Les pauvres
Le monde est de plus en plus coupé en deux,
Ce qui le rend cauchemardeux.
Les riches sont de plus en plus riches,
Eloignés des quartiers en friche.
Les pauvres, de plus en plus pauvres.
Rejettent leurs couleuvres.
Le pauvre, le sans abri,
Se cachent loin de tout bruit,
De leur situation, ils ont honte
Par tous, ils sont laissés pour-compte.
Ils sont exposés à la violence des injustes,
Pour les puissants, ce sont des frustres.
Ils ont un cœur de pauvres incompris,
Pour eux que du mépris.
Pourquoi ne travaillent-ils pas,
Au lieu de réclamer des repas,
Aux restos du cœur ?
Ils le font à contrecœur.
De quoi peuvent-ils se réjouir ?
Ils sont près de s’évanouir,
Alors que nous faisons la fête
Toujours insatisfaite,
En cette fin d’octobre
Aux soirées bien sombres.
Pour eux, les épreuves du quotidien,
Un calvaire tragédien,
Le pain qu’ils recevront peut-être
Comme d’une amitié partagée d’un nouveau maître,
Leur permettront de survivre,
Ils en sont déjà ivres.
Dans la foule que l’on traverse,
Des visages déformés par de multiples averses,
Relèvent la tête par égard,
Pour éviter les bagarres,
Le ventre rétréci par la faim
De leurs malheurs, ils espèrent la fin.
Un sourire partagé,
Un regard ménagé,
Leur donneront un peu de joie,
Qui réchauffera comme un morceau de bois.
Ils redeviennent des humains,
Qui ne se cacheront plus sur leur chemin.
Ils se réjouissent de peu de choses,
A été entendu leur cause.
Des gens leur ont souri,
Ils ne sont pas entièrement pourris,
Ils peuvent relever la tête
Et regarder autrement les fêtes.
(28/10/2019)