• Les onomatopées
     
    Onomatopées,
    Création de petits mots,
    Ou d’interjections.

    Aboiements du chien,
    Ouah ! Ouah ! Fait le petit chien,
    Quand quelqu’un passe.

    Tut tut, vieux klaxon.
    Pouêt-pouêt auto ancienne.
    Pin-pon les pompiers.

    Hep-hep, crie l’homme
    Couché au sol et ivre,
    Je veux me lever.

    Areu-areu fait
    Le bébé, ses premiers mots !
    Maman le comprend.

    Glouglou l’ivrogne,
    Bouteille à la bouche.
    Qui lui parlera ?

    Cocorico fait
    Le coq très tôt le matin,
    Réveil des poules.

    Baoum, boum, BADABOUM !
    La vaisselle à terre,
    Tout est bien cassé.

    Tic-tac, l’horloge
    Qu’il faudra remonter,
    Ressort descendu.

    Flipflap dans la boue,
    Les chaussures bien sales,
    À la fontaine !

    Boum, boum dans la rue,
    Les pompiers se dépêchent,
    Carambolage !
    (16 avril 2021)

     




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  • Bénita

    Prénom ancien d’origine latine
    Elle a laissé à la maison sa tétine ;
    Elle est fière Bénita,
    Là où elle veut, elle aboutira.
    Elle a en horreur son prénom,
    Pour Google c’est un simple nom.
    Qui fera rire toute la classe.
    Pauvre bêtasse !
    Bénita,
    Grosse bêta !
    Celle-là est la préférée de mon frère.
    Il fait ainsi bondir ma mère.


    Cette dame qui la conduit à l’école n’est pas sa maman,
    J’ai été abandonnée peu après ma naissance,
    Et confiée à une assistante sociale, qui n’avait aucune décence.
    C’est elle qui m’a donné ce prénom consciemment.
    Celui qu’on appelle mon frère, n’est qu’un demi-frère
    Nous avons simplement le même père.
    Abandonné comme moi,
    Dans le vendômois,
    Nous passons de familles en familles,
    Comme deux anguilles.
    Nous n’avons jamais été séparés,
    Nous ne sommes plus apeurés.

    Dans mon dossier doit être indiqué mon vrai prénom,
    Et de mes parents leurs noms.
    Je ne voudrais pas les revoir,
    Même si c’est mon devoir.
    Il en est de même pour l’assistante sociale
    Qui nous a rebaptisés de prénom déloyal :
    Pour moi : Bénita,
    Et mon frère : Hamida.
    C’est la signature des enfants abandonnés,
    Ils ne doivent pas rayonner.
    Tout repose sur les désidératas d’une personne,
    Par définition, elle sera bonne.

    Je ne veux pas être bonne à tout faire ;
    Je vais travailler dans les affaires.
    Mon frère veut être guitariste,
    Ou orthopédiste.
    Il hésite encore !
    Le bac d’abord.
    On a encore le temps de choisir,
    Et chercher d’autres plaisirs.
    Pour l’instant il faut se battre,
    Et devant les autorités en débattre,
    Pour retrouver nos vrais prénoms,
    Et abandonner nos surnoms.
    (14/04/2021)







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  •  
    Nuit étoilée

    Partout brillent des étoiles,
    Sur ma tête est tendue une grande toile,
    Qui brille de mille feux ;
    Dans cette nuit, tout est radieux.
    Aucun reflet ne gêne ma vision,
    Dans le ciel, aucune collusion.
    Je suis entouré de lumières
    Devant comme derrière.

    Que faire allonger à terre ?
    Je suis célibataire ;
    Personne ne m’attend ;
    Je ne suis qu’un petit exploitant.
    Mon esprit s’envole dans les rêves
    Je suis loin de la grève.
    Je m’envole sur les ailes d’un aigle,
    Comme un espiègle.

    Je passe au-dessus des nuages
    Je n’ai plus d’âge.
    Je suis un gamin qui vole vers les étoiles ;
    Autour de moi, couverts de poils,
    Des tapis blancs m’accueillent,
    Sans aucun écueil.
    Sur ma gauche un croissant de lune,
    Avec elle, aucune rancune.

    L’aigle veut m’envoyer plus haut,
    C’est le domaine des fléaux.
    La lune me retient,
    Et me dit : vient.
    Je lui tends la main,
    Je pars sur son chemin.
    Elle m’accueille les bras ouverts,
    De ses ailes, je suis couvert.

    Doux rêve d’été,
     Aucune anxiété.
    De tous côtés scintillent de petites lumières,
    Pas besoin d’œillères.
    Nuits éternelles de bonheur,
    J’en reçois plein le cœur.
    Au pied de la lune je me sens bien
    Je ne manque de rien.
    (13/04/2021)





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  • Symbiose

    Symbiose inexplicable
    Entre l’eau et la verdure,
    Au sein de la nature
    Et de toute créature.
    Le rythme des saisons,
    Avec ou sans raison,
    Quand la pluie tombe à temps,
    Au-dessus de l’étang.

    L’esprit créateur de l’humain,
    Qui utilise ses deux mains,
    Offrant une belle alchimie,
    Sans aucune manie,
    Entre l’eau qui coule,
    La barrière au fond du jardin
    Clôture du chemin
    Au gré de la houle.

    Honneur au photographe
    Qui n’a pas laissé de parafe ;
    Auteur inconnu,
    Qui dans la vie est bien connu.
    Il a saisi la symbiose,
    D’une vue grandiose
    Unissant l’homme et la nature,
    Sur la même devanture.

    En extase devant cette photo,
    Proche du coteau,
    Une manne de couleur
    Histoire de cœur.
     Phase de la nature,
    Qui m’offre cette devanture.
    Devant les beautés de la création,
    Véritable appropriation.

    Grandeur de la nature
    Devant un homme mature,
    Qui respecte le paysage
    Pour en faire un bon usage.
    Sa barrière respecte le point de vue,
    Et la verdure étendue,
    Le long de la coulée d’eau ;
    Ce n’est pas un mégalo.
    (12/04/2021)






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  • Rumeur


    Dernier à s’envoler,
    Aurait-il peur de voler ?
    Dans le silence de la nature,
    Gêné par ses courbatures,
    Honteux sous un si beau soleil,
    Il n’entend aucune abeille
    Troubler l’atmosphère
    Bien triste affaire.

    Devra-t-il tourner la page,
    Cœur empli de rage.
    Ces confrères vont le huer,
    Il sera dévalué.
    Le ciel est sa résidence,
    Là-haut la dépendance.
    Il peut planer au gré du vent,
    C’était captivant !

    Comment honorer sa race
    En restant sur place ?
    Recevoir les honneurs des hommes,
    Pour lui, un véritable baume ?
    Se laisser toucher par les enfants,
    Lui piaffant,
    Avant de remonter dans le ciel
    Comme les petites abeilles.

    Il lui reste une carte à jouer,
    Pour les amadouer
    Piaffer pour les enjoliver,
    Et me remotiver !
    Je vous ai eu, dit l’oiseau.
    Ce n’était qu’une rumeur, cher damoiseau !
    D’un coup d’ailes, il rejoint ses confrères,
    En suivant leur itinéraire.

    Méfiez-vous d’une photo,
    Comme sur la route les vélos.
    Un oiseau qui ne peut plus voler,
    Doit s’affoler.
    Sa vie est en danger,
    Vous ne pouvez rien changer.
    Ses jours sont comptés
    La mort, il devra l’affronter.
    (12/04/2021)







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  • Xylophone

    Je ne peux regarder cette photo,
    Un véritable exvoto,
    Sans remonter dans ma mémoire,
    Pour moi, un véritable devoir,
    En l’honneur de ces joueurs
    Qui m’ont offert des instants de bonheur.
    Cette photo me renvoie au Cameroun
    Non dans un saloon,
    Mais dans une simple case de quartier à Douala
    Un véritable gala.

    Nous avions acheté un xylophone,
    Ce n’était pas un I phone,
    Fabriqué dans la brousse,
    Derrière lui, plus d’une course !
    Nous l’avions ramené en France,
    Il a voyagé en soute avec Air-France.
    La photo de ses danseurs
    D’une soirée, les régisseurs.
    C’est Gaston qui avait tout organisé,
    Nous ne pouvions rien tabouiser.

    10 octobre 1986, décès de ma mère,
    J’ai pu rentrer en France pour être avec mon père,
    Mes frères et sœurs pour le dernier adieu,
    Dans l’église, devant Dieu.
    Rentré au Cameroun après quelques jours,
    Plus un ami africain ne venait, même pour un simple bonjour.
    Ce qui n’était pas une plaisanterie,
    Encore moins une idolâtrie,
    Ils respectaient mon deuil
    Et de la maison ne passait pas le seuil.

    Il manquait la fête qui marquait la fin du deuil,
    Pour qu’ils repassent le seuil.
    Quand on est dans un pays, il faut accepter les coutumes,
    Sans faire preuve d’amertume.
    La soirée fut remarquable
    Rien de regrettable.
    La difficulté fut d’accepter une danse
    Avec le portrait de ma mère suivant la cadence.
    Dans l’orchestre local, des xylophones et des tamtams,
    Dansaient de nombreuses femmes.
    (07/04/2021)




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  •  Empreint de majesté 

    Bijoux de nombreux parcs zoologiques
    Ces animaux sublimes ont une expression magique,
    Qui attirent chaque année des millions de visiteurs,
    Qui passent la porte du zoo à toute heure.
    Animaux mythiques,
    Allure dramatique.
    Ils offrent un temps de bonheur,
    Tout en faisant peur.
    Les parcs animaliers sont emprunts de majesté
    Ils ont le droit d’exister.

    A côté d’eux des oiseaux s’envolent dans un espace restreint,
    Par l’homme contraint.
    Leur pelage est délicat
    On les croirait recouverts de mica.
    De la gueule des tigres jaillissent des rugissements,
    Qui effrayent leur environnement.
    Ils ont leur place dans l’histoire,
    Ils ressemblent au jaguar.
    Ce sont des animaux agréables à regarder
    Leurs cages sont bien barricadées.
     
    Des parents accompagnent leurs enfants,
    Dans des parcs zoologiques, tous les ans.
    Ils passent rapidement devant de telles majestés,
    A cause de leur méchanceté,
    Et poursuivent les chemins fléchés,
    Vers d’autres animaux moins panachés.
    Pourtant aucun risque pour les enfants,
    Les cages sont bien fermées,
    Même pour le parc des éléphants,
    Les animaux sont bien renfermés.

    Assis sur des estrades
    Pas besoin de barricades.
    Des aigles survolent l’espace
    Réservé à ces rapaces.
    Ils rasent les estrades,
    Et très vite rétrogrades,
    Pour se poser sur le bras de leur maître,
    Pas besoin d’altimètres.
    Magnifiques oiseaux de proie
    Qui n’ont pas besoin de parois.
    (06/04/2021)







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  • Tonio

    Serais-tu un petit piccolo,
    Toi qui es né à Ajaccio !
    Tu n’es encore qu’un ado,
    Et tu dors toujours sur le dos.
    La bouche ouverte comme un o,
    Comme un alcolo.

    Tu utilises trop souvent ton smartphone : allo, allo,
    Tu es là Antonio ?
    Je t’attends pour l’apéro,
    Sans alcool, je suis cardio.
    Je ne mange que du bio.
    Alors : banco !

    Tonio
    Joue du piano,
    Des concertos,
    Avec une finale en do.
    Il n’aime pas le belcanto,
    Et préfère le disco

    Son frère Hugo
    Préfère le banjo,
    Qu’il a appris à Ajaccio,
    Avec son cousin Mathéo.
    Ce sont deux aristos,
    Qui n’ont pas encore d’auto.

    Tonio,
    Lui, a une petite moto,
    Avec laquelle il parcourt l’agglo ;
    Il n’est pas barjo,
    Mais roule avec brio.
    Dans quelques années, le permis et son auto.
    (07/04/2021)




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  • Pâques

    Chacun sa façon de vivre le week-end de Pâques,
    Partir trois jours en Cadillac,
    Emmenez les œufs en chocolat,
    Et organisez dans le jardin, un gala ;
    Réunion de famille dans la maison des parents
    Et profitez du beau temps,
    Pour un repas sur la pelouse
    Du coté de Toulouse.
    Cette année, Covid oblige,
    Il faut éviter les voltiges.

    Pour les enfants, trois semaines à combler,
    Pour ne pas devoir redoubler.
    On se rappelle l’existence des grands-parents,
    Que l’on n’a pas vu depuis longtemps.
    Tout le monde est cloitré
    Dans un espace feutré.
    La joie de Pâques s’amenuise
    Elle que l’on croyait acquise.
    Essayons de nous réjouir,
    Pour nous épanouir.

    Pour toi qui es chrétien,
    Tu retrouves les tiens,
    Aux pieds du crucifié,
    Beaucoup s’en méfiait.
    Ils ont eu sa peau,
    Il est enfermé dans un tombeau.
    La pierre n’a pas su le retenir,
    Ils n’ont pu intervenir.
    L’homme crucifié est debout
    Ce n’est pas un marabout.

    Aujourd’hui tous les chrétiens,
    Et ceux qui ne sont pas païens,
    Célèbrent la résurrection,
    À grands coups de carillons.
    Christ est ressuscité,
    La vie se lit dans la continuité.
    Il a vaincu la mort ;
    Pourquoi restez en dehors ?
    Il nous attend en Galilée,
    Suivons le défilé.

    Le linceul est bien plié à sa place,
    Pourquoi cette angoisse ?
    Le tombeau est vide.
    Ne reste pas livide.
    Jean a vu
    Et il a cru.
    Qu’as-tu vu Marie-Madeleine
    Pour effacer ta peine ?
    Mon Maître est vivant,
    Suivez-le dorénavant.
    (04/04/2021)





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  • Blanc de tes jambes
    Pour leur première sortie,
    Aucun bronzage

    Blanc du mur repeint
    Pour le printemps à venir
    Rafraîchit maison.

    Blanc des draps propres
    Produit de la lessive
    La pub l’avait dit.

    Tout blanc est le teint,
    Du malade alité.
    A tous, il fait peur


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  • Libérez les oiseaux

    Les bougies sont fondues,
    La lumière s’est pendue ;
    Avec Pierre Perret vous pouvez chanter,
    Sans vous inquiéter :
    « Ouvrez, ouvrez, la cage aux oiseaux,
    Laissez-les s’envoler là-haut ».
    De la parole, passez aux actes,
    En évitant tout contact.
    Pourquoi resteraient-ils prisonniers ?
    Qu’ils soient les derniers.

    Cherchez-les dans votre quartier,
    Personne ne pourra vous châtier ;
    C’est la défense la planète,
    Il faut faire place nette ;
    Défenses des animaux
    Sans dire un mot,
    Défense de la nature,
    Et de toutes les créatures.
    Rendez-leur la liberté


    Derrière la vitre, la lumière sombre du soir
    Envahit le trottoir.
    Dans le flou de la nature,
    Les passants deviennent des caricatures.
    C’est le moment idéal,
    Pas question de morale,
    Pour une action libératoire,
    Ne le laissez pas choir.

    Ouvrez les cages,
    Pour envoyer les oiseaux dans le bocage.
    Sauvez-vous avant que sonne la fureur,
    Si vous êtes un bon coureur.
    Les prisonniers s’envoleront
    Sans attendre que sonne le clairon.
    Vous faites une bonne action,
    Sans aucune dégradation.
    (31/03/2021)






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  • Crinière D'écume



    Onde agréable
    Quand le vent ne joue pas au diable.
    Silence environnant
    Aucun bruit dissonant.
    Temps d’été propice à la baignade
    Évitant la débandade ;
    Nombreuses présences sur la plage,
    Chacun son déballage.
    Les enfants préfèrent les châteaux de sable
    Se bagarrent parfois nos petits diables.

    Certains jours, même durant les vacances,
    Le temps change de fréquence,
    Nous enfermant dans les chalets,
    Qui sont rarement de grands palais.
    Les astres du ciel ont tout bouleversé,
    Nos projets, dispersés.
    Monte de la mer un fracas effroyable,
    Pour les promeneurs désagréables.
    Les vagues prennent de l’ampleur,
    Qui fait fuir la chaleur.

    La marée montante résonnait de bruits de métal,
    Similaire à cette musique bien banale.
    Des crinières d’écumes,
    Frappent comme des enclumes,
    Les galets couvrant le sable
    S’étalent sur la plage, c’est à peine croyable.
    Des fibres de laine envahissent les bords,
    À bâbord comme à tribord.
    Tout est arraché,
    Sont renversés des canots bâchés.

    Au loin dans l’infini du ciel,
    Gronde un orage qui fait fi de l’arc-en-ciel.
    Un tourbillon d’écume a inondé la plage,
    Brisant, des enfants, leur bricolage.
    Tout sera à reconstruire,
    Les constructions à reproduire.
    Des éclairs brisent les nuages,
    Volent des paquets de feuillage.
    L’hiver est revenu couchant la floraison,
    On a changé de saison !

    Les enfants, à travers les carreaux,
    Regardent ces orages brutaux.
    Les éclairs, au loin, les font crier,
    Les yeux écarquillés,
    Ils rêvent du retour du soleil
    Qui brillait si bien la veille.
    La mer est démontée
    Au loin les bateaux doivent l’affronter,
    Ne pouvant rejoindre leur port d’attache,
    Impossible, avec la tempête, la tâche.
    (29/03/2021)




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  • Notre Planète

    Planète terre,
    Petite dans l’univers,
    Tu es merveille.

    La planète Mars,
    Tu nous fais envie là-haut
    En route vers toi.

    Sauvons la terre,
    Nous l’avons fragilisée,
    Chacun son rôle.


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  • Des moments de bonheur 


    Bien loin la ligne d’horizon ;
    Sous le soleil, adieu nos blousons.
    Le temps est agréable,
    C’est à peine croyable.
    Pour un mercredi d’octobre,
    Habituellement plutôt sombre.

    Le bois nous ouvre les bras,
    Aucun embarras,
    Pour se laisser glisser sur les feuilles,
    Éparpillées par le vent,
    Quel accueil !
    Nous jouons sur un divan.

    Instant de bonheur,
    Qui embrase nos cœurs.
    Nous profitons du soleil
    Qui s’envolera comme une corneille,
    Pour laisser place à l’obscurité,
    Dans la continuité.

    Au-dessus de nous, un vol de corbeaux,
    Nous rappelle que nous ne sommes pas encore des ados.
    Bientôt avant la tombée de la nuit,
    De la maison se fait entendre un bruit
    C’est maman qui nous appelle,
    Sans doute un rappel.

    A sonné le repas du soir,
    Bientôt il fera noir.
    Nous reprenons le chemin de la maison,
    Nous avions perdu la liaison ;
    Mais un après-midi de bonheur ;
    Nous sommes en retard sur l’heure.

    Nos yeux clignotent au cours du repas,
    Sur nous, la fatigue a pris le pas.
    L’assiette, il faut la finir
    Avant de nous endormir,
    Pour effacer les fatigues de la journée.
    Emmenant nos âmes par un chemin détourné.

    Maman nous lave avec délicatesse
    La douche est prise en vitesse,
    Ma petite sœur s’endort dans les bras de maman ;
    Je vais au lit consciencieusement.
    Morphée prend vite possession des deux gamines,
    L’ainée comme la benjamine.
    (23/03/2021)



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  • La forêt au printemps

     

    La neige s’efface peu à peu,
    L’hiver lui dit adieu.
    C’est l’annonce du printemps,
    Qui, pour se lever, prend tout son temps.
    Laisse tomber cet hiver trop froid,
    Les branches dénudées en forme de croix.
    Autour de toi, le soleil se lève,
    S’est achevé sa grève.
    Fredonne la chanson du renouveau,
    Que résonne de tes mains un grand bravo

    Court à travers les sentiers,
    S’est ouvert un nouveau chantier.
    Regarde ce que la nature t’offre,
    Elle a ouvert en grand son coffre.
    Agrippe-toi aux branches décharnées,
    L’hiver s’est enfui, consterné ;
    Ses amis ne l’aiment plus,
    De partout, il est exclu.
    Tout le monde l’abandonne,
    Même la baronne.

    Par terre, les fleurs montent hors de leur fourreau,
    Arrive le temps du renouveau.
    Autour de toi, la vie renaît,
    Admire le jaune des genêts.
    Cautionne ce changement de saison,
    Change ta combinaison.
    Ouvre volets et fenêtres,
    Avec les fleurs, tu vas renaitre.
    Honore le printemps,
    Fleuri, également, les bords de l’étang.
    (21/03/2021)


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  • Idées

    Des idées, j’en ai plein la tête,
    Ou plutôt, j’en avais,
    Pour écrire, j’étais à la fête,
    Sur le clavier elles coulaient.
    Aujourd’hui, le mémoire a fui,
    Je n’ai plus aucun appui.
    Que ces petits papiers de couleur,
    Qui manquent de chaleur.
    Question d’âge, dit le médecin,
    Que je rencontre sur mon chemin.

    Muse, viens à mon secours,
    Je dois écrire un discours,
    L’éloge funèbre d’un ami très cher,
    Chair de ma chair.
    Sur les mémos, des petits mots,
    Sur ces papiers, un grand coup de plumeau,
    Qui dégagera mon écran,
    Me donnant un peu de cran,
    Pour rechercher de nouvelles idées,
    Je les trouverais, j’en suis persuadé.

    De nouvelles idées s’étalent devant mes yeux,
    Je deviens un demi-dieu.
    Mes mots s’attachent l’un derrière l’autre.
    De la nouveauté, je deviens l’apôtre.
    Mon discours prend forme ;
    Quelle réforme.
    Les lignes se complètent
    Comme des chiffres sur une calculette.
    Reliées par un fil éphémère,
    Qui vérifie la grammaire.

    Mon oraison funèbre prend forme,
    Tout semble conforme,
    À ce que je pense de mon ami ;
    Plus aucune anémie.
    Ma muse est admirable,
    Pleine d’idées, elle est formidable ;
    Elle comble mes trous de mémoire,
    Et ne me laisse jamais choir.
    Elle ne manque jamais d’idées,
    Je me laisse guider.
    (21/03/2021)




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  • Envie de voyage

    Pourquoi chercher si haut,
    Dans un livre si beau,
    Pour voyager dans le monde,
    Il suffit de regardes la mappemonde,
    Bien visible à ses pieds
    Avec un bloc de papier.
    Ou de se rendre dans une agence touristique
    Qui ne demande pas d’actions acrobatiques,
    En grimpant en haut d’une échelle,
    Ce qui n’est pas une bagatelle.

    Quand on a des cheveux blancs,
    Il vaut mieux lire assis sur un banc.
    Pourquoi monter si haut,
    Pour atteindre un livre là-haut,
    En équilibre instable,
    Avec un ouvrage entre les jambes, un autre sous le bras,
    Aucune main de libre ; est-ce pour l’apparat,
    Au lieu de lire assis à une table ?
    C’est peut-être un ancien alpiniste,
    Ou un épéiste.

    Il recherche dans de vieux livres
    Des exploits à poursuivre.
    Un bon parachute lui serait nécessaire,
    Pour jouer au corsaire,
    Grimpé en haut du mât,
    Comme dans un film de cinéma.
    Ici il œuvre dans une bibliothèque,
    Et non une ludothèque !
    Vu son âge, une chute est irréparable
    Et n’a rien d’agréable.

    Pas de coussins pour l’accueillir
    Cherche-t-il à se détruire ?
    La vieillesse a ses limites,
    Ce n’est pas un mythe !
    Chaque chose en son temps,
    C’est un bon argument.
    Il devrait se contenter des livres à sa hauteur
    Et ne pas se faire peur,
    En équilibre instable sur une petite plate-forme,
    Un peu difforme.
    (16/03/2021)




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  • Un thriller palpitant 


    Véritable thriller palpitant,
    Ce Covid 19, virus inquiétant.
    Les gens réagissent au nom de la Liberté,
    Écrite dans la constitution, c’est la sécurité !
    Qui pouvait songer à tant de désordre,
    Et les difficultés de faire respecter les ordres,
    Dans un peuple désorienté,
    Et souvent désenchanté.
    Arrivent des vaccins multiples,
    Pour s’inscrire, un bien long périple.

    Comment joindre les deux bouts,
    Quand, de manger, on n’a plus le goût.
    Dans les bras, les enfants se blottissent,
    Pour cacher l’injustice.
    Autour des jeunes et des personnes âgées,
    Il faut tout réaménager ;
    Face à ce germe qui n’a rien de pur,
    Méfiez-vous des petites égratignures.
    C’est un virus sauvage,
    Qui dans le monde entier, fait des ravages.

    Différents vaccins sont annoncés,
    Les industriels défendent leur énoncé.
    Tous ne sont pas retenus
    Les résultats pas assez connus.
    L’Europe a retenu Pfizer-Bion Tech, Moderna,
    Et depuis peu : Astra Zeneca.
    D’autres sont en attente d’accord des autorités européennes,
    Dans le respect des politiques régaliennes.
    La prudence est compréhensible,
    Il faut que leurs vaccins soient crédibles.
    (15/03/2021)


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  • Changement

    Le 28 mars prochain,  on change d’heure,
    C’est le passage à l’heure d’été,
    Nous en serons affectés ;
    Ce n’est pas pour notre bonheur.
    Ce sont les mêmes ennuis chaque année,
    Notre vie est condamnée.
    Songer un peu au climat,
    C’est un effort minima,
    Pour les futures générations,
    Pas d’autres solutions.

    Pour tous, le changement climatique est nouveau,
    En ont besoin mêmes les animaux.
    Les spécialistes l’avaient prévu,
    Nous ne sommes pas pris au dépourvu.
    C’est un élan solidaire de toute la planète,
    Que de populations inquiètes !
    Ne dites pas : après nous le déluge !
    Ils chercheront d’autres refuges.
    Pensons aux îles englouties
    Un peu de sympathie !

    Le changement climatique est une réalité,
    Aucune ambiguïté !
    C’est l’affaire de tous
    Et pas seulement des grands manitous
    Qui dirigent le monde,
    Sans oublier le tiers-monde.
    Les petites actions individuelles,
    Doivent devenir habituelle.
    Chacun doit agir
    Il nous faut réagir.
    (11/03/2021)


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  • Repassage

    Repassage à domicile,
    Ne vous faites pas de bile,
    Tout sera fait à votre retour,
    Ne perdez pas votre temps trop court.
    Message régulier à la télévision,
    Au milieu des émissions.
    Le repassage, corvée des ménages,
    Comme pour les hommes le binage.

    Chez vous, ou en atelier,
    Nous sommes votre allié,
    Ménage et repassage, notre métier,
    Nous le faisons en toute amitié.
    Vos impôts en paieront une partie,
    Vos dépenses sont amorties.
    Profitez de cette largesse,
    Une véritable prouesse.

    Celui qui collectionne les fers à repasser,
    Serait-il angoissé,
    En pensant aux repasseuses
    Qui les utilisaient ! Elles étaient courageuses.
    Certaines familles ne connaissent pas ces instruments ;
    C’était bon pour un autre temps !
    De nombreux tissus n’en ont pas besoin,
    Même par appoint.

    Il faut savoir acheter
    Et refuser les articles convoités,
    S’ils nécessitent un fer
    Pour les plis intercalaires.
    Soyons modernes.
    Pourquoi avoir recourt à une société externe,
    Pour des travaux inutiles,
    Toujours futiles.
    (09/03/2021)


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