Je vole
« Mes chers parents je pars
Je ne m'enfuis pas je vole
Comprenez bien je vole » (Louane)
Je plane, je vole
La mer, je la survole ;
J’ai quitté cette plage,
Avec mon attelage.
Mer insoumise,
À mes envies promises.
Navigateur solitaire,
Je me méfie de l’air,
Qui m’emporte dans ses nuées,
J’en suis exténué.
Je suis le prince céleste,
Personne ne me conteste.
Je plane, je vole,
La mer, je la survole.
Je suis le maître des vagues,
Et renvoie chez elles, les algues.
Je nargue les baigneurs
Qui cherchent un peu de bonheur.
De là-haut, ils sont si petits,
Que je les vois tout aplatis.
La nuit, assis sur le sable,
À la lumière blafarde de mon ordi,
Je me sens hardi
Sous une chaleur bien agréable.
Habité par l’insomnie,
À ma muse, soumis,
J’écris, ce ciel étoilé,
Qu’aucun nuage n’a voilé.
Les étoiles scintillent,
Des milliers de flottilles.
Emporté dans des rêves illusoires
Aucun mot ne sortira de ma mâchoire.
L’écran reste vierge
Posé sur la berge.
Au loin, l’île de mes rêves,
M’accueille sur la grève.
Je suis seul sur cette terre vierge
Qui, sur le sable, m’héberge.
Cette île de nulle part
M’accueille avec son art.
Je chante l’air du temps,
Douce ritournelle dans le vent.
Quelques oiseaux m’accompagnent,
Je n’ai pas de compagne.
Allongé sur le sable
Je n’ai pas de semblable.
Je suis comme Robinson,
Couché sur un paillasson.
Vendredi ne viendra pas,
Partager mes repas.
(15/06/2021)