mariage l’a desséchée.
    Triste réalité d’une femme battue,
    Des coups, elle en a reçus.
    Les réseaux sociaux trainent le pas,
    Son mari est avocat !
    Elle se sent abandonnée,
    Elle a peur des avoinées.

    Femme déçue ;
    Autour d’elle, elle passe inaperçue.
    Personne ne peut voir son désarroi,
    Elle vit aux abois.
    Abandonnée dans sa terre aride,
    Elle est serrée par la bride.
    Qui posera les yeux sur elle ?
    Elle est irréelle.
    (20/04/2021)




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  • Vaisseaux de guerre


     

    Ils tournent autour du monde,
    Comme des ballons sondes,
    Là où règnent des guérillas,
    Conduits par des scélérats,
    Prêts à se lancer dans une guerre,
    Sur terre et dans les airs
    Les vaisseaux de la marine,
    Ne sont pas que des figurines ;
    Elles attendent la moindre occasion,
    Pour entrer en action.

    Ces forces armées dépendent de quelques nations,
    Avec une certaine affiliation,
    Telles l’OTAN,
    Qui gère un ensemble de combattants.
    D’autres pays veulent diriger le monde
    Leurs nouveautés sont fécondes.
    Tandis que des habitants meurent de faim,
    Les responsables agissent comme des aigrefins,
    Qui œuvrent dans leur propre intérêt ;
    Personne ne doit les contrecarrer.

    Ils constituent notre force de frappe,
    Ce n’est pas un handicap.
    C’est le choix de nos présidents,
    Qui leur est apparu évident.
    Ils assurent la gestion de telles armes
    En lien avec militaires et gendarmes.
    Nos dirigeants gardent la tête froide,
    À la tête de leur escouade.
    Le déclenchement d’une guerre nucléaire,
    Ferait sauter la poudrière.

    C’est un peu un écrin de fumée,
    Qu’ils doivent assumer,
    Sans tourner en rond,
    Comme un simple canon.
    Arme dissuasive
    Qui peut être décisive.
    Ce sont généralement des porte-avions,
    Qui ne font pas qu’illusion.
    Leurs tirs sont meurtriers
    Surtout quand ils sont appuyés.
    (11/04/2021)








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  • Les onomatopées
     
    Onomatopées,
    Création de petits mots,
    Ou d’interjections.

    Aboiements du chien,
    Ouah ! Ouah ! Fait le petit chien,
    Quand quelqu’un passe.

    Tut tut, vieux klaxon.
    Pouêt-pouêt auto ancienne.
    Pin-pon les pompiers.

    Hep-hep, crie l’homme
    Couché au sol et ivre,
    Je veux me lever.

    Areu-areu fait
    Le bébé, ses premiers mots !
    Maman le comprend.

    Glouglou l’ivrogne,
    Bouteille à la bouche.
    Qui lui parlera ?

    Cocorico fait
    Le coq très tôt le matin,
    Réveil des poules.

    Baoum, boum, BADABOUM !
    La vaisselle à terre,
    Tout est bien cassé.

    Tic-tac, l’horloge
    Qu’il faudra remonter,
    Ressort descendu.

    Flipflap dans la boue,
    Les chaussures bien sales,
    À la fontaine !

    Boum, boum dans la rue,
    Les pompiers se dépêchent,
    Carambolage !
    (16 avril 2021)

     




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  • Bénita

    Prénom ancien d’origine latine
    Elle a laissé à la maison sa tétine ;
    Elle est fière Bénita,
    Là où elle veut, elle aboutira.
    Elle a en horreur son prénom,
    Pour Google c’est un simple nom.
    Qui fera rire toute la classe.
    Pauvre bêtasse !
    Bénita,
    Grosse bêta !
    Celle-là est la préférée de mon frère.
    Il fait ainsi bondir ma mère.


    Cette dame qui la conduit à l’école n’est pas sa maman,
    J’ai été abandonnée peu après ma naissance,
    Et confiée à une assistante sociale, qui n’avait aucune décence.
    C’est elle qui m’a donné ce prénom consciemment.
    Celui qu’on appelle mon frère, n’est qu’un demi-frère
    Nous avons simplement le même père.
    Abandonné comme moi,
    Dans le vendômois,
    Nous passons de familles en familles,
    Comme deux anguilles.
    Nous n’avons jamais été séparés,
    Nous ne sommes plus apeurés.

    Dans mon dossier doit être indiqué mon vrai prénom,
    Et de mes parents leurs noms.
    Je ne voudrais pas les revoir,
    Même si c’est mon devoir.
    Il en est de même pour l’assistante sociale
    Qui nous a rebaptisés de prénom déloyal :
    Pour moi : Bénita,
    Et mon frère : Hamida.
    C’est la signature des enfants abandonnés,
    Ils ne doivent pas rayonner.
    Tout repose sur les désidératas d’une personne,
    Par définition, elle sera bonne.

    Je ne veux pas être bonne à tout faire ;
    Je vais travailler dans les affaires.
    Mon frère veut être guitariste,
    Ou orthopédiste.
    Il hésite encore !
    Le bac d’abord.
    On a encore le temps de choisir,
    Et chercher d’autres plaisirs.
    Pour l’instant il faut se battre,
    Et devant les autorités en débattre,
    Pour retrouver nos vrais prénoms,
    Et abandonner nos surnoms.
    (14/04/2021)







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  •  
    Nuit étoilée

    Partout brillent des étoiles,
    Sur ma tête est tendue une grande toile,
    Qui brille de mille feux ;
    Dans cette nuit, tout est radieux.
    Aucun reflet ne gêne ma vision,
    Dans le ciel, aucune collusion.
    Je suis entouré de lumières
    Devant comme derrière.

    Que faire allonger à terre ?
    Je suis célibataire ;
    Personne ne m’attend ;
    Je ne suis qu’un petit exploitant.
    Mon esprit s’envole dans les rêves
    Je suis loin de la grève.
    Je m’envole sur les ailes d’un aigle,
    Comme un espiègle.

    Je passe au-dessus des nuages
    Je n’ai plus d’âge.
    Je suis un gamin qui vole vers les étoiles ;
    Autour de moi, couverts de poils,
    Des tapis blancs m’accueillent,
    Sans aucun écueil.
    Sur ma gauche un croissant de lune,
    Avec elle, aucune rancune.

    L’aigle veut m’envoyer plus haut,
    C’est le domaine des fléaux.
    La lune me retient,
    Et me dit : vient.
    Je lui tends la main,
    Je pars sur son chemin.
    Elle m’accueille les bras ouverts,
    De ses ailes, je suis couvert.

    Doux rêve d’été,
     Aucune anxiété.
    De tous côtés scintillent de petites lumières,
    Pas besoin d’œillères.
    Nuits éternelles de bonheur,
    J’en reçois plein le cœur.
    Au pied de la lune je me sens bien
    Je ne manque de rien.
    (13/04/2021)





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  • Symbiose

    Symbiose inexplicable
    Entre l’eau et la verdure,
    Au sein de la nature
    Et de toute créature.
    Le rythme des saisons,
    Avec ou sans raison,
    Quand la pluie tombe à temps,
    Au-dessus de l’étang.

    L’esprit créateur de l’humain,
    Qui utilise ses deux mains,
    Offrant une belle alchimie,
    Sans aucune manie,
    Entre l’eau qui coule,
    La barrière au fond du jardin
    Clôture du chemin
    Au gré de la houle.

    Honneur au photographe
    Qui n’a pas laissé de parafe ;
    Auteur inconnu,
    Qui dans la vie est bien connu.
    Il a saisi la symbiose,
    D’une vue grandiose
    Unissant l’homme et la nature,
    Sur la même devanture.

    En extase devant cette photo,
    Proche du coteau,
    Une manne de couleur
    Histoire de cœur.
     Phase de la nature,
    Qui m’offre cette devanture.
    Devant les beautés de la création,
    Véritable appropriation.

    Grandeur de la nature
    Devant un homme mature,
    Qui respecte le paysage
    Pour en faire un bon usage.
    Sa barrière respecte le point de vue,
    Et la verdure étendue,
    Le long de la coulée d’eau ;
    Ce n’est pas un mégalo.
    (12/04/2021)






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  • Rumeur


    Dernier à s’envoler,
    Aurait-il peur de voler ?
    Dans le silence de la nature,
    Gêné par ses courbatures,
    Honteux sous un si beau soleil,
    Il n’entend aucune abeille
    Troubler l’atmosphère
    Bien triste affaire.

    Devra-t-il tourner la page,
    Cœur empli de rage.
    Ces confrères vont le huer,
    Il sera dévalué.
    Le ciel est sa résidence,
    Là-haut la dépendance.
    Il peut planer au gré du vent,
    C’était captivant !

    Comment honorer sa race
    En restant sur place ?
    Recevoir les honneurs des hommes,
    Pour lui, un véritable baume ?
    Se laisser toucher par les enfants,
    Lui piaffant,
    Avant de remonter dans le ciel
    Comme les petites abeilles.

    Il lui reste une carte à jouer,
    Pour les amadouer
    Piaffer pour les enjoliver,
    Et me remotiver !
    Je vous ai eu, dit l’oiseau.
    Ce n’était qu’une rumeur, cher damoiseau !
    D’un coup d’ailes, il rejoint ses confrères,
    En suivant leur itinéraire.

    Méfiez-vous d’une photo,
    Comme sur la route les vélos.
    Un oiseau qui ne peut plus voler,
    Doit s’affoler.
    Sa vie est en danger,
    Vous ne pouvez rien changer.
    Ses jours sont comptés
    La mort, il devra l’affronter.
    (12/04/2021)







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  • Xylophone

    Je ne peux regarder cette photo,
    Un véritable exvoto,
    Sans remonter dans ma mémoire,
    Pour moi, un véritable devoir,
    En l’honneur de ces joueurs
    Qui m’ont offert des instants de bonheur.
    Cette photo me renvoie au Cameroun
    Non dans un saloon,
    Mais dans une simple case de quartier à Douala
    Un véritable gala.

    Nous avions acheté un xylophone,
    Ce n’était pas un I phone,
    Fabriqué dans la brousse,
    Derrière lui, plus d’une course !
    Nous l’avions ramené en France,
    Il a voyagé en soute avec Air-France.
    La photo de ses danseurs
    D’une soirée, les régisseurs.
    C’est Gaston qui avait tout organisé,
    Nous ne pouvions rien tabouiser.

    10 octobre 1986, décès de ma mère,
    J’ai pu rentrer en France pour être avec mon père,
    Mes frères et sœurs pour le dernier adieu,
    Dans l’église, devant Dieu.
    Rentré au Cameroun après quelques jours,
    Plus un ami africain ne venait, même pour un simple bonjour.
    Ce qui n’était pas une plaisanterie,
    Encore moins une idolâtrie,
    Ils respectaient mon deuil
    Et de la maison ne passait pas le seuil.

    Il manquait la fête qui marquait la fin du deuil,
    Pour qu’ils repassent le seuil.
    Quand on est dans un pays, il faut accepter les coutumes,
    Sans faire preuve d’amertume.
    La soirée fut remarquable
    Rien de regrettable.
    La difficulté fut d’accepter une danse
    Avec le portrait de ma mère suivant la cadence.
    Dans l’orchestre local, des xylophones et des tamtams,
    Dansaient de nombreuses femmes.
    (07/04/2021)




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  •  Empreint de majesté 

    Bijoux de nombreux parcs zoologiques
    Ces animaux sublimes ont une expression magique,
    Qui attirent chaque année des millions de visiteurs,
    Qui passent la porte du zoo à toute heure.
    Animaux mythiques,
    Allure dramatique.
    Ils offrent un temps de bonheur,
    Tout en faisant peur.
    Les parcs animaliers sont emprunts de majesté
    Ils ont le droit d’exister.

    A côté d’eux des oiseaux s’envolent dans un espace restreint,
    Par l’homme contraint.
    Leur pelage est délicat
    On les croirait recouverts de mica.
    De la gueule des tigres jaillissent des rugissements,
    Qui effrayent leur environnement.
    Ils ont leur place dans l’histoire,
    Ils ressemblent au jaguar.
    Ce sont des animaux agréables à regarder
    Leurs cages sont bien barricadées.
     
    Des parents accompagnent leurs enfants,
    Dans des parcs zoologiques, tous les ans.
    Ils passent rapidement devant de telles majestés,
    A cause de leur méchanceté,
    Et poursuivent les chemins fléchés,
    Vers d’autres animaux moins panachés.
    Pourtant aucun risque pour les enfants,
    Les cages sont bien fermées,
    Même pour le parc des éléphants,
    Les animaux sont bien renfermés.

    Assis sur des estrades
    Pas besoin de barricades.
    Des aigles survolent l’espace
    Réservé à ces rapaces.
    Ils rasent les estrades,
    Et très vite rétrogrades,
    Pour se poser sur le bras de leur maître,
    Pas besoin d’altimètres.
    Magnifiques oiseaux de proie
    Qui n’ont pas besoin de parois.
    (06/04/2021)







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  • Tonio

    Serais-tu un petit piccolo,
    Toi qui es né à Ajaccio !
    Tu n’es encore qu’un ado,
    Et tu dors toujours sur le dos.
    La bouche ouverte comme un o,
    Comme un alcolo.

    Tu utilises trop souvent ton smartphone : allo, allo,
    Tu es là Antonio ?
    Je t’attends pour l’apéro,
    Sans alcool, je suis cardio.
    Je ne mange que du bio.
    Alors : banco !

    Tonio
    Joue du piano,
    Des concertos,
    Avec une finale en do.
    Il n’aime pas le belcanto,
    Et préfère le disco

    Son frère Hugo
    Préfère le banjo,
    Qu’il a appris à Ajaccio,
    Avec son cousin Mathéo.
    Ce sont deux aristos,
    Qui n’ont pas encore d’auto.

    Tonio,
    Lui, a une petite moto,
    Avec laquelle il parcourt l’agglo ;
    Il n’est pas barjo,
    Mais roule avec brio.
    Dans quelques années, le permis et son auto.
    (07/04/2021)




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  • Pâques

    Chacun sa façon de vivre le week-end de Pâques,
    Partir trois jours en Cadillac,
    Emmenez les œufs en chocolat,
    Et organisez dans le jardin, un gala ;
    Réunion de famille dans la maison des parents
    Et profitez du beau temps,
    Pour un repas sur la pelouse
    Du coté de Toulouse.
    Cette année, Covid oblige,
    Il faut éviter les voltiges.

    Pour les enfants, trois semaines à combler,
    Pour ne pas devoir redoubler.
    On se rappelle l’existence des grands-parents,
    Que l’on n’a pas vu depuis longtemps.
    Tout le monde est cloitré
    Dans un espace feutré.
    La joie de Pâques s’amenuise
    Elle que l’on croyait acquise.
    Essayons de nous réjouir,
    Pour nous épanouir.

    Pour toi qui es chrétien,
    Tu retrouves les tiens,
    Aux pieds du crucifié,
    Beaucoup s’en méfiait.
    Ils ont eu sa peau,
    Il est enfermé dans un tombeau.
    La pierre n’a pas su le retenir,
    Ils n’ont pu intervenir.
    L’homme crucifié est debout
    Ce n’est pas un marabout.

    Aujourd’hui tous les chrétiens,
    Et ceux qui ne sont pas païens,
    Célèbrent la résurrection,
    À grands coups de carillons.
    Christ est ressuscité,
    La vie se lit dans la continuité.
    Il a vaincu la mort ;
    Pourquoi restez en dehors ?
    Il nous attend en Galilée,
    Suivons le défilé.

    Le linceul est bien plié à sa place,
    Pourquoi cette angoisse ?
    Le tombeau est vide.
    Ne reste pas livide.
    Jean a vu
    Et il a cru.
    Qu’as-tu vu Marie-Madeleine
    Pour effacer ta peine ?
    Mon Maître est vivant,
    Suivez-le dorénavant.
    (04/04/2021)





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  • Blanc de tes jambes
    Pour leur première sortie,
    Aucun bronzage

    Blanc du mur repeint
    Pour le printemps à venir
    Rafraîchit maison.

    Blanc des draps propres
    Produit de la lessive
    La pub l’avait dit.

    Tout blanc est le teint,
    Du malade alité.
    A tous, il fait peur


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  • Libérez les oiseaux

    Les bougies sont fondues,
    La lumière s’est pendue ;
    Avec Pierre Perret vous pouvez chanter,
    Sans vous inquiéter :
    « Ouvrez, ouvrez, la cage aux oiseaux,
    Laissez-les s’envoler là-haut ».
    De la parole, passez aux actes,
    En évitant tout contact.
    Pourquoi resteraient-ils prisonniers ?
    Qu’ils soient les derniers.

    Cherchez-les dans votre quartier,
    Personne ne pourra vous châtier ;
    C’est la défense la planète,
    Il faut faire place nette ;
    Défenses des animaux
    Sans dire un mot,
    Défense de la nature,
    Et de toutes les créatures.
    Rendez-leur la liberté


    Derrière la vitre, la lumière sombre du soir
    Envahit le trottoir.
    Dans le flou de la nature,
    Les passants deviennent des caricatures.
    C’est le moment idéal,
    Pas question de morale,
    Pour une action libératoire,
    Ne le laissez pas choir.

    Ouvrez les cages,
    Pour envoyer les oiseaux dans le bocage.
    Sauvez-vous avant que sonne la fureur,
    Si vous êtes un bon coureur.
    Les prisonniers s’envoleront
    Sans attendre que sonne le clairon.
    Vous faites une bonne action,
    Sans aucune dégradation.
    (31/03/2021)






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