L’automne
L'automne serait-il triste ?
Il surprend prend souvent l'artiste.
La nature a plein de ressources,
Qu’elle éparpille en abondance,
Aves tellement d’aisance.
Les jours sont plus courts ;
Mais agréable toujours.
Les horloges prennent leur cycle d’hiver,
Qui agacent même les piverts ;
Les sous bois deviennent des palettes de peintres,
Aux couleurs inédites
Même si les vents les agitent.
C’est le temps des marrons,
Que les enfants ramasseront,
Dans la cour de récréation ;
Ils imagineront de nouvelles sensations,
Créer des animaux avec des allumettes
Pour en faire des amulettes,
Qui orneront, des jeunes filles, le cou,
Sans que ça ne coûte un sous.
Ils se transformeront en billes ou en agates
Les enfants s’acclimatent ;
Les coques des noix deviendront petits bateaux
Qu’ils feront glisser le long des caniveaux.
C’est le temps des champignons
Fricassés avec quelques oignons,
Pour en faire une omelette,
Couchée sur un beau morceau de baguette.
Si dame pluie les a aidés,
Au temps, à s’accommoder.
Ils auront de belles couleurs
Qui n’est pas un critère pour les amateurs.
Traversez de longs en large bois et forêts ;
Les sous-bois seront également pénétrés ;
Les plus beaux s’y cachent souvent
Vous les trouverez facilement.
C’est le temps des premières vacances scolaires,
Qui laissent aux parents un goût amer,
Trop vite arrivées, ils sont à peine rentrés !
Ils ne sont pas encore préparés.
Ils ont été trompés par le soleil.
Vite les grands-parents sont toujours de bons conseils,
Des vacances imprévues, ils savent y faire,
Comme chaque année, ils nous tireront d’affaires.
Ils sont rentrés de leur voyage
Et peuvent les garder malgré leur âge.
Les enfants aiment bien aller chez eux
Ils y seront heureux.
C’est le temps de la chasse,
Planque-toi, petite bécasse.
Ne te fie pas à ce refrain,
Chanté par les enfants avec beaucoup d’entrain :
« Ce matin, un lapin a tué un chasseur »
C’est pour tous les animaux un leurre,
Pour les attirer hors de leur demeure
Ne fais pas l’erreur
De chercher dans la plaine le bonheur,
Ils t’attendent, avec leurs abatteurs,
Pour remplir les gibecières
Avant que tu rejoignes la glacière.
L’automne, c’est aussi l’été de la Saint Martin
A Marseille, à Bordeaux, comme à Barentin ;
Lutte d’influence entre les deux saisons
Que cherchent à arbitrer les marrons.
Ne vous fiez pas à la chaleur régnante,
Et aux heures de soleil encore brulantes.
Le calendrier l’a dit : l’été c’est fini
Ne restez pas démunis
Reviendront les pluies diluviennes,
Surtout si vous habitez le long de la Vienne.
Le réchauffement climatique qui nous fait peur
Changera profondément notre labeur.
(13/10/2018)