Les papillons
Vole, vole, papillon,
Plane au dessus des sillons.
Blancs, jaunes ou bleus
Tu réjouis toujours nos yeux.
Tu emplis mos jardin de couleur,
De la nature, tu es un bel acteur.
Ta palette agrémente tout notre être,
Et accroit notre bien-être.
Dans le ciel radieux,
Tu égayes les cieux.
De fleur en fleur,
Comme un véritable acuponcteur
Tu avances ton aiguillon
Refusant toute accélération.
La nature t’a conditionné
Chez elle tu es enraciné.
Ta vie ne serait-elle qu’éphémère ?
Chez toi tout ne serait que chimère ?
De la nature les hommes t’ont rayé,
Comme tant d’autres tu as été balayé,
En répandant trop d’engrais.
Tu es devenu un émigré.
Comme toi, de nombreuses fleurs
Ont perdu leur cœur,
Pour de l’argent espéré,
Et de nouveaux gains désirés.
Reviens vite cher papillon,
Planer au dessus de nos sillons.
Il faut sauver la nature,
Et respecter son architecture.
Ministre de l’écologie
Ferais-tu l’apologie,
De ceux qui ne respectent pas
Tout en restant ici-bas,
La planète terre,
Notre meilleur partenaire.
(20 mai 2018)