Rêve
Rêve tragique dans une nuit calme
Une triste réalité, aucun drame.
Par la fenêtre de ma chambre,
En ce milieu du mois de novembre,
Triste nature
Sans aucune verdure ;
C’est le grand vide,
Une terre totalement aride,
Qui n’a rien à voir avec le gel de ces derniers jours.
Les champs ravagés ont pris une couleur brune,
C’est la grande infortune
Qui demeurera toujours.
Brutalement réveillée,
Je suis tout effrayée,
Tremblant de tout mon être,
Je cours à la fenêtre,
Le pyjama trempé.
Rien ne s’est échappé
Tout semble bien en place
Fini mes angoisses.
Je ne veux réveiller mes parents
Pour un simple rêve désespérant.
Ils se moqueraient de moi,
Qui suis aux abois.
Le lit aussi mouillé que le pyjama,
La figure rouge d’eczéma,
Je me change des pieds à la tête ;
On dirait que j’ai fait la fête ;
Je me couche sur la moquette,
Je ne suis plus très coquette,
Une véritable infamie.
Calmée, je me suis endormie.
C’est dans cet état que maman m’a trouvée,
Et m’a désapprouvée.
J’aurais dû l’appeler
Au lieu d’être gelée.
Je me suis longtemps posé la question :
Pourquoi ce rêve ? Quel est cet aiguillon,
Qui m’a piqué en pleine nuit,
Me surprenant sans aucun bruit ?
Question sans réponse à ce jour,
Qui risque de se poser toujours.
Aujourd’hui adolescente depuis peu,
A ces rêves j’ai dit adieu.
Mais il m’arrive encore en ouvrant ma fenêtre,
De me souvenir de ce mal-être
Qui a secoué ma jeunesse
Alors que je voulais être déesse.
(24/10/2019)