• Un père, une mère

     

    Défis n° 3248 chez Evy

    Mots d’une autre époque,
    Où beaucoup vivaient dans des bicoques.
    Ces termes avaient encore du sens,
    Égalité sur les plateaux de la balance.
    Un père, une mère égalaient une famille,
    Pas  besoin de béquilles.

    Aujourd’hui, on parle de parents,
    Familles décomposées ou recomposées,
    Aux enfants, ne rien imposer,
    Ils régiraient en refusant.
    Un seul mot reste indispensable : amour,
    Qui assure aux enfants de nouveaux carrefours.

    L’amour des parents pour leurs enfants,
    Sous-entends un lien permanent,
    Qui nécessite la présence d’un père et d’une mère,
    Qui ne doit pas être chimère.
    La tendresse de la mère,
    Sans vagues comme la mer,
    L’autorité du père,
    Qui n’est pas pour autant un expert.

    Qui, mieux qu’une mère,
    Quelque, pour soutenir ses enfants, un peu compère
    Peut consoler l’enfant en pleurs,
    Que recherche le bonheur
    Malgré la punition méritée,
    Sans aucune ambiguïté.
    La paix est vite retrouvée dans le jupon de maman,
    Qui ne fait pas semblant.

    Courir sur un chemin interdit,
    L’enfant, un peu trop dégourdi,
    Oubliant ses promesses de le veille à plusieurs personne,
    Qui ne courent plus comme une lionne,
    Enchaine punition sur punition,
    Pour marquer cette déviation,
    Même si l’enfant est angoissé,
    Un beau sourire ne peut effacer.

    Une famille sans père,
    Un couple sans mère,
    La loi l’autorise depuis peu d’années,
    Plus utile de cancaner,
    Vous en verrez de plus en plus,
    Les temps sont révolus.
    Le bien des enfants et de la fratrie,
    Ne passe plus par la mairie.
    (13/01/2020)

     


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  • Gens du voyage

     

    Ils sont venus, ils sont tous là,
    Ils accourent de là-bas,
    Ils occupaient nos pâturages,
    Avec beaucoup de courage.
    Un poteau électrique accessible,
    Une bouche à incendie disponible,
    Ils se sont installés un matin,
    Occupant même notre chemin.

    Qu’ils soient bohémiens, Rom ou gitans
    Ils reviennent tous les ans,
    Pour occuper ce même lieu,
    Dans notre banlieue.
    Ils viennent, ils partent, être ici ou là,
    Mais toujours lors des Pietà,
    Où tous se rassemblent,
    Pour prier ensemble.

    Leur linge sèche sur les haies,
    Et sur des bouquets de bleuets.
    Leur vie a bien changé,
    Leur roulote bien arrangées,
    Machine électrique pour la lessive,
    Contre nous, pas agressive.

    Sont-ils brigands ou voleurs,
    A leur heure ?
    Les hommes se couchent tôt le matin,
    La nuit ils errent sur les chemins,
    Pour trouver nourriture pour leur smalah,
    Qui, dès le réveil, attend la récolte du prélat.
    De villes en campagnes,
    C’est un véritable bagne.


    A la tombée de la nuit,
    Juste à côté des buis,
    Au beau milieu de leur caravane,
    Bien fixée dans la savane,
    Un feu de la saint Jean,
    Qui attirent le gens,
    Monte vers le ciel,
    Flammes plurielles.

    Quelques gitanes dansent dans cet environnement,
    Pour les villageois, un évènement,
    Qui les attire contre quelques piécettes,
    Déposées dans des chaussettes.
    Les maisons se sont vidées,
    Sans se sentir intimidés.
    C’est l’heure des larcins,
    Réalisés par les plus malins.
    (10/12/23020)

     

     

     

     


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  • Derrière le grillage

     

    Mon jardin est entouré de grillages
    Qui ne me protège pas des pillages.
    Grâce à lui, je vois mes voisins
    Au milieu de leur pelouse, un grand bassin,
    Qui permet  aux petits de patauger,
    Au milieu du potager.

    Grillage dans la nature,
    Qui du chemin, sépare une belle pâture,
    Où pait un troupeau de vaches,
    Qui courent comme des apaches.
    A l’heure de la traite,
    Elles se rassembleront près de la charrette.

    Question de mode, de nombreux grillages sont retirés
    Pour y édifier un mur pour éviter,
    Le passage d’auteur de larcins,
    Qui traînent sur nos chemins,
    A la recherche de légumes
    Et quelques fruits et agrumes.

    Au fond du jardin,
    Chaque matin,
    On entend chanter le coq,
    Sortant de sa petite bicoque,
    Pour réveiller son harem de poules,
    Dont les poussins se chauffent sous une grosse ampoule.

    Le poulailler est bien grillagé,
    Et l’intérieur aménagé
    Pour faire fuir le renard
    Un drôle de combinard.
    Il aimerait un festin de poule
    Bien fixé sous son coude.

    Que de grillages dans nos vies
    Dont on n’a pas envie,
    Qui nous enferment et limitent nos libertés,
    Nous en sommes souvent heurtés ;
    Que ce soit au travail ou dans les loisirs
    D’importants grillages nous empêchent de choisir.
    (11/01/2020)

     

     

     


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  • Vie multicolore 

    Multicolore cette photo d’un coin de mer,
    Qui éloigne toute chimère,
    De monstres marins,
    Éloignés de ce bassin.

    La nature est multicolore,
    Si on la laisse s’éclore,
    Saison après saison,
    Par de multiples combinaisons.

    Arc-en-ciel multiple
    Fascinant en montagne nos périples,
    Silence des orages ravageurs,
    Sur les hauteurs.

    Les lumières de Noël brillent encore
    Donnant aux rues des aspects multicolores,
    Aux heures de la nuit tombante ;
    La ville est accueillante.

    C’est une vision de fête,
    Qui en un instant brille dans nos têtes.
    C’est toute une parcelle de la ville,
    Eloignée des bidonvilles.

    Une chromatique de couleurs,
    Apporte un peu de chaleur,
    Aux habitants gênés par les grèves,
    Qui pour eux n’est pas un mauvais rêve.

    Là-bas, la vie se terre dans le silence,
    Entre les habitants, aucune équivalence.
    C’est un autre monde que l’on évite,
    Pour eux, la sérénité ne s’invite.

    Pour discours de la nouvelle année, le maire fait la synthèse,
    Des activités passées, mettant entre parenthèses,
    Les quartiers de la périphérie,
    Éloignés de fééries.

    La joie de Noël
    Comme une bonne nouvelle,
    Efface la misère,
    Par des chants aux multiples airs.
    (10/01/2020)

     


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  • Vieillir

    Défi n° 246 chez Evy

     
    Vieillir, c’est compter le nombre d’année
    Vécu sans se faner,
    Tenir debout comme un arbre,
    Dont le tronc est aussi dur qu’un marbre,
    Malgré son dépouillement hivernal,
    et qui reverdit dès le printemps, sans aucun mal.

    Le mot vieillir et ceux issus de la même racine
    depuis longtemps nous bassinent.
    Notre commune invite ses ainés,
    les 70 ans et plus d’années,
    sans jamais parler des vieux,
    ni des aïeux.

    Regarder derrière soi
    Sans aucun effroi ;
    les regrets d’antan,
    ne font pas rajeunir longtemps,
    N’importe pas la jeunesse
    en téléchargeant un logiciel d’allégresse.

    Chaque anniversaire est un jour de joie
    pour les autres comme pour soi.
    Ce n’est pas un jour terrible,
    Mais une fête accessible.
    Il faut savoir pimenter sa vie,
    Et en avoir envie.

    Sans être une vague tumultueuse,
    Les années s’écoulent comme une crème onctueuse,
    Dont il faut savoir prendre le virage.
    La vie, quelle que soit l’âge, n’est pas un mirage,
    Mais une réalité concrète,
    qui n’a pas besoin d’interprète.

    Toujours beau un visage
    Qui n’a pas d’âge.
    Les crèmes antirides,
    N’arrêtent pas le compteur aride,
    Dont vous n’êtes pas le maitre,
    Et n’en connaissez pas les paramètres.

    Les ainés regardent couler le sablier,
    Sans rien maquiller,
    De la vie qu’ils ont vécue,
    Et qui ne les a pas vaincus.
     Pourquoi fouiller les tiroirs,
    En se tortillant la mémoire.
    (31/12/2019)

     

     


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  • Bulle de neige

    Boule posée sur une main,
    Qui la regarde de loin,
    Ne reconnaissant pas ce paysage,
    Pour elle un simple présage,
    Ou une idée farfelue
    A elle seule dévolue.

    Habitacle d'avenir
    Dans lequel elle devrait alunir,
    Image de son passé,
    Dont elle a pu se débarrasser,
    Après un long sommeil,
    Brutal, fut le réveil.

    Sa bulle, elle l'avait progressivement construite,
    Elle qui était si instruite,
    Fuyant son environnement,
    Pour un profond déracinement.
    Elle recherchait la solitude,
    Remplie d'incertitude.

    Elle voulait écrire le livre de sa vie,
    Depuis longtemps, elle en avait envie.
    Les mots se sont envolés,
    La feuille s'est gondolée,
    Le stylo s'est affolé,
    La page s'est vite bariolée.

    Le livre s'est dégonflé,
    Dans l'abime, il s'est essoufflé.
    Quelques poèmes ont survécu,
    Elle n'en fut pas convaincue.
    Du sommeil elle les a arrachés,
    A eux, elle s'est attachée.

    Sa bulle n'a pas résisté,
    Elle n'en fut pas attristée.
    La réalité de la vie lui est apparue,
    Peu à peu, en elle, elle a cru.
    Vivre dans une bulle n'a qu'un temps,
    En sortir peut durer longtemps.

    La poésie l'a sauvée,
    Sa tête fut lavée,
    Son esprit renouvelé
    La vie l'a appelée ;
    L'isolement n'est qu'un lointain souvenir,
    La liberté retrouvée devrait la prémunir.
    (28/12/2019)

     

     

     


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  • Mots et notes
     
    Page blanche qui attend que se déposent des mots
    Pour composer un simple mémo ;
    Plume de stylo prête à la recouvrir
    De lettres qui vont atterrir
    Pour devenir je ne sais quoi
    Restant calme pour ne pas se tromper de doigt ;
    Page blanche prête pour que s'alignent quelques lettres,
    Que l'oiseau-lyre aidera à mettre,
    Mots indicibles,
    Pas encore corrigibles.

    Dans un coin de son esprit,
    Enfoui, bien à l'abri
    Une autre page blanche attend sur des lignes horizontales,
    Quelques notes artisanales,
    Qui volent dans les airs,
    Loin de notre univers,
    Pour former une gamme,
    Refusant tout amalgame.
    Une musique douce, à peine audible,
    Glisse dans des oreilles encore peu sensibles

    Page blanche, tu te couvres de mots,
    Issus de la pointe du stylo,
    Pour former phrases ou verres,
    Qui au départ glissent de travers,
    Troublant son esprit
    Qui n'a pas compris,
    Qu'un poète divague
    Se laissant balloter par les vagues.
    Sur le papier, il atterrira,
    Dans tous ses apparats.

    Lignes de la portée,
    Sur la feuille limitée,
    Vous vous couvrez de notes blanches ou noires
    Pour accroitre mon répertoire ;
    Tout se fait en aparté,
    Dans un esprit bouillonnant de clarté.
    Tout l'art de la musique,
    Eveille un esprit poétique
    Qui œuvre dans le silence,
    En toute invraisemblance.

    Page noircie d'un côté,
    Notes couchées sur les portées,
    La rencontre peut s'établir
    L'une et l'autre vont s'assouplir
    Dans une fusion totale
    Accomplissant leur idéal.
    Le poème devient chantant
    La musique, derrière les mots, s'entend.
    L'auteur plonge dans la musique,
    Sans le moindre effort physique.

    De la fusion des deux techniques.
    Comme deux pôles magnétiques
    L'esprit du poète éclate,
    Sa figure écarlate,
    Son émotion déborde,
    Tout concorde.
    Il peut l'offrir au monde
    Qui la chantera à la ronde.
    Les médias vont s'en emparer.
    Devant sa création, il reste effaré.
    (26/12/2019)

     
     


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  • Noël 2019 

    Gloire à Dieu au plus haut des cieux
    Et paix sur la terre aux hommes qu'il aime.
    Noël, fête de la joie
    Pour toi et autour de toi,
    Dans ta famille,
    Fête de la paix
    Pour tous les éclopés,
    Qui marchent avec des béquilles ;
    Pour ceux qui vivent dans des pays en guerre,
    A l'autre bout de la terre.

    Lumière de Noël,
    Qui apporte une bonne nouvelle,
    A vous les sans abri,
    Qui vivent de débris ;
    A vous les exilés économiques ou politiques,
    Africains ou asiatiques,
    A vous les sinistrés des inondations,
    Qui n'ont pas d'autres solution,
    Que de se retirer dans des gymnases municipaux
    Ou divers entrepôts.

    Lumière de Noël,
    Qui vous appelle,
    A ne pas vous refermer sur vous-même,
    Pour vous ouvrir au message de Bethléem,
    Ouverture sur les autres ;
    Pour devenir apôtre,
    De la fraternité
    Et pour tous, la liberté ;
    Ouverture à ceux qui sont seuls, isolés,
    En ces jours de fête, ils ne vont pas rigoler.

    Lumière de Noël,
    Qui peut devenir relationnel,
    Avec des malades dans les hôpitaux,
    Ou des prisonniers derrière leurs barreaux ;
    Ou simplement avec votre voisine,
    Qui ne quitte pas sa cuisine,
    Devant un écran de télévision,
    La plus mauvaise des solutions,
    Pour ne parler à personne,
    Et surtout pas à un bonhomme.

    Lumière de Noël
    Fierté des commerçants et des industriels,
    Qui en quelques jours font leurs affaires,
    Pour des produits émanant de toute la terre.
    La joie de Noël est loin de leurs préoccupations,
    Elle a pris tant de déviations,
    Pour un chacun pour soi
    Leur unique loi.
    Le Père Noël est devenu premier
    C'est lui qui les fait travailler.
    (24/12/2019)

     

     

     


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  • Noël de notre enfance 

    Il est né le divin enfant,
    Minuit chrétiens,
    Les anges dans nos campagnes,
    Venez divin messie,
    Aujourd’hui dans notre monde…
    Ces chants nous berçaient,
    Emplissaient notre esprit.
    Nous étions heureux de les entendre, de les chanter,
    Au cours de la messe de minuit,
    Et dans nos maisons.

    A côté du sapin, une crèche,
    Un petit ange qui secouait la tête à chaque pièce déposée.
    Nous les entendions dans les rues,
    Dans les centres commerciaux
    Sur les marchés de Noël,
    Ces chants traditionnelles ;
    Chacun portait la Bonne Nouvelle,
    D’un sauveur du monde :
    Jésus est né,
    Chantons Noël.

    Qu’est devenue la tradition chrétienne de la France ?
    Sur les ailes des anges, elle s’est envolée,
    Dans un tremblant halo de lumière oscillant
    De lueurs rouges, jaunes, entremêlés d’orange
    Sous le regard ami d’un doux visage d’ange.
    Le commerce a pris le dessus.
    Je reste là, assis, immobile en rêvant,
    Pensant à la crèche de mes parents,
    Construite sur le piano du salon.
    Rêve d’une enfance, depuis longtemps évaporée.

    Silencieux, devant l’ordinateur qui relaie ma rêverie,
    L’esprit suspendu dans le temps,
    J’aime revivre la douceur de ces années,
    Depuis longtemps envolées
    Et disparues d’une époque moderne,
    Qui prône la liberté de conscience,
    Rejette l’historicité chrétienne de la France,
    Refusant les crèches dans les espaces publiques,
    Au nom de l’égalité…
    Liberté chérie !

    Rejet des signes religieux dans l’espace public !
    Va-t-on détruire nos cathédrales,
    Et raser de nombreux lycées crées par les Jésuites.
    Égalité oblige, bien d’autres bâtiments devraient disparaître,
    Au nom de la laïcité.
    Pourquoi faut-il rebâtir Notre Dame de Paris ?
    Pour réduire l’effet de serre, plus de bois dans les cheminées ouvertes,
    Plus de voiture dans les villes et sur les routes,
    Retour à la charrette tirée par des bœufs,
    Adieu électricité et appareils électriques.

    Non, l’esprit de Noël est toujours là,
    Bien ancré dans nos habitudes
    Et sur de nombreux murs de nos cités.
    Paix de Noël pour tous,
    Joie pour toutes les familles.
    Même si les chants disparaissent,
    De grands noms chantent encore Noël.
    Les studios de télé sont décorés
    Mais plus de crèches,
    Liberté chérie !
    (21/12/2019)


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  • Noël de clandestins 

    Elle est arrivée en France,
    Une valise et deux enfants en bas âge,
    Son mari a été incarcéré dans leur pays.
    Elle a pu sauvegarder son passeport,
    Espérant que son mari pourrait un jour le rejoindre.

    Marche forcée à travers les montagnes,
    Évitant les grandes villes et agglomérations,
    Se faufilant de village en village
    Pour éviter la police
    Elle arrive en France, épuisée et amaigrie.

    Ses deux enfants ont joué le jeu,
    Acceptant les restrictions,
    Avançant jusqu’à épuisement,
    Secourus par une association,
    Qui l’a mise à l’abri dans une petite tente.

    Tous les jours, elles avaient rendez-vous au resto du cœur ;
    C’est là qu’une bénévole lui a proposé un autre logement,
    Un local en bois au fond d’un jardin,
    Au moins pour passer l’hiver,
    Et lui obtenir de vrais papiers.

    On était en décembre,
    Noël n’avait plus de sens pour elle,
    Ses enfants n’attendaient rien ;
    Des cadeaux, ils ne savaient pas ce que c’était ;
    A manger était leur principal souci.

    Comme chaque jour en hiver,
    Le 25 décembre, ils étaient au lit dès 20 heures.
    A trois, sur la banquette lit,
    Ils se réchauffaient mutuellement,
    Bien souvent le ventre vide.

    Peu après elle entendit frapper à sa porte,
    Toute tremblante, craignant toujours la police,
    Elle entrouvrit doucement,
    Des voies se firent entendre : joyeux Noël !
    C’étaient les propriétaires du cabanon.

    En mains de nombreux paquets,
    Qu’ils déposèrent sur le lit.
    Les enfants tremblaient encore de peur.
    La femme leur dit : à demain midi,
    Nous vous attendons pour partager notre repas.

    Aucun mot ne sortait de leur bouche,
    Même pour dire merci.
    Les visiteurs se retirèrent doucement,
    Comme l’aurait fait le Père Noël.
    De la fenêtre la maman les vit rentrer chez eux.

    Quelques guirlandes éclairaient leur domaine.
    Les paquets ouverts, ils trouvèrent de quoi manger,
    C’était la fête
    Des jouets pour les enfants,
    Une robe pour la maman.

    Il ne manquait que le papa pour se réjouir pleinement.
    Qu’était-il devenu ?
    Elle ne pouvait lui écrire et encore moins lui téléphoner.
    Elle était toujours une clandestine,
    Dans un pays où elle apprenait la langue.
    (13/12/2019)

     


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  • La biche aux abois

     


    Elle est là à quelques pas de moi,
    Cette bête aux abois.
    La peur la fait trembler
    Tout son corps est accablé.
    Les chiens de chasse la coursent,
    Qui gagnera cette terrible course.

    Yeux hagard,
    Elle ne cherche pas la bagarre,
    Trop belle pour perdre la vie,
    Qui en aurait envie.
    Derrière les chiens, les chasseurs
    Qui ne voient dans la bête que du bonheur.

    Un retour de chasse glorieux
    Après un travail laborieux.
    Ce sera la fête au village
    Perdu au cœur de la campagne.
    La tête sera empaillée,
    Les chiens pourront aboyer.

    La biche ne se sent pas perdue
    Jamais un chien ne l’a mordu.
    Elle connaît la forêt dans tous ses recoins,
    Les chiens sont encore loin.
    Biche ô ma biche, ô ma petite biche
    Dans la verdure une magnifique affiche.

    Ne reste pas là au milieu de la verdure,
    Lâches-toi en pleine nature,
    Tes bonds, fais-les dans le silence,
    Tu les sèmeras par ton insolence.
    Ils rentreront bredouilles,
    La tête basse comme des andouilles.

    Dépêches-toi avant qu’ils ne te voient,
    Pour toi une seule voie,
    Etre plus malin qu’eux
    Ils sont trop ambitieux.
    Cours, cours, belle biche,
    Avec toi, ils rentreront godiches.
    (18/12/2019)

     

     

     

     


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  • Les handicapés 

    Quel que soit leur âge,
    Devant eux ne s’offrent que des barrages.
    Les voitures sur les trottoirs,
    Le matin comme le soir
    Ils gênent et font peur
    Eux qui ne veulent que du bonheur.
    Pourquoi les mettre au monde,
    Et les faire entrer dans la ronde,
    Puisque la science peut déceler le handicap,
    Ne faudrait-il pas prévoir d’autres étapes ?

    Quel que soit le handicap,
    Les difficultés de la vie les rattrapent.
    Escalier à monter,
    Le froid à affronter,
    Un travail refusé,
    Ils sont toujours accusés,
    De la société, rejetés.
    Toujours étiquetés
    Heureux les parents qui les acceptent
    Et ne les considèrent pas comme un concept.

    Pas de place pour eux dans les écoles,
    Sur la tête se dresse une auréole ;
    Ils gêneraient la classe
    On n’y peut rien, hélas.
    Les parents jouent aux professeurs
    Qu’ils partagent avec leur sœur ;
    Autour d’eux se dresse l’amour
    Qui les lie pour toujours.

    Seul moyen de déplacement
    Un bon agencement
    Son fauteuil roulant,
    Ou les mains de maman.
    Tendresse familiale
    Toujours cordiale.
    Hors de la maison trop de difficultés,
    On est vite catapulté.

    Dans la rue, l’handicapé gêne les passants,
    Qui ne sont pas regardants.
    Leur place est à la maison,
    Quelle que soit la saison.
    Un simple bonjour,
    Dans la rue ou dans la cour,
    Un sourire d’amour
    Un vrai, sans humour.

    Aime-moi si tu veux
    Ensemble, nous serons heureux.
    Tu m’aideras à accepter mon handicap,
    Nous irons vers un nouveau cap.
    Ils ne veulent que ça,
    Un peu d’amour ça et là.
    L’handicap est lourd à porter
    Il ne faut pas les heurter.
    (18/12/2019).

     

     

     


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  • Voile de brume

    Tableau d’un peintre invisible,
    Pour se montrer, trop sensible,
    Devant ce spectacle hivernal
    Œuvre artisanale.
    Que la nature est belle
    A l’aube d’une journée nouvelle.
    Un spectateur matinal
    Découvre cette image d’Epinal,
    Qui remplit son âme de beauté,
    Qu’il ne faut chahuter.

    Voile de brume
    Rempli d’amertume.
    Des millions de gouttelettes de perles posées sur les voiles,
    Donnant à ce peintre inconnu, une magnifique toile,
    Peignant un paysage givré,
    De la curiosité délivrée.
    A travers la finesse des mâts ;
    Se reflétant sur un lac bien plat
    Ces nombreux bateaux posés sur l’eau,
    Se reflètent dans ce halo.

    Magnifique image de ces arabesques,
    Qui donnent un air carnavalesque,
    A cette nappe d’eau déposée au pied de la montagne,
    Entourée de larges campagnes
    Qui tremblent de froid.
    Les mâts eux aussi givrés restent bien droits
    Aucun arbre ne paraît dans cette brume matinale,
    Pour l’artiste, rien de banal ;
    Ils sont invisibles à l’œil nu,
    Dans ce paysage bien connu.

    Quelques oiseaux chassent leur proie,
    En piquant, le bec bien droit.
    Il faut bien se nourrir malgré ce froid glacial,
    Qui couvre tout le chenal,
    Donnant une sensation de vide,
    Et une couleur livide.
    Dans un silence de mort,
    De bâbord à tribord.
    Magnifique tableau d’une nature en fête,
    Dont elle est satisfaite.
    (15/12/2019)


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  • Sois patient 

    Rêve d’un jeune ado,
    Qui de l’école en a plein de dos ;
    Devenir pompier,
    Sera son métier,
    Avec ou sans bac,
    Sans être démoniaque,
    Une seule devise : sois patient,
    Il en est conscient.

    Rêve d’un enfant
    Qui pour lui sera plaisant,
    Un chat à adopter
    Ce sera à toi de t’adapter.
    A Noël tout le matériel me fut offert,
    Pas de chaton ! Quelle affaire !
    Il est encore trop petit, me dit maman,
    Il dort contre la chatte, à peine conscient,
    Sois patient.

    A la SPA j’ai vu un petit chien,
    Je le trouvais très bien.
    Rapidement je fus déconfis,
    Je ne voulais de lui, aucune photographie ;
    Il faisait ses besoins partout,
    Je ne l’aimais plus, ce toutou.
    De ses erreurs, il n’était pas conscient
    Sois patient

    Un petit chien n’est pas un jouet,
    Que l’on dresse avec un fouet.
    L’adoption
    Est une conciliation
    Soutenue par un amour réciproque,
    Et non la confrontation en bloc,
    Entre le maître tout puissant et un chien obéissant,
    Sois patient.

    L’animal adopté est un peu perdu,
    Dans sa nouvelle maison où il est attendu.
    Ne sois pas fâché si je ne suis pas propre
    Dans ma cage, je faisais partout mes crottes.
    Des humains m’ont fait tant de mal
    Moi, un pauvre animal.
    Je te rendrais heureux, si tu es accueillant,
    Sois patient.

    Aime-moi,
    Je t’aimerai, toi
    L’adoption a pour règle première l’amour,
    Avec ou sans humour ;
    Je te rendrais heureux,
    Si pour moi, tu es chaleureux,
    Je ne suis pas déficient
    Sois simplement patient.
    (04/12/2019)

     


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  • Le courage

     

    Mot qui fait peur
    Et chasse le bonheur,
    Loin des yeux, loin du cœur,
    Chant langoureux lancé par le chœur,
    Qui cherche à nous endormir
    Au lieu de nous raffermir.

    Manquer de courage,
    Rester à l’amarrage,
    Au font d’un port,
    Rejeter tout rapport,
    Qui nous relèverait,
    Rejetant le couperet.

    Le courage et une force
    Qui émane des profondeurs de l’âme,
    Arrachant les mauvaises écorces,
    Qui conduiraient au drame.
    Le courage affermit le cœur
    Rejetant tout air moqueur.

    Les pompiers, exemple de courage ;
    Ils ont l’étoffe du héros
    Sans mettre en avant leurs pectoraux
    A tout leur entourage.
    Médaillés pour son audace,
    Ils font toujours face.

    Tout pompier donnera sa vie
    Là où il a servi,
    Pour sauver des vies humaines
    Même dans des conditions inhumaines.
    Le courage et leur première devise
    Pour tous, elle est acquise.
    Les militaires en service en Afrique
    Ignore la peur qui serait dramatique.
    Leur âme est remplie de courage,
    Refusant de la vie tout mirage,
    Pour défendre leur pays
    Jusqu’au don de leur vie.

    Ils ne recherchent pas le merveilleux,
    Qui les rendraient heureux ;
    Un seul mot : servir.
    Le pays doit les accueillir,
    Pour ce qu’ils sont : des héros,
    Vivants ou morts comme de vieux paquebots.

    Ils se disent des gens ordinaires,
    Ils n’ont rien fait d’extraordinaire ;
    Le courage cache l’humilité,
    Sans aucune ambiguïté.
    Ils ont obéi aux ordres
    Pour subjuguer le désordre.
    (05/12/2019)




     


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  • La chaleur du froid 

    Enfermée dans un cocon de neige
    La belle fille rêve.
    Elle s’est envollée sur les ailes d’un aigle
    Là bas dans le pays du froid polaire,
    Royaume d’un ours blanc et d’une chouette.
    Dors belle jeune fille
    Entourée de blanc coton
    Pour tout vêtement
    Un colier de perle entourre ton cou.
    Les animaux te regarde, non d’un air hébahi,
    Mais les yeux remplis d’amour.

    Face à catte apparition impromptue.
    Toute la nature s’est arrétée.
    Pas un bruit, pas un son ;
    Il ne faut pas la réveiller,
    Elle est si belle, la princesse
    Pourquoi l’effacer de notre vision.
    Même la neige s’est arrêtée de tomber,
    Pour ne pas l’ensevelir.
    L’ours est subjugué par cette apparition
    Il est bloqué, debout sur ces deux pattes arrières.
    La chouette immobile reste silencieuse.

    Que le rêve ne soit pas suspendu,
    La belle fille aura sa place dans notre royaume,
    Elle sera notre princesse,
    Notre fée immortelle.
    Elle veillera sur nous et nos petits.
    Dame nature qui sait être gentille,
    Suspens autour de nous tempêtes et bourasques ;
    Avec elle, laisse-nous rêver
    A l’amour de l’homme pour la nature.
    Pour une fois qu’il veut la protéger,
    Ne vient pas bousculer ses rêves
    Avec notre jolie princesse.
    (04/12/2019)

     


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  • Au pied de mon arbre 

    Au pied de mon arbre, je visais heureux,
    Chantait Georges Brassens.
    Arbre de vie,
    Qui cache le soleil trop chaud.
    Arbre desséché durant l’été,
    Sous une canicule brulante ;
    Ses feuilles pleurent,
    En s’affalant sur la pelouse.
    Trop d’eau pour lui en automne,
    Avec des vents qui soufflent le reste des feuilles
    Trop vite jaunies par le manque d’eau.
    Que sera cet hiver qui accourt à grand pas ?

    Quelque soit la saison,
    Un vent murmure sa chanson dans ses branches,
    Chanson nouvelle au printemps,
    Où tout renait en prévision des fleurs,
    Chanson assoiffée en été,
    Un léger murmure à peine audible,
    Chanson pluvieuse en automne,
    Qui lui arrache les feuilles,
    Qui s’envolent au gré du vent
    Semant mille couleurs
    Qui dansent sur les pelouses,
    Tant qu’elles ne seront pas ramassées.

    Chanson monotone en hiver
    Quand les brouillards surprennent le matin,
    Que la lune joue à cache-cache
    Quand le vent du nord,
    Cingle nos visages.
    L’arbre dénudé a changé de visage,
    Squelette blanchi par la chaux ou le neige ;
    Simple carcasse à travers les brumes,
    Quand la lueur du jour levant,
    Dessine ses formes squelettiques.
    Mon regard attendri se pose sur lui.

    Toi, mon arbre, si beau dans la belle saison,
    Je ne peux te réchauffer.
    Dame nature, que tu es dure envers lui !
    Il servait d’abri aux oiseaux,
    Qui avaient construits leur nid,
    Pour qu’éclosent des petits œufs,
    Qui donnent la vie.
    Quand la chaleur du soleil va-t-elle revenir,
    Pour faire éclater de nouveau bourgeons,
    Et redonner vie à ses branches défuntes ?
    Ce n’est pas un rêve.
    La nature te redonnera vie.

    Toi, mon arbre.
    L’hiver consolide ton tronc,
    Pour le rendre plus solide.
    Ainsi, se déroulent les années ;
    Tu retrouveras ta grandeur,
    Avec le roulement des saisons.
    Des maux d’hiver sont indispensables,
    Pour redorer ton blason,
    Quand chanteront les saisons,
    Quand piailleront les oiseaux,
    Quand reviendront les hirondelles,
    Quand roucouleront les pigeons.
    (05/12/2019)

     

     

     


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  • Les mots

     

    De jour comme de nuit,
    Des mots surgissent dans notre esprit ;
    Mots anodins, isolés,
    Mots regroupés en phrase,
    Mots indépendants, errant en liberté,
    Mots entrant dans un récit,
    Ce sont toujours des tendres mots,
    Qui nous disent quelque chose.

    Émanant de rêves impromptus,
    Ils nous envoient souvent au-delà des nuages
    Nuages gris, nuages noirs, nuages très clairs
    Pour atteindre la lumière du soleil,
    Et déposer en nous
    Le nectar céleste
    Qui anime nos âmes,
    Les rendant moins vulnérables, plus puissants.

    Rêves de mots
    Isolés ou reliés entre eux de façon bizarre,
    Pour donner une phrase,
    Qui à ce moment ne veut rien dire,
    Une phrase triste qui donne des frissons,
    Ou lumineuse comme la pleine lune, la nuit,
    Qui, au réveil s’étirera comme les pétales d’une fleur,
    Pour agrémenter le cœur.

    Mots repris par le poète,
    Dépouillés de leurs substances,
    S’envolant dans les brises du matin,
    Courant après cœurs fermés,
    Prenant leur temps pour agir, ils se dressent devant nous.
    Mots immortels qui passeront les siècles,
    Ecrits avec amour,
    Épanouissant nos âmes.

    Mots de tous les jours
    Qui perdent leur sens originel,
    Pour moderniser le vocabulaire,
    Entrant dans les dictionnaires
    Reconnus par l’académie française.
    Mots anciens transposés
    Pour se moderniser
    Et être de leur temps.

    Les mots prennent le sens qu’on leur donne,
    Mots ensoleillés pour des âmes fragiles,
    Mots tristes face aux drames en cours,
    Mots scintillants qui animent le cœur
    Mots d’amour entre parents et enfants,
    Mots vitaux entre deux cœurs qui s’aiment,
    Mots puissants qui redonnent vie,
    Résurrection des âmes et des cœurs qui pavanent.
    (Poème écrit le 22/10/2019, modifié pour entrer dans le défi)

     


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  • Quand le livre devient paysage

    Réponse à Quai des rimes

     

    En découvrant l’artiste qui a fait ce montage,
    J’ai essayé de compter les étages,
    De cette œuvre artistique,
    A la limite acrobatique.
    J’ai imaginé de lui répondre par un poème
    Dans un genre bohème.

    O montagne de mes rêves,
    Que de fois tu m’as accueilli en bon élève,
    Me faisant découvrir tes nombreux lacs
    Face à toi, un petit bac,
    Dont on faisait le tour,
    Par de nombreux détours.

    Rien n’est simple dans la montagne,
    Pas de lignes droites comme dans les campagnes,
    Il faut suivre les chemins plus ou moins tracés
    Avec de nombreux lacés.
    Faire le tour d’un lac est une chimère,
    Et pour le randonneur, un tracé éphémère.

    Livre débordant de l’eau du lac
    balançant la cascade d’une seule plaque,
    Dans un lac plus petit
    Sur le montage aplati,
    Sans le faire déborder,
    Qu’il nous faut regarder.

    Bateau d’un autre siècle,
    Échoué après une débâcle,
    Sans trace d’abordage
    Le long des cordages,
    Voulant la route de la cascade,
    Rejetant toute embuscade.

    Il rêve d’empoter dans son sillage,
    Les nuages noirs et leur emballage,
    Le bleu de la mer
    Débordant sur la terre,
    Faisant sauter le voilier
    Comme un cavalier.

    Il ne peut s’évader du livre,
    Et sa route poursuivre,
    Vers au-delà de la montagne
    Où se déverse la cascade.
    Rêve innommable d’un poète rêveur,
    Dont la plume est un enjoliveur.
    (23/11/2019)

     

     

     


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  • La roue du temps

     

    Tourne, tourne roue du temps,
    Qui n’a pas la chance de pouvoir s’arrêter
    Remplie d’anxiétés
    Par de nombreux contre temps
    Pour satisfaire tant d’êtres humains
    Qui se donnent la main,
    Pour allonger le temps qui leur est donné,
    Sans se laisser baillonner.

    A chaque être humain, un temps est donné,
    Entre les deux bornes nous sommes bâillonnés ;
    Dans ses limites, notre liberté peut se déployer
    Face à cette réalité, il ne faut pas larmoyer.
    Nos parents fixent la première borne,
    D’une vie qu’ils veulent bonne.
    La fin de la baignade de neuf mois, étant arrivée,
    La sortie de l’eau fuit activée.

    La joie remplace les douleurs de l’enfantement
    Sans tarder, immédiatement.
    Nous sommes aussitôt choyer,
    Sur le ventre de la maman, déployé.
    Plaisir partagé par toue la famille,
    Qui se penche sur cette petite anguille
    Entre parents et grands parents,
    Sans gestes transparents.

    Tic, tac, tic, tac,
    La roue tourne au rythme cardiaque.
    Années après années le temps s’étale
    Comme se place un capital.
    La pendule marque le temps,
    Pour tous les habitants.
    Le rythme est le même pour chacun
    Comme écrit dans un bouquin.

    La roue tourne sans marche arrière
    Pourquoi regarder en arrière,
    Ce que l’on a vécu ;
    Il faut en être convaincu,
    Pour éviter les crises d’angoisse
    Qui aimeraient une autre préface.
    La seconde borne du temps nous laisse transis
    Que nous vivions en Afrique, en France ou en Asie.

    Tourne, tourne, la roue
    Dans le sable du désert comme dans les marécages, la boue,
    Inutile de la graisser, son, créateur l’a fait pour nous,
    Rien à voir avec un gourou,
    Il veut notre bonheur, et lui seul,
    Il nous suit comme son épagneul,
    Humilité, regard des autres, amour,
    Envers nos frères, un peu d’humour.

    Tourne, tourne, tourne, la roue,
    La médecine ne fait pas la moue,
    Pour nous aider à tenir le coup,
    Mutuelle et sécu en assure le cout.
    A chacun de prendre ses responsabilités
    Rejetant toute velléité.
    Chacun a sa propre roue
    Ne touchez pas aux écrous.
    (30/11/2019)

     

     

     


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