La roue du temps
Tourne, tourne roue du temps,
Qui n’a pas la chance de pouvoir s’arrêter
Remplie d’anxiétés
Par de nombreux contre temps
Pour satisfaire tant d’êtres humains
Qui se donnent la main,
Pour allonger le temps qui leur est donné,
Sans se laisser baillonner.
A chaque être humain, un temps est donné,
Entre les deux bornes nous sommes bâillonnés ;
Dans ses limites, notre liberté peut se déployer
Face à cette réalité, il ne faut pas larmoyer.
Nos parents fixent la première borne,
D’une vie qu’ils veulent bonne.
La fin de la baignade de neuf mois, étant arrivée,
La sortie de l’eau fuit activée.
La joie remplace les douleurs de l’enfantement
Sans tarder, immédiatement.
Nous sommes aussitôt choyer,
Sur le ventre de la maman, déployé.
Plaisir partagé par toue la famille,
Qui se penche sur cette petite anguille
Entre parents et grands parents,
Sans gestes transparents.
Tic, tac, tic, tac,
La roue tourne au rythme cardiaque.
Années après années le temps s’étale
Comme se place un capital.
La pendule marque le temps,
Pour tous les habitants.
Le rythme est le même pour chacun
Comme écrit dans un bouquin.
La roue tourne sans marche arrière
Pourquoi regarder en arrière,
Ce que l’on a vécu ;
Il faut en être convaincu,
Pour éviter les crises d’angoisse
Qui aimeraient une autre préface.
La seconde borne du temps nous laisse transis
Que nous vivions en Afrique, en France ou en Asie.
Tourne, tourne, la roue
Dans le sable du désert comme dans les marécages, la boue,
Inutile de la graisser, son, créateur l’a fait pour nous,
Rien à voir avec un gourou,
Il veut notre bonheur, et lui seul,
Il nous suit comme son épagneul,
Humilité, regard des autres, amour,
Envers nos frères, un peu d’humour.
Tourne, tourne, tourne, la roue,
La médecine ne fait pas la moue,
Pour nous aider à tenir le coup,
Mutuelle et sécu en assure le cout.
A chacun de prendre ses responsabilités
Rejetant toute velléité.
Chacun a sa propre roue
Ne touchez pas aux écrous.
(30/11/2019)