• Les claviers

    Multiples claviers
    Dans les maisons sont nombreux
    Pas d’âge pour ça.

    Les ordinateurs,
    Foisonnent dans les maisons,
    Comme au bureau.

    Tous les smartphones,
    Envahissent les tables,
    Comment bien manger ?

    Pour téléphoner,
    Il faut un beau smartphone,
    Qui revient bien cher.

    Les abonnements
    Font grimper les dépenses,
    Indispensables !


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  • Les souffrances 

    Enfouies au fond de son être,
    Tu ne peux les voir.
    A certains moments tu les sens.
    Elles sont trop profondes
    Enfermées depuis si longtemps,
    Que le jour leur est interdit,
    Que la mémoire n’arrive plus à les oublier,
    Que le cœur ne peut effacer.
    Elles sont si anciennes
    Que le marbre en a perdu la trace.

    Les souffrances physiques ne durent qu’un temps.
    La médecine peut les soulager et les faire oublier.
    Même le handicap s’estompe progressivement.
    Le corps s’adapte à ces nouvelles normes ;
    Il apprend à oublier,
    Il sait se faire aider,
    Il ne refuse pas le soutien des autres.
    Le corps est volontaire,
    Il sait se battre contre les aléas de la vie ;
    Il se montre solide devant l’adversité.

    Les souffrances qui touchent le cœur,
    S’y accrochent au-delà du temps.
    Enfouies depuis si longtemps,
    Elles ne peuvent remonter à la surface.
    Les canaux sont trop étroits,
    Leur passage très dangereux,
    Personne ne peut les aider à sortir.
    On les laisse dans leur enfouissement.
    Pourquoi aller les repêcher,
    Dans l’abime où elles se sont réfugiées.

    « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas »,
    Disait Blaise Pascal.
    L’être raisonnable ne saurait les faire émerger,
    Car il ne les connaît plus.
    Depuis longtemps il les a effacées ;
    Mais leur ancrage inonde encore son esprit,
    Sans qu’il en soit conscient.
    La racine est si profonde,
    Qu’elle ne peut atteindre la surface,
    Même si la nature met du sien.

    Une seule porte de sortie :
    L’amour qui l’unit à un autre,
    Un amour vrai,
    Qui descendra au fond du cœur
    Pour arracher cette racine,
    Qui fait tant de mal,
    Et empêche de vivre.
    L’amour connaît les raisons du cœur,
    Lui seul en trouve les remèdes,
    Pour une guérison totale.
    (06/02/2020)

     

     


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  • Le temps 

    Invisible temps,
    Qui emboite le tic-tac de l’horloge ;
    Qui suit les astres du ciel,
    Celui qui ouvre l’interrupteur de la lumière,
    Ou le noir d’une nuit sans lune ni étoile.
    Eternel absent d’une vie trop courte,
    Je cours après toi pour ralentir ta marche,
    Et combler les temps perdus
    Sans jamais te rattraper,
    Tu es le seul maître à bord.

    Marcel Proust s’est lancé dans la bataille :
    « A la recherche du temps perdu » ;
    Il a fini sa vie sans le trouver.
    Qui  décomptera les heures perdues
    Par ces jeunes recrues,
    Envoyés au front
    Sans espoir de retour ?
    L’inscription de leurs noms sur un monument,
    Ne comblera pas le temps perdu,
    En pleine jeunesse.

    Le temps s’écoule trop vite,
    Comme un torrent qui dévale les pentes de la montagne,
    Comme une cascade qui chute à nos pieds,
    Venant de hauteurs infinies.
    Année après année il file,
    Vers une extrémité inconnue,
    Qui signera la fin du temps
    Pour l’individu lambda que je suis.
    La mémoire ne peut remonter toute la pente,
    Qui est trop longue et trop courte à la fois.

    Le temps fuit devant moi.
    Pendant des années j’ai eu le temps,
    Mais aujourd’hui je crains la fin de ce temps,
    Qui m’éloignera des miens à tout jamais,
    Qui me parachutera dans un monde inconnu,
    Où tout sera différent,
    Même le bonheur.
    Compter le temps,
    Le définir et courir après,
    Est une aberration.

    Ce temps qui m’est paru si long,
    Quand j’étais jeune et que je voulais devenir un grand ;
    Ce temps qui nous pousse vers l’avant,
    Sans marche arrière possible ;
    Ce temps qui nous tient,
    Et nous relie aux autres ;
    Ce temps rempli d’aléas
    Qui ne veut jamais prendre de pause.
    Il se presse devant nous,
    Sans vouloir nous attendre.

    Là-haut, le temps n’existe plus !
    C’est ce qu’on nous dit ;
    Mais personne n’y est revenu !
    Un temps sans limite,
    Ni commencement, ni fin ;
    On ne naît pas, on ne meure plus.
    Temps infini.
    Plus de saisons,
    Plus d’anniversaire à souhaiter,
    Que du bonheur dans l’amour avec les autres.
    (05/02/2020)


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  • Césaire

    Ton prénom me fait penser à César
    Puisque d’origine latine comme lui.
    Des Césaire nous en avons comme nom,
    Des Martiniquais
    Comme Aimé Césaire,
    Homme politique et écrivain. 

    Sois le bienvenu dans ta nouvelle classe.
    Des copains, tu en auras à foison,
    Des bons qui sauront t’accueillir
    D’autres qui feront des jeux de mots avec ton prénom :
    - Ces aires d’autoroute
    - Ces airs de bêtes sauvages…

    Ne t’arrête pas à ces moqueries,
    Provenant de cerveaux un peu étriqués.
    Je ne suis pas très fier d’eux,
    Mais il faut faire avec.
    Ne les approche pas et s’ils vont trop loin,
    Ma porte t’est grande ouverte
    (05/02/2020)


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  • Je viens d'écrire un poème : Nostalgie, mais je ne sais plus à qui l'envoyer pour répôndre au défi. Qui peut m'aider ? Chatondaniel

     


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  • Là-haut sur la montagne 

    Là-haut sur la montagne,
    Bien loin de notre Bretagne,
    Nous étions en vacances.
    Refusant toute affluence,
    Nous avions choisi ce petit chalet,
    Pas un grand palais,
    Pour limiter le ménage
    Sans opter pour le caravanage.

    Le matin, dès l’aube du jour,
    Quelques biquettes venaient nous souhaiter le bonjour,
    Précédant le coq de la bassecour,
    Qui n’était pas le premier à réagir seul dans sa cour.
    Son appel au réveil, certes un peu tôt,
    Secouait notre petit château :
    C’est l’heure du café,
    Pour tous les assoiffés.

    Personne ne bougeait.
    Bien que le ciel fût déjà dégagé,
    Une pirouette dans le lit,
    Pour eux, une anomalie,
    Et chacun retrouvait le sommeil,
    Malgré l’apparition du soleil.
    Branlebas de combat vers 9 heures
    Un bon déjeuner nous apportait le bonheur.

    Notre chalet baignait presque dans l’eau,
    Entouré d’une rangée de bouleaux.
    Sacs sur le dos bien empli,
    Nous grimpions dans la montagne embellie,
    Par les couleurs du soleil.
    Du fermier, nous suivions les conseils,
    Pour ne pas trop nous fatiguer,
    Dans une terre mal irriguée.


    Là-haut, nous furent récompensés
    Malgré une montée assez cadencée.
    Seuls, dans l’immensité du paysage,
    Nous amusant de la couleur de nos visages,
    Pas un mot ne sortait de nos bouches,
    Comme pour éviter les mouches.
    Personne ne songeait au bivouaque,
    Toujours rangé dans nos sacs.

    Le casse-croûte avalé
    Il nous fallait redescendre dans la vallée,
    Pour regarder toutes les photos
    Prises là-haut.
    Chacun y avait mis tout son cœur,
    Pour immortaliser ce bonheur.
    La fatigue nous avait rattrapés
    Nous ne pouvions y échapper.
    (06/02/2020)

     

     

     


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  • Le café

    Sur la grande place de notre village
    Traversée par quelques attelages,
    Étaient plantés d’immenses platanes,
    Comme dans le jardin de l’ermitage.

    Je me suis assise à la terrasse d’un café
    Car j’étais assoiffée.
    Ma voisine savourait une glace au citron,
    Très demandée en cette saison.

    Intense était la chaleur,
    Au milieu de l’après-midi à quatre heures ;
    Mes yeux pleuraient face au soleil.
    J’ai commandé une grande bouteille.

    Passe au-dessus de nous une hirondelle
    Suivie quelques pigeons,
    Assoiffés en cette saison
    Au ralenti planaient leurs ailes.

    Ils étaient  attirés par les quelques miettes tombées des tables,
    Mets plutôt agréables.
    Sacré soleil qui nous chasse à l’ombre des platanes,
    Où étaient ragées quelques bonbonnes de butane.
    (02/02/2020)

     


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  • L’apéritif

    Apéro du soir
    seul ou avec les copains,
    et quelques biscuits.

    En famille le soir,
    un petit apéritif
    aide à bien dormir.

    Des apéritifs,
    Réguliers sont dangereux
    Pour les artères.

    Le cœur en souffre,
    Trop d’apéritifs font mal
    N’exagérez pas.


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  • La vie est un long chemin

     

    La vie est un long chemin,
    Qui traverse tant les fleurs des champs,
    Que les chrysanthèmes qui vous disent au revoir.
    Á chaque carrefour des fleurs différentes,
    Couleurs chatoyantes,
    Couleurs tristes emplies de larmes,
    Couleurs blanches pour la joie des époux,
      Couleurs roses multicolores.

    Petit bébé de quelques mois,
    Ton chemin commence à la maison avec tes premiers pas.
    Tu hésites, tu as peur de tomber,
    Et tu te lances pour quelques pas.
    Les bras de maman sont grands ouverts,
    Pour t’accueillir avant la chute.
    C’est la joie pour toute la famille.
    Tes premiers pas seront suivis de tant d’autres.

    Quelques années après,
    Va s’ouvrir devant toi des chemins,
    Qui traverseront la cour de l’école,
    Des examens à passer,
    L’orientation de ta vie.
    Smartphone, ordinateurs, appareils connectés
    Te traceront des directions,
    Pour t’aider à choisir.

    La vie de tout être vivant
    Suit un grand chemin plus ou moins balisé,
    Par ceux qui t’ont précédé.
    De nombreux croisements s’ouvriront devant toi.
    Ton choix sera fonction de ton caractère,
    De ta mentalité,
    De ton courage
    De tes désirs et tes souhaits,
    Avec l’aide  d’adultes.

    Tout chemin de vie est balisé,
    De couleurs variées ;
    Chacune fixe une direction,
    Celle de l’amour avec le rouge,
    Celle des larmes avec le noir,
    Celle des efforts, bandes rouges et blanches.
    Tu ne peux les éviter.
    La vie est un jeu de risques,
    Dont on ne connaît pas les traversées.
    (29/01/2020)

     


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  • L’artiste

     

    L’art est un don,
    Enraciné dans l’être dès sa naissance,
    Qu’il soit peintre, écrivain ou poète.
    Un jour, sans savoir pourquoi,
    Ce don va éclore au cœur de l’individu,
    Pour rejoindre les hommes dans leur cœur,
    Leur offrant un peu de son imaginaire,
    Qui est son propre domaine,
    Un récipient d’amour,
    Qui se nomme art.

    Dans tout artiste, il y a du rêve,
    De l’imagination débordante,
    Parfois incomprise,
    Parfois méprisée,
    Parfois rejetée.
    Rêve d’imaginaire,
    De l’incroyable,
    De l’indéfinissable.
    Rejet de l’artiste,
    Incompris de tous.

    Tout échec de l’artiste peut devenir terreau,
    Pour des œuvres futures,
    Par lui encore inconnues,
    Mais en germe dans son esprit.
    Il a semé dans la bonne terre,
    La sienne,
    Qu’il faut émonder par un travail régulier.
    Une œuvre ne surgit pas sans une longue préparation,
    Qui murit son auteur,
    Et construit l’artiste.

    Que de pages arrachées, sans suite.
    Que de feuillets endormis dans un coin,
    Et surgissent un jour,
    Car l’auteur est prêt à le recevoir.
    Que de poèmes mis sur le côté,
    Non compris du lecteur,
    Qui n’a pas encore pénétré l’âme du poète.
    Que de cartons déchirés,
    Avant d’être reconnu du public,
    Comme véritable artiste  peintre.

    Dans tout artiste, il y a un rêveur,
    Qui n’a pas toujours les pieds sur terre.
    Il avance dans son imaginaire,
    Dans le monde de fées diverses,
    Dans une nature vivante.
    C’est là, qu’il trouve son aspiration.
    Dans son poème, dans son livre, dans sa peinture,
    C’est toute son âme qui s’ouvre à vous.
    Ne lui demandez surtout pas,
    Dans quel état d’esprit il a œuvré.
    (29/01/2020)


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  • Vanille 

    Jeu des prénoms chez Jill

    Avec un tel prénom de jaune habillé
    Sur qui vas-tu t’appuyer
    Pour avancer dans la vie
    Dans la direction que tu as envie.

    La fleur de vanille est attirante,
    Elle exige une main experte,
    Qui ne reste pas inerte,
    Pour donner des gousses odoriférantes.

    Petite fleur de vanille,
    Resplendissante de beauté
    Tu fais ta rentrée dans notre école,
    Sois  la bienvenue.

    Il y a quelques années
    J’ai assisté à la pollinisation de cette belle fleur,
    Dans une plantation en Guadeloupe
    Pour obtenir des gousses agréables.

    En te regardant en classe,
    Je penserai à ce beau travail,
    Des planteurs de vanille
    Qui nous offrent de si belles fleurs.
    (29/01/2020)

     


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  •  

    Zombi
     

    Avec mon masque d’aide respiratoire,
    Devenu obligatoire,
    Le miroir me renvoyait l’image d’un zombi,
    Emfermé dans un cagibi.
    Le reste du corps restait identique,
    Mais une allure limphatique.

    Au beau milieu de la nuit,
    Sans faire aucun bruit,
    Une main m’a touché doucement,
    Mais efficacement ;
    quelques mots à l’oreille,
    Je n’avais pas mes appareils.

    Une petite voix me disait : je suis Zombi, le démarcheur
    Je viens juste te chercher, je ne suis pas vendeur.
    Lèves-toi,
    Et suis-moi.
    Il avait débranché l’appareil,
    Qui accompagnait mon sommeil.

    Je me retrouvais au milieu d’une forêt
    Je n’étais pas timoré.
    Un magnifique soleil transperçait les feuillages,
    Je me croyais au Moyen-âge.
    Partout des zombis chantaient les beautés de la nature
    Dans une forêt pleine de verdure.

    Au loin, j’aperçus une fée,
    Par sa beauté j’étais bleuffé.
    Sa robe brillait dans les rayons du soleil,
    C’était une merveille.
    Je suis la reine des zombis
    Je suis d’un autre acabit.

    Mon royaume est imaginaire,
    Pour vous les hommes, une histoire millénaire.
    Avec moi, tu vas le visiter
    C’est une coproriété,
    Car tu es dans le domaine des songes
    Que personne ne sonde.

    Sois le bienvenu dans ce monde fabuleux,
    Que tu trouveras miraculeux.
    Des elfes, des nains, tu rencontreras ;
    Blanche-neige te recevra,
    Dans sa cabane féérique,
    Pour un goûter exotérique.

    Les fuites de mon masque me réveillèrent brutalement,
    Le monde de zombi s’effaça rapidement.
    J’enlevais mon masque,
    Trop proche d’un casque,
    Et essaya de retrouver le sommeil,
    Et la forêt magique ;
    Tout avait disparu, c’était logique.
    (25/01/2020)

     

     


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  • L’ange de mon inconscience

     

    Dans un sommeil profond,
    Accompagné d’un léger air de balafon,
    Soutenu par une aide respiratoire,
    Pour réduire quelques déboires,
    Il était là devant moi,
    Sur la bouche un doigt,
    Mon ange gardien,
    Qui n’avait rien d’un comédien.

    Existe-il dans un autre univers,
    Vivant devant Dieu à découvert,
    Que je retrouverai un jour,
    Peut-être à contre-jour ?
    Fable inventée au Moyen-Âge,
    Comme celles des coquillages,
    Avec des perles attendues,
    Pour sauver les âmes perdues.

    Quoi qu’il en soit, je le voyais debout ;
    Ce n’était pas un marabout,
    Ailes repliées pour ne pas prendre trop de place,
    Comme sur des petits bancs de la classe.
    Pas un mot, pas une parole,
    Il jouait simplement son rôle,
    D’assurer un sommeil pas trop léger,
    Une simple présence pour me protéger.

    Chacun d’entre nous aurait son ange gardien,
    Toujours là dans le quotidien,
    Qui se tiendrait devant Dieu,
    Que l’on ne peut voir de nos yeux
    Gardant notre place sacrée,
    Dans un univers éternel, bien ancré.
    Il est là à coté de nous et en nous,
    Pour nous aider à tenir debout.

    Il ne planait pas dans un univers lointain,
    Dont les rayons du soleil seraient éteints,
    Il était là, à côté de moi,
    Tenant en silence son hautbois,
    Me tenant la main,
    Jusqu’au petit matin,
    Une main chaude venue des cieux.
    C’était pour moi merveilleux.

    Á l’heure de l’éveil,
    Juste avant le réveil,
    Je sentis sa main lâcher doucement la mienne,
    Déjà trop païenne,
    Il me fit un petit signe,
    Digne d’un cygne,
    Et sans dire un mot ou faire un autre geste,
    Il retrouvait son monde céleste.
    (20/01/2020)

     

     

     

     


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  • La musique
     


    Éternelle musique,
    Composée de notes basiques ;
    Douce musique qui emplit tout mon être,
    De termes d’amour comme une belle lettre,
    Qui a tant de sous-entendu,
    Qu’elle devient inattendue.

    Son compositeur, un artiste méconnu,
    Dont la valeur aurait dû être reconnue,
    Laisse en mon cœur
    Un temps de bonheur,
    Que personne ne pourrait m’arracher,
    Sans au préalable m’attacher.

    Le véritable artiste compose souvent la nuit
    Quand autour de lui ne règne aucun bruit ;
    Du milieu de ses rêves profonds
    Des notes dansent autour de lui,
    Telle la musique d’un balafon,
    Qui se rangent dans un étui.

    Le matin, dès le réveil,
    L’artiste découvre cette merveille,
    En faisant glisser les notes sur le clavier de son piano
    Les chantant comme un soprano,
    Seul dans son salon,
    La plus belle pièce de la maison.

    Ces quelques notes de la nuit,
    Vont se renforcer grâce à lui,
    Jusqu’à composer une belle symphonie,
    Sans aucune cacophonie.
    Son œuvre pourra alors dormir
    Et avec le temps s‘affermir.

    Des rêves à l’infini, nuit après nuit,
    Nous permettent aujourd’hui,
    De vivre avec cet auteur inconnu,
    Qui sera toujours bienvenu,
    Des instants inoubliables,
    D’une journée très agréable.

    Éternelle musique,
    Issue de notes basiques,
    Tu nous faits rêver même éveillés,
    Jour et nuit, pour nous égayer,
    Avec ou sans piano,
    Comme sur une branche, le chant des petits moineaux.
    (15/01/2020)

     

     

     


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  • Les idées fixes

    Idefix mon chien,
    D’une bande dessinée
    Vient ton joli nom.

    Les idées fixes
    De mes chers adolescents
    Un smartphone pour deux.

    Mon petit ange,
    Tu as deux ans à peine
    Tu veux un smartphone !

    Les idées fixes
    Sont ancrées dans les jeunes,
    Leur esprit est dur.

    Idefix mon chien,
    C’est l’heure de la sortie,
    Tes copains sont là.


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  •  

    Juste après le souper pris dans des assiettes de porcelaine, n’étant pas philanthrope, je suis descendu dans le jardin pour y travailler. J’aime ma liberté et dans notre petit pré, je suis à l’aise. Assis sur l’herbe, ne regardant pas le sol, une couleuvre me piqua le talon, une vraie flèche que je n’avais pas vu venir.

     

    Ne pouvant prendre contact avec l’unité des soins palliatifs, j’ai mis un cataplasme à l’endroit de la piqure. Mon pied enflant, je regardais la distorsion entre le droit et le gauche. Ma femme m’emmena aux urgences qui me firent sans tarder une piqure.

     

     

     


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  • Jao

     

    Prénom qui revient à la mode,
    Après des années de sommeil.
    Des hommes illustres portent ce prénom,
    Plusieurs dans le milieu artistique.

    Ce prénom émanerait d’une ancienne divinité Inca.
    Je préfère voir son origine comme diminutif de Jean,
    Mais les autorités en jugent autrement
    Et préfère penser aux Incas.

    Faites votre choix,
    Personne ne vous contrariât
    Même les dictionnaires ne sont pas d’accord,
    Alors profitez-en !

    Pour moi il est conçu comme les autres garçons,
    Il n’est pas descendu en ballon bleu,
    Car c’est un garçon,
    Mais du grand mystère des parents.
    (22/01/2020)

     


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  • La trottinette

     

    Notre première trottinette était en bois
    A l’époque c’était la loi.
    Elle devait servir à toute la fratrie
    Nous jouions dans les prairies,
    Car dans le couloir elle faisait trop de bruit,
    Les employés auraient fui.

    Que de courses, elle était notre cheval,
    Fiers quand nous étions au festival ;
    Nous étions les seuls spectateurs,
    C’était notre bonheur.
    Peu à peu les roues s’usèrent,
    Pour nous quelle misère.

     

    Sa mort fut déclarée,
    Nous étions effarés
    La seconde trottinette était en fer,
    Avec des roues en caoutchouc ;
    De tous les jouets, elle était notre chouchou.
    Il ne fallait rien défaire.

    Pas facile de la conserver neuve,
    Malgré les dures épreuves.
    Grands et petits faisaient des cabrioles,
    C’était une belle bestiole,
    Qui a son tour se fatigua,
    Jusqu’à devenir gaga.

    Montrant ces photos aux petits-enfants,
    Ils les regardaient en riant.
    Pas de moteurs électriques !
    C’étaient des jouets chimériques.
    C’était aux temps anciens,
    Du temps des capétiens.
     
    Avec ces vieux jouets
    Nous jouions des années,
    Nos parents n’avaient pas les moyens,
    Tout en étant de bons citoyens
    De  nous choyer comme aujourd’hui,
    En multipliant les produits.
    (18/01/2020)

     

     

     


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  •  

    Une inexplicable symbiose de jours successifs m’a complètement bouleversé dans mes habitudes. J’inventais de nouvelles formes de poésie, pour participer à un concours régional, lorsqu’une main inconnue autre que les miennes, me crayonna un texte sur ma feuille blanche. J’étais en extase devant cette alchimie entre mains réelles, les miennes, qui tenaient le crayon et celle invisible, probablement celle de mon ange gardien ou d’une fée inconnue qui me voulait du bien. Confrontation improbable car mes mains étaient paralysées.

     

    Pourquoi prendre un tel détour pour écrire une poésie, la plus belle que je n’ai jamais écrite. Ce texte fut primé lors du concours et figure en première page du livre en cours d‘impression.

     


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  • Il était en convalescence pour avoir avalé plusieurs grains perdus dans un paquet de farine. Il pensait que c’était de la publicité pour récupérer quelques griottes. Il vit scintiller autour de lui de nombreuses étoiles, mais n’a pas eu l’idée de prendre son téléphone pour appeler les urgences. Dans un vacarme que lui seul entendait, il s’affaissa sur une faible couche de moquette. Aucune turbulence autour de lui, il était seul à la maison. En rentrant le soir, voyant leur enfant inanimé sur la moquette, ses parents restèrent abstrus, quelques minutes avant d’appeler les secours d’urgence. Les médecins voulant faire une comparaison avec d’autres cas similaires, firent analyser le reste du paquet de farine.

     


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