Les cheveux blancs
Faut-il être fier d’avoir des cheveux blanc,
Comme dans le parc la couleur des bancs ?
La beauté exigerait-elle partout de la couleur
Pour cacher les misères de la blancheur ?
Toutes les femmes seraient-elles pareils
En se faisant colorer jusqu’aux oreilles,
Tel un artiste peintre devant sa palette
Qu’il recouvre comme une galette.
Regardez autour de vous,
Le nombre de femmes aux cheveux blancs ou gris,
En dehors de celles qui font des paris,
Et disent en passant à leurs amis : coucou.
C’est un combat terrible qui s’engage devant elle,
Quand devant le miroir, elles aperçoivent un cheveu grisonnant !
Non ce n’est pas un mirage,
Mais de l’âge, un virage.
Jamais elles n’auraient cru en arriver là !
Il faut combattre ce fléau
Aussi vite que, du fleuve, monte l’eau,
Nous ne sommes pas des koalas !
Coiffeur, ô cher coiffeur,
Tisse vite mes cheveux de couleur ;
J’ai vu un cheveu grisonnant
Couvrez-le rapidement.
Toute couleur naturelle
D’une nature corporelle,
Á sa propre beauté,
Pourquoi vouloir argoter ?
Un noir a les cheveux noirs,
Ce n’est pas un être de foire.
Certains se couvrent de baranne,
Pour sauvegarder la couleur de leur crâne.
Qu’ils soient gris, blanc ou roux,
Les cheveux des hommes sont toujours doux
Sauf peut-être chez les chauves
Qui ne sont jamais des fauves.
La couleur naturelle des cheveux,
Est un atout plus qu’un aveu.
Il faut accepter sa silhouette,
Sans la cacher avec une pirouette.
(11/02/2020)