• Le sable

    Sable de plage,
    Glissant entre les galets
    Joie des vacances.

    Châteaux de sable,
    Construits par tous les enfants,
    Couvert par la mer.

    Petits et sable,
    Tranquillité des parents
    Sans les pleurs ni cris.

    Jouer au volley
    Sar sable égalisé,
    Joie pour les plus grands.

    Sable de la mer,
    Prélevé par ouvriers,
    Pour des constructions.

    La mer sans arrêt,
    S’étale sur le sable,
    C’est la fin des jeux.



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  • Promenade aux Parc

    Pour votre bien-être
    Renouvelez l’air de votre appartement,
    Oubliez les courants d’air,
    Même en pleine été
    En ouvrant toutes vos fenêtres,
    Nous avons tous besoin d’un changement d’air,
    Avec les congés c’est idéal
    De vivre en plein air,
    Et de changer les habitudes.

    Agrémenter votre ambiance
    Un ventilateur ne suffit pas.

    Promenez-vous dans les bois,
    A la recherche de champignons
    Ramenez seulement les bons,
    Car les autres sont dangereux.

    Pour réussir une bonne randonnée
    Réorganisez vos circuits
    Orientez-vous vers un autre secteur
    Même si la météo n’est pas au beau fixe.
    Emmenez un bon matériel
    N’oubliez pas la bouteille d’eau
    Avec ou sans sirop
    Dans un sac bien étanche
    Et vous arriverez à bon port.

    Au milieu du circuit,
    Un peu de repos est indispensable.

    Partez plutôt en petits groupes
    Avec un matériel de secours,
    Revu régulièrement
    Car certains flacons peuvent être périmés.


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  • La dame grenouille


     
    L’auteur l’a appelé source ;
    A ses pieds l’eau finit sa course.
    Dans un ancien bassin
    Qui croisera votre chemin,
    Dans la visite de Périgueux
    Avant de lui dire adieu.

    Que représente cette masse de pierre ?
    Moi, je ne vois que le mur de la chapelle qui est derrière.
    Pour certains, c’est une grenouille,
    Qui a une bonne bouille.
    L’auteur l’intitule la source.
    Elle a de loin la tête d’un ours !

    Pauvre grenouille fixée sur un socle de pierre,
    Assise comme une écuyère.
    De l’art moderne devant une ancienne chapelle,
    Où l’on a chanté le gospel ;
    Lieu de culte dédié à saint Louis,
    Qui devant cette œuvre, se serait évanoui.

    Je ne suis pas un féru d’art moderne,
    Je ne la cacherais pas pour autant dans une caverne ;
    Chacun a sa place dans une ville,
    C’est une question civile.
    Mais que l’on respecte les artistes antérieurs,
    Qui ont souvent façonné l’extérieur.

    Périgueux, ville magnifique et de caractère,
    De nombreux monuments, propriétaire
    Site gallo-romain et son musée archéologique,
    Terre historique
    La cathédrale Saint Front et autres monuments
    Qui fleurissent depuis longtemps.

    Le parc des Arènes,
    Ceinturé de tilleuls et de frênes,
    Ou celui de Vésone,
    Situé dans une autre zone,
    Auraient Pu accueillir ce monument moderne,
    Détruisant ainsi toutes les balivernes.

    Tours a le même problème
    Qui détruit son emblème.
    Le monstre qui a donné son nom à la place,
    A rejeté du passé, toute trace.
    Des jardins auraient pu l’accueillir,
    Tranquillement, il y aurait pu vieillir.
    (02/07/2020)


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  • Notre-Dame


    Paris brûle-t-il ?
    Des quatre coins de la capitale,
    Montent un épais nuage
    En fin de journée du 15 avril 2019.
    Nuage de feu.
    Branlebas de combat !
    Les gens courent dans tous les sens,
    Pour voir le foyer de plus près.

    La foule s’immobilise le long des quais de Seine.
    Les flammes rouges montent de Notre-Dame.
    Sirènes de pompiers
    Sirènes de police
    Sirènes d’ambulances…
    La capitale est en émoi,
    Le quartier est totalement bouclé,
    Pour laisser passer les secours.

    Paris brule-t-il ?
    Non !
    De la cathédrale Notre-Dame,
    Monte cette fumée presque noire.
    L’environnement est rougi par les flammes.
    Catastrophe !
    Le monument le plus visité de Paris,
    Va s’effondrer dans le  brasier.

    Bravant l’échafaudage en feu,
    La flèche se plie en deux et s’écroule,
    Fusionnant avec l’ensemble du foyer.
    Les tours risquent de suivre le mouvement,
    Et entraîner avec elles cloches et bourdon ?
    Les pompiers luttent de tout côté,
    Versant de trombes d’eau sur le monument,
    Qui pour l’instant se défend bien.
     
    La Vierge a protégé sa cathédrale.
    La croix de son Fils a gardé sa place.
    Le feu s’est calmé sans se propager.
    Une première visite à l’intérieur,
    Avec quelques autorités du pays,
    Souligne l’importance des dégâts.
    Les deux tours ont résisté aux flammes,
    Notre-Dame sera-t-elle sauvée ?
    (04/07/2020)


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  • Rêve de danse

     
    Parler de danse quand on n’aime pas danser,
    Quel partenaire saura vous lancer.
    Danse des fées imaginaires !
    Rien de plus ordinaire.
    Elles vous emmènent dans leur royaume
    Pour danser en binôme.

    La lumière éteinte, masque sur le nez,
    Pour chasser le trop-plein d’apnées,
    Le tourbillon de la nuit m’entraine,
    Dans le domaine des songes
    Loin les danses contemporaines.
    Et des hommes, les mensonges.

    Le rêve remonte des profondeurs de l’être,
    Pour vous apporter un peu de bien-être.
    La réalité est alors irrécupérable
    Dans ce monde à peine croyable,
    Invisible à l’œil nu,
    Mais où vous êtes le bienvenu.

    Là, vous ne pouvez pleurer ;
    Dans la joie vous demeurez.
    Elles vous installent dans un fauteuil tout doux,
    Fait de bambou,
    À l’abri de toute pluie ;
    Ici, pas de parapluie.

    Voyage interplanétaire,
    Entouré des trois mousquetaires,
    Pour un instant de bonheur,
    Qui réjouira votre cœur.
    Rêve de danses
    Pour un instant sans conséquence.

    Des milliers d’étoiles vous entourent,
    Très loin aux alentours.
    Un ciel de toutes les couleurs,
    Plus aucune douleur.
    Avec les astres vous dansez,
    Et sur votre fauteuil, vous vous balancez.

    Sur la piste avec les mousquetaires,
    Tous des célibataires,
    La musique des fées,
    Vous laisse décoiffer,
    Jusqu’au réveil du matin,
    Sur un autre chemin.
    (05/07/2020)


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  • Rencontre avec la passé
     


    La balançoire fixée à une grosse branche
    Comme aujourd’hui les accrobranches
    De l’arbre unique de notre jardin,
    Au bord du plus grand chemin,
    A fait rêver tant d’enfants,
    Qui se balançaient en chantant.

    L’approcher, c’est déjà se perdre dans l’infini,
    De ce temps ancien aux règles bien définies,
    Où mes enfants étaient petits,
    Et vivaient au pays
    Depuis, ils ont bien grandi,
    Ces petits bandits.

    Leurs têtes dépassent largement la mienne,
    Moi qui ai toujours été dans la moyenne
    Ni trop grande, ni trop petite,
    Parmi les instits.
    La balançoire est hors d’usage,
    Elle dénote dans le paysage.

    Il faut la démonter tout simplement
    Et combler son emplacement
    Je vais faire réaménager l’ensemble du jardin,
    Et tracer de nouveaux chemins.
    Il faut savoir vivre avec son âge,
    Les anciens doivent être sages.

    La maison est trop grande,
    Elle est partie toute la bande.
    Je vis seule, dans ce logement,
    Qu’il me faudrait absolument.
    Mon mari est décédé il y a deux ans,
    Je suis proche d’autres habitants.


    Nous l’avions achetée à deux cette maison,
    Elle n’était pas bleue comme le dit la chanson.
    Je ne saurais la vendre,
    Et un appartement prendre.
    Ce n’est pas facile de sauter le pas
    Quand tu n’es plus là, papa.
    (01/07/2020)


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  • Retro

     Que d’images rétro,
    Comme un cheval qui revient au trot
    Vers le château de son maître,
    Traversant les allées du parc,
    Sans qu’on lui fasse la moindre remarque.
    Devant la demeure
    Il n’a pas peur
    Du craquement de ses fers sur les pavés,
    Avec le temps, délavés.
    Arrivé à l’écurie, il a droit à une étreinte,
    Souvent restreinte
    Du lad dont les chaussures grincent sur le sol.
    Devant le maître, le lad ne peut mentir
    Sur l’état du matériel qu’il ne doit pas emboutir.

    L’employé préfère de beaucoup la fille du château,
    Qui se promène souvent sous les bouleaux.
    Fille du châtelain, elle exclut cette vie de rétro.
    Et refuse de porter les habits ancestraux.
    Elle est très moderne dans ses habitudes,
    Abandonnant au maximum les coutumes.
    Dans sa chambre un écran de télé plat fixé au mur,
    Au-dessus d’une vieille armure,
    Qui lui sert de portemanteau.
    Elle joue des instruments orientaux,
    Préfère le rock aux valses de Vienne,
    Dansées avec les doyennes.
    Sur le bureau, un mini ordinateur
    La vieille machine à écrire Vintage, lui fait peur.

    Pour les châtelains, elle est trop moderne,
    Et ne parle que de balivernes,
    Qui échappent à leur monde.
    Avec ses parents, c’est la fronde.
    Elle veut travailler dans l’informatique,
    Ou faire une carrière scientifique.
    Elle ne veut pas être enfermée dans le château,
    Et recevoir des badauds,
    Comme elle appelle les dames patronnesses,
    Inconnues de la jeunesse.
    Quand elles prennent le thé, toutes ces brêles,
    Elle passe à fond les « Dames patronnesses » de Jacques Brel.
    (30/06/2020)



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  • Ballade inattendue
     

    Le coronavirus a tout bouleversé
    Les projets de vacances renversés.
    Voyages à l’étranger, mieux vaut ne pas y penser,
    Vos billets sont à balancer.
    Les frontières à peine ouvertes,
    Sonnent des alertes.
    Les avions commencent à redécoller,
    Il ne faut pas s’affoler

    Rester en métropole,
    Au lieu de visiter Sébastopol,
    Parcourir la Bretagne,
    Pays de cocagne.
    Respecter les barrières de sécurité,
    Avec assiduité.
    Dans les bagages des masques,
    Même au pays basque.

    Chemins de randonnée,
    Loin des zones pavillonnées ;
    Sac sur le dos
    Avec vos ados,
    Balades en montagne
    En admirant la campagne.
    Toutes les idées sont bonnes à prendre,
    Il faut savoir se détendre.

    Presque toutes les plages sont accessibles,
    De nombreux logements disponibles.
    Les camping-cars s’arrachent,
    Pour jouer aux apaches.
    Les vélos reviennent en force,
    Méfiez-vous des entorses.
    Les batteries ne font pas tout,
    Ne jouez pas au risque-tout.

    Redécouvrez la France
    De Marseille à l’embouchure de la Rance.
    Que de trésors à découvrir ?
    Pourquoi toujours renchérir,
    Devant vos amis ébahis,
    Partis dans d’autres pays.
    Le virus ne prend pas de congés,
    Il faut le déloger.

    Chacun a sa part de responsabilité
    Il faut se battre avec assiduité.
    Les masques sont une parade
    Ne jouez pas à la charade.
    Se laver les mains avec un vrai savon
    Indispensable en toute saison.
    Embrassades et poignées de main
    Laissez-les au bord du chemin.
    (26/06/2020)



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  • J’arrive au bout du mois et il me reste encore quelques pages à lire.

     

    Auteur : Olivier Rolin publié chez Gallimard extérieur

     

    Vous racontez ce livre : impossible car il n’y a pas de récit à proprement parlé mains une série d’anecdotes qui n’ont aucun lien entre elles. L’auteur, ancien journaliste, a parcouru le monde entier. Au cours de ses périples il a pris de nombreuses notes dans ses carnets et il reprend ses notes sans liens entre elles.

     

    J’ai pris le pari de lire ce livre jusqu’au bout pour essayer de comprendre l’intrigue. Mais il n’y en a pas.

    Livre pour les somniaques, au bout de 15 minutes, c’est le sommeil assuré !


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  • La solitude de la nuit
     



    Seule dans l’univers céleste,
    Que personne ne lui conteste
    La lune se plaint de solitude,
    Elle n’en a pas l’habitude.
    Le soleil s’est éclipsé à l’horizon,
    Une véritable trahison.
    Les étoiles restent cachées,
    Qui les a attachées ?
    Pas une lanterne pour l’accompagner ;
    De tous les astres, elle se sent éloignée,
    Dans cette pénombre,
    Qui, de tout côté, l’encombre.

    Quelques fées lui chantent la sérénade,
    Le chant triste de la solitude ;
    À une telle altitude,
    Pas besoin de cantonade.
    Ne vois-tu rien venir madame la Lune,
    Enfermée dans ton infortune ?
    À travers la pénombre à peine voilée,
    Une lanterne vient de s’allumer,
    Suivie de milliers d’yeux tous costumés,
    Des lucioles dévoilées.
    Le firmament, tel un feu d’artifice,
    S’illumine en étalant son calice.

    La sérénade change de ton,
    Les étoiles illuminent le fond
    De l’arcade céleste,
    Tout en restant modeste.
    L’arc-en-ciel s’est déployé sur toute la voute,
    Jusque dans la soute.
    La lune rit aux anges,
    Tout devient étrange.
    L’orchestre des fées fait danser les étoiles,
    Sur une immense voile.

    Ciel étoilé de mille étincelles,
    Bien haut, au-dessus de la nacelle.
    Le cœur en fête,
    La lune est stupéfaite.
    Qui parle de solitude ?
    Ce n’est pas dans ses habitudes !
    Toute la nuit tourne le bal populaire,
    Interstellaire.
    Les fées ne savent plus où mettre la tête,
    Elles tournent comme des girouettes.
    Belle harmonie des couleurs
    Dans un monde de bonheur ;
    Entre la lune et les étoiles,
    S’est dressée la grande voile.
    (23/06/2020)





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  • Une île

    Ile abandonnée,
    Au milieu de l’océan,
    Avait peur du vent.

    Pas d’âme au loin,
    Pour espérer être vue
    Aucun paquebot.

    Un petit bateau,
    Secouer par tempête,
    Amerrit ici.

    Dans nuit bien noire,
    Se posa sur la plage,
    Les marins courraient.

    Petite grotte,
    Les mis à l’abri du vent,
    Ils s’endormirent.

    L’île se calma,
    Là, elle n’était plus seule,
    Elle n’avait plus peur.



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  • Philibert

     

    Philibert,
    Serais-tu descendant du bon roi Dagobert ?
    Celui qui avait mis sa culotte à l’envers ;
    Ce qu’a vu aussitôt le bon saint Éloi.
    Je ne vais pas te comparer à ce grand roi.

    L’Europe est remplie de Philibert
    Qui ne sont pas tous de travers.
    Des cafés, des restaurants, des épiceries,
    Des pâtisseries, des blanchisseries,
    Ont adopté cette enseigne.

    Philibert est aussi un nom de famille assez répandu,
    Dans des régions, assez connu.
    Un hôpital porte ce nom,
    Ce n’est pas un prête-nom.
    Saint Philibert est une commune du Morbihan.
    (24/06/2020)


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  • La fresque



    La fontaine Cupidon
    Est en pleine rénovation.
    Aucun touriste ne pourra l’admirer
    Même à travers la toile un peu déchirée
    Qui entoure la place principale,
    Où était situé le palais épiscopal.

    Une grande fresque entoure le chantier,
    Couverte d’avocatiers, de palmiers.
    Une fresque qui nous ouvre les portes de l’Afrique ;
    Un cadre chimérique,
    Au pied d’immeubles un peu tristes,
    De style cubiste.

    Rêve d’aventures,
    Avec d’autres créatures.
    Enfouissement derrière une tenture,
    Appuyée sur une forte armature.
    L’extérieur est magnifique,
    L’intérieur peu sympathique.

    Fontaine Cupidon en rénovation,
    Quartier en pleine recréation,
    Que nous cache cette grande toile
    D’un bateau la grande voile,
    Voguant vers un autre monde,
    Pour atteindre le tiers-monde.

    Imagination féconde des promoteurs,
    De nouveaux immeubles les auteurs.
    Ils vendent du rêve,
    Cachant bien le glaive,
    Pour les pauvres gens,
    Qui n’ont pas d’argent.

    Les immeubles lointains seront à leur tour détruits ;
    Tout se fera sans aucun bruit.
    Les pelleteuses resteront silencieuses ;
    Travailleurs et travailleuses,
    Habitant l’ancien quartier,
    Pour eux, aucune pitié.
    (22/06/2020)




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  • Contre amitié

    Sacrée cabotine
    Avec ta baguette magique tu badines.
    Tu grimpes en haut de la colline
    Emmenant mes meilleures copines,
    En hauteur, tu les domines,
    Et avec elles, tu chemines
    Elles entrent dans tes combines.
    Comme les abeilles tu butines,
    De copines en copines, tu me ruines.

    Au milieu de toutes, tu baratines,
    Les inondant de ton odeur de brillantine ;
    Tu distribues des chocolatines,
    Espérant attirer Clémentine,
    Qui aime boire une bibine.
    Tu as une allure trop enfantine,
    Pour être une belle glycine,
    Tu es plutôt une mousseline,
    Comme l’eau, cristalline.

    Il ne me reste qu’Aline et Clémentine,
    Pour toi, trop câlines ;
    Tu les appelles cucu la praline ;
    Face à toi, elles sont trop malignes,
    Toi, plutôt moraline.
    Tu te prends pour une héroïne,
    Pour moi, tu es une babouine,
    Qui ne boit que de la caféine
    Et tu respires la cocaïne.
    (20/06/2020)





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  • Lectrice inconnue


     

    Qui es-tu femme studueuse,
    Des pages de ce livre, fouilleuse ?
    Ton regard fixé sur l’écriture,
    Refuse toute caricature.
    Absorbée par l’histoire,
    Tes yeux sans doute noirs
    Comme la couleur de tes cils,
    Bien dociles.

    La rue bruyante ne t’impressionne pas
    Tu ne regardes pas en bas.
    Ta main droite soutient une tête lasse,
    Comme une élève en classe.
    Verdure à portée de main,
    Tu t’en occuperas demain.
    Couleur ensoleillée, ton corsage,
    S’est entouré de fleurs qui adoucissent ton visage.

    La couverture du livre, peinte en vert
    Reste à découvert
    Nom invisible
    Titre inaccessible,
    Toi seule en connaît le contenu,
    Tu nous laisses dans l’inconnu.
    Livre ou simple cahier
    Tous les deux sont en papier.

    Le peintre a tout centré sur le visage
    Figure bien sage.
    Cheveux en ordre,
    Dans ce coin de fenêtre aucun désordre.
    Tout est bien rangé
    Nous n’avons rien à déranger
    Pour gouter cette œuvre,
    Sorti de son cœur.
    (20/06/2020)


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  • La lune


    Pâle lune d’hiver,
    Qui offre une vision au carrefour de notre itinéraire.
    Dans le lac glacé, l’astre projette son reflet,
    Ce n’est pas un camouflet.
    Joie du photographe,
    Et de l’historiographe.
    Sourire aux lèvres,
    Ils ne craignent pas la fièvre,
    Devant un si beau spectacle,
    Assez proche de leur habitacle.

    La nature semble endormie,
    Elle a fui la pandémie.
    Les oiseaux ne chantent plus,
    C’est un silence absolu.
    Les animaux sont glacés, qui va les consoler ?
    Dans leur antre, ils se sont accolés.
    La pénombre habille l’horizon,
    De l’automne, c’est la trahison.
    S’installe le royaume de la nuit,
    Que les astres du jour ont fui.

    Lourd est l’atmosphère,
    Qui accompagne notre itinéraire.
    Seules attirent les couleurs de l’horizon,
    Fierté de la saison.
    Ce spectacle épanouit le cœur,
    Et emplit de bonheur,
    Les marcheurs de nuit,
    Qui avancent sans bruit,
    À la recherche de paysages,
    Sauvegardées par les déboisages.
    (21/06/2020)




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  • Voyage vers l’inconnu

    Tout a commencé sur un quai de la gare de Poitiers ;
    Qui était alors en plein chantier.
    Emmitouflés dans nos anoraks,
    Nous avions tous un peu le trac.
    Voyage vers l’inconnu,
    Bien au-delà de nos avenues.
    Chacun avait ses rêves,
    Issus de ses connaissances de bon élève.
    Qu’allait-il découvrir dans ce pays lointain,
    Vers lequel on se lançait ce matin.

    De Paris, nous n’avons rien vu,
    Trop loin des avenues.
    L’aéroport de Roissy, il nous fallait rejoindre,
    Et l’avion atteindre.
    Nos anoraks changeaient de mains,
    Nous aurions 35° dès le lendemain.
    Avantage d’avoir des enfants,
    Nous étions les premiers dedans.
    L’énervement nous gagnait,
    Les hôtesses nous accompagnaient.

    Atterrissage au Cameroun à Douala,
    Débarquement, papiers, bagages et smala.
    Près de 5 ans dans ce pays africain,
    S’ouvraient à nous de nouveaux chemins.
    D’un village perdu dans la brousse
    Une petite fille s’est jointe à notre course.
    Trois blancs, une noire, ça ne fait pas une dame,
    Même sur le macadam.
    Pistes rouges, rivière classique
    La baignoire, la rivière d’un petit village sympathique.

    Le retour fut un peu chaotique,
    À la limite acrobatique,
    Rentrés en France pour des vacances annuelles,
    Il faut respecter, règles et coutumes,
    Sans oublier les habitudes,
    Trop souvent consensuelles.
    Nous n’avons pu saluer nos amis locaux,
    Envers nous, très amicaux.
    Ces cinq années sont collées dans nos mémoires,
    Elles sont plantées sur leur perchoir.
    (17/06/2020)




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  • Refuge


    Imaginez la décision du conseil municipal
    D’implanter un refuge autour de la place principale,
    Où volent de nombreux papillons
    Secteur bien connus dans toute la région.
    Les langues se délient très vite.
    De la mairie quelques fuites.
    On espère un refuge pour animaux perdus,
    Et des enfants attendus,
    Pour s’amuser dans le jardin,
    Chaque matin.
    Les promener quelques instants,
    Maman, papa insistant.
    La vogue des animaux qui ne dure qu’un temps,
    Ce n’est pas toujours excitant.

    Le refuge annoncé : un centre pour les sans-abri,
    Dangereux ce pari.
    Des étrangers, des voleurs…
    Les activités d’un tel centre nous font peur.
    Peut-on croire que l’harmonie du village ne sera pas bousculée,
    Qui va les réguler ?
    Accepter de découvrir de tels individus,
    Des étrangers, des résidus,
    Dans notre quartier !
    Il faut refuser le chantier !
    Notre rythme de vie ne sera plus respecté,
    Nous en serons tous affectés.
    Un refuge à proximité du village,
    Pour des sans-abri, quel déballage !
    (18/06/2020)




     


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  • Mylène

    Que de vedettes portent ce joli prénom,
    À côté d’un nom d’emprunt.
    Je pense d’abord à Mylène Farmer,
    La chanteuse aux multiples albums
    Ou à Mylène Demongeot
    Une superbe actrice,
    Ou encore Mylène Jampanoï,
    Actrice et mannequin.

    Toi qui t’appelles Mylène,
    Et qui entres en maternelle,
    Seras-tu chanteuse
    Ou comme ta maman masseuse ?
    Le métier d’actrice,
    Qu’exerce, ta sœur Béatrice,
    Demande beaucoup de travail,
    Tu as largement le temps de choisir ton rail.

    Ta maman m’a dit que tu chantais toujours,
    Dès le matin quand tu dis bonjour ;
    Tu chantes en te promenant dans les bois,
    Tu aurais une belle voix.
    J’aurais l’occasion de le vérifier,
    Je vais te défier.
    Sois la bienvenue dans cette école,
    Qui porte le nom d’Arcole.
    (17/06/2020)




    A


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  • Troublante atmosphère

     
    Un samedi soir après le souper,
    Je ne pouvais y échapper,
    J’ai demandé à maman de me prêter un peu d’argent,
    J’en avais un besoin urgent,
    À valoir sur le mois à venir,
    Mes dépenses, il me fallait les assainir.

    L’atmosphère familiale était un peu tendue,
    L’entente des parents, un peu distendue.
    Le mot « divorce » avait été avancé,
    Et dans une conversation balancée.
    Je ne voulais pas mettre de l’huile sur un feu couvant ;
    J’avançais sur un terrain mouvant.

    Papa aurait dit non tout de suite,
    Mettant en avant ma conduite
    Et des résultats scolaires inacceptables ;
    D’être en tête de classe, j’en étais capable ;
    Je ne méritais pas une telle récompense,
    En moi, il n’avait plus confiance.

    Ma petite maman, bien faible devant moi,
    Je me montrais un peu aux abois,
    N’aurait pas su me dire non,
    Pour elle, j’étais trop mignon.
    Doucement, elle me glissa un billet dans la main,
    Me disant à demain.

    Je retrouvais ma petite amie,
    Qui connaissait bien mamie.
    Nous avons pris le chemin du cinéma,
    Qui s’appelait le petit Alhambra.
    Nous voulions voir l’homme invisible,
    Par nous compréhensibles.

    Il traversait le temps ;
    Remontant de l’étang,
    Il ressemblait à un gros poisson,
    Et avait toujours raison.
    Dans un nuage blanc,
    Il se transformait en homme s’asseyant sur un banc.

    Il venait juger le caractère des individus,
    Souvent des malotrus
    Qu’il plongeait dans un profond sommeil,
    Se servant d’un petit appareil.
    Il les faisait parler,
    Doucement sans hurler.

    Réveillés, il les conduisait devant le juge,
    Pour eux, un véritable déluge.
    Son travail accompli,
    Il retrouvait sa panoplie
    Et dans les eaux du lac, contant de sa moisson,
    Il redevenait un gros poisson.
    (13/06/2020)



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