• La petite maison

     

    Maison de son cœur,
    Maison de tant de bonheur.
    Il a fallu la payer
    Sans pour autant s’effrayer.

    Elle a nécessité tant de travaux,
    Un mur d’enceinte pas trop haut,
    De nombreuses plantations,
    Pour un jardin fleuri, l’annonciation.

    Arbres et arbustes ont complété le jardinage
    Pour nous, l’apanage,
    D’une maison bien entretenue,
    Les amis bienvenus.

    Les années ont passées,
    La maison ne s’est pas froissée.
    Les enfants se sont envolés
    Sans jamais s’affoler.

    L’usure du temps,
    Sur elle s’abattant,
    Il a fallu la moderniser
    Sans pour autant la dépayser.

    L’intérieur a été rafraichi
    Le papier légèrement défraichi.
    Quelques meubles nouveaux
    Ont trouve leur place, ainsi que les rideaux.

    Le jardin s’est peu à peu transformé,
    Son charme réaffirmé,
    Des arbres abattus
    Ils étaient un peu foutus.

    La maison, toujours aussi grande,
    Habitable pour nous, il fallait l’offrande,
    D’un chamboulement
    Toujours amicalement.

    L’accueil des petits enfants,
    Plusieurs fois par an
    Revitalisait plusieurs pièces,
    Malgré l’approche de la vieillesse.

    Plaisir d’y vivre
    Et les activités poursuivre
    Dans ce havre de paix,
    Et chacun le respect
    (15/10/2019)



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  • La tempête


    Au petit matin nos trois arbres étaient couchés,
    Nous étions effarouchés.
    Quelle tristesse !
    Quelle impolitesse
    Où vont nicher les petits oiseaux,
    Il ne reste que quelques roseaux ?

    Le merle et sa merlette
    La belette et l’aigrelette
    La jolie mésange,
    Qui chante comme un ange.
    Ah la tempête
    Tu leur fait faire des galipettes

    Ravagé le paysage
    Après ton passage
    Le sapin, le platane le lilas,
    Et même les dahlias.
    Plus d'arbre, plus d'oiseaux,
    Ni de moineaux
    Ailleurs envolés.
    Inondée mon allée.

    Bien triste visage
    D’un tel déboisage.
    Jardin méconnaissable,
    Fini les repos agréables,
    Les lectures attrayantes,
    La nature est effrayante.
    Adieu mes fleurs multicolores
    Pour cette année elles ne vont plus éclore.


    La faute à elle,
    Une photo surréelle,
    Maudite tempête,
    Mon jardin n’est plus qu’une simple carpette
    Plus rapide que bûcheron
    Il ne reste que des troncs
    Abattu sur un coup de tête
    Par cette maudite tempête.

    Quelque soi le nom qu’on lui donne
    Jamais je ne pardonne
    Aucune exception,
    Pas d’absolution,
    Mes lilas, mes platanes et mon sapin,
    Dans le pétrin !
    Plus de pigeons,
    Posés sur les pignons.

    Les gouttières débordent
    Partout elle sème la discorde.
    Les réserves d’eau de pluie
    S’écoulent sans un bruit.
    La route pénalisée par le débordement
    Des égouts, quel chambardement.
    Le vent redouble d’efforts,
    La tornade, encore et encore.


    Les parapluies se retournent
    Dans le vent les feuilles tournent.
    Les piétons sont désemparés,
    Des rues barrées,
    Tout est trempé
    Il faut décamper.
    Sacré tempête,
    La nature fait des galipettes.
    (15/10/2019)


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  • TRavaux d'automne

    Belle journée ensoleillée,
    Au beau milieu d’un automne humide.
    Je vais en profiter pour nettoyer les parterres,
    Avant de passer le karcher.
    Pas de chance,
    La journée sera vite finie.
    Je nettoyais un parterre de fleurs,
    Coupant les grandes tiges des dahlias,
    J’ai glissé sur des feuilles humides,
    Et je me suis retrouvé assis dans le massif de tain.
    J’étais chaos ;
    Pas de doute, ma jambe est brisée,
    Une affreuse cassure.
    J’ai entendu craquer du coté du mollet.
    L’un des os a dû se briser.
    La douleur monte vite,
    J’ai besoin d’aide.
    Je ne pourrais finir mon travail.
    Il faut aller aux urgences,
    Me dit l’ambulancier envoyé par le 15.
    Le radiologue a vite dissipé mes inquiétudes :
    Pas de cassure, ni de brisure,
    Vous avez de la chance,
    Dans quelques jours, on n’en parlera plus,
    Seulement quelques musques foulés.
    (11/10/2019)


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  • De la tresse à la perruque

     

    Toi quoi portes une perruque,
    Pour habiller ta nuque,
    Que tu sois artiste de cinéma
    Ou pour couvrir un eczéma ;
    Que tu t’amuses dans une soirée déguisée
    Ou simplement te dépayser,
    Toi qui affrontes les traitements chimiothérapique,
    Pour une guérison utopique,
    Sais-tu l’origine des cheveux qui te couvrent le crane,
    Et te fait ressembler à une chanteuse ou à Diane ?

    Le perruquier en connait-il exactement la provenance,
    De ce qu’il vent avec abondance ?
    Si la fabrication est en plastique,
    Pensez à la Chine ou à un autre pays asiatique.
    Si l’on vous propose une perruque auburn venant du Japon,
    Pourquoi pas, dira votre raison.
    C’est peut-être le produit que vous cherchez,
    Et, devant la glace, vous n’êtes pas effarouché.
    Pour une simple soirée dansante,
    Vous vous trouverez décente.

    Andréa qui souffre d’un cancer du sein,
    Qu’a-t-elle besoin ?
    Elle ne cherche pas à se déguiser
    Pour avec des copines s’amuser,
    Mais redevenir une femme à part entière,
    Et à ses amis faire une prière,
    En dévoilant le mal qui la ronge,
    Et l’absorbe comme une éponge.
    Elle veut simplement vivre,
    Et sa vie de femme, poursuivre.

    Le plastique, l’auburn, ne lui conviennent pas,
    Elle fait son mea-culpa.
    Il lui faut de vrais cheveux
    Qui l’habilleront mieux.
    Elle veut redevenir la femme qu’elle était avant sa maladie,
    Et non se retrouver trop vite au paradis.
    La vendeuse parle de prix, de la qualité du produit,
    Quant à ses origines, elle fuit.
    Avec la troisième, devant le miroir, elle bondit de joie,
    Elle a fait son choix.

    Rentrée chez elle avec une fière allure,
    Portant une nouvelle chevelure.
    Elle est angoissée sur l’origine des cheveux naturels ;
    Elle retrouve sa soif culturelle.
    Vite, elle ouvre son ordinateur,
    Et apprend avec frayeur,
    Que ses cheveux viennent de l’Inde lointaine,
    Et sans aucune haine
    Sont offerts au dieu Visnou
    Pour obtenir sa bénédiction partout.

    Les cheveux sont travaillés dans un atelier en Sicile
    Dans des conditions difficiles ;
    Expédiés chez des perruquiers
    Qui fabriqueront les perruques dans leur atelier.
    Si sa maladie le lui permet,
    Elle en est sûre et elle l’admet,
    Il ira d’abord en Sicile
    C’est pour elle assez facile,
    Puis en Inde découvrir ces femmes
    Qui ont une si belle âme.
    (17/10/2019)

    PS : d’après le livre La tresse de Laetitia Colombani

     

     

     


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  • Randonnée


    Groupe de randonneurs
    Pour le sport et le bonheur,
    De se promener dans la campagne
    A travers bois et pâturages.
    Bâtons en main,
    Nous regardons l’horizon lointain,
    Les nuages dans le firmament,
    Aux allures chagrinant.

    Partis de bon matin
    Par d’étroits chemins,
    Je ne peux décrire mes sentiments,
    Mais mon cœur s’emplit de compliments.
    Marchant sur un tapis de feuilles mortes,
    Une véritable escorte,
    J’écoute le bruissement de mes chaussures,
    Qui à tout moment goûte la nature.
    Perçant le sol de ce plateau
    Qui domine la vallée de haut,
    Quelques jeunes pousses majestueuses,
    Qui avec le froid à venir, resteront infructueuses.
    J’admire ce havre de verdure
    Que m’offre la nature,
    Un véritable tableau aux milles couleurs
    Qui ne peut être un leurre.
    Le groupe s’est arrêté un instant,
    Pour écouter quelques oiseaux chantant
    En essayant d’en donner le nom scientifique,
    Et quelques éléments biographiques.

    Chaque randonnée doit nous permettre de découvrir,
    Les secrets de la nature que nous voulons parcourir.
    Silence pour écouter le chant des oiseaux
    Et celui des grenouilles dans les roseaux.
    Etude de la carte d’état-major,
    Pour ne pas nous perdre dehors.
    On apprend toujours quelque chose en marchant dans la nature
    Et en admirant son cadre de verdure.
    (14/10/2019)

     

     


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  • Héritage

     

    Gros dilemme pour beaucoup de parents
    Qui souhaiteraient que tout se passe gentiment,
    Que les enfants et petits enfants se retrouvent facilement,
    Après leur enterrement.
    Que faire quand l’âge avance inéluctablement ?
    Ce n’est jamais le moment,
    De préparer sa succession
    Sans risquer une expropriation.

    Qui peut déplacer l’heure de son grand départ
    En s’entourant de nombreux remparts ?
    On ne connait ni l’heure, ni le jour,
    Même si l’on vit le grand amour.
    Préparer sa succession ne devance pas la mort,
    N’ayez aucun remord.
    Ne craignez pas vos enfants,
    Qu’ils soient près de vous ou absents.

    On peut donner de main en main,
    Quelques bibelots ou souvenir d‘un long chemin,
    Des œuvres de valeur ou des pacotilles,
    Qui resteront dans la famille.
    Des souvenirs liés à leur enfance,
    Qui retracent une véritable alliance,
    Entre un enfant et son père,
    La fille à sa mère.

    Au-delà de ces petits souvenirs
    Qui chez les enfants devraient parvenir ;
    S’agit-il d’héritage en tant que tel,
    Ou un cadeau, une petite bagatelle.
    Il faut alors faire un certain équilibre,
    Tout en restant libre,
    D’en choisir les bénéficiaires
    A vous d’en trouver la manière.

    Il faut d’abord faire l’inventaire,
    Et choisir le bon mandataire,
    Qui sera souvent le Notaire
    Pour la loi, le prestataire,
    S’il y a des biens immobiliers ;
    Il sera votre meilleur allié.
    Si vous devez faire ou pas un testament,
    Il saura vous conseiller assurément.

    N’oubliez pas de vous protéger,
    Avant de vous alléger.
    Un jour, peut-être, vous attend la maison de retraite,
    Avec une simple chambrette,
    Pour assurer vos vieux jours ;
    A titre privé, pas de séjour.
    Le coût de la journée n’est pas donné,
    Surtout si ça dure plusieurs années.
    (10/10/2019)

     


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  • Le gouffre


    Lentement je glisse dans le gouffre ;
    Mon esprit souffre ;
    Le neurologue essaie de découvrir la cavité,
    Qui a court-circuité,
    Certaines de mes neurones
    Qui bouillonnent,
    Au sommet de me tête,
    Pour que je retrouve un peu de bien-être.

    A chaque rencontre, il emplit un verre d’eau
    Dans lequel il verse une poudre,
    Qu,il fait bien dissoudre,
    Et que je dois ingurgiter illico.
    Elle est censée faire des merveilles,
    Pour me tenir en éveil.
    Il n’est pas un excentrique,
    Mais j’ai une figure tellement cadavérique.

    Ce médicament embaume mon esprit,
    Pour moi, aucun mépris.
    Ce spécialiste, à coté de moi, un géant,
    Me raconte une histoire d’océan,
    Qui a de magnifiques reflets,
    Qui pénètre mon cervelet,
    Et m’envoie sur les flots,
    Sur le pont d’un grand bateau.

    Au dessus de moi, un ciel grandiose,
    Empli de plein de choses
    Qui volent et me tendent la main.
    Je m’envole sur un autre terrain ;
    Comme les oiseaux, je divague
    Et plane au dessus des vagues.
    Je suis libre,
    Avec eux je veux vivre.

    Etendue sur les ailes d’un aigle,
    Je ne bouge pas, je ne suis pas espiègle ;
    Traversant les cieux, il me ramène sur le bateau,
    Immobile au milieu de l’eau.
    Il s’est arrêté sur le sommet d’un gouffre énorme,
    Aux bords uniformes
    Qui veut m’engloutir
    Je ne peux que consentir.

    Le bateau fait un grand virage
    Et m’emporte dans son sillage.
    Je suis triste d’avoir raté l’entrée du gouffre ;
    Je hais ce bateau et je souffre ;
    Il n’a pas respecté ma liberté
    J’en suis déconcerté.
    Le neurologue me ramène doucement à la réalité ;
    De mon voyage, il n’a rien ébruité.

    J’étais si bien au fond du gouffre noir
    Avec comme seuls voisins quelques loirs ;
    Pourquoi m’arracher à cette demeure ?
    D’en sortir, ce n’est pas l’heure.
    Le spécialiste prend son temps,
    Même si ça doit durer longtemps.
    A cette caverne, il m’arrachera,
    Comme son trésor de dix huit carats.

    Chaque être humain a son gouffre personnel
    Plus ou moins profond, mais réel.
    C’est sa boîte à souvenir
    Et à lui seul appartenir,
    Pour le prémunir
    Des curieux qu’il veut bannir.
    Lui seul en connait le code d’entrée,
    C’est la sauvegarde de sa liberté.
    (07/10/2019)

     

     

     

     

     


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  • L’été nous a abandonnés

     

    Surchauffe,
    Canicule,
    Sécheresse
    Qui se plaindra de la fuite de l’été,
    Laissant place au cours d’une nuit,
    A un automne pluvieux.

    Pluie,
    Tempête,
    Bourrasques, tornades.
    Simple règlement de compte,
    Ou retour à la normale,
    D’une saison qui nous prépare à l’hiver.

    Qui se souvient encore de la canicule,
    Se plaignant aujourd’hui de l’abondance de l’eau,
    Des vents violents,
    De la chute des températures ?
    Et bientôt les chaudières vont revivre,
    Pour agrémenter notre intérieur.

    Gaz,
    Charbon,
    Bois,
    Tout est négatif pour la planète,
    Qui a besoin de chacun de nous à son chevet,
    Pour assurer l’équilibre des saisons.

    Sauvegardons notre planète
    Pour un retour normal des saisons.
    Trions nos déchets,
    Refusons les emballages plastiques,
    La terre soufflera.

    Toi qui aime un été normal,
    Comme nous les avions il y a quelques années,
    Penses à cette phrase du président Jacques Chirac :
    Notre planète brule,
    Et nous regardons ailleurs.

    Nous avons quatre saisons,
    Chacune a sa spécificité ;
    Pourquoi ces bouleversements.
    Ils sont dus à l’homme,
    Qui en veut toujours plus.
    (05/10/2019)

     


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  • Le chêne sans le roseau

     

    Bien implanté à l’orée d’un bois
    Un chêne fier de cet endroit
    Refusait de parler au roseau
    Qui se tenait au bord de l’eau.

    Droit sur de profonde racine
    Il abritait des fleurs dont quelques capucines.
    De sa hauteur, il regardait couler l’onde du ruisseau
    Dans lequel nageaient de bien faibles roseaux.

    Lui, le maître de la forêt,
    Ne craignait pas les hommes et leurs forets.
    Centenaire, bien implantée, il était le maître,
    De toute la région champêtre.

    Quel est l’avenir de ces affreux roseaux,
    A peine enraciner au bord de l’eau ;
    Au moindre coup de vent,
    Ils se couchent ; c’est décevant.

    Un jour de bon matin
    Il vit un nuage inhabituel embrasant le chemin ;
    Un camion stationna à ses pieds ;
    Venaient-ils l’épier ?

    Bruit de machines telle une scierie,
    A ses pieds ils creusaient des caris.
    Dans un bruit étourdissant
    Sur le sol bondissant.

    Le maître de la forêt,
    Attaqué par ses jarrets
    Gisait au milieu des broussailles
    A ses pieds tout son feuillage.

    Il voyait au loin, debout, les pieds dans l’eau,
    De frêles plantes, fières d’être roseaux ;
    Le chêne fut entièrement décapité de ses branches,
    Son tronc allait se transformait en planches.

    Le monstre du bois, allait retrouver une nouvelle vie,
    Aux hommes faisant envie.
    D’un président ou de son ministre un nouveau bureau
    Qu’ils recevraient en cadeau.

    Le roi de la forêt,
    Abattu par des couperets,
    Venait de ressusciter,
    Au beau milieu de la cité.
    (04/10/2019)

     

     

     


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  • La voix 

     

    La première en chemin, Marie tu nous entraînes,

    A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu…

    La parole d’un ange envoyé des cieux

    Un simple murmure, en ton corps est semée la graine,

    D’un être de puissance et d’amour,

    Descendu en toi pour toujours.

    Il s’est emparé de ton être, par le son de sa voix.

     

    Le flot de ses paroles,

    De fleurs, de magnifiques coroles

    Fait sentir dans ton cœur

    La joie d’un grand bonheur.

    La cause de l’humanité a été jugée

    Sans aucun préjugé.

    Sans attendre tu as dit « oui »

     

    C’est le début d’un monde nouveau,

    Qui sera bien plus beau,

    Envahi par des flammes d’amour,

    Qui sont notre seul recours,

    Pour nous engager dans cette annonce,

    Car elle attend notre réponse.

     

    La première en chemin, Marie, tu as gardé,

    Cette parole en toi, bien barricadée.

    C’est avec courage que tu as affronté Joseph, ton promis,

    Sans aucun compromis.

    Tu as suivi ce fils de la naissance à la croix,

    Il portait sur ces épaules une poutre en bois.

     

    La première en chemin, tu étais au sommet du Golgotha

    Tu acceptais pleinement ton quota,

    Regardant ton Fils dans les souffrances

    En pleine indifférence,

    D’une foule de curieux,

    Face à ton teint cireux.

     

    La première en chemin,

    Tu as écouté la Voix,

    Qui un beau matin,

    S’est emparée de toi.

    Exemple qu’il nous faut suivre

    Si, à la mort, nous voulons survivre.

    (03/10/2019)


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  • Le chauffage 


    C’est le moment de faire vérifier son chauffage,
    Et le système de préchauffage ;
    L’automne est arrivé,
    Pour un an, l’été est archivé,
    Le froid vous guette,
    Fini le temps des gariguettes,
    Bien rangées dans une barquette
    Arrive celui des andouillettes.
    Même si vous êtes la cadette de la famille,
    Et que vous n’aimez pas les anguilles,
    Avec une tête blondinette,
    Circulant sur une bicyclette,
    Il faut être prévenant,
    Même si pour vous, c’est chagrinant.

    Une simple boîte d’allumettes
    Bien rangée avec du papier dans une cagette,
    Ne suffira pas à faire démarrer un appareil en panne,
    Qu’il marche au gaz ou au propane.
    Sur l’étiquette de la chaudière,
    Bien colée sur le coté ou derrière
    Figure sur une affichette,
    Qui n’est pas une simple amusette,
    Une chose très importante : les coordonnées du spécialiste,
    Qu’il soit ou non chauffagiste.
    Vérifier votre contrat à la baguette,
    Qui ne doit pas être abandonné dans la clayette.
    Il ne s’agit pas d’un simple dépanneur,
    Ni, de la chaudière, le monteur.

    Cet artisan,
    Doit venir tous les ans,
    Pour vérifier son bon fonctionnement
    Et du gaz, le bon acheminement.
    Il doit contrôler le corps de chauffe,
    Pour éviter, en hiver, toute surchauffe.
    Imaginez que votre chaudière tombe en panne.
    Quel sort vous réservera le froid extérieur,
    Si vous ne pouvez chauffer votre logement ?
    La panne peut venir à tout moment.
    A qui oseriez-vous raconter votre négligence,
    Et l’absence de prudence
    D’avoir oublié la révision de votre chaudière.
    Trop tard le temps de la prière.

    Il ne vous restera comme seule solution,
    Sans aucune appréciation :
    Vous abriter sous la couette,
    Pour n’avoir pas lu une petite étiquette.
    Il faut penser aussi à la salle et à sa cheminée,
    Vérifications qu’il faut combiner,
    Pour dormir bien au chaud sur votre couchette,
    Sans avoir froid jusqu’à vos fossettes.
    Heureuses seront vos fillettes,
    De véritables majorettes
    De ne pas craindre le froid,
    Et de passer plusieurs nuits aux abois.
    Pour votre chien, chaude sera la moquette,
    Il dormira paisiblement, comme sur la paille, les chevrettes.
    (01/10/2019


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  • Vision du monde


    Vision pessimiste du monde
    Et de notre terre qui n’est pas ronde ;
    Chaque jour, les informations
    Nous parlent de déglaciation, de déforestation…

    L’homme se prend pour un grand sorcier
    Le meilleur des artificiers,
    Plus grand que le créateur
    De notre monde l’unique fondateur.

    On peut regarder la terre avec un œil de mirage,
    Comme un simple contrat d’affacturage,
    Dont les coordonnées sont connues au départ,
    Et n’accepte aucun retard.

    Le monde aujourd’hui vit un drame,
    C’est l’heure de s’arrêter sur son cardiogramme,
    Et ne pas s’endormir sur sa petite parcelle,
    En attendant que s’allume l’étincelle.

    Il a besoin d’urgence, d’une certaine créativité,
    Et de beaucoup de sérénité
    Pour le rendre meilleur
    Et ne pas en être les fossoyeurs.

    Les glaciers se creusent de façon dramatique
    A cause du réchauffement climatique.
    En Italie, un glacier risque de s’effondrer
    Et toute la vallée serait inondée.

    La lumière du soleil, comme une véritable matrone,
    Face à la disparition de la couche d’ozone,
    Réchauffe toute la terre,
    Et fait monter le niveau des mers.

    Nous ne manquons pas de synthèses,
    Et d’énormes thèses,
    Sur le réchauffement climatique
    La seule problématique.

    Les réunions des grands de nombreux pays
    Qui apparaissent comme des amis,
    Prennent de grandes décisions,
    Avec un semblant d’adhésion.

    Que chacun prenne le problème en main
    Et dans son petit coin
    Arête de fumer, trie mégots et ordures
    Et fait régler sa voiture.

    Tous ces petits gestes,
    Qui paraissent bien modestes,
    Peuvent changer notre vision du monde
    Et sauver notre mappemonde.
    (26/09/2019)

     

     

     

     


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  • La prudence

     

    Peut-on croire en quelque chose
    Et en même temps fustiger la cause
    Quand on passe devant une basilique,
    Ou un temple évangélique ?

    Croire ou ne pas croire
    Ce n’est pas un devoir,
    Il faut savoir respecter le droit de chacun
    Qu’il soit européen ou africain.

    On n’est jamais assez prudent
    Face à un accident
    Il ne faut pas battre en retraite,
    Comme s’envolerait une aigrette.

    Pourquoi avoir peur de verser une indemnité ?
    D’avance on abdique,
    Même si c’est une somme basique,
    On vise la prudence pour éviter les annuités.

    L’avenir, il faut le préserver,
    Sans pour autant s’énerver,
    Si un blessé doit être dirigé vers une clinique,
    On n’a pas le droit d’être cynique.

    La base de toute honnêteté,
    Qu’on soit catholique ou athée,
    C’est de sauver un individu blessé
    Ou au moins appeler les secours sans les agresser.

    La prudence est la règle de toutes les vertus,
    Elle nécessite de ne pas être abattu,
    Devant l’imprévisible
    Quand on n’est pas disponible.
    La prudence commence chez soi,
    Sans toujours être aux abois.
    Il faut savoir prendre des précautions,
    Et modifier son organisation.

    Ce n’est pas uniquement une question d’âge,
    Ou une simple histoire de babillage.
    Les accidents n’arrivent qu’aux autres,
    Pas besoin d’en être l’apôtre.
    (24/09/2019)



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  • A bicyclette

     

    Quand on partait de bon matin
    Quand on allait sur les chemins
    A bicyclette.
    Chacun portait dans sa musette,
    Un casse-croute
    Que l’on prenait au bord de la route.

    A travers la campagne
    Au fond de la Limagne,
    A bicyclette ;
    Ce n’était pas le bal-musette,
    Il fallait pédaler dans les montées
    Sans jamais nous démonter.

    Nous étions une bande de copains
    Des petits galopins
    A bicyclette.
    Nous refusions les pétrolettes,
    Qui faisaient trop de bruit
    En circulant dans nos circuits.

    Soleil ou pluie, nous partions le matin,
    Changeant souvent de chemins,
    A bicyclette.
    Nous faisions régulièrement des bouclettes,
    Sur les chemins environnant,
    Tout rayonnant.

    Quand il faisait trop froid, tous les copains,
    Se dirigeaient vers le bistro sans les gamins,
    A bicyclette.
    Quelques parties de cartes nous amusaient
    Sans pour autant en abuser.


    Dès que le soleil pointait son nez,
    Nous ne pouvions flâner,
    A bicyclette.
    Mais il fallait les réviser
    Sans nous épuiser,

    Un copain, ancien garagiste,
    Dans son atelier, de clients, plus de listes.
    Il vérifiait nos bicyclettes,
    Qui devaient être prêtes
    Pour repartir de bon matin
    Courir sur les petits chemins.
    (25/09/2019)

     

     


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  • La page blanche

    Qu'elle soit de papier
    Lignée ou quadrillée,
    Qu'elle soit feuille de classeur,
    Ou écran d'ordinateur,
    La page reste blanche.
    Je ne peux écrire le moindre mot,
    Les phrases ne veulent rien dire ;
    La muse a pris ses congés,
    Comme moi, elle s'en est allée,
    Pour se vider l'esprit.

    Coller des mots les uns derrière les autres,
    Sans aucune idée à développer,
    Uniquement pour noircir du papier,
    Ma tête ne l'accepte pas
    Et refuse tout tralala.
    Elle se repose dans le vide,
    Ne trouve rien à écrire,
    Et même rien à dire.
    Pourquoi la mépriser,
    Et contre elle, médire ?

    Même les mots tombés du ciel
    Comme des oiseaux aux ailes brisées
    Glissent sur le papier,
    Semblant narguer l'écrivain,
    Refusant de se regrouper
    Pour former une petite phrase
    Appelée à devenir poème.
    La page reste indéfiniment blanche,
    Le vide le plus complet,
    L'esprit s'est envolé.

    Vider son esprit,
    Liberté de vivre,
    Dans un air purifié,
    Loin des grandes cités.
    Ne rien avoir à dire,
    Pour ne pas l'écrire.
    Parcourir la campagne,
    Des montées plus ou moins pénibles,
    Des descentes aussi fatigantes,
    Il faut aller jusqu'au bout.

    Visiter des sites historiques,
    Rentrer le soir épuisé,
    Et dormir dans la paix.
    Refouler les jambes fatiguées,
    La sciatique à gauche,
    Le genou à droite,
    Oublier les "tamalou"
    Dont je fais parti.
    Ne pas s'écouter,
    Dire merci à la nature.

    Oublier son passé
    Et ne vivre qu'au présent,
    Un présent immédiat,
    Sans passé, ni futur.
    Ne connaitre que le jour qui se vit,
    Entre le lever du soleil,
    Et son coucher de plus en plus tôt.
    Rompre avec les habitudes,
    Oublier les certitudes,
    Vivre avec et dans la nature.

    Nature que tu es belle,
    Séduisante à regarder,
    Agréable à vivre ;
    L'art de se promener,
    Havre de paix dans une belle région.
    Lac dont on peut faire de tour,
    Châteaux à admirer comme celui de Fénelon,
    Site archéologique en voie de restauration,
    Tout pour faire oublier la page blanche,
    Enfouie au fond de l'ordinateur.
    (19/09/2019)


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  • Bosco

    Bosco,
    Tu n’es pas très costaud,
    Tu es même un peu maigrichon,
    Sans pour autant être berrichon.
    Ton père était-il marin,
    Pour t’appeler, un beau matin,
    Bosco, comme tout maître d’équipage
    Sur un voilier qui n’a plus d’âge.

    Bosco
    Tu es attiré par la déco,
    Tu aimes dessiner
    Et les peintures combinés.
    Tu es un artiste en herbe
    Comme le dirait le proverbe.
    Tes cahiers sont couverts de dessin,
    Comme un jeune peintre sur son chemin.

    Pour le dessin, tu es le premier,
    Dans les autres matières, proche du dernier.
    Si tu faisais un tout petit effort,
    Dans toutes les matières, tu serais plus fort,
    Inscrit en tête de classe ;
    Tu n’y es pas encore, hélas !
    Tes parents sont désespérés,
    De résultats trop modérés.

    Connais-tu Don Bosco
    Son travail ne fut pas un fiasco ;
    Il consacra sa vie à l’enseignement
    Pour les pauvres, énergiquement.
    Il créa des écoles
    Pour les enfants cabrioles,
    Qui ne pouvaient apprendre,
    Et dans la rue devait attendre.

    Tu sais ce que tu veux faire,
    Rapidement entrer dans les affaires,
    Pour vendre tes œuvres,
    Que tu prends pour des chefs-d’œuvre.
    Ne vas pas trop vite, tu n’es pas encore artiste
    Tout juste fantaisiste.
    A l’école, il faut travailler
    Et contre toi, batailler.
    (24/08/2019)


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  • Peindre la beauté

    Défi n° 229 chez Evy Plume de pôètes


    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour un peintre la primauté,
    Celle qu’il ressent du fond de l’âme
    Comme si son modèle était une belle femme,
    A la beauté sublime
    Sortant de son propre abime
    Que personne ne peut atteindre
    Et que lui seul peut peindre.

    Peindre de la nature la beauté,
    C’est pour lui une nouveauté,
    L’espérance de l’artiste,
    Dont le style plutôt cubiste
    Emplit des cartons blancs en abondance,
    Très calme la cadence ;
    Jusque sur son visage,
    Transparait les effets d’un léger arrosage,
    Quelques gouttes perlées,
    Sur une peau légèrement brulée,
    Sueur inattendue,
    Jamais défendue,
    Souffrance de l’artiste,
    Qui n’est pas égoïste.

    Peindre de la nature la beauté,
    Assis sur l’herbe, du bon coté,
    Le chevalet bien stabilisé
    Jamais épuisé,
    L’artiste à l’abri d’un havre de verdure,
    De la rivière, il commence à peindre les bordures ;
    Sa joie est au beau-fixe,
    Le soleil à son phénix.
    Son pinceau le ressent,
    Sur la toile caressant,
    Il est parti dans ses rêves,
    Il n’a pas besoin de trêve.
    Peindre de la nature la beauté,
    Dont le créateur l’a dotée.
    La valeur de son tableau n’est pas sa priorité
    Là-dessus, aucune ambiguïté
    Ni l’espérance de trouver quelque acheteur,
    Puisqu’il n’est pas vendeur.
    Pour lui seul, ses toiles seront sublimées,
    Il ne veut pas frimer ;
    Il ne veut pas de témoins,
    Il n’est pas dans le besoin.

    Peindre de la nature la beauté,
    Sans pour autant l’exploiter
    Etre seul dans la nature,
    Caché dans son petit coin de verdure,
    Il laisse libre court à son impulsion,
    Il n’a pas d’autres ambitions.
    La ronde des couleurs,
    Chacune son odeur,
    Lui laisse quelques frissons,
    Isolé dans son buisson.
    Son âme est vibrante
    Toute souriante,
    Elle fait de lui un véritable artiste,
    Digne des cubistes
    Qui œuvre dans la tendresse,
    Avec beaucoup d’allégresse.
    (02/09/2019)

     

     


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  • Le réchauffement climatique

     

    De vastes forêts brulent,
    Les glaciers reculent,
    Réchauffement planétaire,
    Tremblent face à leur villa, les propriétaires ;
    Dérèglement global ou passager,
    Qui bientôt va se désengager.

    Rêve de quelques savants climatologues,
    Ou réalité confirmée par les géologues ?
    Les signes extérieurs, nous les vivons,
    Trop souvent nous les entravons ;
    Nous fermons les yeux,
    Et nous en appelons aux cieux.

    Les catastrophes naturelles,
    Souvent appelées conjoncturelles,
    S’accroissent chaque année,
    Quelque soit le pays où elles sont nées.
    Affaire de spécialistes,
    Disent les égoistes.

    Ne cherchons pas les responsables,
    Qui, à merci, seraient corvéables
    Pour rejeter sur eux
    Une réalité qui transperce nos yeux,
    Chacun de nous a sa part de responsabilité,
    Pourquoi en être révolté.

    Les causes, nous les connaissons.
    C’est un véritable colimaçon,
    Qui traverse toute l’humanité,
    Sans aucune ambiguïté ;
    Regardons ce que nous faisons
    Dans nos propres maisons.

    Les pollueurs, ce sont les autres,
    Jamais les nôtres.
    Notre voiture est bien entretenue,
    Notre garagiste nous a prévenus,
    Il faut suivre le livre de bord
    Et bien surveiller les abords.

    Nous fumons un peu,
    Ce n’est pas quelques petits mégots,
    Jetés dans n’importe quel lieu,
    Qui seraient illégaux.
    Pourquoi les ramasser,
    Et dans une poubelle les entassés.

    Commençons par trier nos déchets,
    Jouons le jeu, sans rien caché ;
    Pensons à ceux qui vont les trier,
    Pour ensuite les aiguiller,
    Vers les machines qui vont les recycler,
    Travail jamais bâclé.

    La nature souffre,
    Et s’oriente vers un gouffre,
    Dans lequel elle va s’enfoncer
    Sans pouvoir y renoncer.
    Sauvegardons le don qui nous a été fait,
    Soyons toujours insatisfait.

    Le réchauffement climatique est une réalité,
    A nos enfants, il faut dire la vérité,
    Parler de la planète que nous leur lèguerons,
    Bien triste fleuron,
    Que sera leur héritage,
    Dans un monde sans partage.
    (28/08/2019)

     


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  • Le temps de l’attente

     

    Le temps de l'attente

    Graine semée
    Dans le corps de la femme aimée,
    Pour la conception d’un enfant,
    Fleur de ses parents ;
    Patience dans l’attente des analyses,
    Avant de penser à sa valise.
    L’échographie en dira davantage ;
    Dans la famille pas de chantage ;
    Nous choisirons nous-mêmes le prénom,
    Rayer de votre liste : Mélanie, Rosalie, Gaston ou Léon.
    Nous ne voulons pas savoir le sexe de l’enfant,
    Comme nous, vous le saurez en son temps.
    Sachez attendre l’accouchement
    Qui devrait se dérouler prochainement.

    Petite graine posée dans le creux de ma main,
    Que deviendras-tu demain ?
    Une fleur, une plante ou un arbre très grand,
    Dans mon verger, un géant,
    Où les oiseaux pourront faire leur nid,
    Sans être bannis,
    Ou une simple plante sur mon balcon,
    Qui, de fleurs, sera fécond,
    Je les arroserai le soir,
    Avant qu’il ne fasse noir.
    Petite graine déposée dans un pot
    Pour un temps de repos.
    Tu deviendras un magnifique tournesol
    Servant aux autres fleurs de parasol.

    Mon esprit déménage
    Il étend trop vite ses ramages,
    Voyant dans cette petite graine
    Des fleurs de reine
    Que je ne connais pas encore
    Dans un nouveau décor.
    J’ignore son avenir,
    Je ne saurai le définir
    Mes yeux presbytes,
    Savent pourtant qu’en elle habite,
    Une vie qui attend,
    Mon plaisir d’un moment.
    Mais il me faut savoir attendre
    Car la nature, je ne peux la surprendre.

    Saurai-je trouver
    Une bonne terre pour la couver.
    Il me faudra attendre la fin de l’hiver
    Et la sortie des primevères,
    Pour dégager le pot,
    De son lieu de repos.
    La fraicheur des premières heures
    N’est pas un leurre.
    L’attente sera longue
    Comme la sortie de mes tongs,
    Qui béniront l’arrivée du soleil,
    Qui sonnera le réveil.
    Doucement la petite graine, de la terre, s’élèvera,
    La fleur donnera son apparat.

    Cœur, sauras-tu attendre le temps que demande,
    La nature pour répondre à ta commande,
    D’un bébé espéré,
    D’une fleur libérée.
    La nature a tout son temps,
    Il faut parfois attendre longtemps,
    Pour que sorte une œuvre magnifique,
    Qui pour toi sera magique.
    Pourras-tu la respecter,
    Et ne pas en être affecté,
    Homme qui n’a plus le temps
    Et se dit compétent,
    A regarder les beautés de la nature,
    Dans un cadre de verdure.
    (29/08/2019)

     


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  • La plainte de la lune 

    Au clair de la lune,
    Mon ami pierrot,
    Prête-moi ta plume,
    Pour écrier un mot,
    A touts ces humains qui peuplent la terre,
    Leur parler de mon mal-être.
    Je me sens seul dans ce grand univers,
    Je vis un véritable calvaire.
    Ils m’ont tous abandonné,
    Et par eux, je me sens bâillonnée.

    Nuit d’été sans lune,
    Le soleil brille encore pour longtemps,
    Me laissant sur le coté,
    Et personne ne me regardera ;
    Je suis trop pâle pour attirer leur regard ;
    Je me sens seule là haut ;
    Je n’intéresse plus personne,
    Même les astronautes,
    Qui préfèrent les autres planètes
    De plus en plus lointaines.

    Pauvre lune abandonnée des hommes,
    Et pourtant tu es le seul satellite naturel de la terre.
    A quoi sers-tu, le jour et la nuit ?
    Aucune transmission n’émane de toi.
    Tu n’émets aucun rayon pour nos Smartphones,
    Les GPS t’évitent, les ordis ont inventé le câble.
    Seuls nos propres satellites servent à notre quotidien.
    On a marché sur ton sol,
    On a planté un drapeau,
    Tu devrais en être fière !

    Abandonnée seule dans le ciel,
    Les savants me trouvent trop minus,
    Ils veulent aller plus loin,
    Dans leurs découvertes de l’univers ;
    Savoir s’il y a d’autres êtres vivants ailleurs,
    Des petits hommes verts avec leur soucoupe
    Qui pourraient nous envahir
    Et détruire notre terre
    Les humains qu’elle contient
    Rasant leurs inventions.

    Mais sur notre terre des hommes et des femmes ont faim,
    Des jeunes sont désespérés,
    Qui pensera à eux ?
    Des réfugiés frappent aux portes,
    Qui resteront clauses.
    Les sans–abris se cachent sous les ponts,
    Pour ne pas être vus.
    Face à cette situation, on invente de nouvelles fusées,
    De plus en plus armées,
    Espérant les faire taire.

    Responsables des deniers publics,
    Réunis tous les ans dans un G7,
    Parfois un G20,
    Resterez-vous sourds,
    Aux cris des malheureux
    Qui n’ont pour tout spectacle,
    Qu’une lune fidèle,
    Qu’ils peuvent regarder sans payer,
    Qui change de forme,
    Et leur offre sa lumière.
    (26/08/2019)

     

     

     


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