Bel été sous l’eau
Roses trempées le matin,
De l’eau plein le jardin.
La campagne inondée
Rien ne va féconder.
Autour de nous c’est l’inverse,
Aucune averse.
La sécheresse attire les incendies
Comme en Acadie.
La terre et le climat détraqués,
Le changement climatique se fait remarqué.
Le dieu de la pluie
A choisi notre pays
Pour inonder villes et campagnes,
Contournant les montagnes.
Débâcle des fleuves et rivières,
Ravageant les clayères,
Envahissant les maisons
Quelle que soit la saison.
Les coteaux s’écroulent
Emportant même les ampoules.
Certains vacanciers reviennent
Pour rejoindre leur Mayenne.
D’autres changent de région,
Avec tout le bataillon.
Descendre vers le midi,
Une véritable comédie.
La pluie les a suivis,
Ils n’en sont pas ravis.
La météo l’avait annoncée,
Ils en ont assez.
La pluie fortifie nos plantations,
Sans aucune différenciation.
De l’eau, oui,
Trop, nui.
La balance du temps est détraquée,
Nous restons estomaqués.
Le Covid n’est pas en cause,
Ce n’est que l’apothéose.
Les gestes barrières ne craignent pas la pluie,
Ce sont des gestes gratuits.
Les soldes sont passés inaperçus,
Les commerçants bien déçus.
Les stocks un peu allégés ou noyés,
La trésorerie désagrégée.
Les aides ont disparu,
Tout le monde attend la décrue.
Soleil revient en septembre,
Nous quitterons nos chambres,
Pour dépenser nos économies,
Protégeant notre autonomie.
(05/08/2021)