Le silence
Je grimpe le long de la ravine
Pour atteindre le plateau
À travers les rameaux.
Me voici en haut de la colline
Ma petite cabane m’attend
Sous les branchages, je m’étends.
Le vent léger d’été se calme devant la reine des bois
Les oiseaux se taisent, ils sont rois
Vision de la ville dont on entend le vacarme.
Sonne au loin, une alarme.
Je suis dans mon petit coin de paradis,
Au beau milieu de l’après-midi.
J’écoute silence ;
Me surprend un début de somnolence.
Un avion passe rapidement
Il s’enfuit ardemment.
Un rossignol chante gracieusement
Je l’écoute voluptueusement.
Son chant me caresse et me souris
Je me détends et je suis ravie.
Instant de pur émerveillement
Au loin le son de l’océan.
Sa musique sur moi résonne,
Je frissonne.
Elle m’emporte dans des pays lointains
Sur les bords de l’océan Indien, vers les Tibétains
Où les flots turquoise me bercent,
Et me renversent.
Ile perdue au milieu de l’eau, habitée par le silence,
Tout est danse.
Des vagues, je suis la cadence ;
Dans le ciel, quelques oiseaux dansent
Je suis sur le bord de la plage ;
Je ne connais plus mon âge.
C’était il y a tant d’année.
Sur ces lieux, je flânais.
J’étais seul, allongé sur le sable,
C’était à peine croyable
J’avais beaucoup de chance.
J’écris sur le sable : Silence.
(07/02/2023)