L’ange de mon inconscience
Dans un sommeil profond,
Accompagné d’un léger air de balafon,
Soutenu par une aide respiratoire,
Pour réduire quelques déboires,
Il était là devant moi,
Sur la bouche un doigt,
Mon ange gardien,
Qui n’avait rien d’un comédien.
Existe-il dans un autre univers,
Vivant devant Dieu à découvert,
Que je retrouverai un jour,
Peut-être à contre-jour ?
Fable inventée au Moyen-Âge,
Comme celles des coquillages,
Avec des perles attendues,
Pour sauver les âmes perdues.
Quoi qu’il en soit, je le voyais debout ;
Ce n’était pas un marabout,
Ailes repliées pour ne pas prendre trop de place,
Comme sur des petits bancs de la classe.
Pas un mot, pas une parole,
Il jouait simplement son rôle,
D’assurer un sommeil pas trop léger,
Une simple présence pour me protéger.
Chacun d’entre nous aurait son ange gardien,
Toujours là dans le quotidien,
Qui se tiendrait devant Dieu,
Que l’on ne peut voir de nos yeux
Gardant notre place sacrée,
Dans un univers éternel, bien ancré.
Il est là à coté de nous et en nous,
Pour nous aider à tenir debout.
Il ne planait pas dans un univers lointain,
Dont les rayons du soleil seraient éteints,
Il était là, à côté de moi,
Tenant en silence son hautbois,
Me tenant la main,
Jusqu’au petit matin,
Une main chaude venue des cieux.
C’était pour moi merveilleux.
Á l’heure de l’éveil,
Juste avant le réveil,
Je sentis sa main lâcher doucement la mienne,
Déjà trop païenne,
Il me fit un petit signe,
Digne d’un cygne,
Et sans dire un mot ou faire un autre geste,
Il retrouvait son monde céleste.
(20/01/2020)