• Vivre chaque instant profondément,
    Et du quotidien absolument,
    N’est pas toujours évident,
    Car on n’est pas maitre du temps,
    Ni des évènements fortuits,
    Qui ne sont pas souvent gratuits.

    L’instant présent est plus précieux
    Sans se montrer trop ambitieux,
    Que celui d’hier à la même heure,
    Pour atteindre une vie meilleure.
    Il faut vivre pleinement sa journée,
    Sans en être consterné.

    Prendre sa place dans le calendrier,
    Tout en se laissant aiguiller ;
    Et ne pas remettre à demain matin,
    Ce que traverse mon chemin,
    Le faire aujourd’hui sans rechigner,
    Mais ne pas se laisser embobiner.

    Le maintenant de la vie,
    Quel que soit le pays
    Doit être vécu pleinement,
    Jusqu’à son complet acheminement.
    Il suffit parfois de changer de cadence,
    Mais respecter la cohérence.

    Il faut se méfier du ronronnement
    D’une journée de confinement.
    Vivre chaque instant comme si c’était le dernier
    Sans pour autant se laisser aliéner,
    Et adapter son comportement
    En évitant tout débordement.

    Il faut savoir partager son temps
    Avec son environnement,
    Surtout dans un espace réduit,
    Avec autrui,
    Tout en gardant son jardin secret
     Qui échappe à tout décret.

    La vie est ainsi faite,
    Pour nous, imparfaite,
    Il faut l’accepter comme elle est,
    Sans vouloir changer son nez,
    A chaque instant pour son bon plaisir ;
    On ne peut pas toujours choisir.
    (30/03/2020)


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  • L'horizon
     


    La ligne d’horizon échappe à ma vue ;
    Trop de nuages gris imprévus,
    Par la météo quotidienne,
    Sur les ondes moyennes.
    La place du village est bien triste,
    Les gens sont rentrés chez eux, trop égoïstes !

    Quelques oiseaux quittant leur nid,
    S’envolent vers un autre horizon,
    Où ils seront plus épanouis,
    A la recherche d’une meilleure saison.
    Devant l’hiver, le printemps serait-il déjà fini ?
    C’est écrit sur le calendrier, les saisons  sont bien définies.

    Les giboulées de mars se déclinent toujours au présent,
    Tant que le mois n’est pas agonisant.
    Le soleil des derniers jours s’est enfui,
    Nous sommes désolés, le beau temps a changé son circuit.
    Les rayons du soleil venaient nous soulager,
    Et, du froid trop rude, nous dégager.

    Avril, ne te découvre pas d’un fil,
    Même si tu restes dans une file.
    Mai, fais ce qu’il te plaît,
    Dehors, sort ton balai,
    Profite du soleil,
    Gard aux abeilles.

    La ligne d’horizon est bien basse,
    Tout cela m’agace.
    Les rayons du soleil se sont éteints,
    Je vois à peine le chemin.
    Il faut ressortir les manteaux,
    Pour nous, les continentaux.

    Le temps respecterait-il la consigne ?
    Pour lui, ce serait indigne.
    Même consigner à la maison,
    On a besoin de la chaleur de la saison,
    Pour se remonter le moral,
    C’est bien normal.
    (22/03/2020)


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  • Poussières 

    Elles défient les mères de famille
    Et les femmes de ménage.
    Elles s’incrustent partout
    Rejettent les chiffons et produits divers,
    Entourent les bibelots,
    Grisaillent les feuilles des plantes,
    Les poussières sont reines ;
    Leur royaume, nos intérieurs.

    Poussières dans les champs,
    Quand passe la moissonneuse ;
    Nuages de fumées qui traversent les routes,
    Gênant la circulation des véhicules.
    Qui peut les balayer ?
    Elles s’affalent sur le goudron.
    Elles trahissent ceux qui empruntent le chemin,
    Et recouvrent tous les randonneurs.

    Poussières d’étoiles,
    Qui envahissent notre planète.
    Ne serions-nous que simples poussières d’étoiles,
    Hommes qui naissent de la poussière,
    Et qui retourneront en poussière ?
    Rêves de spécialistes,
    Ou réalité de notre existence,
    Comme le souligne la Bible ?

    Poussière de bois,
    Bois en fin de vie, en décomposition,
    Bois dans les scieries qui deviennent planches,
    Bois dans les mains d’un menuisier,
    Bois sur l’établi du bricoleur.
    Planches composites de poussières de bois,
    Agglomérés,
    Ou simple contreplaqué.

    Poussière de charbon
    Absorbée par les mineurs,
    Laissant dans leurs poumons un avenir de silicose,
    Que personne ne pourra soigner.
    Drame de la mine !
    Maladies professionnelles
    Que paiera la veuve
    Et toute sa famille.

    Poussière de fées,
    Qui emplissent nos rêves de couleurs chatoyantes,
    Et recouvrent nos corps endormis,
    D’une pluie mystérieuse venue du ciel.
    Je ne le saurai jamais, car, à mon réveil, elles s’évanouissent
    Me laissant seul dans ma réalité.
    Tristesse de la vie,
    Où la poussière est bien triste.
    (15/03/2020)

     


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  • L’intrus 

    Il est venu, il est là.
    Personne ne sait d’où il vient.
    Quel chemin a pris cet être indésirable ?
    Quelle route empruntée ?
    Aucun passeport,
    Pas de carte d’identité à jour
    L’espace Schengen, il ne connaît pas.
    Et pourtant il est là.

    Aurait-il voyagé dans des bagages en soute,
    Dans des sacs en cabine,
    Dans une poche d’un touriste ?
    L’aéroport n’a rien décelé.
    Les douaniers, aucune remarque,
    Et pourtant il est bien là.
    Voyage dans les airs ?
    Passager clandestin d’un drone ?

    L’armée est sur le pied de guerre,
    La gendarmerie en alerte maximum,
    La police sur les dents
    Les administrations s’enferment,
    Les écoles se barricadent,
    Les collèges se replient sur eux-mêmes,
    Les universités suivent le mouvement ;
    Les entreprises hésitent à fermer momentanément.

    Cet intrus fait peur.
    Il se glisse partout.
    On lui a inventé un nom,
    Que l’état civil ne connaît pas,
    Et qu’il refuse d’enregistrer.
    Les chercheurs du monde entier traquent sa trace.
    Nouvelle arme de guerre ?
    Qui en est à l’origine ?

    Le premier nom qu’on lui a donné : coronavirus
    Parce qu’il avait la forme d’une couronne.
    Trop simple comme nom pour les lecteurs lambda,
    Trop facile à comprendre et à retenir.
    Covid-19 pour les grosses têtes.
    Le problème à notre niveau reste le : même :
    Isolement, lavage des mains,
    Précautions simples qu’il faut respecter.

    Ne vous affolez pas,
    Pas de panique.
    Pourquoi faire des stocks inconsidérés ?
    La guerre n’est pas déclarée.
    Mais les gens restent indisciplinés.
    On ferme café et cinéma,
    Allons sur les pelouses du parc, il fait si beau.
    Le virus ne s’intéresse qu’aux personnes âgées et fragiles.
    (16/03/2020)

     


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  •  

    L'Arbre

     

     

    Au milieu d’une grande clairière,

     

    Entourée de touffes de fougères,

     

    Un vieux chêne majestueux,

     

    Formant, avec ses grosses branches, un ensemble respectueux

     

    Manquant un peu de souplesse,

     

    Planté par des membres de la noblesse,

     

    Dressait son squelette,

     

    Comme des girouettes,

     

    En ces temps hivernaux,

     

    Sans aucun chant d’étourneau.

     

     

     

    Leur écorce était rugueuse,

     

    Calme, jamais fougueuse,

     

    Sculptée d’innombrables cœurs transpercés

     

    Par des inconnus amoureux

     

    Qui se voulaient heureux,

     

    De signifier leur amour controversé.  

     

    Bien attachée aux troncs depuis des temps anciens,

     

    Comme de bons citoyens.

     

    Leur amour étant éternel,

     

    Ils avaient gravé leur union passionnelle.

     

     

     

    Assis dans l’herbe je rêvassais,

     

    A ses amoureux angoissés.

     

    J’avais de sentiment d’être seul à regarder cet arbre magnifique,

     

    Planté là par une baguette magique.

     

    La fée de la forêt le surveillait,

     

    Dans l’attente des temps ensoleillés,

     

    Pour que les hommes ne le coupent pas

     

    Pour le mettre bien bas,

     

    Et accroitre les bénéfices de leur entreprise

     

    Quelques bruissements de feuilles se faisaient entendre dans la brise.

     

    (15/03/2020)

     

     

     


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  • Claire de lune...

     

    Que l’on soit à Maubeuge ou à Tours
    Les clairs de lune n’attirent pas les journaux,
    Evènement, pofigisme,pour eux, trop banal,
    Loin des aurores boréales.
    Magnifique clair de lune,
    Qui n’est jamais importune.
    Ils attirent de nombreux spectateurs,
    Qui en recherche l’initiateur.

    Avec le soleil un jeu de cache-cache,
    Qui dissimulera l’autre, grand jeu des apaches.
    Le jour, le soleil reste le maître,
    Elle doit se démettre.
    Son royaume dépasse la planète terre
    Qu’il éblouit sans en avoir l’air.
    Le soleil éclaire, réchauffe et fait pousser les graines
    Jusque dans les arènes.

    La lune attend que le soleil se couche,
    Refusant toute retouche.
    Lumière de nos nuits étoilées,
    Qui s’étale même sur nos allées.
    Réverbère céleste
    Qui jamais ne conteste,
    D’être caché le jour,
    Par la luminosité du soleil, son abat-jour.

    Lune changeante selon les semaines
    Quel phénomène !
    Premier quartier
    Dernier quartier,
    Pleine lune,
    Nouvelle lune.
    L’ami pierrot chante le clair de lune,
    Sans laisser apparaître ses lacunes.

    Atterrir sur la lune, désir des grands de ce monde,
    Là-haut, l’un ou l’autre aura sa tombe.
    Un seul étendard y est planté,
    Les concurrents sont désenchantés.
    Vivre sur la lune, un leurre,
    Ça ne changera pas ses couleurs.
    La lune me fait rêver qu’elle se transforme en étoile,
    En s’ouvrant devant moi telle une grande voile.

    J’aime me promener au clair de lune,
    Enfermé comme dans une bulle
    Sur un grand lac, au-delà des nuages,
    Habillé de grands plumages.
    Les étoiles, une couronne dans les cieux,
    Comme sur la tête des dieux.
    Retrouver l’ami pierrot,
    Mon petit héros.
    (13/03/2020)

     

     


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  • Lettre oubliée
     


    Comment ai-je pu oublier cette lettre,
    Si importante pour moi ?
    Elle a failli rester coincée entre deux dossiers !
    Mon ami, peux-tu me rapporter mon sac.

    C’est maman qui est venue me l’apporter au bureau, ce martin ;
    Comme moi elle était bouleversée.
    Elle a quitté les lieux sans se retourner,
    Une averse de larmes, prête à l’inonder.

    Handicapée, ne pouvant plus me tenir debout,
    cette missive pouvait bouleverser mon existence ;
    Je l’attendais depuis des années,
    Sans rien dire pour ne pas peiner maman.

    Sa vie n’avait de sens que pour moi,
    Pour mon bien-être, elle était prête à tout.
    Mais voilà, je l’ai choquée en demandant une photo de papa.
    Interrogée sur le sujet, elle avait toujours botté en touche.

    Et j’avais failli égarer ce précieux trésor,
    Et ce soir je l’avais oublié au fond de mon sac.
    Je ne l’avais même pas ouvert,
    Alors que j’étais déjà au lit, allongée sur mon corset.

    Pardon, maman, il t’a fallu tant de courage pour faire ce pas,
    que tu avais différé depuis près de vingt ans.
    Aurai-je le courage d’ouvrir ce soir,
    Ce courrier que tu m’as donné dans les larmes.

    Je ne croyais pas la chose si difficile !
    Cette lettre me brulait les doigts.
    Comme dans les moments où l’orage grondait en moi,
    Mon ami est venu s’allonger près de moi, en silence.

    Sa présence réchauffait mon cœur ;
    Quelques mots murmurés à mon oreille,
    A éloigné l’orage qui traversait tout mon être.
    Tu as besoin avant tout de repos, ta lettre peut attendre demain.

    Doucement il a pris ce courrier,
    Pour le poser sur la table de nuit.
    La tête sur son épaule, le sommeil m’a saisi.
    Pour une nuit calme et reposante.

    Le lendemain, sur le plateau de déjeuner,
    La lettre était mise en évidence.
    Nous l’avons ouverte ensemble,
    C’était une photo de mon papa, et au dos ses coordonnées.

    Mon rêve allait-il se réaliser ?
    Papa accepterait-il de me revoir après vingt ans de vie séparée.
    J’aimerais qu’il conduise mon fauteuil à l’église
    Pour mon prochain mariage.

    Ce grand jour était arrivé. Papa n’était pas là !
    J’allais avancer seul entre les rangées de chaises.
    « Excusez-moi, vous comptez réellement faire la route toute seule ? »
    C’était papa qui conduisait sa fille à l’autel.
    (D’après le livre de Sévy : « Aime-moi si tu peux » 10/03/2020)

     

     

     

     
     

     


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  • La clé du bonheur

     

    Une clé qui ouvrirait toutes les portes,
    Celles des maisons, des bureaux, des coffres-forts,
    Tu peux l’imaginer,
    La voir en rêve,
    La chercher dans tes nuits d’angoisse ;
    Elle n’existe pas.

    La clé des rêves,
    Qui t’emporte sur les nuées au-delà des nuages,
    Dans le domaine des fées, les lutins ou des elfes,
    Tu sais que tout cela remplit des pages,
    Pour les enfants bien sages ;
    Elle n’existe pas.

    Quand la vie te comble d’angoisses,
    Te met en transe toute la nuit,
    Tes rêves se transforment en frayeur,
    Que personne ne peut effacer,
    Même pas les psychologues,
    Le remède n’existe pas.

    Face à ces mauvaises humeurs,
    Qui ravagent toute trace de bonheur,
    Qui va te délivrer,
    Te réintégrer dans une vie normale,
    Recoller les morceaux éparpillés ;
    Le remède n’existe pas.

    Il est en toi, au fond de ton être,
    C’est ton cœur qui détient la clé,
    Il te conseille la patience,
    T’aide à vouloir en sortir,
    A relever la tête,
    Le remède est en toi.
    Regarde autour de toi,
    La vie est belle,
    Elle rajeunit chaque jour,
    Elle t’invite à lui donner la main,
    Te relever avec elle,
    Tu es ton propre remède.

    Ouvre les yeux,
    La clé du bonheur est devant toi ;
    Elle ouvre toutes les portes que tu avais fermées.
    Une lumière mystérieuse emplit ton être,
    Elle émane de ton propre cœur,
    Tu as trouvé la clé de ton bonheur.
    (06/03/2020)

     
     
     

     

     


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  • La mer et la marée 

    La mer sans arrêt roulait ses galets
    Du bord, elle s’est retirée,
    Pour quelques heures seulement,
    Laissant devant nous, au-delà des galets
    Un terrain vague, une plaine de sable
    Et quelques rochers épars.

    Un peu plus loin une nappe d’eau
    Peu profonde formant un grand ovale,
    S’est laissée piégée,
    Lors du recul de la marée.
    Peu à peu les enfants l’envahissent,
    Se baignant dans une eau plus chaude.

    Les parents les surveillent
    Mais risque limité par cette eau stagnante,
    Que fuient les nageurs,
    Préférant au loin retrouver les vagues,
    Pour se divertir en faisant du surf.
    Vagues dominantes, pas encore en furie.

    Par-ci, par-là, la mer a déposé bois et détritus,
    Qui se reposent jusque la prochaine marée.
    Des coquillages trainent sur le sol,
    Qui rempliront les seaux des enfants.
    Un peu plus loin, dort un tronc d’arbre,
    Dont on ne connait pas la provenance.

    Quelques méduses prises au piège,
    Attendent leur proie,
    Pour quelques piqures au talon.
    Des mouettes font entendre leur cri
    Espérant trouver sur le sable quelques débris,
    Du gouter des enfants.


    Des amateurs de voiles
    Profitent d’un vent favorable,
    Pour exercer leur sport favori.
    Au loin la navette fend les vagues
    Emmenant touristes et voitures
    Au port que l’on aperçoit à travers la brume.

    La mer commence à remonter,
    Le ressac a repris son cours,
    Les rochers s’effacent devant la furie de l’eau.
    Les baigneurs suivent l’avancée des vagues,
    Les parents ont retiré leurs enfants des nappes d’eau,
    La mer a repris son domaine avant la nuit.

    Demain recommencera ce va et vient,
    La mer se retirera de nouveau,
    Les baigneurs marcheront sur le sable,
    Les enfants chercheront d’autres coquillages
    Construiront des châteaux de sable,
    Jusque la fin des vacances.
    (01/03/2020)

     

     


     
     

     


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  • La libération

     
    Libérer son esprit du ressac de son passé,
    Rejetant l’être angoissé,
    demande une certaine abnégation,
    Suivie d’une véritable ascension ;
    Pour sortir du gouffre dans lequel il s’était enfoncé,
    Après tant d’épreuves, contre lui, dénoncées.

    Se faufiler à l’extérieur,
    Brûlant de fièvre dans son for intérieur,
    ayant connu trop d’humiliation,
    Il ne croyait plus à la moindre résurrection.
    Qui pouvait l’aider en lui donnant un peu de fraicheur
    pour retrouver le bonheur ?

    Il lui fallait se libérer d’un passé trop lourd
    Et retrouver un espace de velours,
    Débordant de tendresse
    Sans aucune maladresse.
    C’est ce qu’il espérait de ses proches
    Par une progressive approche.

    Comment redevenir un homme debout,
    Sans glisser dans la boue,
    Autour de lui répandue
    Par tant de gens qui ne l’ont pas défendu ?
    Se libérer, il ne pouvait le faire sans aide
    Il lui fallait de l’entraide.

    Des amis, sur sa route, égarés,
    A lui se sont amarrés.
    A plusieurs on est plus fort,
    Pour atteindre le bord.
    La chaîne humaine a joué son rôle,
    ce ne fut pas toujours drôle.

    Toute route traversée par l’amour
    Avec ou sans humour,
    Sur un chemin difficile, redonne courage,
    Pour découvrir un nouvel amarrage,
    Contre l’adversité qui encombre la route,
    Évitant la déroute.

    Libération de tout son être,
    Des maux détaillés dans une lettre,
    Nouvelle résurrection,
    Véritable ascension,
    Due à une amitié partagée,
    Par des personnes, avec lui, engagées
    (03/03/2020)

     

     


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  •  

    Toi mon enfant 

     

    Avant que tu ne bouges dans mon ventre
    Mes rêves avaient réalisé beaucoup de choses pour toi.
    Tu étais ma fierté, ma richesse ;
    Tu avais le mérite de ne pas me contredire.

    Dès ta naissance, tout a basculé.
    Ma vision sur mon bébé n’était plus la même.
    Tu étais un être à part entière,
    un petit homme vivant en dehors de moi.

    tu respirais seul,
    tu mangeais,
    Tu criais quand tu avais faim,
    Tu faisais des colères, comme les grands.

    J’ai appris que c’était à toi de remplir ta vie.
    Chaque instant de mon existence était pour toi,
    Pour t’aider à grandir,
    mais pas sans toi.

    Tant que je le pourrai, je veillerai sur toi.
    A sa maman, on peut tout dire,
    Elle peut tout entendre,
    sans jamais te rejeter.

    Tu étais l’os de mes os,
    Ton caractère avait quelque chose de moi,
    Et de ton père.
    Jusqu’à mon dernier soupir, tu resteras mon fils.


    Tes erreurs seront les miennes,
    ta femme sera ma fille
    Tes enfants auront quelque chose de moi.
    Je ne suis pas possessive, je t’aime.
    (02/03/2020)


     

     


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  • Le Nord et ses mines 


    « Au Nord, c’était les corons…
    Les hommes, des mineurs de fond »
    Des maisons étroites à un étage,
    Quel héritage,
    Un petit jardin derrière chaque logement,
    Bien aligné, évidemment.

    Ma grand’mère vivait dans un coron des filatures,
    Mon grand-père y travaillait, c’était la législature.
    Aucune commodité à l’intérieur,
    Seul point d’eau à l’extérieur,
    Une chaîne manuelle au-dessus d’un puits,
    Asséché depuis.

    Les toilettes au milieu du jardin ;
    Pour y accéder, un petit chemin.
    On passait de maisons en maisons,
    Quelle que soit la saison,
    Pour aller remplir les seaux d’eau,
    C’était un pénible boulot.

    Entre la maison et le jardin se dressait une baraque en bois,
    Des tôles sur le toit.
    On y faisait la lessive
    Et en été, les bains dans une bassine.
    C’était des temps heureux,
    Avec des voisins chaleureux.

    A quelques kilomètres, le bassin houiller,
    Où les mineurs étaient barbouillés,
    Avaient été construits d’autres corons,
    Proches des mines de charbon,
    Avec leur chevalement
    Qui fonctionnait à l’électricité et non plus manuellement.
    Derrière chaque chevalement en fer,
    Se dressait un terril couleur noir ou vert,
    Entassement de déchets minier ;
    De la mine, un véritable grenier.
    C’est tout ce qu’il reste aujourd’hui,
    Des extractions des puits.

    Certains terrils ont été rasés,
    D’autres réutilisés
    En parc de loisirs,
    Selon les localités et leurs désirs.
    Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité,
    Et resteront en place sans discontinuité.
    (02/03/2020)

     


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  • Les murs

     

    Murs sur Facebook,
    Murs de pierres
    Murs de briques,
    Murs de bois,
    Murs écolo,
    Murs de béton…
    Chaque époque a imaginé son mur
    Qui traverse les âges,
    Part et revient,
    Légèrement amélioré.

    On écrit sur le mur le nom de ceux qu’on aime,
    Chantait Demis Roussos.
    Aujourd’hui on tag les murs gris,
    Les devantures des magasins,
    Les maisons des personnalités
    Les villas des riches,
    Les permanences électorales.
    Aujourd’hui le tag devient un art,
    Qui attire de plus en plus de collectionneurs,
    Mais comment les prélever ?

    En l’absence de murs,
    Les arbres les remplacent,
    Initiales, cœur gravé dans les troncs.
    L’homme a toujours laissé des traces de son passage,
    Par des écrits, des dessins, des monuments.
    Sur les parois des grottes,
    On a découvert l’art du paléolithique.
    C’étaient leurs murs, leurs maisons,
    Leurs centres de vie.
    On y retrouve la faune de l’époque, jamais leurs figures.

    Murs brulés par un grave incendie,
    Dont l’origine reste inconnue.
    Des vies sont parties en fumée
    Pour avoir assumer leur travail.
    Murs dressés entre deux pays riverains,
    Pour empêcher les passages mêmes souterrains,
    Brisant le cœur de nombreuses familles,
    Désormais bloquées dans leur coquille.
    Murs virtuels d’interdiction commerciale,
    Avec un pays ennemi, véritable chantage.

    Murs de la honte
    Brisant toute liberté,
    Saignant tous les habitants,
    Pour le plaisir d’un président trop riche,
    Dont les décisions sont des reflets d’humeur.
    Briseur d’amitiés entre les humains,
    Rejetant toute loi d’amour,
    Pour venir en aide aux sinistrés,
    D’actes de guerre ou commerciaux,
    Le pauvre en paie le prix fort.
    (25/02/2020)

     

     


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  • Rêve ou réalité 

    Le rêve prend sa source dans une réalité,
    Rejetant les ambiguïtés ;
    Réalité qu’il transfigure,
    Contrôlant son envergure,
    En tant que telle, inaccessible dans son existence quotidienne,
    Dans une vie citoyenne.

    La réalité peut être fictive,
    Mais dans la tête de l’enfant applicative,
    Comme le conte racontée par la maitresse,
    Qui se déroule dans une forteresse.
    L’enfant vit l’évènement comme réel,
    Bien que dans la vie, il soit une fable irréelle.

    Ce qui est impossible à réaliser,
    Sans trop dépayser,
    Ce qu’il ne peut inventer,
    Sans être désorienté,
    Ce qu’il ne peut toucher,
    Sans s’effaroucher.

    Le rêve va les broder,
    Sans pour autant l’incommoder
    Utilisant sa liberté,
    Pour ne pas le déconcerter,
    La travaillant sereinement,
    Sans bouleverser l’évènement.

    Sans aucune douleur,
    Laissant à l’enfant toute sa fraîcheur
    Le rêve le pénètre durant son sommeil,
    Évitant un trop rapide éveil ;
    Pour lui le rêve devient réalité
    Et le vit dans la continuité.


    Le rêve chez l’adulte prend une autre forme,
    Que sa vie transforme,
    Pour le rendre crédible,
    Et par son travail accessible.
    Il rêve de richesse
    Augmentant ses largesses.

    Dans la réalité : gagner au loto,
    Acheter une belle auto,
    Frimer devant les copains
    Refusant un morceau de pain,
    Pour un grand restaurant,
    Pour sa fortune, ce n’est plus aberrant.
    (24/12/2020)

     

     


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  • Lettres et mots

     

    Glisse sur l’écran lettres d’éternité,
    Rassemble-les dans un recoin de ton esprit,
    Tu viens d’écrire un mot qui n’appartient qu’à toi,
    Un mot que ta mémoire retrouvera,
    Un mot que personne ne connaît encore.
    Premier mot d’un poème qui sortira en son temps.

    Mot rangé dans un coin de ton cerveau,
    Qu’une  fée emportera un jour,
    Dans son monde imaginaire.
    Lutins, elfes, trolls, gnomes,
    Travailleront ton mot,
    Te livrant leur travail dans un rêve profond.

    Tes lettres se sont mélangées,
    Les mots se sont habillés de maintes couleurs.
    Résonnera du fond de ton âme,
    Des phrases inconnues de toi ;
    Mises bout à bout, elles prendront sens,
    Le sens de ton cœur, le sens de l’amour.

    L’alphabet n’est qu’une succession de lettres,
    Permettant l’écriture dans un langage codé.
    En lui-même, il ne veut rien dire,
    Il permet seulement de se comprendre
    Dans un jeu d’écriture,
    Qu’on nommera livre ou poème.

    Poète qui cherche sa muse
    Creuse dans tes rêves imaginaires,
    Rassemble les mots épars dans ton esprit.
    Ne cherche pas ailleurs
    L’amour des mots fleurira
    Un jour sur le papier.


    Le poète ne sait pas aujourd’hui,
    Ce qu’il écrira demain.
    Un mot, une image relevée,
    Une promenade dans la nature,
    La plume les saisira,
    Son émotion complètera.

    Ne brusque pas l’imaginaire,
    Laisse-le vagabonder au milieu de tes rêves ;
    Un jour, il te surprendra ;
    Les vers s’écouleront et rempliront la page.
    Tu seras le seul à comprendre
    Que la poésie émane du cœur.

    Elle transpose ta vie,
    Tes bonheurs,
    Tes erreurs
    Tes souffrances.
    Elle dira ce que tu avais tu,
    Et te rendra la paix intérieure.
    (09/02/2020)

     

     


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  • L’handicapé

     

    Fallait-il te garder, toi futur handicapé,
    Encore bien au chaud dans mon ventre ?
    Quand tu sortiras pour pousser ton premier cri,
    Quel bébé seras-tu ?
    Attente heureuse d’une nouvelle maternité,
    Drame de l’inconnu pour le couple.

    Nous t’avons fait à deux,
    Nous t’avons attendu à deux.
    Dans mon corps, tu t’es développé,
    Je te sentais bouger,
    Tu voulais vivre,
    Sortir comme les autres bébés.

    Nous avons consulté, médecin, gynécologue, mains spécialistes…
    Tous, la même réponse : c’est à vous de choisir !
    Nous ne savons si c’est à cause de l’Esprit Saint,
    De l’ange gardien de notre bébé,
    Mais notre décision a été de lui donner sa chance ;
    Notre foi en la vie avait pris le dessus.

    Tous les handicaps ne sont pas décelés au niveau du fœtus.
    Compte tenu d’antécédents médicaux,
    Cette femme a été suivie de près par le corps médical.
    Son fils, Louis Bryan, est né sans problème ;
    C’était même un joli bébé.
    Ce n’est que vers trois mois que les anomalies apparurent.

    L’enfant était polyhandicapé.
    Un drame qu’il fallait surmonter,
     Et lui donner un environnement d’amour.
    Toutes les journées ne sont pas faciles,
    Bien qu’il soit très gentil.
    Chaque année qui s’écoule, est une année de gagnée.

    Une association de bénévoles a été créée
    Pour aider les parents tant financièrement
    Que moralement.
    Louis Bryan a aujourd’hui 24 ans
    Jour de joie et bonne humeur
    Pour un jeune homme qui aime la vie.

    Si vous le croisez dans la rue sur son fauteuil,
    N’ayez pas peur de le regarder,
    C’est un homme comme les autres.
    Un petit sourire égaillera son cœur,
    Et le vôtre aussi. Il pensera, sans pouvoir vous le dire :
    « Acceptez-moi tel que je suis ».

    Je ne vous demande pas de m’aimer,
    Mais de m’accepter avec votre cœur.
    Donnez-moi un peu de votre amour.
    Changez votre regard sur les handicapés.
    Ils ont leur place dans votre quotidien,
    Ce sont des humains comme vous.

    Le plus handicapé n’est-il pas celui qui rejette le handicap.
    Il y a de la place pour tout le monde sur terre.
    Un peu d’amour et une simple amitié,
    Transformera notre environnement.
    Pensez à ceux qui ont du mal à circuler,
    Garez votre véhicule sans mordre sur le trottoir.
    (12/02/2020)
     


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  • L'injustice

     
    L’injustice souvent dérange
    Et à la fois arrange ;
    Elle a devant elle, deux adversaires,
    Qui dans la vie, sont rarement partenaires ;
    Surtout quand elle est prononcée par un acte officiel,
    Portant sur un différend matériel.

    Trop souvent, elle déstabilise la pauvreté,
    Qui se sent rackettée,
    Et qui n’a pas d’autres choix
    Que de fuir le regard de l’adversaire,
    En acceptant la décision de l’émissaire,
    Car son opposant est dans la joie.

    Entre les deux, le fossé de la différence,
    Rarement la concurrence ;
    Tous deux habitent la même ville.
    La pauvre aurait-il sa place sur une île ?
    C’est la destinée du malheureux,
    Qui a souvent le teint cireux.

    Trop souvent il est montré du doigt,
    Parce qu’il n’a pas de toit,
    Et vie dans la rue ;
    Le rencontrer dans notre quartier, c’est un abus.
    Il faudrait le cacher en dehors de la cité,
    Et ne pas l’ébruiter.

    Les associations caritatives,
    Devraient être punitives,
    Pensent les riches
    En les envoyant dans des friches,
    Où ils ne seraient plus l’objet de moquerie,
    Dans leurs nouveaux abris.

    Le pauvre ne devrait jamais être gênant,
    Pour les autres habitants.
    La pauvreté n’est pas un vice,
    Il faut chercher à leur rendre service,
    En leur donnant une place dans la société,
    Qui prône l’égalité.

    Égalité des chances,
    Avec quelle balance !
    L’amour en est absent,
    C’est angoissant.
    Les uns sont de plus en plus riches,
    Les pauvres, face à eux, on triche.
    (17/02/2020)
    A


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  • Neige et roc

     

    Regarde les sommets qui nous entourent ;
    Un ciel gris, presque noir,
    Annonce tempête ou orage
    Qui vont secouer la vallée,
    Et empêcher les skieurs d’emprunter les pistes.

    La montagne gronde déjà
    Les rocs frissonnent de froid
    Devant la force des vents
    Qui font voler le tapis de neige,
    A mi-hauteur des sommets.

    Le drapeau rouge vient d’être mis dans la station,
    Il appelle à la plus grande prudence,
    Invitant tous les skieurs,
    A rejoindre la vallée,
    Avant que l’orage ne gronde.

    Le hors-piste est d’autant plus interdit,
    Que les pointes noires sur une partie de la station,
    Sont le signe du manque de neige
    Qui ne recouvre pas tous les rochers ;
    Sur les pistes autorisées, pas de risque.

    Un groupe de skieurs font du hors-piste,
    Ils ne respectent pas les consignes,
    Et si l’un d’eux chute sur les rocs à peine visibles,
    Il faudra aller le rechercher,
    Les gens sont inconscients.

    Du balcon de mon studio, je regarde la montagne.
    De mon côté, pas de grands pics blancs,
    Tout est gris à l’exception de bandes blanches : la neige.
    Les sommets gris se confondent avec le ciel bien triste.
    Demain, nous aurons des chutes de neige, j’en suis sûr !
    Roc de la montagne,
    Tu donnes aux massifs une couleur triste
    Que parfois le soleil illumine,
    Changeant ta physionomie ;
    Tu deviens palette aux multiples couleurs.

    Domaine des randonneurs,
    Qui dès le printemps, foulent tes sentiers.
    La neige a presque disparu,
    Les rochers ont repris le dessus,
    A chacun son domaine.
    (13/02/2020)

     


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  • Nostalgie

     

    Nostalgie d’une semaine de vacances
    Qui pour moi aura beaucoup de conséquences.
    J’étais partie une semaine avec un copain,
    Qui s’avèrera un parfait galopin.

    Quelques jours d’une vie volage,
    Conséquence de notre jeune âge,
    Dans les prairies d’une ferme,
    Dans la région de Palerme.

    Je rêvais de connaître l’Italie,
    Qu’avait visité ma copine Natalie.
    Ce garçon semblait avoir confiance en moi,
    Et je nous voyais déjà vivre sous le même toit.

    De longues visites occupaient nos journées ;
    De moi, il était acharné,
    Portant mon sac quand j’étais fatiguée,
    Que de soins prodigués !

    Une nuit, il me rejoignit dans ma tente,
    La rencontre fut chantante.
    Nous avons fait l’amour,
    Nous avions aussi chauds que dans un four.

    Dans la région il y avait, un grand labyrinthe,
    Dont la surface était restreinte.
    Poursuit ton chemin,
    Je te donne la main.

    Pour ne pas tomber dans les flots d’un lac en plein centre,
    Il m’entoura le ventre,
    Et me couvrit de baisers.
    O mon amour, près de toi, je suis apaisée.

     En fin de semaine nous sommes rentrés chez nous,
    Bien fatigués et sur les genoux,
    Avec la promesse de nous retrouver rapidement
    Mon amour envers lui, plein de débordement.

    Quelques jours après, je reçus de lui un texto,
    Juste quelques mots :
    Je te dis adieu,
    Je pars vers d’autres cieux.

    J’ai su plus tard, que durant notre petit séjour,
    Il avait rencontré sur les bords de l’Adour,
    Une autre fille qui l’avait embobiné.
    Pendant plusieurs jours je n’ai pas diné.
    (04/02/2020)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Les cheveux blancs 

     

    Cheveux, Coiffeur, Entretien, Coupe 

     

    Faut-il être fier d’avoir des cheveux blanc,

     

    Comme dans le parc la couleur des bancs ?

     

    La beauté exigerait-elle partout de la couleur

     

    Pour cacher les misères de la blancheur ?

     

    Toutes les femmes seraient-elles pareils

     

    En se faisant colorer jusqu’aux oreilles,

     

    Tel un artiste peintre devant sa palette

     

    Qu’il recouvre comme une galette.

     

     

    Regardez autour de vous,

     

    Le nombre de femmes aux cheveux blancs ou gris,

     

    En dehors de celles qui font des paris,

     

    Et disent en passant à leurs amis : coucou.

     

    C’est un combat terrible qui s’engage devant elle,

     

    Quand devant le miroir, elles aperçoivent un cheveu grisonnant !

     

    Non ce n’est pas un mirage,

     

    Mais de l’âge, un virage.

     

     

     

    Jamais elles n’auraient cru en arriver là !

     

    Il faut combattre ce fléau

     

    Aussi vite que, du fleuve, monte l’eau,

     

    Nous ne sommes pas des koalas !

     

    Coiffeur, ô cher coiffeur,

     

    Tisse vite mes cheveux de couleur ;

     

    J’ai vu un cheveu grisonnant

     

    Couvrez-le rapidement.

     

     

     

    Toute couleur naturelle

     

    D’une nature corporelle,

     

    Á sa propre beauté,

     

    Pourquoi vouloir argoter ?

     

    Un noir a les cheveux noirs,

     

    Ce n’est pas un être de foire.

     

    Certains se couvrent de baranne,

     

    Pour sauvegarder la couleur de leur crâne.

     

     

     

    Qu’ils soient gris, blanc ou roux,

     

    Les cheveux des hommes sont toujours doux

     

    Sauf peut-être chez les chauves

     

    Qui ne sont jamais des fauves.

     

    La couleur naturelle des cheveux,

     

    Est un atout plus qu’un aveu.

     

    Il faut accepter sa silhouette,

     

    Sans la cacher avec une pirouette.

     

    (11/02/2020)

     


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