• Les mots volent

     

    Les mots volent et s’envolent,

    Nous entraînent vers les nuages ;

    Ils traversent les gris et les blancs,

    Là haut vers un ciel tout bleu

    Où brille le soleil.

     

    Ils nous entraînent avec eux,

    Nous font rêver loin de nos occupations.

    Les mots nous sont personnels

    Personne ne peut nous les arracher

    Pour s’en approprier.

     

    Rêves éternels qui nous échappent

    Nous tiennent éveillés,

    Avant de sombrer dans l’irréel,

    D’une nuit profonde,

    Qui ne sait quoi en faire.

     

    Rêve de mots isolés,

    Ou reliés entre eux,

    Pour me dire quelque chose,

    Un message codé,

    Qui m’est personnel.

     

    Les mots se bousculent dans ma tête ;

    ils ont tous un message à transmettre ;

    Ma tête bouillonne.

    Qui me libèrera de ces mots ?

    Qui saura les contenir ?

     

    Réveil serein,

    Tête vide de tous ces mots

    Qui avaient tenus mon esprit éveillé.

    Que sont-ils devenus ?

    Restés au-delà des nuages dans un ciel bleu !

    Dans la journée, les mots se réveillent,

    Reliés entre eux, ils deviennent vers ;

    Un poème prend forme,

    Et couvre la page,

    D’une belle écriture bien lisible.

     

    Avec eux, ma tête rejoint les nuages,

    Rêves inédits qui me tiennent vivant ;

    Heureux d’en écrire d’autres,

    Avec de nouveaux mots

    Qui me couvrent de joie.

     

    Le bonheur serait-il dans ces mots ?

    L’amour les a-t-il enfermés

    Pour ouvrir mon cœur,

    Aude-là du réel,

    Dans un silence éternel.

    (21/10/2019)

     

     


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  • PRENONS LE TEMPS

    Défi n°  236 chez P¨lume de poète


    Prenons le temps de respirer,
    Nous les grands-parents,
    Pendant les vacances, déchirés,
    Pour garder tous les petits-enfants.
    Papa, maman, travaillent tous les deux,
    Il faut que leurs enfants soient heureux.
    Durant deux semaines de vacances,
    Ils ne regardent pas les conséquences,
    Oubliant que papi et mamie, sont âgés
    Et qu’il faut les aménager.

    Premières vacances scolaires,
    Sur les routes un vaste mouvement populaire,
    A la quête d’une région ensoleillée,
    Si possible peu embouteillée.
    L’eau qui nous manquait depuis des mois,
    S’est emparée de l’automne,
    Envoyant de l’eau par tonnes.
    La famille est aux abois.
    On ne peut même pas traverser la rue,
    La pluie tombe drue.

    Que faire des enfants,
    Avec ce mauvais temps ?
    Visiter un musée,
    Ça ne va pas les amuser.
    Regarder des émissions sur le monde,
    Et les nombreux reportages sur le tiers-monde ?
    Ce sont des sujets qu’ils étudient en classe,
    Et puis ils ont un bon atlas.
    Jouer aux quatre coins dans le séjour ?
    Nous craignons pour nos meubles et les abat-jours.


    Halloween, ce n’est plus de notre âge,
    Tous ces maquillages,
    Même si les enfants en raffolent,
    Pour faire la gloriole.
    Les voir dehors la nuit, nous fait peur,
    On ne voudrait pas qu’ils leur arrivent malheur.
    Se déguiser à la maison,
    Quelque soit la saison,
    Ils n’en voient pas l’intérêt,
    Et ne comprennent pas notre couperet.

    Les grands-parents sont un peu perdus.
    Les garçons installent la table de ping-pong dans le garage ;
    Les filles plus paisibles entre-elles sortent les jeux de société
    Dont le Rail qui leur ouvre l’immensité du monde.
    Pour les premiers jours pas de problèmes.
    Mais ensuite que de dilemmes.
    Nous sommes un peu perdus.
    Tout travail d’école est défendu.
    Les maîtres n’ont sans doute pas d’enfants,
    Sinon ils en mettraient tout le temps.
    (20/10/2019)

     

     

     


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  • Rien ne dure, tout se transforme 

    Une seule création pour le bopnheur,
    Un seul créateur,
    L’homme ne fait que transformer
    Ce qu’il a d’avance déformé.
    Toute chose sur notre terre a une fin,
    C’est son destin
    Tout être humain est limité dans le temps
    Même s’il est un battant.
    Le grain tombé en terre,
    S’il meurt, donnera des fruits
    Pour le bien d’autrui,
    Il n’est qu’un intermédiaire.

    Rien ne dure, tout est éphémère,
    Comme les vagues dans la mer,
    Qui s’écrasent sur la plage,
    Dans un grand déballage.
    D’autres le suivront,
    Nous les maudiront.
    Le cycle ne s’arrêtera jamais,
    Vous ne pouvez le mettre entre guillemets,
    C’est la loi de la mer
    Qui laisse parfois des goûts amers,
    Quand elle avale des marins
    Partis à la pèche tôt le matin.

    La fleur qui éblouit votre parterre
    N’est qu’éphémère.
    Sa beauté n’a qu’un temps,
    Elle n’agrémente qu’un moment ;
    Ses pétales fatigués s’étendent sur le sol,
    Des graines récupérées dans un bol,
    Semées au printemps dans de la bonne terre
    Refleuriront votre parterre.
    Toute la nature se renouvelle,
    Dans un cycle qui lui est propre
    Qu’il ne nous faut pas corrompre.
    Elle nous le rappelle.

    L’homme serait-il éphémère ?
    Son cycle primaire
    Est connu des spécialistes,
    Et de nombreux essayistes.
    La profondeur de l’être leur échappe,
    Pour eux, quel handicap !
    Même si la science avance très rapidement,
    Il leur faudrait beaucoup de compléments,
    Pour comprendre la fin de vie
    Ils en ont beaucoup envie.
    Sa vie ne dure éternellement
    Que deviennent son âme ou son esprit finalement.
    (20/10/2019)

     

     


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  • La petite maison

     

    Maison de son cœur,
    Maison de tant de bonheur.
    Il a fallu la payer
    Sans pour autant s’effrayer.

    Elle a nécessité tant de travaux,
    Un mur d’enceinte pas trop haut,
    De nombreuses plantations,
    Pour un jardin fleuri, l’annonciation.

    Arbres et arbustes ont complété le jardinage
    Pour nous, l’apanage,
    D’une maison bien entretenue,
    Les amis bienvenus.

    Les années ont passées,
    La maison ne s’est pas froissée.
    Les enfants se sont envolés
    Sans jamais s’affoler.

    L’usure du temps,
    Sur elle s’abattant,
    Il a fallu la moderniser
    Sans pour autant la dépayser.

    L’intérieur a été rafraichi
    Le papier légèrement défraichi.
    Quelques meubles nouveaux
    Ont trouve leur place, ainsi que les rideaux.

    Le jardin s’est peu à peu transformé,
    Son charme réaffirmé,
    Des arbres abattus
    Ils étaient un peu foutus.

    La maison, toujours aussi grande,
    Habitable pour nous, il fallait l’offrande,
    D’un chamboulement
    Toujours amicalement.

    L’accueil des petits enfants,
    Plusieurs fois par an
    Revitalisait plusieurs pièces,
    Malgré l’approche de la vieillesse.

    Plaisir d’y vivre
    Et les activités poursuivre
    Dans ce havre de paix,
    Et chacun le respect
    (15/10/2019)



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  • La tempête


    Au petit matin nos trois arbres étaient couchés,
    Nous étions effarouchés.
    Quelle tristesse !
    Quelle impolitesse
    Où vont nicher les petits oiseaux,
    Il ne reste que quelques roseaux ?

    Le merle et sa merlette
    La belette et l’aigrelette
    La jolie mésange,
    Qui chante comme un ange.
    Ah la tempête
    Tu leur fait faire des galipettes

    Ravagé le paysage
    Après ton passage
    Le sapin, le platane le lilas,
    Et même les dahlias.
    Plus d'arbre, plus d'oiseaux,
    Ni de moineaux
    Ailleurs envolés.
    Inondée mon allée.

    Bien triste visage
    D’un tel déboisage.
    Jardin méconnaissable,
    Fini les repos agréables,
    Les lectures attrayantes,
    La nature est effrayante.
    Adieu mes fleurs multicolores
    Pour cette année elles ne vont plus éclore.


    La faute à elle,
    Une photo surréelle,
    Maudite tempête,
    Mon jardin n’est plus qu’une simple carpette
    Plus rapide que bûcheron
    Il ne reste que des troncs
    Abattu sur un coup de tête
    Par cette maudite tempête.

    Quelque soi le nom qu’on lui donne
    Jamais je ne pardonne
    Aucune exception,
    Pas d’absolution,
    Mes lilas, mes platanes et mon sapin,
    Dans le pétrin !
    Plus de pigeons,
    Posés sur les pignons.

    Les gouttières débordent
    Partout elle sème la discorde.
    Les réserves d’eau de pluie
    S’écoulent sans un bruit.
    La route pénalisée par le débordement
    Des égouts, quel chambardement.
    Le vent redouble d’efforts,
    La tornade, encore et encore.


    Les parapluies se retournent
    Dans le vent les feuilles tournent.
    Les piétons sont désemparés,
    Des rues barrées,
    Tout est trempé
    Il faut décamper.
    Sacré tempête,
    La nature fait des galipettes.
    (15/10/2019)


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  • TRavaux d'automne

    Belle journée ensoleillée,
    Au beau milieu d’un automne humide.
    Je vais en profiter pour nettoyer les parterres,
    Avant de passer le karcher.
    Pas de chance,
    La journée sera vite finie.
    Je nettoyais un parterre de fleurs,
    Coupant les grandes tiges des dahlias,
    J’ai glissé sur des feuilles humides,
    Et je me suis retrouvé assis dans le massif de tain.
    J’étais chaos ;
    Pas de doute, ma jambe est brisée,
    Une affreuse cassure.
    J’ai entendu craquer du coté du mollet.
    L’un des os a dû se briser.
    La douleur monte vite,
    J’ai besoin d’aide.
    Je ne pourrais finir mon travail.
    Il faut aller aux urgences,
    Me dit l’ambulancier envoyé par le 15.
    Le radiologue a vite dissipé mes inquiétudes :
    Pas de cassure, ni de brisure,
    Vous avez de la chance,
    Dans quelques jours, on n’en parlera plus,
    Seulement quelques musques foulés.
    (11/10/2019)


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  • La nature en compte de fée

     

    Faut-il commencer par : « il était une fois »
    Pour être un compte de fée d’autrefois,
    Et soumettre la nature
    A un jeu d’écriture
    Que l’on désigne par haïkus, un nom barbare
    Qui ne serait qu’un bobard.

    La nature n’est pas un compte,
    Et n’accepte aucun décompte,
    Pour en limiter les effets,
    Et la faire entrer dans un compte de fée.
    Elle ne peut se décrire dans la règle des haïkus
    Pour éviter tout laïus.

    Vivre dans la nature ne se décrit pas en quelques mots ;
    Un seul pourrait la contenir : « bravo ».
    La nature est si belle
    Qu’elle est bien réelle.
    Pourquoi dire : « il était une fois »,
    Il y a longtemps, autrefois.

    La comparer à un compte de fée
    Ce serait pour elle un méfait,
    Et ignorer son existence aujourd’hui,
    Comme si elle avait été un simple produit,
    Qui un jour a eu son succès,
    Comme jadis le petit poucet.

    Dame nature est si belle,
    Qu’elle mérite un vrai label,
    Car elle est unique
    Et jamais antipathique,
    Envers ceux qui savent la regarder
    Sans la chambarder.
    Je t’aime tel que tu es,
    Avec tes fleurs multicolores comme les bleuets,
    Avec ton soleil qui nous éclaire
    Avec tes orages et leurs éclairs
    Avec tes canicules qui brulent les forêts
    Nous maintenant chez nous à l’arrêt.

    A toute saison
    Tu changes de floraisons
    Tu t’habilles de maintes couleurs
    Pour notre plus grand bonheur.
    Chaque homme peut s’y complaire
    Et avec toi, se distraire.

    Tout chez toi est grandiose,
    Tes fleurs bien écloses
    Les oiseaux qui chantent ta beauté,
    Car tu es la primauté
    Et non un simple compte de fée,
    Parfois décoiffé.
    (18/10/2019)

     


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  • De la tresse à la perruque

     

    Toi quoi portes une perruque,
    Pour habiller ta nuque,
    Que tu sois artiste de cinéma
    Ou pour couvrir un eczéma ;
    Que tu t’amuses dans une soirée déguisée
    Ou simplement te dépayser,
    Toi qui affrontes les traitements chimiothérapique,
    Pour une guérison utopique,
    Sais-tu l’origine des cheveux qui te couvrent le crane,
    Et te fait ressembler à une chanteuse ou à Diane ?

    Le perruquier en connait-il exactement la provenance,
    De ce qu’il vent avec abondance ?
    Si la fabrication est en plastique,
    Pensez à la Chine ou à un autre pays asiatique.
    Si l’on vous propose une perruque auburn venant du Japon,
    Pourquoi pas, dira votre raison.
    C’est peut-être le produit que vous cherchez,
    Et, devant la glace, vous n’êtes pas effarouché.
    Pour une simple soirée dansante,
    Vous vous trouverez décente.

    Andréa qui souffre d’un cancer du sein,
    Qu’a-t-elle besoin ?
    Elle ne cherche pas à se déguiser
    Pour avec des copines s’amuser,
    Mais redevenir une femme à part entière,
    Et à ses amis faire une prière,
    En dévoilant le mal qui la ronge,
    Et l’absorbe comme une éponge.
    Elle veut simplement vivre,
    Et sa vie de femme, poursuivre.

    Le plastique, l’auburn, ne lui conviennent pas,
    Elle fait son mea-culpa.
    Il lui faut de vrais cheveux
    Qui l’habilleront mieux.
    Elle veut redevenir la femme qu’elle était avant sa maladie,
    Et non se retrouver trop vite au paradis.
    La vendeuse parle de prix, de la qualité du produit,
    Quant à ses origines, elle fuit.
    Avec la troisième, devant le miroir, elle bondit de joie,
    Elle a fait son choix.

    Rentrée chez elle avec une fière allure,
    Portant une nouvelle chevelure.
    Elle est angoissée sur l’origine des cheveux naturels ;
    Elle retrouve sa soif culturelle.
    Vite, elle ouvre son ordinateur,
    Et apprend avec frayeur,
    Que ses cheveux viennent de l’Inde lointaine,
    Et sans aucune haine
    Sont offerts au dieu Visnou
    Pour obtenir sa bénédiction partout.

    Les cheveux sont travaillés dans un atelier en Sicile
    Dans des conditions difficiles ;
    Expédiés chez des perruquiers
    Qui fabriqueront les perruques dans leur atelier.
    Si sa maladie le lui permet,
    Elle en est sûre et elle l’admet,
    Il ira d’abord en Sicile
    C’est pour elle assez facile,
    Puis en Inde découvrir ces femmes
    Qui ont une si belle âme.
    (17/10/2019)

    PS : d’après le livre La tresse de Laetitia Colombani

     

     

     


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  • Édur

    Tu es sans doute d’origine basque,
    Mais tu n’es pas né avec un casque
    Pour entrer en conflit avec les autorités,
    Avec plein d’ingénuité.
    Tu es un garçon comme les autres
    Et tu fais partie des nôtres.
    Ce prénom, tu ne l’as pas choisi,
    Et tu ne fais pas partie de la bourgeoisie.

    Ton prénom peut vouloir dire : blanc ou neige,
    Ce qui nous rappelle les perce-neiges,
    Qui n’ont plus besoin aujourd’hui du froid pour sortir,
    Car on les trouve en automne pour fleurir,
    Les sous-bois à coté des champignons
    Habillés de vêtements bien mignons.
    De couleurs variés ;
    Par toi, personne n’est contrarié.

    Serais-tu descendu du ciel,
    Couché sur un nuage bleu-ciel,
    Ou attaché à un gros ballon bleu,
    Dans un acte miraculeux ?
    Qu’importe tes origines,
    Que tu es ou non une frangine
    Appelée Édurne,
    Avec un air taciturne.

    Ton prénom est assez rare,
    Peu rencontré, même dans les Baléares.
    Tu ne le portes pas facilement
    Tes amis le juge inégalement ;
    Ils ne sont jamais d’accord
    Et se dispute encore
    Pour savoir si tu es un vrai basque
    Arrivé dans une bourrasque.
    (16/10/2019)


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  • Randonnée


    Groupe de randonneurs
    Pour le sport et le bonheur,
    De se promener dans la campagne
    A travers bois et pâturages.
    Bâtons en main,
    Nous regardons l’horizon lointain,
    Les nuages dans le firmament,
    Aux allures chagrinant.

    Partis de bon matin
    Par d’étroits chemins,
    Je ne peux décrire mes sentiments,
    Mais mon cœur s’emplit de compliments.
    Marchant sur un tapis de feuilles mortes,
    Une véritable escorte,
    J’écoute le bruissement de mes chaussures,
    Qui à tout moment goûte la nature.
    Perçant le sol de ce plateau
    Qui domine la vallée de haut,
    Quelques jeunes pousses majestueuses,
    Qui avec le froid à venir, resteront infructueuses.
    J’admire ce havre de verdure
    Que m’offre la nature,
    Un véritable tableau aux milles couleurs
    Qui ne peut être un leurre.
    Le groupe s’est arrêté un instant,
    Pour écouter quelques oiseaux chantant
    En essayant d’en donner le nom scientifique,
    Et quelques éléments biographiques.

    Chaque randonnée doit nous permettre de découvrir,
    Les secrets de la nature que nous voulons parcourir.
    Silence pour écouter le chant des oiseaux
    Et celui des grenouilles dans les roseaux.
    Etude de la carte d’état-major,
    Pour ne pas nous perdre dehors.
    On apprend toujours quelque chose en marchant dans la nature
    Et en admirant son cadre de verdure.
    (14/10/2019)

     

     


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  • Héritage

     

    Gros dilemme pour beaucoup de parents
    Qui souhaiteraient que tout se passe gentiment,
    Que les enfants et petits enfants se retrouvent facilement,
    Après leur enterrement.
    Que faire quand l’âge avance inéluctablement ?
    Ce n’est jamais le moment,
    De préparer sa succession
    Sans risquer une expropriation.

    Qui peut déplacer l’heure de son grand départ
    En s’entourant de nombreux remparts ?
    On ne connait ni l’heure, ni le jour,
    Même si l’on vit le grand amour.
    Préparer sa succession ne devance pas la mort,
    N’ayez aucun remord.
    Ne craignez pas vos enfants,
    Qu’ils soient près de vous ou absents.

    On peut donner de main en main,
    Quelques bibelots ou souvenir d‘un long chemin,
    Des œuvres de valeur ou des pacotilles,
    Qui resteront dans la famille.
    Des souvenirs liés à leur enfance,
    Qui retracent une véritable alliance,
    Entre un enfant et son père,
    La fille à sa mère.

    Au-delà de ces petits souvenirs
    Qui chez les enfants devraient parvenir ;
    S’agit-il d’héritage en tant que tel,
    Ou un cadeau, une petite bagatelle.
    Il faut alors faire un certain équilibre,
    Tout en restant libre,
    D’en choisir les bénéficiaires
    A vous d’en trouver la manière.

    Il faut d’abord faire l’inventaire,
    Et choisir le bon mandataire,
    Qui sera souvent le Notaire
    Pour la loi, le prestataire,
    S’il y a des biens immobiliers ;
    Il sera votre meilleur allié.
    Si vous devez faire ou pas un testament,
    Il saura vous conseiller assurément.

    N’oubliez pas de vous protéger,
    Avant de vous alléger.
    Un jour, peut-être, vous attend la maison de retraite,
    Avec une simple chambrette,
    Pour assurer vos vieux jours ;
    A titre privé, pas de séjour.
    Le coût de la journée n’est pas donné,
    Surtout si ça dure plusieurs années.
    (10/10/2019)

     


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  • Les factures à payer
    Sont de plus en plus chères
    Les cartes flambent.

    Factures faibles,
    Quel est le vice caché ?
    Il faudra payer.

    Qui veut recevoir
    Les factures fiscales
    En plus des autres.

    Le facteur passe,
    Pas de courrier dans la boîte
    Factures : néant.


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  • Le gouffre


    Lentement je glisse dans le gouffre ;
    Mon esprit souffre ;
    Le neurologue essaie de découvrir la cavité,
    Qui a court-circuité,
    Certaines de mes neurones
    Qui bouillonnent,
    Au sommet de me tête,
    Pour que je retrouve un peu de bien-être.

    A chaque rencontre, il emplit un verre d’eau
    Dans lequel il verse une poudre,
    Qu,il fait bien dissoudre,
    Et que je dois ingurgiter illico.
    Elle est censée faire des merveilles,
    Pour me tenir en éveil.
    Il n’est pas un excentrique,
    Mais j’ai une figure tellement cadavérique.

    Ce médicament embaume mon esprit,
    Pour moi, aucun mépris.
    Ce spécialiste, à coté de moi, un géant,
    Me raconte une histoire d’océan,
    Qui a de magnifiques reflets,
    Qui pénètre mon cervelet,
    Et m’envoie sur les flots,
    Sur le pont d’un grand bateau.

    Au dessus de moi, un ciel grandiose,
    Empli de plein de choses
    Qui volent et me tendent la main.
    Je m’envole sur un autre terrain ;
    Comme les oiseaux, je divague
    Et plane au dessus des vagues.
    Je suis libre,
    Avec eux je veux vivre.

    Etendue sur les ailes d’un aigle,
    Je ne bouge pas, je ne suis pas espiègle ;
    Traversant les cieux, il me ramène sur le bateau,
    Immobile au milieu de l’eau.
    Il s’est arrêté sur le sommet d’un gouffre énorme,
    Aux bords uniformes
    Qui veut m’engloutir
    Je ne peux que consentir.

    Le bateau fait un grand virage
    Et m’emporte dans son sillage.
    Je suis triste d’avoir raté l’entrée du gouffre ;
    Je hais ce bateau et je souffre ;
    Il n’a pas respecté ma liberté
    J’en suis déconcerté.
    Le neurologue me ramène doucement à la réalité ;
    De mon voyage, il n’a rien ébruité.

    J’étais si bien au fond du gouffre noir
    Avec comme seuls voisins quelques loirs ;
    Pourquoi m’arracher à cette demeure ?
    D’en sortir, ce n’est pas l’heure.
    Le spécialiste prend son temps,
    Même si ça doit durer longtemps.
    A cette caverne, il m’arrachera,
    Comme son trésor de dix huit carats.

    Chaque être humain a son gouffre personnel
    Plus ou moins profond, mais réel.
    C’est sa boîte à souvenir
    Et à lui seul appartenir,
    Pour le prémunir
    Des curieux qu’il veut bannir.
    Lui seul en connait le code d’entrée,
    C’est la sauvegarde de sa liberté.
    (07/10/2019)

     

     

     

     

     


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  • Vlada

     

    En dehors des pastilles, proche de ce nom,
    Je ne connais personne qui a eu ce prénom.
    Faut-il en conclure qu’il est inventé ?
    Ça me laisserait désenchanter,
    En pensant à ceux qui ont fait la liste
    Et qui ne sont pas casuiste.

    Google m’a sauvé la vie
    Puisqu’il me dit
    Que près de 40.000 personnes depuis 5 années
    Et n’ont pas été dédouanées,
    Portent ce prénom sans compter les pastilles
    Qui n’ont pas connus la prise de la Bastille.

    Petite Vlada
    Je ne ferai pas de blablabla,
    On t’a donné un nom sympathique,
    Qui a son coté magnifique
    De nous renvoyer à notre jeunesse,
    Sans aucun droit d’ainesse.

    Que de pastills nous avons avalé,
    Avant de nous cavaler,
    Pour ne pas être surpris
    Et de rester incompris,
    D’avoir vidé la boîte
    De façon maladroite.
    (08/10/2019)

     


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  • L’été nous a abandonnés

     

    Surchauffe,
    Canicule,
    Sécheresse
    Qui se plaindra de la fuite de l’été,
    Laissant place au cours d’une nuit,
    A un automne pluvieux.

    Pluie,
    Tempête,
    Bourrasques, tornades.
    Simple règlement de compte,
    Ou retour à la normale,
    D’une saison qui nous prépare à l’hiver.

    Qui se souvient encore de la canicule,
    Se plaignant aujourd’hui de l’abondance de l’eau,
    Des vents violents,
    De la chute des températures ?
    Et bientôt les chaudières vont revivre,
    Pour agrémenter notre intérieur.

    Gaz,
    Charbon,
    Bois,
    Tout est négatif pour la planète,
    Qui a besoin de chacun de nous à son chevet,
    Pour assurer l’équilibre des saisons.

    Sauvegardons notre planète
    Pour un retour normal des saisons.
    Trions nos déchets,
    Refusons les emballages plastiques,
    La terre soufflera.

    Toi qui aime un été normal,
    Comme nous les avions il y a quelques années,
    Penses à cette phrase du président Jacques Chirac :
    Notre planète brule,
    Et nous regardons ailleurs.

    Nous avons quatre saisons,
    Chacune a sa spécificité ;
    Pourquoi ces bouleversements.
    Ils sont dus à l’homme,
    Qui en veut toujours plus.
    (05/10/2019)

     


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  • Le chêne sans le roseau

     

    Bien implanté à l’orée d’un bois
    Un chêne fier de cet endroit
    Refusait de parler au roseau
    Qui se tenait au bord de l’eau.

    Droit sur de profonde racine
    Il abritait des fleurs dont quelques capucines.
    De sa hauteur, il regardait couler l’onde du ruisseau
    Dans lequel nageaient de bien faibles roseaux.

    Lui, le maître de la forêt,
    Ne craignait pas les hommes et leurs forets.
    Centenaire, bien implantée, il était le maître,
    De toute la région champêtre.

    Quel est l’avenir de ces affreux roseaux,
    A peine enraciner au bord de l’eau ;
    Au moindre coup de vent,
    Ils se couchent ; c’est décevant.

    Un jour de bon matin
    Il vit un nuage inhabituel embrasant le chemin ;
    Un camion stationna à ses pieds ;
    Venaient-ils l’épier ?

    Bruit de machines telle une scierie,
    A ses pieds ils creusaient des caris.
    Dans un bruit étourdissant
    Sur le sol bondissant.

    Le maître de la forêt,
    Attaqué par ses jarrets
    Gisait au milieu des broussailles
    A ses pieds tout son feuillage.

    Il voyait au loin, debout, les pieds dans l’eau,
    De frêles plantes, fières d’être roseaux ;
    Le chêne fut entièrement décapité de ses branches,
    Son tronc allait se transformait en planches.

    Le monstre du bois, allait retrouver une nouvelle vie,
    Aux hommes faisant envie.
    D’un président ou de son ministre un nouveau bureau
    Qu’ils recevraient en cadeau.

    Le roi de la forêt,
    Abattu par des couperets,
    Venait de ressusciter,
    Au beau milieu de la cité.
    (04/10/2019)

     

     

     


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  • La voix 

     

    La première en chemin, Marie tu nous entraînes,

    A risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu…

    La parole d’un ange envoyé des cieux

    Un simple murmure, en ton corps est semée la graine,

    D’un être de puissance et d’amour,

    Descendu en toi pour toujours.

    Il s’est emparé de ton être, par le son de sa voix.

     

    Le flot de ses paroles,

    De fleurs, de magnifiques coroles

    Fait sentir dans ton cœur

    La joie d’un grand bonheur.

    La cause de l’humanité a été jugée

    Sans aucun préjugé.

    Sans attendre tu as dit « oui »

     

    C’est le début d’un monde nouveau,

    Qui sera bien plus beau,

    Envahi par des flammes d’amour,

    Qui sont notre seul recours,

    Pour nous engager dans cette annonce,

    Car elle attend notre réponse.

     

    La première en chemin, Marie, tu as gardé,

    Cette parole en toi, bien barricadée.

    C’est avec courage que tu as affronté Joseph, ton promis,

    Sans aucun compromis.

    Tu as suivi ce fils de la naissance à la croix,

    Il portait sur ces épaules une poutre en bois.

     

    La première en chemin, tu étais au sommet du Golgotha

    Tu acceptais pleinement ton quota,

    Regardant ton Fils dans les souffrances

    En pleine indifférence,

    D’une foule de curieux,

    Face à ton teint cireux.

     

    La première en chemin,

    Tu as écouté la Voix,

    Qui un beau matin,

    S’est emparée de toi.

    Exemple qu’il nous faut suivre

    Si, à la mort, nous voulons survivre.

    (03/10/2019)


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  • Haïkus : nuages d’automne

    Fraicheur de la nuit,
    Les nuages remplis d’eau,
    Nature revit.

    Automne venu,
    Eté rangé pour un an,
    Nuit tombe très vite.

    Vêtements d’été
    Bien rangés pour une année
    L’hiver va suivre.

    Chaudière revue
    Prête à l’emploi, qui viendra,
    Il faut tout prévoir.

    Soleil d’automne
    Tu réchauffes le jardin
    Des roses s’ouvrent.


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  • Le chauffage 


    C’est le moment de faire vérifier son chauffage,
    Et le système de préchauffage ;
    L’automne est arrivé,
    Pour un an, l’été est archivé,
    Le froid vous guette,
    Fini le temps des gariguettes,
    Bien rangées dans une barquette
    Arrive celui des andouillettes.
    Même si vous êtes la cadette de la famille,
    Et que vous n’aimez pas les anguilles,
    Avec une tête blondinette,
    Circulant sur une bicyclette,
    Il faut être prévenant,
    Même si pour vous, c’est chagrinant.

    Une simple boîte d’allumettes
    Bien rangée avec du papier dans une cagette,
    Ne suffira pas à faire démarrer un appareil en panne,
    Qu’il marche au gaz ou au propane.
    Sur l’étiquette de la chaudière,
    Bien colée sur le coté ou derrière
    Figure sur une affichette,
    Qui n’est pas une simple amusette,
    Une chose très importante : les coordonnées du spécialiste,
    Qu’il soit ou non chauffagiste.
    Vérifier votre contrat à la baguette,
    Qui ne doit pas être abandonné dans la clayette.
    Il ne s’agit pas d’un simple dépanneur,
    Ni, de la chaudière, le monteur.

    Cet artisan,
    Doit venir tous les ans,
    Pour vérifier son bon fonctionnement
    Et du gaz, le bon acheminement.
    Il doit contrôler le corps de chauffe,
    Pour éviter, en hiver, toute surchauffe.
    Imaginez que votre chaudière tombe en panne.
    Quel sort vous réservera le froid extérieur,
    Si vous ne pouvez chauffer votre logement ?
    La panne peut venir à tout moment.
    A qui oseriez-vous raconter votre négligence,
    Et l’absence de prudence
    D’avoir oublié la révision de votre chaudière.
    Trop tard le temps de la prière.

    Il ne vous restera comme seule solution,
    Sans aucune appréciation :
    Vous abriter sous la couette,
    Pour n’avoir pas lu une petite étiquette.
    Il faut penser aussi à la salle et à sa cheminée,
    Vérifications qu’il faut combiner,
    Pour dormir bien au chaud sur votre couchette,
    Sans avoir froid jusqu’à vos fossettes.
    Heureuses seront vos fillettes,
    De véritables majorettes
    De ne pas craindre le froid,
    Et de passer plusieurs nuits aux abois.
    Pour votre chien, chaude sera la moquette,
    Il dormira paisiblement, comme sur la paille, les chevrettes.
    (01/10/2019


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  • Ancien de tous les pays
    Usagés des maisons de retraite
    Ancre de la vie
    User de votre ancienneté
    Analyser votre entourage
    Usine, site dangereux… et dites :
    Années bien longue derrière vous, vous dites : dehors, pas d'
    Usurpation chez moi. Relisez vos livres
    Anciens, même s’ils sont très vieux et
    Usés, ils peuvent encore vous instruire.
    Anges cachés dans ces ouvrages,
    Usufruit des années passées,
    Anguilles de votre enfance,
    Usurpateur d’un certain bonheur.
    Annales de votre jeunesse,
    Usure de votre longue vie.


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