• La mode

    Ghislaine atelier 191/3
    La mode n’est que commercial !
    Mais grande discussion familiale.
    Nombre de vitrines alléchantes,
    Pour la jeunesse accueillante.

    Que de scènes avec les ados,
    Je ne vous fais pas de photos.
    Mes parents, vous êtes du passé !
    Vous nous angoissez.

    Restez proches de vos enfants,
    Vous devenez étouffants !
    C’est un rituel annuel,
    Bien ponctuel.

    Ils ne peuvent attendre les soldes de fin de saison.
    Leurs parents ont perdu la raison !
    Ils ont été ados ;
    Ils n’étaient pas crado !

    Donnez-leur un budget global ;
    Diminueront les joutes verbales.
    Ils répartiront leurs dépenses ;
    Sera allégée l’ambiance.

    Évidence de chaque rentrée.
    Les ados vous donnent toute précision.
    Vous n’avez qu’à payer !
    Inutile de criailler.
    (02/07/2022)




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  • Fête de la musique

    Ghislaine atelier 190/2

    Pour la fête de la musique,
    Tenue classique,
    Pour aller écouter un concert
    Pour les malades du cancer.
    Il se déroulait en plein jour,
    On vendait des petits fours.

    Aucun retrait des places,
    Il se fait sur la grand-Place.
    Il devrait me plaire,
    En ce jour de mon anniversaire.
    Je ne suis pas effrayé par le monde,
    Dans ma ville, jamais de fronde.

    Il suffit d’avoir du courage,
    Et de s’éloigner des commérages.
    Les spectateurs sont tous debout,
    Pas de marabout.
    Soyons concrets,
    Rien n’est secret.

    C’est une action de bienfaisance,
    Indispensable notre présence.
    Le prix des places est correct,
    Il ne s’agit pas d’une secte.
    Désormais je me méfie de tout,
    Partout des filous.
    (02/07/2022)

     

     


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  • Départ en vacances



    Les portes des chambres claquent.
    Traverse la maison un vent démoniaque.
    Chaque départ en vacances, le même scénario ;
    Prenez assez de maillots !
    Personne ne fera la lessive,
    Soyez compréhensibles !
    Dans les poches, les portables,
    Des ados, le diable !
    Il y aura toujours une place pour eux,
    Soyez heureux.

    Temps agréable,
    A peine croyable.
    Vive les vacances,
    Nouvelle ambiance.
    Chacun a ses raisons.
    Devant la belle saison.
    Que de sacs déposés dans le garage !
    Chacun est présent pensant déjà à la plage.
    Ils n’ont pas tort !
    Dans la voiture est déjà couché, Médor.

    Que de sacs,
    Sur le sol, en vrac.
    En finale, il faudrait un petit camion,
    Avec un grand haillon.
    Papa fera le tri,
    Des affaires de la fratrie.
    Les petits sacs sur les genoux.
    Personne ne sera debout.
    Réalité de tous les départs
    Avec de tels gaillards.
    (01/07/2022)


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  •  Besoin d’écrire pour exister,
    Sans se faire assister.
    Briser le carcan de ses fêlures,
    De toutes ses blessures,
    Surmonter les ombres du passé,
    Qui sont trop froissées.
    Dessin complet d’une existence
    Dans toutes les circonstances.
    Les laisser à titre posthume,
    Dépassant les amertumes.
    Vaste projet,
    Maintes fois rejeté.

    Revivre ces moments pourris
    Effacés par un invisible bistouri.
    Ils ont vécu,
    Ils ont été vaincus
    Ils ne sont plus,
    Ils ont été exclus.
    La mémoire les a enfermés,
    Sans les déformer.
    Coincés dans un fond interne
    Enfermés au fond d’une citerne.
    Ne pas les laisser remonter à la surface,
    Pour revivre des angoisses.

    Projet non abandonné.
    Les premières pages crayonnées,
    Sur le clavier de l’ordinateur
    Se cachait l’évaluateur.
    Passages supprimés
    Ils étaient déprimés.
    Il fallait changer la forme,
    Elle était difforme.
    Revivre ces cauchemars,
     Enfoui dans le plumard.
    Mon cœur a dit non,
    Sinon…

    Mon projet se transforme,
    Il a une autre forme.
    Celle qui me passionne,
    Que la muse me donne.
    Un ensemble de poèmes,
    Un genre de bohème,
    Comprendra qui voudra.
    Pour certains à classer dans un débarras.
    D’autres sauront lire entre les lignes,
    Et découvrir les signes.
    Lecture de ma vie, ils sont dignes
    Ils comprendront les signes.

    Les prémices de mon enfance
    Cette période pleine d’innocence.
    L’adolescence
    Étape de la croissance.
    Port de la soutane,
    Service militaire ce grand platane,
    À l’époque de l’Algérie
    Où beaucoup ont péri.
    Mariage joyeux,
    Résultat malheureux.
    Ces périodes dans les oubliettes
    Emportées dans une charrette.
    (25/06/2022)


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  • Mon mini jardin 

    Pas de lavande,
    De terrain, une simple petite bande.
    Pas de jasmin
    Dans mon jardin.
    Quelques coquelicots apportés par le vent,
    Entoure l’auvent,
    Mini espace pour un homme en retraite ;
    De quoi fumer une cigarette.

    Orientation est/ouest
    Enclos modeste
    N’y tiendrait pas un géant,
    Malgré une belle vue sur l’océan.
    Pour mon voisin, le père Grégoire
    Son jardin,  c’est sa gloire.
    Avec lui pas de repos,
    Dépasse de la haie son chapeau.

    Il me cherche pour discuter
    Il est très futé.
    Il a toujours des confidences à échanger,
    Sur des terrains, à ses yeux, mal aménagés
    Incroyable jardinet
    Où se dore au soleil mon petit minet.
    Une seule question pour mon voisin :
    Sa vigne donne combien de bouteilles de vin ?
    (23/06/2022)








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  • Le banc

    Chez Évy atemier 350/2

     
    Automne
    Monotone.
    Ce banc est triste.
    D’un amour égoïste.
    La passion de l’amoureux s’est arrêtée là.
    Fini le gala.

    Elle n’est pas venue au rendez-vous.
    Elle s’est envolée au chant de hibou.
    Triste époque !
    Pour lui, quel choc !
    Son engagement, elle n’a pas tenu.
    Adieu ! Fille désormais inconnue.

    Le bouquet de roses,
    Reste seul, morose
    Les feuilles d’automne, son cercueil.
    Quel écueil !
    Perdu à jamais
    Fermez les guillemets !

    Dans l’immensité de la nature.
    Ici s’efface l’écriture.
    Le banc pleure l’idylle enfouie,
    Non dans du cambouis,
    Mais dans un amas de feuilles,
    Il en fait son deuil.
    (22/06/2022)


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  • La danse au rythme de la poésie

    Chez Évy atelier 350-1

     Le poète tord les mots.
    Avec lui, pas de démo.
    À chaque phrase, il hésite.
    Ses mots sont en transit.
    Il fait tourbillonner ses rimes
    Il plonge dans leur abime.
    La danse ne peut s’arrêter,
    Ni être complétée.
    Elle ne peut attendre,
    Et de la muse dépendre.
    Elle suit l’orchestration,
    Sans aucune déviation.

    Le poète cherche à émouvoir ;
    C’est pour lui un devoir.
    Ses mots doivent porter au de-là de lui,
    Sans aucun bruit.
    La danseuse joue avec élégance ;
    Seule, elle soutient l’ambiance.
    Ses pas ne peuvent résonner,
    Mais dans les cœurs rayonner.
    L’émotion émane de son cœur
    Qui transmet se chaleur.

    Le poète peut avoir besoin d’une musique douce,
    Qui n’éclabousse.
    S’il veut arriver à la fin de son poème
    Il a besoin d’un temps de bohème,
    Que seule la nature peut lui offrir,
    Lui permettant d’atterrir.
    La danseuse, dans l’ombre, l’accompagne,
    Dans cet immense coin de campagne.
    Les mots suivent le rythme de la danse
    Tous à la même cadence.
    (22/06/2022)



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  •  

    Confiance

     

     

    Capitaine : je tiens la barre.

     

    Contact avec le port pris.

     

    Confiance mes amis

     

    C’est une petite tempête.

     

    Courrez, vous mettre à l’abri dans vos

     

    Cabines.

     

    Couchez-vous sur votre lit.

     

    Calmez vos enfants.

     

    Câlinez-les près de vous

     

    Chaque bateau est bien équipé.

     

    Combat à mener ensemble

     

    Chacun doit y mettre du sien.

     

    Ça suffit ! Pas de panique.

     

    (21/06/2022)

     

     

     

     

     

     

     


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  • La confiance

    Rêve d’une vie toute autre,
    Je vais être apôtre.
    Ce sera une longue route,
    Refusant toute déroute,
    Qui me conduira demain,
    Dans des lieux communs
    Sur un chemin d’espoir ;
    Je ferais le point chaque soir.
    C’est le but à atteindre,
    Pour montrer à ceux que j’aime.
    Qui vivent dans une certaine bohème,
    Qu’ils méritent une autre vie,
    S’ils en ont envie.
    Un jour ou l’autre je les enlacerais,
    Et je les embrasserais.

    Je me lève sourire aux lèvres,
    Je n’ai pas de fièvre.
    Le succès de ma rêverie,
    Est un grand pari.
    Je monte sur une nouvelle scène,
    Pour devenir mécène,
    Entouré de lumière.
    Je deviens son écuyère.
    Ce n’est pas un exil,
    Je ne pars pas loin de ma famille,
    Mais je tente un nouvel art de vivre ;
    Je veux le suivre.
    Retour assuré,
    Je ne suis pas emmuré.

    C’est un nouveau combat,
    Qui appelle des débats.
    On ne rend pas service seul,
    Sinon, nous attend le linceul.
    Il faut commencer par de simples contacts,
    Qui ne vous laisseront pas intact.
    Se méfier des apparences sournoises,
    Qui réagissent comme des ardoises,
    Qui s’effacent rapidement,
    Et vous quittent peinardement.
    C’est pour moi une nouvelle mission,
    Une autre filiation.
    Avancer sans bagage à traîner,
    Je ne suis pas enchaînée.
    Épreuve à ma hauteur,
    Avec moi, mon créateur ;
    Il m’a donné des talents,
    Sans équivalent.
    (21/06/2022)



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  • Famille de marins

    C’était un bateau
    Qui était grand, qui était beau,
    Avec ces grandes voiles blanches
    Fabriquées dans ma manche.
    Il faisait la fierté de toute la région,
    Avec son pavillon.

    Mon père a péri en mer
    Nous laissant un goût amer.
    Mon mari n’est pas revenu au port,
    Il avait basculé à bâbord.
    C’était un bateau
    Qui fendait les flots.

    Mon fils a suivi la lignée
    Il voulait naviguer
    Pour vaincre la mer,
    Et effacer son goût amer.
    Fierté de la famille,
    Il avait pris ses banderilles.

    Il vient de reprendre la mer
    Au bord de l’eau sa mère.
    Pas un signe,
    Elle reste digne.
    Son fils est marin,
    Il n’a pas peur des embruns.

    La mer, ils doivent la dompter,
    Même quand elle est démontée.
    De la famille, le grand cercueil,
    Elle en tient  le recueil.
    C’était un bateau,
    Qui était grand, qui était beau.

    Fierté des marins,
    Qui montaient à bord le matin,
    Pour affronter les flots
    Qui cachaient tous les maux.
    C’est une bataille perdue d’avance,
    Mais pour eux, une alliance.
    (11/06/2022)


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  • Hommes et femmes de la rue


    Ils n’oublient pas l’heure,
    Pour vivre un instant de bonheur
    En regardant le ciel bleu ;
    Ils lèvent leur corps calleux,
    Et d’un air ébahi,
    Oubliant leurs soucis,
    Sans cesser de penser aux autres,
    Ceux qui savent se battre,
    Ceux qu’ils côtoient dans la rue,
    Et que l’on croyait disparus.

    Ils ont aussi le droit de vivre,
    D’avoir leur nom inscrit dans la grand livre,
    De manger à leur faim,
    De sentir le parfum
    Sans attendre l’éternité,
    Où tout n’est que gratuité.
    De leur misère, peuvent-ils s’évader,
    Ils sont barricadés,
    Dans ce monde infâme,
    Qui a perdu son âme.

    Ils sont debout dès l’aube,
    Avant le monde qui se dérobe,
    Participent à la vie nocturne,
    Avec un air taciturne.
    Ils vivent dans le silence,
    Craignant la balance ;
    Se cachant au pied des taillis.
    Une humble vie,
    Rarement embellie,
    Ils ont peur d’être trahis.

    De temps à autre une jouvence humaine,
    Qui connait leur domaine,
    Emplis d’ouverture du cœur,
    Leur apporte un peu de bonheur,
    Une tasse de café chaud,
    Ou du cacao,
    Selon la saison,
    Une petite livraison.
    Ils sentent qu’ils sont encore des humains,
    À qui l’on tend la main.
    (10/06/2022)


     


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  • Regard

    Le regard est réciproque
    C’est un genre de troc.
    Les yeux se croisent.
    Faut-il profiter de l’occase,
    Que la vie me propose,
    Pour une petite pose.
    J’aperçois ce visage vivant,
    Devant moi, arrivant.
    J’aimerais discuter avec lui,
    À l’abri du soleil qui luit.

    J’envisage une vraie conversation,
    Sans aucune domination,
    Quel que soit le domaine,
    Une réalité humaine :
    L’augmentation des dépenses ;
    Les prochaines vacances ;
    Une projection sur le résultat des élections ;
    Je suis ouvert à n’importe quelle discussion.
    C’est pour moi un appât,
    Il me faudra d’autres pas.

    Devant ses yeux éteints
    Qui de paroles n’ont pas faim,
    Je suis dubitatif.
    Mais je reste combatif.
    Je me suis arrêté,
    Avec un peu de doigté.
    Sans me regarder, elle m’a dépassé,
    Avec un regard effacé.
    M’a-t-elle simplement vu ?
    Je n’étais pas attendu.


    Inoubliable visage fermé ;
    Je le vois déformé.
    Elle est passée à côté de ma vie !
    Engager une conversation, j’en avais envie.
    Il me faudra doucement l’apprivoiser
    Sans la blaser.
    Héritage de ses parents.
    Que j’ai vus il y a un an.
    Jeunesse phénoménale,
    Pour un amour banal.
    (07/05/2022)


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  • La fille ensorcelée

    La petite péronnelle,
    A ramassé des coccinelles,
    Rangées dans une petite boite en carton
    Au fond, une couche de coton.
    Quelques feuilles vertes,
    Elles étaient inertes

    Elle ne sait quoi inventer
    Elle est hantée
    Ou endiablée
    Jamais comblé.
    Ou joue la comédie,
    Toujours de l’inédit.

    Hier, elle a allumé un feu
    En disant à ses coccinelles, adieu
    Et a jeté la boite dans les flammes,
    Salut à leur âme.
    Elle dansait devant les flammes
    Comme une oriflamme.

     Aujourd’hui c’est le tour du dernier album,
    Que lui avait donné son ami Guillaume,
    Sur lequel elle avait fait des gribouillages,
    À chaque page.
    Elle n’aimait pas ce livre,
    Qui voulait la poursuivre.

    Sur le feu incandescent elle a fait rôtir des asticots,
    Qu’elle trouvait trop cléricaux,
    Pour compenser ses punitions,
    Par de nouvelles inventions.
    Le feu, c’est la maison du diable ;
    Elle est incroyable.

    À l’enterrement de son grand-père, elle a bien rit,
    En jetant sur le cercueil du riz.
    Pour lui, à titre posthume,
    Elle a brulé dans un feu son dernier costume.
    Il a fallu l’emmener aux urgences,
    Avec beaucoup de patience.
    (09/06/2022)


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  • L’arbre de vie


    Au milieu d’un arbre j'ai vu un trou,
    Demeure d’un loup-garou !
    Souvenir de colonies,
    Pour moi, un jeu banni.
    La curiosité a poussé ma main
    À en faire l’examen.
    La douceur du sol m’a saisi,
    Pourquoi cette fantaisie !
    Mes doigts sentirent quelque chose bouger,
    Que je ne voulais pas endommager.

    Quel était cet être sans résistance,
    Qui réclamait assistance ?
    La douceur d’un jeune duvet
    Sur le sol rivé.
    Une forme que mes doigts caressaient,
    Sans l’agresser.
    Étrange sensation ;
    Je pensais à un grillon,
    Calfeutré au fond d’un nid,
    Pour ses premiers jours de vie.

    J’ai entendu derrière moi
    Comme un ululement venant du bois.
    Un hibou tournait en rond
    Comme un frelon.
    Je retirais ma main de l’ouverture,
    Pour dégager cette villégiature.
    Le hibou se précipita dans l’antre
    Je le voyais de dos au centre.
    C’était sa couvée que j’avais touchée,
    Sans l’effaroucher.

    Le silence couvrit l’arbre percé ;
    Les bébés n’étaient plus angoissés.
    J’étais figé sur place,
    Devant cette populace.
    La mère avait sauvé ses petits
    Au fond du trou, aplatis.
    J’imaginais ce que mes doigts avaient frôlés,
    Dans des gestes incontrôlés.
    Vision incohérente de la vie et de la mort,
    Dont l’auteur était mon doigt.

    Rudesse et fragilité de la vie dans la nature
    Pour ces jeunes créatures,
    Déposées au fond d’un nid.
    J’en restais ébahi.
    Ce trou dans l’arbre cachait la vie,
    Dans un pauvre taillis.
    Le seul chauffage, la lumière du soleil,
    Comme tant de petits en éveil.
    La nature comblait ma découverte
    Sans aucune alerte.

    Les bébés bien nourris, se sont endormis.
    La mère veille comme une mamie.
    Retourné dans sa demeure,
    Le hibou n’est pas charmeur.
    Il me regarde avec des yeux révolvers
    Prêt à zigouiller cet être pervers,
    Qui voulait prendre sa nichée,
    Et à la mère, les arracher.
    Sur la pointe des pieds, je reculais,
    Sans trébucher.
    (05/06/2022)



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  • Perdu dans les nuages

     Pas d’ordinateur,
    Pour apaiser le cœur,
    Pas de mobile,
    Elle reste immobile,
    Assise sur son lit
    De rien, elle n’a envie.
    Devant les yeux du flou,
    Tout son corps est mou.
    Elle regarde sans la voir, la nature,
    Et son fond de verdure.

    Sa mère n’a rien compris
    À son allure de mépris.
    Elle n’a rien dit,
    Un silence maudit.
    Son cœur est en sang,
    Dans sa poitrine, bondissant,
    En elle il s’écoule,
    Brulant comme une ampoule.
    Elle sait maintenant,
    En elle, un grand déchirement.

    Sa meilleure amie
    L’a trahie.
    Un coin de la rue
    À l’abri de toute vue,
    Elle embrassait son amour,
    Trahison pour toujours.
    Les yeux trempés
    Elle a décampé
    Sans un mot.
    Quel chameau !

    Qui comprendra sa peine,
    Son cœur empli de haine ?
    Crime de lèse-majesté.
    Peut-elle encore exister ?
    En classe à côté d’elle,
    Elle bâtera des ailes.
    Sa mère ne peut la comprendre,
    Personne pour la défendre.
    (01/06/2022)



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  • Cauchemar d’enfant

    Le mauvais temps s’est calmé,
    Il ne faudra pas ramer.
    La nuit sera claire,
    Pour traverser cette galère
    Où se cachent mes ennemis,
    Qui sont de faux-amis.
    Debout sur le quai de la gare,
    Ils cherchent la bagarre.
    Ma mémoire se rappelle leur visage
    Fondu dans le paysage.

    Deux bougies plantées dans la tête,
    Présage de tempête.
    Beaucoup d’années derrière eux
    Ils ne semblent pas heureux,
    Ces vieillards poilus,
    De vrais goulus.
    Ils avancent en vacillant
    Des êtres fuyants.
    Leurs visages me fait peur,
    Ils annoncent un malheur.

    Ma mémoire ressort ce vieux tableau,
    Posé sur un radeau.
    Sont exhibées des signes d’horreur
    Nuit de terreur,
    Incrustée dans mon âme ;
    Ces images infâmes,
    Peintes à l’encre de chine
    Font trembler mon échine.
    Face à ces vieux,
    Tous ennuyeux.

    Une femme s’expose
    De tout l’espace elle dispose.
    Un chemin perdu dans la nature
    Entouré de verdure.
    Un ciel orageux
    Qui semble me dire adieu.
    C’est l’œuvre du diable
    Visage effroyable.
    Je crie de plus en plus fort
    Maman vient en renfort.
    (01/06/2022)








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  • Les pécheurs

    Atelier 349 chez Evy - 2

    Assis sur le bord de la berge,
    Devant une mare d’eau encore vierge,
    Ils ont pris un temps de repos,
    Les rayons de soleil éclairent déjà leur peau.
    De bonne heure, ils ont choisi l’école buissonnière,
    En se cachant derrière leurs œillères.
    L’aube annonce une belle journée,
    Dans ce bois aucune feuille n’est fanée.
    Ils sont courageux ces deux gamins,
    D’être si tôt sur les chemins.

    La fraîcheur du matin,
    Saisit leur main.
    Sauront-ils tenir leur branche à pèche ?
    Ils ont leur antisèche,
    La chaleur du soleil,
    Toujours de bon conseil.
    Un peu de patience
    Dans un profond silence.
    En arrivant, ils ne mettront pas leurs mains dans l’eau,
    Ils ne sont pas ballots !
    (01/06/2022)





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  • Des mots qui dansent

    Les mots rythment ma vie,
    À moi, ils sont asservis
    Je les tortille,
    Comme une petite anguille.
    Peu à peu, ils prennent forme,
    Je les transforme,
    Pour en faire un poème,
    Qui répond à un thème
    Inclus dans le titre,
    Qui les enferme comme dans une huitre.

    De vous à moi, ils vont se mouvoir,
    Si vous ne les laissez pas choir.
    Vous les lisez donc vous les voyez !
    À vous de ne pas les balayer.
    Ils s’écoulent dans vos veines,
    Sans vous faire de peine,
    Et les déposent dans votre cœur,
    Pour un moment de bonheur.
    Oseriez-vous les rejeter,
    Et les déchiqueter !

    Ils effleurent doucement votre subconscient,
    Soyez patient,
    Et obéissez à l’auteur,
    Un simple créateur,
    Qui va déposer en vous des sensations,
    Sans recherche l’aliénation.
    Écrire n’a qu’un seul but :
    En quelques minutes,
    Vous transmettre un rêve de mots classiques,
    Écrits à l’encre sympathique.
    (01/06/2022)


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  • Mes secrets

    Vous ne lirez pas mon journal intime,
    Aucun passage illégitime.
    Il contient tous mes secrets,
    Des actes concrets,
    Tous vécus
    Soyez-en convaincus.
    Je l’ai ouvert le jour de mes 10 ans,
    Écrit avec un stylo larmoyant ;
    Certaines pages en ont encore les traces,
    Cachées derrière ma cuirasse.

    Je suis devenue poétesse
    Au cours des années,
    Quand j’avais le temps de flâner.
    Mes joies et mes tristesses,
    Mes incompréhensions,
    Mes appréciations,
    Sur des personnes qui me sont proches,
    Et qui me font trop de reproches ;
    Vous comprendrez pourquoi il reste caché ;
    J’y suis très attachée.

    De nombreuses pages parlent de mes premières amours,
    Celles qui durent toujours.
    Le premier, après 10 jours, je l’ai balancé,
    Il m’agaçait !
    Je me suis calmé la décennie suivante,
    Lorsque je suis entré dans un service après-vente.
    Toutes mes péripéties de jeunesse,
    Je les ai écrites, avec sagesse,
    Sur mon journal intime
    Tout est anonyme.
    Passé 50 ans,
    Il est toujours flamboyant ;
    J’en suis au 5ème tome ;
    Sont toujours là mes fantômes.
    Minimum, une page par jour,
    Un simple bonjour.
    Qui mettra le dernier mot,
    Peut-être un oiseau,
    Perdu dans mes méandres,
    Ou simplement mon gendre.
    (26/05/2022)








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  • Le cirque

    Dans certains numéros, que de subterfuges,
    Et de nombreux transfuges.
    Les fonctions sont multiples
    Et de nombreux périples.
    Quelle adaptation aux terrains de passage,
    Et aux paysages.
    Fête dans les bourgs,
    Effervescence dans la cour.

    Leur présence est fugace,
    Sur la place.
    Sur de rares espaces de verdure
    Trouvant une pâture,
    Les girafes au cou élancé,
    Des zèbres aux couleurs nuancées,
    Attirent les enfants,
    Qui s’arrêtent devant les faons.

    Des éléphants soufflent de l’eau
    Avec leurs trompes habillées de grelots.
    Ils viennent de pays étrangers,
    Leurs cages sont toutes grillagées
    Devant les caisses, quelques bijoux lapidaires,
    Qui ne sont pas chers,
    Pour épater les clients,
    Qui mordent dans le chiendent,
    En entrant comme en sortant ;
    Pour le responsable, tout est important.
    (25/05/2022)





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