• Janvier

    Les jouets de Noël emplissent encore les rayons
    Que d’autres gondoles se vident avant même le réveillon,
    Pour installer ce que les publicistes appellent : le blanc.
    Et que la radio annonce en chantant.
    Ils emplissent nos boîtes aux lettres de nouveaux prospectus
    Qui rejoindrons d’autres détritus
    Pour combler nos poubelles jaunes,
    Sans oublier les emballages d’Amazone.

    Les catalogues annoncent : janvier le mois du blanc.
    Je les regardais assis dans ma cuisine sur un banc.
    Peu de place pour lui entre Noël et les soldes.
    Il faut faire vite car vont changer tous les codes.
    Le blanc est aujourd’hui bien coloré
    La lingerie s’est améliorée,
    On est loin des trousseaux de nos grands-mères
    Dont était bien régi le sommaire.

    La tradition oblige, on ne peut les rater
    Il ne suffit pas de les convoiter
    Car nous sommes très appâtés,
    Il faut encore acheter
    Pour accroître des commerçants les bénéfices
    En faisant de gros sacrifices.
    Noël est passé par là, suivi des étrennes,
    Et par endroit des fêtes foraines.

    Janvier à peine commencé
    Il faut penser à la galette sans se laisser influencer,
    Par les gouts de uns et des autres invités
    Frangipanes, couronne avec dessus des couleurs bien fruitées.
    Les boulangers inventent chaque année de nouvelles fèves
    Pour que leurs clients assurent la relève,
    Par des collectionneurs de choses rares,
    Qu’ils rangeront dans la salle de billard.

    La neige couvrira-t-elle nos rues d’un manteau blanc,
    Chez nous, ça ne dure pas, elle fait semblant,
    De cacher la verdure qui restera la plus forte
    Et lors de nos promenades restera notre escorte.
    Les brouillards du matin domineront en maître
    Et le nez, fatigué, sera obligé de l’admettre,
    En prenant des précautions contre les rhumes
    En se méfiant des brumes.
    (14/01/2019)


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  • L’œuf

    Qu’ils soient en plâtre,
    Qu’ils vivent dans un cloître,
    Qu’ils soient rangés dans un frigidaire,
    Ou déposés sous un lampadaire,
    Les œufs attirent toujours les mêmes questions,
    Issues de nombreuses citations :
    De la poule ou de l’œuf, qui est le premier
    Dans le droit coutumier ?

    L’œuf pondu par la poule
    Peut être café au lait ou blanc
    Bien que tous sortis du même moule
    Le style de pondeuse serait-il prépondérant ?
    Dans mon poulailler installé au fond du jardin
    Je ramasse des œufs de différentes couleurs chaque matin.
    Je me suis jamais posé la question en mangeant mon omelette,
    De toute façon ne me l’expliquera pas ma calculette.

    Un œuf gris foncé était utilisé par ma grand’mère
    Pour repriser les chaussettes du grand-père.
    Je n’ai jamais compris pourquoi l’œuf restait entier
    Avec une aiguille qui, de part et d’autre, traversait le chantier.
    Pour moi, encore enfant, c’était un vrai œuf qu’elle utilisait,
    Celui que le soir elle me servirait,
    Et qu’il me faudrait déguster
    Le cœur bien attristé.

    Nombreux, exposés dans des musés,
    Des œufs sont en porcelaine, parfois perfusée,
    Avec des décorations plus ou moins vilaines
    Qui ne s’adaptent pas au mobilier
    Ou transformés en simple chandelier.
    Ces œufs anciens venus parfois d’île lointaine
    Peuvent avoir une grande valeur
    Et pour certains, devenir des bestsellers.

    Les gérants de stations ont inventé d’autres œufs
    Qui emmènent sous un soleil de feu,
    Des skieurs de tout âge
    Encombrés de leurs bagages
    Vers des sommets neigeux,
    Car ils sont courageux
    Pour descendre les pentes enneigées,
    Et bien aménagées.

    N’oublions pas l’œuf bien caché
    Dans le ventre de la maman, attaché ;
    Personne ne le voit
    Il est seul sous son toit,
    Quelque fois deux, voire trois,
    Bien au chaud, jamais aux abois.
    Quand il sortira autour de lui la joie,
    Dès qu’apparaîtront les petits doigts
    (06/01/2016)


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  •    Les fougères

    Dans les deux bois qui nous sont proches
    Entre les arbres touffus qui donnent de l’ombre
    Montrent leurs nez, sortant de leur cache,
    Ce qui bientôt sera des fougères en grand nombre,
    Dans lesquelles se faufileront biches et cerfs
    A la recherche d’une nappe d’eau bien nécessaire,
    Pour leur survie dans la nature,
    Pleine de verdure.

    Les fougères grandissent bien droites et toute vertes
    Lorsque l’humidité les nourrit de son eau,
    Fanent légèrement lorsque tarissent les ruisseaux,
    Mais pour les promeneurs, elles sont toujours alertes.
    Vertes, jaunes ou marrons les fougèrent restent belles
    Elles ont gardé tout leur label.
    Elles sont toujours agréables à regarder
    Sous les arbres, bien gardées.

    L’hiver ne leur fait pas peur
    A l’abri d’une couche de feuilles
    Dont elles hument les agréables odeurs
    Que lentement elles accueillent ;
    Tranquillement elles hibernent
    Dans cette nouvelle taverne,
    Préparant doucement leur retour
    Elargissant leur contour.

    Dès le printemps se forment sur les arbres, les bourgeons,
    Les fougères percent le tapis de feuilles de leurs aiguillons,
    La vie renait dans la forêt,
    Ecartant les feuilles qui leur servaient de béret,
    Les plantes endormies se réveillent
    Pour nous offrir de magnifiques corbeilles.
    La forêt redevient lieu de promenade
    Loin de toute tornade.

    De nouveau les enfants retrouvent les grandes fougères
    Qui ne leur sont pas étrangères.
    Ils peuvent s’y cacher en se mettant à croupi
    Evitant de tourner en toupie
    Pour ne pas se faire voir,
    Et ne veulent pas savoir,
    Qu’ils font peur à leurs parents
    En se cachant comme des harengs.
    (4/01/2019)


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  • Le Bonhomme de neige

    Travail d’hercule
    Avec ou sans bascule,
    Châtiment de Sisyphe
    Acte dissuasif,
    Punition exemplaire
    Après une grosse colère.

    Construire un bonhomme de neige
    Même avec un chasse-neige,
    Quand dans la plaine blafarde
    Encore grise est la rambarde,
    Bien verte encore dame nature,
    Même si à cette époque elle n’est plus mature.

    Un bonhomme tout blanc au milieu de la pelouse
    Habillé d’une belle blouse,
    Revêtu d’un chapeau feutré
    Un cache-nez autour du cou bien calfeutré
    Une pipe dans la bouche
    Pour chasser les mouches.

    Une chimère dans la plaine
    Où dans la fraîcheur du matin fume l’haleine,
    Même pour relever un défi,
    Sans abuser de la photographie,
    Ni employer le copier/collé
    Ma muse ce matin est affolée.

    En Touraine, en hiver, le ciel est gris
    La nature, un peu rabougrie,
    La pluie gène les sorties
    Servent alors les parapluies.
    La neige se fait rare et vite disparait
    Rare sont les routes barrées.

    Evy, ton bonhomme de neige
    Cherche-le dans un manège
    Qui tourne toute l’année
    Sans jamais chicaner,
    Au soleil, il ne fond pas,
    En hiver il regarde les barbes-à-papa.
    (01/01/2019)

     


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  •  

    " La fée des neiges "

     

    Nuit glacée, au sol que de la blancheur

    Pas un pas, pas un signe, aucune lueur,

    Devant la fenêtre entrouverte,

    Une grande plage déserte,

    Qu’a abandonné toute verdure

    Pour nous offrir la splendeur de la nature.

     

     Je ne peux rester sans réagir

    Devant tant de beauté, il me faut agir.

    Bonnet chaud sur la tête, bottes vite enfilées

    Pardessus bien fermé, je me lance dehors avec agilité

    Laissant derrière-moi de larges traces

    A tous les yeux le pourquoi de mon absence.

     

     Gagnant un petit bois, lui aussi bien blanc

    La neige a recouverte tous les bancs ;

    Pas question de m’asseoir, je file droit vers le chemin

    Que j’emprunte chaque matin,

    Promenant mes chiens,

    Dans cette atmosphère, je me sens bien.

     

     Levant les yeux

    Vers le ciel tout bleu,

    Sur un nuage légèrement grisâtre,

    Entouré de rayons jaunâtres

    Une fée toute blanche entourée de rayons

    Lançait sur la terre des sortes de crayons.

     

     Son nuage moelleux

    Pour moi trop soyeux,

    Son nuage, un véritable char de feu

    J'en avais plein les yeux.

    J'avais du mal à les tenir ouvert

    Ces rayons, de véritables laser.

     

     J'avais oublié que c'était Noël,

    Elle m'apportait un Bonne Nouvelle,

    Dès son départ le traineau du Père Noël

    Apparaitrait dans le ciel.

    Il fallait préparer mon cœur

    A contempler tant de douceur.

    (24/12/2018)

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  • Une femme enceinte

    J’ai formé un homme, avec l’aide du Seigneur.
    Il est là dans mon ventre tel un petit baigneur,
    Bien au chaud, pas loin de mon cœur,
    L’être dont Dieu est l’acteur.
    Fille de David, femme juive
    Comme celles qui t’entourent, toujours active,
    Et pourtant tu es autre, tu es la première,
    Et en même temps la dernière
    A vivre une expérience unique
    Qu’aucune autre femme, même ascétique,
    A vécu avant toi
    Femme pleine de foi.

    Femme dont le ventre a gonflé,
    Sans pouvoir le camoufler.
    Sous ta peau tendue tu sens les petits coups,
    De poing et de pied résonnant jusqu’à ton cou.
    Joseph, le visage posé sur ton ventre.
    Ne peut que l’admettre :
    Il est en toi, Marie, ton créateur
    Peut-on en être admirateur.
    Dans ton ventre, un autre que toi
    Qui t’as mise tout en émoi,
    Tu portes la Vie
    Que toute femme envie.


    Que deviendra cet enfant ?
    Saurai-je m’en occuper à tout instant ?
    Serai-je capable de le protéger ?
    Et de lui, écarter tout danger ?
    Toutes ces questions que chaque femme se pose
    Quand en elle, bouge quelque chose.
    La présence d’une vie est une évidence,
    Ce n’est plus une apparence.
    Je vais bientôt être mère,
    Près de moi son père.
    Un cri surgit dans la nuit,
    Peu avant minuit,
    Le bébé est arrivé
    Il va falloir l’élever.

    Cette histoire banale
    Dont la fin peut paraître brutale,
    D’un bébé né en dehors de chez lui
    En pleine nuit,
    Se fête chaque année
    Proche de la nouvelle année.
    C’est la nuit de Noël,
    L’annonce d’une grande nouvelle :
    Dieu est amour
    Il le montre chaque jour.
    Qui se rappelle cette histoire
    Qui n’a rien d’aléatoire?
    On l’appelle aujourd’hui : père Noël
    Refusant la Bonne Nouvelle.


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  • Virevolte la neige

     

    Tombe, tombe la neige,

    Glisse comme sur un tapis de liège.

    Cette nuit elle a déposé un tapis blanc sur le jardin

    Et au réveil ce matin,

    La neige encore virevolte

    Recouvrant désormais toute ma récolte.

    Je ne suis pas frileux,

    Et de la voir, je suis heureux.

     

    Comme chaque matin avant le déjeuner,

    Je me suis rendu chez le boulanger.

    Mes pas dans la neige me trahissaient,

    Mais personne n’agissait.

    Il faut dire que j’étais seul sur le chemin

    De si bonne heure, le matin.

    Avec ma chienne bien affectueuse,

    Qui se roulait dans la poudreuse.

     

    Rentrée dans mon petit chalet

    La neige toujours virevoltait

    Couvrant peu à peu mes pas sur ce petit chemin ;

    Avaient disparues les allées du jardin.

    Noël, cette année, sera sous la neige

    Me reviens dans la tête cet adage :

    Noël au balcon, Pâques aux tisons.

    Il faudra sortir nos blousons.

     

    Pensons au temps présent et aux fêtes qui approchent

    Sur le sapin les boules s’accrochent,

    Les guirlandes couvrent les bibelots

    Et les plantes qui ne recevront pas leur ration d’eau.

    Le menu de fête

    Bien accroché dans la tête,

    Restent à faire quelques courses

    Qui finiront par vider nos bourses.

     

    Les routes glisseront,

    Les chasse-neiges apparaitront,

    Pour dégager les grands axes,

    Attention à nos taxes.

    Dans l’immédiat, oublions-les,

    N’en soyons pas accablés.

    Noël est dans toutes les têtes,

    La nouvelle année, la grande fête.

     (13/12/2018)


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  • Rendre grâce

    Seigneur du ciel et de la terre
    Dont nous ne sommes que locataires,
    Aujourd’hui je te rends grâce
    Avec beaucoup d’audace,
    Pour ces soixante-dix huit ans
    Durant lesquels tu m’as accompagné tout le temps.
    Tu ne m’as jamais laissé seul
    Enveloppé dans un linceul ;
    Mais si grand est ton amour,
    Que tu étais près de moi chaque jour.

    Pourquoi toujours m’arrêter sur les actes négatifs,
    Laissant dans l’ombre ce qui fut positif ?
    La liste des réalisations positives
    Est si longue et toujours si active,
    Qu’un simple poème ne pourrait les contenir
    Et encore moins les définir.
    Je me suis laisser abuser jusqu’à sombrer en dépression
    Sans pouvoir en préciser la première occasion.
    Aujourd’hui tu m’as ouvert les yeux
    Pour arracher de mon cœur ce qui le rendait malheureux.

    La vie vaut le coup d’être pleinement vécue,
    A moi d’en être convaincu.
    Efface de mes yeux ce tableau noir,
    Qui m’entourait jusqu’au soir.
    Remplace-le par un beau ciel bleu
    Du matin jusqu’au couvre feu.
    Seul, je ne pourrais y arriver,
    Mais ton Esprit peut tout activer,
    Pour que Noël soit pour moi, fête de la joie
    Là où le calendrier m’envoie.

    Relever la tête n’est pas évident,
    Après un mal qui m’a habité si longtemps.
    J’avais touché le fond de l’excavation,
    Est déjà en route mon élévation.
    Je suis décidé avec toi de reprendre le dessus
    Et d’en trouver l’issue.
    L’obscurité, je la rejette évidemment
    Pour vivre dans ta lumière encore longtemps
    Que la joie de Noël
    M’apporte une vie nouvelle.
    (5/12/2018)

     


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  • Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Comme plusieurs milliers d'autres personnes,
    Je serai habillé de jaune.
    Non pas vêtu d'un gilet de sécurité,
    D'un T-shirt, d'un blouson, d'une casquette,
    D'une écharpe ou autre vêtement,
    Mais en jaune.
    Non pas pour aller manifester dans les rues,
    Non pas pour participer à des dégradations,
    Mais pour la bonne cause,
    Pour aider la recherche à avancer.
    Vendredi 07 et samedi 08 décembre 2018,
    Je serai habillé de jaune,
    Dans un esprit festif et solidaire,
    Je serai un membre actif du Téléthon.


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  • Les génériques

    Arthrose et rhumatisme,
    A l’origine de beaucoup d’absentéisme
    Causent de nombreux maux
    Qui sur l’ordonnance ajoutent des mots,
    Des médicaments génériques
    Qui ne sont pas uniques
    Mais causent au malade
    De nombreuses barricades
    Pour remplir son semainier,
    Qu’il faudrait codifier.

    Mylan, Biogaran ou autre laboratoire
    Ils sont à l’origine de nombreux butoir,
    Pour le pauvre quidam
    Qui veut éviter tout ramdam
    Et obéir la sécu,
    Qui ne l’a pas convaincu,
    De faire des économies,
    Sans devenir son ennemi.
    Face aux dénominations de l’ordonnance
    Ajustons les concordances !

    Les couleurs, les tailles ou les emballages
    Sans oublier les affichages,
    N’ont aucun point commun avec l’ancien médicament,
    Dont nous avions l’habitude antérieurement.
    Pour les rapprocher des cachets antérieurs,
    Un vrai casse-tête d’ingénieur,
    Qui peut être à l’origine de graves erreurs,
    Pour le petit assembleur,
    Perdu par la taille et la couleur
    De ceux qui se veulent les meilleurs.

    La personne âgée
    Qu’elle vive assiseA ou allongée,
    Avec toute sa tête
    A la sécu fait une requête
    Pour l’aider à composer son semainier,
    Essayant de ne rien oublier :
    Quelque soit le laboratoire,
    Donnez-lui comme devoir,
    De garder les couleurs et la taille,
    Des médicaments d’origine, sans faille.
    (1er décembre 2018)


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  • L’escalier de la vie

    La vie est un grand escalier,
    Pour s’arrêter, aucun palier ;
    Entre le bas et le haut
    On ne peut souffler même s’il fait chaud.
    On nous parle du passé, du présent et de l’avenir,
    Seul le présent, nous permet de nous accomplir.

    Le passé, je ne peux le modifier
    Il faut apprendre à l’oublier.
    Le futur, on n’en est pas maitre
    Même si des éléments peuvent transparaitre.
    Le présent, vivons-le pleinement,
    Profitons-en joyeusement.

    Notre vie se déroule entre deux extrémités,
    La naissance et la mort, bien délimitées.
    On ne nait pas sur commande ;
    On ne choisit pas sa famille, on s’y accommode.
    La fin peut être précipitée
    Mais aucun retour escompté.

    Monte ton escalier,
    Comme un vaste chantier
    Que tu dois édifier
    Sans pouvoir toujours le codifier.
    Une autre Vie t’attend là haut
    Tu navigues sur un grand radeau.

    Si ton escalier
    N’a pas de palier,
    Fait du sur-place sur une marche
    Petite pause qui te permet de souffler un peu
    Et reprend vite ta marche
    En regardant devant toi le beau ciel bleu.

    De ton passé, ne soit pas esclave
    Ne t’arrête pas aux enclaves.
    La vie présente est trop belle,
    Ce n’est pas une bagatelle.
    Prend-la à pleine main,
    Pour atteindre l’unique but lointain.
    (29/11/2018)


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  • Parcourir le temps

    Pour retrouver dans ton cœur
    Des frères et sœurs
    A l’extrémité passée de ton temps
    Insérés dans la mémoire depuis longtemps,
    Temps vécu auprès de nos parents,
    Qui vous ont tout donné à chaque instant.

    Mémoire éternelle du temps vécu
    Tableau inoubliable de ce qu’on a perçu,
    Construction pierres sur pierres
    Pour édifier bien à l’équerre,
    L’être qui aujourd’hui peut regarder en arrière
    Sans pour autant faire marche-arrière.

    Convention ineffable de toute une vie,
    Que l’on gardera en mémoire tant que l’on en aura envie.
    Eveillé la nuit, ou en promenade au bord d’un lac,
    Où se déroulera dans la journée, le bivouac,
    Couchés dans l’herbe, le regard tourné vers un ciel tout bleu,
    La mémoire revit ces temps anciens qui échappent à nos yeux.

    Écrire ces temps mémorables de notre histoire,
    Vécus parfois sans gloire,
    Qui nous renvoient à des temps anciens,
    Qui entre eux n’ont aucun lien,
    Ne nécessite pas d’être un grand auteur
    Mais de savoir relire l’intérieur de son cœur.

    Force et courage pour remonter le temps,
    Qui peut fuir lamentablement,
    Sans oublier ce qui nous a fait souffrir
    Nous entourant souvent de beaucoup de rires,
    Avec femme et progéniture,
    Pour une grande aventure.

    Prends ta plume, un cahier, de quoi écrire
    Pour parcourir ton temps et décrire,
    Ce que tu as vécu depuis si longtemps
    Inséré au fond de ta mémoire éternellement,
    Tu laisseras à tes enfants le livre de ta vie,
    Avec eux, tout ce que tu as poursuivi.

    Dans ton cœur, écoute ce silence
    Qui doucement te balance
    Pour vider ton esprit du temps présent
    Qui te poursuit allègrement,
    Et retrouver un temps plus ou moins ancien,
    Où tu te prenais pour un académicien.

    Allongé dans un relax ou sur un lit
    Quelques minutes de silence au milieu de ce que tu vis,
    Les yeux et oreilles fermés,
    A coté de toi rien qui peut t’alarmer,
    Parcours de ta vie l’histoire ancienne
    Dans un ciel bleu, elle devient aérienne.
    (25/11/2018)

     

     


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  • Mon miroir

    Mon bon miroir
    Qui a toujours su me voir
    Suis-je toujours la plus belle
    De toutes ces femmes nouvelles
    Qui remplissent la cour
    Se promenant tout autour.

    Ma belle Dame, ma maitresse,
    Je ne te ferai pas de caresses,
    Je t’ai toujours dit la vérité
    Non à cause de ton autorité.
    Aucune femme de ton entourage
    Ne peut surpasser mon arbitrage.

    Par contre, si vous me le permettez,
    Et votre altesse ma dérobade acceptée,
    Ma vision est allée eu delà de votre environnement
    Dans une région connaissant l’isolement.
    Là bas, au milieu d’épaisses forêts
    Une masure entourée de nombreux bosquets.

    Vous n’y êtes jamais allée,
    Mais au milieu d’une petite clairière, une petite allée
    Mène à une simple maison entourée de belles fleurs
    Qui sentent le bonheur,
    Vit une pauvre fillette,
    Qui n’est pas douillette.

    Cette pauvre fillette,
    Ne possède qu’une balayette
    Pour nettoyer sa cabane,
    Et la litière de son âne
    Elle est pourtant la plus belle de toute la région,
    Contre elle va se réveiller toute votre affliction.

    La reine ne put accepter cette rébellion ;
    Son miroir qui avait toute son affection,
    Elle le brisa en mille morceaux
    Lui qui portait du roi, le sceau.
    Plus jamais elle ne serait la plus belle
    Face à une pauvre fille exceptionnelle.

    Sans son miroir, elle ne saurait s’aventurer
    Dans une forêt sombre, elle serait trop apeurée.
    La pauvre gamine, sans le savoir, restait la plus belle
    Dans sa petite maison qui n’était pas nouvelle.
    Le drame de la reine belliqueuse
    C’est qu’elle se croyait ensorceleuse.

    Comme la veut la tradition
    Une telle histoire finit par une belle adoption.
    Un prince qui traversait la forêt découvrit la gentillette,
    Qui l’invita à partager son omelette.
    Il l’amena dans son château et rapidement se marnière,
    Et eurent beaucoup d’enfants sans aucune manière.
    (23/11/2018)

     

     


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  • A ceux qui ne savent pas rire

    Fée capucine m’a bien fait rire
    En écrivant un poème intitulé : le rire.
    J’ai bien du mal à rire, et j’en aurais besoin
    Comme le disent les émissions de radio, en le glissant dans un coin
    Le rire peut rejeter au cachot les angoisses,
    Qui enduisent nos journées de poisse.

    Phénomène souvent vécu en hiver
    Quand le temps n’est pas clair
    Et que la nuit tombe de bonne heure
    Et qu’a disparu de l’été, la chaleur.
    L’absence de rire serait une maladie
    Que la médecine brandit.

    Même en se dandinant, le corps reste raide
    Et refuse toute entraide.
    Notre visage suit le mouvement
    Et se plisse profondément.
    Tout le corps rejette la luminosité
    Pour l’un de ses membres sans activité.

    Ce n’est pas une tare
    Qui nous surprend sur le tard ;
    Beaucoup de jeunes ne savent plus rire
    Il ne faut pas avoir peur de le dire.
    L’abus d’alcool et la drogue,
    Font souffrir au travail leurs collègues.

    Peut-on guérir de l’absence de savoir rire ?
    Celui qui a une recette, je l’admire,
    Car inconnu du monde médical.
    Des médicaments peuvent réduire ce mal,
    Par le biais de subterfuge,
    Qui ne sont pas des placébos, ni des refuges.

    L’absence de rire peur cacher une maladie,
    Qui couve durant des années et qui vous alourdit
    Car elle se dissimule dans une partie de votre corps
    Et vous surprend un jour à bâbord,
    Sans que l’ayez vu venir
    Vous ne pouvez que lui obéir.

    Vous qui savez rire, quelle chance avez-vous,
    Vous détenez un vrai bijou
    Qu’il faut sauvegarder dans un bon abri
    Pour le transmettre sans demander de prix
    A ceux qui vous entourent
    Et que vous côtoyer chaque jour.

    Apprenons à rire de tout et de rien
    Cela ne peut que faire du bien.
    Ensemble mes amis
    Sachons rire même avec nos mamies
    Qui ont connu beaucoup de malheur
    Et espèrent un peu de bonheur.
    (20/11/2018)


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  • La peur

    Peur de l’enfant qui a fait une bêtise
    Qui a dans la tête la hantise
    De recevoir de son père une fessée,
    Pantalon baissé.
    Il se blotti dans les bras de sa mère
    Lui expliquant ses misères,
    Doucement il sanglote,
    Craignant une première calotte,
    Que la mère ne donnera pas
    Du fait de son mea-culpa.
    A son mari, elle ne dira rien
    Expliquant à son enfant la valeur du bien.

    Peur de l’adolescente assise sur le canapé
    Colée à sa mère comme une rescapée,
    N’osant lui avouer qu’elle a un petit copain,
    Qui l’invite à son anniversaire le lendemain.
    Peur de l’adolescent qui doit faire la même démarche
    Devant son père il a osé passer la marche,
    Et attend tout tremblant les quelques mots,
    Qui lui causeront de nombreux maux :
    Non, tu es trop jeune pour te lier à une copine
    Tu as encore besoin de prendre des vitamines.
    Penses d’abord à tes études et à on bac,
    Tu dois encore étudier Balzac.

    Peur de la jeune mariée au bras de son père
    Qui va dire « oui » sans faire marche-arrière,
    Devant toute sa famille, dans l’église, réunie,
    Devant quelques amies déjà désunies.
    Sera-t-elle à la hauteur de ce que lui demandera son mari,
    Sera-t-il trop vite assombri ?
    Le jeune homme installé avant elle dans le chœur de l’église,
    N’est pas plus à l’aise, il se culpabilise.
    Est-ce que je serai l’homme qu’elle attend de moi,
    Saurais-je lui caché tout mon émoi ?
    Face à face, ils se diront oui d’une petite voix
    Dans leur cœur règne un grand effroi.

    Peur d’un chauffeur victime d’un accident
    Survenu brutalement ;
    Un véhicule, la priorité à droite n’ayant pas respecté,
    Lui a coupé la route à un endroit très accidenté.
    Sa femme, ses enfants, ses parents traversent son esprit,
    La lumière a disparu, tout est gris.
    Tout tremblant, titubant, il descend de voiture
    Devant lui, tout est obscur.
    L’autre conducteur le rejoint aussi mal foutu ;
    Il s’excuse, il ne comprend pas, il est abattu
    Pour faire le constat, il est dans un mauvais état.
    La peur s’efface peu à peu, seuls les véhicules sont en mauvais état.

    Peur du malade allongé sur son lit vêtu de la tenue bleu
    Il attend son départ pour le bloc opératoire.
    A sa femme, il n’a fait aucun aveu
    Mais dans son cœur, il a perdu tout espoir,
    De reprendre son travail à l’usine.
    Il sera handicapé et ne pourra plus travailler la résine.
    Un cancer ne peut être que le diagnostique de la coloscopie
    Internet, dans sa tête, l’article il en a fait une copie.
    Le chirurgien le rassure rapidement
    Rien de particulier, revenez dans cinq ans,
    J’ai pu enlever quelques polypes très petits
    Dans quelques jours vous retrouverez vos amis.

    Peur de la personne âgée
    Sa vie, elle voudrait l’abroger.
    Seule, abandonnée par les siens
    Ses quatre murs sont ses seuls biens.
    Elle attend le verdict du médecin
    Qui doit venir ce matin,
    Pour un nouveau séjour à l’hôpital
    Qu’elle abordera toute pale
    Sachant qu’elle y restera
    Et jamais dans ces quatre murs, ne reviendra.
    Elle ne sera pas centenaire
    Ce n’est plus son affaire.
    (20/11/2018)

     

     


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  • Le passé…

    Le Passé, long fleuve tranquille
    Que le présent accueille sans béquille,
    Lui ayant ouverte une route planifiée
    Sous tous les angles, bien clarifiée.
    Le chemin est tout tracée
    Il suffit de le suivre évitant les lacets.
    L’avenir sera ainsi limpide
    Si l’on n’est pas intrépide.

    Prendre la même route que son père,
    Suivre les conseils de sa mère,
    Sans se laisser influencer par les copains
    Sous lesquels peuvent se cacher des caïns,
    Qui aimeraient vous influencer
    Et votre avenir, par eux, amorcé.
    Votre avenir est déjà bien avancé,
    Par un passé qui l’a depuis longtemps racé.

    Le passé peut aussi être une vague déferlante
    Et pour votre présent, bien aveuglante,
    Qui encombrera toute votre existence
    D’une véritable adhérence.
    Le futur ne pourra la contourner
    Il lui faudra s’accoutumer
    En essayant de l’aménager
    Ne pouvant tout abroger.

    Passé fleuve tranquille
    Qui éclos comme une coquille,
    Ou vague déferlante
    De partout adhérente,
    Tout votre être doit se battre
    Ne jamais se laisser abattre,
    Pour se bâtir un avenir fort
    Rejetant tout le décor.

    Votre avenir est entre vos mains,
    A vous de construire ce lendemain.
    Vous ne pouvez effacer un passé déconcertant
    Mais en rejetant les nombreux charlatans,
    Vous transformerez votre présent,
    Et de votre avenir deviendrez l’artisan.
    Même si votre avenir d’est pas tout rose,
    Dites-vous que c’est le vôtre, c’est votre apothéose.

    Ouvre les yeux
    Regarde devant toi le beau ciel bleu.
    C’est ton avenir que tu viens de lancer
    En retenant de ton passé, ce que tu n’as pas balancé.
    Quelques nuages gris perdus dans l’atmosphère
    Emportent tes ennuis dans la stratosphère.
    Bientôt tout bleu sera ton ciel
    Tu auras su garder l’essentiel.
    (13/11/1019)


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  • Les Poilus

    Mobilisation générale
    A décrété le général
    De la part du gouvernement
    Et de tout le parlement.

    Regroupés sur les quais des gares
    Accepté, aucun retard,
    Dans les wagons entassés
    Ils étaient tous angoissés.

    Quelques mains aux fenêtres tendues
    Faisaient des signes éperdus
    Au groupe tassé sur le quai
    Qui plus tard sera embarqué.

    Sur les quais, femmes, enfants, parents,
    Regardaient pendant longtemps
    La fumée du train qui s’éloignait
    Leur famille non épargnée.

    Les hommes partis, ils pouvaient pleurer,
    Etant tous chavirés,
    Devant eux, ils devaient tenir
    Et leurs larmes bannir.

    Les attendaient des tranchés
    La frontière, face à l’ennemi rapproché.
    La boue, les rats, les assauts étaient leur quotidien
    Ils en étaient les gardiens.

    Chez eux, ils ne pouvaient revenir
    Les marches arrièreq, s’abstenir.
    Les déserteurs étaient fusillés
    Devant leurs camarades, agenouillés.

    Verdun, on ne passa pas !
    Combien d’hommes sont morts au combat.
    Leur place devait être sauvegardée,
    Aucune faiblesse accordée.

    Le 11 novembre 1918, l’armistice fut signé
    Dans toute la France les cloches ont sonné.
    Des poilus sont revenus,
    Entier ou mutilés, presque méconnus.

    De retour au pays avec ou sans mains,
    Ils pensaient aux nombreux copains
    Restés dans les terres de Denain,
    Leur sang mélangé dans le même bain.

    Beaucoup ne sont jamais revenus,
    Leurs os dans les terres perdus.
    Sans voir leur homme apparaître sur le seuil
    De nombreuses familles ont dû faire leur deuil.

    Poilus de la grande guerre,
    Au front, jamais derrière,
    La France vous honore
    Vous avez sauvé notre aurore.

    Poilus de la grande guerre
    Qui ne fut malheureusement pas la dernière,
    Vous ne furent pas que des numéros
    Vous êtes tous devenus des héros.
    (11 novembre 2018)

     

     


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  • La vie...


    La vie serait-elle un long fleuve tranquille
    Ne nécessitant aucune béquille,
    Pour aller de la vie à la mort
    Quand elle nous mettra dehors ?

    La vie se conjugue en trois temps,
    qui ne se vivent pas toujours en dansant.
    Comme le chantait Jacques Brel
    dont une chanson qui n’est pas nouvelle.

    Une valse à trois temps
    qui s’offre encore le temps
    De s’offrir des détours
    du coté de l’amour.

    Les trois temps de la vie,
    Le passé, le présent et l’avenir
    qui ne peuvent jamais revenir
    Mais un jour chacun finit.

    Ils ont tous les trois besoin d’amour
    Pour en vivre les contours.
    Ce n’est pas une question d’âge
    ils ne peuvent se dérouler que dans le partage.

    Le passé fonde le présent
    Le présent prépare l’avenir
    L’avenir ne pourra le bannir,
    ils se soudent à tout moment.

    Je peux remonter le temps
    c’est parfois dérangeant
    Jamais je n’effacerai ce passé
    Les bons moments comme les mauvais qui ont blessé.

    Le passé peut être pour l’avenir leçon
    Permettant de vivre un autre tronçon.
    il peut être dérangeant
    et même affligeant.

    Il bouleverse certains esprits
    qui n’ont pas su se mettre à l’abri
    Des turpitudes du moment
    quand il était encore temps.

    Le présent prépare l’avenir
    Ce que l’on va devenir.
    Pas facile à admettre
    D’imiter nos ancêtres.

    Toute la vie est une école d’apprentissage
    Qui refuse tout dressage ;
    Il nous faut de la ténacité
    Et beaucoup de lucidité.
    (06/11/2018)

     

     

     

     

     

     


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  • Une main, des mains

    Main de la maman
    Encore hésitant
    De toucher le corps de son bébé
    Sur son ventre tout recourbé.

    Main du jeune papa
    Tenant son épouse par le bras
    Pour l’écouter
    Et avec son cœur la féliciter.

    Main de la mère allaitant son jeune bébé,
    Sur sa poitrine bombée,
    Ne bougeant pas car il s’endort
    Heureux du réconfort.

    Mains des parents tendues
    Vers le petit qui tente ses premiers pas, tout perdu ;
    Il veut faire comme les grands
    Et courir jusqu’à l’écran.

    Main de la jeune fille
    A la recherche d’un autre asile
    Chez ce jeune homme encore fragile
    Pour vivre avec lui un nouvel exil.

    Main du père sa fille, conduisant
    Vers le maire et le curé, les unissant
    Raide il est fier de l’emmenée
    Vers sa nouvelle destinée.

    Mains des jeunes gens
    Devant le maire, tremblant
    Voulant fonder une famille
    Reposant sur de bonnes chevilles.

    Eux aussi auront des enfants
    Et feront comme leurs parents.
    Leurs mains sauront les accompagner
    Et toujours les soigner.

    Ils marchent main dans la main
    Deux ainés sur un étroit chemin.
    L’âge n’a plus de sens
    Ils ont besoin d’aisance.

    La nuit leurs mains se cherchent
    Sur la partie dénudée du corps elles s’approchent
    Touchant sans le réveiller l’être aimé
    Et sa respiration calmée

    La main posée sur le conjoint malade,
    Sur son bras, calmante et chaude ;
    C’est le meilleur des médicaments
    Qui agit comme un onguent.
    (2 novembre 2018)

     


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  • Angoisse

    Rattrapé par une crise d’angoisse
    Pour son entourage, quelle poisse.
    Seul, il ne peut en sortir,
    Et de cette crise finir.
    Il ne l’a pas vu venir
    Et de tout son être la bannir.

    Allongé sur le lit,
    Complètement démoli,
    Les yeux ravagés par un flot de larmes,
    Contre ce mal il n’a aucune arme
    Elle est venue sans aucune alarme,
    Des profondeurs de son abime.

    Une main s’est approchée de cet être ravagé,
    Et de sa souffrance l’alléger
    Quelques caresses accompagnées de mots doux,
    Sur ses mains quelques bisous,
    Ont eu raison de cette crise,
    Qui vous saisit comme une brise.

    L’amour, seul traitement contre ce fléau
    Qui vous emporte et vous couvre de maux.
    L’écoute et la compréhension font miracle
    Chassant au loin toute idée de débâcle.
    Des techniques telles la sophrologie
    Peuvent vous accompagner, vous offrant un abri.

    Toi qui tombes dans le piège d’une angoisse inattendue,
    T’enlaçant de bras distendus,
    Complice d’une bonne dépression,
    Sans aucune compromission,
    Ne reste pas seul,
    En t’enfermant dans un linceul.
    (31/10/2018)


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