• Les containers

     
    Les couvercles de nos conteneurs ont trois couleurs ;
    Marrons, jaunes et verts, sans fleurs.
    On les appelle : les poubelles,
    Et pourtant elles sont belles,
    Si on les respecte ;
    Elles ne sont pas suspectent.

    Les chats peuvent se coucher sur les couvercles,
    Qui sont carrés et non en cercle.
    Au soleil, c’est un bon radiateur
    Que le hibou surveille plein d'ardeur.
    On dirait qu’ils sont branchés sur une multiprise ;
    La chaleur écarte des effets de la brise.

    Aucune télécommande pour les ouvrir ;
    On peut fleurir leur emplacement,
    En le faisant sagement ;
    Mais il ne faut pas les en couvrir.
    Les épluchures de bananes ou d’aubergines,
    Retournent à leur origine.

    Elles viennent de la terre,
    Et ne sont pas contestataires.
    Leur place, c’est la poubelle verte,
    Qui ne doit pas rester ouverte.
    Les escargots y trouvent leur nourriture,
    C’est le cycle de la nature.

    Comme ont su le faire les Incas,
    Envers la nature, très délicat,
    Sauvons notre planète,
    Même en utilisant une binette.
    Tous les petits gestes comptent,
    Ce sont comme des acomptes.
    (17/09/2021)


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  • La porte

    Posée à droite de la façade,
    De la maison, c’est la barricade.
    Toutes les pièces de bois sont bien entées,
    C’est la porte de mon château hanté.
    C’est un artiste qui l’a montée,
    Chaque pièce a été emboitée.
    Son atelier est installé au bout de la rue,
    Il est un peu bourru.
    Il faut le connaître
    C’est un excellent contremaitre.

    C’est lui qui l’a créée.
    La vieille porte n’était plus agréer.
    Elle avait l’âge de la maison,
    Ses gongs pleuraient dans les mauvaises saisons.
    C’est une œuvre fantastique,
    Un modèle unique,
    Qui ne peut être reproduit,
    Aujourd’hui.
    Il nous envoie certains clients,
    Du village, des habitants.

    Si vous êtes de mes amis,
    Chez moi vous serez admis
    Je n’accepte pas tout le monde,
    Comme la voisine Raymonde,
    Qui n’accepte que les nouvelles matières ;
    Elle a de grosses œillères.
    Ne touchez pas mes pots de fleurs.
    Elles sont chères à mon cœur.
    Je vous expliquerais qui les a plantées
    J’en suis enchantée.
    (14/09/2021)


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  • Le téléphone

     Qu’est devenu ce vieux téléphone,
    Qui me servait avant ;
    Pour moi, il était savant.
    Avec l’apparition des i Phones.
    J’ai dû prévenir tous mes contacts,
    Important pour moi l’impact,
    Du numéro de mon portable,
    Bien plus agréable.

    Plus facile à porter,
    Moins lourd à transporter.
    Il permet de compter sans autre machine ;
    Pour écoute, je le pose à côté de mon échine.
    Pourtant je regrette souvent mon vieux téléphone,
    Toujours fixé près de gramophone.
    Il ne se cachait jamais
    Sous un ensemble de feuillets.

    À présent, qui saurait encore s’en servir ?
    Pourrait-il resservir ?
    Plus de lignes téléphoniques.
    Pour les personnes âgées, c’est la panique ;
    Selon l’âge bien sûr,
    Une certaine censure !
    Les portables à table !
    C’est désagréable.

    Les parents,
    Comme les enfants,
    Ne peuvent plus s’en passer,
    Ils seraient angoissés.
    Au lit, sous l’oreiller,
    Ils ne sont pas effrayés.
    Le téléphone ne fait pas de bébés !
    Il faudra bien, une soirée, le prohiber !
    (12/09/2021)





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  • Les ponts de Paris

    Voyage en Alaska
    Avec mon harmonica,
    Là où le soleil ne se couche jamais,
    Même sur les sommets.
    Promenade en bateau sur la mer,
    Loin des stations balnéaires,
    Espérant voir des saumons,
    Près de l’île Salomon.
    J’ai appris qu’autrefois c’était à la Russie,
    Aujourd’hui elle fait partie des Etats-Unis.

    Les vacances d’été se passent à Paris
    Chez Papi et Mamie.
    Ils ont un petit jardin ;
    Nous y déjeunons le matin.
    Nous sommes allés voir les ponts Napoléon III,
    Qui ne sont pas étroits,
    Construit grâce au Baron Haussmann, inventeur,
    Qui travaillait avec rigueur.
    Nous sommes montés à la tour Eiffel,
    Architecture industrielle.

    Autour d’anciens châteaux et grandes demeures
    Haussmann fit aménager des parcs et jardins pour les travailleurs.
    L’état de Paris fut entièrement aménagé,
    Avec des grands boulevards en ligne droite,
    Pour limiter l’action des traites,
    Rasant les courettes.
    Paris fut également étendu,
    Ce fut inattendu.
    Tout cela pour réduire les maladies,
    En souscrivant à d’importants crédits.
    (11/09/2021)


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  • Regard mystérieux

    Regardant par la lucarne ronde
    Il attendait son être cher.
    Il voulait sentir sa chair.
    Il comptait les secondes.
    Il ne remuait pas ;
    À elle de faire son mea-culpa.
    Il était grimpé dans le grenier,
    En ces jours printaniers.
    De cette lucarne, il verrait au loin,
    La poussière du chemin, un bon témoin.

    Elle était venue le week-end dernier,
    À la recevoir, il s’était ingénié.
    Au lit, ils semblaient heureux,
    Un soir chaleureux.
    Il avait léché son corps
    En lui enlevant son justaucorps.
    Nus, ils avaient passés la nuit dans les bras.
    Quel apparat !
    Au petit déjeuner elle semblait heureuse,
    Et de moi amoureuse.

    En début d’après-midi, je lui proposais une balade,
    Une courte promenade.
    Elle s’est mise à pleurer,
    J’étais apeuré.
    Je l’ai prise dans les bras,
    Elle s’en libéra.
    Elle me regarda les yeux hagards,
    Dur son regard.
    Elle est partie sans m’embrasser,
    J’étais froissé.

    Elle était repartie en colère ;
    Il n’en était pas fier.
    Elle était son premier amour,
    Elle habitait Cherbourg.
    Une rencontre de vacances
    Ils avaient fait alliance.
    Son corps, il le connaissait,
    Sans avoir fait d’excès.
    Peut-elle en dire autant,
    Il s’était senti compétent.

    Je suis resté longtemps devant mon hublot,
    Drôle de tableau.
    Je l’ai cherchée, elle n’est pas venue
    J’étais pour elle, méconnu.
    Elle ne répondait pas au téléphone,
    Ni sur son IPhone.
    J’ai su par hasard,
    De façon bizarre,
    Qu’elle avait un autre amant,
    Qui lui avait offert un diamant.
    (09/09/2021)












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  • Anton

    Petit mouton
    Qui mort à l’hameçon.
    Tu habites le canton.
    Tu nous viens d’Alençon
    Jamais d’abandon.
    Tu connais toutes les leçons,
    Sans abréviations.
    Tu joues déjà de l’accordéon.
    Tu es un véritable Apollon,
    Toujours en action.

    Ton père était maçon ;
    Il n’a que de bonnes attestations.
    En arrivant dans la région,
    Il a eu une forte augmentation.
    Il t’a appelé Anton,
    Nom d’un petit mouton.
    Qui oserait te mettre en accusation,
    Toi que ne connaît pas la dénonciation.
    Tu ne reçois que de bonnes appréciations,
    Avec acclamation.

    Tu joues au ballon,
    Gardien de but, toujours en agitation.
    Tu as déjà une bonne formation,
    Tu évites toutes altercations.
    Devant certaines filles tu es en adoration,
    Tu ne dis rien de ton affection.
    Tu n’as aucune appréhension,
    Devant les agitations.
    Tu fais seulement attention,
    De ne donner aucune bénédiction.
    (08/09/2021)


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  • L’enfant veut un chaton

    Yeux grands ouverts
    Devant le chaton blanc de son copain
    La joie de ce petit galopin,
    Éblouira son univers.
    Maman, je voudrais un chaton.
    Ce n’était pas une interrogation,
    Mais un ordre d’un enfant gâté
    Et non une simple curiosité.

    Ne pouvait-il attendre Noël ?
    Un chat ne tombe pas du ciel.
    Yeux de colères.
    Face à un paratonnerre,
    Devant un orage
    Qui ferait ombrage.
    Maman ne répond pas,
    Nous verrons avec papa.

    L’orage ne faiblit nullement
    Devant un tel argument.
    Il a l’habitude d’avoir ce qu’il veut ;
    Il refuserait un désaveu.
    C’est vrai que ce petit chat est mignon,
    L’enfant le sait, mais il est grognon.
    La mère du chat en a eu six,
    Ce serait un délice.

    Il quitte son copain, un air bougon ;
    Il aurait voulu revenir avec un chaton.
    Il sait que papa ne veut pas d’animal,
    C’est pour lui anormal.
    Chacun aura des excuses,
    Dans cette cambuse.
    Il s’enferme dans sa chambre en claquant la porte
    De colère, il déchire son short.

    C’est l’heure du repas,
    Il ne fera pas mea-culpa.
    L’appel de son père le secoue,
    Il descend tout doux.
    Tu sais que cette année nous partons en voyage.
    Je refuse tout babillage.
    Il nous faudrait de l’aide pour le garder,
    On ne va pas le barricader !

    Les yeux qui rayonnaient de joie,
    Devinrent des rabat-joie.
    Adieu petit chaton,
    Il ne changera pas de position.
    Je mettrai sa caisse dans le garage,
    Et autour un grand barrage.
    Aucun argument ne le fera plier
    Il commence à m’ennuyer.
    (07/08/2021)



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  • Les risques du métier !

    L’automne est proche,
    Les vendanges approchent,
    Dans les secteurs vinicoles,
    Et les régions arboricoles.
    Peu d’alcool cette année,
    Les plans ont reçu une avoinée
    Avec les intempéries du printemps
    Qui ont frappé les habitants.
    Moins de récolte, moins de durillons,
    Mais un gros bouillon.

    Dans toutes les régions vinicoles
    Ou arboricoles,
    Le printemps a ravagé les premières fleurs
    Qui faisaient espérer un peu de bonheur.
    Les jeunes grappes ravagées
    Qui va les dédommager ?
    Une saison mortifère,
    Qui ne fera pas leurs affaires.
    Je pense à Saint Nicolas de Bourgueil,
    Et la tornade du 19 juin, un bel écueil.

    Moins fatigués les cubitus,
    Au repos les radius.
    Peu de grappes à grignoter,
    La récolte sera rabotée.
    Comment favoriser ces agriculteurs,
    Qui sont des créateurs.
    La réforme de la PAC,
    Pour eux très opaques,
    Ne les a pas aidés,
    Sans pour autant les envoyer balader.

    Ils sont légion ceux qui les plaignent,
    Chacun à son enseigne.
    Intrigue politique !
    Évènement climatique !
    Une réaction symptomatique
    Sans résultat pratique.
    Les assurances traînent les pieds,
    Elles ne sont pas des équipiers.
    Les pays voisins s’implantent sur les marchés,
    Et leurs clients habituels, démarchés.
    (03/09/2021)






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  • Ulysse et sa moto

    Atelier 163 chez Ghislaine

    Soudain j’ai su,
    Les raisons de son attente,
    Son allure combattante,
    J’étais un peu déçu.
    Je l’imaginais dans un futur proche,
    Qu’il abandonne son allure de gavroche.
    Quand il m’a dit de partir,
    Était en jeu son avenir ;
    Il attendait un complice
    Qu’il appelait Ulysse.

    Lorsque je fus éloigné,
    Et qu’il pensait que la maison, j’avais regagnée,
    Alors que j’étais resté derrière une autre maison.
    Il appela Ulysse son compagnon.
    Une moto déboula d’une rue,
    Il monta dessus, ce n’était que le début.
    Maintenant je sais pourquoi ;
    Je suis resté aux abois.
    Ma vie était en danger,
    Je ne pouvais plus le déranger.

    Il avait pris un autre chemin,
    Comme bien d’autres gamins.
    Il voulait gagner vite de l’argent,
    Pour lui, c’était urgent.
    Il faisait partie d’un réseau de drogue,
    La moto était leur pirogue.
    Il n’était plus ce copain d’école,
    Sur lequel je mettais tant d’auréoles.
    Il avait pris le chemin de tout danger,
    Hélas, on ne peut rien y changer.
    (02/09/2021)


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  • La plage

    Chez Évy atelier331 la plage

    Le jour vient de naître au-dessus de l’océan
    Il promet d’être bien accueillant,
    En ces premiers jours de la belle saison.
    Immensité d’eau qui s’écoule jusqu’à l’horizon.
    Le ciel est bien dégagé,
    On devrait pouvoir nager.
    Quelques vagues couvrent encore la plage,
    Aux premières lueurs de l’aube, fermés les étalages
    Les vacanciers dorment encore,
    Peu de touristes déjà dehors.

    L’eau ne doit pas encore être chaude,
    À l'heure des laudes.
    Dans cette baie aux pieds de rochers,
    L’eau est encore très rapprochée.
    Il faut attendre la marée basse,
    Pour mettre les pieds dans l’eau sans angoisse.
    Levé de bonne heure,
    C’est un temps de bonheur,
    D’être face à la mer,
    Sans risquer de rencontrer quelques commères.

    Sur la plage qui se dégage toute froissée,
    Les traces de la veille sont toutes effacées.
    Le soleil pointe déjà à l’horizon,
    Personne ne restera à la maison
    Pour les enfants une nouvelle journée de passion,
    Un autre jour de récréation.
    Les familles vont rejoindre la plage,
    Pour installer leur déballage.
    Des serviettes de mousseline vont couvrir le sable
    Surmontés de parasols multicolores pour protéger la table.
    (29/08/2021)


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  • Mémoire des mots

    Vite, vite, je ne peux plus courir.
    Adieu vacances qu’il faut raccourcir.
    S’évader dans la nature,
    Sous un ciel obscure,
    À la recherche de monstres en cire,
    Dans l’espoir de les radoucir.
    Dans le respect des auteurs.
    Soyons conciliateurs.
    La peur ne doit pas nous endiguer
    Même si nous sommes fatigués.

    Suivre Dante dans ses études ,
    À la recherche de la certitude,
    Chemin qui mène aux enfers ;
    Ne prenez pas de somnifères !
    Il faut rester éveillé
    Et ne pas être effrayé
    Sinon, allez dormir,
    Sous vos couvertures en cachemire.
    Lire Dante, n’est pas de tout repos,
    Meffiez-vous des épiscopaux.

    Acteurs volontaires,
    Mariés ou célibataires
    À rechercher de poésies depuis longtemps perdues,
    Dans les méandres des rues.
    Ils sont nombreux à se mettre en route,
    Essayant de ne pas semer la déroute,
    Pour ce quatrième voyage,
    Qui se déroulera sans bagage.
    Les mots se cachent dans les livres,
    Il faudra survivre.

    Mémoire des mots,
    Sortis de notre cerveau,
    A grands coups de balais,
    S’éclipsent dans les galets.
    Les maux de tête,
    Ne sont jamais à la fête.
    Laissez-les s’envoler,
    Sans les auréoler.
    Utiliser votre ordinateur,
    C’est un bon navigateur.
    (24/08/2021)









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  • La pluie

    Temps maussade depuis une semaine,
    Les vacanciers n’ont pas de veine.
    Au bord du lac, les canards s’étirent,
    Les congés, une belle satire !
    Le long de la berge,
    Sont fermées les auberges.
    Les chemins glissent,
    Ce n’est pas un délice.
    Alors que dans le Var, on attend la pluie,
    Et tous ces fruits.

    L’eau dégouline des toitures,
    Avant de s’engouffrer dans la verdure.
    Elle chante la chanson de l’automne,
    Un air monotone.
    Les parapluies sont de sortie
    Le soleil est parti.
    Les enfants jouent dans les ruisseaux
    En suivant leurs petits bateaux.
    Les jours raccourcissent,
    À l’intérieur, les exercices.

    Dans les maisons, les gens caquètent
    Tandis que de milliers de gouttelettes
    Cognent sur les vitres de la véranda,
    Une véritable armada.
    La douceur annoncée par la radio,
    Dans les encarts de monsieur météo,
    N’est pas au rendez-vous.
    Tristesse ce mois d’août
    Nos jambes s’engourdissent,
    Notre peau plisse.

    Dans le ciel se dessine un bel arc-en-ciel ;
    Dehors le matériel !
    Table et chaises,
    Sur la terrasse, chacun reprend ses aises.
    Le soleil refait son apparition,
    Profitons de ses radiations ;
    Installation rapide,
    Ne jouons pas au caïd.
    La chaleur est de retour,
    Elle va sécher les alentours.
    (18/08/2021)



     



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  • Main levée (https://wp.me/salW0J-frenesie)

    D’un coup de crayon,
    Sans modifier le rayon,
    Je retrouve au centre
    L’œil du chantre,
    Des tableaux précédant,
    L’œil d’Adam
    Qui regarde ses descendants,
    Avec un regard condescendant.
    Travail artistique,
    Un peu acrobatique.

    C’est une mosaïque,
    Qui présente des phénomènes de dichroïque.
    Pas facile à regarder,
    Sans faire d’embardée.
    Soleil lumineux,
    Sans bords épineux.
    Combat de flèches,
    Qui vise la brèche,
    De l’œil central,
    Dans un univers carcéral.

    Flèches jaunes et vertes contre les rouges,
    Au centre, rien ne bouge.
    L’œil est figé ;
    Ne pas le corriger.
    Il a glissé sur l’axe central,
    Pauvre amiral !
    Cercles concentriques
    Comme ceux de la barrique,
    Qui défendent leur chef
    Qui ne leur a fait aucun grief.

    Ensemble multicolore,
    Un axe de folklore,
    Qui illumine l’horizon
    Sans autre raison,
    Que la beauté de l’ensemble
    Face auquel, personne ne tremble.
    Les mots se perdent dans la nature,
    Évitant toute caricature.
    L’œil est dans la tombe
    Et cache son ombre.
    (20/08/2021)









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  • Liberté d’un poète

    Atelier 162 chez ghislaine

    Tapis sur un lit de brindilles,
    Allongé sur les aiguilles,
    Il attend l’obscurité de la nuit,
    Qui descend avant minuit.
    C’est pareil chaque soir,
    Attente sur le perchoir.

    Seul dans les ténèbres,
    Tremblent ses vertèbres.
    La fraicheur envahit son être,
    Allongé sous le hêtre.
    Le cri du hibou,
    Devient tabou.

    Comment calmer son anxiété ?
    Écrire quelques lignes emplies de gaîté !
    Peut-on plaire à tout le monde ;
    Pas une âme à la ronde ?
    Dans l’obscurité de la soirée
    Un sourire ne peut que s’égarer.

    Je veux décrire ce temps funèbre
    Et en quelques mots devenir célèbre.
    Les expressions ne veulent pas glisser sur le papier ;
    Que faut-il expier ?
    Devrais-je passer la nuit,
    Dans cet univers réduit ?

    L’artiste a parié,
    Il lui faut ce courrier.
    Sa liberté est en jeu,
    Il doit être courageux.
    Laisser sa muse éveillée,
    Il ne faut pas l’effrayer.

    L’écriture n’a pas de prix,
    Il faut éviter tout mépris.
    L’âme du poète est seule dans l’obscurité,
    Est en jeu sa liberté.
    Devra-t-il revenir un autre jour,
    Pour retrouver le contrejour ?
    (21/0/2021)


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  • Le palefrenier

    Palefrenier, une passion pour le cheval,
    Animal très cordial.
    Souvent, à l’origine, une filiation,
    Les parents à l’origine de cette association.
    Il faut soigner les animaux,
    Et ne pas avoir peur d’utiliser le pommeau.
    Mettre un cataplasme est parfois indispensable,
    Mais pas toujours agréable.
    C’est pour le bien de l’animal,
    C’est normal.

    Pour se promener à travers les oliveraies,
    Sans faire d’arrêts,
    Il faut être bien chaussé,
    Jamais en espadrilles surtout sur les chaussées.
    Promenade alléchante sous un soleil éclatant,
    Toujours épatant.
    Il faut être bien harnaché,
    Et surtout s’attacher.
    Le cheval est en général gentil,
    Attention aux apprentis.

    Hildegarde, dans son monastère,
    Restée célibataire,
    Était très proche de la nature,
    Des plantes et de la verdure
    Les animaux l’ont aidée ;
    Il ne fallait pas les barricader.
    Mais toujours les respecter,
    Pour découvrir les maladies contractées.
    Ses études sont nombreuses,
    Toujours chaleureuses.

    Elle est à l’origine d’avancées spectaculaires ;
    Les femmes n’étaient pas que des intercalaires.
    Elles avaient leur place dans le domaine médical,
    Et même chirurgical.
    Ses livres ont eu infiniment de succès,
    Facile d’accès.
    Ils sont toujours d’actualité
    Avec une certaine continuité.
    Les plantes sont mises en avant ;
    Méfiez-vous des faux savants.

    Vous les trouvez encore dans les catalogues ;
    Traduits dans de nombreuses langues
    Ses nombreuses gravures ont été marouflées,
    Jamais essoufflées.
    Elles ont gardé le style de leur époque,
    Des années, elles ont tenu le choc.
    Son œuvre ne doit pas être contournée,
    Chez nous, elle doit séjourner.
    Par tout, elles sont abordables,
    Et côtoyables.
    (16/08/2021).





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  • Le caillou rectangulaire

    Rêve ou réalité,
    De l’artiste, sa vérité.
    Il l’a ramassé un matin sur la plage,
    Un genre de dallage.
    D’où vient-il, celui-là
    Que fait-il là ?
    Hier il n’était pas là ;
    On dirait un mandala,
    Gravée par un inconnu,
    Qui l’avait détenu.

    Le lendemain, au soleil,
    Peu après mon réveil,
    Il avait changé d’allure
    Sur sa doublure,
    J’ai vu,
    Quelque chose d’imprévu,
    Un dessin qui n’avait pas d’âge,
    Un genre de montage,
    Gravé par une main céleste,
    D’un seul geste.

    Je ne suis pas devin,
    J’étais bien réveillé ce matin,
    Deux alevins chantaient pour moi,
    Je restais coi !
    Paroles méconnues,
    Air inconnu,
    C’était un air du temps,
    Qu’on ne retrouvait pas dans nos chants ;
    Un caillou pour des archéologues
    Qu’ils n’avaient pas dans leurs catalogues.

    Des alevins hors de nos rivières,
    Gravés face à face sur une pierre.
    L’artiste l’a vu,
    Loin de la cohue.
    Fermée les yeux,
    Et laissez-vous aller dans les cieux,
    Vous verrez peut-être un poète,
    Peignant une assiette,
    Chantant un air inconnu,
    Vous serez bienvenu.
    (14/08/2021)




     

     


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  • Fête de Marie

    Je ne sais laquelle choisir,
    Où va mon désir.
    Que de sites de pèlerinage,
    Dans de nombreuses villes et villages.
    Le 15 août, cette année, tombe un dimanche,
    À Lourdes comme à Avranches,
    Grande fête mariale,
    Célébrée aussi dans les collégiales.
    Mère de tous les humains,
    Qui la prient chaque matin.

    Tu es celle qui a cru,
    À un intrus,
    Qui était entré chez toi,
    Sans avoir été invité sous ton toit.
    Qui es-tu, femme de Nazareth,
    Femme discrète,
    Pour que Dieu pose sur toi, les yeux,
    Geste merveilleux,
    Joyeux et douloureux,
    De ton être, amoureux.

    Humble femme, inconnue,
    Pour Dieu, jeune fille ingénue,
    Promise à Joseph, ton futur époux,
    Homme très doux.
    Tu as trompé son amour,
    En prenant un autre carrefour.
    Difficile à comprendre.
    Comment te défendre ?
    Situation humaine bien délicate,
    À laquelle tu réponds par le Magnificat.

    Dieu t’a comblée de ses bénédictions,
    En te faisant entrer dans sa filiation.
    Difficile à comprendre pour Joseph,
    Qui ne te reconnaissait aucun grief.
    Il s’est laissé accaparer par le Seigneur,
    Son supérieur.
    Heureux es-tu homme de foi,
    Qui prit Marie sous son toit.
    Elle mit au monde son premier fils
    Du monde, le nouvel édifice.
    (12/08/2021)



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  • Poussières

    Je marche sur ce chemin
    Ancien passage gallo-romain.
    Un défilé dans la montagne
    Bien loin de ma campagne.
    J’ai peur de chavirer,
    Et, en bas, me déchirer.
    Tout homme est un être de poussière,
    Retirez vos œillères.
    Depuis que je suis parti,
    Je marche sur un tapis de confettis.

    Je survole un air irrespirable ;
    C’est désagréable.
    J’aurais dû mieux me couvrir ;
    Je vais dépérir.
    Quelle idée de traverser ce plateau,
    Pour aller au pied du château.
    Pour tout arranger, le vent disperse la poussière,
    Je marche dans une tourbière,
    Où je risque de tomber,
    Et dans la poussière succomber.

    J’ai plein de masques à la maison,
    Des boîtes, au-delà de la raison.
    La carte m’indiquait ce raccourci.
    De la poussière, j’en ai assez, merci.
    Que vais-je devenir,
    Dans ce marécage à bannir ?
    J’ai bien suivi l’itinéraire jaune,
    Sur la route aucune icône,
    Qui aurait annoncé ce danger,
    Autrement, de chemin, j’aurai changé.

    Les itinéraires ne sont pas toujours fiables,
    Même s’ils paraissent agréables.
    Je vais seul en randonnée,
    Mon itinéraire bien crayonné.
    Je prends les renseignements au syndicat d’initiative,
    Des réponses indicatives.
    Ils m’ont donné une carte de chemin facile
    Je ne suis pas débile,
    Je sais lire et comprendre,
    Ce n’est pas eux qui vont me l’apprendre.
    (12/08/2021)




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  • Montagne

     
    Montagne inaccessible,
    Souvent agressive,
    Punissant les tentatives dangereuses,
    Souvent aventureuse.
    Virages dangereux pour les imprudents,
    Soyez toujours vigilant.
    Un virage peut en cacher un autre,
    Après le vôtre.
    Routes souvent étroites,
    Respectez votre droite.

    Refuges sur les bords de route,
    Comme sur les autoroutes
    Pour vous garer,
    Sans être apeuré,
    Et regarder tranquillement le paysage,
    Et non pour un temps de bronzage.
    C’est la mission de la voirie,
    De contrôler les paris.
    Ce n’est pas le lieu pour écrire vos lettres
    Mais d’assurer votre bien-être.

    Lors de vos randonnées,
    Ne restez pas bâillonnés.
    Écoutez le chant des oiseaux,
    D’orchestre, un véritable réseau.
    Ils se répondent dans les airs
    De façon non linéaire.
    La nature résonne,
    Elle papillonne.
    Pour votre plaisir,
    Laissez-vous saisir.

    Venez avec vos enfants,
    Ils ne seront pas bruyants.
    Ils prendront cette sortie,
    Sans contrepartie.
    Ils écouteront mieux que vous le bruit des animaux
    Sans dire un mot.
    Cherchez une petite cascade,
    Au cours de la balade.
    L’eau, écoutez là, chanter
    Vous en serez enchantés
    (10/08/2021)






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  • L’œil du poète


     

    L’œil du poète,
    Regarde les alouettes
    Qui traversent les ténèbres,
    Pour se rendre célèbre.
    Vision nouvelle,
    Idées surréelles
    Spectre éternel,
    Mais toujours réelle
    Sur l’éternité,
    Avec beaucoup d’assiduité.

    Œil ouvert même la nuit
    Sans attendre minuit
    Pour percer les ombres fermées à l’œil.
    Véritable recueil ;
    Sombres ténèbres,
    À l’allure funèbre
    Qui ouvre sur la lumière,
    À travers les arbres de la clayère,
    Lorsque fuit le crépuscule.
    Chassant la canicule.

    Œil de cyclope,
    Tel un caméscope
    Qui traverse les nuages
    En changeant de page.
    Il sait tout,
    Son œil est partout,
    Véritable marabout,
    Qui n’a aucun tabou.
    Il est toujours content.
    Sans perdre son temps.

    Œil du sphinx
    Qui n’a pas de larynx.
    360° de vision,
    Ce n’est pas une illusion.
    Tête d'un humain, d'un faucon ou d'un chat,
    Véritable œil-de-chat,
    Qui perce la nuit
    Sans aucun bruit.
    Du haut de sa pyramide,
    Il surveille les druides.
    (10/08/2021)






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