• Novembre 2019

    Novembre 2019

     

    Novembre est arrivé doucement
    Avec un temps très clément.
    Le jour de la Toussaint température agréable ;
    Sont resté au vestiaire les imperméables.
    Les gens ont profité des trois jours de congés
    Pour profiter des routes non enneigées,
    Affrontant dans beaucoup de régions, la pluie,
    Qui a fait déborder de nombreux puits.

    Novembre a pris sa revanche
    Rapidement ,sur les sommets des montagnes, une neige blanche,
    Laisse présager un hiver froid,
    Les animaux seront aux abois.
    Les hôteliers se frottent les mains,
    En voyant tout blanc les chemins
    Qui mènent aux stations,
    Sans aucune déviation.

    Pour eux, Noël sera blanc,
    Les sites seront très accueillants.
    Les réservations ne vont pas tarder,
    La neige, il faut bien la protéger pour la garder.
    La chasse aux étudiants est déjà lancée,
    Il faut les influencer ;
    Serveurs, il faut en trouver,
    Certains vont se retrouver.

    Cette nuit le brouillard a pris possession de nombreuses régions,
    De l’hiver, le cérémonial
    Et avec lui un froid glacial ;
    Il faut éviter les contagions.
    Le chauffage des maisons a aussitôt réagi,
    Refusant toute pédagogie
    Sur les économies d’énergie
    Pour certains une nouvelle liturgie.

    Novembre a repris son rôle
    Qui n’est pas toujours drôle,
    De prélude à l’hiver.
    Pour les marcheurs un vrai calvaire,
    Les trottoirs sont jonchés de feuilles de toutes les couleurs,
    A l’origine de nombreuses chutes et douleurs.
    Les services municipaux sont débordés
    Et bien souvent mouchardés.

    Revoyez votre garde-robe
    Rangez vos minirobes
    Pour endosser des vêtements chauds
    Et vérifier vos réchauds.
    Sortez vos grosses chaussures
    Pour maitriser la nature,
    Et les chaussettes de laine ;
    Faites une cure de miel issu d’un vrai pollen.
    (09/11/2019)

     

     


    7 commentaires
  • Pourquoi

     

    Maman, pourquoi tu es partie si tôt
    Pour monter là haut,
    Où papa t’a suivi trop tôt
    Vous étiez très catho.

    Pourquoi tu es partie,
    Sans prévenir loin de nous,
    Sans aucune empathie
    Nous laissant sur les genoux.

    Pourquoi la vie est remplie de peine,
    De souffrances à la traine,
    Des croix au coin des rues,
    Semées par nos disparus.

    Pourquoi les familles s’éparpillent,
    Aussi vite que des torpilles,
    Distendant les liens de la fratrie,
    Laissant qu’un peu de flatterie.

    Maman, tes questions exigent des répondre,
    qui doivent toujours correspondre,
    A ce que tu souhaites
    Tu est toujours inquiète.

    Le pourquoi des enfants quelque soit leur âge,
    Leur fait vite tourner la page,
    Les réponses s’envolent dans l’atmosphère
    Histoire de s’en défaire.

    La vie n’est faite que de pourquoi,
    Bien rangés dans leurs carquois.
    Réponses trop fragile,
    Comme un pot d’argile.

    Pourquoi la vie, pourquoi la mort ?
    Pourquoi la souffrance ? Qui a tort ?
    Pourquoi mon sal caractère
    Du tien, le légataire ?

    Pourquoi le ciel pour les bons,
    Et ceux qui font des dons ?
    Pourquoi pour les autres l’enfer,
    Domaine de Lucifer ?

    Trop de pourquoi dans nos vies,
    Qui restent inassouvis.
    Le silence en est souvent la règle
    Qui s’envole bien loin dans le domaine des aigles.

    Dis-moi pourquoi ceci
    Dis-moi pourquoi cela.
    Cherche la réponse en toi
    Si tu as la foi.
    (07/11/2019)

     

     

     


    9 commentaires
  • Les boites

    Boites de carton
    Pour emballages précieux
    Et recyclage.

    Boites plastique
    Proscrire rapidement
    Pas recyclables

    Boite souvenir
    Contiennent n’importe quoi,
    Et suivent l’âge.

    Boites, usines
    Celles où on trime toujours
    Vive la retraite.


    6 commentaires
  • Le tramway

     

     

    La ville de Tours avait un tramway,

    Qui répondait à de nombreux souhaits ;

    Les tourangeaux l’appréciaient,

    Les élus le dépréciaient,

    Les autobus devaient les remplacer

    Les utilisateurs très angoissés.

     

    Les élus décidèrent sans les usagers ;

    La ville devait être aménagée

    Et comme bien d’autres régions,

    Fut adopté la résolution,

    D’enlever tous les rails

    Les autobus reprenaient leur travail.

     

    Des années plus tard, on parlait d’économie d’énergie,

    D’améliorer l’air et lutter contre les allergies,

    Autant de bonnes raisons pour les élus,

    De revenir sur un passé révolu.

    Le dossier tramway prenait forme,

    Ce fut une grande réforme.

     

    Décider du tracé de la première ligne,

    Choisir les villes et quartiers de son passage,

    Eviter les embouteillages,

    Ce ne pouvait être un parcours rectiligne,

    En retenant les avis des différents maires

    En évitant que certains soient trop amers.

     

    Concertation de la population

    Travaux engagés dans toute l’agglomération,

    Études des géomètres avec raison,

    Accepter que les archéologues interviennent

    Pour étudier les origines chrétiennes

    De la ville et de ses environs,

    La métropole de Tours val de Loire,

    A désormais un tramway moderne dont elle est fière,

    Malgré les gênes d’hier,

    Dans la journée et le soir.

    On étudie déjà une seconde ligne,

    Qui ne sera pas non plus rectiligne.

     

    Le nouveau tramway s’est bien incorporé au paysage,

    Très limité le déboisage ;

    Il fait partie de la métropole tourangelle,

    Et sert des zones industrielles.

    On ne pourrait plus s’en passer,

    Et revoir les autos le dépasser.

     

    En Touraine, en tramway, on dépasse les autos,

    En Touraine, en tramway, on depasse les vélos

    Et même les trottinettes électriques,

    Ce qui est fantastique.

    Les Tourangeaux ont bien adopté ce nouveau moyen de transport,

    Qui ne va pas encore jusque l’aéroport.

    (05/11/2019)

     

     

     

     

     

     


    7 commentaires
  • Boite à souvenirs


    Petite boite cachée au fond de mon armoire,
    De ma vie, tu es le miroir,
    Photos, petit papier, jouets,
    Desséché un petit bleuet
    Un cahier de la maternelle,
    Et le photo de mon premier amour informel,
    Tirée le long d’une marina,
    Ecrit au dos son prénom Nina.
    Malgré les années passées,
    Une petite larme s’écoule sur ma joue,
    En regardant ce petit bijou,
    De mon cœur jamais effacé.

    La famille de Nina a brutalement quitté le village,
    Laissant au cœur un pauvre élagage
    Qui a bien eu du mal à se reconstruire,
    Car je n’ai jamais pu lui écrire.
    Elle a déménagé durant les vacances
    Me plongeant dans la défaillance.
    Le soir, au lit je pleurais ma copine,
    Dans mon cœur, une grosse épine,
    Que personne n’a pu enlever ;
    Tout au long du primaire, la plaie s’est aggravée.
    Personne pour me consoler,
    Mes parents en étaient affolés.

    Boite à souvenir,
    Que je ne peux assainir.
    Elle cache les profondeurs de mon cœur
    Et parfois me chante en chœur,
    Les malheurs d’un jeune garçon
    Qui aurait pu en perdre raison.
    Ce n’est qu’au collège que j’ai rencontré une autre amie,
    Pas de photos, pas de billets doux,
    Je ne voulais pas un autre doudou,
    Seule était au courant, ma mamie.
    Aujourd’hui, je l’ai perdue de vue,
    Elle n’était pas très assidue.

    Dans ma boite à souvenir
    Elle n’a pas sa place, s’abstenir.
    Seule Nina reste dans mon cœur,
    De temps à autre, quelques pleurs,
    De ne pas savoir ce qu’elle est devenue
    Elle est toujours bienvenue.
    Un amour d’enfance,
    A beaucoup d’affluence
    Sur le caractère d’un jeune garçon
    Qui pique comme un hérisson,
    Pour un amour perdu,
    Qu’il a tant attendu.
    (03/11/2019)

     

     


    5 commentaires
  • Zélie

     

    Je ne sais si ce prénom est encore donné,

    Sans i on retrouve le mot zèle,

    Qui caractérise cette jeune fille, sainte,

    Qui fut martyrisée pour sa foi.

     

    Toi qui portes ce joli prénom

    En connais-tu l’origine et l’histoire ?

    Elle souligne une fille courageuse,

    Restée fidèle à ses convictions.

     

    Lorsque tu auras de la peine,

    Lorsque tu souffriras beaucoup,

    Lorsque tu te sentiras abandonnée

    Pense à ton ancêtre qui a tout donné.

     

    Zélie sans z

    Me renvoie au prophète biblique Élie,

    Né presque un siècle avant notre ère

    Qui se battit contre le reine Jézabel

    Et qui a dû s’exiler.

     

    Les étrangers qui doivent fuir leur pays,

    Qui connaissent la guerre ou la famine,

    Sont une histoire sans fin,

    Saurons-nous les accueillir ?

    (06/11/2019)


    14 commentaires
  • Les godillots

     

    Déposés au bord de l’eau,
    Mes vieux godillots,
    Me servent surtout l’hiver
    Quand la température me rend amer.

    Je les aime ces vieux godillots
    C’est un cadeau de l’ancien proprio,
    Qui déménageait dans un appartement
    Assez rapidement.

    L’hiver ils me tiennent au chaud,
    Avec eux, pas besoin de réchaud,
    La tempête les respecte
    Car elle les trouve corrects.

    Je peux traverser les petits marécages
    Et les nombreux bocages,
    Qui cernent notre habitation,
    Sans prendre les déviations.

    Au printemps, avec eux, je parcours les forêts,
    Sur la tête un béret,
    A la recherche de quelques fleurs,
    Comme le ferait un receleur.

    En automne je retrouve les forêts
    Avec intérêt
    A la recherche de champignons
    Dont je suis un champion.

    Dès le retour maman prépare une omelette,
    Avec un peu de ciboulettes,
    Ce sera le repas du soir
    Avant de se coucher dans le noir.

    J’aime ces godillots,
    Hiver ou été, ils me tiennent au chaud
    C’est un cadeau qui j’ai reçu
    Pour moi, ils ont été conçus.

    Mes pieds ont grandi
    Les godillots, une véritable tragédie
    Ont vieilli et sont largement usés ;
    Je les ai placés sur une étagère sans les accuser.
    (02/11/2019)

     


    6 commentaires
  • Regard

     

    La glace de la salle de bains me transmet une figure
    Qui ne me parait pas très mature,
    Figure fatiguée
    Figure intriguée,
    Figuré ridée,
    Figure déjà usée,
    Figure d’une autre,
    Qui est peut-être la vôtre.
    Ce n’est pas mon visage,
    Plus de trace de bronzage ;
    Visage pâle comme l’aurait dit les peaux-rouges,
    Visage blanc comme une courge.

    Halloween, tu tiens ta vengeance ;
    Si c’est toi, un peu d’indulgence,
    Je n’ai pas sortie les enfants
    Comme tous les ans,
    A la quête de bonbons,
    Ils étaient furibonds.
    Il pleuvait abondement,
    Le temps, un grand chambardement.
    Les portes seraient restées fermées,
    Je peux vous l’affirmer.

    Ce visage n’est pas le mien,
    Vous le savez très bien.
    Ce n’est pas celui que les autres vont voir,
    Je veux rester dans le noir.
    Je ne peux leur montrer un tel regard,
    Ils me regarderaient avec des yeux hagards,
    Leur regard m’anéantirait,
    Ils me mentiraient
    Me flagelleraient

    Me révéleraient.
    Le regard de l’autre est une baïonnette,
    Qui me prend pour une minette,
    il me fusille à bout portant
    Comme tout incompétent.
    Rempli de peinture diverses
    Mon visage n’est plus en détresse,
    Mais ce n’est plus le mien,
    Il se confond avec le tien.
    Dans le tien, je suis engloutie
    Et presque emboutie.

    Ce regard que je fuis dans la glace
    Me laisse de glace.
    Il me fait peur,
    Mes rides me renvoient ailleurs,
    A la mort de maman couché dans son cercueil,
    Son visage pur, était ridé malgré des bains de tilleuls.
    Elle ne se maquillait pas
    Pour elle, aucun tracas,
    Elle se voyait telle qu’elle était,
    A personne elle ne mentait.
    (01/11/2019)

     

     


    7 commentaires
  • Rêverie magique

     

    Elle aimait ses rendez-vous magiques avec les mots ;
    Ils lui collaient à la peau ;
    Avec eux, elle entrait dans une profonde rêverie,
    Et les paupières de ses yeux fatiguées comme son canarie,
    Pénétraient dans un espace lointain,
    Autour d’elle, tout était éteint.

    Une nuit profonde sans nuage
    L’emmenait pour un lointain voyage,
    Où les mots se liaient entre eux
    D’un air tout joyeux.
    Là bas, ils tombaient de ses mains,
    Elle s’endormait jusqu’au lendemain.

    Mots de vie et d’amour,
    Qui dureraient toujours.
    Rivière de tendresse
    A chacun sa caresse.
    Soleil de minuit,
    Sur lequel ils s’appuient.

    Pour elle, le temps s’était arrêté,
    Les mots s’étaient émiettés,
    Pour donner d’autres mots,
    De vrais frères jumeaux,
    Qui tournaient autour d’elle,
    Comme des hirondelles.

    Elle aurait aimé les appréhender,
    Pour mieux les amender,
    Elle qui aimait écrire,
    Et en se couchant les lire.
    Attendre sur les ailes de l’aurore,
    Sans glisser à bâbord.

    Les mots dansaient au tour d’elle,
    Rien n’était réel ;
    Les étoiles scintillaient dans le firmament,
    Pour l’éclairer abondement.
    Sa tête saurait-elle enregistrer,
    Et ces mots la pénétrer.

    Rêverie d’un jour
    Qui le matin lui dira bonjour,
    Pour lui restituer la douceur de son rêve ;
    Elle écouterait comme un bon élève
    Pour reconstruire ce qu’elle avait vécu
    Et en être convaincu.

    La cahier ouvert, plume à la main,
    Elle n’attendrait pas demain
    Pour faire danser les mots
    Comme elle les avaient vus plus tôt
    Au milieu d’un ciel étoilé,
    Qu’elle ne voulait voiler.

    Les pages couvraient sa rêverie,
    Laissant leurs armoiries,
    En bas de chaque page
    Doucement, sans aucun tapage.
    Tout était inscrit noir sur blanc
    Sans rien d’accablant.

    Poète heureuse en relisant ses lignes,
    Pour son cœur, bien dignes,
    Les mots ne se sons pas envolés,
    En la laissant affolée,
    Au réveil le matin,
    Semblable à une catin.

    La puissance de ces mots,
    Comme de vrais esquimaux
    S’épanouit dans le silence,
    Empli d’excellence.
    Ils vivent dans nos rêveries,
    Et glissent le jour sur notre voirie.
    (30/10/2019)


     


    4 commentaires
  • La Toussaint

     

    Fête des vivants
    Qui ont trouvé le soleil levant
    Après un voyage sur terre,
    Mariés ou célibataire
    En mettant en avant la loi d’amour
    Qui se vit tous les jours.

    Nous fêtons tous les saints
    Ceux qui sont encore sur terre
    Avec de nombreux partenaires
    Qui un jouir ont tété le sein,
    Dans les bras d’un amour,
    Qui était leur seul secours.

    Cet amour avec lequel ils ont grandi
    A nourri leur être sans jouer la comédie,
    Partageant ses valeurs
    Empli de bonheur.
    Ce sont déjà des saints
    Même s’ils sont un peu anciens.

    Toussaint, tu ne sers à rien !
    Est-ce un mal ou un bien ?
    C’est une question personnelle
    Qui ouvre sur l’éternel.
    Les fleuristes ont saisit l’occasion
    En rayant les principales informations.

    La tradition en a fait la fête des morts,
    Quel qu’ait été leur bord.
    Nous ne voulons pas les oublier.
    Même s’ils nous ont ennuyés,
    Pendant leur fin de vie,
    Ils n’en avaient pas envie.
    De nombreuses personnes qui meurent,
    Souvent hors de leur demeure,
    Sans le dire, sans le montrer,
    Mais dans leur cœur cloitré,
    Ont vécu une vie de sainteté,
    Sans la faire miroiter.

    Que nous soyons croyants ou non,
    Le jour des morts ou la Toussaint,
    Laisse entendre qu’ils ne sont pas pour nous que des morts,
    Qui auraient changé de bord.
    Nous sommes persuadés que quelque part ils vivent,
    Et ne traînent pas à la dérive.
    (01/11/2019)

     

     


    4 commentaires
  • Coïncidence
    Identité de formes
    A première vue.

    C’est bientôt l’hiver,
    Tempêtes, vents, coïncident,
    Froid frigorifie

    Une identité
    Pour deux êtres différents
    Qui le comprendra ?

    Deux êtres pareils,
    Quelle coïncidence,
    Je ne le crois pas.

    Coïncidence
    A bien souligné Pagnol
    Face à deux bâteaux.

     


    6 commentaires
  • Klaus

     

    Prénom d’origine germanique,

    C’est une forme de Nicolas.

    Faut-il décliner le prénom Klaus,

    Ou glisser sans rien dire sur Nicolas,

    Ou simplement regrouper les deux,

    Dans une même histoire ?

     

    Klaus et Nicolas,

    Deux demi-frères

    Ayant un père allemand,

    Et des mères françaises.

    Ne me demandez pas le pourquoi du comment,

    Je ne me pose pas la question.

     

    Ils sont tous les deux en primaire,

    Pas dans la même classe, vous vous doutez.

    Klaus en CE 1 et Nicolas en CE 2.

    L’un est à l’avance, l’autre en retard ;

    Ce n’est guère leur problème ;

    Ils arriveront de toute façon en sixième.

     

    A leurs maîtresses ils ont dit qu’ils faisaient l’Europe,

    Comme les grands le font au gouvernement.

    La différence : ils ne sont que deux à voter,

    Il suffit qu’ils se mettent d’accord avant l’ouverture des hostilités.

    Pas de problèmes de langage,

    Tous les deux comprennent français et allemand.

     

    Klaus et Nicolas,

    Deux vrais frères,

    Ne pas avoir la même mère,

    Ce n’est pas un problème pour eux.

    L’amour les a unis

    Une vraie famille.

    (30/10/2019)

     


    11 commentaires
  • Soudain

    Soleil radieux
    Qui nous vient des cieux.
    La plage est couverte de vacanciers ;
    Ce beau temps est apprécié.
    C’est le moment de vagabonder,
    Sur des sentiers non inondés.
    La digue est très fréquentée
    Par des promeneurs enchantés.
    Les parents se laissent attendrir
    Pour quelques glaces à acquérir.
    Soudain une voiture sillonne la digue,
    Et de son haut-parleur refusant la fatigue,
    Annonce aux vacanciers la proximité d’une tempête,
    Les maîtres-nageurs répondent à leur quête.
    Et hissant le drapeau rouge
    Pour que les nageurs bougent.
    La gendarmerie accentue le mouvement
    Sirène hurlante comme pour les bombardements.

    Tous les invitent à la prudence,
    Vents et pluie, sont annoncés en abondance,
    Les cotes vont être battues par la tempête.
    La plage se vide,
    Parents et enfants remontent, le visage livide ;
    Avec dignité, ils accueillent la flotte
    Qui commence à se déverser ; les plus petits ont la tremblote.
    La tempête fait rage,
    Un mélange de pluie et de vent ravagent,
    Toute la jetée pour un vaste lessivage.
    La météo régionale elle même est étonnée,
    Rien de laisser présager une telle avoinée.

    Les arbres tremblent sous l’effet du vent,
    Sur le terrain de camping s’envolent quelques auvents.
    Aussi vite qu’ils étaient venus
    Le long de l’avenue,
    Tempête et le vent ne font plus parler d’eux,
    Ils sont repartis tous les deux.
    Un grand calme remplace les hurlements du vent,
    Tout revient comme avant.
    Les agents municipaux nettoient le rivage
    Et retirent les branchages.
    Sortent peu à peu quelques promeneurs
    La tempête est partie ailleurs.
    (28/10/2019)

     


    7 commentaires
  • Halloween


    Halloween, Toussaint, les morts, que de mots !
    Comment se retrouver dans cet imbroglio,
    Des regroupements familiaux,
    Pour et retrouver ses égaux ?
    Chaque journée a un sens différent,
    Pour ses adhérents,
    En cette fin de congés scolaires ;
    Chaque individu sa filière.

    Halloween nous vient des États-Unis d’Amérique,
    Chez eux, des soirées très féériques ;
    Une implantation en France, pas évidant,
    Avec les fêtes anciennes existant.
    Les enfants se déguisent et font du porte à porte,
    Pour glaner quelques bonbons de toute sorte.
    Accompagnés ou non de leurs parents,
    Qui, pour la fête, sont adhérents.

    Tous déguisés, grands et petits,
    Réunis sans aucune apathie,
    Attendent la nuit tombée
    Essayant de ne pas tomber,
    Pour fuir quelques instants leurs maisons,
    Malgré le froid de la saison,
    Et vadrouiller dans leur quartier,
    Pour quelques bonbons qui vont remplir leur boitier.

    Le soir, autre démonstration
    Les adultes ont travaillé leur présentation,
    Pour se retrouver incognito,
    Sous un chapiteau.
    Nuit blanche sans sommeil
    Demain, la Toussaint, pas de réveil,
    Soirée dansante
    Pour tous amusante.

    Plus questions de bonbons,
    Mais après quelques Bourbons,
    Les échanges imprévus au départ,
    Rejetant tout rempart,
    Prennent forme doucement
    Sans aucun agacement.
    Avançant dans un léger brouillard,
    Bien qu’il se fasse tard.

    Des couples se font et se défont,
    Au gré des carafons ;
    Une nuit de faiblesse
    Autour des diablesses,
    Qui se laissent emporter
    Dans une nuit sans clarté,
    Les masques ont tout caché
    Ils étaient bien harnachés.
    (27/10/2019)

     

     


    4 commentaires
  • Les pauvres 

    Le monde est de plus en plus coupé en deux,
    Ce qui le rend cauchemardeux.
    Les riches sont de plus en plus riches,
    Eloignés des quartiers en friche.
    Les pauvres, de plus en plus pauvres.
    Rejettent leurs couleuvres.

    Le pauvre, le sans abri,
    Se cachent loin de tout bruit,
    De leur situation, ils ont honte
    Par tous, ils sont laissés pour-compte.
    Ils sont exposés à la violence des injustes,
    Pour les puissants, ce sont des frustres.

    Ils ont un cœur de pauvres incompris,
    Pour eux que du mépris.
    Pourquoi ne travaillent-ils pas,
    Au lieu de réclamer des repas,
    Aux restos du cœur ?
    Ils le font à contrecœur.

    De quoi peuvent-ils se réjouir ?
    Ils sont près de s’évanouir,
    Alors que nous faisons la fête
    Toujours insatisfaite,
    En cette fin d’octobre
    Aux soirées bien sombres.

    Pour eux, les épreuves du quotidien,
    Un calvaire tragédien,
    Le pain qu’ils recevront peut-être
    Comme d’une amitié partagée d’un nouveau maître,
    Leur permettront de survivre,
    Ils en sont déjà ivres.

    Dans la foule que l’on traverse,
    Des visages déformés par de multiples averses,
    Relèvent la tête par égard,
    Pour éviter les bagarres,
    Le ventre rétréci par la faim
    De leurs malheurs, ils espèrent la fin.

    Un sourire partagé,
    Un regard ménagé,
    Leur donneront un peu de joie,
    Qui réchauffera comme un morceau de bois.
    Ils redeviennent des humains,
    Qui ne se cacheront plus sur leur chemin.

    Ils se réjouissent de peu de choses,
    A été entendu leur cause.
    Des gens leur ont souri,
    Ils ne sont pas entièrement pourris,
    Ils peuvent relever la tête
    Et regarder autrement les fêtes.
    (28/10/2019)

     

     

     

     


    4 commentaires
  • Vents d’ici et d’ailleurs 

    Vent du nord qui souffle,
    Appelle le froid, le gel ;
    Il faut se préparer,
    La neige n’est pas loin,
    Elle va couvrir le paysage,
    D’un blanc nacré
    Qui marquera les pas des marcheurs,
    Ou les sillons des voitures
    Qui essaient de se faufiler.
    Les pelles sont de sortie
    Pour dégager un chemin,
    Entre la rue et les maisons.
    Cache nez, moufles et chaussures adéquates,
    Outils nécessaires pour affronter ce vent du nord.

    Vent de l’ouest
    Rempli d’eau
    Avance dans les terres
    Vers son frère l’est.
    Les parapluies sont de sortie,
    Les kways de toutes les couleurs,
    Accompagnent les promeneurs.
    Les agriculteurs exaltent de joie,
    En regardant la pluie tombée,
    Pluie douce qui pénètre la terre,
    Permettant aux semailles,
    De vivre et de montrer le bout de leur nez,
    Espoir d’une récolte suffisante
    Pour alimenter le bétail.

    Vent du sud,
    Soufflant d’Espagne,
    Qui apporte chaleur et canicule,
    Fait sortir les maillots de bain,
    La baignade n’est pas loin ;
    Les plages se remplissent peu à peu,
    Pour une journée de bronzage.
    Les petits bateaux naviguent sur une mer d’huile,
    Toutes voiles déployées ;
    Les planches affrontent l’eau ;
    Les enfants font des châteaux de sable
    Sous la surveillance de leurs parents,
    Emplis d’huile pour réduire les effets du soleil ;
    Le marchand de glace fait fortune.

    La météo annonce une tempête Cévenole

    Sera-telle aussi violente que Gabriel ?
    Son passage est catastrophique.
    Les trains sont bloqués
    Par des glissements de terrain
    Qui ont emporté le ballaste,
    Maisons inondées,
    Routes coupées
    En pleine vacances scolaires
    C’est la débandade dans les gares.
    Les trains ne peuvent passer
    Un mois pour rénover les voies
    C’est la débâcle dans le midi,
    Qui nous indemnisera ?
    (25/10/2019)

     


    2 commentaires
  • Le soleil cache les nuages ; en ce mois de novembre, le froid n’est pas polaire, sans doute le réchauffement climatique. Le chauffage est toujours en sommeil. Tant mieux car le gaz va encore augmenter.
    En ce samedi les marcheurs devaient s’assembler sur le parking de la mairie pour une sortie en forêts. La pluie les en a empêchés.


    Comment présenter les fêtes qui s’annoncent ? Mes idées se sont envolées, l’inspiration les a suivies. Je voulais écrire une belle page bien calligraphiée présentant tous les biscuits que nous avions fait pour cette fête. Comment décrire le déroulement de la soirée d’Halloween sans images et sans textes. Chacun s’en fera une idée


    3 commentaires
  • Une goutte de joie

     

    Une goutte de joie s’échappe de mes yeux

    En regardant les cieux

    Ma prière a été entendue

    Dans mon cœur, c’était inattendu.

     

    Seul, je cherchais là-haut,

    La source débordante d’eau,

    Qui laverait tout mon être,

    En lui donnant de nouvelles lettres.

     

    Goutte de joie débordante,

    De ma vie résistante,

    Qui ne sais s’abandonner

    Et encore moins rayonner.

     

    Je te sens glisser le long de ma peau,

    Au son d’un simple pipo,

    Qui remplit mon espace,

    Et secoue ma carapace.

     

    Quelques pétales de roses

    S’envolent dans la brise d’un air morose,

    Elles se collent à ma goutte

    Le long de la route.

     

    Goutte de joie qui s’envole,

    Et tout mon être survole,

    Dans un ciel tout bleu,

    Vers un univers radieux.

     

    Mon âme exalte de joie

    Rejetant les rabat-joies,

    Qui aimerait la salir

    Pour ne pas l’anoblir.

    Cette goutte de joie transforme mon être

    Mais ne laisse rien paraître.

    Goutte personnelle

    Qui chante la ritournelle.

     

    Peut-on la multiplier à l’infini,

    Elle qui est si mini,

    Pour transmette mon bonheur

    A ceux qui ont perdu le leur.

     

    Gouttelette de joie,

    Vole vers ceux qui sont aux abois,

    Apaise leur tristesse

    De toute ta délicatesse.

    (25/10/2019)

     

     


    4 commentaires
  • Rêve

     

    Rêve tragique dans une nuit calme
    Une triste réalité, aucun drame.
    Par la fenêtre de ma chambre,
    En ce milieu du mois de novembre,
    Triste nature
    Sans aucune verdure ;
    C’est le grand vide,
    Une terre totalement aride,
    Qui n’a rien à voir avec le gel de ces derniers jours.
    Les champs ravagés ont pris une couleur brune,
    C’est la grande infortune
    Qui demeurera toujours.

    Brutalement réveillée,
    Je suis tout effrayée,
    Tremblant de tout mon être,
    Je cours à la fenêtre,
    Le pyjama trempé.
    Rien ne s’est échappé
    Tout semble bien en place
    Fini mes angoisses.
    Je ne veux réveiller mes parents
    Pour un simple rêve désespérant.
    Ils se moqueraient de moi,
    Qui suis aux abois.

    Le lit aussi mouillé que le pyjama,
    La figure rouge d’eczéma,
    Je me change des pieds à la tête ;
    On dirait que j’ai fait la fête ;
    Je me couche sur la moquette,
    Je ne suis plus très coquette,
    Une véritable infamie.
    Calmée, je me suis endormie.
    C’est dans cet état que maman m’a trouvée,
    Et m’a désapprouvée.
    J’aurais dû l’appeler
    Au lieu d’être gelée.

    Je me suis longtemps posé la question :
    Pourquoi ce rêve ? Quel est cet aiguillon,
    Qui m’a piqué en pleine nuit,
    Me surprenant sans aucun bruit ?
    Question sans réponse à ce jour,
    Qui risque de se poser toujours.
    Aujourd’hui adolescente depuis peu,
    A ces rêves j’ai dit adieu.
    Mais il m’arrive encore en ouvrant ma fenêtre,
    De me souvenir de ce mal-être
    Qui a secoué ma jeunesse
    Alors que je voulais être déesse.
    (24/10/2019)

     


    4 commentaires
  • La mer de mon enfance

     

    La mer de mon enfance,
    Chantée bien plus tard par Jacques Brel,
    « Avec ces vents du Nord pour dernier terrain vague »,
    Vaste plage de sable fin
    Entre deux caps,
    Le cap gris nez et le cap Blanc nez.
    Les dunes sableuses qui nous séparaient de l’eau,
    Accueillaient notre ribambelle,
    4 garçons et encore 4 filles,
    A la traîne de leurs parents.

    Nos parents n’avaient pas peur,
    De nous amener en pleine brousse,
    Sans téléphone portable ni Smartphone qui n’existaient pas encore.
    C’était nos premières vacances en famille ;
    Deux grandes tentes de l’armée américaine comme villa,
    Implantées dans la cour d’une ancienne ferme
    Qui avait subi les ravages de la guerre.
    Pour nous, petits et grands, nous découvrions,
    Des blockhaus perdus entre le sable et l’eau,
    Face aux cotes anglaises.

    De temps à autre, au loin,
    De grands murs blancs
    Sortaient de l’eau.
    Nos parents nous disaient que c’était l’Angleterre,
    Trop près pour moi pour être vraie.
    Quelques années après,
    En cours de géographie,
    La maîtresse nous a redit cette version.
    Nos parents ne peuvent mentir,
    Ils disent toujours la vérité


    Fagotés dans des maillots de bain tricotés par notre grand’mère,
    Nous passions nos journées à faire des châteaux de sable,
    Que la marée montante engloutissait rapidement.
    Que de coquillages ramassés,
    Que nous ne pouvions tous gardés.
    Vacances simples
    Au budget limité
    Nous savions nous amuser
    Avec une pelle et un petit seau.

    Heurs entre garçons et filles,
    Disparaissaient rapidement
    La mer nous réconciliait.
    Je revois encore ces marches vers le cap gris nez,
    Sceaux en mains pour ramasser des moules
    Pour le repas du soir.
    Chacun y mettait du sien,
    Pour être le premier.
    Bien fatigués, le retour traînait,
    La nuit serait longue pour tous.

    De temps à autre nous passions la journée dans une ferme
    Où on prenait le lait chaque main.
    Ils nous emmenaient dans les champs ;
    Il fallait glaner derrière la moissonneuse lieuse,
    Les épis de blé ou d’orge
    Que la machine avait abandonnés sur la terre.
    Nous les rangions dans une petite charrette,
    Et de retour à la ferme,
    Nous les donnions aux poules ;
    Quelle dégustation !
    (23/10/2019)

     


    3 commentaires