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    Un bord de mer un soir d’été 

     

    Je garde en mémoire

    Ce spectacle d‘un soir,

    Qui m’a comblé de merveilles,

    D’un coucher de soleil,

    Que m’a offert la nature,

    Magnifique architecture.

    Doucement, le soleil descendait,

    Et à l’océan accédait.

     

    Jean Ferrat avait chanté

    Ce refrain qu’il avait concocté :

    « La mer sans arrêt

    Roulait les galets »

    Que durant la journée, elle avait accumulés,

    Les voulant assemblés,

    Le long d’une belle plage
    loin de tout babillage.

     

    Jaune/orangé était l’horizon,

    En cette belle saison.

    Je voyais descendre,

    Comme une alouette calendre,

    Le soleil qui avait réchauffé la journée,

    Et qui m’avait accompagné.

    Fatigué, il voulait se coucher

    Et de la mer s’approcher.

     

    Dans l’eau quelques baigneurs,

    Qui se prenaient pour des seigneurs,

    Les vêtements, au loin déposés,

    Les corps presque carbonisés,

    Sautillaient sur le ressac des vagues,

    Recherchant la drague.

    De la berge ils avaient courus

    Pour se baigner entièrement nus.

     

     Ils attendaient du soleil le coucher,

    Et ses rayons débranchés,

    Pour profiter de la nuit étoilée,

    Avec ses lumières émaillées,

    Pour sortir de l’eau

    Comme de pauvres rigolos.

    Ma présence les avait un peu gênés,

    Ils restaient agglutinés.

     

     Les filles, les cheveux défaits,

    Nageaient dans l’eau comme des fées.

    On aurait dit des sirènes

    De vrais indigènes,

    Par la couleur de leur peau,

    Que le soleil avait brulé au chalumeau.

    Elles étaient prêtes à passer la nuit,

    Au moins jusque minuit.

     

     Dans la mer, elles se laissaient bercées,

    Et par l’onde, balancées.

    Sans attendre que le soleil se cache,

    Abandonnant tout panache,

    De l’eau, elles ont couru
    sur les galets les pieds nus,

    Emplies de liberté

    Comme des oiseaux en pleine activité.

     

     

    Là-bas, au fond de l’horizon,

    Le soleil a baissé son blason,

    Puis il a disparu rangeant ses couleurs sacrées,

    Dans ma tête, bien encrées.

    Le ciel a perdu de sa clarté,

    Sans abandonner sa fierté.

    Peu à peu il étend une voilure bien étoilé,

    Avec de pointes brillantes déballées.

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Les vacances 

     

    Vacances à la mer, plages et baignades,

    Sur le sable bien chaud, quelques balades,

    Etendue sur une serviette de plage,

    Pour moi, du repos, c’est l’apanage.

     

     

     

    Vacances à la montagne, randonnée, escalade,

    Loin de la mer et de ses baignades,

    Avec de bonnes chaussures de marche,

    Je me sens libre comme un apache. 

     

    Attirée par la nature d’une belle campagne

    Court vêtue en tong, avec un large pagne,

    Temps de repos loin de toute activité,

    Des vertiges du travail, bien abritée.

     

     Faut-il changer de pays et traverser le monde,

    Ou simplement se reposer le long de l’onde

    Découvrir des paysages fantastiques,

    De vastes étendues remplies d’œuvres artistiques.

     

     Vacances impliquent repos et dépaysement,

    Loin de la ville et de ses désagréments.

    Baignade au bord d’un lac dans la verdure

    En respectant toujours dame nature.

     

    Vacances en famille ou avec des amis,

    Vivre chaque jour à moitié endormie,

    Oublier les soucis du quotidien et se ressourcer,

    Pour en pleine forme, à la rentrée, recommencer.

    (4 juillet 2018)

     

     

     


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    Sonnet à Icare 

     

    Prisonnier sur son île, Icare veut s’enfuir.

    Les chemins bien gardés, la cohorte veille,

    Les portes verrouillées, la mer dangereuse

    La nostalgie emplit son âme, il veut fuir. 

     

    O vague sur la mer, tu ne peux me porter,

    Là bas sur l’autre rive, près de ma famille ;

    Morne mer qui ne peut m’emener à Achille,

    M’empêcheras-tu de rejoindre mes ancêtres.

     

     Aigle majestueux qui plane au dessus de la mer

    Prête-moi tes ailes, je te les rendrais,

    De l’autre coté de l’eau, dans ma cité.

     

     Comme lui je vais avoir des ailes, je les construirai.

    Avec lui je planerais sur l’océan,

    Pour échapper à mes gardiens

     


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    Un joli feu 

     

    Les branches ramassées, dans les bois s’accumulent

    Amenées sur le dos de maudites mules

    Dressées au milieu, vaste emplacement

    Celui sur qui le maire a prêté serment.

     

     Dans quelques jours, un soir, bûcher sera dressé

    Et par le maire allumé dans la soirée.

    La population du pays et environs

    Autour du feu rassemblée, tous ils chanteront.

     

     Un fantôme de lune au ciel déjà sombre

    Premier, dernier quartier, sont cachés par l’ombre.

    Au loin quelques hululements percent la nuit ;

    Bruit de la gente présente, les bêtes fuient.

     

     Sur l’autre versant de ce vallon, dans la plaine,

    Des scouts ont mis la flamme au bois résineux,

    Écoutez chanter l’âme de ce bois heureux

    Face à la fraicheur, sur tous les dos, une laine

     

     Vive la Saint Jean, les flammes montent au ciel

    Pour défier les enfers, Satan couvert de miel,

    Un véritable appât pour les pauvres hères

    Comme les abeilles, face aux ours humant l’air.

    (29 juin 2018)

     

     

     


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    Le chemin pierreux

     Je n’oublierai jamais ce chemin pierreux,
    qui débouche près de la maison.
    Le long des champs, souvent silencieux,
    Il est connu depuis plusieurs générations.
     

     

    Tout entouré de verdure,
    Il sillonne pour peu de temps, la nature ;
    Bientôt il ne sera plus,
    Le maire voulant en faire une rue.
     

     

    Des immeubles vont prochainement  le côtoyer,

    Les champs de blé à jamais disparus,

    Des logements à perte de vue,

    Le modernisme, vous le voyez ! 

     

    Sur ce chemin encore ombragé,
    deux êtres s’avançaient ; ils n’auraient jamais dû se rencontrer.
    Ils marchaient à pas feutrés,
    l’un rentrait, l’autre s’évadait.
     

     

    Leurs yeux se sont croisés,
    Il faisait encore jour ;
    Longtemps, ils se sont parlés,
    Comme des enfants, seuls, dans une cour.
     

     

    Appuyé sur son bâton tenu d’une main,
    Il serait resté jusque demain.
    Dans le jeu, elle s’est aventurés,
    Plus tard,  ils se sont retrouvés.
     

     

    Ce chemin sera-t-il encore là, après l’hiver ?
    Le printemps le couvrira-t-il encore de verdure ?
    Quoiqu’il en soit, une chose qui est sûr,
    Ailleurs, ils se retrouveront comme deux frères.

     


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    Royan 

     

    Ville rasée par les bombardements,

    Vidée de sa population,

    Refusant l’abdication

    Tu as vécu de gros chamboulement,

    Et perdu ta splendeur d’antan.

    Morne Royan

     

     Ta reconstruction me laisse un goût amer

    Bien loin de toute mer,

    Ville sans âme,

    Que personne ne blâme,

    L’été les touristes t’envahissent,

    Te chérissent.

     

     Les vers de Renaud,

    Sans doute composés au bord de l’eau :

    « Ce n’est pas l’homme qui prend la mer,

    C’est la mer qui prend l’homme »

    N’ont aucun sens en ce lieu

    Dis leur adieu.

     

    De mer, il n’y en a point

    Quelque en soit le recoin.

    Royan se situe dans l’estuaire de la Gironde,

    Qui comme la mer, gronde.

    Ses plages de sable bordent le fleuve

    Qui abreuve.

     

     Elles attirent les touristes

    Et de nombreux boulistes,

    A la recherche de soleil,

    Qu’ils guettent dès le réveil

    Pour une séance de bronzage.

    A tout âge

     

     Le marché couvert représente un certain intérêt,

    Les jours de son ouverture, pour acheter des raies,

    Sans oublier les langoustines

    Qui, pour un bon repas, passent à la guillotine. 

    L’église Notre Dame édifiée en béton est bien triste

    Et attriste.

     

     A l’approche de l’eau, une forêt de mats,

    Traverse tous les climats ;

    Ils sont serrés les uns contre les autres qu’ils soient rond ou plat

    Me rappelant des plantations d’Hévéa.

    Ils se balancent au gré des vagues,

    Air vague.

     

     O vagues monotones,

    Qui font croire que la mer est présente,

    Mélancolie, tu n’es pas qu’apparent ;

    Je ne peux chanter ta beauté, je reste atone

    Ni m’arrêter sur cette onde qui divague,

    Morne vague.

     

    Bien scellés au centre de petites embarcations

    Expliquant leurs classifications.

    Les bateaux vont affronter l’eau de l’estuaire,

    Un véritable adversaire,

    Contournant le phare de Cordouan,

    Cher aux chouans.

     

     Certains atteindront la mer lointaine, 

    Toujours incertaine,

    Même à la belle saison

    S’attaquant aux maisons.

    Par des projections de sel

    Un carrousel.

     

     Ville reconstruite dans un style moderne,

    Reste pour moi une cité terne.

    Retirez les plages de sable,

    Pour les vacanciers, elle ne sera plus abordable.

    Donnez-lui un peu de couleur

    Pour du bonheur

    (20 mai 2018)

     


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    Petite bulle 

     

    Petite bulle qui monte au ciel,

    Tu fais merveille,

    Avant d’éclater

    Sans t’arc bouter.

    Bulle de savon 

    Qui monte au plafond.

    Globule rempli de gaz, sphérique,

    Diraient les scientifiques.

    Bulle de boue,

    Qui craquent sous les roues.

    Bulle d’eau rempli de savon

    Pas réservée aux slavons.

    Niveau à bulle,

    Acheté à Tulle.

    Bulle de malades 

    Qui ne peuvent accepter une balade.

    Bulles de bandes dessinées,

    Sur les images enracinées.

    Après tant de bulles découvertes,

    Je ne suis plus très alerte

    Et je vais me coincer une bulle

    Qui  ne sera pas nulle.

    Dans la baignoire les enfants font des bulles

    Et avec elles, affabulent.

    A la foire sur un bassin d’eau,

    Sans aucun radeau,

    Les enfants enfermés dans une bulle de plastique,

    Un condensé chimique,

    Tournent, tournent, sans se mouiller,

    Sans risque de dérailler. 

     

    Toutes les bulles ne s’écrasent pas sur le plafond ;

    Des pirouettes elles font,

    Pour se glisser vers la fenêtre entrebâillée.

    Comme de petites canailles débraillées,

    Elles s’envolent vers le firmament

    Allègrement. 

    Assis au bord de l’eau

    Au sommet d’un plateau,

    Je les regarde s’évaporer

    Dans le ciel sans nuage, tout azuré.

    Avec elles mon regard s’éparpille

    Bien loin de ma bastille.

    Là-haut, une grosse bulle ouaté

    Qui n’avait pas éclaté,

    Descend doucement et s’arrête à mes pieds

    Ouvrant devant moi un large marchepied,

    M’invitant à la rejoindre

    Et avec elle m’adjoindre

    Pour un voyage d’éternité

    En toute normalité.

    Je m’installe dans cette bulle

    Une véritable capsule,

    Et me voici emmené comme des spationautes ;

    Je suis un astronaute.

    Des oiseaux montent avec nous vers la stratosphère

    Quittant mon hémisphère.

    Après un long voyage,

    Au-delà des nuages,

    Peu à peu la bulle redescend ;

    Ce voyage me rend impuissant.

    Reprenant le marchepied

    Y déposant pied par pied,

    Je retrouve mon bord du lac,

    A peine plus grand qu’une flac.

    (8 juin 2018)

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Les coquelicots 

     

    Gentils coquelicots

    Fleurs cocorico

    Qui égayaient nos campagnes

    Et attiraient nos compagnes.

    Vous vous étiez enfuis devant les pesticides

    Dont le goût était trop acide.

    Depuis plusieurs années vous aviez disparu ;

    Refusant d’être secourue.

    Plus de tâches rouges dans les blés

    Et dans les bottes assemblées.

    Plus de marguerites

    Mon âme était contrite,

    Devant un tel désastre

    Qui annihilait tout le cadastre.

    La nature était bien triste

    Déplorant les affairistes.

     

     

    Un jour j’en ai revu

    C’était un imprévu,

    Sur le bord d’une route,

    Mouillés de nombreuses goutes.

    Des agriculteurs veulent les sauver

    Sans gêner leurs champs cultivés.

    Dans mon jardin ils sont revenus

    Timidement dans un coin advenu.

    Cachés derrière le fuchsia

    Adossés à l’acacia,

    Ils sont à l’abri d’un mur,

    Une véritable armure.

    Ils sont huit à se dresser,

    Au pied d’arbustes, adossés.

    L’orage ne les a pas abaissés,

    A nous de ne plus les chasser. 

     

    Vous qui aimez la nature,

    Et ses nombreuses cultures,

    Sauver les coquelicots,

    En les mettant dans votre déco.

    Refuser l’emploi de pesticides,

    Et tous les produits en ide.

    La nature vous le rendra,

    Les coquelicots, elle les défendra ;

    Des bouquets de fleurs jailliront dans vos jardins

    Et vous éblouiront tous les matins,

    Sans les avoir semés ;

    Vous en serez comblés.

    Bienvenus, chers coquelicots,

    Vous êtes revenus franco,

    Avec vos amis les pâquerettes,

    Pour taper une bavette.

    (3 juin 2018)

     

     

     


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    Forêt magique 

     

    Je me baladais sur des chemins ouverts à l’inconnu,

    Mais aujourd’hui c’était moi l’inconnu.

    Seul dans un univers macabre

    Pour m’éclairer, aucun candélabre.

    Devant et derrière mo, dansaient des Trolls

    De véritables guignols.

    Dans les arbres le vent hurlait.

    Et autour de moi se faufilait,

    Pour mieux m’accabler,

    Et sans aucun doute me troubler,

    Des êtres étranges

    Vêtus de simples langes,

    Des pieds à la tête.

    Ce n’était pas la fête.

    La forêt magique de mes rêves,

    Si chère quand j’étais jeune élève,

    Se transformait en domaine d’être bizarres ;

    Ce n’était pas le fruit du hasard.

    Je ne pouvais reculer,

    J’étais affolé.

    Tous les chemins s’étaient envolés.

    Je me mettais à bafouiller

    Tremblant de peur

    Devant mes invisibles agresseurs.

    Qui me tenaient dans leur carquois.

    Je n’avais plus le choix.

    Il me fallait avancer

    Et toujours recommencer.

    Brusquement devant moi se dressait une grande tour,

    Je ne pouvais faire demi-tour.

    J’y pénétrais par une porte étroite ;

    Je me sentis comme enfermé dans une boîte.

    Je me laissais tomber sur le sol

    Mais des Trolls m’ont tiré par le col,

    M’entrainant à travers des dédales de marches,

    Qui montaient vers un sommet ;

    Du noir je m’étais accoutumé.

    En haut de cette tour infernale

    Qui n’avait rien d’amicale,

    Je découvrais les lacets de la route dite des Trolls.

    Je ne pouvais prendre mon envol,

    Car ils me tenaient,

    En haut de cette tour, enraciné.

    Des cars montaient et descendaient,

    Tous de touristes bondés.

    Je fus secoué par le son strident d’un cor.

    C’était mon réveil qui changeait tout le décor.

    J’étais reparti en Norvège,

    Bien loin de mon collège.

    Les Trolls de la foret magique m’ont abandonné,

    Dans la nuit, ils m’avaient déraciné.

    Il me fallait retrouver la réalité

    En rejetant ces absurdités.

    Rêve ou cauchemar, je ne pourrais le dire,

    Des Trolls, je ne saurais médire.

    Ils peuvent devenir dangereux,

    Même s’ils paraissent chaleureux.

    Le mieux, c’est de les éviter 

    Et ne pas vouloir les accaparer.

    (29 mai 2018)

     


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    L’espoir perdu 

     

    Seule dans la maison,

    Aurait-elle perdu la raison,

    Tout espoir de survivre,

    Et la vie poursuivre ?

    En ce début d’après-midi,

    Sous une atmosphère alourdie,

    Des nuages gris comme un mur de fumée,

    Etaient porteur d’orages au sens propres,

    Que personne ne pouvait interrompre.

    Elle était allongée sur le canapé,

    Les vêtements légèrement fripés ;

    Son chat allongé à coté d’elle

    Comme une simple bagatelle.

    Elle dormait profondément

    Comme, d’une nuit, l’aboutissement.

    Sur une petite table couverte de publicité,

    Bien au-delà de sa capacité,

    Un amoncellement de boîtes vides

    D’aspect plutôt aride,

    Voulait  indiquer et dire à l’inconnu,

    Qui semblait être bienvenu,

    Les causes de son sommeil obscur,

    Cachant sa devanture,

    D’une femme qui avait perdue

    Sans être défendue,

    Le sens de sa vie

    Qu’elle croyait asservie.

    Pouvait-elle encore chasser les idées noires

    Qui envahissaient son être chaque soir.

    La famille, le travail, les trajets en TER, tout était sombres

    Et à jamais rempli d’ombres.

    Venir à elle, cet inconnu, pompier ou ambulancier,

    L’emmener sur un brancard d’acier

    Vers les urgences les plus proches,

    Elle qui jouait au gavroche,

    Ne pouvait que la sauver

    Et son cœur réactiver.

    Elle a rouvert les yeux

    Dans d’autres cieux,

    Devant un amoncellement de brouillard,

    Qui l’avait arraché à son geste vasouillard.

    (27 mai 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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    Les papillons

     

    Vole, vole, papillon,

    Plane au dessus des sillons.

    Blancs, jaunes ou bleus

    Tu réjouis toujours nos yeux.

    Tu emplis mos jardin de couleur,

    De la nature, tu es un bel acteur.

    Ta palette agrémente tout notre être,

    Et accroit notre bien-être.

    Dans le ciel radieux,

    Tu égayes les cieux.

    De fleur en fleur,

    Comme un véritable acuponcteur

    Tu avances ton aiguillon

    Refusant toute accélération.

    La nature t’a conditionné

    Chez elle tu es enraciné. 

     

    Ta vie ne serait-elle qu’éphémère ?

    Chez toi tout ne serait que chimère ?

    De la nature les hommes t’ont rayé,

    Comme tant d’autres tu as été balayé,

    En répandant trop d’engrais.

    Tu es devenu un émigré.

    Comme toi, de nombreuses fleurs

    Ont perdu leur cœur,

    Pour de l’argent espéré,

    Et de nouveaux gains désirés.

    Reviens vite cher papillon,

    Planer au dessus de nos sillons.

    Il faut sauver la nature,

    Et respecter son architecture.

    Ministre de l’écologie

    Ferais-tu l’apologie,

    De ceux qui ne respectent pas

    Tout en restant ici-bas,

    La planète terre,

    Notre meilleur partenaire.

    (20 mai 2018)

     

     

     


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    Les écrivains d’antan et d’aujourd’hui 

     

    Remontant les marches de mon enfance,

    J’étais encore dans l’adolescence,

    Dans mon établissement scolaire,

    L’atmosphère était très autoritaire.

    Dès la sixième, au programme le latin,

    De Cicéron à Augustin,

    Il nous fallait traduire ces textes anciens,

    Et ceux des stoïciens.

    Nous dégustions également les œuvres grecques, 

    Ecrites dans la région au-delà de la Mecque.

    C’est à cette époque que j’ai découvert l’odyssée d’Homère,

    Texte grec plutôt amère.

    Cette œuvre m’a pourtant ravi

    Pendant longtemps j’en ai eu envie.

     

    Quelques années plus tard

    Sans que ces œuvres perdent mon égard,

    La chanson de Roland et sa grande épopée

    Que mon esprit avait choppé,

    Rangeait au placard des oubliettes

    D’un grand coup de balayette

    Les œuvres grecques et latines,

    Et leurs héroïnes.

    Corneille a pris le dessus avec Le Cid,

    Un héros comme le roi David.

    Je peux encore réciter certaines tirades,

    Et, de la même époque, d’autres ballades.

    Plus tard Balzac, Victor Hugo, Zola,

    Autant de romans parlant de l’au-delà,

    Ont passionné le jeune adulte que j’étais ;

    Je ne pouvais les acheter.

    Ces œuvres peignent des panneaux de la vie,

    J’en suis toujours ravi.

     

    Les écrivains modernes les ont chassés,

    Et souvent abaissés.

    Leurs chapitres acceptent des fautes,

    De français, d’orthographe, gardant la tête haute.

    Aucune nostalgie dans ces lignes ;

    Mais pour l’avenir quelques consignes :

    Relisez ces textes anciens, 

    Même vous, les académiciens,

    Ils vous apprendront les règles de notre langue,

    Et corrigeront vos harangues.

    Leurs héros ont bien changé,

    Même ceux qui sont âgés.

    Bien qu’ils soient de notre temps,

    Ils ne vivront pas longtemps.

    Ils seront bien vite balayés,

    Et par d’autres broyés.

    Ils deviennent éphémères,

    Et passeront pour des chimères.

    (Le 18 mai 2018)

     


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    Coccinelle 

     

    Petite coccinelle, tu t’es posée sur ma main,

    Restes y jusqu’à demain,

    Je ne vais pas bouger

    Pour ne pas te déranger.

    Tu me chatouilles en te promenant sur mon bras,

    T’hasardant le long de mon avant-bras.

    Je ris en silence,

    Moi qui suis aux portes de l’adolescence.

    Petite coccinelle,

    Tu sens la citronnelle,

    Comme les arbustes de mon jardin,

    Ou, au champ de foire, les baladins.

    Tu as de belles couleurs,

    De la palette, les meilleures.

    Marron, tachetée de points noirs,

    Pour mieux te cacher le soir.

    J’aimerais te tenir dans la main,

    Comme le fait mon frère Alain,

    Quand nous partons à l’école,

    Après avoir bu tout notre bol.

    J’aimerai te fabriquer une belle maison en carton,

    Pour te protéger de mon chaton.

    Chaque jour je te donnerai de l’herbe bien verte

    Sans laisser la porte ouverte.

    Reste avec moi

    Sans trop d’émoi.

    Mais tu ne seras pas heureuse,

    Coccinelle bien affectueuse.

    J’ai bougé la main,

    Sans attendre demain,

    Pour que tu l’envoles.

    De loin j’ai suivi ton vol,

    A travers les plantes du jardin,

    Et te laisser jouer aux baladins.

    Au coin de l’œil une larme s’est écoulée,

    Devant ce rêve affabulé.

    Tu es plus heureuse dans la nature,

    Volant au milieu de la verdure.

    Je t’aime trop pour te rendre malheureuse,

    De moi, tu n’es pas amoureuse.

    (15 mai 2018)

     

     

     

     

     


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    Le mois de mai 

     

    Joli mois de mai

    Avec ses jours chômés

    Au milieu du printemps,

    Qui revient tout le temps.

    Il s’ouvre avec le muguet

    Que l’on ramasse du coté du guet.

    Et finit par la fête des mères

    Que les enfants organisent avec leur père.

    C’est le mois du lilas, des glycines de diverses couleurs,

    Les toutes premières fleurs.

    Colorent également le jardin,

    Bleuets, roses qui s’ouvrent dès le matin.

    Le soleil brille presque comme en été,

    Le jardin s’est bien acclimaté. 

     

    Le mois de mai c’est aussi celui de Marie,

    Celle que les gens prient

    Avec ou sans chapelet.

    Certains le font dans leur chalet

    En comptant sur les doigts,

    Sans aucun désarroi.

    Debout ou à genoux,

    Imitant la bonne nounou,

    Le soir en pensant au ciel,

    Ou la nuit sans sommeil.

    Ils sont nombreux à se rendre à Lourdes

    Des malades, des aveugles ou des sourdes

    A Massabielle, l’eau de la source,

    Leur donne de nouvelles ressources. 

     

    Dans mon enfance, le  mois de mai était celui des chapelles improvisées

    Dans les quartiers, au fond d’un garage débarrassé,

    Dans une cuisine, ou dans le séjour,

    A tour de rôle chaque jour,

    Les gens se retrouvaient pour réciter le chapelet,

    Et retrouver Marie, face à une vie un peu déboussolée,

    Certains non religieux se tournent vers elle,

    C’est une femme universelle,

    Une maman pour tous les humains,

    Aujourd’hui comme demain.

    Dans nos campagnes comme dans nos villes

    Comme de véritables bastilles,

    Que d’église ou de temples  sont dédiés

    A celle qui ne fut jamais congédiée.

    (12 mai 2018)

     


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    Maridan atelier n° 7 - 2ème sujet

    Pour la dernière fois la sirène a retenti

    La guerre est réellement finie ; tout le monde est averti.

    Durant la nuit la belette et le petit lapin,

    Tous deux encore bambins,

    Deux véritables complices,

    Aimeraient profiter de l’armistice,

    Pour prendre leur envolé.

    Sans s’affoler.

    Le réveil à peine sonné,

    Ils se sont vite organisés

    Rassemblant quelques affaires,

    Celles de deux célibataires.

    Rapidement ils ont quitté le zoo où ils s’étaient refugiés,

    Dans un secteur plutôt privilégié.

    Ils ne se sont pas arrêtés au guichet,

    S’efforçant de ne pas trébucher.

    Ils sont grands et se jugent aptes à affronter la vie des bois,

    Sans aucun émoi.

    Le soleil est déjà levé,

    L’hibernation est achevée.

    La vie s’ouvre devant eux,

    Ils en sont heureux.

    Vive la liberté,

    Hors du zoo où ils s’étaient abrités.

    (2 mai 2018)

     

     

     


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    Affaiblissement 

     

    Œuvrer comme un manchot,

    Éviter de porter des plats chauds,

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ?

    Je ne saurais le dire,

    Et encore moins l’écrire ;

    Je ne peux que le vivre ;

    Rien ne m’en délivre. 

     

    Une main qui tremble

    Refusant à l’autre de travailler ensemble

    Empêche toute écriture,

    Même enfermée dans une armature.

    L’arthrose entrave l’articulation,

    Paralysant une bonne circulation.

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ? 

     

    Le corps est affaibli, un peu usé,

    En a-t-on abusé ?

    Pas de pièces de rechange,

    C’est étrange.

    Il faut l’accepter,

    Et, à la vie, rester connecté.

    L’usure de l’âge,

    N’est pas un simple passage. 

     

    Rester debout

    Et de la vie, garder le gout.

    Savoir résister,

    Sans être attristé ;

    Garder l’envie de vivre

    Et chaque jour suivre,

    La lumière du jour

    Avec beaucoup d’humour.

    (8 avril 2018)

     


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    La colombe 

     

    Je la vois, je l’entends, dès que j’ouvre la baie ;
    Là haut,  perchée sur l’antenne fixée à la cheminée.
    Ses petits ne sont qu’à une distance d’aile,
    De là haut, sur eux, elle veille.

     

    Nue, juste couverte de quelques duvets,
    serrée contre ses sœurs au fond du nid douillet,
    la petite colombe, de sa mère, suit l’envol  ;
    quand pourrai-je comme elle, prendre mon vol ?
     

     

    Vole, vole, de cheminées en cheminées,
    Plane, plane au dessus des champs de blé.
    Là bas, loin devant toi, une tâche sombre,
    c’est un havre de paix qui te propose son ombre.
     

     

    Blanche colombe, dans la chaleur de l’été,
    tu voles au dessus des champs grillés.
    Pourquoi aurais-tu peur d’un lion affaibli,
    couché dans l’herbe, il attend la pluie.
     

     

    Dans le pré, à coté de lui, tu te poses,
    il n’a pas bougé, sa porte n’est pas clause.
    Vas-tu t’envoler et fuir cette bête féroce,
    pas à pas, de lui, tu t’approches.
     

     

    La nature est bien faite ;
    de la diversité des êtres.

    Chante, chante, ma colombe,

    La fenêtre est grande ouverte. 

     

    Des envols, il faut les épier,

    Des havres de paix, à nous de les trouver.

    Chante, chante, ma colombe,

    J’écouterai ta voix.

    Vole, vole, ma colombe...

     


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    Marie, au pied de la croix de son filsRésultat de recherche d'images pour "croix"

     

    Elle est là au pied de la croix,

    Cette femme qui t’a donné la vie,

    Cette femme qui t’a donné le sein,

    Cette femme qui t’a langé.
    Cette femme qui t’a appris à prier.

    Son mari Joseph n’est plus,

    Et elle est seule au pied de ta croix.

    Seule, pas tout à fait ;

    Sa sœur est là avec d’autres femmes,

    Un disciple est là, celui que son fils aimait.

    Jean ou Lazare !

    Il a aimé les deux.

    Les deux auraient leur place,

    Mais un seul est présent.

     

    Seigneur, tu es cloué sur cette croix.

    Ils ont eu peur que tu te sauves, 

    Comme tu en as sauvé tant d’autres.

    Toi non plus, tu n’es pas seul.

    Deux bandits, deux larrons t’accompagnent.

    Quel cortège pour le Fils de Dieu !

    Tu as aimé les petits, les exclus,

    Ils sont avec toi, fixés, eux aussi à des croix.

    Ils le méritent, ce châtiment,

    Même s’il est inhumain.

    C’est la loi du plus fort,

    De ces romains qui ont envahi le pays.

     

    Tu as tout donné à cette terre de Palestine ;

    Pour tes frères, tu as quitté ton métier de charpentier ;

    Pour tes frères, tu as sillonné les routes,

    Partant de la Galilée jusqu’à Jérusalem.

    Les villages, tu les connais,

    Tu les as traversés, tu y as couché,

    Tu as guéri les malades, les infirmes, les possédés.

    Tu as nourri la foule.

    Les pauvres, les malades guéris, les paumés,

    Auraient voté pour toi,

    Si tu avais pu te présenter.

    Où sont-ils à cette heure ?

    Des douze disciples que tu as appelés Apôtres,

    Il n’en reste qu’un près de toi.

     

    Tu as tout donné pour le monde des humains.

    Ton avenir, ton travail, la sueur de ton corps.

    Que voulaient-ils encore ces hommes qui t’ont condamné ?

    Pilate, s’est mis en dehors de tout ça,

    Il s’en ait lavé les mains.

    Que pouvait-il comprendre de la religion juive ?

    Il avait bien d’autres dieux à honorer ;

    Il avait une place à défendre devant l’empereur ;

    Il représentait son Pays, Rome.

    A-t-il eu peur des juifs ?

    Peur pour sa place,

    Peur pour sa renommée.

    Il voulait éviter tout conflit avec les autorités religieuses,

    Même au prix du sang.

     

    Toi, Marie, tu es là au pied de ton fils.

    Tu ne comprends rien.

    Où est la foule qui l’accompagnait,

    Sur ces routes de Palestine ?

    Où sont ses amis, ceux qu’ils avaient choisis lui-même ?

    Il parait même que l’un d’eux l’aurait trahi,

    Pour quelques pièces romaines.

    Mais ce sont des on-dit !

    Tu n’en es pas certaine.

    Et puis, ça changerait quoi de le savoir !

    Un seul est là !

    Le seul homme pour te soutenir,

    Pour empêcher que tu t’écroules,

    Sous le poids de tes larmes.

     

    Marie, ton fils, te fait signe.

    Non ! Il n’a pas tout donné !

    Il a donné ses vêtements, sa tunique,

    Il a donné sa pudeur, puisqu’il est nu,

    Exposé aux yeux de tous les passants.

    Il a encore quelques mots à dire.

    Il lui reste sa mère debout à ses pieds.

    Il ne peut la laisser seule,

    L’abandonner à son triste sort.

    Dans un dernier effort, il veut te parler.

    « Femme, voici ton fils »

    « Fils, voici ta mère »

    Ce sont ses derniers mots pour les hommes,

    Il incline la tête et quitte notre terre.

    (14 avril 2017)

     

     

     


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  • Vole, vole alouette
    Imite les mouettes
    Qui planent sur les eaux,
    Et s’envolent là haut.
    Pourquoi tant de peine
    Pour traverser la plaine ?
    Dans le ciel il y a beacoup de place ;
    Où sont les menaces ?
    Pour moi ton vol est un ravissement
    Sans ombre de désagrément.
    Monte, monte alouette,
    Comme les aigrelettes.
    Dans un ciel tout rayonnant,
    Ton vol est passionnant.
    A te regarder, j’imagine,
    Que tout s’illumine,
    Dans le ciel comme sur la terre
    Utilisant tous les ampères.
    Autour de moi chante l’eau de la fontaine
    Jusque dans l’atmosphère lointaine.
    En montant vers les sommets,
    Tu traces de nombreux bracelets,
    Qui se reflètent dans l’eau cristalline,
    Que le soleil illumine.
    Tu tournes et voltiges dans le ciel,
    Dessinant des arcs-en-ciel,
    Qui rapprochent le ciel de la terre,
    Eloignant le tonnerre.
    Ton spectacle efface ma détresse
    Obérant toute tristesse.
    Ton chant égaye l’atmosphère,
    Eloignant Lucifer
    De la nature en fête,
    Qu’il voudrait abjecte,
    Préférant l’obscurité
    Pour ses activités.
    Chante, chante, mon alouette,
    Pourquoi resterais-tu muette ?
    Tu serais chouette,
    Mon amourette.
    Chante, chante, alouette,
    Fais-le à tue-tête,
    Comme mon ami le rossignol
    Mais surtout pas en espagnol,
    Langue que je ne connais pas ;
    Pour une fois soit sympa.
    Je te donnerai du grain,
    Que tu mangeras dans ma main.
    Avec toi le printemps revient
    Saison qui me convient.

    (23 février 2018)


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  • Le printemps

     

    Le calendrier a dit : c’est le printemps !

    Il était attendu depuis longtemps.

    La météo ne l’a pas vu arriver,

    Il ne faut pas rêver.

    Cette année, il a pris du retard ;

    Il s’est levé trop tard,

    Pour métamorphoser la campagne,

    En pays de cocagne.

    De la saison, il a raté le train,

    Soyez-en certain.

    Comme lui, le soleil ne s’est pas levé,

    Rien ne le captivait.

    La pluie, les orages, les ont remplacés

    J’en suis bien agacé.

    La nature reste endormie,

    Plaquant au fond des nids les fourmis.

    Les fleurs n’ouvrent pas leurs boutons

    N’ont-elles pas raison ?

    Le jardin est bien triste,

    L’atmosphère l’attriste.

    Les tulipes restent fermées,

    Les primevères  ne peuvent s’accoutumer.

    Les boutons des rosiers sont gelés

    Les roses affolées.

    La nature est perdue

    Tout est confondu.

    Le printemps s’est mis aux abonnés absents,

    C’est ahurissant.

    Qui accepterait de le réveiller

    Pour qu’il reprenne sa place,

    Avec un peu d’audace ;

    Il n’est pas encore médaillé.

    Envoyez l’hiver se coucher

    En lui demandant de ne pas broncher.

    Il a assez travaillé

    Il n’a que trop bataillé.

     

    (29 mars 2018)

     


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