• Dire avouer ou se confier

    Chez Ghislaine liste n°157

    Miroir, ô beau miroir,
    Qui se cache dans le noir,
    Dans l’attente d’une belle destinée ?
    Ne fais pas l’obstiné !
    Je suis dans une frayeur extrême ;
    Je me croirais en temps de carême.
    Pourquoi te compromettre,
    Comme si tu ne voulais pas l’admettre.
    Qui sera la plus belle pour le défilé
    Quelle robe dois-je enfiler ?

    Depuis des années je me confie à toi,
    Mon seul gardien sous mon toit.
    Devant ta face, je ne peux que me lamenter,
    Serais-tu hanter ?
    Réfléchis bien,
    Ou je vais te briser et tu ne seras plus rien.
    Avoue ce que tu as dans la tête.
    Parles-moi de cette fête.
    Une jeune fille sera la plus belle,
    Elle n’est pas rebelle.

    Je peux te dire son nom,
    Et même son prénom !
    Un jeune prince la serre dans ses bras.
    Pourquoi cet embarras ?
    L’issue du scrutin n’a plus de secret,
    Dire son nom, serait un peu indiscret.
    Mais à toi, maitresse,
    Je voulais cacher son allégresse.
    Elle s’appelle Blanche-Neige,
    Elle en aura le privilège.
    (30/06/2021)


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  • Sauras-tu

    Cactusfolk 73

    Que de fois j’ai entendu ces mots : sauras-tu.
    Je n’étais pas têtu,
    Mais ces deux mots touchaient mon ego,
    Je n’étais pas nigaud !
    J’avais hâte de devenir grand,
    Pour être avec moi cohérent.
    J’avais peur de traverser la crise d’ado,
    Qui venait rapidos.
    La vie serait un long fleuve tranquille,
    Pour ceux qui ressemblaient à Achille.

    Devant ma voisine qui avait mon âge,
    Mon émoi prenait le large.
    On se tenait les paumes de mains
    Tout le long de chemin,
    Pour rejoindre l’école,
    Devant le lycée agricole.
    Je l’aimais cette fille
    Ma petite Camille.
    De ma fenêtre de chambre, je la voyais
    Mon cœur vacillait.

    Chaque jour, on se faisait signe,
    De nos fenêtres ouvertes,
    Elle m’était offerte.
    Nous avions mis en place des consignes,
    Pour ne pas être vus de nos parents,
    Nous n’étions qu’adolescents.
    Un soir je l’ai aperçue en petite tenue,
    Devant moi aucune retenue.
    Mon cœur jouait de la chamade,
    Je ne craignais aucune brimade.
     
    Le lendemain je lui offrais la riposte,
    En petite tenue à mon poste.
    Jamais on n’en a reparlé
    Mais son image était bien emballée
    Dans mon cœur.
    Quel instant de bonheur.
    Sa famille a déménagé
    Tout mon être s’est senti piéger.
    Je n’ai jamais su pourquoi ;
    Ils étaient devenus québécois.

    Un jour j’irai au Canada.
    J’arrangerais mon agenda.
    Mais voilà, elle ne m’a pas laissé son adresse
    Quelle maladresse.
    Lors de leur déménagement,
    J’étais en hébergement
    Avec toute ma famille.
    En rentrant, plus de Camille.
    Mes parents ont été surpris,
    Je n’ai rien compris.
    (30/06/2021





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  • La vieille femme

    Elle portait son fardeau,
    Ce n’était pas un cadeau
    Le dos bien arrondi,
    Elle n’avait pas de caddie.
    Deux bâtons la tenaient droite,
    Elle restait très adroite.
    Elle ne détenait aucun pouvoir,
    Mais uniquement des devoirs.
    Les querelles, elle les évitait
    Sans les ébruiter.

    Elle aimait cuisiner,
    C’était un don inné.
    Sa spécialité : les entremets,
    Et son principal plat : le brouet.
    On pouvait aller la voir à l’improviste,
    Elle n’était pas égoïste.
    Chez elle tout était brillant,
    Un habitat accueillant.
    Ce n’était pas une femme nonchalante,
    Mais toujours vigilante.

    Jeune, elle était entraînante,
    Avec un côté, dominante.
    Elle participait à toutes les fêtes du village.
    Le lendemain, elle menait son attelage,
    Pour le travail des champs,
    À un rythme tranchant.
    Elle n’a jamais voulu de mari,
    Avait tenté sa chance, Jean-Marie.
    Ses vaches, elle s’en occupait bien,
    Et ne réclamait jamais rien.

    Aujourd’hui, usée mais debout
    Elle avait toujours du bagout.
    Son patois faisait rire les villageois,
    Qu’elle trouvait trop bourgeois.
    C’est l’ainée du village
    Conduisant toujours son attelage.
    Les voitures, elle en avait peur.
    Les gens travaillent ailleurs.
    Sa vie a bien changé,
    Elle ne voudrait pas l’échanger.
    (29/06/2021)



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  • Dépaysement

    Atelier de Sévy 42

    Allongé sous les palmiers
    Je ne me sens pas épier ;
    Seul face à la mer,
    Je pense à ma mère,
    Partie trop tôt ;
    Les enfants l’appelaient mamie-gâteau.
    Elle aurait aimé cet environnement,
      Un véritable dépaysement.
    Loin des plages de chez nous trop fraîches,
    Et ses nombreuses pimbêches.

    La couleur du ciel annonce pour demain une belle journée ;
    Les enfants ne vont pas se chicaner ;
    Ils dorment dans le chalet,
    Un véritable petit palais.
    En quête de chaleur,
    Tout le monde trouve ici son bonheur.
    Pas de moustique,
    Ni de Covid asiatique.
    Chacun vie à son aise,
    Que l’on soit maigre ou obèse

    Je regarde la couleur de l’horizon
    Rien à voir avec les nuages gris de notre région.
    Ici personne ne pense à la balance,
    Qui veille sur notre corpulence.
    Plage de nudistes bien surveillée
    Endroit idéal pour débrayer.
    Ma nuit se passera sous les palmiers,
    J’en suis coutumier.
    Ma femme dort avec les enfants,
    Bien loin de notre Morbihan.
    (29/06/2021)


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  • L’absente

    Assis au bord de la falaise,
    Dans la région bordelaise,
    Son esprit s’était envolé
    Comme une plume affolée.
    Un Mug à la main,
    Son café du matin.

    Il y a déjà un an,
    Qu’elle a laissé ce trou béant.
    Ils étaient encore jeunes tous les deux
    Trop jeunes pour se dire adieu.
    Il pensait se marier avec elle,
    Sa petite Isabelle.

    Sa famille a déménagé,
    Ça n’a rien arrangé.
    A-t-elle gardé mon numéro,
    Là-bas dans l’Hérault ?
    Aucune réponse à mes messages ;
    Mauvais présage.

    Son enfance n’était pas loin,
    Blottie dans un petit coin.
    Face à la mer, elle ressurgit,
    Par manque d‘énergie
    En voyant des enfants sur le sable,
    En avant les petits diables.

    Il était assis au centre d’un l’amphithéâtre romain ;
    Il était encore gamin.
    L’atmosphère était lourde,
    Il avait peur de la foudre
    Le matin un ouragan avait ravagé la ville,
    Transformée en une véritable île.

    Un petit arrosoir à la main,
    Il se croyait malin
    De nettoyer des estampes japonaises,
    Pour lui des petites taïwanaises.
    Elles avaient toutes la jaunisse,
    Mais c’étaient des esquisses.

    Atmosphère de jeunesse
    Loin de toute sagesse,
    La jalousie, en lui, était en herbe
    En voyant une fille superbe,
    Dans les bras de son frère ainé,
    Il en était gêné.
    (23/06/2021)











     




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  • Circé

    Jeu des prénoms chez Jill

     Que dire de cette magicienne,
    À Ulysse mitoyenne.
    Redoutable tant par sa beauté,
    Dont elle est dotée,
    Que par ses sortilèges,
    Refusés au collège.

    Toi qui portes ce prénom,
    Serais-tu un mouton,
    Qui suit son berger,
    Pour avoir de quoi manger,
    Et aller à l’école,
    Comme ta voisine Nicole ?

    Ton ancêtre avait d’immenses pouvoirs,
    Ce qu’il te faudrait pour faire tes devoirs.
    Elle élaborait des philtres,
    Et des breuvages en décalitre,
    Pour métamorphoser les gens,
    En animaux divergents.

    En quoi métamorphoser ta maitresse ?
    En chien, en lion ou en pourceaux avec des tresses.
    J’espère que tu n’as pas ses pouvoirs ?
    Je te laisserais choir.
    Écoute bien en classe,
    Tu auras la première place.
    (23/06/2021)




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  • Le fardeau

    Chez Maridan atelier 12 sujet 1

    Si les angles sont bien arrondis,
    Et mis en avant les non-dits,
    L’amour est un fardeau que l’on porte à deux,
    Si l’on veut vivre heureux.
    Il faut encore pouvoir l’assumer,
    Sans se laisser déplumer.
     Pour éviter les querelles,
    Il faut reste naturels.
    Si chacun y met du sien
    Tout ira bien.

    Ce soir pour le souper je vais préparer un entremets,
    Celui que vous aimez ;
    Il sera brillant avec de la crème fraîche,
    Et dessus quelques pêches.
    Le repas sera déplacé.
    Un bon rôti pour commencer.
    Apéritif sur la terrasse,
    Pris sur la table basse.
    Repas sous la tonnelle,
    Autour de Lionel.

    Le lendemain, jour férié, repos pour tout le monde,
    Même pour Raymonde.
    Les nonchalantes, pourront dormir,
    Sans pour autant gémir.
    Les autres iront voir les joueurs,
    S’entraîner au stade.
    Il y aura aussi des chasseurs,
    En balade.
    Si le temps est de la partie
    Surprise-partie.
    (22/06/2021)


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  • Ton vrai visage

    Le masque a caché ton vrai visage,
    Avec ou sans bronzage.
    Trop souvent tu te maquillais,
    Dès que tu étais habillée.
    Pourtant tu es une belle femme,
    Tu aimes quand on te dit : madame.

    Les savants ont dit : dehors, retirez les masques,
    Même au pays Basque.
    Il est urgent de bien respirer,
    Et de pouvoir vous admirer.
    Songer à vos amies
    Rencontrées à Miami

    Le vrai visage d’une personne,
    À votre esprit résonne.
    Pourquoi vous égarez,
    Au corps, il est bien amarré.
    Suivez les traits de la figure,
    Ressort la nature

    Un jour ou l’autre, ton vrai visage sera découvert,
    Tu connaîtras ton calvaire.
    L’âge aura repris le dessus,
    Dans ta vérité, tu seras aperçue.
    Les rides t’auront rattrapé,
    Tu ne pourras y échapper.

    Le visage est la photo de l’individu.
    Qu’il soit ouvert ou tendu,
    Souriant ou triste,
    Méfiant ou égoïste,
    Il faut le prendre dans sa vérité
    Sans aucune velléité.
    (20/06/2021)


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  • La source de l’eau vive

    Je l’aimais bien cette fille,
    Elle était très gentille ;
    Je la voyais chaque matin en classe ;
    Elle était assise pas loin de ma place.
    Elle travaillait mieux que moi.
    En le regardant, j’étais aux abois
    Je ne savais comment la joindre
    Sans l’astreindre.
    Elle était la première de la classe chaque mois,
    Personne ne la montrait du doigt.

    Son bagage scolaire était bien garni,
    Chère Stéphanie.
    Elle était pour moi source de bonheur,
    Cachant mes malheurs ;
    Je marchais dans ses pas,
    Pas besoin d’appât,
    Elle habitait dans ma rue,
    À droite de l’avenue.
    Je pensais à elle chaque jour,
    Amie de toujours.

    Pour elle, j’avais ouvert un recueil,
    Pensant au jour de son accueil.
    J’avais dessiné son visage.
    Elle ne connaissait pas le maquillage.
    Un soir, ensemble, nous avons fait route.
    En moi, c’était la déroute.
    Assis sur un banc, elle m’annonça que son avenir était déjà tracé,
    J’étais angoissé.
    Avais-je une place dans cet avenir ?
    Je n’osais intervenir.

    Durant les grandes vacances
    Elle changeait totalement d’ambiance.
    Elle se retirait dans une chartreuse.
    De son Dieu, elle était amoureuse.
    Elle lui consacrerait toute sa vie
    À lui, elle serait asservie.
    Je ne pouvais lui répondre.
    Ce que je venais d’entendre,
    Une gifle en pleine figure,
    La chute fut très dure.
    (22/06/2021)





     


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  • Eucher

    Je n’irai pas le chercher aux enchères
    Il coûterait trop cher.
    Je n’aime pas faire de la surenchère.
    Sa mère, une simple maraichère
    Qui travaille dans des vachères,
    Autour des jachères.
    Elle s’éclaire avec une torchère.

    Dans le salon un vieux senestrochère,
    Et au-dessus une grande photo de potamochère.
    Elle habite près de Porchère.
    Une petite porte cochère
    Et voilà sa maisonnée très chère.
    Elle craint les phacochères,
    Bons pour la bouchère.

    Son employée, peuchère,
    Est gauchère.
    Mais c’est une bonne vachère.
    Elle est tombée dans la jonchère.
    Elle ne mange que de la viande cachère.
    Elle se prend pour une archère ;
    Ce qui lui coûte très chère.
    (16/06/2021)


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  • Je vole

    « Mes chers parents je pars
    Je ne m'enfuis pas je vole
    Comprenez bien je vole » (Louane)

    Je plane, je vole
    La mer, je la survole ;
    J’ai quitté cette plage,
    Avec mon attelage.
    Mer insoumise,
    À mes envies promises.
    Navigateur solitaire,
    Je me méfie de l’air,
    Qui m’emporte dans ses nuées,
    J’en suis exténué.

    Je suis le prince céleste,
    Personne ne me conteste.
    Je plane, je vole,
    La mer, je la survole.
    Je suis le maître des vagues,
    Et renvoie chez elles, les algues.
    Je nargue les baigneurs
    Qui cherchent un peu de bonheur.
    De là-haut, ils sont si petits,
    Que je les vois tout aplatis.

    La nuit, assis sur le sable,
    À la lumière blafarde de mon ordi,
    Je me sens hardi
    Sous une chaleur bien agréable.
    Habité par l’insomnie,
    À ma muse, soumis,
    J’écris, ce ciel étoilé,
    Qu’aucun nuage n’a voilé.
    Les étoiles scintillent,
    Des milliers de flottilles.

    Emporté dans des rêves illusoires
    Aucun mot ne sortira de ma mâchoire.
    L’écran reste vierge
    Posé sur la berge.
    Au loin, l’île de mes rêves,
    M’accueille sur la grève.
    Je suis seul sur cette terre vierge
    Qui, sur le sable, m’héberge.
    Cette île de nulle part
    M’accueille avec son art.

    Je chante l’air du temps,
    Douce ritournelle dans le vent.
    Quelques oiseaux m’accompagnent,
    Je n’ai pas de compagne.
    Allongé sur le sable
    Je n’ai pas de semblable.
    Je suis comme Robinson,
    Couché sur un paillasson.
    Vendredi ne viendra pas,
    Partager mes repas.
    (15/06/2021)




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  • Liberté, Droit Justice

    La justice a été rendue,
    Le verdict lu au détenu.
    Il ne sera pas supplicié,
    La justice ne doit plus sacrifier.
    Pourquoi être indigné de la décision,
    Avec le droit, en pleine cohésion ?

    On est souvent frappé de la lenteur de la justice
    Pour le détenu, un vrai supplice,
    Qui souvent nous désole,
    Et qui, pour elle, n’est pas une auréole.
    Comment lutter contre cette lenteur,
    Souvent reprocher aux médiateurs ?

    Les avocats se laissent emporter dans leur plaidoirie,
    Avec une certaine hystérie.
    Ils ont bien du mal à se retenir.
    Mais ils doivent intervenir,
    Pour la défense de l’accusé,
    Sans jamais abuser.

    Tout procès peut être recommencé,
    Personne ne doit en être offensé.
    Le condamné peut faire appel,
    Son droit est bien réel.
    Il le fera sans trembler,
    Mais seulement accablé.

    Je n’ai pas trouvé l’astre de la liberté,
    J’en suis déconcerté.
    Un astre limité dans la galaxie de l’absolu,
    Cette définition me donne la berlue.
    On en parlerait dans la déclaration universelle des droits de l’homme !
    Un véritable capharnaüm !
    (15/06/2021)






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  • Éphémère

    Tout est éphémère !
    Une simple chimère,
    Qui ne dure qu’un temps,
    Mais garde un coté fascinant.
    Regarder cette ancienne usine,
    De votre maison, voisine,
    Rupture de son activité,
    Aucune ambiguïté.
    Et pourtant sa vie n’est pas morte
    Dans son malheur, elle reste forte.

    Qu’un individu en devienne amoureux,
    Avec un coté aventureux ?
    Chercher un avenir !
    Que peut-elle devenir ?
    L’activité a certes disparue,
    Avec un chômage accru.
    Mais les murs sont debout,
    Ils sont en briques et non en bambou.
    Le souvenir reste vivant,
    Parmi les habitants.

    Qui a oublié la splendeur scintillante de la cheminée,
    Sous un soleil enchanteur,
    En pleine activité pour les mineurs,
    Aujourd’hui ruinés.
    Agitation matin et soir,
    C’était leur devoir.
    Faire revivre le site
    En faire un gite !
    Toutes les idées sont étudiables
    Et pour certains attrayables.

    En faire un lieu de souvenir
    Des coups de grisous,
    Qui laissaient les veuves sans un sous.
    Pourquoi tout détruire ?
    Éphémère un jour
    Souvenir, toujours.
    Je pense à ces usines textiles
    Aujourd’hui infertiles.
    Pour des sans-abri,
    Un paradis.
    (14/06/2021)



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  • Vacances à la mer

     Mer rayonnante de beauté
    On a envie d’y barboter,
    Sous un beau voile d’étoiles
    Étincelles cordiales,
    Plantées à des distances qu’on ne peut mesurer,
    Trop souvent défigurée.
    C’est la belle saison
    Le temps des fenaisons.
    La nuit est favorable,
    L’atmosphère agréable

    Promenades en perspective
    Pour une journée bien active.
    Plages à perte de vue,
    Baigneurs en cohue,
    Joie des vacances,
    Dans une bonne ambiance.
    Voir cette belle nature
    Propice à l’écriture.
    Nuit apaisante,
    Clarté bienfaisante

    Jouir devant une telle nuitée,
    Lune et étoiles se sont donné rendez-vous,
    Au beau milieu du mois d’août,
    Sans aucune promiscuité.
    Debout les pieds dans l’eau,
    J’entends au loin les petits gallots,
    De vagues lointaines en formation,
    Elles vont arriver sans déviation.
    Peintes en bleue,
    Sur fond sableux.

    Elles arriveront en douceur à mes pieds,
    Sans me prendre à contrepied.
    Paysage propice à la rêverie,
    Sur cette plage Sainte-Marie.
    Pourquoi ne pas profiter d’un bain de minuit,
    Sans aucun ennui !
    Un groupe est déjà dans l’eau,
    Une véritable balnéo !
    La beauté du paysage est propice,
    Sur nos têtes, un feu d’artifice.
    (12/06/2021)








     


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  • Ces dames patronnesses 

    Cette dame du grand monde,
    Surveillait à la ronde,
    L’arrivée des bourgeoises parisiennes
    Dont sa fidèle amie Adrienne,
    Pour rejoindre la Côte d’Azur.
    À sa robe de magnifique pliure.
    Elle l’avait achetée sur les champs Élysées.
    Plis des jambes croisés.
    Elle était fière de son chapeau,
    Qui la protègera du soleil mais pas de l’eau.

    Une chose la gênait terriblement :
    La décision du gouvernement
    D’accorder à tous les travailleurs des congés payés !
    Elle en était effrayée.
    L’ouverture des plages à tout le monde
    Et pourquoi pas au tiers-monde !
    C’est une aberration,
    Le fruit de négociations.
    Elle avait lu, la décision dans son journal.
    Le train est bien plus rapide que le cheval.

    Elles les voient arriver, ses amis.
    Leurs toilettes sont magnifiques ;
    Avec un petit côté magique.
    Complète leur petite académie.
    Chacune papote avec ses secrets,
    Rien d’indiscret !
    Elles se dirigent vers le quai,
    Chacune porte ses paquets.
    Une seule étape pour le trajet
    La gare du Rouget.

    Dans un mois, le train sera bondé,
    Avec ces congés infondés.
    Les plages seront noires de monde,
    Les promenades immondes.
    Où sera notre tranquillité
    Avec cette promiscuité ?
    Les restaurants, n’en parlons pas,
    Ils auront des chèques-repas.
    La Côte d’Azur, sera une belle pagaille,
    Avec toute cette racaille !
    (11/06/2021)


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  • Rêve de paradis

    Rêve de paradis
    Qui n’a rien de maudit.
    Suivez-moi sur le chemin
    Qui s’est ouvert un matin
    Étrangement enchanté,
    Vers le soleil, bien orienté.
    Pas besoin de voiture,
    Nous survolons les toitures,
    Vers un royaume bizarre,
    Où sont exclus les pillards.

    Rasant les herbes humides de rosée
    Bien disposées,
    Bougeant au rythme du vent,
    Nous allons de l’avant.
    Au détour d’un chemin,
    Couvert de parchemin,
    S’ouvrait un escalier de pierre,
    Entouré de bruyères,
    Que couvre un nuage blanc
    Un véritable banc.

    Timidement, marche par marche,
    Nous suivons notre démarche ;
    Nous n’étions pas à l’aise ;
    De loin quelqu’un jouait en dièse,
    Un air inconnu,
    Nous souhaitant la bienvenue.
    Sur le palier nous attendait une fée,
    Joliment coiffée.
    Son visage rayonnait de gaîté ;
    Nous fument saisis par sa beauté.

    Ses cheveux d’or,
    Illuminaient nos yeux de junior.
    Femme de sagesse,
    Une véritable déesse.
    Elle nous fit visiter son royaume ;
    Partout des arômes,
    De fleurs multicolores,
    Quel folklore !
    La paix était le maître mot,
    Pour soulager tous les maux.

    Pourquoi quitter ce lieu magique,
    Pour nous idyllique ?
    Sur un grand lit de douce ouate,
    Qui n’avait rien de spartiate,
    Nous nous sommes endormis
    À côté de nos nouveaux amis.
    La fée dodo, nous avait rattrapés,
    Nous ne pouvions lui échapper.
    Rêve d’une nuit profonde
    Pour des milliers de seconde.
    (05/06/2021)











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  • Désespoir

    Âme défigurée, esprit torturé,
    Elle aurait besoin de crier,
    Debout devant cet acte de cruauté,
    Poussés sur le bas-côté.
    Elle ne comprenait plus rien,
    C’était un homme de bien.
    Il voulait transformer l’univers
    Sa vie est devenue un calvaire.
    Il se croyait invincible,
    À toute l’humanité disponible.

    Autour de lui, la frénésie,
    Trahi par l’un de ceux qu’il avait choisis.
    Homme de douleur,
    Il y avait mis tout son cœur.
    Flagellé, injurié il est mort cloué à une croix
    Avec ses compagnons, ils étaient trois.
    Des pays lointains,
    Même des samaritains,
    Tous le regardaient de loin
    De qui avait-il encore besoin ?

    L’ivresse de la mort attirait les curieux.
    Sera-t-il victorieux.
    Son humanité avait touché son point final,
    Sa mort était fatale.
    Femmes en pleurs désespérées,
    Elles étaient effarées.
    Il avait été fouetté,
    Toutes leurs vies, elles allaient le regretter.
    En lui, elles avaient mis tant d’espoir,
    De sa vie, le voilà au soir.

    Il voulait sauver toute l’humanité,
    Ses ennemis l’ont exécuté.
    Il se disait la vérité et la vie,
    De nombreuses personnes d’univers lointain, l’avaient suivi.
    Le désespoir s’effaça devant une lumière,
    Ils avaient tous des œillères.
    Au matin le tombeau était vide,
    Ils étaient tous livides.
    Lumière du monde, il était vivant
    C’était un mort-vivant.
    (07/06/2021)


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  • Un pangramme avec le camping

     Un jour la famille campa
    La pluie se mit à tomber
    L’orage a tout cassé
    Les vêtements furent inondés,
    Coulait notre nez.
    Ce n’était pas la fête.
    Il fallait faire à manger.
    Hier le temps était si beau !
    Les oiseaux se cachaient dans leur nid
    Ce n’étit pas très joli
    Notre bâche kaki
    Avait pris des ailes,
    Nous envisagions de faire de même.
    Et de dire à la montagne amen.
    On aurait dû aller au zoo
    Nous n’avions pas de parapluie.
    Il restait quelques conserves,
    Et un peu de ragout,
    C’était ça notre jeunesse !
    Il fallait tout mettre sécher,
    Nous étions ulcérer.
    Le vent nous a sauvé
    Mais quel week-end !
    Les eaux se sont calmés
    Nos yeux se réjouirent
    Toute la zone s’aschèche.
    (04/06/2021)




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  • Monsieur météo

    Sans tricher,
    Monsieur météo,
    Le meilleur dans son créneau,
    Le temps du lendemain, il l’affiche.
    La lumière du soleil pour tout le monde,
    Lui prédit sa fusée-sonde.
    Il ne craint pas de se tromper
    Et ne veux pas tricher,
    Tout est écrit dans son fichier,
    Rien ne doit lui échapper.

    Cet oiseau blanc qui survole le hall,
    Qui vient d’être rénové,
    Et le sol repavé,
    Écoute et contrôle,
    De sa case proche
    Construite sur la roche
    Ce que dit Monsieur Météo,
    En buvant son cacao.
    Il craint le mauvais temps,
    Pour l’envol au-delà de l’étang.

    Monsieur météo peut-il mentir,
    Et à des faux fuyants consentir ?
    L’oiseau porterait l’affaire,
    Là-haut dans les airs.
    Tous les animaux du ciel changeraient de radio
    Pour écouter la météo.
    Le météorologue serait sur le champ renvoyé,
    Retour au foyer.
    Il partira sous les huées,
    Comment va-t-il évolué ?

    Monsieur météo,
    Quand tu annonces qu’il fera beau,
    Nous prenons nos parapluies,
    Pour nos circuits.
    Quand tu annonces de fortes pluies,
    Pour aujourd’hui,
    Nous rangeons nos imperméables,
    Et les parapluies pliables.
    En vous levant le matin,
    Regardez l’humidité du chemin.
    (01/06/2021)

     



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  • La couturière

    Elle avait pris de bonnes résolutions,
    Elles se sont échappées par une déviation ;
    À son âge avancé,
    Sans être pour autant angoissée,
    Un moment de repos après le repas
    Avec grand-papa,
    Pendant qu’il lisait son journal
    Assis face au canal,
    Serait-il anormal
    De prendre un repos thermal ?

    Après avoir fait la vaisselle,
    Elle se mettrait sur la balancelle
    Pour avoir un temps de paix,
    À l’ombre, près du parapet.
    Son chien allongé sur ses genoux,
    Elle serait la nounou.
    Cette décision s’est vite évaporée,
    Dans son jardin arboré.
    Un coup de vent a tout balayé,
    Elle n’en fut pas effrayée.

    Pourquoi passer du temps à ne rien faire ?
    Bien qu’elle ne soit plus dans les affaires.
    Est venu le temps du repos
    Et celui de faire dodo.
    Elle est trop jeune pour chômer,
    Elle serait pommée.
    Sa machine l’attend
    La sieste, ce serait inquiétant.
    Des habits de poupées,
    Qu’elle doit encore découper.
    (01/06/2021)


     


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