• Les pécheurs

    Atelier 349 chez Evy - 2

    Assis sur le bord de la berge,
    Devant une mare d’eau encore vierge,
    Ils ont pris un temps de repos,
    Les rayons de soleil éclairent déjà leur peau.
    De bonne heure, ils ont choisi l’école buissonnière,
    En se cachant derrière leurs œillères.
    L’aube annonce une belle journée,
    Dans ce bois aucune feuille n’est fanée.
    Ils sont courageux ces deux gamins,
    D’être si tôt sur les chemins.

    La fraîcheur du matin,
    Saisit leur main.
    Sauront-ils tenir leur branche à pèche ?
    Ils ont leur antisèche,
    La chaleur du soleil,
    Toujours de bon conseil.
    Un peu de patience
    Dans un profond silence.
    En arrivant, ils ne mettront pas leurs mains dans l’eau,
    Ils ne sont pas ballots !
    (01/06/2022)





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  • Des mots qui dansent

    Les mots rythment ma vie,
    À moi, ils sont asservis
    Je les tortille,
    Comme une petite anguille.
    Peu à peu, ils prennent forme,
    Je les transforme,
    Pour en faire un poème,
    Qui répond à un thème
    Inclus dans le titre,
    Qui les enferme comme dans une huitre.

    De vous à moi, ils vont se mouvoir,
    Si vous ne les laissez pas choir.
    Vous les lisez donc vous les voyez !
    À vous de ne pas les balayer.
    Ils s’écoulent dans vos veines,
    Sans vous faire de peine,
    Et les déposent dans votre cœur,
    Pour un moment de bonheur.
    Oseriez-vous les rejeter,
    Et les déchiqueter !

    Ils effleurent doucement votre subconscient,
    Soyez patient,
    Et obéissez à l’auteur,
    Un simple créateur,
    Qui va déposer en vous des sensations,
    Sans recherche l’aliénation.
    Écrire n’a qu’un seul but :
    En quelques minutes,
    Vous transmettre un rêve de mots classiques,
    Écrits à l’encre sympathique.
    (01/06/2022)


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  • Mes secrets

    Vous ne lirez pas mon journal intime,
    Aucun passage illégitime.
    Il contient tous mes secrets,
    Des actes concrets,
    Tous vécus
    Soyez-en convaincus.
    Je l’ai ouvert le jour de mes 10 ans,
    Écrit avec un stylo larmoyant ;
    Certaines pages en ont encore les traces,
    Cachées derrière ma cuirasse.

    Je suis devenue poétesse
    Au cours des années,
    Quand j’avais le temps de flâner.
    Mes joies et mes tristesses,
    Mes incompréhensions,
    Mes appréciations,
    Sur des personnes qui me sont proches,
    Et qui me font trop de reproches ;
    Vous comprendrez pourquoi il reste caché ;
    J’y suis très attachée.

    De nombreuses pages parlent de mes premières amours,
    Celles qui durent toujours.
    Le premier, après 10 jours, je l’ai balancé,
    Il m’agaçait !
    Je me suis calmé la décennie suivante,
    Lorsque je suis entré dans un service après-vente.
    Toutes mes péripéties de jeunesse,
    Je les ai écrites, avec sagesse,
    Sur mon journal intime
    Tout est anonyme.
    Passé 50 ans,
    Il est toujours flamboyant ;
    J’en suis au 5ème tome ;
    Sont toujours là mes fantômes.
    Minimum, une page par jour,
    Un simple bonjour.
    Qui mettra le dernier mot,
    Peut-être un oiseau,
    Perdu dans mes méandres,
    Ou simplement mon gendre.
    (26/05/2022)








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  • Le cirque

    Dans certains numéros, que de subterfuges,
    Et de nombreux transfuges.
    Les fonctions sont multiples
    Et de nombreux périples.
    Quelle adaptation aux terrains de passage,
    Et aux paysages.
    Fête dans les bourgs,
    Effervescence dans la cour.

    Leur présence est fugace,
    Sur la place.
    Sur de rares espaces de verdure
    Trouvant une pâture,
    Les girafes au cou élancé,
    Des zèbres aux couleurs nuancées,
    Attirent les enfants,
    Qui s’arrêtent devant les faons.

    Des éléphants soufflent de l’eau
    Avec leurs trompes habillées de grelots.
    Ils viennent de pays étrangers,
    Leurs cages sont toutes grillagées
    Devant les caisses, quelques bijoux lapidaires,
    Qui ne sont pas chers,
    Pour épater les clients,
    Qui mordent dans le chiendent,
    En entrant comme en sortant ;
    Pour le responsable, tout est important.
    (25/05/2022)





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  • Mots non alignés

    Mots non alignés,
    Sur le blog, désignés
    Ceux qui nous sont assignés
    Non soulignés.
    Pour entrevoir un texte
    C’est le prétexte.
    Écrit de façon maladroite,
    Avec la main droite.
    Se méfier du simple aperçu,
    Sur le poème conçu
    Pour calculer les droits d’auteur,
    Réservés aux créateurs.
    Pouvoir regarder par la fenêtre,
    À travers la haie de hêtres
    Le sentier qu’ont pris ses mots,
    Pour les revoir bientôt,
    Et regarder les surprises qu’ils nous ont concoctées,
    Et qu’il nous faudra acter.
    Futurs lecteurs ne soyez pas pressés
    Pour pouvoir le caresser.

    Laisser glisser les mots sur le papier,
    En trempant la plume dans l’encrier
    Sur une feuille bien plate,
    De préférence mate,
    Qui n’a jamais été plissée,
    Ni lissée.
    Délices de lecture,
    Assis dans un coin de nature
    Ce sont les caprices de l’écrivain,
    Dès qu’il se lève le matin.
    Aucune malice dans ses écrits,
    Aucun mot n’est proscrit.
    Il écrit seul, sans complice,
    Et aime les artifices,
    Avec l’envie de se hisser,
    Avec ses phrases épicées.
    Il aime les mots,
    Qu’il travaille au chalumeau
    Pour les tordre dans tous les sens,
    Et recevoir sa récompense.
    (20/05/2022)



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  • Cléon

    Ton père travaille chez Renault,
    Usine de Cléon.
    Ta mère, prof d’histoire,
    A vite fait le lien.
    Elle attendait un bébé,
    Un garçon,
    Ton prénom coulait de source ;
    À la maternité tu devenais,
    Un général Athénien
    Mort au combat.

    Prénom assez rare en France,
    Plus utilisé aux États-Unis.
    Tu vas entrer en première année de primaire
    Avec un prénom illustre.
    Tu devrais aimer l’histoire ancienne,
    Temps de ton illustre prédécesseur.
    Quand tu sauras lire,
    Tu regarderas sur Google,
    La destinée de ce général grec,
    Qui t’a laissé son prénom.
    (18/15/2022)


     




     


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  • Rêve de lumière


    Je suis la lumière du monde
    Dit le soleil
    Pour la nature, un miel,
    Je ne perds pas une seconde
    Pour réchauffer toutes les créatures,
    Sans aucune bavure.

    Que d’humains rêvent d’être la lumière des autres
    En disant : je suis votre apôtre.
    J’œuvre pour votre bien
    Vous n’en savez rien !
    Sans moi, planent les ombres,
    Qui vous conduiront à la tombe.

    Je vous emmène avec amour
    Dès le lever du jour.
    Je vous apporte la sérénité,
    En toute gratuité.
    Je vous offre ma paix,
    Dans un cadre douillet.

    Chemin des dictateurs,
    L’ombre du créateur.
    Ils cherchent à vous soumettre,
    En écrivant de belles-lettres,
    Des discours vides
    N’en soyez pas avides.

    Images de cupidité,
    Qu’il ne faut ébruiter ;
    Pour sauvegarder sa vie,
    Chercher le pont-levis,
    Qui vous fera sortir de cet enfer,
    C’est la seule chose à faire.

    Ne rêver pas d’être la lumière
    Qui éclaire la terre.
    Vivez dans l’humilité,
    Et la simplicité ;
    Aidez les autres à se relever seuls,
    Vous les sauverez du linceul.

    Sans le chercher vous deviendrez lumière
    Un genre de crémaillère,
    Pour celui que vous avez aidé,
    Sans le dégrader.
    Un jour vous le retrouverez
    Dans la nouvelle palmeraie.
    (17/05/2022)



     


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  • La paysanne

     
    Elle quitte sa chambre,
    On est en septembre ;
    Elle descend l’escalier,
    Par la fenêtre elle voit la porte du sellier.
    Vérifie les messages de son téléphone ;
    Certains la chiffonne.

    Un coup d’œil au miroir de l’entrée,
    Sa figure est un peu feutrée ;
    Elle éteint la lumière,
    Traverse la plate-forme palière.
    Dehors, l’air est un peu frais,
    On est près du marais.

    Dans le sellier elle met sa blouse,
    Car elle passera près de bouses ;
    Elle enfile ses sabots,
    Caresse son cabot,
    Traverse la cour de la ferme,
    Qui titille son épiderme.

    Corbeille à la main,
    Contenant son déjeuner du matin,
    Elle passe au milieu des arbres,
    D’un bon calibre.
    Elles sont toutes là à l’attendre,
    Elle ne veut pas les vendre.

    Ses vaches, elle les connait toutes ;
    Elles sont sa croute.
    C’est l’heure de la traite ;
    Dans le ciel passe une aigrette.
    Six heures viennent de sonner au clocher,
    Aucune ne va broncher.
    (11/05/2022)


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  • L'entendez-vous ?

    Plume-de-poète : Atelier 348

    Entendez-vous ce bruit venant du ciel ?
    Rien de matériel.
    Voyez-vous ces plumes éparpillées par le vent,
    Spectacle émouvant,
    Que personne ne peut voir
    Même dans le noir.

    Les Nymphes se sont éveillées,
    Dans cette nuée bien ensoleillée.
    Elles sont invisibles à l’œil troublé des adultes ;
    Pour eux, tout est occulte.
    Elles sont descendues des nuées ouatées,
    Par l’homme, jamais exploitées.

    Des êtres spirituels,
    Pour les humains irréels.
    Ils jouent un grand ballet,
    Devant un chalet.
    Le soleil s’est invité
    Pour admirer cette suitée.

    Les enfants sont émerveillées,
    Ils ne vont pas bailler.
    Eux seuls, dans leur sommeil, voient le spectacle,
    Au fond d’un cénacle.
    Il se déroule au clair de lune,
    Jamais importune.

    Au plus profond d’une forêt,
    Assis sur un tabouret,
    Ils ouvrent de grands yeux ;
    Ils sont joyeux.
    Rêve ou méditation,
    Ils n’auront jamais la solution.
    (10/05/2022)


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  • L’anniversaire du blog

    Il vient d’avoir 18 ans ;
    Le visage d’un enfant.
    Sa parure s’est modernisée,
    Je l’ai apprivoisé.
    Il a mis de l’ordre dans ses couleurs
    Pour notre plus grand bonheur.
    Chaton et sa jeunesse,
    Avec son droit d’aînesse,
    Est pourtant son bébé,
    Qui un jour a succombé.

    Il vient d’avoir 18 ans ;
    Mais toujours accueillant,
    Aux jeunes poètes,
    Qui font la cueillette,
    De futurs lecteurs,
    Et autres créateurs.
    Tout est question d’amour des mots,
    Qui soignent nos maux.
    Tordre les phrases,
    En faire des périphrases.

    Il vient d’avoir 18 ans ;
    Et toujours clairvoyant.
    Dans ses commentaires, jamais insolant,
    Toujours non-violent.
    Son sourire se cache derrière les mots
    Comme des émaux.
    Que de photos sur la gauche,
    Aucune embauche !
    Ce ne sont que des sympathisants,
    Tous séduisants.

    Il vient d’avoir 18 ans ;
    Et toujours brillant,
    Le blog de Ghislaine,
    Qui se promène dans la plaine,
    À la recherche de sa muse,
    Qui joue de la cornemuse.
    Ses poèmes agréables à lire,
    Sans aucun délire.
    Elle se dit « insoumise »,
    À son blog, toujours soumise.

    Tu te dis solide comme un roc,
    Mais tu cherches une loque,
    Pour essuyer tes yeux,
    Toujours radieux.
    Tu penses que ton destin a basculé,
    N’es-tu pas en train de fabuler.
    Regarde ces gens qui œuvrent avec toi,
    Personne ne te montre du doigt.
    Tu recèles de beauté intérieure,
    Comme un bouquet de fleurs.
    (11/05/2022)



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  • Armance

     À la naissance on m’a donné ce prénom.
    Dans notre arbre généalogique aucune Armance.
    Je n’aime pas ce prénom
    À l’école on en rit,
    Moi je suis triste ;
    J’aimerais le changer,
    Mais je dois attendre mes 18 ans,
    Pour ne pas vexer mes parents.

    Les Armance sont déterminées ;
    Elles font tout à la perfection pour arriver à leurs fins !
    N’en jetez plus !
    Je n’aime pas mon prénom.
    Puisque la loi le permet,
    Je vais le modifier,
    Sans savoir que mettre à sa place,
    Je ferai le tri avec un calendrier.

    Je suis décidée !
    Je vais le prouver à mes 18 ans !
    La route est longue ;
    Je n’ai que 8 ans.
    Je l’ai dit à ma maîtresse,
    C’est un secret entre nous.
    Maman ne sait rien,
    Papa non plus.
    (11 mai 2021)


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  • Le compositeur

    Tempête dans les médias,
    Des émissions, arrêt immédiat !
    Le compositeur nous a quittés,
    Pour rejoindre sa déité,
    Et profiter du sommeil du juste,
    Il ne nous restera que son buste.
    Dans ses œuvres, la réussite s’était blottie,
    Il a choisi sa sortie.
    De sa vie, artiste oublié,
    Ses musiques ennuyaient.

    Au paradis des artistes, il est rentré,
    Là il s’est cloitré.
    Ses efforts seront désormais reconnus,
    Toute sa vie il fut méconnu.
    Il en a terriblement souffert ;
    Il vivait dans un enfer.
    Ses talents ont toujours été minimisés,
    Il finit épuisé.
    Mort, on s’arrachera les manuscrits,
    Que de sa main, il a écrit.

    Pour les gens, il n’avait pas l’enveloppe d’un artiste ;
    C’était un égoïste.
    Là-haut seront accueillies tous ses compositions,
    Et ses créations.
    Il retrouvera les maîtres d’orgue,
    Au-delà de la morgue.
    Ses copains y sont nombreux ;
    À côté d’eux, il vivra heureux.
    De son vivant, un artiste est rarement reconnu
    Il est rarement bienvenu.
    (09/05/2022)


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  • L’adolescence

    De bonne constitution,
    Ils rejettent toute aliénation ;
    Ils approchent de l’âge fatal,
    Avec les sorties au bal,
    Ou en boîte de nuit,
    Là, où il y a beaucoup de bruit.

    Devant les filles, il faut frimer
    Et avec elles, fumer.
    Premières cigarettes,
    En cachette.
    Tout devient transparent,
    Même les défauts de ses parents.

    Ils ne comprennent rien,
    Mais veulent notre bien.
    Notre avenir est entre leurs mains
    Pour nous, ils voient demain.
    Profiter de la vie,
    En ont-ils envie.

    À cet âge, disparaît toute crédulité,
    C’est la fatalité.
     Leur compagnie, ceux de son âge,
    Ils refusent tout maquillage.
    Les autres, d’affreux jojo,
    Qui déjeunent encore avec du cacao.

    Ils les ont dans le collimateur ;
    Ce sont tous des malfaiteurs.
    Ils sont rejetés du groupe,
    Comme une vieille chaloupe.
    Les spectacles classiques, ne sont plus de leur âge,
    Ils ne sont plus à la page.

    Âge ingrat pour les parents,
    Âge de la liberté pour les enfants.
    C’est le rendez-vous de la jeunesse,
    Qui ne connaît pas le mot sagesse.
    Ordi et portable,
    Dans le cartable
    (06/05/2022)








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  • Vespasien

    Pas facile de porter un tel prénom !
    Il y a tant de prénoms mignons,
    Sans chercher dans l’antiquité,
    Si vous aimez la continuité.
    Professeur d’histoire,
    Tes cours, laisse-les choir,
    Le temps de choisir le prénom,
    Loin des pharaons.
    Il existe des catalogues,
    Ne soit pas archéologue.

    Ton fils le portera toute sa vie,
    Il faut qu’il en soit ravi.
    Les enfants sont durs entre eux
    Il faut que ton fils soit heureux,
    Du prénom reçu,
    De ceux qui l’on conçu.
    Ce n’est pas un prénom populaire,
    Rare dans notre vocabulaire.
    Laissez-le aux historiens,
    Qui étudient les césariens.

    Pauvre Vespasien,
    Frère d’Adrien.
    Tes parents sont-ils historiens
    Pour aimer ainsi les prénoms anciens.
    Ton ancêtre était un héros,
    Qui refusait les ragots.
    Soit fier de lui,
    Il ne faut pas que ton prénom t’ennuie.
    Glisse-toi en tête de classe,
    Tu gagneras ta place.
    (04/05/2022)


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  • La mésange

     

    J’ai entrevu par ma fenêtre, grande ouverte,
    Une beauté de la nature qui m’était offerte,
    Un petit oiseau jaune et bleu.
    Que j’étais heureux !
    Il ne m’avait pas aperçu.
    Du spectacle, je n’étais pas déçu.
    Quel est cet oiseau si joli
    Que je pensais très poli.
    Je n’osai bouger
    Il irait plus loin voyager.

    Droit sur le poteau de béton,
    Tel un pharaon,
    Il se dandinait de façon un peu maladroite,
    Se prenant pour un acrobate.
    Je n’avais pas le pouvoir,
    De le mettre dans mon mouchoir
    De le prendre dans la main,
    Comme le ferait un gamin.
    Le moindre geste lui ferait peur,
    Sa place était près de mon cœur.

    La surprise était totale.
    Sur son dos, que de pétales.
    Son duvet un peu plissé,
    Des plumes à peine hérissées.
    C’était pour moi un délice.
    Loin de tout caprice.
    Aucun geste brutal,
    Ce n’était pas une créature banale
    Je ne bougeais pas,
    Plus tard le repas.

    J’espérais qu’il glisse de son perchoir,
    Pour aller boire,
    Et le voir de plus près,
    Avec un temps d’arrêt.
    Son duvet était tissé de fil d’or,
    Tranchant dans le décor.
    Pas de malice dans mon esprit,
    Devant un tel spectacle, aucun mépris.
    Oiseau pavoisé,
    Je ne pouvais l’apprivoiser.

    J’étais complice de le garder pour moi,
    J’étais un peu aux abois.
    Pour sa beauté, je l’ai aimé ;
    Était-il affamé ?
    Mais il s’est envolé,
    J’étais affolé.
    Il survolait le sentier, direction les champs.
    Peu à peu s’amenuisait son chant.
    Je ne l’ai plus revu,
    Son passage était imprévu.
    (01/05/2022)


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  • Brins de muguet

    Les tulipes aux maintes couleurs
    Qui ont égayé nos cœurs
    Se sont endormies
    À côté des fourmis
    Laissant place aux Lilas,
    Comme un simple aliéna.
    Fleurs aujourd’hui fanées
    Endormies pour une année,
    La nature poursuit son développement,
    De nouveaux équipements.

    Depuis près de 10 jours,
    Imitant les belles-de-jour,
    Les clochettes du muguet se sont ouvertes,
    Elles sont toujours alertes.
    Le jardin s‘est habillé de blanc,
    S’étalant autour du banc,
    Entourant la verdure de la pelouse,
    D’une belle blouse.
    Le 1er mai, elles seront encore bien vivantes,
    Et bonne à la vente.

    Tradition oblige,
    Signe de prestige,
    Les vendeurs à tous les coins de rue,
    Toujours assidus,
    Proposent quelques brins tout blancs,
    Avec de petits gestes galants.
    Ils ne sont pas imposables,
    C’est à peine croyable !
    Un geste d’un gouvernement
    Sans débordement.

    Ces brins viennent-ils de la région nantaise
    Ou des serres niortaises ?
    Des bois de la région,
    Où ils sont légion,
    Ou tout simplement de Rungis ?
    Qu’importe ! En avoir c’est un délice,
    Un porte-bonheur,
    Cette petite fleur.
    Elle sera posée sur la cheminée
    Ou sur la table du diner.

    Fleurissez votre intérieur,
    De cette petite fleur,
    Porte-bonheur,
    Dans votre cœur.
    Signe de la renaissance de la nature,
    Et d’un temps mature,
    Qui rappelle la fin de l’hiver ;
    Mettez-vous à découvert.
    Mai, fais ce qu’il te plaît,
    C’est un autre couplet !
    (1er mai 2022)


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  • Les exilés

    On parle aujourd’hui des ukrainiens
    Il y a eu des Syriens,
    Des Afghans,
    Des musulmans.
    Ils ont fui leur pays en guerre,
    Comme nous naguère.
    Ils ont droit au respect ;
    Ils recherchent la paix.
    Peu de bagages,
    Des enfants en bas âge.

    Ils viennent de partout,
    Et de nulle part.
    Ils ont lâché tout,
    Traversant des remparts,
    Pour une vie meilleure,
    Celle d’un ailleurs.
    Sachons les regarder
    Eux, qui viennent d’un pays bombardé.
    Ils espèrent être acceptés,
    Et partout adoptés.

    Pour eux, ce n’est qu’un passage,
    C’est leur premier message.
    Ils retourneront chez eux,
    Là où ils vivaient heureux.
    Leur pays, ils le rebâtiront,
    C’était leur fleuron.
    Missiles et chars ont tout rasé,
    Ils ne veulent pas être apprivoisés,
    Par un dictateur,
    Qui n’est qu’un exploiteur.


    Femmes et enfants ukrainiens
    Vous êtes profondément chrétiens ;
    Vos maris défendent vos libertés,
    Avec fierté.
    Soyez fiers de leur courage,
    Ils vivent perpétuellement dans l’orage.
    Ils ne tremblent pas devant l’ennemi,
    Qui agit avec infamie.
    Et trompent même la population russe
    En les prenant pour des gugusses.

    Il faut accepter de les accueillir,
    Et de ne pas faillir.
    C’est une question d’humanité ;
    Les recevoir sans ambiguïté.
    La France est un pays d’accueil,
    Ne les laissez pas sur le seuil.
    Oser partager,
    Sans être dédommagé.
    Ouvrez votre cœur,
    Ils vous donneront le leur.
    (26/04/2022)





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  • Auxane

    Dérivé du prénom masculin, Euxane,
     Du grec « euxenos »
    Qui veut dire « hospitalier ou accueillant ».
    Ce prénom a fleuri dans les années 2.000,
    Prénom féminin.
    Son utilisation semble s’atténuer, aujourd’hui.
    Qui a inventé ce prénom,
    Où est-il apparu la première fois
    Il y a 20 ans,
    Personne ne le sait,
    Pour certains l’origine serait arabe.

    L’école, elles l’ont quittée ;
    Elles l’ont aimée ;
    Le Bac, elles l’ont eu sans problème.
    Proche du monde du travail.
    Elles ont accepté leur nom.
    Avaient-elles le choix.
    Il leur a été imposé,
    Elles ne pouvaient s’y opposer.
    Elles choisiront un autre prénom pour leurs enfants.
    La mode passe…

    Ces prénoms de mode,
    Naissent et disparaissent assez rapidement.
    Depuis la liberté créative des prénoms,
    Par les parents,
    On les voit fleurir ;
    Certains restent
    D’autres s’évaporent rapidement.
    Les créateurs, pensaient-ils à ceux ou celles qui les porteront.
    Les parents sont libres,
    L’état-civil les suit.
    (27/04/2022)


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  • Profitez du spectacle

    C’est un spectacle permanent
    Destiné avant tout aux enfants.
    Tout est transparent dans cette jeune compagnie,
    Qui nous vient d’Aubigny.
    Au centre, en veste blanche,
    Le plus ancien sur les planches
    C’est le créateur de la pièce,
    Jamais il ne le confesse.
    Il est dur pour ces jeunes acteurs
    Mais c’est un batteur.

    Aucun membre du groupe n’a envie de frimer,
    Il ne serait pas acclamer.
    Son acte, pour lui, serait fatal,
    Pour la troupe déloyale.
    Chacun a un rôle à jouer,
    Il ne peut se permettre d’être bafoué.
    C’est la constitution du groupe qui est en jeu.
    Il faut jouer franc-jeu.
    Ils apprennent le métier d’acteur
    Et peut-être futurs créateurs.

    C’est un spectacle avant tout,
    Pour chaque membre, le risque-tout.
    La crédulité du groupe est entre leurs mains
    Chacun doit prendre le bon chemin.
    Le grand à gauche, joue un malfaiteur.
    Il est dans le collimateur
    De l’adjudant de la gendarmerie,
    Il mérite d’être au pilori.
    C’est un affreux jojo,
    Pour les habitants, un fléau.
    (21/04/2022)


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  • Il faut se méfier des mots

    Mots jetés en l’air,
    Pour tomber de travers ;
    Mots habillés de roses ou autres fleurs,
    D’agréable odeur ;
    Ils bouleversent la vie de l’adversaire,
    Seul réceptionnaire.
    Ce sont des armes redoutables
    Et souvent désagréables ;
    Ils tranchent comme une épée,
    Lancée d’un canapé.

    Mots semés dans de la bonne terre ;
    Pas besoin de mandataire.
    Ils ne vont jamais se plaindre ;
    Ils ne peuvent que feindre,
    Un malentendu,
    Et rester détendu.
    On ne peut les chasser,
    Simplement les classer.
    Mélangés à un bouquet de fleurs,
    Ils fendent le cœur.

    Mots susurrés à voix basse,
    Qui créent des angoisses,
    Chez la personne qui les reçoit,
    Malgré l’emballage de soie.
    De simples commentaires,
    Plus ou moins accusataires,
    Même embellis de caresses,
    Bien loin de toutes sagesses,
    Transpercent l’être,
    Qui ne peut se démettre.

    Les mots peuvent aussi être signes de bonheur
    Venus d’ailleurs.
    Une carte de remerciements
    Un compliment,
    Sont des mots qui caressent,
    Et vous remplissent d’allégresse.
    Mots du fiancé à sa dulcinée,
    Qu’il invite à diner,
    Mots emplis de douceur
    Qui embrasent le cœur.
    (21/04/2022)
     



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