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    L’Anxiété 

     

    Divagant dans le jardin de la maternité,

    Sur un chemin bordé de roses, des vents bien abrité,

    J’entendis les vagissements d’un bébé qui prenaient l’air de la vie ;

    J’en étais ravi.

    Ils venaient de quitter sa bulle d’eau,

    Où il était bien au chaud,

    A l’abri des intempéries depuis 9 mois

    Qui sévissent dans cette région de l’Artois.

    Ce moment, fruit de l’amour de ses parents,

    Venait de dévoiler en un court instant,

    L’objet très précieux que la mère protégeait dans son ventre

    Bien au chaud dans son antre.

    Rare furent les difficultés de l’attente ;

    Ma fille n’était plus une adolescente.

    Malgré la chaleur de l’été, je frissonnais,

    De peur, j’étais ballonné.

    Je pensais à ma fille qui venait de me donner mon premier héritier,

    Qui ne savait pas encore balbutier.

    Comment réagir devant cette nouveauté,

    Qui ne pouvait être qu’une beauté ?

    Mon regard profond et grave,

    Blanc comme la pulpe d’une betterave,

    Cachait l’émotion d’un homme n’osant pleurer

    A la limite, apeuré.

    J’imaginais le front encore ridé de ce bébé

    A peine nettoyé, encore embourbé.

    Un chant religieux résonnait alors dans ma tête,

    Un chant de fête,

    Celui que l’on chante à Noël devant la crèche

    Pour les juifs, la nouvelle l’arche ;

    Il est enfin né ce petit poupon

    Qui sera un jour mon petit fripon.

    (6 juin 2018)

     


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    Acrostiches n° 10 

     

    Gagnez beaucoup d’argent

    Avec un peu de chance

    Soit au loto, soit au PMU

    Tout le monde a sa chance.

    Restez calme

    On joue simplement

    N’accablez pas vos adversaires

    Ils ne sont que des joueurs comme vous,

    Et vous passerez une bonne soirée. 

     

    Gérez bien votre argent

    Avec ou sans logiciel

    Sans dépensez inutilement.

    Trop de gens ne savent pas le faire.

    Restez longtemps en activité,

    Ou profitez de votre retraite.

    Ne restez pas inactif.

    Investissez vous dans des associations

    Et vous serez heureux de ne pas rester seul. 

     

    Gercés sont vos lèvres,

    Avec de la crème, soignez-les

    Sans en mettre de trop.

    Testez votre produit sur un coin de peau

    Renseignez-vous auprès de votre dermatologue.

    On ne doit pas faire n’importe quoi.

    N’oubliez pas de lire la notice en entier

    Insistez bien sur les effets indésirables

    Et vous retrouverez de belles lèvres.

     


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    Les coquelicots 

     

    Gentils coquelicots

    Fleurs cocorico

    Qui égayaient nos campagnes

    Et attiraient nos compagnes.

    Vous vous étiez enfuis devant les pesticides

    Dont le goût était trop acide.

    Depuis plusieurs années vous aviez disparu ;

    Refusant d’être secourue.

    Plus de tâches rouges dans les blés

    Et dans les bottes assemblées.

    Plus de marguerites

    Mon âme était contrite,

    Devant un tel désastre

    Qui annihilait tout le cadastre.

    La nature était bien triste

    Déplorant les affairistes.

     

     

    Un jour j’en ai revu

    C’était un imprévu,

    Sur le bord d’une route,

    Mouillés de nombreuses goutes.

    Des agriculteurs veulent les sauver

    Sans gêner leurs champs cultivés.

    Dans mon jardin ils sont revenus

    Timidement dans un coin advenu.

    Cachés derrière le fuchsia

    Adossés à l’acacia,

    Ils sont à l’abri d’un mur,

    Une véritable armure.

    Ils sont huit à se dresser,

    Au pied d’arbustes, adossés.

    L’orage ne les a pas abaissés,

    A nous de ne plus les chasser. 

     

    Vous qui aimez la nature,

    Et ses nombreuses cultures,

    Sauver les coquelicots,

    En les mettant dans votre déco.

    Refuser l’emploi de pesticides,

    Et tous les produits en ide.

    La nature vous le rendra,

    Les coquelicots, elle les défendra ;

    Des bouquets de fleurs jailliront dans vos jardins

    Et vous éblouiront tous les matins,

    Sans les avoir semés ;

    Vous en serez comblés.

    Bienvenus, chers coquelicots,

    Vous êtes revenus franco,

    Avec vos amis les pâquerettes,

    Pour taper une bavette.

    (3 juin 2018)

     

     

     


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    L'écrivain 

    Je ne fais pas de brouillon !

    De l’écriture, je ne suis pas un apollon. 

    Qui ose dire une telle ânerie,

    Ou écrire cette badinerie.

    Et le crier sur tous les toits,

    Sans aucun émoi,

    Qu’il soit écolier

    Ou œuvrant dans un atelier

    Ou simple poète à ses temps perdus,

    Sans en être assidu.

     

     

    Le brouillon est apaisant pour l’écrivain,

    Qui écrit tout sur des cahiers de la main,

    Refusant l’ordinateur,

    Qui lui fait peur.

    Pour faire une œuvre solide,

    Il ne faut pas être candide,

    Ni se laissé guider uniquement par son aspiration ;

    Ce n’est surement pas la bonne solution.

    La pureté d’une œuvre sous entend beaucoup de travail

    Sans oublier l’importance du détail. 

     

    Un écrivain qui veut être vénérer par ses lecteurs,

    Qui seront ses futurs acheteurs,

    Est d’abord un bourreau de travail,

    Assis devant un bon vitrail ;

    Il ne compte pas les heures

    Passés dans sa demeure.

    Son bureau est toujours ouvert à ceux qui veulent l’aider,

    Et du temps lui accorder

    Pour corriger, rectifier et relire son brouillon,

    Car il fait toujours un brouillon.

    (29 mai 2018

     

     

     


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    Forêt magique 

     

    Je me baladais sur des chemins ouverts à l’inconnu,

    Mais aujourd’hui c’était moi l’inconnu.

    Seul dans un univers macabre

    Pour m’éclairer, aucun candélabre.

    Devant et derrière mo, dansaient des Trolls

    De véritables guignols.

    Dans les arbres le vent hurlait.

    Et autour de moi se faufilait,

    Pour mieux m’accabler,

    Et sans aucun doute me troubler,

    Des êtres étranges

    Vêtus de simples langes,

    Des pieds à la tête.

    Ce n’était pas la fête.

    La forêt magique de mes rêves,

    Si chère quand j’étais jeune élève,

    Se transformait en domaine d’être bizarres ;

    Ce n’était pas le fruit du hasard.

    Je ne pouvais reculer,

    J’étais affolé.

    Tous les chemins s’étaient envolés.

    Je me mettais à bafouiller

    Tremblant de peur

    Devant mes invisibles agresseurs.

    Qui me tenaient dans leur carquois.

    Je n’avais plus le choix.

    Il me fallait avancer

    Et toujours recommencer.

    Brusquement devant moi se dressait une grande tour,

    Je ne pouvais faire demi-tour.

    J’y pénétrais par une porte étroite ;

    Je me sentis comme enfermé dans une boîte.

    Je me laissais tomber sur le sol

    Mais des Trolls m’ont tiré par le col,

    M’entrainant à travers des dédales de marches,

    Qui montaient vers un sommet ;

    Du noir je m’étais accoutumé.

    En haut de cette tour infernale

    Qui n’avait rien d’amicale,

    Je découvrais les lacets de la route dite des Trolls.

    Je ne pouvais prendre mon envol,

    Car ils me tenaient,

    En haut de cette tour, enraciné.

    Des cars montaient et descendaient,

    Tous de touristes bondés.

    Je fus secoué par le son strident d’un cor.

    C’était mon réveil qui changeait tout le décor.

    J’étais reparti en Norvège,

    Bien loin de mon collège.

    Les Trolls de la foret magique m’ont abandonné,

    Dans la nuit, ils m’avaient déraciné.

    Il me fallait retrouver la réalité

    En rejetant ces absurdités.

    Rêve ou cauchemar, je ne pourrais le dire,

    Des Trolls, je ne saurais médire.

    Ils peuvent devenir dangereux,

    Même s’ils paraissent chaleureux.

    Le mieux, c’est de les éviter 

    Et ne pas vouloir les accaparer.

    (29 mai 2018)

     


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    L’espoir perdu 

     

    Seule dans la maison,

    Aurait-elle perdu la raison,

    Tout espoir de survivre,

    Et la vie poursuivre ?

    En ce début d’après-midi,

    Sous une atmosphère alourdie,

    Des nuages gris comme un mur de fumée,

    Etaient porteur d’orages au sens propres,

    Que personne ne pouvait interrompre.

    Elle était allongée sur le canapé,

    Les vêtements légèrement fripés ;

    Son chat allongé à coté d’elle

    Comme une simple bagatelle.

    Elle dormait profondément

    Comme, d’une nuit, l’aboutissement.

    Sur une petite table couverte de publicité,

    Bien au-delà de sa capacité,

    Un amoncellement de boîtes vides

    D’aspect plutôt aride,

    Voulait  indiquer et dire à l’inconnu,

    Qui semblait être bienvenu,

    Les causes de son sommeil obscur,

    Cachant sa devanture,

    D’une femme qui avait perdue

    Sans être défendue,

    Le sens de sa vie

    Qu’elle croyait asservie.

    Pouvait-elle encore chasser les idées noires

    Qui envahissaient son être chaque soir.

    La famille, le travail, les trajets en TER, tout était sombres

    Et à jamais rempli d’ombres.

    Venir à elle, cet inconnu, pompier ou ambulancier,

    L’emmener sur un brancard d’acier

    Vers les urgences les plus proches,

    Elle qui jouait au gavroche,

    Ne pouvait que la sauver

    Et son cœur réactiver.

    Elle a rouvert les yeux

    Dans d’autres cieux,

    Devant un amoncellement de brouillard,

    Qui l’avait arraché à son geste vasouillard.

    (27 mai 2018)

     

     

     

     

     

     

     


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    Les mots imposés

     

     

     

    La fête des mères

    Que l’on soit en ville ou à la mer,

    Que le temps soit agréable

    Ou abominable,

    Ne peut être qu’moment de joie.

    Que l’on soit seul à la souhaiter

    De mille baisers toujours acceptés, 

    Avec un bouquet de fleurs ramassé dans le jardin

    Aux premières heures de matin ;

    Il apportera dans la maison qu’il va orner, une nouvelle senteur,

    Hors de tout aérateur.

    C’est un geste délicat,

    Accompagné d’un petit verre de muscat.

    Il doit être gratuit,

    Et réalisé dans la douceur, sans aucun bruit.

    Il faut profiter de l’occasion,

    En évitant les gestes de compassion,

    Qui pourraient choquer les personnes âgées

    Dont certaines sont allongées

    Et qui ne peuvent s’évader.

    Il faut les aider.

    Surveiller votre calendrier,

    Noter-le sur votre poudrier,

    Si vous êtes bon, vous ne pouvez l’oublier,

    Dans les journaux ce jour là est publié.

     

     

     

     

     


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    Avec de belles chansons

    Dans une soirée entre amis

    Vous découvrirez ce que veut dire amitié

    Evitez les sujets politiques

    N’oubliez pas : les avis sont divergents

    Toutes les étiquettes sont sans doute présentes

    Imitez la sagesse des anciens

    Ce sont vos maîtres

    Et votre soirée sera une réussite.

     

     

    Avec le vent du nord 

    Dans le froid glacial de l’hiver

    Vous vous êtes emmitouflés

    Epargnant seulement vos deux mains.

    Nous a-t-il abandonné le ciel

    Tout gris toute la journée

    Imposant de gros nuages qui annoncent la neige

    Comme chaque année à la même époque

    Ecoutez la cheminée qui, elle, vous réchauffera. 

     

    Accusé, levez-vous !

    Dans le prétoire on reste digne

    Vos victimes vous regardent.

    Enlevez votre casquette

    Nous sommes dans une salle de respect.

    Tout geste malveillant sera retenu contre vous.

    Inconscient, vous me paraissez

    Calmez-vous, dans votre intérêt

    Et tout se déroulera normalement.

     

     


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    Les papillons

     

    Vole, vole, papillon,

    Plane au dessus des sillons.

    Blancs, jaunes ou bleus

    Tu réjouis toujours nos yeux.

    Tu emplis mos jardin de couleur,

    De la nature, tu es un bel acteur.

    Ta palette agrémente tout notre être,

    Et accroit notre bien-être.

    Dans le ciel radieux,

    Tu égayes les cieux.

    De fleur en fleur,

    Comme un véritable acuponcteur

    Tu avances ton aiguillon

    Refusant toute accélération.

    La nature t’a conditionné

    Chez elle tu es enraciné. 

     

    Ta vie ne serait-elle qu’éphémère ?

    Chez toi tout ne serait que chimère ?

    De la nature les hommes t’ont rayé,

    Comme tant d’autres tu as été balayé,

    En répandant trop d’engrais.

    Tu es devenu un émigré.

    Comme toi, de nombreuses fleurs

    Ont perdu leur cœur,

    Pour de l’argent espéré,

    Et de nouveaux gains désirés.

    Reviens vite cher papillon,

    Planer au dessus de nos sillons.

    Il faut sauver la nature,

    Et respecter son architecture.

    Ministre de l’écologie

    Ferais-tu l’apologie,

    De ceux qui ne respectent pas

    Tout en restant ici-bas,

    La planète terre,

    Notre meilleur partenaire.

    (20 mai 2018)

     

     

     


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    Atelier 10 les mots de Montpellier : 

     

    Dix termes imposés dans une ronde des mots

    Pour accroître de mon esprit les maux,

    Pour quelques moments de joie

    Pour des lecteurs qui ont perdu la foi.

    Misérables ceux qui les ont lancés

    Pour plaire à leurs fiancées.

    Ils se croyaient prophètes

    Ils ne sont que titans rejetant toute fête.

    Quel épouvantable travail,

    Me prend-t-on pour du bétail ?

    Faut-il dresser de nouvelles barricades,

    Pour faire tomber les ambassades,

    Quand sonnera minuit

    Pour supprimer tout ennui ?

    Je n’ai pas d’autres ficelles

    Pour accroître les étincelles,

    Que de monter les escaliers.

    Que personnes ne soit humilié,

    J’ai balayé tous les usages

    Et je pars à l’abordage. 

     

    Ecrire un petit texte en vers rhopaliques 

     

    Mes

    Regrets

    Pour les mots

    Causant des maux

    Presque disparus

    Et quasiment perdus

    Car rarement reconnus

    Pour manque de commentaires

    Absents des dictionnaires.

    Il faut les repêcher

    De l’abime noir

    Un vrai foutoir

    Cherchez-les

    Partout

    Vous 

     

    Un lipogramme sans t

     

    Qui saura regarder

    Un film au cinéma

    Sans manger du maïs

    Ou sucer un bonbon

    Sans se faire remarquer ?

    Pour beaucoup,

    C’est un vrai pensum

    Que je n’imposerais pas,

    A mes meilleurs amis.

    Je suis d’ailleurs incapable de le faire

    Car j’aime les sucreries,

    En particulier les bombons.

    Pour cela je ne vais pas au cinéma.

    J’ai peur de m’ennuyer

    A ne rien faire assis sur une chaise.

    Je préfère l’ordinateur

    Pour écrire des poèmes

    En vers et en rimes

    Avec des façons de faire inconnues,

    Comme les lipogrammes

    Les rhopaliques,

    Ou les haikus.

     

     

     

     

     

     

     


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    Les écrivains d’antan et d’aujourd’hui 

     

    Remontant les marches de mon enfance,

    J’étais encore dans l’adolescence,

    Dans mon établissement scolaire,

    L’atmosphère était très autoritaire.

    Dès la sixième, au programme le latin,

    De Cicéron à Augustin,

    Il nous fallait traduire ces textes anciens,

    Et ceux des stoïciens.

    Nous dégustions également les œuvres grecques, 

    Ecrites dans la région au-delà de la Mecque.

    C’est à cette époque que j’ai découvert l’odyssée d’Homère,

    Texte grec plutôt amère.

    Cette œuvre m’a pourtant ravi

    Pendant longtemps j’en ai eu envie.

     

    Quelques années plus tard

    Sans que ces œuvres perdent mon égard,

    La chanson de Roland et sa grande épopée

    Que mon esprit avait choppé,

    Rangeait au placard des oubliettes

    D’un grand coup de balayette

    Les œuvres grecques et latines,

    Et leurs héroïnes.

    Corneille a pris le dessus avec Le Cid,

    Un héros comme le roi David.

    Je peux encore réciter certaines tirades,

    Et, de la même époque, d’autres ballades.

    Plus tard Balzac, Victor Hugo, Zola,

    Autant de romans parlant de l’au-delà,

    Ont passionné le jeune adulte que j’étais ;

    Je ne pouvais les acheter.

    Ces œuvres peignent des panneaux de la vie,

    J’en suis toujours ravi.

     

    Les écrivains modernes les ont chassés,

    Et souvent abaissés.

    Leurs chapitres acceptent des fautes,

    De français, d’orthographe, gardant la tête haute.

    Aucune nostalgie dans ces lignes ;

    Mais pour l’avenir quelques consignes :

    Relisez ces textes anciens, 

    Même vous, les académiciens,

    Ils vous apprendront les règles de notre langue,

    Et corrigeront vos harangues.

    Leurs héros ont bien changé,

    Même ceux qui sont âgés.

    Bien qu’ils soient de notre temps,

    Ils ne vivront pas longtemps.

    Ils seront bien vite balayés,

    Et par d’autres broyés.

    Ils deviennent éphémères,

    Et passeront pour des chimères.

    (Le 18 mai 2018)

     


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    Haïkus du vendredi 18 mai : fourmis

     

    Les fourmis ailées,

    Piquent les bras, les jambes

    Vilaines bêtes. 

     

    Dans tout le jardin

    Les fourmis sont bien partout

    Elles sont chez elles. 

     

    Petite bête

    De grandes travailleuses

    Elles sont pas aimées.

     

     

     

    Fourmis dans maison,

     

    Horreur, il faut les chasser,

     

    Qu’elle reviennent plus.

     


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  •  http://maridan.eklablog.com/

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 2)

     

    Bleu le ciel de Provence ;

    Au travail une bonne cadence.

    Dans cette région on peut respirer,

    Et le bonheur aspirer.

    Sortez le dimanche, dès le matin,

    Il suffit de marcher en évitant les trous du chemin ;

    Avancer en file indienne sur les routes,

    Mais jamais sur les autoroutes.

    Prenez votre temps et regarder au loin les oiseaux voler,

    Et ceux, perchés sur les fils électriques, près à décoller.

    Bientôt ils vont partir vers des régions plus chaudes,

    Les gris comme les noiraudes.

    Pour eux, avec le froid, la mort est acquise,

    Sauf dans les îles marquises.

    Se cacher dans un trou, n’est pas suffisant,

    Même, à plusieurs, en s’adossant.

    D’ailleurs les peuples africains les attendent,

    Ce qu’elles appréhendent.

    Pour eux leur retour annonce la fin de la saison des pluies,

    Tout au moins en dehors de la nuit,

    Et les sursauts du mauvais temps

    Qu’ils espèrent depuis longtemps. 

     

    Les mots imposés chez Marie (exercice n° 3) 

     

    Si je pouvais réaliser mes rêves,

    Sans aucune trêve,

    J’aurai dans ma chambre

    De janvier à décembre,

    Ce que refuse maman

    Qui lit trop de romans,

    Un chien et un chat,

    Qui pour moi serait un achat

    Guidé par l’espérance,

    De vivre dans l’abondance.

    Pourquoi ne pas y ajouter un oiseau,

    C’est doux comme un agneau,

    Enfermé dans une cage à cause do mon chaton,

    Une vraie boule de coton.

    Pour réaliser ce rêve il faut envisager, dans la maison, une migration

    Et mener avec mon frère de grandes discutions

    Car sa chambre est plus grande que la mienne,

    Lui qui n’a qu’une chienne.

    Je crains de ne pouvoir jamais réaliser mes rêves,

    Moi qui suis une très bonne élève.

     

     

     

     

     


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    La petite boîte de conserve 

     

    Une petite boîte de conserve

    En forme de minerve,

    Voulait devant ses congénères

    Faire plein d’effets avec son étiquette, une vraie bannière,

    Et son contenu alimentaire

    Une bonne affaire.

    Transformer sa présentation,

    Serait une aberration.

    De la voir enfiler dans un sac plastique,

    Serait aussi dangereux que les antibiotiques.

    Ses acheteurs devraient le retirer

    Pour pouvoir l’admirer

    En découvrant sa belle étiquette,

    Comme sur certaines barquettes.

    Au cours de concerts, organisés par son entreprise,

    Toutes ses amies seront conquises.

    Le jury va lui octroyer le premier prix.

    Elle sera en vitrine dans tous les monoprix.

    (16 mai 2018)

     

     

     


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    Coccinelle 

     

    Petite coccinelle, tu t’es posée sur ma main,

    Restes y jusqu’à demain,

    Je ne vais pas bouger

    Pour ne pas te déranger.

    Tu me chatouilles en te promenant sur mon bras,

    T’hasardant le long de mon avant-bras.

    Je ris en silence,

    Moi qui suis aux portes de l’adolescence.

    Petite coccinelle,

    Tu sens la citronnelle,

    Comme les arbustes de mon jardin,

    Ou, au champ de foire, les baladins.

    Tu as de belles couleurs,

    De la palette, les meilleures.

    Marron, tachetée de points noirs,

    Pour mieux te cacher le soir.

    J’aimerais te tenir dans la main,

    Comme le fait mon frère Alain,

    Quand nous partons à l’école,

    Après avoir bu tout notre bol.

    J’aimerai te fabriquer une belle maison en carton,

    Pour te protéger de mon chaton.

    Chaque jour je te donnerai de l’herbe bien verte

    Sans laisser la porte ouverte.

    Reste avec moi

    Sans trop d’émoi.

    Mais tu ne seras pas heureuse,

    Coccinelle bien affectueuse.

    J’ai bougé la main,

    Sans attendre demain,

    Pour que tu l’envoles.

    De loin j’ai suivi ton vol,

    A travers les plantes du jardin,

    Et te laisser jouer aux baladins.

    Au coin de l’œil une larme s’est écoulée,

    Devant ce rêve affabulé.

    Tu es plus heureuse dans la nature,

    Volant au milieu de la verdure.

    Je t’aime trop pour te rendre malheureuse,

    De moi, tu n’es pas amoureuse.

    (15 mai 2018)

     

     

     

     

     


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    Le mois de mai 

     

    Joli mois de mai

    Avec ses jours chômés

    Au milieu du printemps,

    Qui revient tout le temps.

    Il s’ouvre avec le muguet

    Que l’on ramasse du coté du guet.

    Et finit par la fête des mères

    Que les enfants organisent avec leur père.

    C’est le mois du lilas, des glycines de diverses couleurs,

    Les toutes premières fleurs.

    Colorent également le jardin,

    Bleuets, roses qui s’ouvrent dès le matin.

    Le soleil brille presque comme en été,

    Le jardin s’est bien acclimaté. 

     

    Le mois de mai c’est aussi celui de Marie,

    Celle que les gens prient

    Avec ou sans chapelet.

    Certains le font dans leur chalet

    En comptant sur les doigts,

    Sans aucun désarroi.

    Debout ou à genoux,

    Imitant la bonne nounou,

    Le soir en pensant au ciel,

    Ou la nuit sans sommeil.

    Ils sont nombreux à se rendre à Lourdes

    Des malades, des aveugles ou des sourdes

    A Massabielle, l’eau de la source,

    Leur donne de nouvelles ressources. 

     

    Dans mon enfance, le  mois de mai était celui des chapelles improvisées

    Dans les quartiers, au fond d’un garage débarrassé,

    Dans une cuisine, ou dans le séjour,

    A tour de rôle chaque jour,

    Les gens se retrouvaient pour réciter le chapelet,

    Et retrouver Marie, face à une vie un peu déboussolée,

    Certains non religieux se tournent vers elle,

    C’est une femme universelle,

    Une maman pour tous les humains,

    Aujourd’hui comme demain.

    Dans nos campagnes comme dans nos villes

    Comme de véritables bastilles,

    Que d’église ou de temples  sont dédiés

    A celle qui ne fut jamais congédiée.

    (12 mai 2018)

     


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    Acrostiches n° 7 

     

    Malgré la pluie,

    Allez jouer dehors

    Le soleil va revenir.

    Il fait trop chaud pour rester à l’intérieur.

    Cherchez la joie de courir sous la pluie

    Ici, à l’intérieur, c’est monotone. 

    Ecoutez le vent qui siffle dans les arbres

    Unissez vos voix à la sienne, 

    Sur la pelouse encore trempée

    Et vous serez heureux. 

     

    Marchez dans la nature

    Avec des chaussures de marche.

    Levez bien les pieds

    Imitez les grands randonneurs.

    Coucher dans la nature, sous un ciel étoilé ;

    Incitez vos amis à vous suivre. 

    Enlevez seulement vos chaussures

    Utiliser la nature, c’est facile ;

    Sous une simple bâche, il ne fait pas froid

    Et vous vous réveillerez en pleine forme. 

     

    Mobilisez-vous !

    Appeler vos amis à la rescousse

    Levez bras et boucliers

    Imitez les anciens sur les champs de bataille

    Comme eux, soyez courageux

    Invitez vos voisins les plus proches. 

    Emerveillez-vous de cette file qui avance.

    Utilisez toutes les bonnes volontés.

    Seul vous ne ferez rien.

    Et vous entonnerez avec eux le chant de la victoire. 

     

     

     


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    Acrostiches n° 6 

     

    César, viens ici,

    Amène ton joujou,

    Suis-moi

    Sur le chemin qui mène au bois.

    Enlève tes pattes de ma jambe.

    Reste à coté de moi

    O marche devant moi

    La route est dangereuse.

    Ecoute le bruit des voitures

    Sous ce soleil de plomb.

     

     

     Casseroles

    Alignées sur l’étagère

    Sur un plastique posée ;

    Sans rayures, car il est neuf.

    Essuyées et bien brillante.

    Rayonnante, presque neuves. 

    Oublie tes vieilles casseroles boisselées,

    Lézardées sur les bords

    Enfoncées dans leur milieu et très cabossées

    Serviez des années, elles peuvent se reposer.

     

     Camping en pleine nature

    Assis sur mon transat,

    Sous les arbres, bien à l’abri du soleil,

    Sans aucun vent ou brise légère.

    Entends-tu les oiseaux chantés

    Roucoule les pigeons posés sur les branches près de leur nid.

    Oubliant tous les soucis du travail

    Le chef qui crie partout

    Essaye de te détendre

    Sans les bruits de la ville.

     

     

     

     

     

     


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    Maridan atelier n° 7 - 2ème sujet

    Pour la dernière fois la sirène a retenti

    La guerre est réellement finie ; tout le monde est averti.

    Durant la nuit la belette et le petit lapin,

    Tous deux encore bambins,

    Deux véritables complices,

    Aimeraient profiter de l’armistice,

    Pour prendre leur envolé.

    Sans s’affoler.

    Le réveil à peine sonné,

    Ils se sont vite organisés

    Rassemblant quelques affaires,

    Celles de deux célibataires.

    Rapidement ils ont quitté le zoo où ils s’étaient refugiés,

    Dans un secteur plutôt privilégié.

    Ils ne se sont pas arrêtés au guichet,

    S’efforçant de ne pas trébucher.

    Ils sont grands et se jugent aptes à affronter la vie des bois,

    Sans aucun émoi.

    Le soleil est déjà levé,

    L’hibernation est achevée.

    La vie s’ouvre devant eux,

    Ils en sont heureux.

    Vive la liberté,

    Hors du zoo où ils s’étaient abrités.

    (2 mai 2018)

     

     

     


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    Affaiblissement 

     

    Œuvrer comme un manchot,

    Éviter de porter des plats chauds,

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ?

    Je ne saurais le dire,

    Et encore moins l’écrire ;

    Je ne peux que le vivre ;

    Rien ne m’en délivre. 

     

    Une main qui tremble

    Refusant à l’autre de travailler ensemble

    Empêche toute écriture,

    Même enfermée dans une armature.

    L’arthrose entrave l’articulation,

    Paralysant une bonne circulation.

    Est-ce l’usure de l’âge

    Ou un simple passage ? 

     

    Le corps est affaibli, un peu usé,

    En a-t-on abusé ?

    Pas de pièces de rechange,

    C’est étrange.

    Il faut l’accepter,

    Et, à la vie, rester connecté.

    L’usure de l’âge,

    N’est pas un simple passage. 

     

    Rester debout

    Et de la vie, garder le gout.

    Savoir résister,

    Sans être attristé ;

    Garder l’envie de vivre

    Et chaque jour suivre,

    La lumière du jour

    Avec beaucoup d’humour.

    (8 avril 2018)

     


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