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    Atelier 10 les mots de Montpellier : 

     

    Dix termes imposés dans une ronde des mots

    Pour accroître de mon esprit les maux,

    Pour quelques moments de joie

    Pour des lecteurs qui ont perdu la foi.

    Misérables ceux qui les ont lancés

    Pour plaire à leurs fiancées.

    Ils se croyaient prophètes

    Ils ne sont que titans rejetant toute fête.

    Quel épouvantable travail,

    Me prend-t-on pour du bétail ?

    Faut-il dresser de nouvelles barricades,

    Pour faire tomber les ambassades,

    Quand sonnera minuit

    Pour supprimer tout ennui ?

    Je n’ai pas d’autres ficelles

    Pour accroître les étincelles,

    Que de monter les escaliers.

    Que personnes ne soit humilié,

    J’ai balayé tous les usages

    Et je pars à l’abordage. 

     

    Ecrire un petit texte en vers rhopaliques 

     

    Mes

    Regrets

    Pour les mots

    Causant des maux

    Presque disparus

    Et quasiment perdus

    Car rarement reconnus

    Pour manque de commentaires

    Absents des dictionnaires.

    Il faut les repêcher

    De l’abime noir

    Un vrai foutoir

    Cherchez-les

    Partout

    Vous 

     

    Un lipogramme sans t

     

    Qui saura regarder

    Un film au cinéma

    Sans manger du maïs

    Ou sucer un bonbon

    Sans se faire remarquer ?

    Pour beaucoup,

    C’est un vrai pensum

    Que je n’imposerais pas,

    A mes meilleurs amis.

    Je suis d’ailleurs incapable de le faire

    Car j’aime les sucreries,

    En particulier les bombons.

    Pour cela je ne vais pas au cinéma.

    J’ai peur de m’ennuyer

    A ne rien faire assis sur une chaise.

    Je préfère l’ordinateur

    Pour écrire des poèmes

    En vers et en rimes

    Avec des façons de faire inconnues,

    Comme les lipogrammes

    Les rhopaliques,

    Ou les haikus.

     

     

     

     

     

     

     


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  •  http://maridan.eklablog.com/

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 2)

     

    Bleu le ciel de Provence ;

    Au travail une bonne cadence.

    Dans cette région on peut respirer,

    Et le bonheur aspirer.

    Sortez le dimanche, dès le matin,

    Il suffit de marcher en évitant les trous du chemin ;

    Avancer en file indienne sur les routes,

    Mais jamais sur les autoroutes.

    Prenez votre temps et regarder au loin les oiseaux voler,

    Et ceux, perchés sur les fils électriques, près à décoller.

    Bientôt ils vont partir vers des régions plus chaudes,

    Les gris comme les noiraudes.

    Pour eux, avec le froid, la mort est acquise,

    Sauf dans les îles marquises.

    Se cacher dans un trou, n’est pas suffisant,

    Même, à plusieurs, en s’adossant.

    D’ailleurs les peuples africains les attendent,

    Ce qu’elles appréhendent.

    Pour eux leur retour annonce la fin de la saison des pluies,

    Tout au moins en dehors de la nuit,

    Et les sursauts du mauvais temps

    Qu’ils espèrent depuis longtemps. 

     

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 3) 

     

    Si je pouvais réaliser mes rêves,

    Sans aucune trêve,

    J’aurai dans ma chambre

    De janvier à décembre,

    Ce que refuse maman

    Qui lit trop de romans,

    Un chien et un chat,

    Qui pour moi serait un achat

    Guidé par l’espérance,

    De vivre dans l’abondance.

    Pourquoi ne pas y ajouter un oiseau,

    C’est doux comme un agneau,

    Enfermé dans une cage à cause do mon chaton,

    Une vraie boule de coton.

    Pour réaliser ce rêve il faut envisager, dans la maison, une migration

    Et mener avec mon frère de grandes discutions

    Car sa chambre est plus grande que la mienne,

    Lui qui n’a qu’une chienne.

    Je crains de ne pouvoir jamais réaliser mes rêves,

    Moi qui suis une très bonne élève.

     

     

     

     

     


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    La petite boîte de conserve 

     

    Une petite boîte de conserve

    En forme de minerve,

    Voulait devant ses congénères

    Faire plein d’effets avec son étiquette, une vraie bannière,

    Et son contenu alimentaire

    Une bonne affaire.

    Transformer sa présentation,

    Serait une aberration.

    De la voir enfiler dans un sac plastique,

    Serait aussi dangereux que les antibiotiques.

    Ses acheteurs devraient le retirer

    Pour pouvoir l’admirer

    En découvrant sa belle étiquette,

    Comme sur certaines barquettes.

    Au cours de concerts, organisés par son entreprise,

    Toutes ses amies seront conquises.

    Le jury va lui octroyer le premier prix.

    Elle sera en vitrine dans tous les monoprix.

    (16 mai 2018)

     

     

     


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    Acrostiches n° 7 

     

    Malgré la pluie,

    Allez jouer dehors

    Le soleil va revenir.

    Il fait trop chaud pour rester à l’intérieur.

    Cherchez la joie de courir sous la pluie

    Ici, à l’intérieur, c’est monotone. 

    Ecoutez le vent qui siffle dans les arbres

    Unissez vos voix à la sienne, 

    Sur la pelouse encore trempée

    Et vous serez heureux. 

     

    Marchez dans la nature

    Avec des chaussures de marche.

    Levez bien les pieds

    Imitez les grands randonneurs.

    Coucher dans la nature, sous un ciel étoilé ;

    Incitez vos amis à vous suivre. 

    Enlevez seulement vos chaussures

    Utiliser la nature, c’est facile ;

    Sous une simple bâche, il ne fait pas froid

    Et vous vous réveillerez en pleine forme. 

     

    Mobilisez-vous !

    Appeler vos amis à la rescousse

    Levez bras et boucliers

    Imitez les anciens sur les champs de bataille

    Comme eux, soyez courageux

    Invitez vos voisins les plus proches. 

    Emerveillez-vous de cette file qui avance.

    Utilisez toutes les bonnes volontés.

    Seul vous ne ferez rien.

    Et vous entonnerez avec eux le chant de la victoire. 

     

     

     


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    Acrostiches n° 6 

     

    César, viens ici,

    Amène ton joujou,

    Suis-moi

    Sur le chemin qui mène au bois.

    Enlève tes pattes de ma jambe.

    Reste à coté de moi

    O marche devant moi

    La route est dangereuse.

    Ecoute le bruit des voitures

    Sous ce soleil de plomb.

     

     

     Casseroles

    Alignées sur l’étagère

    Sur un plastique posée ;

    Sans rayures, car il est neuf.

    Essuyées et bien brillante.

    Rayonnante, presque neuves. 

    Oublie tes vieilles casseroles boisselées,

    Lézardées sur les bords

    Enfoncées dans leur milieu et très cabossées

    Serviez des années, elles peuvent se reposer.

     

     Camping en pleine nature

    Assis sur mon transat,

    Sous les arbres, bien à l’abri du soleil,

    Sans aucun vent ou brise légère.

    Entends-tu les oiseaux chantés

    Roucoule les pigeons posés sur les branches près de leur nid.

    Oubliant tous les soucis du travail

    Le chef qui crie partout

    Essaye de te détendre

    Sans les bruits de la ville.

     

     

     

     

     

     


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    Rêve d’enfant

     

    Que de projets dans ma tête !

    Pour moi, c’est toujours jour de fête.

    J’en rêve la nuit et je réveille mon frère,

    Qui en est très amère ;

    Il me prend pour un fou,

    Et me secoue.

    C’est ma seule façon de les réaliser,

    Et de les actualiser,

    Ils dépassent mes possibilités financières,

    Car je n’ai pas d’arrière.

    Dans la main, une grande manette,

    Une véritable baïonnette ;

    Je ne suis nullement intimidé par sa taille,

    Car je suis au milieu d’une grande bataille.

    Elle est plus grande que moi,

    Mais j’en connais le mode d’emploi.

    Je la tiens bien dans la main,

    Sans aucun appui-main.

    Il me faut jouer calmement,

    Car je veux gagner absolument,

    Sans m’énerver car je n’aime pas perdre.

    L’ennemi, il ma faut l’atteindre.

    C’est un véritable bandit qui s’est caché ;

    Sans bruit, il me faut l’approcher.

    Je me glisse sous le bureau,

    Faisant appel au réseau.

    Je le vois dans ma lunette,

    Je vais le mettre en miettes…

    Maman me secoue, c’est l’heure du lever ;

    Je suis très éprouvé,

    Car j’ai raté mon objectif,

    Moi qui me voulais expéditif.

    Et j’en suis penaud,

    Je mérite l’échafaud

    Je suis déçu.

     

     

     


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    Sérendipité

     

    Souviens-toi, Bruno,

    Élève de quatrième
    Retiens bien ce mot barbare
    Effaré à sa lecture car tu ne le connais pas.
    N
    ’oublie pas qu’il nous vient d’Angleterre.
    Dissipe dans ton esprit ce brouillard Anglais
    Inconnu en France
    Pour le retenir sans aucune faute,
    Imitant les anglophones
    Tonitruant de temps à autre ;
    Élève ton esprit si tu veux devenir un homme digne de ce nom.

     

    Sors de cette classe
    Élève indiscipliné
    Reviens avec un mot de tes parents.
    Enlève ta casquette
    Ne soit pas arrogeant.
    Dans notre école, on respecte tout le monde.
    Implique-toi davantage dans ton travail
    Pour avoir une chance d’obtenir ton examen de fin d’année.
    Imite les premiers de la classe
    Tu peux les dépasser.
    Épargne-nous des sarcasmes.

     


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    Les retrouvailles

     

    Nous étions deux amis dont les familles étaient très liées.

    Nous étions en tête de classe depuis le primaire, de véritables alliés.

    Nous avons été très proches durant toute notre scolarité !

    Toutes les révisions se faisaient à deux avec beaucoup d’affectivité.

    Nous avons eu le BEPC la même année,

    Et le bac C avec mention ; nous étions vanné.

    Mais un jour nous avons du partir chacun de notre coté pour nos études.

    Ce n’était pas dans  nos habitudes.

    Les premiers mois quelques communications téléphoniques régulières ;

    De nous les deux familles étaient fières.

    Nous gardions le contact sans rien définir

    Préférant revivre de nombreux souvenirs.

    Mais peu à peu nos liens se sont effilochés,

    Sans nous être accrochés

    Nous n’étions plus intéressés par nos histoires du passé.

    Nous ne pensions qu’à l’avenir, pas le moment de pavasser.

    Et nous avions une petite amie sans avoir été initié.

    Je ne comprends pas comment nous avons se laisser se dissoudre notre amitié.

    Et se fut le trou noir

    Sans pour nous retrouver, le moindre accoudoir.

    Jusqu’au jour où…

    Loin des terres d’Anjou,

    Sans le savoir, nos amies étaient copines d’enfance, 

    Soudées par une profonde alliance.

    Elles se sont retrouvées au cours d’une sortie

    Dans le Puy de Dôme, loin de toute bureaucratie.

    C’est au pied d’un piler d’une église, au milieu d’un ancien champ de bataille

    que se sont faites nos retrouvailles.

     


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    Malgré la faiblesse des rayons de soleil

    Avec des pluies abondantes qui remplissent les nappes phréatiques

    Regardez devant vous ce ciel lumineux,

    Généreux de luminosité et de chaleur.

    Enlevez vos habits trop tristes mais chauds.

    Lavez vos yeux des faiblesses de l’hiver

    Libérez votre vue des nuages trop gris

    Emerveillez-vous, le printemps, avec retard, pointe le bout de son nez. 

     

    Manger une pomme

    Avec une tartine beurrée

    Régalez-vous avec une boisson chocolatée

    Grand sera votre plaisir.

    Etalez-bien le beurre sans en forcer la dose,

    Lait entier conseillé par les nutritionnistes

    Laissez-vous aller en vous détendant au maximum.

    Et déguster votre petit déjeuner.

     

     

    Margelle de mon puits

    Avec ta bordure en pierre

    Rugueuse mais combien agréable.

    Granite est ta substance.

    Elevé ton chapeau en bois brut

    Lavé à chaque averse,

    Luisant en plein soleil,

    Ecaillé sur les bords ; je t’aime telle que tu es.

     

     

     


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    Les retrouvailles 

     

    Nous étions deux amis dont les familles étaient très liées.

    Nous étions en tête de classe depuis le primaire.

    Nous avons été très proches durant toute notre scolarité !

    Toutes les révisions se faisaient à deux.

    Nous avons eu le BEPC la même année,

    Et le bac C avec mention.

    Mais un jour nous avons du partir chacun de notre coté pour nos études.

    Les premiers mois quelques communications téléphoniques régulières,

    Ont permis de garder le contact 

    Et de mettre en avant de nombreux souvenirs.

    Mais peu à peu nos liens se sont effilochés.

    Nous n’étions plus intéressés par nos histoires de jeunesse.

    Nous ne pensions qu’à nos études.

    Et nous avions une petite amie.

    Je ne comprends pas comment nous avons se laisser se dissoudre notre amitié.

    Et se fut le trou noir.

    Jusqu’au jour où…

    Sans le savoir, nos amies étaient copines d’enfance.

    Elles se sont retrouvées au cours d’une virée

    Dans le Puy de Dôme.

    C’est au pied d’un piler d’une église,

    que se sont faites nos retrouvailles.

    Ni l’un ni l’autre ne fréquentaient les curés,

    Mais nous étions férus d’art roman.

     


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    Nos parents

     

     

     

    Depuis que vous n’êtes plus là

     

    Vous avez pris de l’importance.

     

    Que de souvenirs remontent des profondeurs de l’être

     

    Sans pouvoir décrire ce que vous étiez réellement.

     

    Il était grand, elle petite.

     

    La taille a-t-elle de l’importance quand l’amour les unit ?

     

    Vous nous avez donné la vie ;

     

    Vous vous êtes souvent penché sur nous,

     

    Quand nous étions malades

     

    Ou simplement fiévreux.

     

    Vous nous avez accompagnés durant tant d’année,

     

    Jusqu’à épuisement.

     

    Vous avez vu partir deux filles trop jeunes ;

     

    Votre foi vous a soutenus

     

    Vous étiez encore plus près de nous

     

    Sans doute de peur de nous voir partir trop tôt.

     

    Vos prières ont été exaucées,

     

    Aucun des autres, dans l’au-delà, ne vous a précédés.

     

    Je ne serais pas ce que je suis devenu

     

    Sans votre appui et votre patience.

     

    L’amour vous a unis

     

    Pour nous, il était éternel.

     

     

     

     

     


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    Atelier 60 et ses 8 mots : récit, bousculer, sanctions, plaider, courage,

    réfléchir, punir

    pudeur.

    Les tulipes de jardin 

     

    J’aurais voulu faire un récit lumineux de soleil,

    En regardant mon parterre de tulipes multicolores.

    Elles s’épanouissent doucement et s’ouvrent chaque matin

    Pour le bonheur de tous.

    Jaunes, rouges ou violettes,

    Elles attirent les regards

    Dès que l’on ouvre les volets.

    Les voisins les admirent,

    Et les prennent en photo ;

    Ceux qui passent dans la rue s’arrêtent et les admirent.

    Comme le printemps, elles ont pris leur temps pour s’ouvrir.

    Cette année le calendrier a été  bousculé,

    Et vous voulez vous vengez sur mes chères tulipes.

    Aujourd’hui vous cherchez à punir ces fleurs de multiples sanctions

    Comme de les couper pour en faire un bouquet,

    Qui égaierait votre maison.

    Les tulipes doivent-elles mourir dans un vase,

    Et se nourrir d’un peu d’eau additionné d’un morceau de sucre ? 

    Je suis leur avocat.

    Je vais plaider leur courage,

    Et les défendre contre des mains impies,

    Qui ne respectent pas les beautés de la nature.

    Elles ont défié le froid hivernal pour garnir vos parterres,

    Et agrémenter votre jardin.

    Elles ont trop de pudeur pour se défendre elle-même,

    Et réfléchir au mal que vous leur faites.

    Donnez-moi vos arguments que je déposerais devant le tribunal.

     

     

     


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