• Points cardinaux

    Le Nord est bien froid
    La neige couvre les rues
    Il faut se couvrir.

    L’Est est mitigé,
    Avec une choucroute,
    Bien garnie pour vous.

    L’ouest et sa pluie,
    La côte est magnifique
    Avec baignades.

    Le sud sa chaleur,
    Les bikinis bien en vue,
    Avec nudisme.

    Les points cardinaux,
    Sont des points de l’horizon,
    Pour trouver chemin.

    Belgique au nord,
    Toute l’Italie à l’est
    Espagne au sud.

     


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  • Brune 

    Petite fille, comme tu es mignonne,
    Et sans aucun doute, très bonne.
    Ton visage est souriant,
    Comme les gens qui viennent d’Orient.
    La couleur de ta peau brune
    S’identifie à ton joli prénom : Brune
    Tes cheveux sont de la même couleur,
    Tu transpires le bonheur.

    Tu as un côté méditerranéen,
    Comme certains Guinéens,
    Mais je ne peux désigner ton pays d’origine,
    Tu en es sans doute très digne.
    On dirait que tu as passé toutes tes vacances sur la côte d’Azur,
    Avec un peu de démesure,
    À te faire bronzer au soleil,
    Allongée sous le ciel.

    Tu ressembles à ta mère.
    Je n’ai pas encore rencontré ton père.
    Tu as un petit accent qui m’échappe.
    De ta vie, te voilà à une nouvelle étape.
    Sois la bienvenue dans ta nouvelle école,
    Implantée dans une région agricole.
    Comme toi, il y a des élèves de couleur,
    Tu vivras, chez nous, une année de bonheur.
    (26/02/2020)


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  • Les murs

     

    Murs sur Facebook,
    Murs de pierres
    Murs de briques,
    Murs de bois,
    Murs écolo,
    Murs de béton…
    Chaque époque a imaginé son mur
    Qui traverse les âges,
    Part et revient,
    Légèrement amélioré.

    On écrit sur le mur le nom de ceux qu’on aime,
    Chantait Demis Roussos.
    Aujourd’hui on tag les murs gris,
    Les devantures des magasins,
    Les maisons des personnalités
    Les villas des riches,
    Les permanences électorales.
    Aujourd’hui le tag devient un art,
    Qui attire de plus en plus de collectionneurs,
    Mais comment les prélever ?

    En l’absence de murs,
    Les arbres les remplacent,
    Initiales, cœur gravé dans les troncs.
    L’homme a toujours laissé des traces de son passage,
    Par des écrits, des dessins, des monuments.
    Sur les parois des grottes,
    On a découvert l’art du paléolithique.
    C’étaient leurs murs, leurs maisons,
    Leurs centres de vie.
    On y retrouve la faune de l’époque, jamais leurs figures.

    Murs brulés par un grave incendie,
    Dont l’origine reste inconnue.
    Des vies sont parties en fumée
    Pour avoir assumer leur travail.
    Murs dressés entre deux pays riverains,
    Pour empêcher les passages mêmes souterrains,
    Brisant le cœur de nombreuses familles,
    Désormais bloquées dans leur coquille.
    Murs virtuels d’interdiction commerciale,
    Avec un pays ennemi, véritable chantage.

    Murs de la honte
    Brisant toute liberté,
    Saignant tous les habitants,
    Pour le plaisir d’un président trop riche,
    Dont les décisions sont des reflets d’humeur.
    Briseur d’amitiés entre les humains,
    Rejetant toute loi d’amour,
    Pour venir en aide aux sinistrés,
    D’actes de guerre ou commerciaux,
    Le pauvre en paie le prix fort.
    (25/02/2020)

     

     


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  • Rêve ou réalité 

    Le rêve prend sa source dans une réalité,
    Rejetant les ambiguïtés ;
    Réalité qu’il transfigure,
    Contrôlant son envergure,
    En tant que telle, inaccessible dans son existence quotidienne,
    Dans une vie citoyenne.

    La réalité peut être fictive,
    Mais dans la tête de l’enfant applicative,
    Comme le conte racontée par la maitresse,
    Qui se déroule dans une forteresse.
    L’enfant vit l’évènement comme réel,
    Bien que dans la vie, il soit une fable irréelle.

    Ce qui est impossible à réaliser,
    Sans trop dépayser,
    Ce qu’il ne peut inventer,
    Sans être désorienté,
    Ce qu’il ne peut toucher,
    Sans s’effaroucher.

    Le rêve va les broder,
    Sans pour autant l’incommoder
    Utilisant sa liberté,
    Pour ne pas le déconcerter,
    La travaillant sereinement,
    Sans bouleverser l’évènement.

    Sans aucune douleur,
    Laissant à l’enfant toute sa fraîcheur
    Le rêve le pénètre durant son sommeil,
    Évitant un trop rapide éveil ;
    Pour lui le rêve devient réalité
    Et le vit dans la continuité.


    Le rêve chez l’adulte prend une autre forme,
    Que sa vie transforme,
    Pour le rendre crédible,
    Et par son travail accessible.
    Il rêve de richesse
    Augmentant ses largesses.

    Dans la réalité : gagner au loto,
    Acheter une belle auto,
    Frimer devant les copains
    Refusant un morceau de pain,
    Pour un grand restaurant,
    Pour sa fortune, ce n’est plus aberrant.
    (24/12/2020)

     

     


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  • Lettres et mots

     

    Glisse sur l’écran lettres d’éternité,
    Rassemble-les dans un recoin de ton esprit,
    Tu viens d’écrire un mot qui n’appartient qu’à toi,
    Un mot que ta mémoire retrouvera,
    Un mot que personne ne connaît encore.
    Premier mot d’un poème qui sortira en son temps.

    Mot rangé dans un coin de ton cerveau,
    Qu’une  fée emportera un jour,
    Dans son monde imaginaire.
    Lutins, elfes, trolls, gnomes,
    Travailleront ton mot,
    Te livrant leur travail dans un rêve profond.

    Tes lettres se sont mélangées,
    Les mots se sont habillés de maintes couleurs.
    Résonnera du fond de ton âme,
    Des phrases inconnues de toi ;
    Mises bout à bout, elles prendront sens,
    Le sens de ton cœur, le sens de l’amour.

    L’alphabet n’est qu’une succession de lettres,
    Permettant l’écriture dans un langage codé.
    En lui-même, il ne veut rien dire,
    Il permet seulement de se comprendre
    Dans un jeu d’écriture,
    Qu’on nommera livre ou poème.

    Poète qui cherche sa muse
    Creuse dans tes rêves imaginaires,
    Rassemble les mots épars dans ton esprit.
    Ne cherche pas ailleurs
    L’amour des mots fleurira
    Un jour sur le papier.


    Le poète ne sait pas aujourd’hui,
    Ce qu’il écrira demain.
    Un mot, une image relevée,
    Une promenade dans la nature,
    La plume les saisira,
    Son émotion complètera.

    Ne brusque pas l’imaginaire,
    Laisse-le vagabonder au milieu de tes rêves ;
    Un jour, il te surprendra ;
    Les vers s’écouleront et rempliront la page.
    Tu seras le seul à comprendre
    Que la poésie émane du cœur.

    Elle transpose ta vie,
    Tes bonheurs,
    Tes erreurs
    Tes souffrances.
    Elle dira ce que tu avais tu,
    Et te rendra la paix intérieure.
    (09/02/2020)

     

     


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  • Les vêtements

    Vêtements d’été
    Très légers pour la chaleur,
    Soit le minimum.

    Vêtements hiver
    Grosse doudoune chaude,
    Évitons frissons.

    Vêtements en soie
    Pour l’hiver près de la peau,
    Chaleur assuré.

    Vêtements en soie
    Pour éviter allergies,
    De la faible peau.

    Vêtements couleur,
    Pour bien suivre la mode,
    Et la payer cher.


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  •  

    Souvenir

     

    La solitude est un refrain qui encombre son cerveau,

     

    Une sarabande vive et bruyante,

     

    Prologue d’une situation de stress,

     

    Un passeur vers des rêves à la limite du cauchemar.

     

    Son crâne chauve n’a aucun lien avec des influences astrales,

     

    Mais la conséquence d’une situation de stress,

     

    Que la sophrologue n’a pu faire disparaître.

     

    Trop de mauvais souvenirs inondent encore son esprit,

     

    Depuis le départ de son épouse et la rupture du contrat de mariage.

     


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  • L’handicapé

     

    Fallait-il te garder, toi futur handicapé,
    Encore bien au chaud dans mon ventre ?
    Quand tu sortiras pour pousser ton premier cri,
    Quel bébé seras-tu ?
    Attente heureuse d’une nouvelle maternité,
    Drame de l’inconnu pour le couple.

    Nous t’avons fait à deux,
    Nous t’avons attendu à deux.
    Dans mon corps, tu t’es développé,
    Je te sentais bouger,
    Tu voulais vivre,
    Sortir comme les autres bébés.

    Nous avons consulté, médecin, gynécologue, mains spécialistes…
    Tous, la même réponse : c’est à vous de choisir !
    Nous ne savons si c’est à cause de l’Esprit Saint,
    De l’ange gardien de notre bébé,
    Mais notre décision a été de lui donner sa chance ;
    Notre foi en la vie avait pris le dessus.

    Tous les handicaps ne sont pas décelés au niveau du fœtus.
    Compte tenu d’antécédents médicaux,
    Cette femme a été suivie de près par le corps médical.
    Son fils, Louis Bryan, est né sans problème ;
    C’était même un joli bébé.
    Ce n’est que vers trois mois que les anomalies apparurent.

    L’enfant était polyhandicapé.
    Un drame qu’il fallait surmonter,
     Et lui donner un environnement d’amour.
    Toutes les journées ne sont pas faciles,
    Bien qu’il soit très gentil.
    Chaque année qui s’écoule, est une année de gagnée.

    Une association de bénévoles a été créée
    Pour aider les parents tant financièrement
    Que moralement.
    Louis Bryan a aujourd’hui 24 ans
    Jour de joie et bonne humeur
    Pour un jeune homme qui aime la vie.

    Si vous le croisez dans la rue sur son fauteuil,
    N’ayez pas peur de le regarder,
    C’est un homme comme les autres.
    Un petit sourire égaillera son cœur,
    Et le vôtre aussi. Il pensera, sans pouvoir vous le dire :
    « Acceptez-moi tel que je suis ».

    Je ne vous demande pas de m’aimer,
    Mais de m’accepter avec votre cœur.
    Donnez-moi un peu de votre amour.
    Changez votre regard sur les handicapés.
    Ils ont leur place dans votre quotidien,
    Ce sont des humains comme vous.

    Le plus handicapé n’est-il pas celui qui rejette le handicap.
    Il y a de la place pour tout le monde sur terre.
    Un peu d’amour et une simple amitié,
    Transformera notre environnement.
    Pensez à ceux qui ont du mal à circuler,
    Garez votre véhicule sans mordre sur le trottoir.
    (12/02/2020)
     


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  •  

    Chrysole

     

    Criez de joie au milieu de votre jardin

     

    Henri-Chrysole est né cette nuit.

     

    Robert, son père, a bien arrosé l’évènement,

     

    Yvonne, sa mère, a gagné son pari.

     

    Sonnez trompette, frappez les tambourins,

     

    Osez faire du bruit dans votre quartier,

     

    L’enfant désiré est arrivé,

     

    Enivrez-vous de la lumière de cette naissance.

     

     

     

    Chrysole va entrer en maternelle,

     

    Héritier de son grand-père, il va à la même école.

     

    Renée sa première maitresse,

     

    Yeux bleus, cheveux châtain,

     

    Son âge est difficile à préciser.

     

    Ornez de fleurs et plein de jouets sa classe,

     

    Laisse l’enfant dans la joie

     

    Et l’envie d’y rester.

     


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  •  

    FRISSONS

     

    Piétiner dans la neige, vous donne des frissons,

     

    Semblables à ceux d’une grosse averse de pluie,

     

    Un véritable vertechou,

     

    Comme une glissade dans un bain de boue.

     

    Vous n’avancez plus,

     

    Vous êtes un individu mazette.

     

     

     

    Frissons merveilleux et agréables face à un magnifique coulis,

     

    Qu’il faut déguster avec parcimonie ;

     

    Il va vous surprendre, assis sur la chaise,

     

    Une grosse plante dans le dos.

     

    Les achats ont dû être faramineux,

     

    Pour réussir un tel coulis.

     

     

     

     

     


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  • L'injustice

     
    L’injustice souvent dérange
    Et à la fois arrange ;
    Elle a devant elle, deux adversaires,
    Qui dans la vie, sont rarement partenaires ;
    Surtout quand elle est prononcée par un acte officiel,
    Portant sur un différend matériel.

    Trop souvent, elle déstabilise la pauvreté,
    Qui se sent rackettée,
    Et qui n’a pas d’autres choix
    Que de fuir le regard de l’adversaire,
    En acceptant la décision de l’émissaire,
    Car son opposant est dans la joie.

    Entre les deux, le fossé de la différence,
    Rarement la concurrence ;
    Tous deux habitent la même ville.
    La pauvre aurait-il sa place sur une île ?
    C’est la destinée du malheureux,
    Qui a souvent le teint cireux.

    Trop souvent il est montré du doigt,
    Parce qu’il n’a pas de toit,
    Et vie dans la rue ;
    Le rencontrer dans notre quartier, c’est un abus.
    Il faudrait le cacher en dehors de la cité,
    Et ne pas l’ébruiter.

    Les associations caritatives,
    Devraient être punitives,
    Pensent les riches
    En les envoyant dans des friches,
    Où ils ne seraient plus l’objet de moquerie,
    Dans leurs nouveaux abris.

    Le pauvre ne devrait jamais être gênant,
    Pour les autres habitants.
    La pauvreté n’est pas un vice,
    Il faut chercher à leur rendre service,
    En leur donnant une place dans la société,
    Qui prône l’égalité.

    Égalité des chances,
    Avec quelle balance !
    L’amour en est absent,
    C’est angoissant.
    Les uns sont de plus en plus riches,
    Les pauvres, face à eux, on triche.
    (17/02/2020)
    A


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  • La saint-Valentin

    La saint-Valentin,
    Fête de tous les amoureux,
    C’est donc ma fête.

    Fêter Valentin,
    En offrant une rose
    A sa copine.

    Jour des fleuristes,
    Ils vous attendent ce jour,
    Achetez mes fleurs.

    Jour des amoureux,
    Qui offrent un bouquet de fleurs
    A leur dulcinée.
     


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  • Neige et roc

     

    Regarde les sommets qui nous entourent ;
    Un ciel gris, presque noir,
    Annonce tempête ou orage
    Qui vont secouer la vallée,
    Et empêcher les skieurs d’emprunter les pistes.

    La montagne gronde déjà
    Les rocs frissonnent de froid
    Devant la force des vents
    Qui font voler le tapis de neige,
    A mi-hauteur des sommets.

    Le drapeau rouge vient d’être mis dans la station,
    Il appelle à la plus grande prudence,
    Invitant tous les skieurs,
    A rejoindre la vallée,
    Avant que l’orage ne gronde.

    Le hors-piste est d’autant plus interdit,
    Que les pointes noires sur une partie de la station,
    Sont le signe du manque de neige
    Qui ne recouvre pas tous les rochers ;
    Sur les pistes autorisées, pas de risque.

    Un groupe de skieurs font du hors-piste,
    Ils ne respectent pas les consignes,
    Et si l’un d’eux chute sur les rocs à peine visibles,
    Il faudra aller le rechercher,
    Les gens sont inconscients.

    Du balcon de mon studio, je regarde la montagne.
    De mon côté, pas de grands pics blancs,
    Tout est gris à l’exception de bandes blanches : la neige.
    Les sommets gris se confondent avec le ciel bien triste.
    Demain, nous aurons des chutes de neige, j’en suis sûr !
    Roc de la montagne,
    Tu donnes aux massifs une couleur triste
    Que parfois le soleil illumine,
    Changeant ta physionomie ;
    Tu deviens palette aux multiples couleurs.

    Domaine des randonneurs,
    Qui dès le printemps, foulent tes sentiers.
    La neige a presque disparu,
    Les rochers ont repris le dessus,
    A chacun son domaine.
    (13/02/2020)

     


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  • Nostalgie

     

    Nostalgie d’une semaine de vacances
    Qui pour moi aura beaucoup de conséquences.
    J’étais partie une semaine avec un copain,
    Qui s’avèrera un parfait galopin.

    Quelques jours d’une vie volage,
    Conséquence de notre jeune âge,
    Dans les prairies d’une ferme,
    Dans la région de Palerme.

    Je rêvais de connaître l’Italie,
    Qu’avait visité ma copine Natalie.
    Ce garçon semblait avoir confiance en moi,
    Et je nous voyais déjà vivre sous le même toit.

    De longues visites occupaient nos journées ;
    De moi, il était acharné,
    Portant mon sac quand j’étais fatiguée,
    Que de soins prodigués !

    Une nuit, il me rejoignit dans ma tente,
    La rencontre fut chantante.
    Nous avons fait l’amour,
    Nous avions aussi chauds que dans un four.

    Dans la région il y avait, un grand labyrinthe,
    Dont la surface était restreinte.
    Poursuit ton chemin,
    Je te donne la main.

    Pour ne pas tomber dans les flots d’un lac en plein centre,
    Il m’entoura le ventre,
    Et me couvrit de baisers.
    O mon amour, près de toi, je suis apaisée.

     En fin de semaine nous sommes rentrés chez nous,
    Bien fatigués et sur les genoux,
    Avec la promesse de nous retrouver rapidement
    Mon amour envers lui, plein de débordement.

    Quelques jours après, je reçus de lui un texto,
    Juste quelques mots :
    Je te dis adieu,
    Je pars vers d’autres cieux.

    J’ai su plus tard, que durant notre petit séjour,
    Il avait rencontré sur les bords de l’Adour,
    Une autre fille qui l’avait embobiné.
    Pendant plusieurs jours je n’ai pas diné.
    (04/02/2020)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Les cheveux blancs 

     

    Cheveux, Coiffeur, Entretien, Coupe 

     

    Faut-il être fier d’avoir des cheveux blanc,

     

    Comme dans le parc la couleur des bancs ?

     

    La beauté exigerait-elle partout de la couleur

     

    Pour cacher les misères de la blancheur ?

     

    Toutes les femmes seraient-elles pareils

     

    En se faisant colorer jusqu’aux oreilles,

     

    Tel un artiste peintre devant sa palette

     

    Qu’il recouvre comme une galette.

     

     

    Regardez autour de vous,

     

    Le nombre de femmes aux cheveux blancs ou gris,

     

    En dehors de celles qui font des paris,

     

    Et disent en passant à leurs amis : coucou.

     

    C’est un combat terrible qui s’engage devant elle,

     

    Quand devant le miroir, elles aperçoivent un cheveu grisonnant !

     

    Non ce n’est pas un mirage,

     

    Mais de l’âge, un virage.

     

     

     

    Jamais elles n’auraient cru en arriver là !

     

    Il faut combattre ce fléau

     

    Aussi vite que, du fleuve, monte l’eau,

     

    Nous ne sommes pas des koalas !

     

    Coiffeur, ô cher coiffeur,

     

    Tisse vite mes cheveux de couleur ;

     

    J’ai vu un cheveu grisonnant

     

    Couvrez-le rapidement.

     

     

     

    Toute couleur naturelle

     

    D’une nature corporelle,

     

    Á sa propre beauté,

     

    Pourquoi vouloir argoter ?

     

    Un noir a les cheveux noirs,

     

    Ce n’est pas un être de foire.

     

    Certains se couvrent de baranne,

     

    Pour sauvegarder la couleur de leur crâne.

     

     

     

    Qu’ils soient gris, blanc ou roux,

     

    Les cheveux des hommes sont toujours doux

     

    Sauf peut-être chez les chauves

     

    Qui ne sont jamais des fauves.

     

    La couleur naturelle des cheveux,

     

    Est un atout plus qu’un aveu.

     

    Il faut accepter sa silhouette,

     

    Sans la cacher avec une pirouette.

     

    (11/02/2020)

     


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  • Rina

    Ma petite fille, tu vas entrer à l’école maternelle
    Celle qui est nouvelle.
    Tu me demandes toujours quand tu pourras y rentrer
    Car à la maison, toute seule, tu te sens cloîtrer.
    C’est vrai que tu es une grande fille,
    Et avec moi tu manipules déjà les aiguilles,
    Pour habiller ta grande poupée,
    Et tu sais bien découper.

    Mais à l’école, pas de colère,
    Ce n’est pas une galère.
    Tu écouteras bien la maîtresse
    Qui aime la sagesse.
    Á midi, tu mangeras avec tes copines
    Et avec elles, tu prépareras halloween.
    Maman va reprendre son travail,
    Á la maison, en télétravail.

    Mamie viendra te chercher à la sortie,
    Chez elle tu goutteras et tu feras des parties,
    Avec le jeu que tu aimes bien,
    Avec ton cousin Adrien.
    Papa te reprendra quand il sortira de son bureau,
    Et tu rentreras à la maison en auto.
    Maintenant c’est l’heure du bain,
    Prends avec toi ton petit lapin.
    (12/02/2020)

     


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  • Lettres et mots 

    Glisse sur l’écran lettres d’éternité,
    Rassemble-les dans un recoin de ton esprit,
    Tu viens d’écrire un mot qui n’appartient qu’à toi,
    Un mot que ta mémoire retrouvera,
    Un mot que personne ne connaît encore.
    Premier mot d’un poème qui sortira en son temps.

    Mot rangé dans un coin de ton cerveau,
    Qu’une  fée emportera un jour,
    Dans son monde imaginaire.
    Lutins, elfes, trolls, gnomes,
    Travailleront ton mot,
    Te livrant leur travail dans un rêve profond.

    Tes lettres se sont mélangées,
    Les mots se sont habillés de maintes couleurs.
    Résonnera du fond de ton âme,
    Des phrases inconnues de toi ;
    Mises bout à bout, elles prendront sens,
    Le sens de ton cœur, le sens de l’amour.

    L’alphabet n’est qu’une succession de lettres,
    Permettant l’écriture dans un langage codé.
    En lui-même, il ne veut rien dire,
    Il permet seulement de se comprendre
    Dans un jeu d’écriture,
    Qu’on nommera livre ou poème.

    Poète qui cherche sa muse
    Creuse dans tes rêves imaginaires,
    Rassemble les mots épars dans ton esprit.
    Ne cherche pas ailleurs
    L’amour des mots fleurira
    Un jour sur le papier.


    Le poète ne sait pas aujourd’hui,
    Ce qu’il écrira demain.
    Un mot, une image relevée,
    Une promenade dans la nature,
    La plume les saisira,
    Son émotion complètera.

    Ne brusque pas l’imaginaire,
    Laisse-le vagabonder au milieu de tes rêves ;
    Un jour, il te surprendra ;
    Les vers s’écouleront et rempliront la page.
    Tu seras le seul à comprendre
    Que la poésie émane du cœur.

    Elle transpose ta vie,
    Tes bonheurs,
    Tes erreurs
    Tes souffrances.
    Elle dira ce que tu avais tu,
    Et te rendra la paix intérieure.
    (09/02/2020)

     


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  • Révolte de la nature

     

    Forêt en feu en Australie,
    Terre brulée en Californie,
    La nature va payer un lourd tribut
    Face à toutes ces tribus
    Qui ne respectent pas la nature,
    Et n’y voit qu’une caricature.

    Des millions d’animaux ont péri
    Des millions d’arbres n’alimenteront plus les aciéries ;
    Conséquences désastreuses pour la nature,
    Qui a perdu des champs de verdure.
    Catastrophe naturelle accentuée par le réchauffement climatique,
    Action diabolique.

    Notre planète se réchauffe,
    Non à cause des rayons du soleil.
    Ses dirigeants refusent les conseils,
    Et rejettent toute surchauffe.
    Ils en veulent toujours plus
    Sans tenir compte des abus.

    Le réchauffement climatique, une absurdité !
    Les rencontres mondiales, quelle ambiguïté !
    Chaque pays ne regarde que son intérêt,
    Pour l’avenir de la planète, quel désintérêt.
    Les accords signés, c’est du passé,
    Pourquoi en être angoissé.

    L’Antarctique et le pôle Nord se désagrègent.
    Pour les grands pays, ils deviennent un stratège.
    Nouveaux passages maritimes ;
    Leur sous-sol en sera les premières victimes.
    Pétrole, minéraux rares, sont convoités
    Pour être exploité.

    Le tri sélectif peut améliorer localement ;
    Prennent forme de nouveaux aménagements.
    Les jeunes se lancent dans la bataille,
    Pour eux, ce n’est pas un détail.
    Leur avenir est en jeu,
    Surtout face aux feux.

    Les politiques se mettent en avant.
    Chacun regarde le soleil levant ;
    Ils ont besoin de soutien parmi les électeurs,
    Et en recherchent les faveurs ;
    L’écologie n’est pas leur première préoccupation
    Ils songent déjà à leur réélection.

    La création a été faite pour le bien des humains,
    Ceux d’aujourd’hui et ceux de demain.
    Quel sera leur héritage,
    Après tous ces abatages ?
    Recherche éperdue de la richesse,
    Est-ce là notre sagesse ?
    (09/02/2020)

     

     


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  • Nuages 

    Nuages noirs au-dessus de nos têtes,
    Moquette sombre qui couvre l’univers
    Annonçant orages et tempêtes.
    Éclairs qui vont zébrer le ciel de multiples couleurs,
    Rasant les récoltes à peine sorties de terre,
    Ravageant les ceps de vigne,
    Sectionnant les futures grappes de raisin,
    Au grand dam des vignerons.

    Nuages gris au-dessus de l’horizon,
    Voile tendu entre ciel et terre,
    Tu appelles les averses,
    Qui sur nous vont se déverser,
    Et remplir nos cours d‘eau,
    Qui vont étendre leurs bras,
    Dans les zones inondables,
    Et ravager ce qui leur tombe sous la main.

    Rêves perdus condamnées par la grisaille régnante ;
    Fées ingrates qui ne viendront pas
    Se pencher sur notre sommeil
    Et ouvrir à notre cœur
    Les portes de l’imaginaire,
    Celui des rêves bleus,
    Qui nous transportent là-haut au-delà des nuages,
    Où la vie est si belle.

    Voilage léger tendu dans le firmament,
    Laissant passer les rayons du soleil levant.
    Personne ne le voit, mais il est là.
    Vole les oiseaux de toit en toit,
    Se chauffant, ailes écartées,
    Dans les premières clartés.
    Des piaillements joyeux,
    Chantent l’ouverture de cieux.

    L’hiver cède la place au printemps,
    Les fleurs pointent leur nez :
    Jonquilles, tulipes, bleuets,
    S’éveillent pour un grand ballet.
    Les pelouses s’habillent de petites taches blanches.
    Le soleil réchauffe l’atmosphère.
    Nuages noirs, nuages gris, il faut vous ranger
    Un bel arc-en-ciel a sonné pour vous le glas.
    (07/02/2020)


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  •  

    Hiver dans les Vosges

     

    Traversant le village La Vouivre dans les Vosges, le froid hivernal me rendait ivre de la fraicheur de l’air. Le givre couvrait le toit des voitures.

     

    Pour vivre dans cette région de Vosges, il était préférable de poursuivre sa marche pour éviter la déprime. J’imaginais les habitantes dans leur cuisine en train de faire cuire dans de grands chaudrons en cuivre le repas du midi. Le froid me faisait éternuer comme si j’avais respiré un pot de poivre au milieu du repas. J’avais envie d’entrer dans une maison pour me réchauffer, mais il me fallait arriver chez moi avant la nuit.

     


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