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    Par 13 à la douzaine 13 à la douzaine

    ici

    https://atelierecrituretreizealadouzaine.blogspot.com/

    Mon fils entre au lycée agricole,

    Branche vinicole.

    Il aimerait reprendre l’exploitation familiale

    Un désir patriarcal.
    Il sera pensionnaire.

    Pour lui, quelle affaire.

    Qui le guidera dans sa nouvelle vie,

    Pour parvenir à ses envies ?
    Il faut préparer son trousseau,

    C’est un autre berceau.
    Que de contraintes,

    A faire sans aucune crainte !
    Dans la liste, que de choses farfelues

    C’est une liste absolue.

    On le prend pour une marionnette.

    Pour tout emmener, il faudra une camionnette.

    Assise sur un siège près de la margelle du puits,

    Juste après un orage de forte pluie,

    Je regarde le mur couleur brique, un peu terne,

    En ce qui me concerne.

    Je prends une légère collation,

    Pour la circulation.

    J’ai les jambes fatiguées

    Je ne peux plus bourlinguer.

    La pluie s’est arrêtée

    Pourquoi rester abritée ?

    Mais la gouttière fuit encore,

    L’eau s’écoule sur le mur de dehors ;

    Je vais prévenir le plombier,

    Installé aux Herbier.

    Dans les champs, mon mari travaille

    Le bord des vignes, il débroussaille.


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    Eternelle beauté

    Tout est beauté.

    Ecarquillez les yeux

    Regardez la nature

    Ne la défigurez pas

    Elle vous le rendra.

    Laissez la vivre

    Libérez-là de vos étreintes

    Elle a besoin de liberté

    Sans être contrainte 

     

    Enfant de tout pays

    Tenez-vous la main

    Etendez les bras vers l’autre

    Regardez-le joyeusement

    Ne le méprisez pas

    Et vous ne serez pas rejeté.

    Laissez-les vivre

    Libérez vos étreintes

    Enfant de tout pays

    Soyez les ambassadeurs de la paix. 

     

    Elevez les bras bien haut

    Tout le corps doit réagir

    Etirez vos mains

    Restez sans bouger

    Ne respirez plus

    Elle progresse la détente.

    Laissez-vous aller

    Libérez tout votre corps

    Elevez votre esprit

    Sans vous contracter.

     


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    La Porte des rêves 

     

    Une telle porte peut être fermée
    Pour empêcher le rêve de s’évaporer,

    Et mieux s’accoutumer,

    Pour avec l’individu, collaborer.

    Mais elle peut être ouverte 

    Pour faciliter les découvertes

    Et construire une grande épopée

    Qui ne pourra s’échapper.

    Quelle soit ouverte ou fermée

    La porte des rêves n’est jamais allumée.

    Elle surprend dans le noir

    Une fois tombé le soir,

    Et disparaît au petit matin,

    Sans aucun baratin.

    Tout évènement peut ouvrir cette porte

    Et l’individu emporté

    Dans des nuages brouillardeux

    Qui peuvent le rendre heureux.

    Grand Maître des rêves,

    Toi que les crées sans aucune trêve,

    Inonde mon être de tes rêves heureux

    Dont tu es si généreux ;

    Ils me font dormir d’un sommeil générateur

    Et grâce à eux je suis un bon auditeur.

    Eloigne de moi ceux que l’on nomme cauchemar,

    Qui agitent mes nuits comme des calamars,

    Qui me cerneraient pour me détruire

    Et dans l’enfer m’introduire.

    (12 juin 2018)

     


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    Est-il au fond du ravin,
    Cet être qui me tend la main ?
    S’est-il agrippé à une branche
    ce matin, un dimanche.
    Pourquoi en douter,
    Et derrière une ombre m’abriter. 
    Ecoutez-le pleurer ?
    Son visage est apeuré.
    Depuis des années il cache ses sentiments
    comme si une menace le trouvait somnolent.
    Depuis trop longtemps cet homme souffre ?
    En silence au fond de son gouffre.
    Aurait-il chopé une maladie grave
    Qui chaque jour s’aggrave ?
    L’oreiller serré contre son ventre
    Sur son drame, il se concentre.
    Il ne joue un personnage
    Pour faire croire qu’il est malade, il se ménage ?
    Non ! Il s’est battu pour ses enfants
    sans être étouffant.
    Depuis des années son ménage bascule
    son épouse affabule.
    La réalité du quotidien, il l’affronte seul,
    Lui qui est mon filleul.
    Un drame inattendu l’a bouleversé,
    Tout son être est renversé.
    Il ne voulait y croire
    Refusant la lie du ciboire.
    Peut-il revenir en arrière
    Et renverser toutes les barrières ?
    Sa progéniture le soutient,
    Aucun d’eux ne s’abstient.
    Pour eux, il restera debout,
    Droit comme un marabout.
    (11 juin 2018)
     

     


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    Je n’avais que 4 ans 

     

    Dans mon enfance,

    J’ai eu beaucoup de chance.

    De débarquer au milieu d’une fratrie,

    Sans en être meurtri.

    Toujours quelqu’un avec moi,

    Pour m’expliquer les modes d’emploi.

    Je jubilais de joie,

    En me balançant sur mon cheval de bois,

    Mon nounours dans les bras.

    Qui me le reprochera ?

    Vouloir me faire changer de jeux,

    Pensant me rendre heureux,

    N’était pas chose facile

    Même pour un ainé agile.

    Sans doute mon caractère déjà imprimé,

    Sans qu’il soit exprimé,

    Au fin fond de mon être,

    Don gratuit de mes ancêtres.

    Qui pouvait alors me juger

    Sans vouloir m’affliger,

    Et me dicter mon avenir,

    Pour construire ce que j’allais devenir.

    Je n’avais que quatre ans ;

    J’aimais beaucoup le boucan.

    A cet âge, on ne jure de rien,

    Même pour son bien,

    Mais on refuse tout,

    Sauf les bisous.

    Na !

     

     

    Je voudrais gagner ce jeu.

    Ce n’est pas par jalousie ;

    Je ne suis pas jaloux.

    Le premier prix est une jument

    Le second, un jambon

    Accompagné de deux jambonneaux.

    Le troisième prix, une paire de jumelles.

    Le tirage se fera au milieu de jardin,

    Lors de la célébration du jumelage,

    Avec un village de la Jamaïque.

    Cette tombola doit permettre à nos jeunes d’aller au Jamborée.

    Je n’y suis jamais allé

    Lorsque j’étais jeune


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    Petite bulle 

     

    Petite bulle qui monte au ciel,

    Tu fais merveille,

    Avant d’éclater

    Sans t’arc bouter.

    Bulle de savon 

    Qui monte au plafond.

    Globule rempli de gaz, sphérique,

    Diraient les scientifiques.

    Bulle de boue,

    Qui craquent sous les roues.

    Bulle d’eau rempli de savon

    Pas réservée aux slavons.

    Niveau à bulle,

    Acheté à Tulle.

    Bulle de malades 

    Qui ne peuvent accepter une balade.

    Bulles de bandes dessinées,

    Sur les images enracinées.

    Après tant de bulles découvertes,

    Je ne suis plus très alerte

    Et je vais me coincer une bulle

    Qui  ne sera pas nulle.

    Dans la baignoire les enfants font des bulles

    Et avec elles, affabulent.

    A la foire sur un bassin d’eau,

    Sans aucun radeau,

    Les enfants enfermés dans une bulle de plastique,

    Un condensé chimique,

    Tournent, tournent, sans se mouiller,

    Sans risque de dérailler. 

     

    Toutes les bulles ne s’écrasent pas sur le plafond ;

    Des pirouettes elles font,

    Pour se glisser vers la fenêtre entrebâillée.

    Comme de petites canailles débraillées,

    Elles s’envolent vers le firmament

    Allègrement. 

    Assis au bord de l’eau

    Au sommet d’un plateau,

    Je les regarde s’évaporer

    Dans le ciel sans nuage, tout azuré.

    Avec elles mon regard s’éparpille

    Bien loin de ma bastille.

    Là-haut, une grosse bulle ouaté

    Qui n’avait pas éclaté,

    Descend doucement et s’arrête à mes pieds

    Ouvrant devant moi un large marchepied,

    M’invitant à la rejoindre

    Et avec elle m’adjoindre

    Pour un voyage d’éternité

    En toute normalité.

    Je m’installe dans cette bulle

    Une véritable capsule,

    Et me voici emmené comme des spationautes ;

    Je suis un astronaute.

    Des oiseaux montent avec nous vers la stratosphère

    Quittant mon hémisphère.

    Après un long voyage,

    Au-delà des nuages,

    Peu à peu la bulle redescend ;

    Ce voyage me rend impuissant.

    Reprenant le marchepied

    Y déposant pied par pied,

    Je retrouve mon bord du lac,

    A peine plus grand qu’une flac.

    (8 juin 2018)

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Devant la feuille blanche 

     

    Avec de tels mots

    Qui emplissent mon âme de maux,

    Je ne sais par où commencer,

    Et mon texte à qui le dédicacer.

    Par quels mots débuter ce logo rallye

    Que j’avais bien accueilli, 

    Sans mesurer les difficultés du sujet,

    Et bientôt en moi son rejet.

    Sur Google j’ai cherché le sens de ce terme

    Pensant d’abord au jeu de lego qui enferme

    Un être dans sa solitude

    Souvent sans aucune aptitude.

    Qui sera le premier à choper les phrases de mon récit,

    Et comprendre ce qui est écrit ?

    Saura-t-il écouter et apprécier le message

    Et découvrant tous ces personnages,

    Qui me font douter de mes capacités

    Et du sens de mon activité ?

    Qui a mis en moi cette menace,

    De briser mon interface ?

    Une véritable provocation pour un homme qui se dit écrivain,

    Et travaillerait en vain,

    Pour partager ses sentiments avec des lecteurs,

    Toujours inconnus, mais de vrais accompagnateurs.

    Comme des enfants face à une feuille blanche

    Devant laquelle ils planchent,

    Pour travailler leur dissertation

    Sans en trouver la solution,

    Et qui serrent leur stylo dans la main,

    Ne pouvant attendre demain,

    Au fond de lui-même l’écrivain se sent malades

    Et s’enferme dans ses barricades.

    Les mots se sont évaporés,

    Les phrases envolées,

    Son esprit s’est vidé,

    De tout ce qu’il avait commandé.

    Il ne peut que fermer son cahier,

    Et ranger son tablier,

    Dans l’attente d’un jour meilleur,

    Qui sera son conseilleur.

    (6 juin 2018)

     


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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Acrostiches n° 10 

     

    Gagnez beaucoup d’argent

    Avec un peu de chance

    Soit au loto, soit au PMU

    Tout le monde a sa chance.

    Restez calme

    On joue simplement

    N’accablez pas vos adversaires

    Ils ne sont que des joueurs comme vous,

    Et vous passerez une bonne soirée. 

     

    Gérez bien votre argent

    Avec ou sans logiciel

    Sans dépensez inutilement.

    Trop de gens ne savent pas le faire.

    Restez longtemps en activité,

    Ou profitez de votre retraite.

    Ne restez pas inactif.

    Investissez vous dans des associations

    Et vous serez heureux de ne pas rester seul. 

     

    Gercés sont vos lèvres,

    Avec de la crème, soignez-les

    Sans en mettre de trop.

    Testez votre produit sur un coin de peau

    Renseignez-vous auprès de votre dermatologue.

    On ne doit pas faire n’importe quoi.

    N’oubliez pas de lire la notice en entier

    Insistez bien sur les effets indésirables

    Et vous retrouverez de belles lèvres.

     


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    Les coquelicots 

     

    Gentils coquelicots

    Fleurs cocorico

    Qui égayaient nos campagnes

    Et attiraient nos compagnes.

    Vous vous étiez enfuis devant les pesticides

    Dont le goût était trop acide.

    Depuis plusieurs années vous aviez disparu ;

    Refusant d’être secourue.

    Plus de tâches rouges dans les blés

    Et dans les bottes assemblées.

    Plus de marguerites

    Mon âme était contrite,

    Devant un tel désastre

    Qui annihilait tout le cadastre.

    La nature était bien triste

    Déplorant les affairistes.

     

     

    Un jour j’en ai revu

    C’était un imprévu,

    Sur le bord d’une route,

    Mouillés de nombreuses goutes.

    Des agriculteurs veulent les sauver

    Sans gêner leurs champs cultivés.

    Dans mon jardin ils sont revenus

    Timidement dans un coin advenu.

    Cachés derrière le fuchsia

    Adossés à l’acacia,

    Ils sont à l’abri d’un mur,

    Une véritable armure.

    Ils sont huit à se dresser,

    Au pied d’arbustes, adossés.

    L’orage ne les a pas abaissés,

    A nous de ne plus les chasser. 

     

    Vous qui aimez la nature,

    Et ses nombreuses cultures,

    Sauver les coquelicots,

    En les mettant dans votre déco.

    Refuser l’emploi de pesticides,

    Et tous les produits en ide.

    La nature vous le rendra,

    Les coquelicots, elle les défendra ;

    Des bouquets de fleurs jailliront dans vos jardins

    Et vous éblouiront tous les matins,

    Sans les avoir semés ;

    Vous en serez comblés.

    Bienvenus, chers coquelicots,

    Vous êtes revenus franco,

    Avec vos amis les pâquerettes,

    Pour taper une bavette.

    (3 juin 2018)

     

     

     


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    L'écrivain 

    Je ne fais pas de brouillon !

    De l’écriture, je ne suis pas un apollon. 

    Qui ose dire une telle ânerie,

    Ou écrire cette badinerie.

    Et le crier sur tous les toits,

    Sans aucun émoi,

    Qu’il soit écolier

    Ou œuvrant dans un atelier

    Ou simple poète à ses temps perdus,

    Sans en être assidu.

     

     

    Le brouillon est apaisant pour l’écrivain,

    Qui écrit tout sur des cahiers de la main,

    Refusant l’ordinateur,

    Qui lui fait peur.

    Pour faire une œuvre solide,

    Il ne faut pas être candide,

    Ni se laissé guider uniquement par son aspiration ;

    Ce n’est surement pas la bonne solution.

    La pureté d’une œuvre sous entend beaucoup de travail

    Sans oublier l’importance du détail. 

     

    Un écrivain qui veut être vénérer par ses lecteurs,

    Qui seront ses futurs acheteurs,

    Est d’abord un bourreau de travail,

    Assis devant un bon vitrail ;

    Il ne compte pas les heures

    Passés dans sa demeure.

    Son bureau est toujours ouvert à ceux qui veulent l’aider,

    Et du temps lui accorder

    Pour corriger, rectifier et relire son brouillon,

    Car il fait toujours un brouillon.

    (29 mai 2018

     

     

     


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    Forêt magique 

     

    Je me baladais sur des chemins ouverts à l’inconnu,

    Mais aujourd’hui c’était moi l’inconnu.

    Seul dans un univers macabre

    Pour m’éclairer, aucun candélabre.

    Devant et derrière mo, dansaient des Trolls

    De véritables guignols.

    Dans les arbres le vent hurlait.

    Et autour de moi se faufilait,

    Pour mieux m’accabler,

    Et sans aucun doute me troubler,

    Des êtres étranges

    Vêtus de simples langes,

    Des pieds à la tête.

    Ce n’était pas la fête.

    La forêt magique de mes rêves,

    Si chère quand j’étais jeune élève,

    Se transformait en domaine d’être bizarres ;

    Ce n’était pas le fruit du hasard.

    Je ne pouvais reculer,

    J’étais affolé.

    Tous les chemins s’étaient envolés.

    Je me mettais à bafouiller

    Tremblant de peur

    Devant mes invisibles agresseurs.

    Qui me tenaient dans leur carquois.

    Je n’avais plus le choix.

    Il me fallait avancer

    Et toujours recommencer.

    Brusquement devant moi se dressait une grande tour,

    Je ne pouvais faire demi-tour.

    J’y pénétrais par une porte étroite ;

    Je me sentis comme enfermé dans une boîte.

    Je me laissais tomber sur le sol

    Mais des Trolls m’ont tiré par le col,

    M’entrainant à travers des dédales de marches,

    Qui montaient vers un sommet ;

    Du noir je m’étais accoutumé.

    En haut de cette tour infernale

    Qui n’avait rien d’amicale,

    Je découvrais les lacets de la route dite des Trolls.

    Je ne pouvais prendre mon envol,

    Car ils me tenaient,

    En haut de cette tour, enraciné.

    Des cars montaient et descendaient,

    Tous de touristes bondés.

    Je fus secoué par le son strident d’un cor.

    C’était mon réveil qui changeait tout le décor.

    J’étais reparti en Norvège,

    Bien loin de mon collège.

    Les Trolls de la foret magique m’ont abandonné,

    Dans la nuit, ils m’avaient déraciné.

    Il me fallait retrouver la réalité

    En rejetant ces absurdités.

    Rêve ou cauchemar, je ne pourrais le dire,

    Des Trolls, je ne saurais médire.

    Ils peuvent devenir dangereux,

    Même s’ils paraissent chaleureux.

    Le mieux, c’est de les éviter 

    Et ne pas vouloir les accaparer.

    (29 mai 2018)

     


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    L’espoir perdu 

     

    Seule dans la maison,

    Aurait-elle perdu la raison,

    Tout espoir de survivre,

    Et la vie poursuivre ?

    En ce début d’après-midi,

    Sous une atmosphère alourdie,

    Des nuages gris comme un mur de fumée,

    Etaient porteur d’orages au sens propres,

    Que personne ne pouvait interrompre.

    Elle était allongée sur le canapé,

    Les vêtements légèrement fripés ;

    Son chat allongé à coté d’elle

    Comme une simple bagatelle.

    Elle dormait profondément

    Comme, d’une nuit, l’aboutissement.

    Sur une petite table couverte de publicité,

    Bien au-delà de sa capacité,

    Un amoncellement de boîtes vides

    D’aspect plutôt aride,

    Voulait  indiquer et dire à l’inconnu,

    Qui semblait être bienvenu,

    Les causes de son sommeil obscur,

    Cachant sa devanture,

    D’une femme qui avait perdue

    Sans être défendue,

    Le sens de sa vie

    Qu’elle croyait asservie.

    Pouvait-elle encore chasser les idées noires

    Qui envahissaient son être chaque soir.

    La famille, le travail, les trajets en TER, tout était sombres

    Et à jamais rempli d’ombres.

    Venir à elle, cet inconnu, pompier ou ambulancier,

    L’emmener sur un brancard d’acier

    Vers les urgences les plus proches,

    Elle qui jouait au gavroche,

    Ne pouvait que la sauver

    Et son cœur réactiver.

    Elle a rouvert les yeux

    Dans d’autres cieux,

    Devant un amoncellement de brouillard,

    Qui l’avait arraché à son geste vasouillard.

    (27 mai 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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    Les mots imposés

     

     

     

    La fête des mères

    Que l’on soit en ville ou à la mer,

    Que le temps soit agréable

    Ou abominable,

    Ne peut être qu’moment de joie.

    Que l’on soit seul à la souhaiter

    De mille baisers toujours acceptés, 

    Avec un bouquet de fleurs ramassé dans le jardin

    Aux premières heures de matin ;

    Il apportera dans la maison qu’il va orner, une nouvelle senteur,

    Hors de tout aérateur.

    C’est un geste délicat,

    Accompagné d’un petit verre de muscat.

    Il doit être gratuit,

    Et réalisé dans la douceur, sans aucun bruit.

    Il faut profiter de l’occasion,

    En évitant les gestes de compassion,

    Qui pourraient choquer les personnes âgées

    Dont certaines sont allongées

    Et qui ne peuvent s’évader.

    Il faut les aider.

    Surveiller votre calendrier,

    Noter-le sur votre poudrier,

    Si vous êtes bon, vous ne pouvez l’oublier,

    Dans les journaux ce jour là est publié.

     

     

     

     

     


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    Avec de belles chansons

    Dans une soirée entre amis

    Vous découvrirez ce que veut dire amitié

    Evitez les sujets politiques

    N’oubliez pas : les avis sont divergents

    Toutes les étiquettes sont sans doute présentes

    Imitez la sagesse des anciens

    Ce sont vos maîtres

    Et votre soirée sera une réussite.

     

     

    Avec le vent du nord 

    Dans le froid glacial de l’hiver

    Vous vous êtes emmitouflés

    Epargnant seulement vos deux mains.

    Nous a-t-il abandonné le ciel

    Tout gris toute la journée

    Imposant de gros nuages qui annoncent la neige

    Comme chaque année à la même époque

    Ecoutez la cheminée qui, elle, vous réchauffera. 

     

    Accusé, levez-vous !

    Dans le prétoire on reste digne

    Vos victimes vous regardent.

    Enlevez votre casquette

    Nous sommes dans une salle de respect.

    Tout geste malveillant sera retenu contre vous.

    Inconscient, vous me paraissez

    Calmez-vous, dans votre intérêt

    Et tout se déroulera normalement.

     

     


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    Les papillons

     

    Vole, vole, papillon,

    Plane au dessus des sillons.

    Blancs, jaunes ou bleus

    Tu réjouis toujours nos yeux.

    Tu emplis mos jardin de couleur,

    De la nature, tu es un bel acteur.

    Ta palette agrémente tout notre être,

    Et accroit notre bien-être.

    Dans le ciel radieux,

    Tu égayes les cieux.

    De fleur en fleur,

    Comme un véritable acuponcteur

    Tu avances ton aiguillon

    Refusant toute accélération.

    La nature t’a conditionné

    Chez elle tu es enraciné. 

     

    Ta vie ne serait-elle qu’éphémère ?

    Chez toi tout ne serait que chimère ?

    De la nature les hommes t’ont rayé,

    Comme tant d’autres tu as été balayé,

    En répandant trop d’engrais.

    Tu es devenu un émigré.

    Comme toi, de nombreuses fleurs

    Ont perdu leur cœur,

    Pour de l’argent espéré,

    Et de nouveaux gains désirés.

    Reviens vite cher papillon,

    Planer au dessus de nos sillons.

    Il faut sauver la nature,

    Et respecter son architecture.

    Ministre de l’écologie

    Ferais-tu l’apologie,

    De ceux qui ne respectent pas

    Tout en restant ici-bas,

    La planète terre,

    Notre meilleur partenaire.

    (20 mai 2018)

     

     

     


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  •  

    Atelier 10 les mots de Montpellier : 

     

    Dix termes imposés dans une ronde des mots

    Pour accroître de mon esprit les maux,

    Pour quelques moments de joie

    Pour des lecteurs qui ont perdu la foi.

    Misérables ceux qui les ont lancés

    Pour plaire à leurs fiancées.

    Ils se croyaient prophètes

    Ils ne sont que titans rejetant toute fête.

    Quel épouvantable travail,

    Me prend-t-on pour du bétail ?

    Faut-il dresser de nouvelles barricades,

    Pour faire tomber les ambassades,

    Quand sonnera minuit

    Pour supprimer tout ennui ?

    Je n’ai pas d’autres ficelles

    Pour accroître les étincelles,

    Que de monter les escaliers.

    Que personnes ne soit humilié,

    J’ai balayé tous les usages

    Et je pars à l’abordage. 

     

    Ecrire un petit texte en vers rhopaliques 

     

    Mes

    Regrets

    Pour les mots

    Causant des maux

    Presque disparus

    Et quasiment perdus

    Car rarement reconnus

    Pour manque de commentaires

    Absents des dictionnaires.

    Il faut les repêcher

    De l’abime noir

    Un vrai foutoir

    Cherchez-les

    Partout

    Vous 

     

    Un lipogramme sans t

     

    Qui saura regarder

    Un film au cinéma

    Sans manger du maïs

    Ou sucer un bonbon

    Sans se faire remarquer ?

    Pour beaucoup,

    C’est un vrai pensum

    Que je n’imposerais pas,

    A mes meilleurs amis.

    Je suis d’ailleurs incapable de le faire

    Car j’aime les sucreries,

    En particulier les bombons.

    Pour cela je ne vais pas au cinéma.

    J’ai peur de m’ennuyer

    A ne rien faire assis sur une chaise.

    Je préfère l’ordinateur

    Pour écrire des poèmes

    En vers et en rimes

    Avec des façons de faire inconnues,

    Comme les lipogrammes

    Les rhopaliques,

    Ou les haikus.

     

     

     

     

     

     

     


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  •  

    Les écrivains d’antan et d’aujourd’hui 

     

    Remontant les marches de mon enfance,

    J’étais encore dans l’adolescence,

    Dans mon établissement scolaire,

    L’atmosphère était très autoritaire.

    Dès la sixième, au programme le latin,

    De Cicéron à Augustin,

    Il nous fallait traduire ces textes anciens,

    Et ceux des stoïciens.

    Nous dégustions également les œuvres grecques, 

    Ecrites dans la région au-delà de la Mecque.

    C’est à cette époque que j’ai découvert l’odyssée d’Homère,

    Texte grec plutôt amère.

    Cette œuvre m’a pourtant ravi

    Pendant longtemps j’en ai eu envie.

     

    Quelques années plus tard

    Sans que ces œuvres perdent mon égard,

    La chanson de Roland et sa grande épopée

    Que mon esprit avait choppé,

    Rangeait au placard des oubliettes

    D’un grand coup de balayette

    Les œuvres grecques et latines,

    Et leurs héroïnes.

    Corneille a pris le dessus avec Le Cid,

    Un héros comme le roi David.

    Je peux encore réciter certaines tirades,

    Et, de la même époque, d’autres ballades.

    Plus tard Balzac, Victor Hugo, Zola,

    Autant de romans parlant de l’au-delà,

    Ont passionné le jeune adulte que j’étais ;

    Je ne pouvais les acheter.

    Ces œuvres peignent des panneaux de la vie,

    J’en suis toujours ravi.

     

    Les écrivains modernes les ont chassés,

    Et souvent abaissés.

    Leurs chapitres acceptent des fautes,

    De français, d’orthographe, gardant la tête haute.

    Aucune nostalgie dans ces lignes ;

    Mais pour l’avenir quelques consignes :

    Relisez ces textes anciens, 

    Même vous, les académiciens,

    Ils vous apprendront les règles de notre langue,

    Et corrigeront vos harangues.

    Leurs héros ont bien changé,

    Même ceux qui sont âgés.

    Bien qu’ils soient de notre temps,

    Ils ne vivront pas longtemps.

    Ils seront bien vite balayés,

    Et par d’autres broyés.

    Ils deviennent éphémères,

    Et passeront pour des chimères.

    (Le 18 mai 2018)

     


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  •  

    Haïkus du vendredi 18 mai : fourmis

     

    Les fourmis ailées,

    Piquent les bras, les jambes

    Vilaines bêtes. 

     

    Dans tout le jardin

    Les fourmis sont bien partout

    Elles sont chez elles. 

     

    Petite bête

    De grandes travailleuses

    Elles sont pas aimées.

     

     

     

    Fourmis dans maison,

     

    Horreur, il faut les chasser,

     

    Qu’elle reviennent plus.

     


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  •  http://maridan.eklablog.com/

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 2)

     

    Bleu le ciel de Provence ;

    Au travail une bonne cadence.

    Dans cette région on peut respirer,

    Et le bonheur aspirer.

    Sortez le dimanche, dès le matin,

    Il suffit de marcher en évitant les trous du chemin ;

    Avancer en file indienne sur les routes,

    Mais jamais sur les autoroutes.

    Prenez votre temps et regarder au loin les oiseaux voler,

    Et ceux, perchés sur les fils électriques, près à décoller.

    Bientôt ils vont partir vers des régions plus chaudes,

    Les gris comme les noiraudes.

    Pour eux, avec le froid, la mort est acquise,

    Sauf dans les îles marquises.

    Se cacher dans un trou, n’est pas suffisant,

    Même, à plusieurs, en s’adossant.

    D’ailleurs les peuples africains les attendent,

    Ce qu’elles appréhendent.

    Pour eux leur retour annonce la fin de la saison des pluies,

    Tout au moins en dehors de la nuit,

    Et les sursauts du mauvais temps

    Qu’ils espèrent depuis longtemps. 

     

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 3) 

     

    Si je pouvais réaliser mes rêves,

    Sans aucune trêve,

    J’aurai dans ma chambre

    De janvier à décembre,

    Ce que refuse maman

    Qui lit trop de romans,

    Un chien et un chat,

    Qui pour moi serait un achat

    Guidé par l’espérance,

    De vivre dans l’abondance.

    Pourquoi ne pas y ajouter un oiseau,

    C’est doux comme un agneau,

    Enfermé dans une cage à cause do mon chaton,

    Une vraie boule de coton.

    Pour réaliser ce rêve il faut envisager, dans la maison, une migration

    Et mener avec mon frère de grandes discutions

    Car sa chambre est plus grande que la mienne,

    Lui qui n’a qu’une chienne.

    Je crains de ne pouvoir jamais réaliser mes rêves,

    Moi qui suis une très bonne élève.

     

     

     

     

     


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