• Un monde nouveau

    Qui n’a pas rêvé d’un monde nouveau,
    Dans un coin de son cerveau,
    Où l’égalité serait maître-mot
    Chez les hommes comme chez les animaux.
    Plus de pauvres sur les routes,
    Cela ne fait aucun doute ;
    Egalité de salaire entre les hommes et les femmes,
    Il n’y a rien d’infâme.

    Le brouillard ensorcelant de l’inégalité,
    Qui règne partout sans ambiguïté,
    Aurait disparu de la planète,
    Mais aussi des réseaux internet.
    Soleil lumineux qui réchauffe et éclaire,
    Sans aucun intercalaire,
    Ce serait un monde merveilleux,
    Pour les jeunes comme pour les vieux.

    Pourquoi imaginer un monde parallèle
    Qui ne serait qu’expérientiel ?
    Un monde sans foi ni loi
    Où personne ne serait aux abois,
    Où l’amour règnerait en maitre,
    Dans tout le périmètre,
    Où la maladie n’existerait pas
    Ce serait sympa.

    Rêve sauvage, ou réalité en attente,
    Pour toute personne militante ?
    Ce n’est pas le grand soir tant espéré,
    Par ceux qui avaient adhéré,
    Mais une éternité d’amour
    Qui se vivra chaque jour,
    Qui nous est offerte par ce Dieu
    Qui ne s’est pas enfermé dans les cieux.

    Pour chacun de nous, il s’est fait homme
    Descendu parmi nous de son royaume.
    Il nous a annoncé une vie éternelle,
    Très fraternelle,
    Pour tous les êtres humains
    Qui ne se prennent pas pour des surhumains.
    L’amour de l’autre en est le chemin
    C’est écrit sur son parchemin.
    (16/02/2019)


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  • Tous les parapluies
    Les bleus, les rouges, les verts,
    Ne sont pas aimés.

    Les femmes les fuient,
    Beaucoup d’homme les oublient
    Au café souvent.

    Dans les voitures,
    Ils sont fermés et rangés,
    Car très dangereux.

    Ils viennent de Chine
    Et surtout pas de Cherbourg
    Et plus d’Aurillac.

     


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  • L’amour et la Saint Valentin

    L’amour ne durerait-il qu’un jour
    Comme on se dit bonjour ?
    Vivrait-on l’amour
    Comme un simple détour
    Pour un motif commercial
    Sans plus de cérémonial ?
    Un jour, on a dit oui, devant le Maire
    Conduit par son père ou sa mère,
    Et peu après devant un prêtre,
    Qui ne doit pas être qu’un simple débitmètre.

    Saint Valentin ou pas,
    Ne doit pas être signe de mea-culpa,
    Un jour à se faire pardonner,
    Tout ce que l’on a bâillonné,
    Durant des mois, voire de l’année,
    Sans être condamné.
    Quelques roses venues de Kenya,
    Ou cultivées dans des serres à Tania,
    Suffiraient à éffacer quelques égarements,
    Faits cavalièrement.

    L’amour se vit chaque jour,
    Et n’a pas besoin d’abat-jour ;
    Il se vit en pleine lumière,
    Quelque soit la chaumière.
    Un petit geste anodin, en rentrant du travail,
    Dès les retrouvailles ;
    Un bisou dans le cou,
    Pas besoin de bijoux,
    Pour dire à celle qui partage sa vie,
    De toi, j’ai toujours envie.

    L’amour est un partage,
    Qui refuse tout chantage.
    Pas besoin d’un jour de février
    Pour avec elle se déshabiller,
    Et lui dire je t’aime, je t’aimerai comme je t’ai toujours aimée ;
    Faut-il le proclamer un seul jour de l’année,
    Et ce jour-là, ne pas se chicaner ?
    S’aimer c’est échanger pour que l’autre grandisse
    Et ne soit pas, dans la vie, qu’un appendice.

     

    Roses de saint Valentin,
    Offertes dès le matin,
    Peut-être un geste d’amour,
    Mais pourquoi un seul jour.
    Les petits actes de la journée
    Sont autant de pétales vont alterner,
    Pour fleurir la vie à deux,
    Et ils peuvent être nombreux.
    Chaque jour de l’année qui passe,
    Saint Valentin s’embrasse.
    (14/02/2019)

     

     


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  • Moïsette

    Prénom d’origine française
    Avec lequel on n’est plus très à l’aise.
    La moyenne d’âge de ceux qui le portent
    79 ans ! Qu’importe
    Il faut écrire sur ce prénom
    Inconnu d’Agamemnon
    Pour participer au blog de Jill,
    Et sans cesse être agile.
    Je ne peux qu’inventer une histoire
    Pour ne pas les laisser choir.
    Je croyais une faute de frappe
    Pour celui qu’elle attrape
    En lisant Noisette
    Une autre amusette.
    J’aurai pensé à l’écureuil
    Qui sans aucun écueil
    Fait provision de noisettes,
    Evitant des voisins les causettes
    Pour traverser les périodes de neige,
    Sans utiliser la motoneige.
    Pas difficile de rimer avec les ettes
    Comme Moïsette
    Avec 742 mots utilisant cette finale
    Ce n’est pas très banal.
    Moïsette se promène en bicyclette
    Ou en mobylette,
    Quelque fois en brouette
    En passant par la buvette
    Pour rejoindre son amie Causette.
    J’arrête là la litanie
    Car le temps est fini
    Pour la pauvre Moïsette
    Qui n’est pas une girouette.
    (13/02/2013)

     

     


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  • Fermer les vannes

    Peut-on fermer, des souvenirs, les vannes
    Pour empêcher le moteur de tomber en panne ?
    Peut-on les endiguer,
    Et hors de nous les irriguer ;
    Se battre contre eux au corps à corps,
    Et chaque jour encore,
    Ne pas leur céder un pouce de terrain,
    Et les laisser dans leur souterrain.
    Pour profiter chaque matin
    Sur un autre chemin,
    De la lumière du soleil
    En regardant butiner les abeilles
    Autour des roses printanières,
    Qui vous offrent de magnifiques bannières.

    Facile à dire, pas à faire
    Même perdu au milieu d’un désert.
    Mettez-les dehors avec force,
    Et engager un profond divorce ;
    Empêchez-les de revenir au galop
    Vous laissant tout palot.
    Ils se sont enferrés au fond de votre être
    Cassant votre altimètre
    Pour chercher d’autres repaires
    Même dans une vie prospère.
    Dans le moindre recoin, ils se cachent ;
    Ce sont de véritables apaches,
    Qui veulent bloquer votre avenir,
    Pour ne jamais vous assainir.

    Marcher, toujours marcher
    Sans se laisser empêcher
    Sur une nouvelle route
    Qui ne vous laissera pas en déroute.
    Trouver d’autres chemins,
    Avec celui qui vous tendra la main.
    La solitude n’est jamais une solution
    Pour combattre toute sorte d’aliénation.
    Recherche la chaleur du soleil
    Enferme-toi, s’il le faut, dans une bouteille
    Jetée à la mer, emmenée par les vagues,
    Vers une contrée où éclatera ton goulag,
    Pour une vie plus agréable
    Dans un avenir incroyable.
    Plus que marcher, avancer,
    Se laisser balancer
    Par la douceur de la vie ;
    Traverser le pont levis,
    Sous la lumière du soleil,
    Au milieu d‘arc-en-ciel ;
    De l’autre coté du rivage,
    T’attend de nouveaux pavages
    Où glisseront tes pas,
    Refusant d’attendre le trépas
    Pour vivre peinardement,
    Et profiter de chaque jour qui passe
    Ouvrant devant toi de nouveaux espaces.
    La vie est belle, laisse toi bercer
    Sans toujours tergiverser.
    (11/02/2019),

     


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  • Monsieur le maire est tout simplement impliqué dans l'éclairage de toute sa commune. Il envisage l'implantation d'un cabinet médical par solidarité avec ses administrés. Il mesure la profondeur de sa tâche face aux réactions de ses opposants qui sont trop amibitieux, qui ne font qu'impression devant les habitants. L'égocentrisme les carractérise.


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  • Panne la voiture
    Les bateries sont vides
    Il faudra pousser.

    Panne d’oreiller
    Très bien pour les retraités
    Réveil à midi

    Panne de machine
    Aucun réparateur
    Il faut une autre.

    Ma muse en panne
    Elle est bien trop fatiguée
    Vive vacances.

    Le train en retard
    Panne de cathéter
    Il faut attendre.

     


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  • Estève

    N’est pas une nouvelle Eve
    C’est un prénom de garçon
    Et non celui d’un basson,
    D’origine grecque
    Et non du Québec.

    Pas de chance pour ceux qui portent ce nom
    Qui n’a rien à voir avec la ville de Chinon,
    Sa fête tombe le 26 décembre
    Ce jour là, il n’aura rien dans sa chambre
    Car le Père Noël est passé par là,
    Quel tralala !


    Estève, mon petit garçon,
    As-tu révisé tes leçons ?
    Je veux que tu sois premier,
    Des bonnes places, tu es coutumier,
    Ne fais pas comme ton frère,
    Qui pense le contraire.

    En classe, il préfère rêvasser,
    Et des discussions s’effacer.
    Ses rêveries occupent tout son temps,
    Ce n’est pas un battant.
    Les dernières places lui sont réservées,
    Il s’efforce de les conserver.

    Si tu veux réussir dans la vie,
    Et avoir un métier qui fait envie,
    Il te faudra faire de longues études,
    Et, dès maintenant, prend de bonnes habitudes,
    En visant les premières places,
    Dans toutes les classes.
    (6/02/2016)

     


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  • Le terme foire peut être conjugué à tous les âges

    Les petits enfants aiment se promener à la foire avec leurs parents. Des autos de toutes couleurs qui montent et qui descendent. Pour les plus grands les autos-tamponneuses. Tous se régalent de barbes à papa ou de gaufres et de bombons. Pas de pauses

    Dans les collèges quelques élèves, souvent en queue de classe aiment faire la foire au milieu des cours pour embêter le professeur et jouer au crâneur devant les copains
    .
    Les adultes parcourent d’autres foires appelées commerciales.
    Avoir une grande piscine dans son jardin est souvent considéré comme signe de richesse correspondant à un certain niveau de vie. L’humanité, du moins celle qui en a les moyens, a la boulimie des progrès techniques surtout ceux qui lui permettra de dominer le monde.
    Autrefois, ce qui était sacré dans un certain milieu, était la qualité des boiseries qui ornaient salons, escaliers ou bibliothèque. Même si elles étaient vétustes. Aujourd’hui, de telles demeures se sont transformées en musées, confiés à des associations ou aux collectivités publiques car leurs propriétaires n’ont plus les moyens de les entretenir, voir d’en payer la taxe foncière.
    Aujourd’hui les revendications ne sont plus les mêmes car les richesses ont pris une autre tournure. Jouer à la fourmi qui engrange pour les années futures n’a plus aucun sens. Promenez-vous dans les foires commerciales, les articles proposés ne sont plus les mêmes. Il faut appâter les clients avec un éventail très large de produits qui souvent ne serviront qu’à montrer leur niveau de vie. Dans ces lieux où l’on respire souvent très mal.

    A chaque âge sa foire. Il faut s’y adapter.


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  • La cuisinière


    De bonne heure ce matin
    Le long de ce petit chemin,
    Aidée de son bâton
    Qui d’elle a eu raison
    Elle avançait doucement
    Pour prendre l’air évidement.

    Elle a du mal à marcher
    Seule, elle n’est pas effarouchée ;
    Elle le connait bien ce petit chemin
    Lisse comme un parchemin.
    Quelqu’un a ôté tous les cailloux
    Pour ne pas écorcher ses genoux.

    Le ciel était tout bleu.
    On m’appelait le cordon-bleu.
    Pour elle, que de soucis
    A son âge, le grand oubli.
    La maladie d’Alzheimer commençait à la taquiner
    Et sa tête embruinée.

    Et pourtant elle côtoyer encore des cuisinières
    Dans des rencontres saisonnières,
    Où chaque femme cherche à exister
    En dehors de toute éternité.
    Qu’elles soient veuves ou à coté de leur mari,
    A cette vie, elles n’étaient pas aguerries.

    Elle cesse de faire des repas très fins
    Car sa tête comme celle des dauphins
    Ne répond plus au quart de tour,
    Il faut que ça finisse un jour.
    La nuit elle ne pense plus à faire de la cuisine
    Comme lorsque mon mari travaillait en usine.

    Seule aujourd’hui,
    Cette activité elle la fuit.
    Elle se sent bien seule
    Comme a fini son aïeule.
    Et bientôt en maison de retraite,
    Elle ne serait plus le grand maitre.
    (30/01/2019)

     


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  • L’impossible


    Se lever le matin de bonne heure,
    Impossible, ça me donne mal au cœur.
    Travailler mieux et rapidement,
    Impossible, trop de chambardement.
    Tout me devient impossible
    Moi qui suis trop sensible
    Bannir ce mot de mon existence
    Le laisser glisser par advertance
    L’écraser avec mes gros sabots
    Et le laisser choir dans son tombeau.
    Impossible n’est pas Français, aurait écrit Napoléon,
    Qui ne connaissait pas l’accordéon.
    Moi qui suis Français
    Je vois dans l’impossible, un véritable abcès.
    Que de fois ce mot utilisé,
    Jamais épuisé.

    Faut-il combattre ce mot
    A l’origine de nombreux maux
    Qui frappent la société, la fait reculer,
    Et dans le néant basculer,
    Faisant lever des révolutionnaires
    Qui jusqu’ici étaient des gens ordinaires.
    Rejeter ce terme de notre langage,
    L’éloigner de nos bagages,
    Se mettre debout de bonne heure
    Et ne pas devancer le malheur.
    Ouvre les yeux sur l’avenir
    Auquel il nous faut appartenir,
    C’est à ce prix que nous avancerons
    Et nos années à avenir forgeront.

    Toute vie rencontre des souffrances
    Contrent-elles, aucune assurance,
    En construisant son avenir
    Contre les affres de la vie se prémunir,
    Refusant le mot impossible
    Qui ne devrait jamais être accessible.
    Toute souffrance doit être combattue,
    Sur ce point il faut être têtu,
    Agir seul ou dans le cadre médical
    Qui n’est pas toujours amical,
    En changeant notre mode de vie
    Recherchant ce que l’on a envie,
    Pour que malgré tout le plaisir émerge
    Et en soi s’héberge.

    Si toute souffrance ne peut se transfigurer en plaisir,
    Cherchons au moins à accueillir
    Ce que le temps présent peut nous apporter,
    Et avec nos proches se concerter.
    Il y a souffrance et souffrance,
    Ne nous fions pas aux apparences.
    Elles peuvent être internes et invisibles
    Souvent chez les âmes sensibles.
    Peut-on les transfigurer en plaisir ?
    Ne suffit pas un profond désir.
    Il faut se faire aider
    Sans se laisser déposséder.
    Respectons la liberté de chacun
    Et n’en vexer aucun.
    (26/01/2019)

     

     


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  • La cuisinière


    De bonne heure ce matin
    Le long de ce petit chemin
    Le ciel était tout bleu.
    On m’appelait le cordon-bleu.
    Pour moi, que de soucis
    A mon âge, le grand oubli.
    Et pourtant je côtoie des cuisinières
    Dans des rencontres saisonnières,
    Où chaque femme cherche à exister
    En dehors de toute éternité.
    Je cesse de faire des repas très fins
    Car ma tête comme celle des dauphins
    Ne répond plus au quart de tour,
    Il faut que ça finisse un jour.
    La nuit je ne pense plus à faire de la cuisine
    Comme lorsque mon mari travaillait en usine.
    Seule aujourd’hui,
    Cette activité je la fuis
    Et bientôt en maison de retraite,
    Je ne serais plus le grand maitre.
    (30/01/2019)


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  • Crystal

    Apparu en France vers l’an deux milles
    Ce prénom est encore rare dans nos villes
    Existait Crystal comme nom de famille
    Peut-être davantage en Castille.
    On les fête le trente et un mai,
    Ce jour là, il faut les acclamer.

    En dehors du prénom peu répandu
    Et encore rarement entendu,
    Google donne des pages de Crystal
    Depuis des noms d’hôtel avec des salles de bal
    En passant par un langage de programmation
    Réservé à certaines opérations.

    Mais revenons à notre petite Crystal
    Qui est née dans le Cantal,
    Son frère s’appelle Hannibal,
    Et joue de la musique instrumentale.
    Il vient de passer quelques jours à l’hôpital,
    Mais rien de grave ni d’anormal.

    Elle rejoint sa nouvelle école
    Dans une région arboricole
    Car ses parents ont déménagé
    Leur logement ayant été endommagé
    Par la montée des eaux d’une rivière
    Dans la région d’Hyères.

    Ils ont tout perdu, vêtements et meubles
    Au rez-de-chaussée d’un immeuble,
    Et dans l’attente des indemnités d’assurance
    En pleine désespérance,
    Ils ont eu recours à des associations,
    Pour retrouver un toit sans humiliation.
    (30/01/2019)

     

     

     


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  • L’injustice, les moqueries

    Je suis blanc, tu es noir
    Pour toi, peu d’espoir
    De réussir dans ton village ;
    Il y a un tel décalage
    Entre ta façon de vivre et la mienne,
    Du bébé à la doyenne.
    Injustice flagrante
    Pour les uns trop courante
    Pour les autres incompréhensibles,
    Et même inadmissible.
    Qui fera le premier pas,
    Même en donnant un simple repas,
    Pour celui qui n’a rien,
    Et qui cherche un peu de bien.

    Quand ils viennent chez nous, que de moqueries
    Les rafiaux ou radeaux de la dernière chance,
    De nos pays riches sont proscrits ;
    Pour eux aucune bienveillance.
    Récupérés par des bateaux d’association,
    Ils ne se font aucune illusion
    Enfermés dans des centres bien isolés
    Ils sont de plus en plus affolés.
    Ils espéraient l’eldorado européen,
    Pour devenir des lycéens,
    Apprendre un métier,
    Et travailler sur des chantiers,
    Ils ne rencontrent que moqueries
    Et victimes d’escroqueries.

    Injustice et moqueries, deux termes trop proches,
    Qui sans le dire, ni le penser, sont deux anicroches
    Qui se croisent trop souvent,
    Et résistent à tout vent.
    Ce texte n’est qu’un exemple classique
    Du rapprochement de deux mots toxiques
    Qui ravagent nos sociétés modernes
    Et les rongent doucement en interne,
    Créant des conditions d’où naissent les révolutions,
    Si la recherche de solutions
    Tant dans les pays pauvres que chez nous
    Sans pour autant jouer aux nounous,
    Mais en reliant les mots justice et accueil,
    Pour supprimer tous les écueils.
    (27/01/2019)


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  • La plainte de l’arbre

    Me voici dénudé au milieu du jardin ;
    Les oiseaux ne chantent plus dès le matin ;
    La colombe a abandonné son nid,
    Seul, je suis banni.
    Depuis juillet mes feuilles jaunissent
    On dirait qu’elles ont la jaunisse
    En virevoltant, elles se posent sur la pelouse,
    L’habillant d’une nouvelle blouse.
    En été le ciel a fermé ses robinets
    Mes racines en sont gênées.
    Elles ne peuvent plus faire remonter la sève,
    Les feuilles se sont mises en grève,
    Abandonnant les pauvres branches
    Se laissant tomber sur le sol comme une avalanche.

    Sous mes pieds un grand tapis jaune
    A tapissé la belle pelouse qui me servait de trône.
    Les feuilles sont devenues marron
    Puis ramassées comme dans les environs,
    Pour rejoindre un grand bac vert
    A l’allure trop sévère.
    Mes dernières feuilles m’ont abandonnées
    Mon cœur est bâillonné.
    Mes confrères qui ornaient d’autres jardins
    Ont connu le même chemin.
    Dieu de la nature,
    Regarde cette déconfiture ;
    Nos troncs ne sont plus que des squelettes,
    Avance de quelques mois ta pendulette.

    Ma prière a été exaucée,
    Toute blanche est la chaussée,
    La pelouse a changé de couleur
    Réchauffé mon petit cœur.
    Tu m’as revêtu d’un manteau blanc,
    Identique sont les bancs.
    Pas un pas n’a encore maculé cette blancheur
    Ne se sont pas encore levés les marcheurs.
    Un grand silence règne sur la nature
    Qui a perdu toutes ses verdures.
    Merci Dieu de la nature
    Tu as recouvert notre ossature
    D’une épaisseur de neige
    Que bientôt perceront les perce-neiges.

    Guy de Maupassant nous avait bien compris
    Lorsqu’il écrivait dans un magnifique poème,
    Sans aucune duperie,
    Dans un paysage de Bohème :
    « Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes ».
    Il aurait voulu nous couvrir de son blouson,
    Et dissimiler tous nos hématomes.
    Je préfère être un squelette tout blanc
    Même si mes bras sont tremblants,
    Qu’un fantôme tout gris presque noir
    Que tout le monde laisse choir,
    Oubliant ma splendeur de l’été
    Quand sous mon ombre, ils étaient attablés.
    (24/01/2019)


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  • Arbres dénudés
    En hiver tu es tout seul
    Tu es rejeté.

    Forêts bien tristes
    Sans feuilles dans les arbres
    Tu es presque nu.

    Plus personne pour toi,
    Tous t’ont bien abandonné
    Même les pigeons.

    Tes branches mortes
    Sont coupées en février
    Tu seras tout nu.


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  •  

    En pleine lumière devant le miroir, j’admire ma nouvelle tenue enfin prête. Je ne suis pas jaloux, mais je ne peux que penser à mon collègue qui doit avoir une grande penderie que j’aimerai voir. Il a presque le même salaire que moi, où va-t-il prendre son argent ? Pour moi il doit jouer car je le vois souvent entrer dans le débit de tabac, lui qui ne fume pas. Joue-t-il aux cartes, je ne puis le dire. Mais penser à tous ça, me donne le bourdon. J’aurai mieux fait de ne pas me regarder dans le miroir !

    Assis à coté de la cheminée, je regarde le tableau de mon cheval, mort il y Ca deux ans. Sur sa droite le château de Chenonceau que j’ai visité en chemin lors d’une randonnée en Touraine.


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  • Siméon
    Je connais le vieillard Siméon
    Qui dans ses bras avait accueilli l'enfant Jésus ;
    Il avait eu une vision inattendue
    Au sujet d'un sauveur attendu.
    C'est un récit évangélique
    Relu chaque année dans les basiliques.

    Siméon venait au Temple
    Les parents de l’enfant selon la coutume de leur peuple,
    S’y trouver pour respecter la loi
    Qu’ils vivaient dans la foi,
    Touchant le premier né,
    Qu’à une famille était donné.

    Mais il y a aussi Siméon
    Le petit papillon
    Qui aime beaucoup les fleurs
    Sans en être un acheteur.
    Il admirait la beauté de la nature,
    Aux multiples aux multiples architectures

    Le papillon Siméon
    Profitant de la belle saison
    Voyageait dans le jardin
    Aux aurores dès le matin,
    Pour admirer les couleurs des fleurs
    Qui réveillaient son cœur.

    Siméon aux multiples couleurs,
    Un matin eut très peur,
    Aucune fleur n’était ouverte
    Et il n’y avait pas eu de tempêtes.
    Un papillon de nuit avait donné un bal,
    Et les fleurs dormaient encore, c’était normal.
    (23/01/2019)

     

     


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  • Ma messagerie a repris de la vigueur. Un message avec 3 photos en annexe a été donné plus de 400 fois, ce qui a tout bloqué. Il m'a fallu de la patience pour les annuler un à un. Il ne s'agirait pas de virus car j'ai un bon anti virus mais d'une anomalie du réseau Orange. Je vais essayer d'aller plus loin.

    Bonne journée à tous

    Daniel

     


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  • Sur la margelle d’un puits

     

    Assis sur la margelle d’un puits
    Autour de lui, aucun bruit.
    Les jambes pendantes vers les profondeurs
    De ce boyau aux mauvaises odeurs,
    Il ne sent pas le soleil qui brille et chauffe l’air.
    Sur ses yeux des œillères.
    Son âme est noire, glacée par le froid
    Que lui seul ressent et croit.
    Le silence est pesant,
    Comme un être agonisant.
    Le temps n’existe plus.
    De la vie, il se sent exclu ;
    Seul, abandonné des hommes
    Qu’il compare à des fantômes.
    Il regarde le fond du puits,
    Les deux mains sur le bord en appui.
    Comme son âme, le fond est noir,
    Il peut à peine le voir,
    Mélange d’eau et de boue,
    Dans lesquelles il veut s’enfoncer jusqu’au cou.
    Va-t-il se lancer et le boire,
    Se fracasser sur les parois de pierre,
    Qui forment une crémaillère ?

    Une main se pose sur son corps éperdu
    Serait-il défendu ?
    Main de l’amour
    Qui près de lui accourt.
    L’angoisse qui l’avait envahi,
    Créant en lui un véritable fouillis,
    S’apaise doucement
    Sans aucun affolement.
    Le noir de son être disparait.
    Le soleil du jour dans ses yeux transparait,
    Et pénètre son âme qui s’éclaire
    Chassant la galère
    Qui l’habitait et l’avait amené au bord de ce conduit
    Ecartant de lui tout bruit.
    Miracle de l’amour
    Qui existe partout.
    En lui la lumière filtre
    Et son âme soupire.
    Le feu du soleil de son cœur
    enflammé non par une lumière extérieure,
    Qui agirait comme un broyeur
    Mais juste une flamme
    Que la vie réclame,
    À l’intérieur de lui
    Chassant toute pluie,
    Flamme de l’amour,
    Qui ouvre un carrefour,
    Effaçant ce noir qui l’envahissait,
    Et le couvrait d’abcès.

    Amour, toi qui me prend la main,
    Tu réchauffes ce froid,
    Encré profondément en moi.
    Tu as comblé ce silence,
    Qui me brulait comme un fer de lance.
    Tu es une lumière éclatante,
    Laisse-là brillée, elle est compétente.
    Des profondeurs de ce puits
    Avec toi je me suis enfui.
    Tu m’apportes les couleurs
    Des espoirs de mon cœur.
    Les prés fleuris du printemps,
    Qui viendra en son temps,
    Les montagnes et les vallées,
    Les rivières et les forêts,
    Tu les photographieras au fond de mon cœur,
    À l’encre de ton âme
    Que jamais je ne blâme,
    Car tu es venu à l’heure,
    Pour effacer mes peurs.
    (20/01/2019)

     


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