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    Les papillons

     

    Vole, vole, papillon,

    Plane au dessus des sillons.

    Blancs, jaunes ou bleus

    Tu réjouis toujours nos yeux.

    Tu emplis mos jardin de couleur,

    De la nature, tu es un bel acteur.

    Ta palette agrémente tout notre être,

    Et accroit notre bien-être.

    Dans le ciel radieux,

    Tu égayes les cieux.

    De fleur en fleur,

    Comme un véritable acuponcteur

    Tu avances ton aiguillon

    Refusant toute accélération.

    La nature t’a conditionné

    Chez elle tu es enraciné. 

     

    Ta vie ne serait-elle qu’éphémère ?

    Chez toi tout ne serait que chimère ?

    De la nature les hommes t’ont rayé,

    Comme tant d’autres tu as été balayé,

    En répandant trop d’engrais.

    Tu es devenu un émigré.

    Comme toi, de nombreuses fleurs

    Ont perdu leur cœur,

    Pour de l’argent espéré,

    Et de nouveaux gains désirés.

    Reviens vite cher papillon,

    Planer au dessus de nos sillons.

    Il faut sauver la nature,

    Et respecter son architecture.

    Ministre de l’écologie

    Ferais-tu l’apologie,

    De ceux qui ne respectent pas

    Tout en restant ici-bas,

    La planète terre,

    Notre meilleur partenaire.

    (20 mai 2018)

     

     

     


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    Les écrivains d’antan et d’aujourd’hui 

     

    Remontant les marches de mon enfance,

    J’étais encore dans l’adolescence,

    Dans mon établissement scolaire,

    L’atmosphère était très autoritaire.

    Dès la sixième, au programme le latin,

    De Cicéron à Augustin,

    Il nous fallait traduire ces textes anciens,

    Et ceux des stoïciens.

    Nous dégustions également les œuvres grecques, 

    Ecrites dans la région au-delà de la Mecque.

    C’est à cette époque que j’ai découvert l’odyssée d’Homère,

    Texte grec plutôt amère.

    Cette œuvre m’a pourtant ravi

    Pendant longtemps j’en ai eu envie.

     

    Quelques années plus tard

    Sans que ces œuvres perdent mon égard,

    La chanson de Roland et sa grande épopée

    Que mon esprit avait choppé,

    Rangeait au placard des oubliettes

    D’un grand coup de balayette

    Les œuvres grecques et latines,

    Et leurs héroïnes.

    Corneille a pris le dessus avec Le Cid,

    Un héros comme le roi David.

    Je peux encore réciter certaines tirades,

    Et, de la même époque, d’autres ballades.

    Plus tard Balzac, Victor Hugo, Zola,

    Autant de romans parlant de l’au-delà,

    Ont passionné le jeune adulte que j’étais ;

    Je ne pouvais les acheter.

    Ces œuvres peignent des panneaux de la vie,

    J’en suis toujours ravi.

     

    Les écrivains modernes les ont chassés,

    Et souvent abaissés.

    Leurs chapitres acceptent des fautes,

    De français, d’orthographe, gardant la tête haute.

    Aucune nostalgie dans ces lignes ;

    Mais pour l’avenir quelques consignes :

    Relisez ces textes anciens, 

    Même vous, les académiciens,

    Ils vous apprendront les règles de notre langue,

    Et corrigeront vos harangues.

    Leurs héros ont bien changé,

    Même ceux qui sont âgés.

    Bien qu’ils soient de notre temps,

    Ils ne vivront pas longtemps.

    Ils seront bien vite balayés,

    Et par d’autres broyés.

    Ils deviennent éphémères,

    Et passeront pour des chimères.

    (Le 18 mai 2018)

     


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    Coccinelle 

     

    Petite coccinelle, tu t’es posée sur ma main,

    Restes y jusqu’à demain,

    Je ne vais pas bouger

    Pour ne pas te déranger.

    Tu me chatouilles en te promenant sur mon bras,

    T’hasardant le long de mon avant-bras.

    Je ris en silence,

    Moi qui suis aux portes de l’adolescence.

    Petite coccinelle,

    Tu sens la citronnelle,

    Comme les arbustes de mon jardin,

    Ou, au champ de foire, les baladins.

    Tu as de belles couleurs,

    De la palette, les meilleures.

    Marron, tachetée de points noirs,

    Pour mieux te cacher le soir.

    J’aimerais te tenir dans la main,

    Comme le fait mon frère Alain,

    Quand nous partons à l’école,

    Après avoir bu tout notre bol.

    J’aimerai te fabriquer une belle maison en carton,

    Pour te protéger de mon chaton.

    Chaque jour je te donnerai de l’herbe bien verte

    Sans laisser la porte ouverte.

    Reste avec moi

    Sans trop d’émoi.

    Mais tu ne seras pas heureuse,

    Coccinelle bien affectueuse.

    J’ai bougé la main,

    Sans attendre demain,

    Pour que tu l’envoles.

    De loin j’ai suivi ton vol,

    A travers les plantes du jardin,

    Et te laisser jouer aux baladins.

    Au coin de l’œil une larme s’est écoulée,

    Devant ce rêve affabulé.

    Tu es plus heureuse dans la nature,

    Volant au milieu de la verdure.

    Je t’aime trop pour te rendre malheureuse,

    De moi, tu n’es pas amoureuse.

    (15 mai 2018)

     

     

     

     

     


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    Le mois de mai 

     

    Joli mois de mai

    Avec ses jours chômés

    Au milieu du printemps,

    Qui revient tout le temps.

    Il s’ouvre avec le muguet

    Que l’on ramasse du coté du guet.

    Et finit par la fête des mères

    Que les enfants organisent avec leur père.

    C’est le mois du lilas, des glycines de diverses couleurs,

    Les toutes premières fleurs.

    Colorent également le jardin,

    Bleuets, roses qui s’ouvrent dès le matin.

    Le soleil brille presque comme en été,

    Le jardin s’est bien acclimaté. 

     

    Le mois de mai c’est aussi celui de Marie,

    Celle que les gens prient

    Avec ou sans chapelet.

    Certains le font dans leur chalet

    En comptant sur les doigts,

    Sans aucun désarroi.

    Debout ou à genoux,

    Imitant la bonne nounou,

    Le soir en pensant au ciel,

    Ou la nuit sans sommeil.

    Ils sont nombreux à se rendre à Lourdes

    Des malades, des aveugles ou des sourdes

    A Massabielle, l’eau de la source,

    Leur donne de nouvelles ressources. 

     

    Dans mon enfance, le  mois de mai était celui des chapelles improvisées

    Dans les quartiers, au fond d’un garage débarrassé,

    Dans une cuisine, ou dans le séjour,

    A tour de rôle chaque jour,

    Les gens se retrouvaient pour réciter le chapelet,

    Et retrouver Marie, face à une vie un peu déboussolée,

    Certains non religieux se tournent vers elle,

    C’est une femme universelle,

    Une maman pour tous les humains,

    Aujourd’hui comme demain.

    Dans nos campagnes comme dans nos villes

    Comme de véritables bastilles,

    Que d’église ou de temples  sont dédiés

    A celle qui ne fut jamais congédiée.

    (12 mai 2018)

     


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    Maridan atelier n° 7 - 2ème sujet

    Pour la dernière fois la sirène a retenti

    La guerre est réellement finie ; tout le monde est averti.

    Durant la nuit la belette et le petit lapin,

    Tous deux encore bambins,

    Deux véritables complices,

    Aimeraient profiter de l’armistice,

    Pour prendre leur envolé.

    Sans s’affoler.

    Le réveil à peine sonné,

    Ils se sont vite organisés

    Rassemblant quelques affaires,

    Celles de deux célibataires.

    Rapidement ils ont quitté le zoo où ils s’étaient refugiés,

    Dans un secteur plutôt privilégié.

    Ils ne se sont pas arrêtés au guichet,

    S’efforçant de ne pas trébucher.

    Ils sont grands et se jugent aptes à affronter la vie des bois,

    Sans aucun émoi.

    Le soleil est déjà levé,

    L’hibernation est achevée.

    La vie s’ouvre devant eux,

    Ils en sont heureux.

    Vive la liberté,

    Hors du zoo où ils s’étaient abrités.

    (2 mai 2018)

     

     

     


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    Affaiblissement 

     

    Œuvrer comme un manchot,

    Éviter de porter des plats chauds,

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ?

    Je ne saurais le dire,

    Et encore moins l’écrire ;

    Je ne peux que le vivre ;

    Rien ne m’en délivre. 

     

    Une main qui tremble

    Refusant à l’autre de travailler ensemble

    Empêche toute écriture,

    Même enfermée dans une armature.

    L’arthrose entrave l’articulation,

    Paralysant une bonne circulation.

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ? 

     

    Le corps est affaibli, un peu usé,

    En a-t-on abusé ?

    Pas de pièces de rechange,

    C’est étrange.

    Il faut l’accepter,

    Et, à la vie, rester connecté.

    L’usure de l’âge,

    N’est pas un simple passage. 

     

    Rester debout

    Et de la vie, garder le gout.

    Savoir résister,

    Sans être attristé ;

    Garder l’envie de vivre

    Et chaque jour suivre,

    La lumière du jour

    Avec beaucoup d’humour.

    (8 avril 2018)

     


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    La colombe 

     

    Je la vois, je l’entends, dès que j’ouvre la baie ;
    Là haut,  perchée sur l’antenne fixée à la cheminée.
    Ses petits ne sont qu’à une distance d’aile,
    De là haut, sur eux, elle veille.

     

    Nue, juste couverte de quelques duvets,
    serrée contre ses sœurs au fond du nid douillet,
    la petite colombe, de sa mère, suit l’envol  ;
    quand pourrai-je comme elle, prendre mon vol ?
     

     

    Vole, vole, de cheminées en cheminées,
    Plane, plane au dessus des champs de blé.
    Là bas, loin devant toi, une tâche sombre,
    c’est un havre de paix qui te propose son ombre.
     

     

    Blanche colombe, dans la chaleur de l’été,
    tu voles au dessus des champs grillés.
    Pourquoi aurais-tu peur d’un lion affaibli,
    couché dans l’herbe, il attend la pluie.
     

     

    Dans le pré, à coté de lui, tu te poses,
    il n’a pas bougé, sa porte n’est pas clause.
    Vas-tu t’envoler et fuir cette bête féroce,
    pas à pas, de lui, tu t’approches.
     

     

    La nature est bien faite ;
    de la diversité des êtres.

    Chante, chante, ma colombe,

    La fenêtre est grande ouverte. 

     

    Des envols, il faut les épier,

    Des havres de paix, à nous de les trouver.

    Chante, chante, ma colombe,

    J’écouterai ta voix.

    Vole, vole, ma colombe...

     


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    Marie, au pied de la croix de son filsRésultat de recherche d'images pour "croix"

     

    Elle est là au pied de la croix,

    Cette femme qui t’a donné la vie,

    Cette femme qui t’a donné le sein,

    Cette femme qui t’a langé.
    Cette femme qui t’a appris à prier.

    Son mari Joseph n’est plus,

    Et elle est seule au pied de ta croix.

    Seule, pas tout à fait ;

    Sa sœur est là avec d’autres femmes,

    Un disciple est là, celui que son fils aimait.

    Jean ou Lazare !

    Il a aimé les deux.

    Les deux auraient leur place,

    Mais un seul est présent.

     

    Seigneur, tu es cloué sur cette croix.

    Ils ont eu peur que tu te sauves, 

    Comme tu en as sauvé tant d’autres.

    Toi non plus, tu n’es pas seul.

    Deux bandits, deux larrons t’accompagnent.

    Quel cortège pour le Fils de Dieu !

    Tu as aimé les petits, les exclus,

    Ils sont avec toi, fixés, eux aussi à des croix.

    Ils le méritent, ce châtiment,

    Même s’il est inhumain.

    C’est la loi du plus fort,

    De ces romains qui ont envahi le pays.

     

    Tu as tout donné à cette terre de Palestine ;

    Pour tes frères, tu as quitté ton métier de charpentier ;

    Pour tes frères, tu as sillonné les routes,

    Partant de la Galilée jusqu’à Jérusalem.

    Les villages, tu les connais,

    Tu les as traversés, tu y as couché,

    Tu as guéri les malades, les infirmes, les possédés.

    Tu as nourri la foule.

    Les pauvres, les malades guéris, les paumés,

    Auraient voté pour toi,

    Si tu avais pu te présenter.

    Où sont-ils à cette heure ?

    Des douze disciples que tu as appelés Apôtres,

    Il n’en reste qu’un près de toi.

     

    Tu as tout donné pour le monde des humains.

    Ton avenir, ton travail, la sueur de ton corps.

    Que voulaient-ils encore ces hommes qui t’ont condamné ?

    Pilate, s’est mis en dehors de tout ça,

    Il s’en ait lavé les mains.

    Que pouvait-il comprendre de la religion juive ?

    Il avait bien d’autres dieux à honorer ;

    Il avait une place à défendre devant l’empereur ;

    Il représentait son Pays, Rome.

    A-t-il eu peur des juifs ?

    Peur pour sa place,

    Peur pour sa renommée.

    Il voulait éviter tout conflit avec les autorités religieuses,

    Même au prix du sang.

     

    Toi, Marie, tu es là au pied de ton fils.

    Tu ne comprends rien.

    Où est la foule qui l’accompagnait,

    Sur ces routes de Palestine ?

    Où sont ses amis, ceux qu’ils avaient choisis lui-même ?

    Il parait même que l’un d’eux l’aurait trahi,

    Pour quelques pièces romaines.

    Mais ce sont des on-dit !

    Tu n’en es pas certaine.

    Et puis, ça changerait quoi de le savoir !

    Un seul est là !

    Le seul homme pour te soutenir,

    Pour empêcher que tu t’écroules,

    Sous le poids de tes larmes.

     

    Marie, ton fils, te fait signe.

    Non ! Il n’a pas tout donné !

    Il a donné ses vêtements, sa tunique,

    Il a donné sa pudeur, puisqu’il est nu,

    Exposé aux yeux de tous les passants.

    Il a encore quelques mots à dire.

    Il lui reste sa mère debout à ses pieds.

    Il ne peut la laisser seule,

    L’abandonner à son triste sort.

    Dans un dernier effort, il veut te parler.

    « Femme, voici ton fils »

    « Fils, voici ta mère »

    Ce sont ses derniers mots pour les hommes,

    Il incline la tête et quitte notre terre.

    (14 avril 2017)

     

     

     


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  • Vole, vole alouette
    Imite les mouettes
    Qui planent sur les eaux,
    Et s’envolent là haut.
    Pourquoi tant de peine
    Pour traverser la plaine ?
    Dans le ciel il y a beacoup de place ;
    Où sont les menaces ?
    Pour moi ton vol est un ravissement
    Sans ombre de désagrément.
    Monte, monte alouette,
    Comme les aigrelettes.
    Dans un ciel tout rayonnant,
    Ton vol est passionnant.
    A te regarder, j’imagine,
    Que tout s’illumine,
    Dans le ciel comme sur la terre
    Utilisant tous les ampères.
    Autour de moi chante l’eau de la fontaine
    Jusque dans l’atmosphère lointaine.
    En montant vers les sommets,
    Tu traces de nombreux bracelets,
    Qui se reflètent dans l’eau cristalline,
    Que le soleil illumine.
    Tu tournes et voltiges dans le ciel,
    Dessinant des arcs-en-ciel,
    Qui rapprochent le ciel de la terre,
    Eloignant le tonnerre.
    Ton spectacle efface ma détresse
    Obérant toute tristesse.
    Ton chant égaye l’atmosphère,
    Eloignant Lucifer
    De la nature en fête,
    Qu’il voudrait abjecte,
    Préférant l’obscurité
    Pour ses activités.
    Chante, chante, mon alouette,
    Pourquoi resterais-tu muette ?
    Tu serais chouette,
    Mon amourette.
    Chante, chante, alouette,
    Fais-le à tue-tête,
    Comme mon ami le rossignol
    Mais surtout pas en espagnol,
    Langue que je ne connais pas ;
    Pour une fois soit sympa.
    Je te donnerai du grain,
    Que tu mangeras dans ma main.
    Avec toi le printemps revient
    Saison qui me convient.

    (23 février 2018)


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  • Le printemps

     

    Le calendrier a dit : c’est le printemps !

    Il était attendu depuis longtemps.

    La météo ne l’a pas vu arriver,

    Il ne faut pas rêver.

    Cette année, il a pris du retard ;

    Il s’est levé trop tard,

    Pour métamorphoser la campagne,

    En pays de cocagne.

    De la saison, il a raté le train,

    Soyez-en certain.

    Comme lui, le soleil ne s’est pas levé,

    Rien ne le captivait.

    La pluie, les orages, les ont remplacés

    J’en suis bien agacé.

    La nature reste endormie,

    Plaquant au fond des nids les fourmis.

    Les fleurs n’ouvrent pas leurs boutons

    N’ont-elles pas raison ?

    Le jardin est bien triste,

    L’atmosphère l’attriste.

    Les tulipes restent fermées,

    Les primevères  ne peuvent s’accoutumer.

    Les boutons des rosiers sont gelés

    Les roses affolées.

    La nature est perdue

    Tout est confondu.

    Le printemps s’est mis aux abonnés absents,

    C’est ahurissant.

    Qui accepterait de le réveiller

    Pour qu’il reprenne sa place,

    Avec un peu d’audace ;

    Il n’est pas encore médaillé.

    Envoyez l’hiver se coucher

    En lui demandant de ne pas broncher.

    Il a assez travaillé

    Il n’a que trop bataillé.

     

    (29 mars 2018)

     


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