La violence
La violence a toujours une forme de discrétion,
Sans aucune explication.
Il ‘amuse à imiter le petit théâtre de marionnettes.
On en connaît la vedette.
Tout d’un coup, la scène bascule
Elle craint pour son matricule
En l’air la fécule, la farine et les casseroles
Accompagnées d’assiettes et de bols.
Une autre saveur s’étend dans la cuisine,
Celle de toute usine.
En attendant qu,il se calme, elle regarde le paysage par la fenêtre,
Et reçoit sur la tête un paquet de lettres.
Au début du printemps,
C’est un grand tremblement.
Elle aimerait commencer une nouvelle vie,
Elle se sent trahie.
Un départ est une opération délicate,
Qui passe par une avocate.
Pour les enfants elle a déjà raté le coche,
Et pourtant était prête sa sacoche.
Quand il a trop bu
C’est vite la cohue.
Il se prend pour un druide,
Nu, debout sur la table, il lance des fluides.
Il peut demeurer ainsi assez longtemps,
Il a perdu la notion du temps.
Un autre jour, il a voulu me présenter les armes,
Avec un balai ; coulaient mes larmes.
Les enfants dormaient dans leur chambre,
Je tremblai de tous mes membres.
(24/01/2023)