En haut des pistes rouges
Le hayon d’un pick-up ouvert,
Visible, bien découvert,
Semblait perdu au sommet de la montagne
Au milieu d’un bagne.
Rangé entre deux arbres majestueux,
De la montagne, respectueux.
Conduit par des sauveteurs non égoïstes,
Face à un dédale intermittent des pistes,
Ils attendent le skieur incapable de bouger,
Jambes et matériel endommagés,
Il avait dû faire un pas de côté.
Il fallait y aller avec doigté.
Il soufflait un vent terrible !
Tenir debout devenait pénible
Les skieurs auraient dû rester devant le feu de cheminée.
Au lieu de faire du combiné.
Les sauveteurs surveillaient de la cabine,
Devant eux, quelques bibines.
Ils devaient se mettre en quatre,
Et la neige rabattre
Pour atteindre le pauvre skieur,
Qui était déjà ailleurs,
Il avait dû avoir le cœur qui bat la chamade,
Perdu comme un nomade.
Il faut retirer et vider son sac,
Pour le dégager de son emplacement démonique.
Téléphone en mains, ils appelaient, l’hélicoptère,
Qui emmènera le grabataire.
Espérons qu’il ne laissera pas un orphelin
Là-bas dans son patelin?
(25/12/2023)