• Sois patient 

    Rêve d’un jeune ado,
    Qui de l’école en a plein de dos ;
    Devenir pompier,
    Sera son métier,
    Avec ou sans bac,
    Sans être démoniaque,
    Une seule devise : sois patient,
    Il en est conscient.

    Rêve d’un enfant
    Qui pour lui sera plaisant,
    Un chat à adopter
    Ce sera à toi de t’adapter.
    A Noël tout le matériel me fut offert,
    Pas de chaton ! Quelle affaire !
    Il est encore trop petit, me dit maman,
    Il dort contre la chatte, à peine conscient,
    Sois patient.

    A la SPA j’ai vu un petit chien,
    Je le trouvais très bien.
    Rapidement je fus déconfis,
    Je ne voulais de lui, aucune photographie ;
    Il faisait ses besoins partout,
    Je ne l’aimais plus, ce toutou.
    De ses erreurs, il n’était pas conscient
    Sois patient

    Un petit chien n’est pas un jouet,
    Que l’on dresse avec un fouet.
    L’adoption
    Est une conciliation
    Soutenue par un amour réciproque,
    Et non la confrontation en bloc,
    Entre le maître tout puissant et un chien obéissant,
    Sois patient.

    L’animal adopté est un peu perdu,
    Dans sa nouvelle maison où il est attendu.
    Ne sois pas fâché si je ne suis pas propre
    Dans ma cage, je faisais partout mes crottes.
    Des humains m’ont fait tant de mal
    Moi, un pauvre animal.
    Je te rendrais heureux, si tu es accueillant,
    Sois patient.

    Aime-moi,
    Je t’aimerai, toi
    L’adoption a pour règle première l’amour,
    Avec ou sans humour ;
    Je te rendrais heureux,
    Si pour moi, tu es chaleureux,
    Je ne suis pas déficient
    Sois simplement patient.
    (04/12/2019)

     


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  • Le courage

     

    Mot qui fait peur
    Et chasse le bonheur,
    Loin des yeux, loin du cœur,
    Chant langoureux lancé par le chœur,
    Qui cherche à nous endormir
    Au lieu de nous raffermir.

    Manquer de courage,
    Rester à l’amarrage,
    Au font d’un port,
    Rejeter tout rapport,
    Qui nous relèverait,
    Rejetant le couperet.

    Le courage et une force
    Qui émane des profondeurs de l’âme,
    Arrachant les mauvaises écorces,
    Qui conduiraient au drame.
    Le courage affermit le cœur
    Rejetant tout air moqueur.

    Les pompiers, exemple de courage ;
    Ils ont l’étoffe du héros
    Sans mettre en avant leurs pectoraux
    A tout leur entourage.
    Médaillés pour son audace,
    Ils font toujours face.

    Tout pompier donnera sa vie
    Là où il a servi,
    Pour sauver des vies humaines
    Même dans des conditions inhumaines.
    Le courage et leur première devise
    Pour tous, elle est acquise.
    Les militaires en service en Afrique
    Ignore la peur qui serait dramatique.
    Leur âme est remplie de courage,
    Refusant de la vie tout mirage,
    Pour défendre leur pays
    Jusqu’au don de leur vie.

    Ils ne recherchent pas le merveilleux,
    Qui les rendraient heureux ;
    Un seul mot : servir.
    Le pays doit les accueillir,
    Pour ce qu’ils sont : des héros,
    Vivants ou morts comme de vieux paquebots.

    Ils se disent des gens ordinaires,
    Ils n’ont rien fait d’extraordinaire ;
    Le courage cache l’humilité,
    Sans aucune ambiguïté.
    Ils ont obéi aux ordres
    Pour subjuguer le désordre.
    (05/12/2019)




     


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  • La chaleur du froid 

    Enfermée dans un cocon de neige
    La belle fille rêve.
    Elle s’est envollée sur les ailes d’un aigle
    Là bas dans le pays du froid polaire,
    Royaume d’un ours blanc et d’une chouette.
    Dors belle jeune fille
    Entourée de blanc coton
    Pour tout vêtement
    Un colier de perle entourre ton cou.
    Les animaux te regarde, non d’un air hébahi,
    Mais les yeux remplis d’amour.

    Face à catte apparition impromptue.
    Toute la nature s’est arrétée.
    Pas un bruit, pas un son ;
    Il ne faut pas la réveiller,
    Elle est si belle, la princesse
    Pourquoi l’effacer de notre vision.
    Même la neige s’est arrêtée de tomber,
    Pour ne pas l’ensevelir.
    L’ours est subjugué par cette apparition
    Il est bloqué, debout sur ces deux pattes arrières.
    La chouette immobile reste silencieuse.

    Que le rêve ne soit pas suspendu,
    La belle fille aura sa place dans notre royaume,
    Elle sera notre princesse,
    Notre fée immortelle.
    Elle veillera sur nous et nos petits.
    Dame nature qui sait être gentille,
    Suspens autour de nous tempêtes et bourasques ;
    Avec elle, laisse-nous rêver
    A l’amour de l’homme pour la nature.
    Pour une fois qu’il veut la protéger,
    Ne vient pas bousculer ses rêves
    Avec notre jolie princesse.
    (04/12/2019)

     


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  • Au pied de mon arbre 

    Au pied de mon arbre, je visais heureux,
    Chantait Georges Brassens.
    Arbre de vie,
    Qui cache le soleil trop chaud.
    Arbre desséché durant l’été,
    Sous une canicule brulante ;
    Ses feuilles pleurent,
    En s’affalant sur la pelouse.
    Trop d’eau pour lui en automne,
    Avec des vents qui soufflent le reste des feuilles
    Trop vite jaunies par le manque d’eau.
    Que sera cet hiver qui accourt à grand pas ?

    Quelque soit la saison,
    Un vent murmure sa chanson dans ses branches,
    Chanson nouvelle au printemps,
    Où tout renait en prévision des fleurs,
    Chanson assoiffée en été,
    Un léger murmure à peine audible,
    Chanson pluvieuse en automne,
    Qui lui arrache les feuilles,
    Qui s’envolent au gré du vent
    Semant mille couleurs
    Qui dansent sur les pelouses,
    Tant qu’elles ne seront pas ramassées.

    Chanson monotone en hiver
    Quand les brouillards surprennent le matin,
    Que la lune joue à cache-cache
    Quand le vent du nord,
    Cingle nos visages.
    L’arbre dénudé a changé de visage,
    Squelette blanchi par la chaux ou le neige ;
    Simple carcasse à travers les brumes,
    Quand la lueur du jour levant,
    Dessine ses formes squelettiques.
    Mon regard attendri se pose sur lui.

    Toi, mon arbre, si beau dans la belle saison,
    Je ne peux te réchauffer.
    Dame nature, que tu es dure envers lui !
    Il servait d’abri aux oiseaux,
    Qui avaient construits leur nid,
    Pour qu’éclosent des petits œufs,
    Qui donnent la vie.
    Quand la chaleur du soleil va-t-elle revenir,
    Pour faire éclater de nouveau bourgeons,
    Et redonner vie à ses branches défuntes ?
    Ce n’est pas un rêve.
    La nature te redonnera vie.

    Toi, mon arbre.
    L’hiver consolide ton tronc,
    Pour le rendre plus solide.
    Ainsi, se déroulent les années ;
    Tu retrouveras ta grandeur,
    Avec le roulement des saisons.
    Des maux d’hiver sont indispensables,
    Pour redorer ton blason,
    Quand chanteront les saisons,
    Quand piailleront les oiseaux,
    Quand reviendront les hirondelles,
    Quand roucouleront les pigeons.
    (05/12/2019)

     

     

     


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  • Les mots

     

    De jour comme de nuit,
    Des mots surgissent dans notre esprit ;
    Mots anodins, isolés,
    Mots regroupés en phrase,
    Mots indépendants, errant en liberté,
    Mots entrant dans un récit,
    Ce sont toujours des tendres mots,
    Qui nous disent quelque chose.

    Émanant de rêves impromptus,
    Ils nous envoient souvent au-delà des nuages
    Nuages gris, nuages noirs, nuages très clairs
    Pour atteindre la lumière du soleil,
    Et déposer en nous
    Le nectar céleste
    Qui anime nos âmes,
    Les rendant moins vulnérables, plus puissants.

    Rêves de mots
    Isolés ou reliés entre eux de façon bizarre,
    Pour donner une phrase,
    Qui à ce moment ne veut rien dire,
    Une phrase triste qui donne des frissons,
    Ou lumineuse comme la pleine lune, la nuit,
    Qui, au réveil s’étirera comme les pétales d’une fleur,
    Pour agrémenter le cœur.

    Mots repris par le poète,
    Dépouillés de leurs substances,
    S’envolant dans les brises du matin,
    Courant après cœurs fermés,
    Prenant leur temps pour agir, ils se dressent devant nous.
    Mots immortels qui passeront les siècles,
    Ecrits avec amour,
    Épanouissant nos âmes.

    Mots de tous les jours
    Qui perdent leur sens originel,
    Pour moderniser le vocabulaire,
    Entrant dans les dictionnaires
    Reconnus par l’académie française.
    Mots anciens transposés
    Pour se moderniser
    Et être de leur temps.

    Les mots prennent le sens qu’on leur donne,
    Mots ensoleillés pour des âmes fragiles,
    Mots tristes face aux drames en cours,
    Mots scintillants qui animent le cœur
    Mots d’amour entre parents et enfants,
    Mots vitaux entre deux cœurs qui s’aiment,
    Mots puissants qui redonnent vie,
    Résurrection des âmes et des cœurs qui pavanent.
    (Poème écrit le 22/10/2019, modifié pour entrer dans le défi)

     


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  • Tabatha

    Tabatha, mon petit ange,
    Tu es aussi belle qu’un archange,
    Tu dors bien la nuit,
    Et ne fait aucun bruit.
    Rare sont tes pleurs,
    Tu vis dans le bonheur.

    Tes parents sont heureux
    Tes grands-parents bienheureux,
    D’avoir une petite fille
    Si gentille.
    Ton berceau est ton domaine
    Ta peau a la couleur d’un cyclamen.

    Heureux sont les parents qui t’ont conçue
    A ta naissance, ils n’ont pas été déçus.
    Tu fais leur joie ;
    Bien qu’ils ne soient pas bourgeois
    Ils t’ont appelés Tabatha
    Dans la famille, unique est ton cas.

    Quand tu feras tes premiers pas,
    Mon amour, ma Tabatha,
    Tu marcheras à petit pas,
    Vers bon-papa,
    Qui veillera sur toi,
    Bien au chaud sous notre toit.
    (04/12/2019)

     


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  • Quand le livre devient paysage

    Réponse à Quai des rimes

     

    En découvrant l’artiste qui a fait ce montage,
    J’ai essayé de compter les étages,
    De cette œuvre artistique,
    A la limite acrobatique.
    J’ai imaginé de lui répondre par un poème
    Dans un genre bohème.

    O montagne de mes rêves,
    Que de fois tu m’as accueilli en bon élève,
    Me faisant découvrir tes nombreux lacs
    Face à toi, un petit bac,
    Dont on faisait le tour,
    Par de nombreux détours.

    Rien n’est simple dans la montagne,
    Pas de lignes droites comme dans les campagnes,
    Il faut suivre les chemins plus ou moins tracés
    Avec de nombreux lacés.
    Faire le tour d’un lac est une chimère,
    Et pour le randonneur, un tracé éphémère.

    Livre débordant de l’eau du lac
    balançant la cascade d’une seule plaque,
    Dans un lac plus petit
    Sur le montage aplati,
    Sans le faire déborder,
    Qu’il nous faut regarder.

    Bateau d’un autre siècle,
    Échoué après une débâcle,
    Sans trace d’abordage
    Le long des cordages,
    Voulant la route de la cascade,
    Rejetant toute embuscade.

    Il rêve d’empoter dans son sillage,
    Les nuages noirs et leur emballage,
    Le bleu de la mer
    Débordant sur la terre,
    Faisant sauter le voilier
    Comme un cavalier.

    Il ne peut s’évader du livre,
    Et sa route poursuivre,
    Vers au-delà de la montagne
    Où se déverse la cascade.
    Rêve innommable d’un poète rêveur,
    Dont la plume est un enjoliveur.
    (23/11/2019)

     

     

     


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  • La roue du temps

     

    Tourne, tourne roue du temps,
    Qui n’a pas la chance de pouvoir s’arrêter
    Remplie d’anxiétés
    Par de nombreux contre temps
    Pour satisfaire tant d’êtres humains
    Qui se donnent la main,
    Pour allonger le temps qui leur est donné,
    Sans se laisser baillonner.

    A chaque être humain, un temps est donné,
    Entre les deux bornes nous sommes bâillonnés ;
    Dans ses limites, notre liberté peut se déployer
    Face à cette réalité, il ne faut pas larmoyer.
    Nos parents fixent la première borne,
    D’une vie qu’ils veulent bonne.
    La fin de la baignade de neuf mois, étant arrivée,
    La sortie de l’eau fuit activée.

    La joie remplace les douleurs de l’enfantement
    Sans tarder, immédiatement.
    Nous sommes aussitôt choyer,
    Sur le ventre de la maman, déployé.
    Plaisir partagé par toue la famille,
    Qui se penche sur cette petite anguille
    Entre parents et grands parents,
    Sans gestes transparents.

    Tic, tac, tic, tac,
    La roue tourne au rythme cardiaque.
    Années après années le temps s’étale
    Comme se place un capital.
    La pendule marque le temps,
    Pour tous les habitants.
    Le rythme est le même pour chacun
    Comme écrit dans un bouquin.

    La roue tourne sans marche arrière
    Pourquoi regarder en arrière,
    Ce que l’on a vécu ;
    Il faut en être convaincu,
    Pour éviter les crises d’angoisse
    Qui aimeraient une autre préface.
    La seconde borne du temps nous laisse transis
    Que nous vivions en Afrique, en France ou en Asie.

    Tourne, tourne, la roue
    Dans le sable du désert comme dans les marécages, la boue,
    Inutile de la graisser, son, créateur l’a fait pour nous,
    Rien à voir avec un gourou,
    Il veut notre bonheur, et lui seul,
    Il nous suit comme son épagneul,
    Humilité, regard des autres, amour,
    Envers nos frères, un peu d’humour.

    Tourne, tourne, tourne, la roue,
    La médecine ne fait pas la moue,
    Pour nous aider à tenir le coup,
    Mutuelle et sécu en assure le cout.
    A chacun de prendre ses responsabilités
    Rejetant toute velléité.
    Chacun a sa propre roue
    Ne touchez pas aux écrous.
    (30/11/2019)

     

     

     


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  • Le cri
    Le cri du bébé, seul arme pour demander à manger,
    La douleur se transforme en hurlement,
    C’est un cri pour maman,
    Qu’elle seule peut décrire,
    Dans ce monde cruel
    Qui tourne en délire
    Jusqu’à devenir choquant.
    Prendre le bébé dans les bras,
    Un grand silence règne aussitôt,
    Laissant entendre le chant des oiseaux,
    Dès que s’ouvre la fenêtre.

    Prendre le temps de s’arrêter
    Pour écouter le cri délirant
    D’une bête aux abois,
    Poursuivie par des hommes cruels,
    La nature est mélancolique,
    Devant la méchanceté des hommes,
    Qui détruisent sa beauté,
    Pour implanter un grand centre commercial
    Au détriment du monde animal,
    Qui perd sa terre d’accueil,
    Sa douceur de vivre,
    Sa part de repas.
    (26/11/2019)


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  • Les jeunes ados, aujourd'hui

    Installé sur le canapé,
    Il a pris la position qui lui plait,
    Devant la télévision,
    Qui présente en eurovision,
    Une émission qui nous est inconnue,
    Et qui pour lui semble bienvenue.

    Un œil sur l’écran mural
    Il regarde, tel un amiral,
    Dans sa longue vue
    Ce qui est imprévu.
    Il parait suivre avec intérêt l’émission
    Qu’il note avec appréciation.

    L’autre œil est rivé sur son Smartphone,
    Où comme il dit mon i Phone,
    Ça fait plus sérieux
    Et pour nous, mystérieux ;
    C’est à celui qui aura le plus sophistiqué des appareils,
    Collé à son oreille.

    L’adolescence apparaitrait-elle dès la fin de l’enfance ?
    Les jeunes en ont pleine conscience
    Dès leur entrée au collège,
    De l’âge, un privilège
    Dans la poche, le premier téléphone,
    Ou tout objet en phone.

    Un air de liberté s’ouvre devant eux
    Et ils en sont heureux ;
    Accès à internet,
    Images de belles minettes,
    Tchatche avec copines et copains,
    Tout le long du chemin.

    Bientôt il leur faudra un ordinateur portable
    Pour les parents, incroyables,
    Pour faire les préparations scolaires,
    Pas d’autres solutions pour respecter la filière.
    Tous les copains en ont,
    Il faut s’en faire une raison.

    Grands-parents qui les avaient durant les vacances
    Vous ne pouvez plus être efficaces.
    Les jouets d’antan ne quittent plus les armoires
    La lie, il faut la boire ;
    Que faire devant une telle avancée,
    A notre âge, on ne peut la devancer.

    Téléphone, i phone, ordinateur portable,
    Même les parents les utilisent à table.
    Nouveaux ados, nouveaux cadeaux,
    Pour nous ils sont devenus un radeau
    Grâce auquel on avance sur l’eau ;
    Vive nos ados.

    Les jeux qu’ils aimaient aux dernières vacances,
    N’agrémentent plus l’ambiance.
    La Croix rouge et organismes sociaux,
    Les ramassent, non dans des buts commerciaux,
    Mais pour les distribuer à ceux qui ne sont pas encore ado
    Et qui les recevront en cadeaux.
    (24/11/2019)

     

     

     

     

     


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  • Femmes ou hommes battus 

    Hommes ou femmes maso
    Qui se prennent pour des héros
    En utilisant martinet et autre objets…
    Ces pratiques sont hors sujet,
    Ils le font en toute liberté,
    Ils sont exclus de ce poème
    Qu’ils n’en soient pas irrités,
    Femmes ou hommes battus en est le thème.

    Femmes battues par leur conjoint,
    Hommes bafoués sans témoin,
    Sauf quelques fois les enfants,
    Plus ou moins clairvoyant.
    La peur d’être battus à leur tour
    Bloque chez eux tout recours.
    Le silence est de règle à la maison
    Il faut s’en faire une raison.

    De leurs parents, ils garderont cette image
    Qui n’est pas un enfantillage,
    Dans des esprits déjà amollis,
    Où les décisions sont abolies,
    Par la peur de leurs parents épris d’alcool
    Qui, toute la journée, picolent,
    Et rentre le soir bien énervé,
    Il ne faut pas les entraver.

    Ces femmes ou ces hommes se taisent, les enfants aussi
    Ils ne peuvent que dire merci.
    Les services sociaux, ils en ont peur,
    Ils ne veulent pas en voir la couleur.
    Les voisins disent ne rien savoir,
    Au calice, ils ne veulent boire,
    La gendarmerie reste à l’écart,
    Ne comprenant pas les escarres.

    Faut-il leur réserver une seule journée,
    Pour que leurs déclarations ne soient pas ajournées,
    Et renvoyer aux calanques grecques
    Et ainsi leur fermer le bec.
    Qui osera dénoncer ces situations
    Qui ne méritent aucune absolution.
    Faut-il attendre leur mort, une tuerie,
    Pour que les responsables soient en furie ?

    Muriel Robin et bien d’autres femmes battantes
    Animées d’une flamme intérieure brulante,
    Par le biais d’associations multiples,
    Soulèvent, depuis des années, ces périples.
    Que sortira du grenelle des femmes battues,
    Pour elle un nouveau statut,
    Sans moyens financiers sur la table,
    Ce ne peut être recevable.
    (21/11/2019)

     

     

     

     

     

     


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  • L’artiste 

     

    Définir le terme artiste,

    C’est chercher entre l’alpha et l’oméga,

    D’un monde imaginaire

    Qu’il est seul à connaitre.

    Qu’il soit peintre, poète, chanteur ou musicien,

    Faut-il le classer dans une seule catégorie,

    Qui donnerait sens à son activité.

     

    L’artiste est indéfinissable,

    Inclassable.

    Son monde est unique,

    Celui d’un créateur,

    Qui trouve dans son cœur,

    Le plaisir de donner

    Et la joie de recevoir.

     

    Le peintre a sa toile,

    Le poète ses mots,

    Le musicien ses notes

    Le chanteur réunit mots et notes.

    Chacun à leur manière,

    Ils développent  les profondeurs de leur être,

    Qu’eux seuls peuvent comprendre.

     

    Chaque artiste,

    Devient créateur de son œuvre,

    Et en dévoile le sens.

    Le peintre joue avec les couleurs

    Le poète enlace les mots,

    Le musicien dévoile les notes,

    Le chanteur utilise sa voix.

    Ils cherchent dans leur univers,

    L’oiseau-lyre qui dévoilera

    Les avancées de sa création,

    Les couleurs à utiliser,

    Les mots à relier,

    Les notes à jouer,

    Les airs à composer.

     

    On ne devient pas artiste,

    On nait artiste,

    Si dans les profondeurs du cœur

    On accepte de s’enfoncer,

    Et mettre en avant les découvertes,

    Qu’il lui faut travailler,

    Pour entrer dans le monde artistique.

    (21/11/2018)

     


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  • L’enfant

     

    Comment ne pas tomber amoureux de cette bouille ?
    Ne pensez pas qu’il fasse l’andouille,
    En se barbouillant la figure
    Pour s’immerger dans la nature.
    Vous penserez peut-être à Halloween
    Ou à un visage peint par une héroïne ;
    Figure d’artiste
    Qui n’aime pas les peintres cubistes.

    Cette photo montre un enfant épanoui,
    Marjorie ou Louis,
    Une fille ou un garçon
    Assis sur un cheval d’arçon,
    Qui dans sa famille se sent heureux
    Avec des parents chaleureux.
    Une barbouille faite à l’école,
    Avec un peu de colle.

    Secouer votre imagination
    Sans vous lancer dans une démonstration.
    Cet enfant vous sourit
    Sans se cacher comme une petite souris.
    N’a-t-il pas un simple message à transmettre,
    Comme le ferait l’auteur d’une belle lettre.
    Rendez-lui son sourire
    Et avec lui, atterrir.

    Notre monde est rempli de gens trop sérieux,
    Souvent très ambitieux,
    Qui veulent bien faire,
    Dans le monde des affaires,
    Smartphone dans une main,
    Tout au long du chemin,
    Risquant de bousculer un passant,
    Qui se promene en chantant.

    Comme cet enfant, jouissez de la vie,
    Ne pensez plus à vos devis,
    En suspens sur votre bureau,
    Ils sauront vous attendre derrière les barreaux,
    Au lieu de s’évaporer dans les nuages,
    Sans aucun appareillage.
    Demain il n’aura pas bougé d’un pouce ;
    Pourquoi ne pas vous la couler douce.

    Le sourire d’un enfant est comme une petite graine
    Plantée dans votre cœur sans risque de gangrène.
    Laissez-vous embarquer par cette petite bouille
    Aux multiples couleurs, un vrai gribouille,
    Qui aime la vie remplie de bonheur,
    Si vous êtes butineur
    De joie, d’amour à transmettre,
    Oubliant les autres paramètres.
    (19/11/2019)

     

     

     

     


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  • Jeux interdits

     

    Sur le lit ils chahutent,
    Des pirouettes, des culbutes ;
    Il devient un dancing,
    Un autre jour, un ring.
    Brusquement un craquement,
    Ils s’arrêtent et regarde doucement
    Sous le lit l’origine du fléau
    Pour un simple rodéo.

    Une latte du sommier git par terre,
    Heureusement en solitaire,
    Les autres semblent avoir résisté,
    Ils ne sont pas trop attristés.
    Là haut, ils n’ont rien entendu,
    Personne n’est descendu.
    Comment réparer leur larcin,
    Eux, qui n’étaient que des fantassins.

    Démonter le ring,
    Et déposer les pièces sur le parking,
    Ils n’en sont pas capables ;
    Ce ne serait pas acceptable.
    Regrouper les deux morceaux
    Y mettre un grand bandeau,
    Mais comment remettre la latte en place,
    Quelle angoisse !

    Ne rien dire à mamie,
    Cacher les morceaux sous le lit,
    En faisant le ménage,
    Ce serait le carnage,
    Pour n’avoir pas avoué leur bêtise,
    Pour un manque de franchise.
    Noël approche
    Il ne faut pas jouer aux gavroches.
    Comment expliquer à mamie le chahut ?
    Est passé par là un dahu,
    La bête tant recherchée en colonie,
    Qui n’est jamais en agonie.
    Cette explication tombe vite à l’eau,
    Nous ne sommes pas des ballots !
    D’ailleurs qui croit encore au dahu
    Pour des jeunes, inutile début.

    La vérité, la seule solution,
    Pour obtenir l’absolution.
    Les deux garçons avec une certaine audace,
    Devant mamie, la tête basse,
    Expliquent leur forfait
    Et, pour le lit, les effets.
    La vérité paie toujours,
    Même quand on est à un mauvais carrefour.

    Mamie ne dira rien à leurs parents,
    Papi saura le réparer,
    Pour vous être bagarré,
    Avec lui vous serez artisan.
    Demain après-midi pas de piscine,
    Votre punition : travailler à l’officine,
    Avec Papi tout remettre en place
    Pour faire disparaitre, de votre bêtise, toutes traces.
    (13/11/2019)

     

     

     


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  • A la recherche de son passé

     

    Enfants errant sur les trottoirs de Manille,
    Seul, refusant les orphelinats trop sombres
    Seul s’opposant une famille d’accueil,
    Il ne connait pas ceux qui lui ont donné la vie ;
    Il aimerait les rencontrer,
    Est-ce une bonne chose pour lui et pour eux ?
    Serait-il plus heureux après ?

    Enfants séparés de leurs parents pour respecter la loi,
    Comme à Mayotte face aux immigrés des Comores.
    Enfants dans des camps de prisonniers,
    Pour être accueillis dans leur pays d’origine, la France,
    Seront rapatriés pour être placés en famille d’accueil,
    Tandis que leur mère rejoindra une prison,
    A cause de leur père mort au combat.
    Seront-ils plus heureux en France,
    Qu’avec leur mère dans des camps tenus par les Serbes.

    Enfants de parents séparés ou divorcés,
    Eloignement volontaire de leur géniteur,
    Plaçant ente eux de nombreux kilomètres,
    Enfants de tous âges meurtris par cette situation.
    Enfants issus de dons de sperme,
    Ou de parents du même sexe,
    Ont-ils le droit de savoir qui les a engendrés.
    Drame familial que l’évolution des mœurs accentue,
    Et les laisse aux abois,
    Sans comprendre l’origine du drame qu’ils vivent.

    Rechercher à renouer le dialogue,
    Avec ceux qui les ont abandonnés,
    Sans en connaitre les raisons,
    Est-ce une bonne solution,
    Nécessaire à leur survie.
    Retrouver son père,
    Retrouver sa mère,
    Reprendre le dialogue rompu depuis des années,
    Là où il s’est brusquement arrêté,
    N’est pas sans risque
    Tant pour l’enfant que pour ses parents séparés.

    Le principal risque est la culbute dans l’autre camp,
    Abandonnant plus ou moins l’autre,
    Celui ou celle qui les avaient recueillis,
    Les aidants à être ce qu’ils sont aujourd’hui ?
    Avoir des réponses aux questions posées sur la séparation,
    Justifications émanant d’un seul coté,
    Sans tenir compte des motivations de l’autre.
    Parents ayant refait leur vie,
    Taisant les enfants passés.
    Drame familial pour celui qui a donné son sperme sous l’anonymat,
    Aujourd’hui remis en question.

    Qu’il s’agisse de Maïa dans le live de Sévy « à l’abri de la différence »
    D’Angèle dans un autre roman,
    Des enfants séparés de leur mère à Mayotte,
    De l’inconnu d’un camp Palestinien,
    La prudence est la première des vertus.
    Le drame vécu par l’enfant peut-être pire
    Lorsque la réalité s’ouvre devant leurs yeux.
    Ils n’ont pas d’autres solutions
    Que repartir au point de départ,
    Avec un poids lourd sur les bras.
    (18/11/2019)


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  • L’orchestre 

    Le rideau est encore fermé,
    Les lampadaires toujours allumés.
    Quelques notes résonnent
    Entre plusieurs personnes
    Qui cherchent le meilleur accord avec les autres musiciens.
    Les trois coups frappés,
    Aucun spectateur n’oserait déraper.
    Le silence règne dans la salle.
    Le chef d’orchestre salue l’assemblée ;
    Dans le silence les cœurs s’emballent,
    A la vue de l’orchestre rassemblé.

    La baguette du chef, un geste bien ferme,
    Réveille les épidermes ;
    Pour chaque musicien, c’est l’assaut
    Pour lancer le premier morceau ;
    Quelques variations symphoniques,
    Émanant de leur mécanique ;
    Les notes s’entrelacent,
    Aucun musicien ne s’angoisse ;
    Elles s’envolent au-delà du théâtre,
    Et sur les auditeurs vont s’abattre.
    L’effet est immédiat,
    Bien au-delà des multimédias
    Les pulsations cardiaques montent d’un ton,
    Aux premiers airs du baryton.
    Une atmosphère apaisante envahit l’espace,
    Brise les carapaces
    Et berce les auditeurs,
    A la voix du chanteur.
    Dans une ambiance secrète,
    Comme les musiques d’ opérettes.
    (19/11/2019)

     

     

     

     

     

     


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  • Silence des mots,
    Maladie du poète
    Feuille est blanche.

    Silence bébé
    Il dort bien à point fermé
    Dans son petit lit.

    Silence télé,
    C’est la grève totale,
    Regardez télé.

    La mouche vole
    Silence dans la maison
    Elle cherche repas.

    Sur la grand route
    L’auto est silencieuse,
    C’est une Zoé.

    La mer est calme,
    C’est le monde du silence,
    Commandant Cousteau.


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  • Agénor

    Mon petit Agénor,
    Tu as grandi encore.
    Tu vas entrer en primaire,
    Tu y seras emmené par ta grand-mère,
    Car je travaille ce jour-là
    Chez Coca cola.

    Tu entreras dans une nouvelle école,
    Là, il n’y a pas encore de colle,
    Mais il faut que tu sois bien sage ;
    De la directrice écoute les consignes et son message,
    Avant de rejoindre ta classe,
    Sans aucune angoisse.

    Écoute bien ta maitresse,
    Ne fais pas de maladresses,
    Elle aime beaucoup les enfants,
    Elle est dans l’école depuis longtemps.
    Avec elle, tu vas apprendre à lire,
    Elle veut bien vous instruire.

    Des garçons te diront peut-être que tu es âgé
    Et que tu viens du nord,
    Que tu as déménagé
    Pour ne pas rester dehors.
    N’écoute pas ces bêtises,
    Ta règle : la franchise.

    Ce soir j’irai te chercher à l’école,
    En m’attendant, ne fais pas le mariole,
    La dame qui surveille la sortie
    En est avertie.
    C’est une femme très gentil,
    Personne ne l’a démenti.
    (13/11/2018)

     


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  • Rêves d’enfants

    Bien curieux, le rêve d’un enfant,
    Qui suit souvent un instant présent
    Comme celui d’un ado,
    Engagé dans un jeu vidéo.
    Ils se créent un monde imaginaire à partir d’un vécu,
    Pour lequel ils sont convaincus,
    D’être le grand héros
    Comme leur ami Zorro.

    Le rêve de l’enfant se réalise souvent,
    A partit du comte qu’on lui a lu généralement,
    Le soir quand il est au lit
    Près de sa maman, sa meilleure amie.
    Sa rêverie peut aussi émaner de qu’il a entendu,
    L’histoire que la maitresse avait lue.
    Ou ce château sur la plage,
    Avec un petit décalage.

    Une simple goutte d’eau,
    Tombée de son seau
    Le transporte au milieu de la mer,
    Pour découvrir une chimère
    Sur un bateau fantôme,
    Au toit de chaume
    Où il va rencontrer Astérix
    Et son ami de toujours Obélix.

    Au milieu de la nuit résonne dans l’appartement
    Un cri aigu de déchirement,
    Maman ! Maman ! Vite je coule,
    Maman allume l’ampoule,
    Son fils, effrayé, est trempé de sueur,
    Dans ses bras s’envole la peur,
    Rêve ou cauchemar,
    Son fils est dans le brouillard.

    L’ado rêve d’un enjeu important pour lui,
    Qui se déroule sans bruit :
    La transposition d’un jeu vidéo,
    Dont il est le héro ;
    La stratégie et le choix des solutions,
    Rejette toute humiliation
    L’instant précis où il va s’engager,
    Ne peut plus être aménagé.

    Une minute d’incertitude dans sa réflexion,
    Qui refuse toute négociation
    C’est, pour lui, la catastrophe,
    Son esprit est en pleine surchauffe
    Face à un ennemi qu’il ne connait pas,
    Pourrait-il faire son mea-culpa,
    Et accepter sa défaite ;
    Il a joué comme une mauviette.

    Faut-il être surpris,
    Que le professeur soit incompris,
    Avec un esprit surmené non par le travail,
    Dans un cours où il baille
    Après une nuit de bataille,
    Dans une rêverie de pagaille
    Pour un jeu vidéo fictif,
    Aux résultats négatifs.
    (11/11/2019)

     

     


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  • Petits lutins

     

    Les petits lutins,
    Ce matin ont du chagrin.
    Le Père Noël a disparu.
    A-t-il été victime d’un malotru,
    Qui aurait en horreur les enfants,
    A cinquante jours de Noël, ce n’était pas le moment.

    Les monstres d’halloween seraient-ils sur le coup,
    Parce que Noël attire beaucoup,
    Et qu’halloween a du mal à s’implanter chez nous.
    Qu’en pensez-vous ?
    Plus de père Noël,
    Ce n’est pas une bonne nouvelle.

    Le traineau reste introuvable,
    Pour les enfants ce n’est pas agréable.
    Les lettres s’entassent partout,
    Nous les petits lutins nous ne savons pas lire du tout.
    Comment répondre à chaque enfant,
    En les accueillant ?

    Le lutin policier a lancé une enquête,
    Et aux pouvoirs publics, une requête.
    Un traineau a bien été retrouvé au pied d’un torrent,
    Du coté du Saint Laurent,
    Mais ce n’est pas celui que l’enquêteur recherche,
    Même s’il était devant une crèche.

    Le monde des lutins courent partout
    Mais dans tous les sens surtout.
    Sans le Père Noël, ils sont perdus,
    Et ne se sentent plus défendus.
    Enfants du monde entier, venez à notre aide,
    Il faut qu’on s’entraide.

    Un matin, dans un épais brouillard,
    Une forme bizarre faisait penser à un fuyard.
    Est-ce lui qui avait enlevé le Père Noël ?
    Une masse blanchâtre s’approchait,
    Aucun lutin ne bronchait,
    S’agit-il d’une bonne nouvelle ?

    Est-ce le lutin enquêteur qui avait trouvé une piste
    Sur l’auteur de l’enlèvement enregistré sur une liste ?
    Bonne ou mauvaise nouvelle,
    Où était le Père Noël
    Cette masse blanche s’approchait
    De notre petit guichet.

    Tout à coup, le plus petit lutin,
    Vit sous le soleil de matin,
    Briller une robe rouge,
    Et un bonnet aussi rouge.
    Il se mit à crier : c’est le Père Noël
    Du jour ce fut la meilleure nouvelle.

    Pris dans une tempête de neige et dans un brouillard épais,
    Le traineau s’accrocha à un parapet.
    Il fallu attendre que la tempête s’arrête,
    Pour relancer la charrette.
    Petits lutins, vite au travail,
    Je n’accepterai aucune faille.

    Les enfants comptent sur nous pour leurs cadeaux,
    Agissez en commando.
    Je m’occupe de la montagne de lettres
    Je vais agir en maître ;
    Tout sera livré à temps
    Nous n’en avons pas pour très longtemps.
    10/11/2019)

     


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