• Caverne de mes rêves

    Caverne de mes rêves

    Pas de petites maisons dans les arbres,
    Construite en banchage ou en marbre,
    Pour s’évader du rythme quotidien
    Ou simplement jouer au comédien,
    Comme les enfants dans un bois
    Construisant une cabane en gros bois.
    Je n’ai plus l’âge de jouer à ces jeux là,
    Avec toute une smala.

    Comme une âme qui descend dans les profondeurs de son être,
    Il me faut emprunter un étroit escalier construit en hêtre.
    Ne pouvant prendre mes bâtons de marche
    Deux rampes me donnent l’allure d’un patriarche,
    Fatigué par une respiration haletante,
    Il me faut du temps pour atteindre la dernière marche bien déroutante.
    Plus qu’une caverne c’est un vrai caveau,
    Qui avait demande de gros travaux.

    Mon petit domaine
    Inaccessible à toute autre personne humaine,
    Me connait à travers mes rêves
    Qui sont toujours des heures brèves
    Au milieu d’une nuit calme et sereine
    Bien loin de toute fête foraine.
    Cette caverne, que j’appelle troglodyte
    Est pour moi une pièce érudite.

    Y sont descendus tous mes poèmes
    Issus d’un esprit de bohème,
    Bien rangés dans des classeurs
    Dans l’ordre de mon cœur.
    Personne ne peut y toucher ni les consulter,
    Elle en serait vite catapultée,
    Tant que n’aura pas sonné mon dernier jour
    Qui écrira le mot fin pour toujours.

    Les nouveaux textes sortis de mes rêves
    Sont souvent des notes brèves,
    Que je transcrits dès le matin
    Sur l’ordinateur très malin.
    Il remplace mes mains hésitantes
    Trop faibles et souvent impatientes.
    Domaine de rêve sous la terre du jardin,
    Qui n’ouvre sur aucun chemin.

    Aujourd’hui j’ai fait le grand ménage
    Ce n’est peut-être pas encore l’apanage.
    Les classeurs ont retrouvé leur place dans un bureau bien lumineux
    L’ordinateur a également quitté le troglodyte prurigineux.
    La clé de la porte a été jetée dans la rivière,
    Qui s’écoule au-delà des bruyères.
    L’escalier dangereux a été détruit,
    Aucune possibilité d’y redescendre avec autrui.
    (05/05/2019)

     


  • Commentaires

    4
    Mardi 14 Mai à 06:52
    Séverine

    Tu seras mieux dans le bureau, tes nonos te remercieront !

    3
    Lundi 13 Mai à 12:20

    Bonjour Daniel,

    Quel joli poème ! Il incite à la relaxation et au rêve, au relâchement de toutes les tensions, pour laisser parler l'imagination.

    Nous avons tous notre bulle de bien-être où nous aimons nous réfugier.

    Bonne semaine, mon ami !

    Bisous 

    2
    Lundi 13 Mai à 07:08

    Oh Daniel le rangement ça me connais bien je ne supporte pas le désordre.

    Superbe ton écrit.

    Bisous l'ami

    1
    Dimanche 12 Mai à 18:32

    Faire du rangement c'est l'espoir d'un bien être dans sa tête !!

    On se sent mieux quand tout est à sa place !

    Bisous Daniel

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