• Avril, ne te découvre pas d’un fil,

    Va vagabonder sur le chemin,

    Regarde la nature et les fleurs qui poussent

    Ils nous quittent les froids glacials

    Lève les yeux vers le ciel rayonnant de soleil.

     

    Avril, la nature est en fleur, mais attention de ne pas te dévêtir trop vite.

     

    Aborder le futur, fait peur à mon âge plus près de la sortie que de l’entrée. Vivre doucement en écrivant des poèmes, c’est mon avenir proche. C’est ma création.

     

    Écrire sur le printemps en ce début du mois d’avril

    Qui marque un changement de trimestre,

    Doit de faire sans s’arrêter sur le temps donné par la météo,

    Ni en regardant les vidéos sur Facebook,

    Mais en découvrant l’évolution de la nature,

    Sans aller bien loin.

    Un simple regard sur l’ensemble de votre jardin,

    Vous mettra un sourire aux lèvres,

    Car vous aimez les fleurs.

     

     


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  • Vivre chaque instant profondément,
    Et du quotidien absolument,
    N’est pas toujours évident,
    Car on n’est pas maitre du temps,
    Ni des évènements fortuits,
    Qui ne sont pas souvent gratuits.

    L’instant présent est plus précieux
    Sans se montrer trop ambitieux,
    Que celui d’hier à la même heure,
    Pour atteindre une vie meilleure.
    Il faut vivre pleinement sa journée,
    Sans en être consterné.

    Prendre sa place dans le calendrier,
    Tout en se laissant aiguiller ;
    Et ne pas remettre à demain matin,
    Ce que traverse mon chemin,
    Le faire aujourd’hui sans rechigner,
    Mais ne pas se laisser embobiner.

    Le maintenant de la vie,
    Quel que soit le pays
    Doit être vécu pleinement,
    Jusqu’à son complet acheminement.
    Il suffit parfois de changer de cadence,
    Mais respecter la cohérence.

    Il faut se méfier du ronronnement
    D’une journée de confinement.
    Vivre chaque instant comme si c’était le dernier
    Sans pour autant se laisser aliéner,
    Et adapter son comportement
    En évitant tout débordement.

    Il faut savoir partager son temps
    Avec son environnement,
    Surtout dans un espace réduit,
    Avec autrui,
    Tout en gardant son jardin secret
     Qui échappe à tout décret.

    La vie est ainsi faite,
    Pour nous, imparfaite,
    Il faut l’accepter comme elle est,
    Sans vouloir changer son nez,
    A chaque instant pour son bon plaisir ;
    On ne peut pas toujours choisir.
    (30/03/2020)


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  •  

    Ma nature

     

    Qu’il est difficile en période de confinement,

     

    De garder un esprit réaliste,

     

    Sans tomber dans des égarements.

     

    J’ai une vie indépendante,

     

    Qui n’accepte pas les coups fourrés

     

    Et je ne suis pas adepte d’aucune secte,

     

    Mon seul souci : ma liberté.

     


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  • L'horizon
     


    La ligne d’horizon échappe à ma vue ;
    Trop de nuages gris imprévus,
    Par la météo quotidienne,
    Sur les ondes moyennes.
    La place du village est bien triste,
    Les gens sont rentrés chez eux, trop égoïstes !

    Quelques oiseaux quittant leur nid,
    S’envolent vers un autre horizon,
    Où ils seront plus épanouis,
    A la recherche d’une meilleure saison.
    Devant l’hiver, le printemps serait-il déjà fini ?
    C’est écrit sur le calendrier, les saisons  sont bien définies.

    Les giboulées de mars se déclinent toujours au présent,
    Tant que le mois n’est pas agonisant.
    Le soleil des derniers jours s’est enfui,
    Nous sommes désolés, le beau temps a changé son circuit.
    Les rayons du soleil venaient nous soulager,
    Et, du froid trop rude, nous dégager.

    Avril, ne te découvre pas d’un fil,
    Même si tu restes dans une file.
    Mai, fais ce qu’il te plaît,
    Dehors, sort ton balai,
    Profite du soleil,
    Gard aux abeilles.

    La ligne d’horizon est bien basse,
    Tout cela m’agace.
    Les rayons du soleil se sont éteints,
    Je vois à peine le chemin.
    Il faut ressortir les manteaux,
    Pour nous, les continentaux.

    Le temps respecterait-il la consigne ?
    Pour lui, ce serait indigne.
    Même consigner à la maison,
    On a besoin de la chaleur de la saison,
    Pour se remonter le moral,
    C’est bien normal.
    (22/03/2020)


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  • Chez soi

    Tous à la maison
    Chacun son ordinateur,
    On est séparé.

    Un très beau soleil,
    Il faut tondre pelouses
    On est bien dehors.

    Des attestations,
    Pour être hors de chez soi,
    C’est bien compliqué.

    Mon chez moi, la rue,
    Faut-il une attestation,
    Pour rester chez moi ?

    Le virus est là,
    Il faut en être conscient,
    Plus d’embrassades.


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  • Poussières 

    Elles défient les mères de famille
    Et les femmes de ménage.
    Elles s’incrustent partout
    Rejettent les chiffons et produits divers,
    Entourent les bibelots,
    Grisaillent les feuilles des plantes,
    Les poussières sont reines ;
    Leur royaume, nos intérieurs.

    Poussières dans les champs,
    Quand passe la moissonneuse ;
    Nuages de fumées qui traversent les routes,
    Gênant la circulation des véhicules.
    Qui peut les balayer ?
    Elles s’affalent sur le goudron.
    Elles trahissent ceux qui empruntent le chemin,
    Et recouvrent tous les randonneurs.

    Poussières d’étoiles,
    Qui envahissent notre planète.
    Ne serions-nous que simples poussières d’étoiles,
    Hommes qui naissent de la poussière,
    Et qui retourneront en poussière ?
    Rêves de spécialistes,
    Ou réalité de notre existence,
    Comme le souligne la Bible ?

    Poussière de bois,
    Bois en fin de vie, en décomposition,
    Bois dans les scieries qui deviennent planches,
    Bois dans les mains d’un menuisier,
    Bois sur l’établi du bricoleur.
    Planches composites de poussières de bois,
    Agglomérés,
    Ou simple contreplaqué.

    Poussière de charbon
    Absorbée par les mineurs,
    Laissant dans leurs poumons un avenir de silicose,
    Que personne ne pourra soigner.
    Drame de la mine !
    Maladies professionnelles
    Que paiera la veuve
    Et toute sa famille.

    Poussière de fées,
    Qui emplissent nos rêves de couleurs chatoyantes,
    Et recouvrent nos corps endormis,
    D’une pluie mystérieuse venue du ciel.
    Je ne le saurai jamais, car, à mon réveil, elles s’évanouissent
    Me laissant seul dans ma réalité.
    Tristesse de la vie,
    Où la poussière est bien triste.
    (15/03/2020)

     


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  • L’intrus 

    Il est venu, il est là.
    Personne ne sait d’où il vient.
    Quel chemin a pris cet être indésirable ?
    Quelle route empruntée ?
    Aucun passeport,
    Pas de carte d’identité à jour
    L’espace Schengen, il ne connaît pas.
    Et pourtant il est là.

    Aurait-il voyagé dans des bagages en soute,
    Dans des sacs en cabine,
    Dans une poche d’un touriste ?
    L’aéroport n’a rien décelé.
    Les douaniers, aucune remarque,
    Et pourtant il est bien là.
    Voyage dans les airs ?
    Passager clandestin d’un drone ?

    L’armée est sur le pied de guerre,
    La gendarmerie en alerte maximum,
    La police sur les dents
    Les administrations s’enferment,
    Les écoles se barricadent,
    Les collèges se replient sur eux-mêmes,
    Les universités suivent le mouvement ;
    Les entreprises hésitent à fermer momentanément.

    Cet intrus fait peur.
    Il se glisse partout.
    On lui a inventé un nom,
    Que l’état civil ne connaît pas,
    Et qu’il refuse d’enregistrer.
    Les chercheurs du monde entier traquent sa trace.
    Nouvelle arme de guerre ?
    Qui en est à l’origine ?

    Le premier nom qu’on lui a donné : coronavirus
    Parce qu’il avait la forme d’une couronne.
    Trop simple comme nom pour les lecteurs lambda,
    Trop facile à comprendre et à retenir.
    Covid-19 pour les grosses têtes.
    Le problème à notre niveau reste le : même :
    Isolement, lavage des mains,
    Précautions simples qu’il faut respecter.

    Ne vous affolez pas,
    Pas de panique.
    Pourquoi faire des stocks inconsidérés ?
    La guerre n’est pas déclarée.
    Mais les gens restent indisciplinés.
    On ferme café et cinéma,
    Allons sur les pelouses du parc, il fait si beau.
    Le virus ne s’intéresse qu’aux personnes âgées et fragiles.
    (16/03/2020)

     


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  •  

    L'Arbre

     

     

    Au milieu d’une grande clairière,

     

    Entourée de touffes de fougères,

     

    Un vieux chêne majestueux,

     

    Formant, avec ses grosses branches, un ensemble respectueux

     

    Manquant un peu de souplesse,

     

    Planté par des membres de la noblesse,

     

    Dressait son squelette,

     

    Comme des girouettes,

     

    En ces temps hivernaux,

     

    Sans aucun chant d’étourneau.

     

     

     

    Leur écorce était rugueuse,

     

    Calme, jamais fougueuse,

     

    Sculptée d’innombrables cœurs transpercés

     

    Par des inconnus amoureux

     

    Qui se voulaient heureux,

     

    De signifier leur amour controversé.  

     

    Bien attachée aux troncs depuis des temps anciens,

     

    Comme de bons citoyens.

     

    Leur amour étant éternel,

     

    Ils avaient gravé leur union passionnelle.

     

     

     

    Assis dans l’herbe je rêvassais,

     

    A ses amoureux angoissés.

     

    J’avais de sentiment d’être seul à regarder cet arbre magnifique,

     

    Planté là par une baguette magique.

     

    La fée de la forêt le surveillait,

     

    Dans l’attente des temps ensoleillés,

     

    Pour que les hommes ne le coupent pas

     

    Pour le mettre bien bas,

     

    Et accroitre les bénéfices de leur entreprise

     

    Quelques bruissements de feuilles se faisaient entendre dans la brise.

     

    (15/03/2020)

     

     

     


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  • Claire de lune...

     

    Que l’on soit à Maubeuge ou à Tours
    Les clairs de lune n’attirent pas les journaux,
    Evènement, pofigisme,pour eux, trop banal,
    Loin des aurores boréales.
    Magnifique clair de lune,
    Qui n’est jamais importune.
    Ils attirent de nombreux spectateurs,
    Qui en recherche l’initiateur.

    Avec le soleil un jeu de cache-cache,
    Qui dissimulera l’autre, grand jeu des apaches.
    Le jour, le soleil reste le maître,
    Elle doit se démettre.
    Son royaume dépasse la planète terre
    Qu’il éblouit sans en avoir l’air.
    Le soleil éclaire, réchauffe et fait pousser les graines
    Jusque dans les arènes.

    La lune attend que le soleil se couche,
    Refusant toute retouche.
    Lumière de nos nuits étoilées,
    Qui s’étale même sur nos allées.
    Réverbère céleste
    Qui jamais ne conteste,
    D’être caché le jour,
    Par la luminosité du soleil, son abat-jour.

    Lune changeante selon les semaines
    Quel phénomène !
    Premier quartier
    Dernier quartier,
    Pleine lune,
    Nouvelle lune.
    L’ami pierrot chante le clair de lune,
    Sans laisser apparaître ses lacunes.

    Atterrir sur la lune, désir des grands de ce monde,
    Là-haut, l’un ou l’autre aura sa tombe.
    Un seul étendard y est planté,
    Les concurrents sont désenchantés.
    Vivre sur la lune, un leurre,
    Ça ne changera pas ses couleurs.
    La lune me fait rêver qu’elle se transforme en étoile,
    En s’ouvrant devant moi telle une grande voile.

    J’aime me promener au clair de lune,
    Enfermé comme dans une bulle
    Sur un grand lac, au-delà des nuages,
    Habillé de grands plumages.
    Les étoiles, une couronne dans les cieux,
    Comme sur la tête des dieux.
    Retrouver l’ami pierrot,
    Mon petit héros.
    (13/03/2020)

     

     


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  • Jasmine

    Je viens d’achever un poème sur les mines
    Pour plonger sans tarder sur le prénom Jasmine.
    Je ne sais par où commencer,
    Car je n’ai rien ensemencé,
    Pour voir fleurir Jasmine
    Une petite gamine.

    Petite fille aux jambes fragiles,
    Dans la cour de l’école tu ne seras pas trop agile.
    La directrice est prévenue,
    Tu seras bienvenue.
    Ton léger handicap nécessite une opération,
    Ce sera la seule solution.

    Il te faut attendre tes dix ans,
    D’ici là, fais attention sur les bancs,
    Ne fais pas la folle,
    Ce n’est pas drôle.
    Ta colonne vertébrale n’est pas bien droite
    Comme toi, elle est plutôt maladroite.
    (11/03/2020)

     


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  • Lettre oubliée
     


    Comment ai-je pu oublier cette lettre,
    Si importante pour moi ?
    Elle a failli rester coincée entre deux dossiers !
    Mon ami, peux-tu me rapporter mon sac.

    C’est maman qui est venue me l’apporter au bureau, ce martin ;
    Comme moi elle était bouleversée.
    Elle a quitté les lieux sans se retourner,
    Une averse de larmes, prête à l’inonder.

    Handicapée, ne pouvant plus me tenir debout,
    cette missive pouvait bouleverser mon existence ;
    Je l’attendais depuis des années,
    Sans rien dire pour ne pas peiner maman.

    Sa vie n’avait de sens que pour moi,
    Pour mon bien-être, elle était prête à tout.
    Mais voilà, je l’ai choquée en demandant une photo de papa.
    Interrogée sur le sujet, elle avait toujours botté en touche.

    Et j’avais failli égarer ce précieux trésor,
    Et ce soir je l’avais oublié au fond de mon sac.
    Je ne l’avais même pas ouvert,
    Alors que j’étais déjà au lit, allongée sur mon corset.

    Pardon, maman, il t’a fallu tant de courage pour faire ce pas,
    que tu avais différé depuis près de vingt ans.
    Aurai-je le courage d’ouvrir ce soir,
    Ce courrier que tu m’as donné dans les larmes.

    Je ne croyais pas la chose si difficile !
    Cette lettre me brulait les doigts.
    Comme dans les moments où l’orage grondait en moi,
    Mon ami est venu s’allonger près de moi, en silence.

    Sa présence réchauffait mon cœur ;
    Quelques mots murmurés à mon oreille,
    A éloigné l’orage qui traversait tout mon être.
    Tu as besoin avant tout de repos, ta lettre peut attendre demain.

    Doucement il a pris ce courrier,
    Pour le poser sur la table de nuit.
    La tête sur son épaule, le sommeil m’a saisi.
    Pour une nuit calme et reposante.

    Le lendemain, sur le plateau de déjeuner,
    La lettre était mise en évidence.
    Nous l’avons ouverte ensemble,
    C’était une photo de mon papa, et au dos ses coordonnées.

    Mon rêve allait-il se réaliser ?
    Papa accepterait-il de me revoir après vingt ans de vie séparée.
    J’aimerais qu’il conduise mon fauteuil à l’église
    Pour mon prochain mariage.

    Ce grand jour était arrivé. Papa n’était pas là !
    J’allais avancer seul entre les rangées de chaises.
    « Excusez-moi, vous comptez réellement faire la route toute seule ? »
    C’était papa qui conduisait sa fille à l’autel.
    (D’après le livre de Sévy : « Aime-moi si tu peux » 10/03/2020)

     

     

     

     
     

     


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  •  

    Chère amie,

     

    Ce n’est pas de gaîté de cœur, que je t’adresse ces quelques lignes, mais j’ai besoin de ton avis avant de faire une bêtise. Avec toi, je vais pouvoir prendre un peu de recul.

     

    Tu connais mon esprit vengeur et je n’irai pas par quatre chemins pour dire à mon ami ce que je pense de son attitude.

     

    Sans prendre de recul, ma rancœur se lit sur mon visage. Il m’avait mis au pied du mur, à cause de quelques ragots qui circulaient sur moi. Le puits qu’il a creusé entre nous, est aussi profond que sera ma vengeance.
    Je ne peux plus vivre avec lui

     

    Je compte sur ton aide pour me tirer de ce mauvais pas.

     


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  • La clé du bonheur

     

    Une clé qui ouvrirait toutes les portes,
    Celles des maisons, des bureaux, des coffres-forts,
    Tu peux l’imaginer,
    La voir en rêve,
    La chercher dans tes nuits d’angoisse ;
    Elle n’existe pas.

    La clé des rêves,
    Qui t’emporte sur les nuées au-delà des nuages,
    Dans le domaine des fées, les lutins ou des elfes,
    Tu sais que tout cela remplit des pages,
    Pour les enfants bien sages ;
    Elle n’existe pas.

    Quand la vie te comble d’angoisses,
    Te met en transe toute la nuit,
    Tes rêves se transforment en frayeur,
    Que personne ne peut effacer,
    Même pas les psychologues,
    Le remède n’existe pas.

    Face à ces mauvaises humeurs,
    Qui ravagent toute trace de bonheur,
    Qui va te délivrer,
    Te réintégrer dans une vie normale,
    Recoller les morceaux éparpillés ;
    Le remède n’existe pas.

    Il est en toi, au fond de ton être,
    C’est ton cœur qui détient la clé,
    Il te conseille la patience,
    T’aide à vouloir en sortir,
    A relever la tête,
    Le remède est en toi.
    Regarde autour de toi,
    La vie est belle,
    Elle rajeunit chaque jour,
    Elle t’invite à lui donner la main,
    Te relever avec elle,
    Tu es ton propre remède.

    Ouvre les yeux,
    La clé du bonheur est devant toi ;
    Elle ouvre toutes les portes que tu avais fermées.
    Une lumière mystérieuse emplit ton être,
    Elle émane de ton propre cœur,
    Tu as trouvé la clé de ton bonheur.
    (06/03/2020)

     
     
     

     

     


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  • Avoir un toit

    L’oiseau a son nid,
    Le renard sa tanière,
    Le chien sa niche.

    L’homme sa maison,
    Sans abri, où bien dormir,
    Dans la rue, le froid.

    L’homme de la rue,
    Pas de logement pour lui,
    Ça coûte trop cher.

    Chat dort sur le lit,
    De sa belle maitresse,
    Il aura bien chaud.

    Vagabond, dehors,
    Pour lui, il ne fait pas froid,
    Il peut travailler.


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  • La mer et la marée 

    La mer sans arrêt roulait ses galets
    Du bord, elle s’est retirée,
    Pour quelques heures seulement,
    Laissant devant nous, au-delà des galets
    Un terrain vague, une plaine de sable
    Et quelques rochers épars.

    Un peu plus loin une nappe d’eau
    Peu profonde formant un grand ovale,
    S’est laissée piégée,
    Lors du recul de la marée.
    Peu à peu les enfants l’envahissent,
    Se baignant dans une eau plus chaude.

    Les parents les surveillent
    Mais risque limité par cette eau stagnante,
    Que fuient les nageurs,
    Préférant au loin retrouver les vagues,
    Pour se divertir en faisant du surf.
    Vagues dominantes, pas encore en furie.

    Par-ci, par-là, la mer a déposé bois et détritus,
    Qui se reposent jusque la prochaine marée.
    Des coquillages trainent sur le sol,
    Qui rempliront les seaux des enfants.
    Un peu plus loin, dort un tronc d’arbre,
    Dont on ne connait pas la provenance.

    Quelques méduses prises au piège,
    Attendent leur proie,
    Pour quelques piqures au talon.
    Des mouettes font entendre leur cri
    Espérant trouver sur le sable quelques débris,
    Du gouter des enfants.


    Des amateurs de voiles
    Profitent d’un vent favorable,
    Pour exercer leur sport favori.
    Au loin la navette fend les vagues
    Emmenant touristes et voitures
    Au port que l’on aperçoit à travers la brume.

    La mer commence à remonter,
    Le ressac a repris son cours,
    Les rochers s’effacent devant la furie de l’eau.
    Les baigneurs suivent l’avancée des vagues,
    Les parents ont retiré leurs enfants des nappes d’eau,
    La mer a repris son domaine avant la nuit.

    Demain recommencera ce va et vient,
    La mer se retirera de nouveau,
    Les baigneurs marcheront sur le sable,
    Les enfants chercheront d’autres coquillages
    Construiront des châteaux de sable,
    Jusque la fin des vacances.
    (01/03/2020)

     

     


     
     

     


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  • La libération

     
    Libérer son esprit du ressac de son passé,
    Rejetant l’être angoissé,
    demande une certaine abnégation,
    Suivie d’une véritable ascension ;
    Pour sortir du gouffre dans lequel il s’était enfoncé,
    Après tant d’épreuves, contre lui, dénoncées.

    Se faufiler à l’extérieur,
    Brûlant de fièvre dans son for intérieur,
    ayant connu trop d’humiliation,
    Il ne croyait plus à la moindre résurrection.
    Qui pouvait l’aider en lui donnant un peu de fraicheur
    pour retrouver le bonheur ?

    Il lui fallait se libérer d’un passé trop lourd
    Et retrouver un espace de velours,
    Débordant de tendresse
    Sans aucune maladresse.
    C’est ce qu’il espérait de ses proches
    Par une progressive approche.

    Comment redevenir un homme debout,
    Sans glisser dans la boue,
    Autour de lui répandue
    Par tant de gens qui ne l’ont pas défendu ?
    Se libérer, il ne pouvait le faire sans aide
    Il lui fallait de l’entraide.

    Des amis, sur sa route, égarés,
    A lui se sont amarrés.
    A plusieurs on est plus fort,
    Pour atteindre le bord.
    La chaîne humaine a joué son rôle,
    ce ne fut pas toujours drôle.

    Toute route traversée par l’amour
    Avec ou sans humour,
    Sur un chemin difficile, redonne courage,
    Pour découvrir un nouvel amarrage,
    Contre l’adversité qui encombre la route,
    Évitant la déroute.

    Libération de tout son être,
    Des maux détaillés dans une lettre,
    Nouvelle résurrection,
    Véritable ascension,
    Due à une amitié partagée,
    Par des personnes, avec lui, engagées
    (03/03/2020)

     

     


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  • Vivant

    Il est vivant celui que l’on croyait presque mort,
    Engagé dans le couloir d’un coma profond ;
    Sa main s’est accrochée à la mienne ;
    Premier geste de vie depuis son accident de moto.
    Le médecin-chef m’a dit : j’attendais son réveil,
    Avec le prénom qu’il a, la mort ne peut le garder.
    Pris dans la tourmente qui a suivi cet accident,
    Je n’avais pas fait le lien entre son prénom et la mort.

    Mot sympathique du médecin,
    Histoire de me détendre un peu.
    C’était sans doute sa façon d’alléger l’atmosphère !
    Sa réaction trottinait dans ma tête,
    Et peu à peu j’y croyais :
    Avec lui, la mort ne peut avoir le dernier mot.
    Je m’attachais à cette espérance,
    De le revoir bien vivant un jour ou l’autre.

    Une semaine après cette première réaction,
    Ses yeux s’ouvrirent.
    Me voyait-il ?
    Sentait-il ma présence ?
    Chaque après-midi, j’étais auprès de lui,
    Epiant le moindre geste de vie.
    Sa langue s’est déliée avec quelques sons.
    Oui, mon Vivant vivait.

    Trois mois, enfermé dans sa chambre,
    Il fut autorisé à sortir en fauteuil dans le parc,
    Et de faire quelques pas au soleil.
    J’avais peur qu’il s’affale sur le sol ;
    J’aurais été incapable de le relever.
    « Que s’est bon de pouvoir prendre un peu d’air,
    J’ai hâte de rentrer à la maison ».
    Six mois plus tard, il nous rejoignait à la maison.

    Conséquence de l’accident, Vivant était bien vivant,
    Mais se déplaçait en fauteuil roulant,
    Accompagnateur de tous les jours.
    Il l’a accepté pour garder sa liberté de mouvement,
    Et il a pu retrouver du travail.
    Il envisage de motoriser son fauteuil,
    Et a déjà reçu deux propositions,
    Mais il prend son temps.
    (04/03/2020)


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  •  

    Toi mon enfant 

     

    Avant que tu ne bouges dans mon ventre
    Mes rêves avaient réalisé beaucoup de choses pour toi.
    Tu étais ma fierté, ma richesse ;
    Tu avais le mérite de ne pas me contredire.

    Dès ta naissance, tout a basculé.
    Ma vision sur mon bébé n’était plus la même.
    Tu étais un être à part entière,
    un petit homme vivant en dehors de moi.

    tu respirais seul,
    tu mangeais,
    Tu criais quand tu avais faim,
    Tu faisais des colères, comme les grands.

    J’ai appris que c’était à toi de remplir ta vie.
    Chaque instant de mon existence était pour toi,
    Pour t’aider à grandir,
    mais pas sans toi.

    Tant que je le pourrai, je veillerai sur toi.
    A sa maman, on peut tout dire,
    Elle peut tout entendre,
    sans jamais te rejeter.

    Tu étais l’os de mes os,
    Ton caractère avait quelque chose de moi,
    Et de ton père.
    Jusqu’à mon dernier soupir, tu resteras mon fils.


    Tes erreurs seront les miennes,
    ta femme sera ma fille
    Tes enfants auront quelque chose de moi.
    Je ne suis pas possessive, je t’aime.
    (02/03/2020)


     

     


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  • Le Nord et ses mines 


    « Au Nord, c’était les corons…
    Les hommes, des mineurs de fond »
    Des maisons étroites à un étage,
    Quel héritage,
    Un petit jardin derrière chaque logement,
    Bien aligné, évidemment.

    Ma grand’mère vivait dans un coron des filatures,
    Mon grand-père y travaillait, c’était la législature.
    Aucune commodité à l’intérieur,
    Seul point d’eau à l’extérieur,
    Une chaîne manuelle au-dessus d’un puits,
    Asséché depuis.

    Les toilettes au milieu du jardin ;
    Pour y accéder, un petit chemin.
    On passait de maisons en maisons,
    Quelle que soit la saison,
    Pour aller remplir les seaux d’eau,
    C’était un pénible boulot.

    Entre la maison et le jardin se dressait une baraque en bois,
    Des tôles sur le toit.
    On y faisait la lessive
    Et en été, les bains dans une bassine.
    C’était des temps heureux,
    Avec des voisins chaleureux.

    A quelques kilomètres, le bassin houiller,
    Où les mineurs étaient barbouillés,
    Avaient été construits d’autres corons,
    Proches des mines de charbon,
    Avec leur chevalement
    Qui fonctionnait à l’électricité et non plus manuellement.
    Derrière chaque chevalement en fer,
    Se dressait un terril couleur noir ou vert,
    Entassement de déchets minier ;
    De la mine, un véritable grenier.
    C’est tout ce qu’il reste aujourd’hui,
    Des extractions des puits.

    Certains terrils ont été rasés,
    D’autres réutilisés
    En parc de loisirs,
    Selon les localités et leurs désirs.
    Ils sont inscrits au patrimoine mondial de l’humanité,
    Et resteront en place sans discontinuité.
    (02/03/2020)

     


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  •  

    La libération

     

    Libérer son esprit du ressac de son passé,
    Nécessite une grande
    ascension
    Pour sortir du gouffre dans lequel il s’était enfoncé.
    Brûlant de fièvre dans son for intérieur,
    il ne croyait plus à la moindre
    résurrection.
    La
    question était de se libérer d’un passé,
    Marqué par une absence de
    tendresse,
    De la part de sa famille depuis mars.
    Comment devenir
    parfait sans amour des siens ?

     

     

     


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