•  

    Au cours d’un bal masqué organisé par l’état-major de l’armée, une bonne tenue était de rigueur. Il ne suffisait pas d’être présent et bien déguisé pour espérer obtenir le grade supérieur attendu depuis si longtemps. Seuls, les esprits tordus qui ne savaient pas profiter d’une belle soirée avec orchestre, furent déçus car la récolte fut maigre : aucune annonce particulière ne fut prononcée par le général qui présidait la soirée. Et pourtant toute la crème du gratin de l’armée de l’air était là.

     

    Ils sont repartis dégouttés et devront attendre une autre occasion pour démontrer leur valeur auprès des autorités.

     


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  • Ballade D’automne

    La couverture verdoyante
    Disparaît petit à petit
    Sous un flamboyant tapis
    De couleurs chatoyantes.
    Dans les champs presque endormis
    Le blé doré est moissonné,
    Les vendanges sont récoltées.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Sous les feuilles tourbillonnantes
    Dame nature s’est assoupie.
    Quelques rayons d'or affaiblis
    Diffusent une lueur radiante
    Sur le paysage démuni
    Et les quelques fleurs oubliées
    Dans le jardin si dénudé.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Le vent frais devient plus mordant.
    Les nuits s’allongent, mon coeur est pris
    D’une vague mélancolie
    Créant des pensées déprimantes.
    Été, pourquoi es-tu parti?
    Je me sens si abandonnée
    Sans ta chaleur qui m’apaisait.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Malgré les couleurs cramoisies
    Et les sous-bois si parfumés
    Je me sens assez accablée.
    L’automne est là, l'été s'enfuit.
    Par Ella Taylor


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  •  

    Aaron

     

     Je vais vous réciter l’histoire de mon ancêtre,

    De Dieu, un interprète,

    Qui parlait à la place de Moïse, son frère,

    Resté en arrière.

    Je ne sais pas encore lire,
    Ni comment le dire.

    C’est maman qui me l’a raconté

    Un soir d’été.

    Assis sur ses genoux près de la fenêtre,

    Elle m’a parlé de son plus illustre ancêtre,

    Qui vivait très loin de chez nous,

    Hommes et femmes habillés en boubou.

     

     Moïse et son frère Aaron,

    Qui était un peu poltron

    Devaient rencontrer en Egypte le Pharaon.

    Moïse ne parlait pas aussi facilement que Cicéron.

    Son frère prit la parole dans le palais du royaume,

    « Il faut que mes frères deviennent autonome,

    Si tu refuses de les laisser partir

    Ton pays, nous allons l’anéantir. »

    Je ne sais pas ce que veut dire anéantir,

    Sur ce mot je ne vais pas m’appesantir.

    Je ne suis qu’en première année de primaire,

    Et j’en suis fier.

     

    Pharaon n’a pas obéi tout de suite,

    Punie fut sa conduite.

    Finalement il laissa partir les amis d’Aaron,

    Qui tremblaient devant Pharaon.

    Ils se sont cachés dans un grand désert,

    Evitant les grandes artères.

    Ils ont ainsi tourné en rond pendant des années,

    Mais ils étaient acharnés

    D’arriver dans le nouveau pays promis

    En tuant tous leurs ennemis.

    Ils sont devenus peuple de Dieu

    Après avoir dit à l’Egypte adieu.

     

     Bientôt je saurais lire

    Comme la maitresse a su le dire.

    Et dans le grand livre de maman

    Qu’elle aime tant,

    Je pourrai relire l’histoire d’Aaron

    Qui a battu Pharaon,

    En noyant dans la grande mer

    Tous ses chars avec des roues de fer,

    Car ils étaient trop lourds pour surnager ;

    Il fallait bien les corriger.

    Je suis comme Aaron, un superman ;

    C’était un vrai gentleman.

    (16 octobre 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Automne

    Soleil des beaux jours,
    Aurais-tu fait demi-tour,
    Pour nous apporter la pluie,
    Que l’été avait fuie.
    Le vent tourbillonne entrainant les feuilles,
    Déshabillant le chèvrefeuille.
    Le jardin s’est dénudé ;
    Quelques fleurs attardées,
    Lui donnent un peu de couleur,
    Comme le ferait un bricoleur.
    La nature a fermé ses volets,
    Pour plusieurs mois, affolée,
    Par la neige qui va la recouvrir,
    Et de ses fleurs l’appauvrir.
    La vie va s’endormir,
    Pour éviter de gémir,
    Jusqu’au retour du printemps,
    Qui, pour se réveiller, prendra tout son temps.

    Été, pourquoi m’as-tu délaissé ?
    Ta chaleur m’avait un peu terrassé,
    Mais prés de toi, je revivais,
    Sans jamais être abreuvé.
    Pour moi, la chaleur, avait été féconde,
    Et je profitais bien des plaisirs du monde.
    Je vais retrouver les frissons,
    Que m’apportera l’hiver de toute façon.
    Quelques rayons de soleil attardés,
    M’évite de me barricader,
    Trop vite,
    Pour soigner mon arthrite,
    Dans l’attente du retour du soleil,
    Enfin sorti de son sommeil.
    Les nuits seront lugubres,
    Dans le jardin devenu insalubre.
    Les volets, il faudra fermés,
    E
    t les bosquets bien arrimés.

    En automne, le vent souffle dans les bois
    Entrainant les feuilles aux abois,
    Dans des danses éperdues.
    Sur le sol, répandues,
    Elles recouvrent les champignons
    Qu’on aimerait cuire avec des oignons.
    Randonnés dans la nature,
    En évitant les courbatures,
    Pour découvrir le sésame,
    En évitant les amalgames.
    Bolet, cèpe, chanterelle, cortinaire,
    Morillon, pleurote ou lactaire,
    De quoi faire une bonne omelette,
    Si est prospère la cueillette.
    Mortels sont certains champignons,
    Même si par leur couleur, ils sont mignons.
    Amateurs, soyez sur vos gardes,
    Ne les ramassez pas par mégarde.
    (29 septembre 2017)

     


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  • L’automne

    L'automne serait-il triste ?
    Il surprend prend souvent l'artiste.
    La nature a plein de ressources,
    Qu’elle éparpille en abondance,
    Aves tellement d’aisance.
    Les jours sont plus courts ;
    Mais agréable toujours.
    Les horloges prennent leur cycle d’hiver,
    Qui agacent même les piverts ;
    Les sous bois deviennent des palettes de peintres,
    Aux couleurs inédites
    Même si les vents les agitent.

    C’est le temps des marrons,
    Que les enfants ramasseront,
    Dans la cour de récréation ;
    Ils imagineront de nouvelles sensations,
    Créer des animaux avec des allumettes
    Pour en faire des amulettes,
    Qui orneront, des jeunes filles, le cou,
    Sans que ça ne coûte un sous.
    Ils se transformeront en billes ou en agates
    Les enfants s’acclimatent ;
    Les coques des noix deviendront petits bateaux
    Qu’ils feront glisser le long des caniveaux.

    C’est le temps des champignons
    Fricassés avec quelques oignons,
    Pour en faire une omelette,
    Couchée sur un beau morceau de baguette.
    Si dame pluie les a aidés,
    Au temps, à s’accommoder.
    Ils auront de belles couleurs
    Qui n’est pas un critère pour les amateurs.
    Traversez de longs en large bois et forêts ;
    Les sous-bois seront également pénétrés ;
    Les plus beaux s’y cachent souvent
    Vous les trouverez facilement.

    C’est le temps des premières vacances scolaires,
    Qui laissent aux parents un goût amer,
    Trop vite arrivées, ils sont à peine rentrés !
    Ils ne sont pas encore préparés.
    Ils ont été trompés par le soleil.
    Vite les grands-parents sont toujours de bons conseils,
    Des vacances imprévues, ils savent y faire,
    Comme chaque année, ils nous tireront d’affaires.
    Ils sont rentrés de leur voyage
    Et peuvent les garder malgré leur âge.
    Les enfants aiment bien aller chez eux
    Ils y seront heureux.

    C’est le temps de la chasse,
    Planque-toi, petite bécasse.
    Ne te fie pas à ce refrain,
    Chanté par les enfants avec beaucoup d’entrain :
    « Ce matin, un lapin a tué un chasseur »
    C’est pour tous les animaux un leurre,
    Pour les attirer hors de leur demeure
    Ne fais pas l’erreur
    De chercher dans la plaine le bonheur,
    Ils t’attendent, avec leurs abatteurs,
    Pour remplir les gibecières
    Avant que tu rejoignes la glacière.

    L’automne, c’est aussi l’été de la Saint Martin
    A Marseille, à Bordeaux, comme à Barentin ;
    Lutte d’influence entre les deux saisons
    Que cherchent à arbitrer les marrons.
    Ne vous fiez pas à la chaleur régnante,
    Et aux heures de soleil encore brulantes.
    Le calendrier l’a dit : l’été c’est fini
    Ne restez pas démunis
    Reviendront les pluies diluviennes,
    Surtout si vous habitez le long de la Vienne.
    Le réchauffement climatique qui nous fait peur
    Changera profondément notre labeur.
    (13/10/2018)

     

     

     

     

     


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  • Fée Capucine

     Fée Capucine,
    Tu es sans doute une citadine
    Que j’ai découvert il y a peu de temps,
    Sur ton site eklablog, évidemment.
    Tu n’es pas la fée Carabosse,
    Avec dans le dos une grosse bosse.
    Certaines t’appellent Arlette,
    Tu ne joues pas de clarinette.
    De temps à autre Gaité,
    Sans doute de ton caractère, un coté.
    Quelque soit le titre retenu,
    Chez toi je me suis senti bienvenu,
    Tu transpires l’amour
    Sur ton site chaque jour.

     Tu donnes des nouvelles de ton mari
    Sans aucun doute un homme très gentil,
    Qui vient d’avoir une place,
    Je ne voudrais pas être à sa place,
    Un matin très matinal
    Pour un séjour à l’hôpital.
    Je le connais aujourd’hui par le biais d’une photo
    Que tu as glissé doucement entre les mots d’un concerto,
    Que tu as écrit sur ton blog assez connu
    Et toute la journée parcourue.
    J’admire ta force et ton courage,
    De faire face, quelque soit ton âge,
    A la maladie de celui que tu as un jour rencontré
    Car vous vous étiez attirés.

     J’admire ta foi,
    Solide dans les désarrois
    Que tu connais désormais,
    Et qu’il te faut assumer.
    Fée Capucine, Gaîté ou Arlette
    Toujours amusette,
    Nous partageons les mêmes valeurs,
    Qui nous viennent d’ailleurs,
    D’un autre monde que le nôtre
    Que nous ont fait connaitre les Apôtres.
    Pour lui, pour toi, pour tes enfants et petits enfants,
    Il faut tout le temps,
    Les confier au Seigneur, à Marie et aux anges gardiens,
    Car chacun a le sien.
    (10/10/2018)

     


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  • Mercedes 

    Mère Cédesse,
    D
    e son prénom Agnès 

    Vient d’être nommé abbesse, 

    Du couvent de Sainte-Adresse ; 

    L’avis est paru dans la presse. 

    Les sœurs l’appellent Mercedes, 

    Car pour réciter les psaumes elle se presse, 

    Elles iront à confesse.

    Le couvent n’est pas doté d’une Mercédès,
    Car ils font vœu de pauvreté ;
    Même dans les lieux non habités ;
    Mais il a sa Mère Cédesse,
    Leur nouvelle abbesse
    Qui leur vient de Bourg-en-Bresse,
    Le pays des ânesses.
    N’est pas encore connue sa nouvelle adresse,
    Elle s’en désintéresse.

    Elle est plein de tendresse
    Mais, des sœurs, n’accepte aucune faiblesse.
    Avec elles, le dimanche, elle décompresse,
    Car c’est un jour d’allégresse.
    Elle ne se prend pas pour une déesse,
    Et s’occupe des détresses.
    Si une sœur est trop diablesse,
    Elle lui botte les fesses.

    Chaque sœur, à tour de rôle, est hôtesse,
    Ce n’est pas un droit d’ainesse.
    Chaque année est organisée une kermesse,
    C’est un jour de grande ivresse,
    Q
    ui débute par une grand’messe
    Où se précipitent les dames patronnesses,
    Qui soutiennent le couvent de Sainte Adresse
    Avant tout par politesse.

    Elles ne voudraient pas qu’il régresse ;
    Pour elles, c’est une question de sagesse.
    Elles le font avec tendresse,
    Et un peu de souplesse,
    Loin de toute ivresse.
    Les sœurs la préparent en vitesse,
    Pour faire plaisir à Mère Cédesse.
    (9 octobre 2018)

     

     

     


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  • Que ceux et celles avec lesquels j'avais pris l'habitude de travailler ne s'inquiètent pas d'un certain silence de ma part. Actuellement je me suis mis au ralenti, mais je reviendrais. Continuez de m'envoyer vos mails, ils sont les bienvenus, même si je n'y répond pas, je les lis en entier. Ils me font du bien.

    Daniel


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  • J’accuse ! 

    J’accuse tous ces spécialistes

    Dont l’activité m’attriste, 

    Issues de longues statistiques 

    Qu’ils appliquent. 

    Ils ne veulent pas voir 

    Et surtout ne pas savoir, 

    Qu’un malade est avant tout un être humain, 

    Qu’il reverra demain ; 

    Il n’est pas là que pour payer la visite 

    Et n’est pas un parasite, 

    Qui ne fait que passer 

    Et qu’il ne faut surtout pas blesser.

    J’accuse ce pneumologue,
    Qui est un bon démagogue.
    Connait-il mon problème,
    Qu’il pense résoudre avec des barèmes ?
    Je n’ai pas assez de dyspnée la nuit,
    Pour avoir quelques ennuis,
    Respiratoires pour une aide mécanique,
    Qui soulagerait sans apport chimique.
    Des grands mots dans ces comptes-rendus
    Que de temps à autre j’ai reçu,
    Sans doute pour me faire plaisir
    Mais pas pour me guérir.

    J’accuse ce gastro-entérologue,
    Qui n’est pas archéologue,
    Quand il réalise une coloscopie,
    Pour éviter la chimiothérapie.
    Il ne vous prend pas au sérieux
    Peut-être pour ne pas vous rendre anxieux.
    Vous avez le syndrome de l’intestin irrité.
    Pour moi, quelle absurdité !
    Une contre visite chez un confrère,
    A donné les mêmes précisions
    Il ne fallait pas se faire d’illusions,
    Il avait reçu mon dossier de la secrétaire.

    Je respecte mon généraliste
    Qui pour moi est un véritable artiste.
    Fort des comptes-rendus reçus
    Il aurait dû être convaincu,
    Qu’un traitement proposé
    Ne devait pas m’ankyloser.
    Seul dans la bataille contre le mal,
    Il cherche, ce qui me parait normal,
    Dans toutes les directions,
    La moindre solution.
    C’est lui seul qui me sauvera
    Par son travail, il trouvera.

    Un malade n’est pas un numéro
    Comme ceux donnés aux concertos.
    Chacun est un cas particulier,
    Qu’avec lui-même, il faut réconcilier.
    Pourquoi faire tant d’études
    Et ne pas avoir assez d’aptitude,
    Pour travailler comme un psychologue
    Et certains astrologues,
    Qui cherchent à comprendre
    Et souvent apprendre,
    Qui est ce malade devant lui,
    Qui ne lui apporte pas que des ennuis.
    (7/10/1018)

     

     

     


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  • Eusébio

    Eusébio
    Tu n’as pas connu Ronaldo
    Avec lui tu aurais pu monter sur la première marche du podium,
    Et entrer dans un présidium.
    Je ne connais ni l’un ni l’autre,
    Du foot, se sont des apôtres ;
    S’ils avaient été face à face sur le même terrain,
    Du résultat je n’en suis pas certain.

     Eusébio vit dans un nouveau quartier,
    Son père est chauffeur routier.
    Il est arrivé en France il y a deux ans seulement,
    Et s’est vite intégré à son nouvel environnement.
    Il parle presque couramment notre langue
    Il est avec ses parents, bilingue.
    Sa mère fait des ménages,
    Et considère que son fils est trop sage.

    Il aime jouer au foot
    Comme gardien de but surtout.
    Ses copains le compare au Portugais.
    En classe il est toujours gai ;
    Il se situe dans la moyenne
    Juste avant son amie somalienne.
    Ses parents sont fiers de ses résultats,
    Dans la famille, ils en font tout un plat.

     Pour le faire râler, et monter au créneau
    Certains écrivent son nom sur le tableau,
    Heu, c’est bio,
    Pauvre Eusébio.
    D’autres l’appelle Eusèbe,
    Face ces racontars il se dérobe
    Il en rit mais ne comprend pas toujours les plaisanteries,
    Car son vocabulaire est encore un peu amaigri.

     Pas facile d’être un étranger
    Dans un pays qui vous a hébergé.
    Les enfants dans leur insouciance,
    En dehors de toute conscience,
    Se moquent d’eux
    Ce qui les rend malheureux.
    Regardons la vie en face,
    Un jour nous avons été étrangers à leur place.
    (2 octobre 2018)

     

     

     


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  • Ils sont venus, ils sont tous là dès qu'il ont entendu la nouvelle : Charles Aznavour a tiré sa révérence, sans un mot, dans le silence de la nuit.!

    Sa chanson est tristement réalité car le monde entier lui rend hommage. Je ne sais quelle chanson reprendre ici, il y en a tellement. Ne l'oublions pas comme ses prédécesseurs : Bécaud, Jacques Brel, Bachelet dont la vie s'est arrêtée trop vite et qu'on a trop vite oublié.


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  • La ronde des cascades

    L’Auvergne, ses lacs, ses cascades, ses thermes, ses montagnes
    Un environnement complet de campagne ;
    Des anciens cratères de volcans éteints
    Vous donnent un aperçu de ces temps lointains
    Qui ont forgé cette région de ressourcement,
    Pour votre bien-être évidemment. 

    Pour profiter de l’Auvergne et de son air pur 

    Le chemin des cascades sous un ciel azur, 

    Jalonné de flèches jaunes comme points de repaires, 

    Vous fera traverser plusieurs petites artères, 

    Qui vous mèneront, par sentiers caillouteux, 

    Au pied d’une cascade que vous rendra heureux.

    La plus haute cascade d’Auvergne est là devant vous ;
    Pour la regarder, inutile de vous mettre à genoux ;
    Lever les yeux vers les sommets montagneux,
    L’eau chute de là-haut vous en serez amoureux.
    Vous apprécierez de tremper les pieds dans une eau glacée,
    Après quelques frissons, vous en serez vite agacés.

    Chaque cascade a son code personnel,
    Rien de conventionnel.
    Au détour d’un sentier, qu’il soit GR ou local,
    Vous découvrirez quelque chose d’original,
    Bien campé dans son environnement,
    Il faut s’y attarder absolument.

    Appareils photos, Smartphone, ou simple tablette,
    Que vous emmenez comme une amulette,
    Vous laisseront des cascades d’Auvergne,
    Des souvenirs d’un pays de cocagne,
    Qui vous a accueillis pour un ressourcement,
    Reconstruisant votre être soigneusement.

    Si des cascades accompagnent votre itinéraire,
    Vous découvrirez aussi dans cette région agraire,
    Par le col de la Croix Morand qu’il convient de franchir,
    Le lac Chambon va vous rafraîchir ;
    Délaissez la voiture pour en faire le tour
    La promenade en vaut le détour.

    Le lac Pavin au creux d’un ancien volcan
    Dont les couleurs de l’eau changent avec l’arrière-plan.
    D’autres lacs avec plages aménagées,
    Vous donneront envie de flâner et peut-être y nager.
    Quittant les grands axes routiers
    Vous en découvrirez d’autres sites dans de nombreux quartiers.

    Avant de redescendre par le col de la Croix Robert,
    Qu’il ne faudra pas prendre à la légère,
    Allez jusqu’à Murol pour visiter son château,
    Autour duquel il n’y a plus d’eau.
    N’omettez pas dans votre périple la cité de Besse,
    Cité médiévale, une très bonne adresse

    Ne quitter pas la région sans monter au Sancy
    Une autre vision des vallées se présente ici.
    Selon vos possibilités, à pied ou en téléphérique,
    Il ne vous restera  que 800 marches assez acrobatiques
    N’oubliez pas le funiculaire du Capucin,
    Que ne remplacera jamais un bon dessin.
    (25 septembre 2018)

     

     

     

     

     


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  • Ma planète

    « Planète bleue », en 2003, pour un cinéaste
    Quel contraste !
    60 ans plus tard sortait la « planète des singes »,
    Ce n’était pas à notre avantage.
    « Planète mars » pleine d’avenir pour nous sauver
    D’un désastre que nous sentons arriver.
    Planète plastique, triste réalité
    Que nous avons créé et qu’il nous faut accepter. 

    Des fleuves ne s’écoulent plus jusque la mer 

    Leurs eaux détournées sont devenus amères. 

    De grands lacs souillés par l’homme, 

    Voient leur vie s’amenuiser et l’eau perdre son arôme. 

    Des mers se sont desséchées, il n’en reste que du sel. 

    Des forêts entières disparaissent pour des gains d’argent 

    Laissant dans la pauvreté de nombreux gens. 

    Le résultat : pour toute l’humanité une ruine universelle.

    Qui contestera cette triste évolution,
    Face à laquelle, peu de solutions.
    Il ne suffit pas d’être pessimiste,
    Mais pour l’avenir assez réaliste.
    Au lieu d’aller dans la lune et d’approcher la planète Mars,
    Regardons ce que nous avons fait de notre planète,
    Transformée en un grand bazar.
    Que chacun en prenne conscience et de la salir s’arrête.

    Ce n’est pas uniquement une question d’armes atomiques,
    Que l’on a laissé proliférer de façon boulimique.
    J’ai les miennes, empêchons les autres de les acquérir,
    Pour éviter que toute la terre vienne à périr.
    Chacun de nous doit devenir écologiste,
    Sans être pour les autres, anarchiste.
    Notre planète peut encore être sauvée
    Si sa situation actuelle n’est pas aggravée.
    (27 septembre 2018)

     

     

     


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  •  

    Jeanneton

    Ma cousine Jeanneton
    Avec son ami Chaton
    A pris des vacances prolongées
    Car elle aimait bien nager.
    A Royan, le long des plages
    Elle s’adonnait à la nage. 

    Les randonnées ne lui faisant pas peur,
    Des chutes refusant le malheur,
    Elle est partie en Auvergne où l’air est sain.
    Sur des chemins caillouteux, dès le matin,
    Elle partait à la recherche de cascades,
    Bien différentes de celles de nos campagnes. 

    L’après-midi, après une longue sieste,
    Pour son corps une véritable liesse,
    Elle prenait sa voiture à la recherche de lacs
    Le casse-croute sur le dos dans un petit sac.
    Il lui fallait passer des cols
    Sans pour autant prendre son envol. 

    Aujourd’hui revenue dans son village
    Elle dira adieu à ses nages,
    Se contentant de regarder ses photos sur l’ordinateur,
    Son meilleur accompagnateur,
    Avant de se remettre à écrire,
    Et de ses vacances tout vous dire.
    (26 septembre 2018)

     

     

     

     

     


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  • Carrefour de la peur
    Ombragé pour cacher le soleil
    N’arrêtez-vous pas en plein milieu
    Trouvez un autre endroit pour vous garer,
    Reculez doucement si nécessaire
    Avec vos warning allumés
    Vous serez vus de ceux qui vous suivent
    Et qui ne savent pas ce que vous voulez faire
    Ne les sous estimez pas
    Trop d’accidents avec ceux qui roulent
    Inconsciemment, peut-être trop près de vous
    Oubliez vos peurs
    Ne fermez surtout pas les yeux,
    Sans eux, c’est l’accident assuré 

     

     

    Contrôlez bien votre respiration
    O
    mettez d’absorber des parfums odorants
    N
    e bouchez pas vos deux narines
    T
    out obstacle est dangereux
    R
    espirez bien en profondeur
    A
    vec votre ventre si nécessaire
    V
    ous obtiendrez de meilleurs résultats

    Expirez en soufflant par la bouche

    N’accélérez pas vos mouvements

    Tout le temps est à votre disposition
    Initiez-vous doucement à cette façon de respirer
    O
    ubliez tout ce qui peut vous gêner
    N
    ’omettez pas d’ouvrir en grand la fenêtre
    S
    ’il le faut, mettez-vous à l’aise au niveau vêtement
     

     

     Croyez-vous en Dieu

    Omniprésent dans votre vie ?
    N
    e sous estimez pas cette question
    T
    out le monde cherche un sens à sa vie
    R
    entrez en vous-même
    A
    vec l’aide d’un ami si nécessaire
    V
    ous trouverez avec lui, réponses à vos questionnements

    Et la paix envahira tout votre être

    Ne sous-estimez pas ce genre de recherche

    Tout le monde, un jour ou l’autre, se pose la question
    Insistez dans votre recherche
    O
    rganisez vous pour vous isoler des bruits extérieurs
    N
    ul ne peut y échapper
    S
    ’il veut être un homme ou une femme digne de ce nom.
     

     

     

     


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  •  

    Ce lien de soie qui nous relie

    Ce lien invisible

     

    Qui nous relie à une autre personne très sensible,

     

    Une femme ou un homme, un bébé, un enfant

     

    Rien à voir avec l’amant,

     

    Ayant en commun une racine

     

    Qui en est à l’origine.

     

    A-t-il un début et une fin pour aboutir ?

     

    Ce lien, seul l’être peut le sentir

     

    Et affirmer sa présence,

    Sans aucune ambivalence

     

    Souvent invisible à l’œil nu

     

    Il est toujours bienvenu.

     

    C'est un fidèle compagnon ;

     

    Bien connu son nom.

     

    On en parle souvent avec humour ;

     

    Il s'appelle amour.

     

     

     

     

     

     

    Conjugué à tous les temps,

    Il peut durer longtemps,

     

    Mais parfois se rétrécir,

     

    Refusant de l'adoucir,

     

    Allant jusqu'à la rupture

     

    Cherchant une nouvelle aventure.

     

    Lien de soie bien fragile

     

    Mais souvent très utile,

     

    Sans être indispensable

     

    Mais jamais perméable.

     

    Lien du cordon alimentaire

     

    Organe bipolaire,

    Entre la maman et son bébé,

     

    Après, il sera coupé mais jamais exhibé ;

     

    C’est le cordon ombilical,

     

    Qui peut ouvrir sur un échange musical.

     

     

     

     

     

     

    Liens invisibles

    Mais toujours accessibles

     

    Femme, homme, amie ou ami,

     

    Tous ceux qui ne sont pas nos ennemis

     

    Ensemble nous avançons dans la vie,

     

    Sans être assouvi,

     

    Mais reliés par ce lien invisible,

     

    Mais à chacun accessible

     

    Ils permettent de grandir et de faire grandir,

     

    Si on ne les laisse pas s'affadir.

     

    Parfois on passe à coté,

     

    Faute de pouvoir s'y adapter,

     

    Sans que l'on sache pourquoi,

     

    Trop loin du convoi.

     

    L'amitié ne se commande ni se fabrique,

     

    Ce n'est pas un lien magique.

     

     

     

     

     Fils de la vierge,

    Qui conduisent à l'auberge. 

     Dans les jardins ils émergent ;

     

    Chemins de vie pour les araignées,

     

    Qui savent nous égratigner,

     

    Quand on casse leur fil

     

    Surtout en octobre ou en avril,

     

    Quand ils sont couverts d'un peu de givre,

     

    Et de la mouche enivrent ;

     

    Chemin nourricier pour ces petites bêtes

     

    Qui sont bien trop discrètes,

     

    Pour gêner nos itinéraires

     

    A n'importe quel l'horaire,

     

    Mais surtout le matin

     

    Quand ils coupent nos chemins.

     

    (18 août 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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  • A la lueur d’une lampe

     

    Lampe posée sur une commode,

    Rien en elle ne démode,

    Juste derrière toi

    Elle accomplit son emploi.

    En file : le mur, la lampe, toi debout,

    Vêtue d’un simple boubou.

    Cette lampe éclaire toute la pièce,

    Illuminant le portrait de ta nièce.

     

    Tout est silencieux dans ce salon,

    Empli pour le nouvel an de cotillons.

    Tu es seule, dressée sur tes deux jambes,

    Autour de toi, rien ne flambe ;

    Figée dans cette position surprenante

    Comme une plante flamboyante

    Au milieu d’un havre de paix,

    Dans une grande plaine, campée.

     

    Derrière toi, tu ne m’as pas senti me glisser,

    Dans cette pièce bien agencée.

    En silence pour ne pas te surprendre,

    Je voulais doucement t’atteindre.

    Tu te crois seule,

    A coté de ton épagneul.

    La lueur de la lampe projette devant moi ton dos,

    Dessin construit avec beaucoup de brio.

     

    Ombre projetée sur le mur d’en face,

    Tu occupes tout l’espace.

    Le dessin de ton corps devant moi, épanoui,

    Mes yeux en sont tout éblouis.

    En noir et blanc sur un mur immaculé,

    En aucun point alvéolé.

    La fraicheur de l’ombre me surprend,

    Ta vision me détend.

     

     Tu es affinée et grandie,

    Ta candeur resplendie.

    Règles d’optique respectées,

    Le dessinateur s’est acclimaté.

    Tu es bien frêle sur cette projection

    Monte en moi une profonde admiration,

    Devant l’être que tu es,

    Dans ma tête imagée.

     

    Tu es telle que je t’ai aimé,

    A toi, vite je me suis accoutumé.

    Ma présence te fait vibrer

    Sur le mur, plus de dessin ombré.

    Je te serre dans les bras,

    Ce qui te déséquilibra.

    Nos lèvres se sont rapprochées,

    Pour un baiser non recherché.

    (1/08/2018)

     

     


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  •  

    L'encrier

     

    L’encrier de mon enfance

    A marqué mon adolescence

    Non par sa forme et sa couleur ;

    Ne m’est pas restée son odeur,

    Mais par les conséquences dramatiques,

    Je dirai même diaboliques,

    Sur la feuille blanche de mon cahier

    Et des autres fichiers,

    Sans oublier la couleur de mes doigts,

    Qui me couvrait de désarroi.

     

     Encrier blanc en porcelaine,

    Rempli par la maîtresse chaque semaine,

    D’une encre violette,

    Avec une petite burette,

    Pour ne pas tâcher le bureau,

    Mais surtout son boléro. 

    Inséré dans un cercle bien rond,

    Sans avoir de capuchon

    A droite de notre place

    Pour limiter les traces.

     

     Mes doigts étaient toujours violets,

    Je tenais mon porte-plume, à mes doigts, accolé ;

    Trop d’encre sur la plume,

    Comme à la mer l’écume ;

    La table en absorbait quelques gouttes,

    La blouse, chaque jour en ajoute,

    Le reste sur les doigts ou sur la feuille blanche,

    Une véritable avalanche,

    Qui en laissait peu pour l’écriture,

    A cause des nombreuses bavures.

     

     Heureusement pour mes successeurs,

    Allégé sera leur labeur ;

    Les plumes sergent-major vont prendre leur retraite,

    Et rapidement rangées aux oubliettes,

    Avec l’arrivée des pointes Bic,

    Qui, pour les élèves, tomberont à-pic.

    Les encriers, des tables, vont disparaitre

    Et les tâches semées, ne plus connaitre.

    Ne resteront que les trous des bureaux,

    En attendant les nouveaux.

    (13 août 2018)

     

     

     


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  •  

    Foire à l'ail dans le village,
    Ramassée dans les jardins
    Impossible de se tromper
    P
    our avoir de bonnes gousses et
    O
    btenir une bonne sauce
    U
    nanimement gouteuse
    I
    l faut les acheter à la foire
    L
    ocale pour limiter les transports,
    L
    es conserver au frais
    E
    t les surveiller de temps à autre en les
    Retournant dans le cageot.
    I
    mitez vos grand'mères
    E
    t vous serez agréablement surprise

    Si vous respectez ces consignes.

     

     

    Fabriquer des meubles en bois
    Récupéré auprès de vos amis, il faut
    Imitez les menuisiers
    P
    our bien scier les planches et pour
    O
    btenir des surfaces bien lisses avec
    U
    n bon rabot qu'
    I
    l faut tenir bien droit ; vous pouvez 
    L
    e louer si vous n'en posséder pas ou faire aiguiser
    L
    e votre qui est un peu rouillé avec une lame
    E
    moussée et bien dentelée,
    Respecter ces consignes.
    I
    mitez les pro qui savant travailler
    E
    t vous serez reconnu comme un pro

    Sait travailler correctement.

     

     

     

    Faciliter le travail de vos enfants qui
    Rentrent de l'école en évitant de leur
    Imposer des travaux à faire à la maison
    P
    our vous aider à préparer le repas du soir.
    O
    bligez-les de fermer la télé et les écrans.
    U
    tilisez la table de la salle de séjour,
    I
    l faudra les surveiller
    L
    ire avec eux le travail à faire,
    L
    es aider sans le faire à leur place
    E
    n leur donnant quelques conseils.
    Regardez le travail réalisé sans devenir une
    I
    nspectrice ni remplacer la maitresse
    E
    t vous serez récompensé par les résultats de vos enfants
    Si vous savez les aider sans vous énerver.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Le roi des animaux

     

     Couché au fond de sa cage,

    Bien loin de son boccage,

    Le lion me regarde d’un air agar

    Se prenant encore pour un césar,

    Dirigeant son empire en solitaire

    Étant le seul bénéficiaire.

     

     Je te sens accablé par la canicule

    Comme un prisonnier au fond de sa cellule.

    Toi le roi de tous les animaux,

    Te voici doux comme un agneau.

    Je voulais voir un vrai lion,

    Je n’en vois que la négation.

     

     Serais-tu devenu un simple roitelet ?

    Devant l’ennemi, aurais-tu capitulé ?

    Les courses dans la steppe, sont du passé,

    Les antilopes peuvent se prélasser.

    Le lion s’est enfermé pour une longue retraite,

    Loin de chez lui, sur une autre planète.

     

     Sa lionne a été déplacée dans une autre cage

    Avec lui elle était trop sage.

    Bientôt elle aura des petits,

    Le pauvre animal en est anéanti.

    La solitude lui pèse, il sent sa fin arriver

    Et sa royauté presque achevée.

     

     Est-il né au Kenya ou dans un autre pays africain ?

    Vu son âge, personne ne peut le dire, c’est certain.

    Depuis longtemps il est enfermé dans ce zoo,

    Entouré de grillage, son triste enclos.

    Ses repas lui sont servis à travers une grille,

    Plus de chasse comme ses voisins les gorilles.

     

     Pauvre lion, tu me fais pitié,

    Si je pouvais je t’aurai amnistié

    Et emporté loin de là dans la savane,

    Peut-être là bas en Guyane.

    Je ne peux que me morfondre avec toi,

    Sans pouvoir même ouvrir ton toit.

    (11 août 2018)

     


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