Sonnet à Icare
Prisonnier sur son île, Icare veut s’enfuir.
Les chemins bien gardés, la cohorte veille,
Les portes verrouillées, la mer dangereuse
La nostalgie emplit son âme, il veut fuir.
O vague sur la mer, tu ne peux me porter,
Là bas sur l’autre rive, près de ma famille ;
Morne mer qui ne peut m’emener à Achille,
M’empêcheras-tu de rejoindre mes ancêtres.
Aigle majestueux qui plane au dessus de la mer
Prête-moi tes ailes, je te les rendrais,
De l’autre coté de l’eau, dans ma cité.
Comme lui je vais avoir des ailes, je les construirai.
Avec lui je planerais sur l’océan,
Pour échapper à mes gardiens