La cabane au fond du jardin
Dans notre jeunesse,
Qui n’a pas toujours été sagesse,
Nous avons connu ces cabanes
Pour un service idoine,
Accessibles à tous,
Sans essuie-tout.
Fixés au mur, des carrés de papier journal,
Pour essuyer le canal.
C’était le coin d’aisance,
Evitant les nuisances.
Ces cabanes ont disparues,
Elles devenaient incongrues.
Certaines maintenues,
Servent de rangements aux outils bien entretenus.
C’était toute une époque,
Abattues ces bicoques,
Pour des raisons sanitaires,
Sans autres commentaires.
Les lieux d’aisance ont incorporés les maisons,
Plus sympa en toutes saisons.
Comprenez ma surprise,
Quand j’ai vu qu’en Bretagne une entreprise
Avait redoré le blason de ces cabanes
Éloignées de la douane.
Domaine de Kermadrou,
Qui joue au loup garou,
Pour vendre sa production,
Qui avait une bonne appréciation,
À la recherche de nouveaux clients,
De cidre, friands.
Audierne, en Finistère,
Du domaine, les propriétaires,
Ont relancé nos petites cabanes,
Non pour y protéger leurs ânes,
Mais pour un nouveau style de vacances,
Avec la nature, une nouvelle alliance.
Des vacances perchées,
Sur des branches fourchées,
En respectant la nature,
Qui le rend sans mesure.
L’ombre de la nuit,
S’étend sans bruit,
Laissant la place aux étoiles,
Étendues sur une grande voile.
Les oiseaux nocturnes,
Petits cris taciturnes.
Se réveiller avec le soleil,
Et le bourdonnement des abeilles ;
Au loin le chant des vagues et leur ressac,
La paix dans notre bivouaque.
(03/11/2020)