• Le jardinier

     

    Camionnette blanche ayant un certaine âge,
    Se glissant le long du trottoir
    Avec pour tout bagage
    Des outils, pas de brouette ni de semoir.

    C’est un jeune jardinier
    Qui n’a pas peur de ramener du fumier
    Pour alimenter le terrain
    Qu’il travaillait avec soin.

    Homme de la nature,
    Dans son métier tout à fait mature ;
    Son père lui avait tout appris
    Son art n’avait aucun prix.

    Il taille, bêche, tond la pelouse, nettoie,
    Se servant de ses dix doigts,
    Sans perdre son temps
    C’est précieux en ce moment.

    Dans la semaine, il travaille chez un patron
    Œuvrant dans les environs.
    Les week-ends et le soir,
    A son compte, refusant le travail au noir.

    Son principal objectif : s’installer à son compte ;
    Quitter l’entreprise, aucune honte.
    Il prendrait le même chemin que son père,
    Pour lui, ce serait super.

    Peu à peu, il se fait une petite clientèle
    Choix qui n’était pas accidentel.
    Progressivement, il prépare son avenir
    Et au club des artisans, appartenir.

    Il aime le travail qu’il fait,
    Chez lui n’existe pas le mot imparfait ;
    Il veut embellir notre maison
    A chaque saison.

    Difficile de se faire remplacer,
    Sans intérieurement se froisser
    Quand les forces s’affaiblissent,
    Par des années complices.

    Il est un temps où il fait passer la main,
    Pour poursuivre notre chemin,
    Avant qu’il ne soit trop tard
    Se méfiant des avatars.

    Les forces ne sont pas éternelles,
    Elles s’amenuisent en laissant quelques séquelles.
    Il faut accepter de les devancer,
    Pour dans la vie avancer.
    (09/08/2019)

     


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  • Plaisirs d’été

     

    J’ai joué de la flute sur la place du marché

    Et personne avec moi n’a voulu danser.

    Certes, ce n’était pas un grand concert,

    Avec Sonate et concerto,

    Mais en ce jour de fête de la musique,

    Je voulais jouer de la musique gaie,

    Des airs traditionnels pour que mes voisins puissent danser.

    Avec le requiem de Mozart auraient-ils pleuré ?

    D’ailleurs j’étais presque seul sur la place.

     

    Abandonnant mon plaisir d’artiste en herbe,

    Je me suis déplacé vers le centre ville,

    Pour tout vous dire devant le théâtre.

    Il y avait foule sur cette place,

    Pour écouter un allégro,

    Une ouverture en fugue.

    Ecœuré, je n’ai pas écouté la suite.

     

    Rentrant chez moi,

    J’ai repris ma flute

    Et joué dans mon appartement

    Ayant comme seuls spectateurs

    Quelques voisins qui tapaient au plafond avec un balai.

    Je me prenais pour un artiste

    J’étais minable, il me fallait encore travailler.

    J’ai un an devant moi,

    Pour la prochaine fête de la musique.

    (10/08/2019)

     


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  • Un pique-nique
    Si le temps est au beau fixe,
    Oui, mais avec qui ?

    Salade de fruits
    Salade de légumes,
    tout au naturel

    Les boissons fortes,
    sont exclus de nos soirées,
    Café et de l’eau.

    Manger près du Cher,
    Les arbres donnent l’ombre
    Les tables en place.


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  • Les pages

     

    Égalité femmes/hommes,
    Un vrai capharnaüm,
    M’entraîne à mettre le titre au pluriel,
    C’est une mode actuarielle,
    Qu’il faut respecter même dans les poésies
    Délires d’époque que l’ordinateur saisi.
    Dans le respect de la loi,
    Comme il se doit,
    Face aux associations féministes,
    Sans aucun casuiste.
    Je parlerai d’abord du mot au masculin
    Et ensuite du sens demandé au féminin.

    Le page, était un jeune garçon ou un jeune homme,
    Souvent très simple, mais d’origine noble,
    Qui envers lui, son maître est parfois ignoble.
    Il servait d’escorte même en dehors de leur home.
    Il pouvait être attaché à la chambre du roi,
    Sans un cri, en appui le long d’une paroi.
    Le page peut aussi être une simple petite pince,
    Avec ou sans drapage, toujours mince,
    Non visible, suspendue à la ceinture,
    Sans aucune armature,
    Pour relever le bas de la jupe
    Pas trop haut, il ne faut pas être dupe.

    Passons à la page au féminin,
    En un tour de main.
    Page blanche la matin
    Qu’il faudra couvrir de baratin,
    Pour un chapitre d’un prochain livre
    Seul moyen, pour l’écrivain, de vivre.
    Pages noircies le soir s’il en a le courage,
    Ne s’arrêtant pas aux commérages,
    De son entourage ;
    Il en faut du courage.
    Les imprimeurs sont impatients,
    Comme tout négociant.

    La page est devenue écran,
    Le phénix des inventions ;
    En pose quant on est fatigué
    Et qui longtemps a intrigué.
    Il n’invente rien
    Mais, obéit bien,
    A l’auteur qui l’utilise
    Avant, de son écrit, en faire l’analyse,
    L’imprimante déploie des pages
    Sans risque de ratage,
    Mais ne retire pas de l’auteur les rides
    Trop chargé son éphéméride.
    (06/08/2019)

     


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  • Paraphraser un mot ou une idée
    Hésitant à me lancer dans ce travail
    Avec un titre imposé
    Comme celui d’Evy cette semaine
    Obligeant l’esprit à se convulser
    Car il faut faire son travail
    Histoire de passer le temps
    Est un devoir compliqué
    Révélant un esprit assez vif
    Et plutôt reposé.


    Partir en vacances
    Héroïsme de notre part
    Avec cinq enfants
    Comme seuls accompagner,
    Osez le faire avec une voiture ancienne
    C’est de la grandeur familiale
    Hélas de moins en moins répandu de nos jours.
    Est-on des couples irresponsables
    Recherchant leur propre plaisir
    Et oubliant les difficulté de les permettre de faire des études

     


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  • Le mystère


    Tout est mystère pour l’enfant
    L’explication, sa maman.
    Il doit tout apprendre
    Et quelque fois attendre,
    Qu’il grandisse un peu
    Il comprendra mieux.
    Se tenir debout,
    Ne pas jouer dans la boue,
    Apprendre à lire,
    Sans faiblir.

    Les mystères antiques,
    Souvent dramatiques,
    Etaient réservés aux initiés
    Qui seuls pouvaient en bénéficier.
    Le peuple était incrédule,
    Et acceptait, tout le bidule
    Dans l’espoir d’être entendu
    Et des ennemis défendus.
    Chaque pays avait ses dieux défenseurs
    Qui détruisaient ses agresseurs.

    Tout repose sur le spirituel
    Qui, pour l’homme, est individuel.
    Certains mystères religieux,
    Qui ont un coté prestigieux,
    Se confondent avec des histoires d’argent
    Qui les rendent contraignants.
    Que de mystères entourent la vie humaine,
    Et parfois la rendre inhumaine.
    Est mystère, tout ce qui ne peut être compris
    Dès années après, le découvre notre esprit.


    La volonté humaine est bien mystérieuse,
    Ses émotions parfois orgueilleuses.
    L’individu lui-même ne peut les élucider,
    Et encore moins les évaluer.
    Qui le pousse à échafauder de tels montages ?
    Pour créer autour de lui un grand battage !
    Le mystère s’oppose à la transparence,
    Pour se garder un coté assurance.
    Seuls les initiés peuvent les comprendre,
    Et à d’autres les apprendre.

    Les mystères chrétiens dépassent l’entendement humain,
    Car ils s’appuient sur du surhumain ;
    Entre en jeu l’âme sacrée et spirituelle,
    Qui peut obtenir une vie éternelle,
    En se préparant sur terre un Trésor,
    Qu’il retrouvera au bout de son propre corridor
    Sur un chemin sacré,
    Que le Diable voudrait détériorer
    Pour le garder dans son domaine
    En s’en prenant aux catéchumènes.
    (04/08/2019)

     

     

     


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  • Un téléphone,
    Dans les mains en conduisant,
    Interdit pour vous.

    Ceinture libre,
    Enfants bien mal attachés
    Dangereux pour eux.

    Alcool dans le sang
    S’évapore pas vite,
    Grands dangers pour tous.

    Grande vitesse,
    Sur autoroutes aussi,
    Gare aux PV


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  • Les petits bobos

     

    De belles vacances en perspective,
    Pour les enfants, éducatives.
    Vont-elles tomber à l’eau,
    Pour quelques petits bobos,
    Qui doivent être traité rapidement.
    Les jambes souffrent d’un échauffement,
    Qu’il me faut dominer, ces jours-ci,
    Le bras droit noircit.
    Je crains que ce soit le retour de mes allergies
    Qui m’ont conduite en chirurgie,
    Il y a deux ans
    Il me faut être clairvoyant.
    Avec beaucoup de discrétions.
    Je vais prendre rendez-vous avec mon médecin,
    Qui a son cabinet à Messin.
    J’ai besoin de conseils
    Avec un traitement conséquent
    Qui ne soit pas trop claquant.
    Et dans l’attente, m’isoler du soleil ;
    Mon médecin est très doux,
    Il est de descendance Hindou ;
    Un peu dodu, le ventre prédominant,
    Il se nomme Ferdinand.
    (01/08/2019)

     


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  • ACROSTICHES

    Elèves de troisième
    Qui allaient passer le brevet cette année
    Une chose doit être inscrite dans votre tête
    Avec la savoir que vous aller engranger
    Tout dépend de votre travail
    Oubliez les jeux de votre ordinateur
    Recherchez d’autres moyens de vous détendre,
    Imitez ceux qui vous ont précédés
    Avec de nombreuses mentions
    Laissez-vous prendre au jeu du savoir
    Et derrière le brevet, vous aurez le BAC

    Elèves de terminale
    Quand vous verrez les résultats
    Une bonne réussite de toute la classe
    Avec de nombreuses mentions,
    Tout le monde sera heureux.
    Oubliez les années précédentes
    Regarder l’avenir qui s’offre à vous
    Imaginez que vous êtes ingénieur
    Avec de nombreuses personnes sous vos ordres,
    Législateur, avocat ou médecin
    Entrepreneur, patron de votre société.


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  • Juillet

     

    Juillet est exténué,
    Trente et un jours, c’est trop long,
    Surtout lorsque tombent des grêlons
    Avec des jours diminués.
    La chaleur était au rendez-vous,
    On pouvait rester debout.

    Tout avait bien commencé ;
    Dans le jardin on pouvait se balancer,
    Sous un soleil de saison,
    Facilitant la fenaison.
    Les premiers vacanciers étaient heureux
    Sous un ciel tout bleu.

    En Belgique, le tour de France était lancé
    A une allure cadencée ;
    Nombreux les amateurs au bord des routes,
    Recherchant les différents groupes,
    Dont celui du maillot jaune
    Leur icône.

    Aux informations, on parlait de canicule,
    Les spécialistes avaient fait leur calcul.
    Pour une fois, ils ne se sont pas trompés
    On ne pouvait y échapper,
    Il fallait se réfugier,
    Dans les salles fraîches des foyers.

    Les coureurs restaient en piste
    Peu à peu se réduisait leur liste.
    Au bord des routes moins d’amateurs,
    Ils restaient à l’intérieur,
    Regardant à la télévision
    Et de l’étape, les prévisions.

    Canicule au long terme
    Nos sorties sont en berne.
    Les incendies se sont multipliés,
    Les arbres recroquevillés ;
    En feu, les broussailles des récifs montagneux,
    Villages de vacances, terrain de camping, adieu.

    Les orages ont terminé l’ouvrage de destruction,
    Sans entamer de négociations :
    Tornades, inondations, grêlons,
    Travail d’un nouvel apollon,
    Qui se vengeait d’une région entière
    Par des actions meurtrières.

    Le tour de France a atteint les Champs-Elysées,
    Les coureurs un peu dépaysés,
    Loin derrière eux, les étapes de montagne
    Et les paysages de campagne.
    La grande boucle s’est refermée
    Avec un jeune Colombien confirmé.

    Déboussolée le mois de juillet ;
    Pour les vacanciers, il aurait voulu être douillet ;
    Le ciel en a voulu autrement,
    Avec une série de débordements.
    Juillet abandonne et laisse sa place,
    A un nouveau mois, qui se dit, avoir la classe.
    (30/07/2019)

     

     

     

     


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  • Le voile

    Poème religieux

     

    Nous sépare un grand voile
    Fait d’une épaisse toile.
    Je ne vois qu’une statue de bois d’ébène
    Taillée au Cameroun, qu’elle aubaine.
    Toi, tu me vois à travers ce voile
    Qui brille comme une étoile,
    Toi la femme de l’Apocalypse
    Qui, à mes yeux, disparait comme une éclipse.

    Qui es-tu, toi qui m’accompagnes
    Depuis des années comme une compagne ?
    Je te parle et tu me comprends
    Comme un véritable coopérant,
    Qui saisis ce que je souhaite,
    Même si je parle comme une girouette.
    Tu devances mes besoins
    Avec beaucoup de soins.

    As-tu une couronne sur la tête,
    Et des étoiles sous les pieds,
    Près de toi, un magnifique tulipier
    Ou un rosier comme cale-pied ?
    Derrière le voile qui te caches,
    Je ne vois aucun panache.
    Tu n’as plus forme humaine,
    Tu n’es plus dans notre domaine.

    Dans la chambre tu es représentée
    Sur mon bureau, tu as enfanté,
    Un bébé que tu as appelé Jésus,
    Le Messie du monde attendu.
    Ce ne sont que des images,
    J’en emplirai des pages.
    Tu es partout où les hommes ont besoin de ta présence,
    Tu leur réponds avec aisance.

    Tu es là présente et je ne te vois pas ;
    Je t’imagine toujours sympa,
    Attentive au moindre appel,
    Comme tu le fus avec l’ange Gabrielle.
    Pas besoin de te voir,
    Et ne rien te valoir.
    Tu œuvres pour ton Fils
    Et l’église son édifice.

    Comme tu l’as bercé dans les bras
    Tu nous accompagnes sans apparat.
    Derrière ce voile qui te cache à nos yeux,
    Tu veux nous voir heureux,
    Dans les pas de ton Seigneur,
    Qui veut notre bonheur.
    Suivre sa Parole
    Comme une auréole.
    (28/07/2019)

     

     

     

     


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  • Vision du monde


    Inventer, toujours inventer
    Sans se laisser désorienter.
    Courir après la créativité
    A la recherche de la pureté
    Sous l’œil attentif de la lumière,
    Sans aucune œillère.
    La recherche avance,
    Mais manque de connivence.

    Que de guerres dans le monde,
    Pour quelques parcelles, perdues sur la mappemonde ;
    Les grands discutent et en font la synthèse,
    Leur action s’arrête là, chacun gardant sa thèse,
    Loin de leurs préoccupations, la quart-monde.
    Qui sera séduit par de telles conférences,
    Qui ne suscitent aucune espérance,
    Les décisions s’écoulent comme une onde.

    Faut-il pour autant être pessimiste ?
    N’y aurait-il qu’une seule piste,
    Sous l’égide des organisations mondiales,
    Dans un esprit anticolonial ?
    Le monde n’est pas perdu,
    Bien que le travail soit ardu.
    Pas à pas, la paix avance
    Ne vous fiez pas aux apparences.

    L’avenir de notre planète est en jeu.
    On marche sur la lune, on explore mars,
    Tout cela ne serait-il qu’une farce,
    Ou manque-t-on de responsables courageux,
    Pour faire face à la destruction de la planète ?
    N’y aurait-il plus dans notre monde, de grands athlètes,
    Capables de tout donner
    Pour qu’elle ne soit pas condamnée ?

    La vision du monde s’est dégradée,
    Chaque être humain devrait en être persuadé.
    L’homme fait de grandes choses,
    Saura-t-il découvrir la bonne dose,
    Pour donner à ses enfants
    Pendant qu’il est encore temps,
    Une terre revitalisée
    Et non une planète épuisée.

    Soyons un peu réaliste,
    Abandonnons nos actions fantaisistes ;
    Ne soyons pas enchantés par leur décision,
    Qui ne serait que la seule solution.
    Prenons en main notre avenir
    La planète doit nous appartenir.
    Refusons qu’un duo de généralistes
    En décide par des actes égoïstes.
    (29/07/2019)

     

     

     


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  • Moi, le sans abri

     

    Je suis assis devant votre immeuble
    Moi qui n'ais plus de logement, ni de meubles
    Je vous demande un rien
    Qui me ferai beaucoup de bien,
    Ouvrez la porte que je puisse simplement m'asseoir
    Au fond de votre couloir,
    A l'abri de la canicule,
    Qui aujourd'hui ne recule.

    Dès la tombée de la nuit
    Je m'effacerai sans bruit
    Pour dormir dans la fraîcheur
    Et conserver en moi, toute ma rancœur,
    Contre cette société qui nous exclus,
    Et nous prend pour des reclus.
    Pour nous, pas de logement,
    Aucun centre n'est ouvert en ce moment.

    Durant les vacances, nous sommes les oubliés,
    Il vont nous évacuer des lieux touristiques,
    Et nous installer avec les moustiques,
    Sur qui nous appuyer!
    Les touristes sont les maîtres avec leurs dollars,
    Ce n'est pas un canular.
    Les associations sont en congés
    Il faut nous déloger.

    Je ne demande pas à manger
    Et je ne veux pas vous déranger ;
    La rue, c'est mon domaine
    Elle me nourrit sans peine.
    Un simple petit coin de votre paradis,
    Un petit coin refroidi,
    Face à la chaleur de la rue,
    Et de l'ombre disparue.

    Eté comme hiver, la misère est là près de vous
    Pas de logement ni de repas pour nous.
    Je ne suis pas alcoolisé,
    Mon corps est épuisé.
    Toi, bien au frais dans ton appartement,
    Moi, au chaud, isolément,
    Ouvre moi la porte,
    Derrière-moi, aucune cohorte.

    La misère est près de toi,
    Presque sous ton toit
    Un verre d'eau et un endroit frais,
    Le soir, je vais me tirer.
    La porte reste close.
    Pour m'ouvrir vous avez trop d'arthrose !
    De nouveau en pleine canicule,
    Je vais errer dans la rue comme un funambule.

    Les sans-abris sont le mal du monde moderne,
    Il faut les canaliser et les maintenir dans les anciennes casernes
    Dans l'attente d'un logement décent,
    Qui n'existe pas aujourd'hui,
    Les crédits sont trop réduits
    La loi des finances s'en ressent.
    La canicule passera,
    L'homme de la rue attendra.
    (25/07/2019)

     

     


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  • Le maillot jaune,
    Cyclistes court pour l’avoir
    Mais un seul maillot.

    Le tour cette année,
    Démarre en Belgique
    Oublie des régions.

    Seul sur son vélo
    Il pédale au maximum
    Evitant chute.

    Seul à l’arrivée
    Il reçoit un gros bouquet,
    Il est applaudi.


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  •  

    Courez, courez, dans les allées

     

    Laissez votre fatigue à la maison 

     

    A la recherche des champignons 

     

    Ils sont encore rares.

     

    Respectez la nature

     

    Ils se cachent dans la verdure

     

    Ecartez doucement les herbes

     

    Regardez les yeux grands ouverts

     

    Et votre récolte sera suffisante pour faire une bonne omelette.

     

     

     

    Calculez bien votre itinéraire

     

    Les autoroutes prioritaires

     

    Avec les aires de repos

     

    Il est indispensable de s'arrêter régulièrement

     

    Regardez les villes où il faut absolument s'arrêter

     

    Impossible de les éviter,

     

    Elles sont notées dans de nombreux guides.

     

    Réservez, si nécessaire, votre hôtel,

     

    Et votre route sera très agréable.

     


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  • Grandiose

     

    Grandiose notre nature
    A la disposition de toute créature
    Dans un cadre de verdure
    A la recherche de nourriture.

    Il faut la respecter,
    Et ne pas la prospecter,
    Pour une utilisation personnelle,
    Qui devient un massacre criminel.

    Sachons la protéger,
    Nous pouvons l’aménager ;
    Un jour elle se rebellera,
    Et vous serez dans l’embarras.

    Mignone, allons voir si la rose
    Qui ce matin avait éclose,
    Est aussi remarquable
    Que l’a dit un poète bien fiable

    Roses aux pétales de velours
    Tes épines nous intriguent
    Mais tu es belle comme le cygne
    Qui du lac, fait le tour.

    Vue d’avion la chaîne du Mont Blanc
    Coupe le souffle par sa grandeur,
    Massif habillé de blanc,
    Trône sur la France de sa hauteur.

    Sur le flanc de la montagne brulé par le soleil,
    Une file de randonneurs près d’un belvédère admire la diversité,
    Des fleurs qui grimpent vers le sommet
    Continuons la marche et rester muet.

    Le groupe va longer des gorges,
    Où foisonnent des rouges-gorges
    Ne vous écartez pas vers les bords,
    Rester enfile d’abord

    Le guide du groupe fait miroiter
    Les beautés du sommet trop exploité,
    Par des promeneurs qui vagabondent,
    Le pliant à ma main, ce n’est pas évident.

    Grandiose cette cathédrale romane,
    Utilisée par de nombreux mélomanes,
    Durant l’été pour des concerts musicaux,
    Pour les touristes, toujours amicaux.

    Grandiose l’atterrissage lunaire,
    Pour des auteurs anciens, inimaginaire.
    Plus de 50 ans de recherche spatiale,
    Avec un esprit un peu colonial.

    Le ciel devient un champ de bataille,
    Un véritable épouvantail,
    Pour les prochaines années,
    L’homme sera condamné.

    La grandeur de notre planète est en jeu,
    Pour les prochaines années, un grand enjeu.
    L’homme travaille à sa perte
    Il est grand temps de sonner l’alerte.

    Grandiose planète
    Sonne de la trompette ;
    Que les hommes deviennent responsables
    Pour tous, elle restera agréable
    (21/07/2019)

     

     

     


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  • Courir

     

    Dans la prairie, le cheval court
    Même en dehors des concours.
    Tous les animaux courent vers leur proie
    Qui se sauve aux abois
    Les vies sont en jeu
    Il faut rester courageux.

    Dès qu’ils savent marcher,
    Les enfants courent sans être harnachés,
    Pour savoir qui est le plus rapide ;
    Ils sont tous intrépides.
    Leurs parents ont beau crier,
    Sans les ennuyer.

    La vie moderne nous fait courir
    Car il faut tout acquérir,
    Pour une vie plus agréable
    Refusant le désagréable,
    Après le prix le moins cher,
    Refusant toute enchère.

    Courir pour être le meilleur,
    Aux examens, la meilleure mention,
    Pour engager une négociation,
    Et épater les employeurs ;
    Avoir la première place
    En évitant le surplace.

    Courir dans les grandes surfaces,
    Ils ont toutes les audaces,
    Vous bousculant devant la caissière
    D’avancer, c’est leur manière,
    Oubliant toute politesse
    Sans aucune délicatesse.

    Courir avec son Smartphone,
    Abandonnant son vieux téléphone,
    Pour tchatcher dans le monde entier,
    Pour trouver un nouveau métier,
    Mais oublier ceux qui sont proches,
    Et qui aimeraient au moins une approche.

    Courir après la vie,
    Dont on a tant envie,
    Est-ce un bon calcul ?
    Est-on maître de la moindre particule,
    Qui prolongera notre existence,
    Sans aucune sentence ?

    Vivre sa vie à un rythme normal
    Est-ce anormal ?
    Prendre le temps de vivre,
    En déroulant normalement le grand livre,
    Permet d’aller jusqu’au bout,
    Sans glisser dans la boue.
    (18/07/2019)

     


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  • Grand photographe
    Avec tous ses appareils
    Aime nature.

    Les téléphones
    Les Smartphones modernes,
    jeunes préfèrent.

    Photos à tout vent,
    Dès la sortie des classes
    Cela me lasse.

    L’art de la photo,
    Semble s’éloigner de nous
    C’est bien dommage.

    Les photographes
    Disparaissent peu à peu,
    Un métier se meurt.


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  • Le labyrinthe 

    Traversez le sous-bois
    A l’ombre des arbres dans les monts d’Arbois ;
    Profitez de l’ombre qui vous est offerte
    Pour retrouver un peu de fraicheur,
    Et refaire vos forces,
    Pour une meilleure forme,
    Et poursuivre votre route,
    Vers ce magnifique labyrinthe,
    Où vous risquez de vous perdre,
    Dans les jardins d’un grand château.

    Vous découvrez au loin les deux tours du domaine,
    Vous êtes bientôt arrivés.
    Au détour du chemin, un paysage magnifique,
    Vous coupe le souffle quelques instants.
    Arrivé devant une large grille,
    Vous pouvez admirer les toits du château,
    Que recouvrent de grandes tuiles rouges.
    Quelques pas dans une large allée,
    Et sur la droite une petite pancarte
    Vous indique l’entrée du labyrinthe.

    Une nouvelle expérience pour le week-end.
    Vous réglez les droits d’entrée
    Et vous voilà parti
    A la recherche du centre de ce labyrinthe
    Où a été planté un vaste chêne.
    Que de chemins, à droite comme à gauche.
    La ligne droite est-elle le plus court chemin ?
    Vous tournez en rond
    Le chêne toujours à sa place,
    Semble jouer avec vous.

    Vous n’êtes pas seul à zigzaguer,
    Entre les multiples sentiers,
    Qui vous rapprochent
    Et rapidement vous éloignent.
    Enfin vous êtes devant ce fameux chêne
    Qui vous a tant fait languir.
    Il semble vous snober,
    Car il faut repartir
    Et retrouver l’entrée,
    C’est une autre histoire.

    Les sentiers vous semblent bien différents.
    Les aurait-on modifiés juste derrière-vous ?
    De nouveau, vous tournez en rond.
    Le chêne semble se déplacer et jouer avec vos nerfs.
    A l’horizon le soleil bien fatigué,
    Descend déjà vers son lieu de repos,
    Pour laisser place à la lune.
    Vous êtes un peu perdu,
    Mais finalement l’entrée est là devant-vous.
    Fatigué mais joyeux, il faut reprendre la route du retour.
    (15/07/2019)


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  • Sans jamais se fatiguer
    Un athlète court autour du stade
    Fier de sa grande forme
    Force des jambes retrouvées
    Impatient de reprendre des courses
    Sans être la risée de ses copains.
    Adieu jambe plâtrée
    Négligeant les précautions
    Toujours sur les pistes
    Et jamais de repos.

    Sauf le dimanche
    Un ouvrier travaille sans relâche
    Fournaux au maximum
    Fier de son travail
    Il rentrera chez lui fatigué et usé
    Sans espoir de bien se reposer
    Avec la boule au ventre
    Ne pouvant pas changer de métier
    Toute sa vie, il a été chez le même employeur
    Et ne peut plus trouver un autre emploi à son âge


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