• Sois patient 

    Rêve d’un jeune ado,
    Qui de l’école en a plein de dos ;
    Devenir pompier,
    Sera son métier,
    Avec ou sans bac,
    Sans être démoniaque,
    Une seule devise : sois patient,
    Il en est conscient.

    Rêve d’un enfant
    Qui pour lui sera plaisant,
    Un chat à adopter
    Ce sera à toi de t’adapter.
    A Noël tout le matériel me fut offert,
    Pas de chaton ! Quelle affaire !
    Il est encore trop petit, me dit maman,
    Il dort contre la chatte, à peine conscient,
    Sois patient.

    A la SPA j’ai vu un petit chien,
    Je le trouvais très bien.
    Rapidement je fus déconfis,
    Je ne voulais de lui, aucune photographie ;
    Il faisait ses besoins partout,
    Je ne l’aimais plus, ce toutou.
    De ses erreurs, il n’était pas conscient
    Sois patient

    Un petit chien n’est pas un jouet,
    Que l’on dresse avec un fouet.
    L’adoption
    Est une conciliation
    Soutenue par un amour réciproque,
    Et non la confrontation en bloc,
    Entre le maître tout puissant et un chien obéissant,
    Sois patient.

    L’animal adopté est un peu perdu,
    Dans sa nouvelle maison où il est attendu.
    Ne sois pas fâché si je ne suis pas propre
    Dans ma cage, je faisais partout mes crottes.
    Des humains m’ont fait tant de mal
    Moi, un pauvre animal.
    Je te rendrais heureux, si tu es accueillant,
    Sois patient.

    Aime-moi,
    Je t’aimerai, toi
    L’adoption a pour règle première l’amour,
    Avec ou sans humour ;
    Je te rendrais heureux,
    Si pour moi, tu es chaleureux,
    Je ne suis pas déficient
    Sois simplement patient.
    (04/12/2019)

     


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  • Le courage

     

    Mot qui fait peur
    Et chasse le bonheur,
    Loin des yeux, loin du cœur,
    Chant langoureux lancé par le chœur,
    Qui cherche à nous endormir
    Au lieu de nous raffermir.

    Manquer de courage,
    Rester à l’amarrage,
    Au font d’un port,
    Rejeter tout rapport,
    Qui nous relèverait,
    Rejetant le couperet.

    Le courage et une force
    Qui émane des profondeurs de l’âme,
    Arrachant les mauvaises écorces,
    Qui conduiraient au drame.
    Le courage affermit le cœur
    Rejetant tout air moqueur.

    Les pompiers, exemple de courage ;
    Ils ont l’étoffe du héros
    Sans mettre en avant leurs pectoraux
    A tout leur entourage.
    Médaillés pour son audace,
    Ils font toujours face.

    Tout pompier donnera sa vie
    Là où il a servi,
    Pour sauver des vies humaines
    Même dans des conditions inhumaines.
    Le courage et leur première devise
    Pour tous, elle est acquise.
    Les militaires en service en Afrique
    Ignore la peur qui serait dramatique.
    Leur âme est remplie de courage,
    Refusant de la vie tout mirage,
    Pour défendre leur pays
    Jusqu’au don de leur vie.

    Ils ne recherchent pas le merveilleux,
    Qui les rendraient heureux ;
    Un seul mot : servir.
    Le pays doit les accueillir,
    Pour ce qu’ils sont : des héros,
    Vivants ou morts comme de vieux paquebots.

    Ils se disent des gens ordinaires,
    Ils n’ont rien fait d’extraordinaire ;
    Le courage cache l’humilité,
    Sans aucune ambiguïté.
    Ils ont obéi aux ordres
    Pour subjuguer le désordre.
    (05/12/2019)




     


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  • La chaleur du froid 

    Enfermée dans un cocon de neige
    La belle fille rêve.
    Elle s’est envollée sur les ailes d’un aigle
    Là bas dans le pays du froid polaire,
    Royaume d’un ours blanc et d’une chouette.
    Dors belle jeune fille
    Entourée de blanc coton
    Pour tout vêtement
    Un colier de perle entourre ton cou.
    Les animaux te regarde, non d’un air hébahi,
    Mais les yeux remplis d’amour.

    Face à catte apparition impromptue.
    Toute la nature s’est arrétée.
    Pas un bruit, pas un son ;
    Il ne faut pas la réveiller,
    Elle est si belle, la princesse
    Pourquoi l’effacer de notre vision.
    Même la neige s’est arrêtée de tomber,
    Pour ne pas l’ensevelir.
    L’ours est subjugué par cette apparition
    Il est bloqué, debout sur ces deux pattes arrières.
    La chouette immobile reste silencieuse.

    Que le rêve ne soit pas suspendu,
    La belle fille aura sa place dans notre royaume,
    Elle sera notre princesse,
    Notre fée immortelle.
    Elle veillera sur nous et nos petits.
    Dame nature qui sait être gentille,
    Suspens autour de nous tempêtes et bourasques ;
    Avec elle, laisse-nous rêver
    A l’amour de l’homme pour la nature.
    Pour une fois qu’il veut la protéger,
    Ne vient pas bousculer ses rêves
    Avec notre jolie princesse.
    (04/12/2019)

     


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  • Au pied de mon arbre 

    Au pied de mon arbre, je visais heureux,
    Chantait Georges Brassens.
    Arbre de vie,
    Qui cache le soleil trop chaud.
    Arbre desséché durant l’été,
    Sous une canicule brulante ;
    Ses feuilles pleurent,
    En s’affalant sur la pelouse.
    Trop d’eau pour lui en automne,
    Avec des vents qui soufflent le reste des feuilles
    Trop vite jaunies par le manque d’eau.
    Que sera cet hiver qui accourt à grand pas ?

    Quelque soit la saison,
    Un vent murmure sa chanson dans ses branches,
    Chanson nouvelle au printemps,
    Où tout renait en prévision des fleurs,
    Chanson assoiffée en été,
    Un léger murmure à peine audible,
    Chanson pluvieuse en automne,
    Qui lui arrache les feuilles,
    Qui s’envolent au gré du vent
    Semant mille couleurs
    Qui dansent sur les pelouses,
    Tant qu’elles ne seront pas ramassées.

    Chanson monotone en hiver
    Quand les brouillards surprennent le matin,
    Que la lune joue à cache-cache
    Quand le vent du nord,
    Cingle nos visages.
    L’arbre dénudé a changé de visage,
    Squelette blanchi par la chaux ou le neige ;
    Simple carcasse à travers les brumes,
    Quand la lueur du jour levant,
    Dessine ses formes squelettiques.
    Mon regard attendri se pose sur lui.

    Toi, mon arbre, si beau dans la belle saison,
    Je ne peux te réchauffer.
    Dame nature, que tu es dure envers lui !
    Il servait d’abri aux oiseaux,
    Qui avaient construits leur nid,
    Pour qu’éclosent des petits œufs,
    Qui donnent la vie.
    Quand la chaleur du soleil va-t-elle revenir,
    Pour faire éclater de nouveau bourgeons,
    Et redonner vie à ses branches défuntes ?
    Ce n’est pas un rêve.
    La nature te redonnera vie.

    Toi, mon arbre.
    L’hiver consolide ton tronc,
    Pour le rendre plus solide.
    Ainsi, se déroulent les années ;
    Tu retrouveras ta grandeur,
    Avec le roulement des saisons.
    Des maux d’hiver sont indispensables,
    Pour redorer ton blason,
    Quand chanteront les saisons,
    Quand piailleront les oiseaux,
    Quand reviendront les hirondelles,
    Quand roucouleront les pigeons.
    (05/12/2019)

     

     

     


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  • Quand le livre devient paysage

    Réponse à Quai des rimes

     

    En découvrant l’artiste qui a fait ce montage,
    J’ai essayé de compter les étages,
    De cette œuvre artistique,
    A la limite acrobatique.
    J’ai imaginé de lui répondre par un poème
    Dans un genre bohème.

    O montagne de mes rêves,
    Que de fois tu m’as accueilli en bon élève,
    Me faisant découvrir tes nombreux lacs
    Face à toi, un petit bac,
    Dont on faisait le tour,
    Par de nombreux détours.

    Rien n’est simple dans la montagne,
    Pas de lignes droites comme dans les campagnes,
    Il faut suivre les chemins plus ou moins tracés
    Avec de nombreux lacés.
    Faire le tour d’un lac est une chimère,
    Et pour le randonneur, un tracé éphémère.

    Livre débordant de l’eau du lac
    balançant la cascade d’une seule plaque,
    Dans un lac plus petit
    Sur le montage aplati,
    Sans le faire déborder,
    Qu’il nous faut regarder.

    Bateau d’un autre siècle,
    Échoué après une débâcle,
    Sans trace d’abordage
    Le long des cordages,
    Voulant la route de la cascade,
    Rejetant toute embuscade.

    Il rêve d’empoter dans son sillage,
    Les nuages noirs et leur emballage,
    Le bleu de la mer
    Débordant sur la terre,
    Faisant sauter le voilier
    Comme un cavalier.

    Il ne peut s’évader du livre,
    Et sa route poursuivre,
    Vers au-delà de la montagne
    Où se déverse la cascade.
    Rêve innommable d’un poète rêveur,
    Dont la plume est un enjoliveur.
    (23/11/2019)

     

     

     


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  • Le cri
    Le cri du bébé, seul arme pour demander à manger,
    La douleur se transforme en hurlement,
    C’est un cri pour maman,
    Qu’elle seule peut décrire,
    Dans ce monde cruel
    Qui tourne en délire
    Jusqu’à devenir choquant.
    Prendre le bébé dans les bras,
    Un grand silence règne aussitôt,
    Laissant entendre le chant des oiseaux,
    Dès que s’ouvre la fenêtre.

    Prendre le temps de s’arrêter
    Pour écouter le cri délirant
    D’une bête aux abois,
    Poursuivie par des hommes cruels,
    La nature est mélancolique,
    Devant la méchanceté des hommes,
    Qui détruisent sa beauté,
    Pour implanter un grand centre commercial
    Au détriment du monde animal,
    Qui perd sa terre d’accueil,
    Sa douceur de vivre,
    Sa part de repas.
    (26/11/2019)


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  • Femmes ou hommes battus 

    Hommes ou femmes maso
    Qui se prennent pour des héros
    En utilisant martinet et autre objets…
    Ces pratiques sont hors sujet,
    Ils le font en toute liberté,
    Ils sont exclus de ce poème
    Qu’ils n’en soient pas irrités,
    Femmes ou hommes battus en est le thème.

    Femmes battues par leur conjoint,
    Hommes bafoués sans témoin,
    Sauf quelques fois les enfants,
    Plus ou moins clairvoyant.
    La peur d’être battus à leur tour
    Bloque chez eux tout recours.
    Le silence est de règle à la maison
    Il faut s’en faire une raison.

    De leurs parents, ils garderont cette image
    Qui n’est pas un enfantillage,
    Dans des esprits déjà amollis,
    Où les décisions sont abolies,
    Par la peur de leurs parents épris d’alcool
    Qui, toute la journée, picolent,
    Et rentre le soir bien énervé,
    Il ne faut pas les entraver.

    Ces femmes ou ces hommes se taisent, les enfants aussi
    Ils ne peuvent que dire merci.
    Les services sociaux, ils en ont peur,
    Ils ne veulent pas en voir la couleur.
    Les voisins disent ne rien savoir,
    Au calice, ils ne veulent boire,
    La gendarmerie reste à l’écart,
    Ne comprenant pas les escarres.

    Faut-il leur réserver une seule journée,
    Pour que leurs déclarations ne soient pas ajournées,
    Et renvoyer aux calanques grecques
    Et ainsi leur fermer le bec.
    Qui osera dénoncer ces situations
    Qui ne méritent aucune absolution.
    Faut-il attendre leur mort, une tuerie,
    Pour que les responsables soient en furie ?

    Muriel Robin et bien d’autres femmes battantes
    Animées d’une flamme intérieure brulante,
    Par le biais d’associations multiples,
    Soulèvent, depuis des années, ces périples.
    Que sortira du grenelle des femmes battues,
    Pour elle un nouveau statut,
    Sans moyens financiers sur la table,
    Ce ne peut être recevable.
    (21/11/2019)

     

     

     

     

     

     


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  • L’enfant

     

    Comment ne pas tomber amoureux de cette bouille ?
    Ne pensez pas qu’il fasse l’andouille,
    En se barbouillant la figure
    Pour s’immerger dans la nature.
    Vous penserez peut-être à Halloween
    Ou à un visage peint par une héroïne ;
    Figure d’artiste
    Qui n’aime pas les peintres cubistes.

    Cette photo montre un enfant épanoui,
    Marjorie ou Louis,
    Une fille ou un garçon
    Assis sur un cheval d’arçon,
    Qui dans sa famille se sent heureux
    Avec des parents chaleureux.
    Une barbouille faite à l’école,
    Avec un peu de colle.

    Secouer votre imagination
    Sans vous lancer dans une démonstration.
    Cet enfant vous sourit
    Sans se cacher comme une petite souris.
    N’a-t-il pas un simple message à transmettre,
    Comme le ferait l’auteur d’une belle lettre.
    Rendez-lui son sourire
    Et avec lui, atterrir.

    Notre monde est rempli de gens trop sérieux,
    Souvent très ambitieux,
    Qui veulent bien faire,
    Dans le monde des affaires,
    Smartphone dans une main,
    Tout au long du chemin,
    Risquant de bousculer un passant,
    Qui se promene en chantant.

    Comme cet enfant, jouissez de la vie,
    Ne pensez plus à vos devis,
    En suspens sur votre bureau,
    Ils sauront vous attendre derrière les barreaux,
    Au lieu de s’évaporer dans les nuages,
    Sans aucun appareillage.
    Demain il n’aura pas bougé d’un pouce ;
    Pourquoi ne pas vous la couler douce.

    Le sourire d’un enfant est comme une petite graine
    Plantée dans votre cœur sans risque de gangrène.
    Laissez-vous embarquer par cette petite bouille
    Aux multiples couleurs, un vrai gribouille,
    Qui aime la vie remplie de bonheur,
    Si vous êtes butineur
    De joie, d’amour à transmettre,
    Oubliant les autres paramètres.
    (19/11/2019)

     

     

     

     


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  • Jeux interdits

     

    Sur le lit ils chahutent,
    Des pirouettes, des culbutes ;
    Il devient un dancing,
    Un autre jour, un ring.
    Brusquement un craquement,
    Ils s’arrêtent et regarde doucement
    Sous le lit l’origine du fléau
    Pour un simple rodéo.

    Une latte du sommier git par terre,
    Heureusement en solitaire,
    Les autres semblent avoir résisté,
    Ils ne sont pas trop attristés.
    Là haut, ils n’ont rien entendu,
    Personne n’est descendu.
    Comment réparer leur larcin,
    Eux, qui n’étaient que des fantassins.

    Démonter le ring,
    Et déposer les pièces sur le parking,
    Ils n’en sont pas capables ;
    Ce ne serait pas acceptable.
    Regrouper les deux morceaux
    Y mettre un grand bandeau,
    Mais comment remettre la latte en place,
    Quelle angoisse !

    Ne rien dire à mamie,
    Cacher les morceaux sous le lit,
    En faisant le ménage,
    Ce serait le carnage,
    Pour n’avoir pas avoué leur bêtise,
    Pour un manque de franchise.
    Noël approche
    Il ne faut pas jouer aux gavroches.
    Comment expliquer à mamie le chahut ?
    Est passé par là un dahu,
    La bête tant recherchée en colonie,
    Qui n’est jamais en agonie.
    Cette explication tombe vite à l’eau,
    Nous ne sommes pas des ballots !
    D’ailleurs qui croit encore au dahu
    Pour des jeunes, inutile début.

    La vérité, la seule solution,
    Pour obtenir l’absolution.
    Les deux garçons avec une certaine audace,
    Devant mamie, la tête basse,
    Expliquent leur forfait
    Et, pour le lit, les effets.
    La vérité paie toujours,
    Même quand on est à un mauvais carrefour.

    Mamie ne dira rien à leurs parents,
    Papi saura le réparer,
    Pour vous être bagarré,
    Avec lui vous serez artisan.
    Demain après-midi pas de piscine,
    Votre punition : travailler à l’officine,
    Avec Papi tout remettre en place
    Pour faire disparaitre, de votre bêtise, toutes traces.
    (13/11/2019)

     

     

     


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  • A la recherche de son passé

     

    Enfants errant sur les trottoirs de Manille,
    Seul, refusant les orphelinats trop sombres
    Seul s’opposant une famille d’accueil,
    Il ne connait pas ceux qui lui ont donné la vie ;
    Il aimerait les rencontrer,
    Est-ce une bonne chose pour lui et pour eux ?
    Serait-il plus heureux après ?

    Enfants séparés de leurs parents pour respecter la loi,
    Comme à Mayotte face aux immigrés des Comores.
    Enfants dans des camps de prisonniers,
    Pour être accueillis dans leur pays d’origine, la France,
    Seront rapatriés pour être placés en famille d’accueil,
    Tandis que leur mère rejoindra une prison,
    A cause de leur père mort au combat.
    Seront-ils plus heureux en France,
    Qu’avec leur mère dans des camps tenus par les Serbes.

    Enfants de parents séparés ou divorcés,
    Eloignement volontaire de leur géniteur,
    Plaçant ente eux de nombreux kilomètres,
    Enfants de tous âges meurtris par cette situation.
    Enfants issus de dons de sperme,
    Ou de parents du même sexe,
    Ont-ils le droit de savoir qui les a engendrés.
    Drame familial que l’évolution des mœurs accentue,
    Et les laisse aux abois,
    Sans comprendre l’origine du drame qu’ils vivent.

    Rechercher à renouer le dialogue,
    Avec ceux qui les ont abandonnés,
    Sans en connaitre les raisons,
    Est-ce une bonne solution,
    Nécessaire à leur survie.
    Retrouver son père,
    Retrouver sa mère,
    Reprendre le dialogue rompu depuis des années,
    Là où il s’est brusquement arrêté,
    N’est pas sans risque
    Tant pour l’enfant que pour ses parents séparés.

    Le principal risque est la culbute dans l’autre camp,
    Abandonnant plus ou moins l’autre,
    Celui ou celle qui les avaient recueillis,
    Les aidants à être ce qu’ils sont aujourd’hui ?
    Avoir des réponses aux questions posées sur la séparation,
    Justifications émanant d’un seul coté,
    Sans tenir compte des motivations de l’autre.
    Parents ayant refait leur vie,
    Taisant les enfants passés.
    Drame familial pour celui qui a donné son sperme sous l’anonymat,
    Aujourd’hui remis en question.

    Qu’il s’agisse de Maïa dans le live de Sévy « à l’abri de la différence »
    D’Angèle dans un autre roman,
    Des enfants séparés de leur mère à Mayotte,
    De l’inconnu d’un camp Palestinien,
    La prudence est la première des vertus.
    Le drame vécu par l’enfant peut-être pire
    Lorsque la réalité s’ouvre devant leurs yeux.
    Ils n’ont pas d’autres solutions
    Que repartir au point de départ,
    Avec un poids lourd sur les bras.
    (18/11/2019)


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  • L’orchestre 

    Le rideau est encore fermé,
    Les lampadaires toujours allumés.
    Quelques notes résonnent
    Entre plusieurs personnes
    Qui cherchent le meilleur accord avec les autres musiciens.
    Les trois coups frappés,
    Aucun spectateur n’oserait déraper.
    Le silence règne dans la salle.
    Le chef d’orchestre salue l’assemblée ;
    Dans le silence les cœurs s’emballent,
    A la vue de l’orchestre rassemblé.

    La baguette du chef, un geste bien ferme,
    Réveille les épidermes ;
    Pour chaque musicien, c’est l’assaut
    Pour lancer le premier morceau ;
    Quelques variations symphoniques,
    Émanant de leur mécanique ;
    Les notes s’entrelacent,
    Aucun musicien ne s’angoisse ;
    Elles s’envolent au-delà du théâtre,
    Et sur les auditeurs vont s’abattre.
    L’effet est immédiat,
    Bien au-delà des multimédias
    Les pulsations cardiaques montent d’un ton,
    Aux premiers airs du baryton.
    Une atmosphère apaisante envahit l’espace,
    Brise les carapaces
    Et berce les auditeurs,
    A la voix du chanteur.
    Dans une ambiance secrète,
    Comme les musiques d’ opérettes.
    (19/11/2019)

     

     

     

     

     

     


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  • Rêves d’enfants

    Bien curieux, le rêve d’un enfant,
    Qui suit souvent un instant présent
    Comme celui d’un ado,
    Engagé dans un jeu vidéo.
    Ils se créent un monde imaginaire à partir d’un vécu,
    Pour lequel ils sont convaincus,
    D’être le grand héros
    Comme leur ami Zorro.

    Le rêve de l’enfant se réalise souvent,
    A partit du comte qu’on lui a lu généralement,
    Le soir quand il est au lit
    Près de sa maman, sa meilleure amie.
    Sa rêverie peut aussi émaner de qu’il a entendu,
    L’histoire que la maitresse avait lue.
    Ou ce château sur la plage,
    Avec un petit décalage.

    Une simple goutte d’eau,
    Tombée de son seau
    Le transporte au milieu de la mer,
    Pour découvrir une chimère
    Sur un bateau fantôme,
    Au toit de chaume
    Où il va rencontrer Astérix
    Et son ami de toujours Obélix.

    Au milieu de la nuit résonne dans l’appartement
    Un cri aigu de déchirement,
    Maman ! Maman ! Vite je coule,
    Maman allume l’ampoule,
    Son fils, effrayé, est trempé de sueur,
    Dans ses bras s’envole la peur,
    Rêve ou cauchemar,
    Son fils est dans le brouillard.

    L’ado rêve d’un enjeu important pour lui,
    Qui se déroule sans bruit :
    La transposition d’un jeu vidéo,
    Dont il est le héro ;
    La stratégie et le choix des solutions,
    Rejette toute humiliation
    L’instant précis où il va s’engager,
    Ne peut plus être aménagé.

    Une minute d’incertitude dans sa réflexion,
    Qui refuse toute négociation
    C’est, pour lui, la catastrophe,
    Son esprit est en pleine surchauffe
    Face à un ennemi qu’il ne connait pas,
    Pourrait-il faire son mea-culpa,
    Et accepter sa défaite ;
    Il a joué comme une mauviette.

    Faut-il être surpris,
    Que le professeur soit incompris,
    Avec un esprit surmené non par le travail,
    Dans un cours où il baille
    Après une nuit de bataille,
    Dans une rêverie de pagaille
    Pour un jeu vidéo fictif,
    Aux résultats négatifs.
    (11/11/2019)

     

     


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  • Petits lutins

     

    Les petits lutins,
    Ce matin ont du chagrin.
    Le Père Noël a disparu.
    A-t-il été victime d’un malotru,
    Qui aurait en horreur les enfants,
    A cinquante jours de Noël, ce n’était pas le moment.

    Les monstres d’halloween seraient-ils sur le coup,
    Parce que Noël attire beaucoup,
    Et qu’halloween a du mal à s’implanter chez nous.
    Qu’en pensez-vous ?
    Plus de père Noël,
    Ce n’est pas une bonne nouvelle.

    Le traineau reste introuvable,
    Pour les enfants ce n’est pas agréable.
    Les lettres s’entassent partout,
    Nous les petits lutins nous ne savons pas lire du tout.
    Comment répondre à chaque enfant,
    En les accueillant ?

    Le lutin policier a lancé une enquête,
    Et aux pouvoirs publics, une requête.
    Un traineau a bien été retrouvé au pied d’un torrent,
    Du coté du Saint Laurent,
    Mais ce n’est pas celui que l’enquêteur recherche,
    Même s’il était devant une crèche.

    Le monde des lutins courent partout
    Mais dans tous les sens surtout.
    Sans le Père Noël, ils sont perdus,
    Et ne se sentent plus défendus.
    Enfants du monde entier, venez à notre aide,
    Il faut qu’on s’entraide.

    Un matin, dans un épais brouillard,
    Une forme bizarre faisait penser à un fuyard.
    Est-ce lui qui avait enlevé le Père Noël ?
    Une masse blanchâtre s’approchait,
    Aucun lutin ne bronchait,
    S’agit-il d’une bonne nouvelle ?

    Est-ce le lutin enquêteur qui avait trouvé une piste
    Sur l’auteur de l’enlèvement enregistré sur une liste ?
    Bonne ou mauvaise nouvelle,
    Où était le Père Noël
    Cette masse blanche s’approchait
    De notre petit guichet.

    Tout à coup, le plus petit lutin,
    Vit sous le soleil de matin,
    Briller une robe rouge,
    Et un bonnet aussi rouge.
    Il se mit à crier : c’est le Père Noël
    Du jour ce fut la meilleure nouvelle.

    Pris dans une tempête de neige et dans un brouillard épais,
    Le traineau s’accrocha à un parapet.
    Il fallu attendre que la tempête s’arrête,
    Pour relancer la charrette.
    Petits lutins, vite au travail,
    Je n’accepterai aucune faille.

    Les enfants comptent sur nous pour leurs cadeaux,
    Agissez en commando.
    Je m’occupe de la montagne de lettres
    Je vais agir en maître ;
    Tout sera livré à temps
    Nous n’en avons pas pour très longtemps.
    10/11/2019)

     


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  • Novembre 2019

    Novembre 2019

     

    Novembre est arrivé doucement
    Avec un temps très clément.
    Le jour de la Toussaint température agréable ;
    Sont resté au vestiaire les imperméables.
    Les gens ont profité des trois jours de congés
    Pour profiter des routes non enneigées,
    Affrontant dans beaucoup de régions, la pluie,
    Qui a fait déborder de nombreux puits.

    Novembre a pris sa revanche
    Rapidement ,sur les sommets des montagnes, une neige blanche,
    Laisse présager un hiver froid,
    Les animaux seront aux abois.
    Les hôteliers se frottent les mains,
    En voyant tout blanc les chemins
    Qui mènent aux stations,
    Sans aucune déviation.

    Pour eux, Noël sera blanc,
    Les sites seront très accueillants.
    Les réservations ne vont pas tarder,
    La neige, il faut bien la protéger pour la garder.
    La chasse aux étudiants est déjà lancée,
    Il faut les influencer ;
    Serveurs, il faut en trouver,
    Certains vont se retrouver.

    Cette nuit le brouillard a pris possession de nombreuses régions,
    De l’hiver, le cérémonial
    Et avec lui un froid glacial ;
    Il faut éviter les contagions.
    Le chauffage des maisons a aussitôt réagi,
    Refusant toute pédagogie
    Sur les économies d’énergie
    Pour certains une nouvelle liturgie.

    Novembre a repris son rôle
    Qui n’est pas toujours drôle,
    De prélude à l’hiver.
    Pour les marcheurs un vrai calvaire,
    Les trottoirs sont jonchés de feuilles de toutes les couleurs,
    A l’origine de nombreuses chutes et douleurs.
    Les services municipaux sont débordés
    Et bien souvent mouchardés.

    Revoyez votre garde-robe
    Rangez vos minirobes
    Pour endosser des vêtements chauds
    Et vérifier vos réchauds.
    Sortez vos grosses chaussures
    Pour maitriser la nature,
    Et les chaussettes de laine ;
    Faites une cure de miel issu d’un vrai pollen.
    (09/11/2019)

     

     


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  • Pourquoi

     

    Maman, pourquoi tu es partie si tôt
    Pour monter là haut,
    Où papa t’a suivi trop tôt
    Vous étiez très catho.

    Pourquoi tu es partie,
    Sans prévenir loin de nous,
    Sans aucune empathie
    Nous laissant sur les genoux.

    Pourquoi la vie est remplie de peine,
    De souffrances à la traine,
    Des croix au coin des rues,
    Semées par nos disparus.

    Pourquoi les familles s’éparpillent,
    Aussi vite que des torpilles,
    Distendant les liens de la fratrie,
    Laissant qu’un peu de flatterie.

    Maman, tes questions exigent des répondre,
    qui doivent toujours correspondre,
    A ce que tu souhaites
    Tu est toujours inquiète.

    Le pourquoi des enfants quelque soit leur âge,
    Leur fait vite tourner la page,
    Les réponses s’envolent dans l’atmosphère
    Histoire de s’en défaire.

    La vie n’est faite que de pourquoi,
    Bien rangés dans leurs carquois.
    Réponses trop fragile,
    Comme un pot d’argile.

    Pourquoi la vie, pourquoi la mort ?
    Pourquoi la souffrance ? Qui a tort ?
    Pourquoi mon sal caractère
    Du tien, le légataire ?

    Pourquoi le ciel pour les bons,
    Et ceux qui font des dons ?
    Pourquoi pour les autres l’enfer,
    Domaine de Lucifer ?

    Trop de pourquoi dans nos vies,
    Qui restent inassouvis.
    Le silence en est souvent la règle
    Qui s’envole bien loin dans le domaine des aigles.

    Dis-moi pourquoi ceci
    Dis-moi pourquoi cela.
    Cherche la réponse en toi
    Si tu as la foi.
    (07/11/2019)

     

     

     


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  • Le tramway

     

     

    La ville de Tours avait un tramway,

    Qui répondait à de nombreux souhaits ;

    Les tourangeaux l’appréciaient,

    Les élus le dépréciaient,

    Les autobus devaient les remplacer

    Les utilisateurs très angoissés.

     

    Les élus décidèrent sans les usagers ;

    La ville devait être aménagée

    Et comme bien d’autres régions,

    Fut adopté la résolution,

    D’enlever tous les rails

    Les autobus reprenaient leur travail.

     

    Des années plus tard, on parlait d’économie d’énergie,

    D’améliorer l’air et lutter contre les allergies,

    Autant de bonnes raisons pour les élus,

    De revenir sur un passé révolu.

    Le dossier tramway prenait forme,

    Ce fut une grande réforme.

     

    Décider du tracé de la première ligne,

    Choisir les villes et quartiers de son passage,

    Eviter les embouteillages,

    Ce ne pouvait être un parcours rectiligne,

    En retenant les avis des différents maires

    En évitant que certains soient trop amers.

     

    Concertation de la population

    Travaux engagés dans toute l’agglomération,

    Études des géomètres avec raison,

    Accepter que les archéologues interviennent

    Pour étudier les origines chrétiennes

    De la ville et de ses environs,

    La métropole de Tours val de Loire,

    A désormais un tramway moderne dont elle est fière,

    Malgré les gênes d’hier,

    Dans la journée et le soir.

    On étudie déjà une seconde ligne,

    Qui ne sera pas non plus rectiligne.

     

    Le nouveau tramway s’est bien incorporé au paysage,

    Très limité le déboisage ;

    Il fait partie de la métropole tourangelle,

    Et sert des zones industrielles.

    On ne pourrait plus s’en passer,

    Et revoir les autos le dépasser.

     

    En Touraine, en tramway, on dépasse les autos,

    En Touraine, en tramway, on depasse les vélos

    Et même les trottinettes électriques,

    Ce qui est fantastique.

    Les Tourangeaux ont bien adopté ce nouveau moyen de transport,

    Qui ne va pas encore jusque l’aéroport.

    (05/11/2019)

     

     

     

     

     

     


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  • Boite à souvenirs


    Petite boite cachée au fond de mon armoire,
    De ma vie, tu es le miroir,
    Photos, petit papier, jouets,
    Desséché un petit bleuet
    Un cahier de la maternelle,
    Et le photo de mon premier amour informel,
    Tirée le long d’une marina,
    Ecrit au dos son prénom Nina.
    Malgré les années passées,
    Une petite larme s’écoule sur ma joue,
    En regardant ce petit bijou,
    De mon cœur jamais effacé.

    La famille de Nina a brutalement quitté le village,
    Laissant au cœur un pauvre élagage
    Qui a bien eu du mal à se reconstruire,
    Car je n’ai jamais pu lui écrire.
    Elle a déménagé durant les vacances
    Me plongeant dans la défaillance.
    Le soir, au lit je pleurais ma copine,
    Dans mon cœur, une grosse épine,
    Que personne n’a pu enlever ;
    Tout au long du primaire, la plaie s’est aggravée.
    Personne pour me consoler,
    Mes parents en étaient affolés.

    Boite à souvenir,
    Que je ne peux assainir.
    Elle cache les profondeurs de mon cœur
    Et parfois me chante en chœur,
    Les malheurs d’un jeune garçon
    Qui aurait pu en perdre raison.
    Ce n’est qu’au collège que j’ai rencontré une autre amie,
    Pas de photos, pas de billets doux,
    Je ne voulais pas un autre doudou,
    Seule était au courant, ma mamie.
    Aujourd’hui, je l’ai perdue de vue,
    Elle n’était pas très assidue.

    Dans ma boite à souvenir
    Elle n’a pas sa place, s’abstenir.
    Seule Nina reste dans mon cœur,
    De temps à autre, quelques pleurs,
    De ne pas savoir ce qu’elle est devenue
    Elle est toujours bienvenue.
    Un amour d’enfance,
    A beaucoup d’affluence
    Sur le caractère d’un jeune garçon
    Qui pique comme un hérisson,
    Pour un amour perdu,
    Qu’il a tant attendu.
    (03/11/2019)

     

     


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  • La Toussaint

     

    Fête des vivants
    Qui ont trouvé le soleil levant
    Après un voyage sur terre,
    Mariés ou célibataire
    En mettant en avant la loi d’amour
    Qui se vit tous les jours.

    Nous fêtons tous les saints
    Ceux qui sont encore sur terre
    Avec de nombreux partenaires
    Qui un jouir ont tété le sein,
    Dans les bras d’un amour,
    Qui était leur seul secours.

    Cet amour avec lequel ils ont grandi
    A nourri leur être sans jouer la comédie,
    Partageant ses valeurs
    Empli de bonheur.
    Ce sont déjà des saints
    Même s’ils sont un peu anciens.

    Toussaint, tu ne sers à rien !
    Est-ce un mal ou un bien ?
    C’est une question personnelle
    Qui ouvre sur l’éternel.
    Les fleuristes ont saisit l’occasion
    En rayant les principales informations.

    La tradition en a fait la fête des morts,
    Quel qu’ait été leur bord.
    Nous ne voulons pas les oublier.
    Même s’ils nous ont ennuyés,
    Pendant leur fin de vie,
    Ils n’en avaient pas envie.
    De nombreuses personnes qui meurent,
    Souvent hors de leur demeure,
    Sans le dire, sans le montrer,
    Mais dans leur cœur cloitré,
    Ont vécu une vie de sainteté,
    Sans la faire miroiter.

    Que nous soyons croyants ou non,
    Le jour des morts ou la Toussaint,
    Laisse entendre qu’ils ne sont pas pour nous que des morts,
    Qui auraient changé de bord.
    Nous sommes persuadés que quelque part ils vivent,
    Et ne traînent pas à la dérive.
    (01/11/2019)

     

     


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  • Soudain

    Soleil radieux
    Qui nous vient des cieux.
    La plage est couverte de vacanciers ;
    Ce beau temps est apprécié.
    C’est le moment de vagabonder,
    Sur des sentiers non inondés.
    La digue est très fréquentée
    Par des promeneurs enchantés.
    Les parents se laissent attendrir
    Pour quelques glaces à acquérir.
    Soudain une voiture sillonne la digue,
    Et de son haut-parleur refusant la fatigue,
    Annonce aux vacanciers la proximité d’une tempête,
    Les maîtres-nageurs répondent à leur quête.
    Et hissant le drapeau rouge
    Pour que les nageurs bougent.
    La gendarmerie accentue le mouvement
    Sirène hurlante comme pour les bombardements.

    Tous les invitent à la prudence,
    Vents et pluie, sont annoncés en abondance,
    Les cotes vont être battues par la tempête.
    La plage se vide,
    Parents et enfants remontent, le visage livide ;
    Avec dignité, ils accueillent la flotte
    Qui commence à se déverser ; les plus petits ont la tremblote.
    La tempête fait rage,
    Un mélange de pluie et de vent ravagent,
    Toute la jetée pour un vaste lessivage.
    La météo régionale elle même est étonnée,
    Rien de laisser présager une telle avoinée.

    Les arbres tremblent sous l’effet du vent,
    Sur le terrain de camping s’envolent quelques auvents.
    Aussi vite qu’ils étaient venus
    Le long de l’avenue,
    Tempête et le vent ne font plus parler d’eux,
    Ils sont repartis tous les deux.
    Un grand calme remplace les hurlements du vent,
    Tout revient comme avant.
    Les agents municipaux nettoient le rivage
    Et retirent les branchages.
    Sortent peu à peu quelques promeneurs
    La tempête est partie ailleurs.
    (28/10/2019)

     


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  • Halloween


    Halloween, Toussaint, les morts, que de mots !
    Comment se retrouver dans cet imbroglio,
    Des regroupements familiaux,
    Pour et retrouver ses égaux ?
    Chaque journée a un sens différent,
    Pour ses adhérents,
    En cette fin de congés scolaires ;
    Chaque individu sa filière.

    Halloween nous vient des États-Unis d’Amérique,
    Chez eux, des soirées très féériques ;
    Une implantation en France, pas évidant,
    Avec les fêtes anciennes existant.
    Les enfants se déguisent et font du porte à porte,
    Pour glaner quelques bonbons de toute sorte.
    Accompagnés ou non de leurs parents,
    Qui, pour la fête, sont adhérents.

    Tous déguisés, grands et petits,
    Réunis sans aucune apathie,
    Attendent la nuit tombée
    Essayant de ne pas tomber,
    Pour fuir quelques instants leurs maisons,
    Malgré le froid de la saison,
    Et vadrouiller dans leur quartier,
    Pour quelques bonbons qui vont remplir leur boitier.

    Le soir, autre démonstration
    Les adultes ont travaillé leur présentation,
    Pour se retrouver incognito,
    Sous un chapiteau.
    Nuit blanche sans sommeil
    Demain, la Toussaint, pas de réveil,
    Soirée dansante
    Pour tous amusante.

    Plus questions de bonbons,
    Mais après quelques Bourbons,
    Les échanges imprévus au départ,
    Rejetant tout rempart,
    Prennent forme doucement
    Sans aucun agacement.
    Avançant dans un léger brouillard,
    Bien qu’il se fasse tard.

    Des couples se font et se défont,
    Au gré des carafons ;
    Une nuit de faiblesse
    Autour des diablesses,
    Qui se laissent emporter
    Dans une nuit sans clarté,
    Les masques ont tout caché
    Ils étaient bien harnachés.
    (27/10/2019)

     

     


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