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Cette année là

Cette année-là

 C’était pendant l’horreur d’une profonde nuit,
Tout le monde avait fui.
Je me retrouvais seule dans cette grande masure.
En pleine démesure.
Un orage me mit debout sur le lit
La figure palie
Tous les membres raidis,
Je ne jouais pas la comédie.

Je téléphonais à un ami de classe
Qui avait toujours la première place.
Ce n’était pas l’euphorie,
Il n’était pas mon favori.
C’est le seul numéro que j’avais en tête,
J’étais loin de faire la fête.
Pour lui quelle aubaine
Il ne craignait pas la nuit urbaine.

En quelques minutes, il sonnait à la porte,
J’étais à demi-morte.
La chemise de nuit collait à ma peau,
Ma poitrine à peine arrondie jouait du pipeau.
Devant lui, je n’avais pas honte,
J’étais là comme un acompte.
Mon corps remontait à la surface,
Je ne cachais pas ma face.

Allait-il me prendre dans ses filets,
Lui qui retirait déjà son gilet.
Il me prit dans ses bras pour me calmer,
Moi qui n’étais pas armé.
Ses mains glissaient le long de mon dos,
Je sortais juste de l’ado.
Relavant ma chemise, il caressa mes fesses ;
Je me laissais faire comme une déesse.

L’orage nous avait quittés
Les éclairs court-circuités.
Dans ses bras, je me laissais faire,
Son corps était mon calorifère.
Il évacua ma chemise de nuit ;
Nue devant lui, je n’ai pas fui.
Ses mains glissaient le long du dos et sur mes petits seins,
C’était la première fois qu’on frôlait mon bassin.

Peu à peu il se mit dans la même tenue,
Etait-il le bienvenu ?
J’ai regardé ce corps de jeune ado
Dont je caressais le dos.
C’est la première fois que je voyais un ado nu
Avec le sexe bien tendu.
Nous ne sommes pas allés plus loin,
De chacun nous avons pris soin.
(11/05/2020)












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