L'orage
Le temps est lourd,
En effervescence tout le bourg.
Le vent secoue les arbres du jardin.
Les gens s’affolent dans le périgourdin.
Les enfants crient, ils ont peur ;
Il faut appeler les sapeurs !
Les éclairs couvrent la rue,
Une pluie drue,
S’abat sur tout le village.
Se dépêche de rentrer les attelages.
Un grand bruit secoue la maison,
L’orage a sonné le clairon.
Les enfants se bouchent les oreilles,
Pour ne plus entendre un bruit pareil.
Des femmes s’affolent,
Bousculant quelques babioles.
Leurs fenêtres sont ouvertes !
C’est l’alerte.
Il faut préparer les lampes à pétrole ?
Dans le bruit se perdent leurs paroles.
En un instant la cour est inondée,
Les chiens vont vagabonder,
Dans cette mare de boue,
Que traversent des traces de roues.
L’orage n’a fait que traverser le village,
À l’abri, tous les attelages.
Nos champs de colza n’ont pas été touchés,
Ceux de nos voisins sont couchés.
Orages de chaleur,
Le ciel a changé de couleur.
Les éclairs poursuivent leur zigzag dans le ciel ;
S’accroit les tensions artérielles.
L’atmosphère est toujours assombrie ;
Les animaux accourent vers les abris ;
Bousculent les pâturages,
Qui cernent le village.
Les bourrasques ne sont pas loin
Dehors sèche le foin.
L’orage s’est éloigné,
Il n’a abattu qu'un seul arbre : le châtaigner.
(17/08/2020)