Le corps
J’ai un cerveau, j’en suis certain,
Il n’est pas plus gros que ma main.
Un IRM l’a contrôlé,
Il n’est pas très épaulé,
Un peu usé pour son âge,
Il a sa place dans vos bagages,
Pour le plaisir de voyager
Sans être dédommagé.
Il peut encore tenir longtemps,
Pour s’endormir, il a tout son temps.
Le cerveau fait fonctionner tous les membres,
Même si vous attendez dans l’antichambre.
Il a le rôle d’aiguilleur du ciel,
Bien rodé comme du miel.
Vous marchez, il guide jambes et pieds
Pour éviter d’avoir un trépied.
Vous parlez, il joue avec votre bouche,
Pour éviter qu’entrent les mouches,
Qui rendraient inaudibles,
Et rien de compréhensibles.
Nous aurions un second cerveau,
M’a soutenu un gastro-entérologue, assez rigolo,
Les intestins
Qui sont assez malins
Pour gâcher vos activités,
Sans rien ébruité.
Aucun traitement ne peut le raisonner,
Il vous maintient bâillonnés.
Pour la sécu les médicaments sont des placébos,
Qui ne soulagent aucun bobo.
Les bras et les jambes, bien aiguillés,
Par l’un ou l’autre des cerveaux,
N’ont pas besoin de chevaux,
Pour vous déshabiller.
Ils pensent œuvrer seuls
Comme un épagneul,
Qui lui aussi a un cerveau,
Pour éviter de glisser dans le ruisseau.
Aucun membre n’est indépendant,
Il travaille avec les autres tout le temps.
Le cœur est-il un organe unique,
Maitre de tout acte physique.
La cardiologie et la chirurgie,
Utilisent toute leur énergie
Pour soutenir cet organe
Du cerveau, sa liane,
Pour maintenir en vie tout le corps,
Avec ou sans votre accord.
Tout organe vit en communion
Dans une grande discrétion.
(08/06/2020)